Le gâchis

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Mar 12 Déc - 16:26
Aujourd’hui, comme chaque Moöly, c’était le jour où je me rendais à l’arène afin d’assister à des combats d’esclaves. Regarder des hommes et des femmes se battre pour gagner leur liberté, c’est l’essence même de la Principauté. D’habitude, c’est une sortie en famille mais pour des obligations familiales, mes parents n’étaient pas de la partie, et il est hors de question que je ramène mes domestiques à cette sortie, cela pourrait leur donner des idées, bien que la mort d’un combattant pourrait peut-être les faire réfléchir, surtout qu’ils ne sont pas maltraités dans notre résidence. Ce sont des objets, certes, mais chaque objet doit être un minimum entretenu, il perd vite de son utilité sinon. De plus, certains esclaves sont élevés en plein air, on les enferme pas dans des enclos, le fluide absorbé est meilleur quand ils sont en bonne santé physique et mentale, ça ne sert à rien de les épuiser inutilement. Pour finir, ils ne seraient pas admis dans la loge des nobles, ils doivent se mélanger à la populace ou aller dans les gradins spécifiques aux esclaves quand il y en a. Sachant que j’allais être accueillie dans ce lieu populaire en tant que noble et avec les miens, je pris donc une tenue correspondant à ma classe sociale, une belle robe plutôt sombre mais qui savait mettre en valeur mes formes et ma démarche gracieuse. Je laissais mes cheveux virevolter dans le vent, ils étaient libres, comme moi aujourd’hui, aucune mission, aucun assassinat, rien, je vivais juste ma vie tranquillement et sans contraintes. J’enfilais ensuite des manches longues dans une matière douce et épousant à merveille mes bras. J’étais maintenant prête à sortir dehors, le temps était assez mitigé mais avec une température plutôt agréable pour la saison. Cependant, c’est un carrosse qui allait m’emmener à l’arène, je me débrouillerais pour le retour à pied, je ne suis pas fait en porcelaine après tout. Après avoir prévenu mes domestiques, je m’installais dans le compartiment adéquat, assise confortablement, tandis que le carrosse avançait, tiré par deux chevaux. Daignant regarder à l’extérieur, je vis surtout des hommes et des femmes de la classe moyenne aller à pied vers l’arène, soit pour admirer le spectacle, soit pour protester, mais ces personnes ne font généralement pas long feu face aux gardes avant de finir aux oubliettes, la routine en somme. Pour finir, il y avait les anciens esclaves, qui vont soit rendre visite à leurs amis, soit pleurer leur mort lors des combats, un drame qui ne me touchait pas vraiment. La mort est une délivrance pour ceux qui ne sont pas dignes de la liberté.



Descendant du carrosse, j’étais arrivée à destination, me dirigeant alors vers l’entrée de l’arène, on me guida jusqu’à la loge des nobles, afin de rejoindre mes semblables, et m’éloigner le plus possible de l’odeur pestilentielle des pauvres. Ce ne sont pas des sauvages pour autant, mais l’hygiène est quelque chose d’essentiel pour moi, cela reflète notre mode de vie. Malgré ça, il m’est possible de sympathiser avec certaines personnes, si mes intérêts concordaient avec les leurs, mais cela s’arrêtait là. Je suis davantage du genre à agir pour ma propre personne uniquement, les autres ayant une moindre estime. Les combats allaient commencer, on se croirait à une performance théâtrale mais en beaucoup plus réaliste, un véritable spectacle, malgré le gâchis important de lames, de sang et d’esclaves. Il y eût de belles prestations, des styles de combats assez hasardeux mais avec une volonté sans failles. Le meilleur moment était la bataille royale, huit combattants, ayant survécus chacun à deux combats singuliers. Le gagnant gagnait la liberté, le droit être un citoyen à part entière. Joie et exaltation se dessinaient sur mon visage lors du début du combat. Les lames qui s’entrechoquaient malgré la fatigue des guerriers, les morts déchirantes si proches de leur but, la gestion de la douleur et des handicaps de chaque combattant, je me sentais revivre devant ce spectacle particulièrement entraînant. Vint le dernier combat, deux personnes restantes, l’un sera libre de vivre sa vie, l’autre sera libre auprès de Gar’Haz, tant de suspens ! Mes yeux pétillaient en regardant cet affrontement des plus intenses. Chaque coup semblait être le dernier, mais quand tout semblait être perdu, le combat reprenait de plus belle, c’était facilement l’un des combats les plus palpitants que j’avais vu. Cependant, toutes les bonnes choses avaient une fin, et un coup direct à la poitrine en fut le dénouement. Quelle tragédie exaltante, un magnifique final! Je ne pus m'empêcher de me lever et d'applaudir de mes propres mains.

-Bravo, quel magnifique combat! Quel dommage pour ces objets gaspillés, mais ça en valait la peine!

Certains nobles me regardaient bizarrement, apparemment, j'avais donné trop d'importance à ces gladiateurs en me réjouissant ainsi. L'un d'eux ajouta.

-Ce sont des esclaves, il n'y a pas de gâchis très chère.

