Sexe, alcool... et Hayert'Vaäls ? - Partie 3

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Mar 14 Nov - 15:09
Plus l’on se rapprochait, plus l’ardeur des combats était inquiétante. Nous mîmes pieds à terre et je songeais à me pauvres élèves ainsi qu’aux professeurs et autres personnels. Qu’allait-il advenir d’eux ? Je songeais qu’il fallait agir, mais comment ? Je me tournais vers l’océan et vis un bateau pirate se diriger vers notre navire de croisière. C’était si prévisible…. Mais ce n’était plus mon problème.

Tahiri me questionna mais je restais silencieuse. Que devions-nous faire. Je regardais Yeux Verts. IL avait l’aspect d’un gringalet, en quoi nous serait-il utile ? Je fixais l’elfe, un peu désemparée.

On va aller en ville, ce sera dangereux mais je ne vois pas quoi faire d’autre.

Je soupirais et me mis en route vers la cité à feu et à sang. Lorsque j’arrivais sur le port, j’aperçue trois pirates. Je fermais ma ceinture et devins invisible. J’occis deux des pirates et le troisième partie en courant en parlant de revenant.

Je retirais la ceinture et fis signe à Yeux Verts et Tahiri de venir.
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Mar 14 Nov - 17:10
Je soupirai de désarroi. Il allait falloir se tailler un chemin dans tout ça. Je ne savais même pas ce que voulait exactement Vÿdareen en fonçant ainsi vers la ville. Je supposais qu’elle voulait avant tout aider les gens de son établissement. Nous arrivâmes bien vite au port de la citée en proie aux flammes et aux combats. On aurait dit une véritable guerre civile. Les gens étaient en train de se battre soit contre des pillards, soit contre des royalistes, Kaliqua seul avait cet art là me dis-je. Je voyais avec horreur Zaï’Han dévorée par les flammes et la folie. La ville n’avait jamais été un havre de paix, ni exempte de corruption, mais il y vivait des gens bien, honnêtes, qui essayaient de survivre comme ils pouvaient. Cela me brisa le cœur de constater que le sang était versé dans cette ville si paisible.

Vÿdareen se défit aisément de deux pirates qui traînaient sur le port, en quête de choses à piller alors que le reste de la ville n’était plus que cris et douleur. Elle nous fit signe de la suivre et je courus à sa suite. Ce fut avant qu’une troupe de royalistes ne nous tombent dessus. Ils étaient cinq, armés, et bien équipés.

- Vous ! Écartez-vous ! C’est dangereux par ici ! nous cria l’un d’eux.
- A qui la faute, royalistes ? Ne vous mettez pas en travers de notre route ! leur rétorquai-je. Je me moque de votre combat, je veux juste sauver ces innocents que vous avez mis en danger avec votre conflit débile !
- Hors de question ! On ne laisse personne passer ! De plus, qui nous dit que vous n’êtes pas des pirates ?
- Il y a des gens qui sont en train de mourir, et tout ce qui vous intéresse, c’est de savoir si nous sommes des pirates ?
- Cette ville est corrompue par le vice, nous sommes là pour en éradiquer le mal qui la dévore. Il ne nous a pas fallu longtemps pour trouver des pirates…
- Et ça justifie ce massacre ? Qui a commandé cette attaque ?
- Ça ne vous concerne pas, mercenaire !

Je pris en main mon sabre en bois et décochai un violent coup au type face à moi. L’impact fut violent au point qu’il en perdit connaissance sur l’instant.

- Maintenant ça me concerne ! Tirez-vous, ou je vais commencer à m’énerver !
- Arrêtez-la ! Pas de quartier ! s’écria l’une des soldats.
- Ka’Umz ! s’écria alors Nihil.

Des aigles de foudre se formèrent au-dessus de sa tête avant d’aller s’écraser sur les royalistes face à nous. L’un d’eux s’était protégé avec un écran de fluide khan et n’avait rien subit, les autres quant à eux, étaient tombé à terre. Le mage face à nous envoya des pieux de terre en direction de notre magicien qui n’eut qu’à faire un geste pour invoquer une barrière de foudre qui dévia les projectiles.

