Aidez moi, par pitié...

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Mar 28 Nov - 21:23
Ombrefeu a couru, elle a couru de toutes ses forces, la pauvre renarde n’avait qu’une chose en tête… Sauver son frère Grégoire sous l’emprise d’une rage dévorante, fructifier par les années, envers les criminels du continent de Zai’Lou. 

La forêt de la bruine, sombre, humide et glacée fut traversé en une semaine. La courageuse renarde ne stoppant sa course que lorsque ses pattes ne pouvaient plus la porter ou que la faim et la soif lui soit trop handicapante. Elle émergeait avec bonheur de la mer de bois pour arriver dans les grandes plaines entourant la capitale du continent. Trois nouvelles journées de course alors qu’elle voyait au loin la fumé s’élevant de la cité. 
C’est avec horreur qu’elle vit la ville en ruine, les guerres des deux-pattes avaient encore frappé. Elle erra deux jours dans la cité à la recherche d’un moyen de rejoindre le continent. Elle finit par sentir l’odeur d’un être qui pourrait la ramener chez elle. Un lupan vint à elle, suivis par trois autres personnes. Ombrefeu jappait vers le lupan pour le supplier de l’aider… Désespérée, la petite renarde était à bout de forces et avait besoin d’aide, même d’un étranger. Les dieux étaient cependant cléments, le lupan était l’un des derniers de sa race à vivre dans les forêts enclavées au sein du Domaine et s’était engagé pour aider à l’exploration au-delà des frontières, une des premières équipes des « meutes écarlate » nouvellement constitué. 

Le lupan qui commandait l’équipe de reconnaissance prit la responsabilité d’annuler immédiatement la mission et avec ses compagnons, soignèrent au mieux Ombrefeu en prenant d’assaut un navire des mains d’un groupe de criminel cherchant à fuir la cité assiégé par le royaume. 

Les voiles furent gonflées de vent alors que le dernier espoir d’Ombrefeu de tenir les seules personnes au courant de l’état de son frère, se rapetissait peu à peu. 

C’est en trombe que le lupan entrait dans la salle de commandement de Marina Boisdefer avec Ombrefeu dans les bras et prévint la fille du roi dominian. 

Les corbeaux s’envolèrent, les cavaliers filèrent aux vents ventre à terre dans l’heure pour faire qérir Saphira et toute l’aide disponible. La femme du roi fut la première à arriver, déboussolé et morte d’angoisse, elle vint en aide aux guérisseurs qui s’échinaient à rendre à Ombrefeu sa vitalité. Marina voulait partir dans l’heure à la recherche de son père mais Saphira la retint en posant les mains sur les épaules de la jeune femme, elle irait elle-même. 

L’un des premiers navires de l’arsenal, le « Pilier de l’automne » fut affrété, un équipage constitué et pris la mer dans la soirée sans perdre une seconde. Marina observait les voiles de la frégate s’éloigner, tout en caressant le pelage d’Ombrefeu qui dormait dans ses bras… La jeune femme était morte de peur de voir si maigre sa compagnon de jeu si malicieuse d’habitude. 

Un corbeau avait fait transmettre à la seule amie disponible de Grégoire les coordonnées de rendez-vous pour que Saphira et la druidesse puisse aller chercher le roi des marais. 


Le capitaine du navire avait été clair, la situation à Zai’Han avait empiré de façon spectaculaire d’après les rapports. Impossible d’y accoster, il avait donc mit cap sur Huiran, bien plus au nord, mais en étant certains de pouvoir accoster. Les murailles blanches de la cité se rapprochaient alors que Saphira attendait, debout avec fierté sur le pont du « Pilier de l’automne ». Elle ne portait pas une robe bleue et douce aujourd’hui, non… Elle venait ici pour se frayer un chemin jusqu’à son aimé dans un pays relativement hostile au siens. C’est équipé d’une armure d’acier et d’un des premiers nouveaux uniformes qu’elle attendait que la silhouette de Morianne se pose devant elle. 


Je regardais la druidesse, amie fidèle de la perle de mon coeur, se poser avec grâce devant moi. Je devais lui sembler si belliciste dans ma tenue actuelle… Je n’aime pas porter d’armure même si j’y ai été entraîné… La tunique te le pantalon vert feuille de l’uniforme juraient avec ma chevelure de saphir, mais il serait plus discret en forêt, avec cette armure et se casque que je tenais sous le bras. 
Je saluais la druidesse avec tristesse. 

Saphira Aku'Aël

« Je suis ravie de vous revoir Morianne, je suis… Désolé de devoir vous demander un tel voyage. Venez, je vais vous expliquer la situation. » Je lui annonçais en la menant à la cabine du capitaine. Le capitaine Quaise était un homme très terre-à-terre, il y avait que peu de luxe superflu dans sa cabine. La seule chose qu’il refusait de laisser était la pipe qu’il gardait en permanence sur lui sans jamais l’allumer. 

Je fis prendre place autour du bureau à Morianne et lui contais alors :

« Grégoire était parti avec Ombrefeu en quête du sanctuaire d’un de ses ancêtres. Il avait trouvé le fantôme de son grand-père avec dame Rosenwald près des montagnes d’Aangak. Un deuxième lui fut découvert au nord d’Hydron, celui de sa mère biologique défunte… Il était sur les traces d’un troisième en forêt de bruine. » J’inspirais, me donnant un peu de courage. « Ombrefeu est revenu il y a deux semaines de là bas, sauvé par une de nos équipes de reconnaissances à Zai’Han. Elle a frôlé la mort pour nous avertir que Grégoire a sans le vouloir libérer une force de rage et de haine sans pareil… Une force qui a pris racine dans le corps de mon aimé. Ombrefeu était terrifié par la force de haine et de rage de cette entité… J’ai peur que durant le temps que nous avons mit à arriver déjà jusqu’ici, Grégoire est été contraint par cette force à commettre des actes horribles. » 

Je m’inclinais devant la mzekil, refoulant les larmes qui menaçaient de me submerger.

«  Je sais que vous étiez heureuse, vous aviez sûrement retrouvé votre aimé, et même votre famille et vous étiez loin du danger d’un champ de bataille… Je vous en prie, pardonné moi de vous avoir arraché à cela et aidé moi à sauver l’humain que nous aimons toutes deux de manière différente. » 


Dehors, les marins débutent l’amarrage du Pilier de l’automne au quai du port de Huiran. Ils ont dissimulé tout signe d’appartenance au Domaine et agissent comme des marins mercenaires pour ne pas éveiller de soupçon. 
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Sam 2 Déc - 13:54
J’avais atteint par la voie des océans le port de Juier. Trop tard visiblement, car l’on me signala que le navire en partance de Zaï’Lou avec Saphira à son bord était déjà parti sur les flots. Je pestais intérieurement et je sentais mon aimée se demander ce qui n’allait pas. Le médaillon qui nous permettait de communiquer à aussi longue distance  ne nous permettait pas de nous voir, mais nous savions ce que l’une ressentait à chaque moment. Je lui expliquai que je me retrouvait sur le port de Juier mais que Saphira avait déjà pris la mer pour rejoindre Grégoire.

- Comment je vais faire pour les rejoindre maintenant ? me dis-je.
- Comment NOUS allons faire pour les rejoindre… rectifia Maïa.

La jeune femme avait décidé de m’accompagner. Ça aurait été elle ou Scathach. Quitte à choisir, je préférais avoir la compagnie de Maïa. Au moins elle n’était pas autoritaire, ni trop encombrante. Une fois débarquées sur le port nous fûmes arrêtées par une grande et belle dame aux cheveux bleus. Elle était singulière, habillées de noir et portant un cache-œil. Son œil valide, lui, était incroyablement bleu, comme s’il pouvait luire dans le noir. Elle avait quelque chose d’à la fois fascinant et terrifiant dans son allure.

Mélandil:
 

- Hé ! C’est vous la druidesse Morianne ?
- Oui, qui la demande ?
- Mélandil, je suis cousine de Saphira. Elle comptait sur moi au cas où vous arriveriez ici plutôt qu’au point de rendez-vous.
- Ah ! C’est très gentil à vous ! Vous pouvez nous mener jusqu’à eux ?
- Si y a bien un navire qui peut le faire, c’est le mien, ma belle.

Mon regard s’assombrit légèrement. Mais de quelle droit m’appelait-elle ainsi ? Elle voulait que je lui arrache son dernier œil valide ou quoi ? Elle a de la chance que Sëya ne soit pas là, sinon elle l’aurait envoyé balader.