J’acquiesçais difficilement, car ce valeureux gagnant existait désormais à mes yeux, en tant que membre de la populace, c'est mieux que de ne rien être du tout. Me rasseyant alors en attendant que ceux de la classe inférieure sortent, certains regards s'étaient posés sur moi, autre que ceux qui sont dignes de me regarder. Ceux que mes semblables appellent les bouseux me regardèrent avec un certain dégoût, ne comprenant pas pourquoi, ce combat était magnifique pourtant, ils devraient être satisfaits. Sourire en coin et passant ma main dans ma chevelure, je les regardais avec indifférence, me disant qu'ils devaient être jaloux de ma position sociale. Une fois l'arène vide, les nobles pouvaient tranquillement sortir sans être bousculée, me retrouvant rapidement à l'entrée de l'arène. C'est alors qu'une personne vint me parler, par pitié, j'espère que ce n'est pas encore une autre personne qui veut me faire remarquer mon comportement inapproprié à leurs yeux ou un admirateur de mes courbes, j'en ai marre de me salir les mains.
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Mar 12 Déc - 16:56
Je détestais cela mais j’avais était conviée par un ami de la famille à un combat de gladiateurs. Toutes ces vies déchirées et jetées en pâture à la mort. Offerte à Gar’Haz. Je trouvais que les jeux d’arène était aussi exécrables que les Hayert’Vaäl. Mais avais-je le choix ? Cela faisait partie de notre patrimoine. Je soupirais en me regardant dans le miroir sur pied. J’avais enfilé une robe en satin noire car, pour moi, j’allais à un enterrement. Le Prince, en mettant fin à l’esclavage allait-il mettre fin à ces pratiques barbares ? Je l’espérais. Je soupirais lorsqu’on cogna à ma porte. C’était Äzer, un elfin au visage doux et poupon. Il m’informa que Gazven, l’ami de la famille, était là. Je remerciais l’elfin et le congédiais. Je quittais ma chambre d’un pas lourd et triste.

Bonjour Sëya. Comme tu as grandi ! Je te présente mes condoléances pour ta mère. C’était une sage.
Merci, Sir Gazven. Nous y allons ?
Nous sommes partis ! J’espère voir de beaux combats aujourd’hui.

Pour toutes réponses, je lui fis un sourire contrit. Il soupira et me pris le bras avec délicatesse. Nous montâmes dans sa calèche.

Les nobles n’étaient pas mélangés au peuple, nous avions une partie des gradins rien qu’à nous. Nous nous installâmes et les jeux commencèrent. Sir Gazven semblait prendre un réel plaisir à cette barbarie.

Enfin ce fut fini. Le vainqueur ne gagna pas seulement une belle coupe il gagna sa liberté. J’avais entendu la réflexion d’une noble et la réponse d’un pair. Je décidais d’aller voir cette dame. Je prévins Sir Gazven que je m’éclipsais pour parler à la demoiselle que j’avais entendue s’extasier devant ce charnier.

Bonjour Ma Dame. Je suis Sëya de la maison des Nazen. Nous avons de nombreux vignobles. Aimez-vous le vin ? Bientôt je vais inviter nombre de nos pairs à une dégustation. Seriez-vous intéressée ?

J’évitais de dire que c’était pour parler de la libération des esclaves. Cela aurait eu mauvais ton. Je souris amicalement à la dame et lui tendis la main pour la saluer dignement.

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Mer 13 Déc - 15:33
La personne en question est venue me voir, elle semblait sortir d'un enterrement bien que sa tenue me disait quelque chose, était-elle présente lors de ce combat d'arène? Elle a été plutôt discrète, ou trop effacée pour que je puisse la remarquer. Elle semblait avoir une requête à prononcer en ma faveur, le tout, avec des présentations assez formelles.

-Bonjour Ma Dame. Je suis Sëya de la maison des Nazen. Nous avons de nombreux vignobles. Aimez-vous le vin ? Bientôt je vais inviter nombre de nos pairs à une dégustation. Seriez-vous intéressée ?

Sëya Nazen... ce nom ne m'était pas inconnu. A la vue de sa tenue et de ses manières, cela devait être une noble, une femme de la même classe sociale que la mienne. Dans la noblesse de nombreuses salutations existent, tel que le hochement de tête pour les hommes ou une brève révérence en fléchissant les genoux en face d'une dame. Ayant engagée la conversation la première, elle me tendit donc la main, conformément aux codes des personnes de notre rang. De plus, cette proposition était assez alléchante, être invitée à une dégustation de vins provenant des meilleurs vignobles de la Principauté était une chose rare, que je ne pouvais refuser, sous peine de déshonneur. Effectuant une douce poignée de main, la serrant que légèrement, je fis à mon tour mes présentations.

-Sincères salutations, Sëya de la maison des Nazen, je suis Cornelia, de la famille des Talryn. J'accepte avec grand honneur, votre invitation, c'est un plaisir.

Je devais néanmoins faire part de cette nouvelle à mes parents, peut-être qu'eux aussi, seraient intéressés par cette invitation. Cependant, seront-ils aussi conviés à cette dégustation? De plus, elle n'a pas précisé de date précise, juste un "bientôt" qui pouvait signifier dans quelques jours voire plusieurs semaines. Pour un événement de la sorte, une invitation formelle est requise, je doute qu'elle soit allée voir chaque noble pour faire part à sa dégustation. Quoiqu'il en soit, il me tardait de faire plus ample connaissance avec Sëya afin de trouver des points communs et de mieux me faire voir au sein de la Principauté. Etant de nature curieuse, je la questionnai alors sur ce combat en arène auquel elle a sans doute assisté.

-Avez-vous assistée au combat d'arène aujourd'hui? Il était tout simplement grandiose, c'est une véritable leçon de vie sur la valeur de la liberté, vous ne trouvez pas?

Pour ma part, ce combat m'avait confirmé que le pouvoir et la volonté étaient les seuls véritables choses qui régnaient dans ce monde, et cette Dame doit certainement avoir le même avis que moi, bien que je doute de sa présence au sein de l'arène. Il me tardait d'entendre son avis sur cette magnifique performance.
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Mer 13 Déc - 15:58
Ainsi son prénom était Cornelia. C’était harmonieux et lui allait à ravir. Elle accepta mon invitation. Je devais retenir le nom de sa famille. Talryn. Je souriais timidement lorsqu’elle me sera la main avec une certaine douceur. Sa peau était délicate et fine. Elle ne devait avoir travaillé un jour dans sa vie…. Dire que sans ma mère je serais sûrement aux mains d’un autre maître à effectuer de basses besognes. Je secouais discrètement la tête pour chasser ces idées à la con de mon esprit. J’étais libre et, qui plus est, noble. Que demandais de plus ? J’étais libre de vaquer où je voulais.