- Ah ! C’est tout ce que tu sais faire ? s’écria-t-il. Ka’Ing !

Il concentra son fluide dans ses mains tandis que l’autre préparait un autre sort. Je me jetais sur l’un des soldats qui se relevait tandis que Vÿ disparaissait à nouveau grâce à sa ceinture. J’invoquais une aura de vent autour de mon sabre pour le rendre solide et tranchant et donna un coup en direction de la tahora me faisant face.

- Dernière avertissement, elfe ! Renoncez, toi et tes compagnons à avancer plus loin !
- J’ai une autre idée ! Retournez chez vous, royalistes !!

Nous échangeâmes plusieurs coups avant que je ne me décide à utiliser de mon fluide pour la projeter en arrière d’une bourrasque de vent. Elle se releva et m’envoya une boule d’éclair qui me frappa en pleine poitrine. Je tombai au sol sous l’impact du fluide.

- Argh !

Mon corbeau croassa et se mit à attaquer la tahora à coup de bec.

- Hééééé ! Saleté ! Vas-t-en !!!
- Raaah… j’ai vraiment pas envie de vous affronter, royalistes, mais vous nous laissez pas le choix !

BAM !!! Un puissant trait d’éclair fusa en même temps qu’un bloc de terre s’arrachait du sol. Le combat des deux mages créa une explosion qui envoya des débris un peu partout. Je me relevai avec difficulté pour constater que les soldats du royaume étaient sonnés. Vÿdareen réapparut et Nihil se tenait debout avec un sourire mauvais.

- Ahahaha ! Personne ne peut me tenir tête !
- C’est pas le moment de te la péter, Nihil ! Profitons-en pour filer jusqu’à l’établissement de Vÿ !!
- Oui, chef !

Je ramassais mon corbeau qui était à terre, sonné lui aussi, et filai avec Vÿ et Nihil.
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Mer 15 Nov - 15:57
J’observais le combat entre Tahiri, Yeux Vert (qui semblait s’appeler Nihil) et les Royaliste. Cela se finit par un K.O du corbeau de l’elfe et du mage. Nous nous remîmes à courir vers mon établissement. Je pestais et priais pour que mes élèves et le personnel n’aient rien. Je vis des arcaëlliennes et arcaëlliens en pleurs, tenant contre eux un être cher mort. Les pirates pillaient les demeures et les boutiques. Je n’avais pas le temps de leur venir en aide.

Au bout de quinze minutes à courir, l’école-écurie fut en vue. Elle semblait entière et personne ne rôdait autour. J’entrais dans mon domaine et sifflait de façon aigue. Au bout de cinq minutes les élèves et le personnel était dans la cour.

Vous n’avez rien ?
Non, madame, j’ai fait descendre tout le monde dans les caves. Répondit le régent.
Bien. Bon, retournez y. Apparemment on est assez loin des combats pour être touché.
Bien madame.

Le groupe retourna vers la demeure et se mit à l’abri. Je demandais à Tahiri et Nihil ce que nous devions faire. Je soupirais de soulagement une fois encore.

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Jeu 16 Nov - 10:40
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L’établissement de Vÿ tout comme ses occupants n’avaient rien. J’étais soulagée mais je sentais que les choses n’allaient pas être aussi simples. Il fallait protéger cet endroit à tout prix car il serait probablement lui aussi victime des attaques à son encontre. Nous ne pouvions cependant pas laisser le reste de la population sans secours. J’observai attentivement mes compagnons avant de prendre une décision.

- Je vais aller aider les autres habitants, vous, protégez cet endroit ! Il est encore à l’abri du conflit mais je doute que cela dure !
- Quoi ? Mais… Tu es folle ! Tu ne vas quand même pas y aller seule ? s’emporta Nihil. C’est trop dangereux !
- Je suis fille de Gar’Haz, je ne crains pas la mort !
- Tu es… quoi ?