- Combien de temps pour arriver là où on va ?
- Moins que le « Pilier de l’Automne », c’est sûr ! Mon navire a pas vocation à transporter tout un énorme bordel, il ira donc plus vite. C’est un sloop que j’ai nommé le « Princesse Erin ».
- Vous êtes une pirate ? lui demandais-je, intriguée par son acoutrement.
- Une pirate ? elle cracha par terre. Ah ça non ! Je suis corsaire, pas pirate !
- Ce n’est pas un peu la même chose ?
- Non, poulette ! Maintenant si tu veux bien monter à bord de la chaloupe pour qu’on puisse rejoindre mon navire, dit-elle agacée.

D’un air désolé, j’embarquai sur la chaloupe en compagnie de Maïa et de cette Mélandil qui continuait de me regarder avec des yeux furieux.

- Je suis désolée, j’ignore encore beaucoup de chose de ce monde. Je vivais encore il y a de cela deux ans parmi des nomades, dans les forêts et plaines. On n’y connaît pas grand-chose aux pirates et aux histoire de la mer.

Mélandil soupira, tout en continuant de ramer pour les mener jusqu’à leur navire.

- Ok ok… T’es pardonnée, ma belle !
- Heu… par contre, vous pourriez arrêter de m’appeler comme ça ? C’est quand même vachement gênant…
- Quoi ? Tu crois que j’te drague ou quelque chose comme ça, c’est ça ? Et ben non, c’est pas le cas ! rétorqua-t-elle aussi sec. C’est juste une façon de parler !
- Oui, et bien arrêtez ça quand même !
- Vous pouvez m’appeler comme ça si vous voulez, moi ça ne me gênerait pas ! renchérit Maïa, les yeux brillants.

Oui, maintenant j’en étais persuadée, Maïa était totalement lesbienne, c’était une certitude. Mélandil jaugea la tahora d’un air critique et finit par lâcher.

- On verra ça peut-être plus tard, crevette !

Maïa finit dans un coin de la chaloupe, recroquevillée sur elle même. Je la tapotais gentiment pour la réconforter.
Une fois à bord du sloop, il n’y avait qu’un petit équipage pour nous accueillir, le navire n’était pas bien grand c’est sûr, mais je m’attendais à plus d’arcaëlliens que cela.

- Aller ! Cap sur Huiran ! s’écria Mélandil. Levez l’ancre ! Hissez les voiles, toutes les voiles ! Direction Nord, cinq degrés ouest.
- Le vent souffle dans la mauvaise direction, fis-je remarquer.
- Plus pour très longtemps, ma jolie !

Je saisis Mélandil par l’épaule et lui fit un croche-pied, la forçant à tomber à sol.

- Je vous ais dit de ne plus m’appeler comme ça !
- Wouw ! Du calme ! Ah ! T’as un sacrée caractère, druidesse ! J’aime bien les femmes qui ont du caractère ! J’comprends pourquoi on a besoin de toi là bas ! Ma cousine est pas trop du genre bagarreuse, mais toi…
- Je crois que vous ne devriez pas sous-estimer Saphira, et puis… sa spécialité, c’est le soin, chacun son truc.
- Ouais… Bon… Tu pourrais te bouger et me laisser me lever ?
- Hum… Je vais y réfléchir…

Elle soupira mais avant qu’elle ne dise quoique se soit, je la laissais se relever. Elle tendit ses bras et soudainement, les voiles se mirent à se gonfler.

- Wouw ! Le fluide de vent ?
- Et ouais, druidesse ! C’est comme ça qu’on va rattraper les autres. J’aurais jamais de vent contraire ! Sauf quand il va falloir que je recharge les batteries si le vent continue à ne pas tourner en notre faveur.
- Hum… Intéressant !

Et ainsi le voyage vers Huiran débuta. Il nous fallut beaucoup moins de temps que prévu pour nous y rendre. Mélandil s’assurait que notre navire n’ai jamais de vent contraire et tout ce déroula pour le mieux. Après des jours et des jours de voyages qui furent d’une longueur sans nom, nous vîmes enfin se profiler les voiles du Pilier de l’Automne.

J’avais appris par Sëya avec qui je discutais souvent par télépathie pour pallier à mon ennui, que le jour où elle devait rencontrer le Prince n’allait pas tarder. Je la sentais anxieuse mais je la rassurais, tout irait bien pour elle, et pour moi aussi, même si je n’en étais pas vraiment sûre pour le moment.

A présent que nous n’étions plus très loin du Pilier de l’Automne je décidais de prendre mon envol vers ce bâtiment afin d’y rencontre Saphira. Laissant derrière moi, Maïa et Mélandil qui avait un léger sourire malsain à mon départ. Je ne savais trop pourquoi.

Je posais finalement pied sur le pont du vaisseau du Domaine, m’inclinant légèrement devant Saphira. Je pus remarquer qu’elle ne portait pas son habituelle robe bleue mais une armure. Les choses devaient vraiment être graves…

- Me voici, Saphira ! J’ai été longue, je m’en excuse, la route à été longue.
- Je suis ravie de vous revoir Morianne, je suis… Désolé de devoir vous demander un tel voyage. Venez, je vais vous expliquer la situation.

Je hochais de la tête et la suivis jusqu’à la cabine du capitaine qui était, je devais l’avouer, plus sobre que celle de Mélandil. Je m’assis à un siège que l’on me présenta et Saphira commença à me présenter les faits.

Grégoire était parti avec Ombrefeu en quête du sanctuaire d’un de ses ancêtres. Il avait trouvé le fantôme de son grand-père avec dame Rösenwand près des montagnes d’Aangak. Un deuxième lui fut découvert au nord d’Hydron, celui de sa mère biologique défunte… Il était sur les traces d’un troisième en forêt de bruine.

Elle s’arrêta, inspirant profondément. Je pouvais sentir l’émotion étreindre sa gorge  

- Ombrefeu est revenue il y a deux semaines de là bas, sauvée par une de nos équipes de reconnaissances à Zai’Han. Elle a frôlé la mort pour nous avertir que Grégoire a sans le vouloir libéré une force de rage et de haine sans pareille… Une force qui a pris racine dans le corps de mon aimé. Ombrefeu était terrifiée par la force de haine et de rage de cette entité… J’ai peur que durant le temps que nous avons mis à arriver déjà jusqu’ici, Grégoire ait été contraint par cette force à commettre des actes horribles.

Je restais sans voix. La même chose m’étais arrivé, une force, une entité, m’avait contrainte à de terrible choses. Il fallait que je  fasse quelque chose. Saphira s’inclina devant moi à ma grande stupeur.

- Je sais que vous étiez heureuse, vous aviez sûrement retrouvé votre aimée, et même votre famille et vous étiez loin du danger d’un champ de bataille… Je vous en prie, pardonnez moi de vous avoir arrachée à cela et aidez moi à sauver l’humain que nous aimons toutes deux de manière différente.

Je fermais les yeux, soupirant et retenant l’émotion qui m’assaillait à ce moment là. Je pouvais sans mal sentir la tristesse de l’Aässila. Je posais mes mains sur ses épaules et l’invitai à se relever.  

- Je sais ce que c’est de ne plus avoir la maîtrise de soi. Une entité maléfique avait pris possession de moi il y a peu, avant la bataille de Wasdkioljer. S’il y a une chose que je sais sur les possessions, c’est que la personne contrôlée est toujours à l’intérieur du corps et qu’il aura besoin de vous pour reprendre le dessus. La meilleure arme contre ça, c’est l’amour… et aussi la foi en Thäa. Je me charge de cette partie là. Je vous le promets, Saphira, je vous aiderai à retrouver Grégoire.

Le Pilier de l’Automne commença son amarrage au même moment que celui du Princesse Eira. Nous nous rejoignîmes donc sur le port avec Maïa et Mélandil qui salua avec un grand sourire sa cousine.

- Je t’ai apporté ta druidesse, cousine ! A charge de revanche ! Moi je dois filer ! Salut ! Au plaisir de vous revoir vous autres.  
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Dim 3 Déc - 12:12
Je regarde Mélandil s’éloigner vers son propre navire, je soupire longuement en affaissant les épaules, ma cousine est une personne assez étrange. Je me tourne vers la tahora que Mélandil est venu déposer et me présente à elle. 

« J’espère que ma cousine ne vous a pas trop mis dans l’embarras durant le voyage… Je connais son… Caractère plutôt bien, hélas. » Je demandais aux deux jeunes femmes avant de faire passer une cape vert foncé sur mes épaules et d’en abaisser la capuche sur ma tête. 