Bien évidemment, le vignoble n’était pas ma seule occupation. J’étais chasseuse d’adorateurs d’Özan. Le Dieu du chaos. J’avais pour mission de les empêcher de nuire à la Principauté et, surtout, au monde. Je me demandais si Cornelia avait un emploi en dehors de sa noblesse. Et, aussi, je me demandais sur quoi était construite sa richesse. Je lâchais sa main et croisais mes bras sous ma poitrine. Elle semblait curieuse et cela ne tarda pas à s’entendre.

Avez-vous assistée au combat d'arène aujourd'hui? Il était tout simplement grandiose, c'est une véritable leçon de vie sur la valeur de la liberté, vous ne trouvez pas?

Ma robe me rendait discrète apparemment. En effet elle n’avait pas vu que j’étais deux sièges plus loin. Je hochais la tête et lui répondis que j’avais assisté aux combats de ce jour. Les gladiateurs avaient été, en effet impressionnant et ivre de volonté. Je lui dis d’une voix posée :

Les gladiateurs étaient en effet impressionnants et tous méritaient la liberté. Ils se sont battus dans l’honneur. Que Gar’Haz accueille les morts. Je trouve aussi que c’est une leçon de vie. Mais, si je puis me permettre, je ne trouve pas ça festifs. Tous ces innocents mourants sous les coups…. Ça me fait de la peine. Peut-être fais-je preuve de trop de sensiblerie. Mais j’espère qu’un jour l’esclavage et les combats d’arène soient abolis. Je suis une grande rêveuse. Ma mère me l’a souvent dit. Elle disait que j’étais utopiste. Mais je pense que c’est possible il suffit de regarder le Royaume et la Démocratie. Ils n’ont pas d’esclaves ni de combats d’arène et pourtant ils prospèrent. Pardon, je parle beaucoup, veuillez me pardonner. Je fis une légère révérence et lui demandais : Et vous quel est votre avis sur les jeux d’arènes et l’esclavage ?
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Jeu 14 Déc - 13:35
Elle me répondit d'une voix calme et posée à ma question, montrant qu'elle était présente pendant le combat, mais ses paroles trahissaient ses intentions au sujet des esclaves, des objets qui me sont nécessaires à mon quotidien, ma principale source de nourriture.

-Les gladiateurs étaient en effet impressionnants et tous méritaient la liberté. Ils se sont battus dans l’honneur. Que Gar’Haz accueille les morts. Je trouve aussi que c’est une leçon de vie. Mais, si je puis me permettre, je ne trouve pas ça festifs. Tous ces innocents mourants sous les coups…. Ça me fait de la peine. Peut-être fais-je preuve de trop de sensiblerie. Mais j’espère qu’un jour l’esclavage et les combats d’arène soient abolis. Je suis une grande rêveuse. Ma mère me l’a souvent dit. Elle disait que j’étais utopiste. Mais je pense que c’est possible il suffit de regarder le Royaume et la Démocratie. Ils n’ont pas d’esclaves ni de combats d’arène et pourtant ils prospèrent. Pardon, je parle beaucoup, veuillez me pardonner.

Tous? Non, seuls les plus forts, les plus déterminés et les plus opportunistes la mérite, la liberté, le fait de se battre pour des causes qui leur semble juste, c'est cela, la vraie liberté. Elle se mérite, elle se gagne, tout comme le pouvoir. Mon Dieu accueillera leur mort comme il se doit. Cependant, le fait qu'elle soit triste pour ça ... je restais indifférente. Je ne me plains pas quand l'une de mes tasses se brise au sol par accident, elle est remplaçable, comme chaque personne qui a renoncé à la liberté pour une vie tranquille. Elle est très sentimentale en effet, mais chaque être était différent en ce monde. En revanche, quand elle parla du Royaume et de la Démocratie, je me dis que oui, grâce à cette philosophie pacifiste et faiblarde, ma famille a pu accéder à la noblesse, de par leurs victoires sur le champ de bataille. Donc oui, ce sont des exemples, mais de ce qu’il faut éviter de faire, car ce sont ceux qui se battent pour la liberté qui forgent le caractère des plus valeureux combattants. Elle enchaîna alors avec une révérence, me demandant mon avis.

-Et vous, quel est votre avis sur les jeux d’arènes et l’esclavage ?

Par les Dieux, elle n’était pas prête à ce que j’allais lui annoncer, son côté utopiste va se heurter de plein fouet avec mon côté terre à terre et réaliste. Comparé au mien, son avis est digne d’une jeune fille innocente. Je devais essayer de ne pas trop la vexer ou d’aller contre son avis, au risque de voir mon opportunité de bien me faire voir tomber à l’eau. Je devais donc bien me comporter et donner mon avis sans pour autant être trop crue et franche. Affichant alors un léger rictus sur mon visage, je repris la parole, parlant avec assurance et sans hésitation.

-Les jeux d’arènes sont un divertissement comme un autre à mon goût, bien qu’ils ne puissent pas forcément convenir à un public jeune et innocent. Je trouve néanmoins que notre système récompense les esclaves les plus méritants, leur permettant d’exister aux yeux de tous. L’esclavage n’est pas à mépriser, certains esclaves se réjouissent de leurs conditions, ils n’ont pas à affronter les conséquences de la liberté, ils exécutent des ordres et peuvent vivre sans se poser aucune question, c’est une tranquillité d’esprits. La société veut récompenser les plus forts et les plus valeureux, c’est la majeure différence entre nous et eux. En ce qui me concerne, les esclaves qui triomphent dans l’arène et gagnent leur liberté méritent tout mon respect, car ils sont la fierté et l’essence même de la Principauté.