Il se tourna vers Vÿ, cherchant un soutien.

- Est-ce que votre amie est complètement folle ?

Elle sourit a cette question.

- Elle est folle mais elle est bien la fille de Gar'Haz ! soupira-t-elle.
- Et ? Vous allez vraiment la laisser partir comme ça ? Seule ? s’étonna-t-il.
- De toutes façons, y a pas à discuter, vous restez là, je m'occupe du reste, répondis-je.
- C'est de la folie !! s'emporta le magicien.

Je fis mine de partir mais Vÿ m’interpella.

- Tahiri, tu es vraiment inconsciente... Nihil va venir avec toi et moi je reste là. Pas de mais, pas de discution.

Je restai un moment silencieuse et fixai mon amie. Elle savait que rien ne me retiendrait ici, que j’étais une tête de mule. Je serrais le poing.

- Je suppose qu'un peu de magie me sera d'un certain secours ! C'est d'accord, Vÿ, reste ici pour protéger tes étudiants et ton personnel ! Et puisque tu crains pour ma vie, Nihil, tu n'as qu'à venir !
- Quoi ? Mais... C'est...

Il sembla désemparé. Je sentais qu’il craignait un peu pour sa vie, mais en même temps il ne voulait pas me laisser partir prendre des risques. Il hésita, nous regardant alternativement, Vÿ et moi.

- Ok, chef. Tu me voulais dans ton clan ? J’en suis… mais si le danger et trop grand, on rebrousse chemin.
- On ne rebroussera pas chemin, Nihil ! Tu le feras si tu le souhaite… mais j’ai des habitants à protéger.

Il soupira et me suivis quand même. Je me tournais une dernière fois vers Vÿ et la regarda avec intensité.

- Je ne serais pas longue ! Je reviendrais, promis !

Je quittais alors l’établissement, suivie du mage qui soupira avant de me demander :

- Bien… par où commence-t-on ?
- Par là où ça crie !
- Par là où ça… Directement dans les combats ?
- Non ! Directement où les habitants ont besoin de nous. Viens !

Nous courûmes un long moment, plus long encore car Nihil ne tenait pas vraiment la distance. J’aurai mieux fait d’y aller seul maintenant que j’y pensais, mais Vÿ avait insisté pour que je le traîne avec moi. Après cette course, nous arrivâmes à la place principale où les forces du Royaume affrontaient des marchands d’esclaves. C’était une véritable boucherie. Il y avait des cris dans tous les sens, des combats un peu partout, et je devais me rendre à l’évidence, il me faudrait faire attention au moindre mouvement.

- Nihil ! Occupes-toi de la maison incendiée qui est là ! Utilise ton fluide pour m’éteindre ça ! Je vais aller sauver les esclaves ! Les marchands peuvent crever, je m’en cogne ! Mais pas les esclaves !
- Bien reçu, chef !
- Et arrête de m’appeler chef ! Tahiri ça suffira !

Je me précipitai alors vers les esclaves qui étaient recroquevillés dans un coin, tentant d’échapper comme ils le pouvaient à ce combat. Je dégainai mon sabre en bois et contra celui d’un homme de main de ces esclavagistes. Il se mit à rire lorsqu’il vit que je n’étais armée que d’une épée en bois.

- Ahahah !! Tu viens m’affronter avec un bout de bois ? Sérieusement ?
- Je pourrais t’affronter à mains nues, si je le voulais ! Hors de mon chemin !
- J’vais t’apprendre où est ta place !!!

Je contrais son attaque avant de me jeter sur le côté et lui envoyer une lame de vent qui vint lui entailler le bras. Il se mit à hurler de douleur et pesta.

- Ah ! Aaaaaaaaaah !!! Salope !!! Salooooope !

Ses copains eurent alors vent de ma présence, tout comme les soldats du Royaume. Je fonçais sur le type et lui décocha un puissant coup de pied au visage pour le faire tomber au sol avant de lui cracher dessus.

- Reste à terre !