J’expliquais aux deux jeunes femmes que notre peuple avait tendance à attirer l’attention à cause de nos cheveux et nos oreilles plutôt singulière. Je regardais ensuite autour de moi, cherchant par où nous pourrions commencer à chercher des informations sur comment rejoindre le sud et savoir si Grégoire n’avait pas migré ailleurs. 

Le port semblait être en effervescence, les navires qui sortaient des quais étaient remplacé immédiatement par d’autres qui attendaient de pouvoir amarrer. Je pouvais remarquer que de nombreuses personnes attendaient sur les quais, baluchon, havresac et parfois brouettes pleines d’effet personnel en main. Un exode ? 
Grâce aux conseils avisés de dame Morianne, nous avons été prendre place dans une taverne sur les quais, une pancarte de bois figurant une tahora dans une position indécente donnait son nom à l’endroit. La tahora indécente. 

L’endroit était constitué d’une grande salle avec un comptoir au fond où un humain essuyait des chopes, plusieurs tables de bois et un âtre remplissait la salle qui était désespérément peu animée. Nous sommes entré et nous sommes diriger vers le comptoir où l’humain nous regardait avec des yeux bruns surpris sous ses sourcils gris broussailleux. 

« Vous êtes nouvelles ici. » Dit il avec neutralité.
« Non, ont fait juste une pause avant de retrouver notre navire, on était vers... » Commençais-je à dire en voulant paraître sur de moi.
« Ce n'était pas une question les filles… C’est un fait. » Réplique l’homme en prenant une nouvelle chope à nettoyer avec toujours autant de sobriété.
« Comment vous avez deviné ? » S’exclame Maïa alors que je maudis mon incapacité à jouer autant des mots que mon aimé. 
« Aucune tahora n’entre jamais ici, pas celle du coin du moins…. La pancarte, ça les a vexées. » Réponds le vieil homme alors qu’un frémissement de sa moustache fournie révèle un sourire discret. 

Nous commandons toute de quoi boire, un léger cidre pour ma part et la tahora de notre groupe demandait du jus de raisin… Je crois qu’elle à du recevoir du vin au vu de la figure qu’elle à faite en goûtant. Je dois avouer que c’était comique. Je vois que à quelques chaises sur notre gauche après Morianne, un homme est affalé sur le comptoir. Un elfe aux yeux vert et aux cheveux strié d’argent dans la masse d’or. Je sens qu’il est terrifié…. 

« Vous devriez fuir tant que vous le pouvez... » Grommelle-t-il en voyant que je le fixe. 

« Pourquoi ?
 » Demande Morianne 

« Zaï’Lou a été maudit des dieux… » Gémit-il. 

« Mais, pourquoi thäa vous ferait il cela ? » Demande naïvement la tahora. 

Le vieil humain prend un tabouret et s’asseoir face à nous derrière le comptoir. Nous le voyons prendre une grande goulée d’un liquide dans une bouteille brune. 
« La capitale du continent, elle a été assiégée par le royaume. Ils ont débuté un grand plan d’invasion du continent. » Commence-t-il.

« S'il n’y avait eu qu’eux. » Souffle l’elfe.

« Da… Les survivants de la compagnie mercenaire des « Chiens sanglants », ils ont rapporté qu’une fille de Gar’Haz était venue dans la cité. Elle aurait massacré toute une compagnie à elle seule et réduit en charpie les trois-quarts des trois autres compagnies qui défendaient la ville. Une elfe, aux cheveux blancs et aux yeux d’un rouge ardent dit les survivants. Maintenant le royaume est encore plus proche d’annexer totalement le continent. » Ajoute le vieil homme. 

« Les dieux sont venus nous punir… Je… Ils ont aussi envoyé leur faucheur dans la forêt de la bruine et les ruines d’Hazeben ! » S’exclame l’elfe visiblement traumatisé. 

« Un demi-dieu serait dans la forêt de la bruine et Hazeben, les gens pensent que c’est le fils de Gar’Haz aussi. » Dit le vieil homme.

« C’est son fils ! J’en suis sûr Harati ! Nous sommes partis avec toute une compagnie de mercenaire d’ici. On n'était pas des mauvais, des lépreux d’Hazeben étaient arrivé en hurlant et courant comme si Ozan leur courait au cul en parlant d’un homme de bois qui cracherait du feu. Nous sommes donc partis, sûrement un mage devenu cinglé qu’ont ces dits. » L’elfe semble lutter contre des souvenirs qui le hantent. « Ont est arrivé, cinquante bons guerriers bien équipés. Ont à trouvé le type en plein milieu de l’avenue principale, seule. Une armure de bois rouge et luisante… Ont l’a chargé et là… Par Jurk… Il a noyé dans une mer de feu dix de nos gars. Nos archers ont commencé à se mettre en place et bandé les arcs, mais… Des êtres de bois rouge son sortie du sol au milieu de nous et ont commencé à massacré nos gars…. Y’avait que nos lorcq et nos virenpien pour soutenir leurs forces mais ils ont été submergés… Je vois encore tout ce sang… Je me suis caché dans les ruines d’une baraque, là un type est sortis de nul part et à voulu me buter !…. Je veux revenir à Amonco… Il lui sortait des racines au niveau de ses tempes aaahhhhh nooooonnnn…. J’ai réussi à le tuer et j’ai couru ici au plus vite. » L’elfe se mit alors à gémir en se balançant d’avant en arrière.

J’avais vraiment pitié de cet homme, il avait vécu la sauvagerie sans nom de ce qu’est devenu mon aimé… Nous devons le retrouver. Je me tournais vers Morianne, nous devions vite aller à Hazeben. 

« Pensez pas à prendre la mer pour joindre Hazeben, les flottes du royaume coulent tout ce qui bouge… Si vous voulez vraiment retrouver quelqu’un au sud… Prenez le fleuve. Un aracnor, Valenkar Le-Faucheur, il monte un groupe de combat pour aller repousser le royaume et écrasé le raté d’Hazeben aussi au passage. Il voudra peut-être bien vous déposer au passage. Vous ne pouvez pas manquer ses navires sur les quais. » Dit le tavernier.

Je le remerciais et avec mes deux compagnes, nous avons alors cherché les quais… Ne connaissant pas la ville, cela fut fastidieux. 

« Morianne… Comment avez-vous réchappé de votre possession ?… Je compte user d’un rituel de mon peuple pour sauver mon aimé, mais… Il est complexe et dans son état, j’ignore s'il se laisserait faire.
 » Je demandais à la mzekil en cherchant les quais après que nous ayons fait le tour d’un énième pâté de maisons.
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Dim 3 Déc - 14:45
Je n’aimais pas trop cette idée de voyager avec un type qui comptait tenir tête au Royaume et qui de surcroît, comptait s’attaquer au « raté d’Hazeben » puisqu’il s’agissait de Grégoire. Cela faisait d’eux nos ennemis directs. Je ne connaissais rien de ce Valenkar, mais je ne le laisserai pas toucher à un cheveux de Grégoire. Hors de question de faire équipe avec ces types, il fallait les prendre de vitesse.

- Morianne… Comment avez-vous réchappé de votre possession ? me demanda Saphira alors qu’elle semblait chercher son chemin depuis que nous avions quitté la taverne.  Je compte user d’un rituel de mon peuple pour sauver mon aimé, mais… Il est complexe et dans son état, j’ignore s'il se laisserait faire.
- Pfff… C’est compliqué… Lors de ma première possession, j’ai du faire appel au rituel combiné d’un prêtre de Gar’Haz et de Thäa… Mais ça c’est parce que j’étais en partie morte. La deuxième fois, il m’a fallut mourir et être ressuscité par un miracle de Thäa. Autrement dit, son seul espoir ça aurait été Sëya pour qu’elle en appel à un miracle de sa mère, mais ce n’était pas garanti. Je sais en revanche, lorsque j’étais sous l’emprise de ce maléfice, que Sëya me permettait de garder une part de moi. Le talisman des âmes sœurs me permet de communiquer avec elle par télépathie. C’est comme ça qu’elle a réussi à me garder consciente malgré ma possession.
- Autrement dit, y a que Saphira pour apaiser Grégoire ! L’amour semble être en tout cas une grande arme dans le cas présent ! fit remarquer Maïa.
- Ouais… Bon, parlons d’autre chose maintenant !

Je me posais devant Saphira et la regardait avec sévérité. L’idée de voyager avec ce Valenkar m’était insupportable. On ne pouvait pas voyager avec un type qui avait pour but de tuer Grégoire, même si c’était pour la bonne cause. De plus je trouvais risqué de nous mêler à des types qui étaient clairement hostiles au Royaume. Je ne voulais en aucun cas me retrouvée impliquée dans un conflit politique.  