Face à ce beau discours, je ne pouvais m’empêcher de me sentir fière car j’avais réussi à cacher la face sombre de mes pensées, tout en faisant l’éloge des esclaves les plus méritants. Je n’ai pas parlé de ces « objets » qui ne veulent pas goûter à la liberté, préférant servir un maître. Les plus lâches finissent généralement par me servir de garde-manger s’ils sont dotés de fluide, autrement, ce sont des servants. Il y a des objets dans toutes les races, la faiblesse n’a aucune frontière. Voulant alors complimenter Sëya et rester en bons termes, je fis une révérence à la Dame, avant de m’exprimer à nouveau.

-Vous devez être bien généreuse et aimable pour vous soucier autant de leur sort, votre éducation a dû être des plus bienveillantes. Pensez-vous toutefois qu’il y ait des événements plus festifs que les jeux d’arènes ? Sans doutes vos dégustations de vin qui font la renommée de la Principauté.

Je relevais la tête, confiante. Rien de tel qu’un compliment bien placé pour gonfler l’égo des gens. De plus, il y avait une part de vérité dans ce que je disais, son éducation était des plus louables, mais une trop grande générosité causera sa perte. Un léger vent se faisait ressentir à l’extérieur, faisant virevolter ma chevelure.
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Jeu 14 Déc - 15:27
Pour elle les jeux d’arène était un divertissement comme un autre… Je soupirais de lassitude mais discrètement, sans qu’elle le voit. Je l’écoutais attentivement mais ne pouvais cautionner ses mots. J’avais l’impression que pour elle, la vie d’un gladiateur ou d’un esclave ne valait rien. Mais peut-être me trompais-je. Après, c’est vrai, les gens étaient habitués à ce mode de vie. Mais, pour avoir été esclave, la liberté était trop précieuse pour aimer la condition d’esclave. Je secouais négativement la tête lorsqu’elle eut fini. J’avais envie de la planter là et de retourner auprès de Sir Gazven. Bien évidemment je n’en fis rien.

Vous devez être bien généreuse et aimable pour vous soucier autant de leur sort, votre éducation a dû être des plus bienveillantes. Pensez-vous toutefois qu’il y ait des événements plus festifs que les jeux d’arènes ? Sans doutes vos dégustations de vin qui font la renommée de la Principauté.

Je souris doucement. En effet ma mère, qui s’était chargée de m’éduquer après ma libération, avait été des plus douces et aimantes. J’avais appris à respecter la vie. A honorer le vivant qu’il soit animal ou arcaëllien. J’inclinais la tête et lui dis tout ça.

Il est vrai que notre vin est l’un des meilleurs de la Principauté et qu’il s’exporte bien de par le monde. Souhaitez-vous venir discuter au manoir en buvant un verre de nos vignobles ?


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Ven 15 Déc - 22:05
Suite à l'expression de mon avis, je la vis secouer négativement sa tête. Je m'attendais à cette réaction, j'étais bien trop réaliste pour elle, nous n'avons pas eu la même éducation, cependant, cela fait-il de moi une personne mauvaise? Après tout, je suis dans mon droit de me servir de ces esclaves en tant qu'objet de valeur, pour moi, c'est tout à fait normal que des personnes ayant renoncées à la liberté servent ceux qui la mérite. Ma famille s'est battue pour cette liberté, et je me bats aussi, à l'heure actuelle, pour la préserver, par tout les moyens. En y réfléchissant, je doute que notre famille puisse trouver un quelconque accord avec la sienne, mais je pense qu'il y a bien d'autres points sur lequel nous pouvions nous entendre, il fallait juste éviter ce sujet de conversation qui n'était pas des plus plaisant, surtout à la vue de ses réactions. Elle s'était inclinée, mais avait totalement ignorer mes compliments, ne retenant que la dernière phrase.

-Il est vrai que notre vin est l’un des meilleurs de la Principauté et qu’il s’exporte bien de par le monde. Souhaitez-vous venir discuter au manoir en buvant un verre de nos vignobles?

Peut-être qu'en discutant autour d'un bon verre de vin, cela détendrait l'atmosphère. Il est impossible qu'une membre de la noblesse puisse penser aussi différemment que moi. Elle pense davantage comme une personne du peuple, plutôt qu'une élite de la nation. Comment pouvait-elle penser ainsi, cela m'intriguait de plus en plus, elle est intrigante, elle s'éloigne totalement de la philosophie de la Principauté, pourquoi un tel comportement? Je devais considérer son offre comme un moyen de mieux la comprendre et ainsi, jouer sur sa corde sensible, oui, cela devrait être possible. M'inclinant légèrement, je souriais, m'adressant à elle de douce voix.

-Cela serait avec grand plaisir, rien de tel qu'une discussion autour d'un bon verre de vin pour faire plus ample connaissance, Dame Sëya. Je vous suis

Après tout, que peut-il m'arriver de pire que de boire un verre de vin avec une membre de la noblesse? Au contraire, c'est un bon moyen d'étendre ses relations de manière pacifiste. Je suis assez enthousiaste à l'idée de goûter à ses vins qui font la renommée de la Principauté, mais à la fois sceptique, sur notre idéologie des esclaves, pourvu qu'elle ne revient pas sur ce sujet de conversation au sein de sa demeure, cela pourrait provoquer un léger malaise entre nous, ce que j'aimerais éviter.

HRP:
 
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Sam 16 Déc - 19:40
Cela serait avec grand plaisir, rien de tel qu'une discussion autour d'un bon verre de vin pour faire plus ample connaissance, Dame Sëya. Je vous suis

J’eus un sourire ravi et enjoué. J’invité Dame Talryn à me suivre dans la foule jusqu’à l’ami de ma famille. Je lui indiquais désirer rentrer avec cette jeune arcaëllienne. Si son bon vouloir pouvait être de nous raccompagner à ma demeure. Il sourit et hocha la tête. Il porta deux doigts à sa bouche et siffla. Le carrosse fut avancé. J’invité Cornelia à monter puis lui emboîtais le pas. Sir Gazven termina l’entrée dans le véhicule.