Je me précipitai alors vers les arcaëlliens enchaînés et brisai leur chaîne une à une, leur criant de me suivre s’ils voulaient vivre. Il y avait des femmes, des enfants, et même des jeunes hommes. Je ne pouvais pas les abandonner et continuer le combat, il fallait que je trouve un moyen de les mettre à l’abri. Je vis Nihil me faire signe de l’autre côté de la place. Il avait éteint le feu et accompagnait une famille qui avait réchappé aux flammes semblait-il.

- Par ici !!! Je m’occupe des civils ! me cria-t-il.
- Aller !! Aller ! Suivez-moi !!! On rejoint les autres ! leur criai-je.

Ils filèrent tandis que je faisais tout pour faire reculer les esclavagistes qui ne comptaient pas laisser leur « précieuse marchandise » s’en aller comme ça. Heureusement que les royalistes qui étaient sur place furent un peu plus malins que ceux que j’avais croisé et m’aidèrent à protéger ces malheureux.

- Qui êtes-vous ? me hurla leur capitaine tandis qu’il renvoyait un homme de main au royaume de mon père.
- Qu’est-ce que ça peut vous faire ? Vous venez foutre le merdier dans ma ville, et vous osez me demander qui je suis ?
- Vous êtes une mercenaire ?

Je parai un coup et envoya un type bouler avant de répondre.

- Là, pour le moment, je défends juste cette ville et ses habitants !
- On va vous donner un coup de main pour mettre les civils en sécurité !
- Trop aimable !! dis-je avec amertume en assommant un mercenaire du côté des esclavagistes.
- Vous préférez le faire toute seule, peut-être ? me demanda-t-il avec une pointe d’agacement.
- J’aurai préféré que vous ne veniez pas foutre la merde dans Zaï’Han surtout ! Mais je suis pas stupide au point de refuser votre offre ! Je pense d’abord aux habitants d’ici avant de penser à vous détester !
- Priorité à la protection des civils, soldats !

Je jetais un coup d’œil et vis les soldats se mettre en formation près de Nihil et des civils pour les protéger, je hochais alors de la tête pour remercier le capitaine et me jetais alors dans la bataille pour nous débarrasser de ces brutes.
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Jeu 16 Nov - 18:41
Je regardais les deux compères partir en courant vers le conflit. Quant à moi, je fermais ma ceinture pour me rendre invisible et, ainsi, surprendre les potentiels adversaires. Je pris mon épée et attendis. Rien n’arrivait. C’était calme, trop calme. Anormalement calme….. Je soupirais et m’assis sur un banc. Je vis passer une patrouille royaliste mais pas de pirates. C’était barbant.

Alors que je me faisais à l’idée de subir un calme plat, des pirates firent irruption. Quatre arcaëlliens et deux arcaëlliennes. Les forbans virent les montures et je les entendis parler du prix qu’ils pourraient en tirer. En silence, je me levais du banc. Je me rendis d’un pas de loup au niveau des malfrats et murmurais :

Attention à l’esprit frappeur !
Qui… Qui a dit ça ? S’inquiéta la xen aux ailes vertes et au regard azur.
Pas moi…. Aïe ! S’écria l’humain lorsque je lui mit un coup de pied dans les couilles.
C’est quoi ce délire ? S’enquit le mzékils.

Je me mis à rire, un rire à faire froid dans le dos. Je plantais mon épée dans la xen puis donnais un coup de poing dans le visage du mzékils avant de planter mon épée dans son ventre. Voyant deux des leurs à terre, les pirates partir en courant laissant le troisième arcaëllien qui se tenait les parties en geignant allongé au sol. Je m’approchais, retirais la ceinture et lui dit avec douceur que ce n’était pas bien de voler. Je lui tranchais les deux mains puis la tête. Je fermais à nouveau la ceinture redevenant invisible.

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Mer 22 Nov - 14:54
Nous avions défait cette bande de marchands d’esclaves, sans qu’il n’y ait trop de victime dans le lot. J’étais couverte de sang, qui n’était le mien qu’en petit partie infime. J’ordonnais à Nihil de mener les civils en lieu sûr.