- Il faut qu’on parle sérieusement ! Ce Valenkar le-faucheur ou je ne sais pas trop quoi… Il est hors de question que l’on voyage avec ce type ! Rien que son nom m’inspire pas confiance. En plus vous l’avez bien entendu ? Il paraît qu’il veut tuer Grégoire ! On ne pourra clairement pas faire confiance à cet homme. Le mieux, ça serait encore de voyager par nos propres moyens, Saphira. Il faut que nous trouvions des montures et que nous fassions le voyage par nous même en nous assurant d’arriver à Hazben avant cet homme.
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Dim 3 Déc - 17:34
Morianne avait… Ressuscité, je ne pus m’empêcher de faire de grands yeux à cette révélation incroyable. Dire que Grégoire et moi pensions vivre de grandes aventures. Je comprenais la réticence de la druidesse, néanmoins… 

« Je comprends votre réticence Morianne, mais… Le fleuve est le plus rapide moyens de parvenir à rejoindre Grégoire, par la terre Valenkar et sa troupe nous devancerons et il y aura un autre bain de sang avant que nous ne puissions intervenir. » Je soufflais en m’asseyant sur une caisse qui bordait la paroi d’une habitation. Je ne parvenais pas à trouver ce fichu fleuve. « Grégoire à encore sa capacité à être rusé… Les dires de l’elfe de la taverne en attestent… Cet aracnor va se faire mettre en pièces avec ses guerriers avant même d’arriver à Hazeben. Je connais la façon de penser de mon aimé, il va être sans pitié maintenant que la morale l’a abandonné… Je veux éviter cela, il y a eu trop de sang. » Je gémis en me triturant les méninges. 

Penser comme Grégoire… Qu’est-ce qu’il ferait. Devant moi, un petit filet d’eau coulait le long d’un trottoir, amenant des feuilles flottantes vers de nouveaux horizons… Une pierre tombait alors sur la route de ce filet d’eau quand un homme sortis de chez lui en trombe avec ses affaires et ses enfants dans les bras… Les feuilles s’amassèrent contre la pierre alors que celle de l’autre côté continuait leurs routes. Je me redressais d’un bond en m’exclamant.

« J’ai un plan ! » Je fis venir plus près de moi les deux ailées et leur expliquais alors mon plan. 

Les bateaux attendaient le départ sur les quais du fleuve. Une douzaine de navires prévu exclusivement pour manœuvrer sur les fleuves et rivières et ils s’entassaient dans un espace assez réduit. Le plan, nous commençons par prendre le contrôle du premier navire du convoi, avec un peu de malice, il sera facile d’y parvenir. Ensuite, nous faisons couler tous les navires, je passerais par les eaux, engendrerais des voies d’eau monumentale et les feraient converger pour qu’il forme un barrage monstrueux du fleuve et empêche tout autres navires de suivre. Alors je rejoindrais Morianne et Maïa pour filer vers le sud en espérant que nous parviendront à naviguer à trois. 

- Ok... Un plan qui va donc toutes les trois nous mettre en danger de mort, avec risque de se faire prendre et découper la tête, contre des bandits sans doute, si Valenkar est bien ce que je pense... hum... Risqué... J'en suis ! S'exclama Morianne avec enthousiasme.
- Mais Moriaaaaanne ! C'est de la folie !! chouina Maïa. 
- Oui ! Et la folie, c'est ma spécialité ! Va pour ce plan, Saphira ! Ajouta Morianne pour clore le débat. 

Nous avons fini par trouver un peu plus tard le fleuve, grâce à Maïa qui avait eu l’idée de s’envoler pour repérer notre objectif. J crois que Morianne à grommeler quelque chose comme quoi elle s’en voulait de ne pas y avoir pensé plus tôt. Nous avons alors fini par voir les navires. Plus petit que des bricks, fait pour la navigation sur des fleuves et grandes rivières, ils étaient amarrés sur les quais et des dizaines de personnes sur leurs ponts et sur les quais les préparaient… Ce Valenkar devait prendre Grégoire très au sérieux, c’est une armée très bien équipée que je voyais depuis mon coin de mur où je les espionnais. Le navire de tête n’était pas loin, je fis signe à mes compagnes ailées d’attendre et retirais mon armure derrière les ailes étendue de Maïa, elle est vraiment très gentille. Je ne gardais rien de plus que mes bas, une fois dans l’eau, j’aurais besoin de toute ma vitesse et ma force… Cela n’atténuait pas le rouge de mes joues de cette situation. Grégoire, tu vas devoir faire bien des choses pour et faire pardonner cela stupide renard, je me grommelais à moi-même. Je me suis alors lancé, usant des ombres de la rue qui s’allongeaient sous le crépuscule, pour rester furtive. J’atteignis enfin l’un des escaliers qui menait en bas des quais jusqu’au fleuve. Deux humains finissaient d’amarrer le deuxième navire du convoi, je retins ma respiration et voulus me rendre jusqu’à l’eau, mais se retournèrent à ce moment et semblèrent très surpris… Avant d’avoir des sourires mauvais. 

« Eh bien, vous êtes perdu mam'zelle ?
 » Dit le premier.
« On va vous amener dans un endroit plus sec et chaleureux venez... » Riait le deuxième en tendant la main vers moi et saisissant mon bras.

« Lâchez-moi, je vous prie. » Je lui demandais froidement.
« Allez… Fait pas ta mijaurée, t'inquiète pas, ca a jamais tué personne héhé. » Dit le premier alors que je le voyais poser ses mains à son entre-jambe.
« Je vous aurais prévenu, je n’ai pas de temps à perdre avec des crabes comme vous. » Je grognais. 
« Ferme ta gueule et à genoux ! » Dit le deuxième en me giflant.

Étourdis je tombais à la renverse alors que le premier se jetait sur moi en écartant mes jambes… Non… Non… 

Mes mains se levèrent vers l’humain et une onde de choc d’air le propulsait en arrière le deuxième levais sa botte pour frapper ma tête, mais j’avais saisi sa jambe d’appui pour le faire tomber et saisir le couteau à sa ceinture avant de l’égorger en plaquant ma main sur sa bouche en le fixant, mes yeux ayant viré au noir alors que son sang se répandait sur mes doigts. Je tournais mes yeux vers le premier qui commençait à se relever… Mes jambes avaient fusionné pour me rendre ma nageoire, je serpentais alors avec rapidité juqu’à l’homme et avant qu’il ne crie lui enfonçait la lame dans la gorge juste sous le menton. 

Je repris mes esprits et lâchais l’arme avec horreur… J’étais haletante et j’ai plongé dans l’eau du fleuve… Je me sentis un peu mieux, je repris mon souffle avant de filer sous la coque du premier navire et usant de mon fluide de l’eau… J’ai créé une lame de fond qui à trouer le flanc du navire. Nageant de plus en plus vite, j’ai répété l’opération avec les autres navires. Je me sentais épuisé… Me laissant porter par le courant après le dernier navire, j’usais du fluide pour créer un fort courant qui commençait à arracher de leurs amarres les bateaux et les amener les uns contre les autres tout en m’amenant vers celui de tête… Dans l’eau sombre, je voyais les coques de bateaux qui se rapprochaient les unes des autres, malgré mes forces vacillantes, je parvins à les amener à s’agglomérer les unes aux autres dans des bruits sourds de collision qui résonnèrent dans les profondeurs du fleuve où je me cachais. Quand je vis que les premiers bateaux que j’avais sabordés commençaient à s’écraser au fond de l’eau. Je nageais vers le premier, laissé du bon côté du barrage d’épave et me propulsais sur le pont en atterrissant avec fracas. Trop épuisé. Je vis mes deux amis ailés venir à ma rencontre alors que le bateau commençait à prendre de la vitesse. Je crois que j’ai perdu tout mes vêtement dans tout cela… Je me suis recroquevillé alors que je perdais conscience.
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Lun 4 Déc - 19:58
Le plan était lancé, Saphira était partie pour couler toute l’armada du Faucheur. C’était à nous, pendant ce temps, de faire quitter le navire de tête à tous les arcaëlliens s’y trouvant. Maïa et moi nous posâmes sur le toit le plus proche du navire en question. Nous observions en silence la situation. Nous vîmes alors Saphira en bas, aux prises avec des hommes de Valenkar. Maïa était prête à bondir à son secours quand je lui fis signe de ne pas bouger.

- Non ! Elle doit se débrouiller seule, sinon nous n’avons aucune chance de nous en sortir ! Le plan tombera à l’eau.
- Mais elle va se faire tuer ! Voir pire !
- Fais lui confiance ! Regarde !