Tous les trois nous parlâmes de tout et de rien. Du temps, de politique et j’en passe. Je parlais alors de Sir Nazen et de sa place au sein du conseil du père du Prince actuel. Il avait été un grand arcaëllien de son temps. Gazven ajouta qu’il avait nettement amélioré la vie du bas peuple en influençant la baisse des taxes.

Nous arrivâmes devant le manoir Nazen. Loreleï était sur le perron. Elle me fit de grands signes. Lorsque la voiture fut à l’arrêt je descendis les deux marches et me ruais vers la Haute prêtresse. Elle me montra une lettre du Prince. Il désirait me voir dans deux jours à mon domicile. Je remerciais l’arcaëllienne.

J’invitais Cornelia à entrer et à me suivre au salon. Il était lumineux grâce à deux grandes fenêtres doubles. Un feu ronronnait dans l’âtre. Près de la cheminée il y avait des fauteuils en soie rouge et noire. J’invitais la Dame à s’asseoir dans l’un des sièges confortables et onéreux.

Préférez-vous du blanc, du rouge ou du rosé ?
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Lun 18 Déc - 18:26
C'est ainsi que Sëya m'invita alors à la suivre dans la foule nauséabonde afin de me guider jusqu'à son ami. Après qu'elle lui fit part de la situation, l'homme siffla et le carrosse de la Dame s'avança. Me faisant signe de monter la première, je montai alors les marches avant de m'installer à l'intérieur, me faisant suivre juste après. L'ami en question entra à son tour, fermant la porte. Après cette situation embarrassante concernant le sort des esclaves, nous parlâmes de la vie en elle-même, de la politique, et d'autres sujets qui avaient plus ou moins d'importance. Par chance, nous avons trouvé des points communs dans nos paroles, ce qui me rassura légèrement, une confrontation serait assez mal venue, surtout si je me dirige vers son domaine. Son ami se prénommait Sir Gazven et est un ami du père de Sëya, un conseiller du Prince, c'était donc un homme de très haute importance. Je dois donc redoubler de prudence, si je pouvais faire des Nazen des alliés de ma famille, elle me sera très utile pour notre ascension sociale. De son temps, il a amélioré la vie de la populace en demandant la baisse des taxes. C'est une bonne chose pour eux, mais pour nous, nobles, cela pouvait devenir affligeant. Voir des pauvres acheter les mêmes biens que nous, élites de la nation, c'était un véritable outrage. Des bouseux, avec des vêtements faits de matières élégantes, un véritable scandale! Cela nous forçait à rechercher des matériaux toujours plus rares, toujours plus chères, afin qu'ils ne nous copient pas! Ces réflexions restèrent dans ma tête mais les intentions de son père sont louables. Pour ma part, j'expliquais l'origine de ma noblesse, par le mérite de deux siècles de batailles gagnées contre la Résistance d'une part, puis contre les adorateurs d'Özan, bien que mon anoblissement soit plutôt récent.

Nous arrivâmes devant le manoir des Nazen. Une femme à l'entrée fit de grands signes au carrosse avant de s'arrêter. Sëya descendit la première, Sir Gazven me pria alors de descendre ensuite, par galanterie, j'inclinai la tête puis descendis à mon tour du véhicule. Observant la scène au loin, je vis la dame remettre à une lettre à l'hôte du manoir. Je la suivis alors au sein du manoir, observant alors le décor de l'édifice. Le salon était grand et très lumineux. La chaleur de la cheminée se faisait ressentir, ce qui accentuait encore cette luminosité déjà présente de par les grandes fenêtres. Elle m'invita ensuite à m'asseoir sur l'un des deux fauteuils aussi confortables que luxueux. Je devais reconnaître qu'ils étaient plus confortables que les miens, mais l'heure n'est pas à la comparaison de fortunes, je perdrais sans aucun doute à ce jeu. Elle me proposa alors une dégustation.

-Préférez-vous du blanc, du rouge ou du rosé?

Souriant alors, je lui répondis assez rapidement sur mon choix.

-Je ne dirais pas non pour du rosé, s'il vous plaît.

Selon moi, le rosé est le vin le plus distingué, bien que les autres vins sont très apprécies aussi. Il m'arrive aussi de boire d'autres types de vins, mais le rosé est celui que je préfère. Une fois le vin servit, j'attendis que Sëya se servit elle aussi, si elle se servait, je regardais sa belle couleur vive et éclatante, caractéristique des bons vins rosés. Je pris alors une gorgée de la boisson, il avait un arôme sucré mais pas trop, le goût resta longtemps en bouche après la gorgée, il est bon, très bon. Je complimentais alors la Dame pour son excellent vignoble.

-Un excellent vin, je vois que sa réputation est amplement méritée!

Très vite, je devais trouver un sujet de conversation afin de ne pas tomber dans l'ennui et de donner l'impression de n'être venue que pour le vin, je devais me rendre intéressante mais pas prétentieuse pour autant. Tenant mon verre de ma main droite, je regardais l'hôtesse du manoir et lui faisant part de mes questions.

-Merci de me recevoir chez vous, c'est un honneur. Je suppose que votre personnel travaille d'arrache-pied pour fournir une telle qualité de travail. Depuis combien de temps votre famille s'est elle lancée sur le marché du vin? Votre père est devenu conseiller du roi grâce au prestige de votre vin, ou a-t-il eu d'autres événements élogieux?

J'étais curieuse de connaître son passé, généralement, les nobles sont assez fiers de raconter leurs origines et cela m'intéressait fortement. Connaître ses ennemis est une chose, mais connaître ses amis, potentiels ou non, en est une autre.
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Mar 19 Déc - 15:00
Merci de me recevoir chez vous, c'est un honneur. Je suppose que votre personnel travaille d'arrache-pied pour fournir une telle qualité de travail. Depuis combien de temps votre famille s'est elle lancée sur le marché du vin? Votre père est devenu conseiller du roi grâce au prestige de votre vin, ou a-t-il eu d'autres événements élogieux?