- Mais où ? me demanda-t-il. Rien n’est sûr nulle part, ici !
- Tsss… Je vais voir ça avec le royaliste !

J’accourais vers lui en l’interpellant ainsi, lui faisant un signe pour qu’il m’offre son attention.

- Hé ! Capitaine Machin, là !
- C’est Capitaine Flikz ! Et vous ? Dois-je vous appeler la folle au sabre de bois ?

Je mis à rire en posant ma main sur son épaule, me tenant les côtés de l’autre tellement j’en avais mal aux abdominaux.

- Bien envoyé ! Ahaha ! Moi c’est Tahiri ! Ok ? Bon… Heu… Écoutez Flinkz, vous avez l’air d’être quelqu’un de bien, alors pour l’amour de Jurk, je vous implore de bien vouloir protéger ces innocents. C’est bien ce pour quoi vous êtes venus, non ? Protéger les gens des bandits et des malfrats, non ?
- C’est le cas en effet. Le Royaume souhaite… annexer Zaï’Lou pour en sécuriser les terres.
- Annexer ? Annexer ? C’est quoi ces conneries ? Vous savez même pas ce que vous affrontez ! Oui, c’est vrai, il y a des bandits et des pirates, à Zaï’Lou comme partout d’ailleurs ! Osez me dire qu’il n’y a pas de pirates dans les Citées Blanches !
- S’il y en a, ils sont traqués, Tahiri ! Ici, ils semblent avoir le contrôle sur le commerce et bien d’autres choses. L’anarchie n’est pas enviable pour un tel continent.
- On s’est toujours débrouillé sans vous ! Vous venez foutre votre merde et voilà ce qu’il se passe ! Ils prennent peur, ils foutent le feu partout, ils pillent et partent pour se mettre à l’abri avec tout ce qu’ils peuvent ramasser !
- Ce n’est pas moi qui ai dirigé cette opération, mercenaire ! Je fais ce qu’on me dit de faire tout en essayant d’éviter le plus de perte civile…
- Mon cul, ouais…
- Je vous ai écouté tout à l’heure ! J’ai donné la priorité à la protection des civils ! Ce n’est pas suffisant comme preuve de notre bonne foi ?
- Pfff… Peut-être, oui… Il faut arrêter ça maintenant ! Éteindre les feux ! Les combats… tout !
- Ça va être compliqué ! On a perdu la liaison avec l’état-major ! Les pirates ont attaqué nos navires ! On ne sait même pas si le général Tullius s’en est sorti !
- Alors direction le port ! Il faut qu’on sache se qu’il se passe là-bas !

Je partis en direction du port avant que la main du capitaine ne m’arrête.

- C’est de la folie, jeune femme ! Vous n’entendez pas les coups de canon ? Ça doit être le chaos là-bas.
- Il n’y avait presque personne au port !
- Si vous êtes arrivée depuis le port au Sud, oui, mais à l’Est… Ce n’est même pas la peine !

Je levais les yeux vers le ciel et pouvais apercevoir au loin, à l’Est, une nuée de corbeaux volant en cercle. Bien, puisque mon père le voulais, j’allais prendre les choses en mains.

- Alors je me charge des pirates… protégez les habitants…
- Vous êtes complètement malade ! Seule, vous allez vous faire tuer !
- Ne me manque pas de respect, petit homme ! Ce serait une erreur monumentale ! Mon père est Gar’Haz, et mes pouvoirs viennent de l’au-delà !
- Vous… Vous êtes la fille de Gar’Haz ? Mais alors ce sabre en bois…
- Croyez-moi ! Vous ne voulez pas me voir manier une épée en acier...

Je partis en avant laissant le capitaine en arrière. C’était décidé ! J’allais moi-même régler ce problème.