Et effectivement, elle réussit à s’en sortir seule, tuant les deux hommes. Le grabuge attira les autres hommes de Valenkar mais Saphira avait déjà disparu sous les eaux. Je souris face à cela. C’était le moment de s’attaquer au navire.

- On y va, Maïa ! On fait comme je l’ai prévu, d’accord ?
- Ok…
- Aller !!

Nous déployâmes nos ailes et glissâmes dans les airs jusqu’au pont du navire. Le peu d’arcaëlliens y étant présents se tournèrent vers nous.

- Maintenant ! hurlai-je à Maïa.

La tahora invoqua la foudre et la dirigea contre deux arcaëlliens qui tombèrent au sol, sonnés. Les autres arrivaient cependant. Je bandais ma volonté pour concentrer le fluide dans le bois du navire. Les gardes-corps se plièrent à ma volonté et encerclèrent les deux arcaëlliens qui restaient. Il ne restait plus qu’un arcaëllien sur le navire qui soit en état de se battre : Valenkar lui même. C’était un virenpien au corps massif et au regard froid. Il s’empara de deux haches qui semblèrent de simple hachettes dans ses grandes mains.

- Ça, vous n’auriez pas dû mesdemoiselles ! Personne ne s’attaque à moi sans en subir les conséquences !

J’usais de mon fluide pour projeter les deux marins hors du navire, déployant brusquement les rambardes qui les étreignaient. Le virenpien me chargea tandis que Maïa lui jetait un éclair. Cela le fit se stopper quelques instants, instants qui me permirent de plier le bois de la rampe qui donnait accès à bord pour la faire se recroqueviller sur elle même. Plus aucun non-ailé ne pouvait venir porter secours à son chef à présent.

C’est à ce moment là que la deuxième phase du plan de Saphira se mit en place. Le courant se modifia brusquement et les navires derrière celui où nous étions se tournèrent les uns contre les autres à la stupéfaction de Valenkar qui siffla de rage.

- Quoi ? Mais qu’est-ce que…
- Touché-coulé ! lui dis-je avec un sourire mauvais.
- Vous allez m’le payer !!!
- Je n‘attends que ça !!

Il me fonça dessus, prêt à abattre ses haches sur moi. Je me propulsais en l’air avec mes ailes, passant au-dessus de lui avant de lui donner un violent coup de pied dans le dos. Il glissa jusqu’à la rambarde sur laquelle il s’appuya. Avec un sourire mesquin je lui fis salut de la main et user une nouvelle fois de mon fluide pour tordre le bois du navire et faire basculer la rambarde vers l’extérieur. Déséquilibré, le virenpien tomba à l’eau, la tête la première. Le navire commençait à s’ébranler et à prendre de la vitesse. À ce moment là, je vis bondir Saphira à bord du navire, à moitié nue, et surtout, complètement épuisée.

- Maïa, occupe-toi d’elle. Je me charge des types que tu as sonné !

J’entendis alors tonitruer Valenkar qui était en train de barboter dans l’eau.

- Revenez ! Revenez avec mon navire, salopes ! Vous m’le paierez ! Vous ne vous en tirerez pas comme ça !!!
- Désolées ! Cas de force majeure ! On vous le rendra plus tard… ou pas ! A une prochaine fois peut-être !

Je me saisis de cordes et ligotai les deux énergumènes qui étaient sonnés. Je comptais bien les interroger sur les intentions qu’avait eu Valenkar et sur ses motivations plus tard. En tout cas je ne pouvais pas les balancer à l’eau maintenant, je ne voulais pas les noyer.

Maïa avait quant à elle sortit une étoffe de son sac pour sécher Saphira avant de l’habiller consciencieusement. Il fallait pour ma part que je trouve à présent un moyen de nous faire continuer à avancer. Impossible de remonter le fleuve sans une force motrice. Je savais qu’habituellement, on faisait tirer les navires par des chevaux ou autres animaux de trait, mais là, nous n’en avions pas sous la main. Si seulement Sëya était là, elle aurait invoqué une grosse créature pour tirer le navire.

C’est alors que je me rendis compte qu’il y avait un animal sur la rive, un dragon, tout d’écailles noires couvert. Une corde attachée à son cou le reliant directement au vaisseau. Il trottait sur la rive, suivant tranquillement le bateau. Il fallait que je me charge de convaincre la bête de nous tirer. Mes talents de druidesses allaient être mis à dures épreuves.

Je m’envolais vers la créature et commençais à planer à côté d’elle. J’essayais de lui faire signe, mais elle ne faisait que m’ignorer, c’est alors que me vint une idée. Je sortis d’une de mes sacoches un morceau de viande séché et l’agitai devant le dragon. Ses yeux s’écarquillèrent et il se jeta presque sur moi. Il bondit dans les airs et commença à me suivre, tirant avec lui le navire.

Après plusieurs minutes à éviter ses coups de crocs je lui lançais le morceau de viande. Il l’avala tout cru et s’en lécha les babines. J’en sortis un autre et l’agitai pour le faire continuer à me suivre. Cela fonctionna un petit moment ainsi avant que j’arrive à avoir un premier contact avec lui. Il me permit de le toucher puis de monter sur son dos. Je me cramponnais alors à lui et le dirigeai, calmement, le long du fleuve. Ce fut un instant magique à mes yeux.
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Lun 4 Déc - 22:33
Je me réveillais lentement, cherchant mes marques… J’étais sur le pont d’un navire visiblement, en mouvement et je n’étais pas ligoté, cela devait vouloir dire que notre plan avait marché finalement. Je me redressais et constatais que je portais des vêtements trop grand et visiblement de marin, bien que propre, je ressemblais affreusement à Mélandil… Je soupirais. 

« Vous êtes réveillé Saphira ! Ca va aller ? » M’interpellait Maïa depuis la barre du navire en surplomb. « C’est amusant vous ressemblez à votre cousine ! » Gloussait elle en rougissant. 

Je soupirais encore plus fort en laissant tomber ma tête en arrière avant de sursauter en entendant un grondement puissant venant de mon dos. Je fis un demi-tour sur mon talon pour voir un énorme dragon ébène qui tirait notre navire ! Par May’Veal ! Morianne le chevauche !

« Combien de temps ai-je dormi Maïa ? » Je demandais en rejoignant la tahora en me frottant les yeux. 

« Cela fait depuis trois jours. Morianne s’amuse comme une folle avec son nouvel ami ! Nous sommes presque à Hazeben d’après les cartes. Nous avons fait des prisonniers mais nous les avons lâcher il y a une journée de cela, il mettront des jours à rentrer à Huiran. » M’informait elle. 

La druidesse vint à nous avec grâce et tout sourire. Elle m’expliquait que les prisonniers lui avaient avoué que Valenkar avait rallié des hommes pour venir en renfort à un seigneur de guerre du continent qui s’était jeté dans une bataille dantesques contre les royalistes et les forces endoctriné et invoqué de Grégoire. D’après eux, Grégoire avait rallié à lui des champions, des êtres consumé par la rage qui lui servait de capitaine et menait ses hordes d’invocation et de pauvres gens contrôlé par racines parasite… Les mercenaires avaient réussi à gagner de bien faible escarmouche à Grégoire malgré tout le bien qu’il avait dit de leur seigneur de guerre. 

Et la forêt de la bruine approchait inexorablement… J’ai profité du temps que nous avions avant d’arriver pour trouver une armure de cuir et un sabre d’acier dans le navire et me préparer à combattre. Je n’en doutais point, il faudrait faire couler du sang pour parvenir à mon pauvre renard. Nous avons mangé chaque soir sur le pont alors que le dragon se reposait, c’est devenu un rituel pour nous trois, je crois. Les rituels sont importants pour garder la foi en l’avenir et en nos croyances. J’ai pu demander à Morianne de nombreuses choses, elle semblait bien plus expérimentée en amour et sur certaines choses que moi, elle avait tellement voyagé que son expérience devait être infinie. Allait-elle se marier ? Comment faisait ont par chez elle pour demander le cœur d’un homme qui n’était même pas de notre race ? Aurait-elle des enfants ? Pourquoi Maïa me parlait elle tout le temps de ma garce de cousine Mélandil ? Est-ce que les ailée faisaient parfois union de leurs chairs en volant ? Lui ai je demandé un soir où nous avions trop abusé des réserves de liqueurs de la cabine de Valenkar. Maïa posait elle aussi beaucoup de question. Je lui ai expliqué notre culture dans notre région des océans, fonctionnant par cité-état et au sein de celle par clan. Nous ne pondions pas d’oeuf. Nous ne connaissons que peu de ce que les terrestres appels « la guerre », nos guerriers sont à l’origine des défenseurs faces aux monstres aquatiques même si nous avons parfois été en conflit si sanglant que l’eau se teintait d’écarlate. j’ignorais si je pourrais porter les bébés de Grégoire et moi au vu de nos différences, cela me rendit très triste de me poser cette question et mes deux compagnes passèrent la soirée à essayer de me changer les idées, ce que j’appréciais beaucoup. 
Nous avons raconté à Maïa comment nous nous étions rencontré, Grégoire mourant, comment Morianne l’avait sauvé et comment elle avait combattu aux côtés de l’homme pour qui j’éprouvais à l’époque une attirance que je ne comprenais pas.