Je pris mon verre de blanc et le portais à mes lèvres. Que répondre ? Je ne savais pas tout de ma famille surtout concernant mon «père». Je pris une grande inspiration et déclarais d’une voix calme et posée :

Mais de rien Dame Talryn. En effet les employés travaillent dur pour que nos vignobles restent les meilleurs. Je bus une gorgée. Dès que le partage des Etats fut fait nous commençâmes la culture du raisin. Après tout, lorsque mes ancêtres étaient des nobles du Dieu-Empereur Morloc ils avaient déjà cette activité mais à Kaïl. Je bus encore une fois e restais silencieuse quelques secondes. L’ainé de mon ancêtre est resté à Kaïl. Ici ça fait plus ou moins deux-cents ans que nous cultivons.

Je posais mon verre et me levais pour aller vers la cheminée. Je remuais le feu à l’aide de l’outil approprié. Que savais sur Sir Nazen ? A dire vrai, pas grand-chose. Il était malade et agonisant lors de mon adoption. Etant une mauvaise menteuse je répondis à Cornelia :

Je ne sais comment mon père a eu ce titre de Conseiller. Je n’ai jamais pris le temps de demander. Je revins vers mon siège et y pris place. Je pense qu’il a dû honorer la Principauté par une action héroïque.

Je souris à l’arcaëllienne et attrapais mon verre. Je bus deux gorgées puis fis tourner le vin dans le verre.

Et vous, comment êtes-vous arriver à la noblesse ?

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Jeu 28 Déc - 11:20
Suite à mon compliment, elle prit la parole afin afin de me parler d'elle et de sa famille.

-Mais de rien Dame Talryn. En effet les employés travaillent dur pour que nos vignobles restent les meilleurs. Dès que le partage des Etats fut fait nous commençâmes la culture du raisin. Après tout, lorsque mes ancêtres étaient des nobles du Dieu-Empereur Morloc ils avaient déjà cette activité mais à Kaïl. L’ainé de mon ancêtre est resté à Kaïl. Ici ça fait plus ou moins deux-cents ans que nous cultivons.

Ses paroles étaient entrecoupées de gorgées et de silences, ainsi, sa noblesse est bien plus ancienne de la mienne, elle semblait déjà la posséder durant le règne de Morloc, le Dieu Empereur déchu. Elle posa son verre et se leva pour aller près de la cheminée. Elle continua alors de parler et de compléter ses informations.

-Je ne sais comment mon père a eu ce titre de Conseiller. Je n’ai jamais pris le temps de demander. Je pense qu’il a dû honorer la Principauté par une action héroïque.

Je restais assez songeuse, après tout, ne pas savoir comment son père a obtenu son titre, c'est assez curieux, cela devrait être une fierté, un honneur sur des générations, ne pas savoir une telle chose, cela ne m'avait pas convaincu. Néanmoins, ne voulant pas ouvrir d'hostilités, mon silence était préférable, même si je trouve qu'il y a une petite entourloupe, après tout, on apprend pas à un vieux singe à faire la grimace, et les cachotteries, ça me connaît. Après s'être assise, elle reprit de nouveau la parole, buvant encore une gorgée de son vin blanc avant de me questionner.

-Et vous, comment êtes-vous arrivée à la noblesse ?

Il me semblait avoir déjà répondu à cette question dans le carrosse, mais peut-être n'ai-je pas été assez claire dans les détails. Je souris donc, à mon tour, avant de m'exprimer clairement, donnant le maximum de détails possibles, prenant une gorgée de mon vin qui était presque vide.

-Tout a commencé au temps de Morloc, lors des guerres contre la Résistance, ma famille a réussi à mener à bien certaines batailles plus de deux siècles auparavant. Mon grand-père et mon père ont su diriger à bien les opérations et c'est en partie grâce à leur stratégie que les pertes militaires fut moins conséquentes. Ils ont ensuite repris du service lors de la guerre contre les adorateurs d'Özan mais mon grand-père perdit la vie lors de ces affrontements. Cependant, notre noblesse est plus récente, de part les actes accomplis par ma famille et part mon grand-père à titre posthume. Cela fait 100 ans que ma famille a été anoblie, probablement car ma famille était plutôt discrète sur ses faits d'armes.

Je terminais alors mon verre, le posant délicatement sur la table. J'étais fière de ma famille, mais c'est surtout ma mère qui a imposé la crainte de celle-ci, mon père, lui, a montré qu'il devait être respecté pour ce qu'il a fait. La guerre n'est peut-être pas au goût de tous, mais au sein de la Principauté, seule la victoire compte, aussi ignoble soit la guerre. Restant toutefois curieuse sur ses origines, je la questionnais alors sur une probable famille à Kail.

-Je suppose du coup, que vous devez avoir des membres de votre famille à Kail, si l'aîné de votre ancêtre est resté là-bas. Ce sont donc des habitants du Royaume?
Pardonnez ma curiosité, vous n'êtes pas obligée de répondre.


Je restais silencieuse quelques instants avant de reprendre la parole.

-Votre père a dû être un grand homme, votre mère doit être aussi noble d'esprit que lui.

J'avais deviné que son père n'était plus de ce monde, car si elle ne savait pas ce qu'il avait fait afin d'être un conseiller, c'est qu'elle ne pouvait plus lui parler, c'est dommage. J'étais curieuse de savoir ce qu'elle allait dire à propos de sa mère, après tout, il faut bien un homme et une femme pour concevoir un enfant, peu importe la classe sociale, de la plus noble à la plus basse.
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Mar 2 Jan - 17:17
Je me souvins qu’elle en avait parlé dans le carrosse. Je souris gentiment à l’arcaëllienne. Pouvais-je devenir son amie et changer sa vision de l’esclavage ? Qu’en sais-je ? Je bus quelques gorgées de mon verre, le finissant. Je regardais ensuite Cornelia qui me parlait de mes parents.