Arrivée près du port, je m’aperçus tout de suite de l’entendu des dégâts. Des maisons éventrés par les boulets de cannons perdus dans la bataille, des cadavres et blessés par centaines, certains gravement mutilés. Le conflit avait été violent dans ses premiers instants et cela avait très vite dégénéré. Il y avait encore un énorme nuage de fumée qui voilait les navires en conflit au loin. La poudre avait tant parlé que plus rien n’était visible d’ici. Est-ce que les pirates  gagnaient ? Était-ce le Royaume ? Aucune idée, mais le conflit se faisait toujours entendre. Je quittais ma position pour tenter de me frayer un chemin parmi tous les combats qui avaient lieu ici.  

Une, deux, trois blessures, rien qui ne mette ma vie en danger mais en à peine quelques instants dans ce merdier, j’avais reçu de quoi me faire reconsidérer mon choix. Il fallait pourtant que je mette fin à ça. Je n’avais cependant aucun allié. Le Royaume me considérait comme une pirate et les pirates ne me considérait pas comme une des leurs. Ma seule chance était de me faire la plus discrète possible et passer en dehors du conflit pour atteindre leurs chefs, au moins celui qui commandait cette bande de pirates. Peut-être que certains d’entre eux arrêteraient de se battre s’ils n’avaient plus leur chef. Je ne voulais pas non plus déclencher un conflit avec le Royaume, ils étaient bien plus dangereux, et bien mieux armés et entraînés. C’eut été de la folie. Mon corbeau se posa sur le manche de mon épée et croassa.

- Hors de question… Si je m’en sers, je ne ferais aucune distinction entre les deux… Pfff… Mais en même temps, si je ne fais rien, le conflit va continuer et des innocents vont mourir…

Avant même que je ne puisse esquisser un geste, je fus agrippée par le bras. On me tira de force dans une des ruelles adjacentes au conflit. Je reçus un violent coup de poing au visage, ce qui me fit basculer en arrière. J’entendis des rires nerveux et je pouvais sentir la puanteur émaner de ces gens là. Des pirates à n’en point douter. Je vis avec désespoir mon sabre en bois voltiger plus loin. L’un d’eux se jeta sur moi et m’immobilisa les mains.

- Aller, calme toi, ma jolie, ça ne durera pas longtemps si tu ne te débats pas !
- Hé hé !!! Tu nous en laisses, hein, dis ? Tu nous en laisse Tristin !
- Fermez vos gueules ! J’vous en laisserai si vous faites vot’ boulot et que vous lui tenez les bras !

- Lâchez-moi bande de porcs ! m’écriai-je alors.

Je pouvais deviner sans problème leurs intention, le type sur moi avait déjà les mains à son froc tandis que les deux autres m’attrapais les poings et les pieds. Il me cogna à nouveau au visage tandis que je me mettais à hurler.

- Ta gueule, putain ! Tu vas nous attirer des ennuis, pétasse !
- Lâchez-moi !!! Lâchez-moi ou je vous jure que ça va mal aller pour vous !!!
- Tout va bien s’passer, on veut juste passer un bon moment avec toi !!!
- Si tu me touches, je te ferai passer l’envie de sortir ton engin, connard !

Il se jeta sur moi et commença à m’arracher mes vêtements. J’étais poitrine à l’air à présent mais je continuai à me débattre férocement, c’est au moment ou sa langue effleura ma peau que j’eus un profond sentiment de dégoût. Je me mis à hurler et fit se déchaîner mon fluide de vent en une bourrasque qui les propulsa tous les trois en arrière. Je me mis à ramper pour les fuir mais l’un d’eux me rattrapa par la jambe et me tira en arrière.

- T’es à moi, ma jolie !

Je lui donnais des coups de mon autre pied pour le faire lâche mais son autre pote arriva en renfort pour l’attraper. Je m’accrochais alors désemparement au pavé de la rue, mais mes doigts glissaient. Il n’y avait plus d’espoir, plus d’autre solution qui me vint alors à l’esprit. S’il me voulait, ils allaient m’avoir. C’est à contrecœur que je dégainai mon sabre en acier. Il y eut une puissante décharge de fluide qui les propulsa en arrière. Les trois compères se relevèrent doucement face à moi… ou plutôt ce que j’étais devenue.