Au dernier soir de notre voyage, avant d’arriver dans la forêt de la bruine, nous étions allongées sur le pont pour contempler le ciel si vaste et étoilé où résidaient les dieux. 

« Grégoire adorait cette vu… La capitale est devenue grande et il y a de la lumière chaque nuit, cela cache en partie les étoiles, un dicton commence à se propager. « La Ghyuerf ne dort jamais » dise les habitants. » Je dis en observant les étoiles. 

« Je me demande… Un jour, si un ailé pourra voler aussi haut que les étoiles. » Murmurais Maïa contemplative.

« On ne peut pénétrer les terres divines, Maïa. » Répliquait Morianne. 

« Je suis sûr que s'il n’y avait pas tout cela... » Je dis en faisant un grand geste des bras pour définir tout nous problèmes. « Grégoire adorait cela, tenter l’impossible pour découvrir, explorer… J’ai toujours admiré sa soif de savoir. Au départ, il ne voulait que découvrir le monde en solitaire avec Ombrefeu… Maintenant… C’est la guerre qu’il apprend. J’ai vu portant, il est remplis d’amour et de compassion. » 

« Je ne l’ai vu qu’une fois à Juier… Un roi pareil, on ne l’oublie pas. Dire que... » Elle semblait ravaler un nom. « Dire qu’il craignait que sire Boisdefer soit un roi violent. » 

Morianne prit la main de son ami tahora pour la réconforter. 

« Vous êtes fait de la même graine que lui, Saphira. Je suis heureuse que mon ami vous ait à ses côtés… Vous lui apportez, amour, tendresse et compréhension là où en à besoin. Tout comme Seya pour moi. Moi encore, je peux lui parler, même de l’autre bout de notre monde… Grégoire donnerait sa main pour savoir fabriquer ce genre d’objet, j’en suis certaine. » Gloussait la druidesse. 

Nous sommes endormis un peu plus tard, appréhendant le lendemain… Craignant les horreurs que nous verrions… Et elles ne nous firent pas défaut. 

En approchant à peine de l’orée de la forêt de bruine. Nous avons pu voir sans peine les ravages du conflit. Les restes de camps incendiés. Parfois des cadavres laissés là où avaient péri. Nous avons mis pied à terre et Morianne s’apprêtait à monter sur le dos de son dragon quand un grondement se fit entendre… Si fort que les arbres devant nous en frémirent. 

Juste sous nos yeux, dans le ciel… Deux dragons aux écailles vertes semblaient fuirent aussi vite que le vent le pouvait… Mais un énorme sylphide était apparue derrière eux… Sur le dos de celui-ci, une silhouette en armure rouge… Mon aimée, je pouvais le sentir sans peine par le vent. Avec le sylphide, Grégoire abattit sans pitié les deux plus petits dragon avant de filer vers le cœur de la forêt alors queles échos de combats violent nous arrivaient. 

Je me tournais vers Morianne, voulant savoir si elle me suivrait, malgré que nous allions probablement traverser un champ de bataille.
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Mer 6 Déc - 16:36
Il n'y avait pas de temps à perdre, il fallait rattraper Grégoire. Je jetais Saphira sur le dos du dragon noir avant de prendre moi-même mon envol à ses côtés, suivie par Maïa.

- Il faut rattraper Grégoire ! On doit mettre un terme à cette folie ! Je sais pas pourquoi les types aux sols se battent, mais ce n'est pas notre combat !
- Ce sont elles !! Ce sont ces salopes qui ont volé mon navire, mon dragon !!

Je me tournais alors vers l'est pour apercevoir Valenkar, chevauchant un dragon tout aussi noir que le notre. Ils nous avaient finalement retrouvé.

- Accroches-toi, Saphira ! Fonce pour rattraper Grégoire ! Maïa, protège les, je retiens ceux-là !
- Non ! Morianne, c'est trop dangereux à toi toute seule.
- C'est ce qu'on verra.

Je me séparais du groupe qui partit à la poursuite de Grégoire tandis que je partais à l'assaut de Valenkar, lui jetant deux longs pics de glace. Il esquiva les projectiles par une pirouette et fit cracher des flammes  à son dragon. Je me laissais tomber en chute libre pour éviter l'attaque et déployai mes ailes au dernier moment pour reprendre mon envol au ras du sol, évitant de peu un cavalier qui était en train de charger contre une créature de plante rouge.

- Wouw ! C'était quoi ce truc ? C'est Grégoire qui fait ça ??

De justesse, j'évitais un second assaut du dragon qui tenta cette fois-ci de me donner des coups de griffes. Ce fut un échec au vu de ma petite taille. Je bandais mon arc et décochai une flèche en direction du cavalier. Mais avec le mouvement, impossible d'atteindre ma cible. La flèche passa à 2 mètres de lui. J'avais alors un plan, je me mis à battre des ailes pour voler le plus haut possible, le dragon me poursuivit, de près, de très très près même. J'invoquais alors deux pieux de glace et les envoyai en direction du dragon qui n'eut pas d'autres choix que de faire un looping arrière pour esquiver mon attaque. Je replongeai alors rapidement vers le sol et m'y posais, déployant mes ailes. J'étais à un endroit du champs de bataille qui n'était plus très actif. Le dragon et Valenkar me fonçaient dessus, sûrs d'eux. Ils n'avaient plus qu'à se jeter sur moi pour me réduire en morceaux.

J'usais alors d'une grande partie de mon fluide pour arracher un énorme morceau de roche du sol et l'envoyer en direction de mes adversaires qui me plongeaient dessus et qui ne pouvaient donc plus ralentir leur progression contre l'immense bloc de terre contre lequel ils s'écrasèrent avec fracas. Cependant, il ne fallait pas que je reste ici. Je pris la fuite pour prendre le couvert des arbres et de la forêt. Je sautai d'arbre en arbre, m'aidant de mes ailes pour m'assurer d'y arriver quand l'écart était trop grand. Je trouvais finalement un endroit parfait pour m'envoler et bondit en l'air avant de déployer mes ailes. Il fallait cependant que je retrouve la trace de Maïa et Saphira qui étaient parties devant, pour poursuivre Grégoire.

- Bon sang ! Où se trouvent-ils ? J'vais devoir survoler cette zone !
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Jeu 7 Déc - 22:05
GRÉGOIRE POSSÉDÉ


Nous volons au dessus de la bataille, les bois sont devenu le piège mortel de notre adversaire. Il est très rusé et nous force à rester sur place, nous oblige à anéantir son armée avant de pouvoir continuer notre avancé sur le nord et l’est. Nous possédons une armée, invocation d’être végétaux et de parias contrôlé par le fluide du khan à travers des racines sur leurs tempes. Nous avons aussi eu des êtres, empli de colère qui se sont joint à nous de leurs plein gré, souhaitant la destruction de ce continent, de celui de Mar’Baal et d’Yban pour anéantir les hérétiques à la vie. Nos champions sont nombreux, dirigeant les contrôlé et les invocations à petite échelle, et un sylphide, sentant notre croisade face à l’ombre nous à joint en offrant sa force à notre puissante cause.


Nous voyons les éclats sporadiques des mages de notre adversaire… Il perd… Les mages et leurs défenseurs sont submergé par nos guerriers… C’est un combat pour la gloire que notre adversaire mène, une dernière bravade pour nous ralentir. Nous… Nous… Alors que nos survolons la bataille, nous pensons à faire reculer les ennemis, les laisser partirent, ils ont bien combattu… NON !… La part de notre descendant essaie de nous influencer ! … Mais peut être à t’il raison ? Serions nous sur le mauvais chemin ?!… Il suffit de ses hésitation ! Les adorateurs et els maitres d’esclaves doivent être exterminé !


Nous sommes en vol quand nous voyons deux dragons dans le ciel… Des noirs… Nous approchons pour voir ce qu’il se passe, sûrement des renforts de notre adversaire !


« Ils vont subir la colère d’un sylphide. » Rugit notre compagnon volant en poussant un rugissement enflammé et filant vers l’un des dragons.