La famille vivant à Kaïl fait partie de la démocratie. Le Royaume se base aux Cités blanches et à Ray’Bauz. Mais je ne les connais pas.

Je pris une clochette et la fis tinter deux fois. Une servante entra dans la pièce et nous servit à nouveau. Un serviteur apporta des petites pâtisseries. Je les remerciais et les congédiais. L’arcaëllienne me parla alors de mon père et de ma mère. Mon cœur saigna en entendant parler de cette mzékils au présent.

Mon père est mort je devais avoir quatorze ans. Il était très malade. Mais oui, ce fut un grand arcaëllien et ma mère était une mzékils extraordinaire. Elle avait le cœur sur la main. Après certains évènements, elle décida de libérer tous les esclaves du domaine et de les rémunérer. Elle pensait qu’un pays devait se construire sur l’égalité et la liberté de ses choix. Une grande Dame. Qu’en pensez-vous ?

Je pris un mini éclair au chocolat et croquais dedans. Une fois la pâtisserie avalée, je bus trois gorgées de mon verre. Par Thaä, que c’était bon ! J’invitais l’arcaëllienne face à moi à se servir à sa convenance. Je repensais au Prince et à sa venue dans ma demeure pour parler de la fin de l’esclavage. Si tous les nobles étaient comme mon vis-à-vis, alors je n’avais aucune chance de libérer les gens asservis. Je posais mon verre délicatement sur la table basse en bois et en pierre pour le plateau. Une pierre noire bleutée. Comme les ailes des mzékils.

Avez-vous déjà voyagé ? Le monde est si vaste !
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Lun 8 Jan - 16:08
J’écoutais Sëya parler de sa famille sans broncher, son histoire familiale m’intéressait. Elle venait de finir son verre et répondit alors à ma question.

- La famille vivant à Kaïl fait partie de la démocratie. Le Royaume se base aux Cités blanches et à Ray’Bauz. Mais je ne les connais pas.

Ainsi donc, elle ne connaissait donc pas entièrement sa famille, uniquement celle résidant au sein de la Principauté, si le monde était en temps de guerre, j’aurais été curieuse de connaître les réactions de sa famille si jamais les deux camps s’affrontaient. En soit, cela n’aurait pas été facile pour elle, heureusement que ce n’est pas le cas. Pendant ce temps, la jeune femme fit sonner une clochette, faisant venir une servante, nous servant alors de nouveau du vin, tandis qu’un serviteur apporta quelques amuse-gueules sucrés. Elle continua alors de s’exprimer au sujet de sa famille.

- Mon père est mort je devais avoir quatorze ans. Il était très malade. Mais oui, ce fut un grand arcaëllien et ma mère était une mzékils extraordinaire. Elle avait le cœur sur la main. Après certains évènements, elle décida de libérer tous les esclaves du domaine et de les rémunérer. Elle pensait qu’un pays devait se construire sur l’égalité et la liberté de ses choix. Une grande Dame. Qu’en pensez-vous ?

C’est en entendant ses dires que je compris que sa mère était morte, mais qu’elle œuvrait en faveur de la liberté des esclaves. Elle parlait même de les rémunérer, quelle affront ! Être payé pour survivre, et puis quoi encore, devenir Dieu-Empereur en survivant un an en forêt ? En tout cas, ses parents étaient inconscients à ce sujet, l’éducation de cette jeune femme est réussie, mais les valeurs transmises sont indignes de la noblesse. Je restais impassible devant cette réponse qui me glaça le sang. Cependant, j’étais d’accord sur une chose, à savoir que ce pays devait se construire sur la liberté de ces choix. On est libre d’être esclave, ou de se battre pour ne plus l’être, car des personnes se sont battues pour cette liberté, ce n’est pas pour que d’autres la croient acquise. A mes yeux, des esclaves ne voulant pas se battre pour être libre resteront que de simples objets. Je devais, néanmoins, apporter mon avis sur ses paroles douteuses et je ne crains que ne nous rentrerions encore une fois dans un désaccord. Je souriais alors, et m’exprima à mon tour.

-Vos parents ont été de grandes personnes. Je suis d’accord sur le fait qu’un pays doit se construire sur la liberté des choix de chacun, mais il ne faut jamais prendre la liberté pour une chose acquise. Des gens se sont battus pour l’obtenir et même en obtenir davantage. Ce sont ces personnes qui profitent au mieux de leur liberté durement acquise. Pour moi, l’esclave qui a acquis sa liberté à la sueur de son front a bien plus de valeur que le simple paysan qui se contente de ce qu’il a. Pour moi, chacun décide de la situation dans laquelle la personne se met.

Pour moi, ce que je venais de dire était très respectueux vis-à-vis des personnes de la Principauté, c’était la seule vérité possible. L’hôte de maison m’invita alors à me servir à ma convenance parmi les mini pâtisseries disponibles. Elle avait pris un éclair au chocolat, tandis que, pour ma part, j’avais opté pour une tartelette aux fraises, que je mangeais dans une coupelle avec une cuillère, afin d’éviter de me salir, ce qui aurait été dommage. Buvant une gorgée de vin, elle me questionna à nouveau.

- Avez-vous déjà voyagé ? Le monde est si vaste !

Je réfléchissais à l’idée d’un voyage, sachant qu’à part quelques déplacements en famille, je n’en ai jamais vraiment fait. Il faut dire qu’avec mes entraînements intensifs, je n’ai guère eu le temps de m’épanouir personnellement, mais maintenant que j’étais libre, cela pourrait m’intéresser, à condition de ne pas être mêlée à la plèbe, on ne mélange pas les torchons et les serviettes. Mes missions m’ont rarement emmené en dehors du territoire, pourtant, cela ne doit pas être aussi terrible que l’on peut penser. Je bus une gorgée de vin avant de poser délicatement le verre.