« Nous sommes certains de ta supériorité face à ces dragonneau, Valéria. » Nous répondons à la furieuse dragonne.

AMbiance musicale:
 

Le dragon que nous avons suivis semble poursuivre une mzekil, qui parvient avec agilité à faire s’écraser son poursuivant… Elle se pose et sans perdre un instant Valéria noie dans les flammes le dragon à terre avant de venir se poser avec force devant la mzekil.


Nous prenons Ka-Gae et sautons pied à terre dans notre armure rouge pour faire face à la mzekil. Nous approchons et la présence de notre descendant se fait soudain plus forte.


« Nous te connaissons... » Émet notre voix grave et caverneuse à travers notre casque rouge.


« Oui, Grégoire ! Tu me connais ! C’est moi, Morianne. Tu te souviens, non ? Je suis ton amie. » répond la mzekil en nous faisans face.


« Nous ne sommes pas Grégoire. Nous somme la colère des asservis. La vengeance des torturé. Nous allons purifier ce monde, d’Ozan, de l’esclavage, de la torture, du viol et de la souffrance. » Nous répondons en nous mettant en garde avec Ka-Gae.


« Je me fiche de qui vous êtes et de vos intentions ! Vous possédez le corps d emon ami ! Je ne vous laisserais pas souiller son nom ni son âme ! » Grogne la femme devant nous en faisant venir à elle deux lames de glace.


Nous avons alors croisé l’acier rouge de notre lance à la glace de la mzekil. Elle était une combattante puissante et malgré notre acharnement à la battre sans faire usage de notre fluide, elle nous menait le combat dure. Tentative d’estoc basse, déviation de la femme par une lame, elle tente de percer notre armure à l’épaule, nous dévions, notre coup de hampe touche ses côtes mais la garde d’une de ses lames nous percute le casque. Elle retient ses coups, la part de notre descendant nous fait pression également.
La mzekil est haletante après quelques minutes de ce duel, notre descendant aussi, mais notre armure cache cela malgré le soulèvement de notre torse saccadé.


« Arcaëlle n’a pas besoin de votre purification ! Elle a besoin de Grégoire ! D’homme et de femme comme lui et moi ! Nous nous battons pour un monde meilleur. » Souffle la mzekil.


« La douleur des innocents ne peut être oublié ! Nous ne pouvons reculer ! Le monde doit changer, maintenant et cela même si nos méthodes terrifie les autres. »


Un hurlement sort de notre… De MA gorge !… Je suis à genoux face à Morianne, j’ai réussis à reprendre le contrôle !


« Fuis Morianne ! Ils vont revenir dans ma tête ! » J’implore mon amie en faisant se dissoudre mon casque pour la voir de mes yeux.


Un nouveau hurlement, nous sommes de nouveau aux commandes et retournons au combat. Nous perdons du temps dans ce duel futile ! L’adversaire arrive ! Les tentatives d’estoc s’accélère, malgré les résistances de notre hôte, le combat devient plus intense, malgré tout nos attaques détériore notre garde et la mzekil parvient à plusieurs reprise à nous frapper à la tête, nous obligeant à reculer. Nous commençons alors le rituel. Nous chargeons notre haine dans Ka-gae, des torrent de fluide rouge s’enroule peu à peu autours de la hampe de l’arme… Mais nous ne la lancerons pas, un tremblement nous fait tomber à terre alors qu’un dragon noir à chargé Valéria et qu’une Tahora et une…


Saphira…


Nous hurlons ! Des sentiments furieux se débattent dans nos esprits, chagrin, amertume, haine, désespoir…






SAPHIRA






Mon aimé ! Enfin te voilà… J’ai réussis à communiqué avec notre ami à écaille, il est heureux de faire face aux côté d’êtres pur et respectueux… je crois qu’il était perdu dans coeur pour accepter d’être avec les mercenaire.


J’ai sauté avec Maïa juste avant qu’il ne percute la sylphide que mon aimée à contre lui amené à suivre dans son carnage. j’atterris sur l’herbe battu alors que le sol tremble sous les coups des deux dragons, Maïa se précipite vers Morianne qui semble avoir combattu Grégoire… Tout cela doit cesser !


Je marche lentement vers la silhouette en armure de Grégoire, ses yeux son rouge comme du sang, il respire la rage et la souffrance. J’approche, je sens le fluide qui se déchaîne, les sentiments et émotions pris dans une tourmente modèle le fluide de façon anarchique. Je voyais le corps de mon aimé se tordre à genou sur le sol, ses mains pressant sa tête, sa bouche ouverte dans un hurlement de douleur. Les racines et les branches rendu folle par le fluide fouettaient l’air autours de moi et de lui, mais j’avançais. Malgré que mes compagnes de voyage me criaient de reculer, malgré les lianes, racines et branches qui entaillaient parfois mes joues, mon dos ou mes membres. Je parvins jusqu’au corps tordu de souffrance de mon aimé. Je m’agenouillais près de lui et pris ses mains… l’amenait à se blottirent à moi en lui caressant le visage en le tenant fermement pour qu’il ne continue pas de se blesser, de labourer ses bras ou son torse de griffures. Il revenait, je le sentais, les fluides se calmaient… Je voyais au loin les invocations et les contrôlé êtres dissous ou libéré… les survivants des mercenaires se repliaient, ne venant pas chercher leurs restes alors que les anciens esclaves de la volonté des esprits fuyaient aussi, ne laissant que les champions tenir l’orée des bois en fixant la retraite des mercenaires.


Ambiance musicale 2:
 

Les yeux rouges de mon aimée cessèrent d’être animé de colère alors que Morianne approchait avec Maïa.


« Nous… Nous sommes désolé… Nous pensions, qu’il devait avoir changement radicale… Oui, mais nous avons ignorer notre propre souffrance… Nos derniers membres de familles nous ont donc tuer, pour empêcher que nous ne continuions à détruire par souffrance… Perdre notre âme-sœur, nous a changé en monstre… Tu te bat bien, Morianne… l’hôte retenait nos coups cela dit. » Dit la voix de mon aimé comme si plusieurs voix se partageait ses cordes vocales.


« Vous devez partirent, rejoindre Jurk... » Dit doucement Maïa.


« Oui, tu à raison tahora… Oui, nous avons fait trop de mal ici… L’hôte est bien heureux, d’avoir votre soutien… Notre famille… Nous n’étions puissant qu’unis, la pertes des nôtres peu à peu nous à rendu faible et cruel. » Dirent les voix, avant que les yeux de mon aimée se ferment… Et ne se rouvre sur leurs belles iris d’émeraude.


Les larmes coulèrent immédiatement quand il reprit conscience, une essence rouge s’évaporant peu à peu de son coeur.


« Pardon, je suis désolé Morianne… Saphira… Je... » Sanglotait mon tendre renard.


Je séchais ses larmes en le berçant, calmant ses pleures, laissant mes propres larmes de soulagement couler aussi… Il est effrayant, de voir ce qui arriverait, si je mourrais, si mon aimé était perdu dans la souffrance ainsi… Je m’évertuerais à le chérir. Je repousserais la noirceur de son coeur, bataille après bataille, épreuves après épreuves… Il est un homme bon, d’amour et de connaissances, pas semeur de rage et de mort.




« Merci… Morianne, Maïa. » Je haletais, heureuse d’avoir pu compter sur leurs aide inestimable. « Si il ne vous avait pas vu… Il n’aurait pas refait surface si rapidement… Vous êtes un point d’ancrage à ses valeurs. Tout comme nos enfants, Erikar, Awilda, Anna Wraith, Lilith et tant d’autre… Merci. » Je sanglotait quelques peu. 
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Dim 10 Déc - 15:30
J'étais soulagée. Grégoire avait enfin repris ses esprits. Nous n'étions pas encore totalement sortis d'affaire, mais mon ami était à nouveau des nôtres. Je le regardais avec tendresse, mais aussi une pointe de tristesse. Il allait sûrement avoir besoin de nous dans les prochains jours pour le soutenir.

- Vous pourrez toujours compter sur moi, Grégoire, Saphira.

J'étais couverte de blessures. Grégoire ou plutôt l'entité qui l'avait contrôlé ne m'avait pas ménagé. Mais je tenais debout, fière et forte. J'aidais mes deux amis à se relever, plus Grégoire que Saphira d'ailleurs, car celui-ci était encore quelque peu désorienté.

- Aller... on rentre à la maison. Vous avez de merveilleux enfants qui vous attendent et un Domaine qui a besoin de vous !