-Je n’ai jamais pris le temps de voyager, je n’ai jamais pris le temps d’y penser pour tout vous dire. Disons que pour l’instant, j’arrive à me contenter de ce que la Principauté nous offre. Êtes-vous une adepte du voyage ?

Je regardais rapidement à la fenêtre, voyant que la luminosité extérieure commençait légèrement à diminuer, donnant un magnifique contraste de bleu, de jaune et d’orange. Je me tournais de nouveau vers Sëya, souriante.

-Voyez-vous ce que je veux dire ? La Principauté a déjà nombre de belles choses à offrir, j’arrive à me contenter de ça, pour le moment, mais nul doute que je voyagerais quand l’envie s’en fera ressentir.

Il fallait que je fasse attention au temps, si le ciel commençait à obscurcir, retrouver mon chemin jusqu’à chez moi sera plus dur, non pas que je suis une femme fragile, mais j’aimerais éviter de me mettre dans une situation compromettante, je n’ai pas trop envie de me salir les mains en ce moment.
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Mar 9 Jan - 15:49
Je comprenais, avec les mots de l’arcaëllienne, que convaincre les nobles de cesser l’esclavage allait être difficile. Je soupirais et pris un mini chausson aux pommes. Pour changer de sujet, je parlais voyages. Elle n’avait jamais quitté Yban. Elle était tout mon opposé. Moi j’avais besoin d’aventures, de combats épiques et de rencontre. Cependant elle ne se fermait pas à l’idée de voyager.

Je suis allée en pas mal d’endroits pour ma part. Les voyages sont des leçons. Et puis, pour chasser les Hayert’Vaäl il faut bouger, bien que de nombreuses fois ils me soient tombés dessus sans que j’ai besoin de les chercher.

J’eus un petit rire discret. Je bus quelques gorgées de mon verre et le posais. Je ne savais plus trop quoi dire à Cornelia. L’esclavage étant à passer sous silence. Je n’imaginais même pas la tête qu’elle ferait si elle apprenait que j’étais, autrefois, une esclave. Ça sonnerait sûrement comme un scandale à ses oreilles. Les nobles et leur besoin de détenir le plus de « choses » possible. Dans ces « choses » il y avait les esclaves. Pour eux un esclave était un meuble. Ça me dégoutait. Mais je devais faire bonne figure.

La nuit commençait à tomber. Je proposais à Cornelia de prendre l’un de mes carrosses pour rentrer. Je lui fis un sourire doux et mielleux. Comme Morianne me manquait.


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Mer 10 Jan - 15:38
Suite à ma réponse sur les esclaves, elle soupira, ma réponse ne l'ayant probablement pas plu. Peu importe son avis, ce n'est pas ça qui changera ma façon de voir les choses, les esclaves doivent servir ceux qui ont envie de liberté, j'en ai besoin, c'est ma source de nourriture. Ce sont des biens, des biens dont je prends soin, au même titre qu'une chaise ou qu'une table. On doit rendre la liberté aux chaises et aux tables aussi? Pour changer de sujet, nous avons parlé de voyages, elle avait entendu ma réponse concernant mon expérience quasi nulle en dehors d'Yban. Elle semblait avoir vu pas mal de paysages, d'après ce que j'ai entendu.

-Je suis allée en pas mal d’endroits pour ma part. Les voyages sont des leçons. Et puis, pour chasser les Hayert’Vaäl il faut bouger, bien que de nombreuses fois ils me soient tombés dessus sans que j’ai besoin de les chercher

Je bus une gorgée de vin et pris un autre morceau de ma tartelette pendant ses paroles. Ainsi, elle savait se battre, car combattre les adorateurs d'Özan n'était pas une mince affaire, même pour moi. Elle aime se battre, c'est une évidence, je ne connais pas son style de combat et je ne voudrais pas le connaître, pas pour l'instant. Un petit rire s'échappa de sa bouche, on avait abordé beaucoup de sujets ensemble, c'était une discussion assez formelle, mais j'en avais beaucoup appris sur elle, peut-être même plus que ce qu'elle souhaitait dire. Il n'était pas possible de discuter avec elle des bonnes conditions actuelles des esclaves sans qu'elle ne parle de leur liberté qui leur est soi-disant due. J'avais déjà exprimé mon point de vue sur ces biens, et je voudrais éviter d'entrer en conflit avec ses idées une fois de plus.

La nuit commençait à faire son apparition, en voyant le ciel s'obscurcir, Sëya me proposa de prendre l'un de ses carrosses pour rentrer. Je m'inclinais respectueusement devant elle en la remerciant, avant de sortir, lui adressant un joli sourire et lui adressant mes sincères salutations.

-J'espère vous revoir très vite, encore merci de votre accueil. Passez une bonne soirée

Je sortis alors de l'habitation, les alentours étaient de plus en plus sombres. Je m'empressais d'entrer à l'intérieur du carrosse afin que l'on me raccompagne au plus vite. Le voyage se passa sans encombres, je faisais juste par de mes indications afin d'arriver à la bonne destination. Une fois arrivée, je remerciai alors le conducteur avec une révérence avant de rentrer chez moi. Je fus accueilli par mon père en personne, me demandant ou j'étais.

-Ma fille, où étais-tu pendant tout ce temps? Tu as été longue à revenir.

Je répondis brièvement à mon père que j'étais chez les Nazen, et que j'étais invitée à une soirée ultérieurement.

-Chez les Nazen, leur fille Sëya veut œuvrer pour la liberté des esclaves, c'est pas bon signe.

Mon père ria, comme si je venais de lui raconter une bonne blague. Il me fit comprendre l'absurdité de la volonté de la jeune femme. J’acquiesçais avant de monter dans ma chambre, me changeant avant de me laver et de me coucher. Demain est un autre jour et on risquait de me confier une mission.
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