Je nous dirigeais tous vers le dragon noir et le sylphide qui nous attendez patiemment. Eux aussi étaient couverts de blessures mais leur combat avait cessé au même moment où l'entité de rage qui habitait Grégoire était parti pour toujours. C'est à ce moment là qu'un cri retentit derrière nous. Je me retournais et vis avec stupeur Valenkar, debout, armes en main, se diriger vers moi, le regard furieux. Il était couvert de terre et de sang, mais il était belle et bien en vie.

- Oh non ! Sûrement pas ! Vous ne partirez sûrement pas ! Pas moi vivant ! nous hurla-t-il.
- Oh mince ! Morianne, qu'est-ce qu'on fait ? me demanda Maïa, paniquée.
- J'm'en occupe ! Restez en arrière !
- Non... Morianne ! C'est moi qui ais causé tout ça ! C'est à moi de régler ce problème ! intervint Grégoire.
- Tu en as déjà assez fait, mon ami. Saphira, Maïa, prenez soin de lui ! rétorquai-je.
- Morianne, non, attends !

Avant même que Grégoire ou quiconque ne puisse faire un geste, je dressais entre mes amis et moi une barrière de ronces tout en longueur avant de faire apparaître deux sabres de glace. Valenkar exhiba de longues dents pointues et ricana.

- Ahahahah ! Tu crois pouvoir me faire face ? Seule ? Une petite mzékils maigrichonne ?
- Une petite mzékils maigrichonne qui t'as bien eu ! Et pas qu'une fois ! Tu es sûre que tu veux te battre ?
- Tu as détruit ma flotte, tu as volé mon navire et mon dragon, et tu défends un meurtrier, un fou, un monstre assoiffé de sang !
- Le début est exact ! Mais Grégoire n'est ni un fou, ni un monstre ! Il n'était pas maître de ses actes !
- Et tu penses que je vais te croire ? Je vais te tuer, et ensuite ça sera au tour de ce monstre !
- Alors viens, si tu l'oses !!!

Nous hurlâmes tous les deux, entrechoquant nos armes les unes contre les autres, épées contre haches. Sa force était bien supérieure à la mienne cependant et je dus bientôt reculer face à ses assauts.

- Ah ah ah ! Un insecte ! Que de la gueule ! lança-t-il.  

Je bondis et déployai mes ailes avant de m'envoler dans sa direction. Je passais au-dessus de sa tête en donnant deux coups d'épée. Il arrêta mes attaques, juste à temps, en brandissant ses haches pour se protéger. J'arrivai dans son dos et retombai au sol avant de lancer un coup en direction de ses hanches. La lame glissa sur une plaque de son armure et je pestai avant qu'il ne m'envoie un revers du coude.

- Pas mal, mais clairement insuffisant, petite !

Je lançais alors des piques de glace en sa direction pour l'occuper le temps que je me relève. Il para sans problème mes attaques, mais je ne lui laissai pas le temps de respirer. A nouveau je me jetais sur lui, lames en avant. Le choc de nos armes brisa mes lames. Il abattit à nouveau ses haches mais mon fluide était déjà à l’œuvre pour former un bouclier de glace devant moi.

Je bondis en arrière et préparai de nouvelles épées de glace alors que Valenkar retirait ses haches de la coquille de glace. Je commençai à être essoufflée et à court de ressource. Alors que le virenpien me fonçait dessus, je bondis sur le côté et tenta une attaque. Malheureusement pour moi, le mercenaire vit le coup venir et dévia mon attaque avant de me planter son autre hache dans l'aile gauche. Je poussais un hurlement de douleur et donnai un coup en échange qui perça sa cotte de maille au niveau du flanc. Je tombais à terre, épuisée tandis que Valenkar se tenait le flanc d'une main. Il brandit sa hache de l'autre main et s'apprêta à me la ficher en pleine tête. Par réflexe, je lançai mon épée qui vint se planter dans sa gorge. Il me regarda un instant avant de convulser et tomber sur le côté... mort. Je soupirai et me laissai au sol, mon aile pissant le sang. J'entendis les cris de Maïa qui accourait à moi... puis plus rien, je perdis connaissance.
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Dim 10 Déc - 17:30




Je commençais tout juste à retrouver mes esprits, à réussir à user de mes membres par moi-même. Je parvenais à me relever avec l’aide de ma tendre Saphira qui me soutenais, pensant ce calvaire terminé, je commençais à souffler quand j’entendis le hurlement… L’un des capitaines du général mercenaire venait vers nous et visiblement furieux. Morianne se mit immédiatement entre nous et le virenpien. j’assistais impuissant au combat de mon amie face à la masse de muscle et d’écaille alors que des ronces nous barraient la voie. 

Elle finit par abattre le virenpien, au pris d’un important saignement, les ronces libérées par l’inconscience de Morianne, j’en pris le contrôle pour créer un cercle autour de celle-ci afin de que je puisse approcher, soutenu par les deux femmes encore en état de se mouvoir seules. 
J’allais user de mon fluide pour soigner immédiatement mon amie sauvageonne quand la main de Saphira se posait avec fermeté sur mes poignets.

« Qu’est-ce que tu fais ? 
» Je m’exclamais surpris.

« Tu es encore trop instable, mon amour… Laisse moi faire avec Maïa. Nos fluide sont encore purs du combat. Tout ira bien ne t’inquiète pas. 
» Me dit elle en me caressant la joue en me faisant reculer un peu.

Je lassais les deux femmes soigné Morianne… Impuissant, une nouvelle fois. Je devais gagner en force, pour protéger les miens et m’empêcher de finir à nouveau ainsi, répandant la mort sans pouvoir contrôler mes mains l’infligeant à des innocents. Après quelques instants, les deux guérisseuses stabilisèrent l’état de la druidesse, nous avons récupéré nos affaires et nous sommes dirigé vers les deux dragons qui attendaient… 

« Nos combats face au mal furent grandioses, ami Grégoire. » Émis la voix mentale de Valéria, la femelle sylphide. 

« Nous avons semé la mort et la désolation sans vergogne Valéria… Il n’y a rien de grandiose dans tout cela. 
» Je répliquais, piqué au vif.

« Hmpf… Tu es trop tendre envers le monde et dur avec toi-même humain. Nous avons amélioré les choses ici. Les forces du Royaume perdront beaucoup moins d’hommes grâce à notre épuration… Cesse d’être furieux et grimpe sur mon dos, je te ramène à Huiran avec tes amis… Tu as gagné mon respect, sans parler des combats que tu a mené avant face au mal. 
» Dit elle avec une pointe de fierté et d’amusement. 

Les dragons nous ont ramené jusqu’à Huiran, dernière cité portuaire indépendant du continent, la ville s’était vidé de ses habitants, bien peu étaient encore là. La garde était inexistante et le porte presque désert de navire. Hormis une frégate… Déposés non loin par les dragons, nous avions pu pendant les deux jours de voyage reprendre des forces et Morianne était revenu à elle. 

Saphira et elle faisaient tout pour me faire aller mieux, m’empêcher de me culpabiliser, mais… j’étais belle et bien responsable des batailles sanglantes qui avaient été mené ici sur ce continent. Le capitaine se présentait à nous dès notre approche, Qaise nous fit monter à bord sans tarder et nous avons immédiatement levé l’ancre. Il affirmait que la flotte du Royaume arrivait pour finir d’annexer le continent et Huiran allait être écrasé même si un groupe de mercenaire et de gangster avait juré de tenir la ville. 

Je pus donc assiter, Ka-Gae à la main et le grimoire des connaissance à ma hanche, à l’arrivée une heure après notre mise à l’eau, à la venue d’une flotte massive de navire de guerre aux couleurs du Royaume, peu après… Le ciel du crépuscule devint orangé, là où se trouvait Huiran bombardé par les canons de la flotte royale. 

Saphira vint près de moi alors que j’assistais à cela depuis la proue. 

« C’est fini mon renard, nous rentrons à la maison. Auprès des nôtres. Tu iras mieux. » 

« Oui… Oui… Je suis navré, ma perle… De tout cela, toutes ces épreuves, à cause de moi et de mon ignorance. » Je répliquais, honteux de mes erreurs.

« Tu ne pouvais pas le savoir hélas, ont ne pas tout prévoir. Les courants du destin sont toujours changeant en fonction de nos choix et de quel côté nous nageons. Viens… Morianne sera contente que tu viennes à la table du capitaine avec moi. » Me dit elle en caressant mon dos.

Je lui souris en la suivant avant de lui dérober un baiser. Oui, nous avons du chemin à faire, je ne peux me laisser aller, mais… Je crois qu’un peu de tabac de Ray’Baz de Qaise me ferait du bien pour m’empêcher de laisser mon coeur continuer de s’emballer sans cesse. 



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