Suggestion de musique:
 

Mes yeux rouges sang les fixèrent avec froideur. Je fis un pas en avant, faisant tomber une de mes mèches de cheveux blancs sur mon visage. Ils eurent un réflexe de recul. Ils ne savaient pas ce qu’ils avaient en face d’eux, mais ma soudaine transformation avait instillé le doute en eux.

- C’est… c’est quoi ça, putain ?

Je ne répondis pas et en un éclair, je bondis sur eux, leur décochant un coup de sabre avant de revenir tranquillement à ma place. Ils regardèrent tous les trois avec étonnement leur propre corps. C’est alors qu’ils se rendirent compte qu’ils étaient tous les trois coupé à vif. Le sang jaillit de leurs blessures et ils s’effondrèrent.  

- Mon père a dit.. crevez… Crevez tous !

Mon avatar divin ne prit même pas la peine de se revêtir. Sabre en mains, elle avança vers le danger, son sang bouillonnant à travers notre corps. Elle avait soif… soif de découper des gens, et je commençais à partager son envie. Une fois sortie de la ruelle, se fut le début du massacre. Nous enchaînâmes les combats, les uns après les autres, n’ayant aucune pitié pour nos adversaires. Ceux qui survivaient à notre affrontement étaient instantanément exécutés sans la moindre vergogne. Mais parfois… parfois nous ne les achevions pas, nous sentions leur désespoir, leur manque de volonté de se battre à nouveau. Nous les laissions donc ainsi… dans le sang et la douleur. Notre lame avait soif de mort.
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Jeu 23 Nov - 11:18
J’avais un mauvais pressentiment en songeant à Tahiri. Je ne pouvais mettre le doigt sur le souci mais je sentais qu’elle n’était pas en sécurité. Je défis ma ceinture et redevins visible. Je levais la tête vers le ciel et vis une nuée de corbeau au-dessus du port. L’elfe devait être là-bas, j’en étais sûre. Serrant les poings, je pesais le pour et le contre pour la rejoindre. Je soupirais, je ne pouvais laisser l’école écurie sans défense.

Me levant du banc, je fis les cent pas devant la porte où étaient cachés élèves et personnel. J’entendis un grincement et une tête apparue. C’était Allädar. Il me regarda longuement et me demanda s’ils pouvaient faire quelque chose pour m’aider. Je soupirais une énième fois et dis que ceux sachant se battre étaient les bienvenues. Allädar hocha la tête et passa le message. Une dizaine de personnes sortirent de la cachette. Je leur ordonnais d’aller chercher des armes dans la réserve. Lorsqu’ils revinrent je leur intimais de défendre notre demeure bec et griffes.

Je courais vers le port. On ne pouvait me voir car j’avais fermé la ceinture. J’arrivais enfin là où la nuée de corbeaux volait. J’aperçus Tahiri sous sa forme divine. Elle était sans pitié. Je défis la ceinture et m’approchais difficilement de Tahiri. Je tuais, au passage, quelques pirates. Je criais le nom de l’elfe pour attirer son attention mais elle était trop dans la mort pour m’entendre. Bientôt il ne resta que peu de personne debout.



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Jeu 23 Nov - 17:44
Pourquoi n’avais-je pas cédé plus tôt à cette puissance ? Pourquoi n’avais-je pas utilisé mon pouvoir auparavant pourtant si grand ? C’était si facile à présent d’ôter la vie, si facile à présent d’offrir à mon père toutes ces âmes en perdition. Il suffisait de brandir mon sabre, et de jouer avec. Je sautais, dansais, faisais onduler la lame de mon sabre en un si beau et macabre ballet. Je ne ressentais plus que l’envie de faire continuer ce sinistre bal où j’échangeais des pas de danse avec les morts.

Les hommes du Royaume comme les pirates devinrent mes cavaliers, masculins comme féminins. Bandits comme vertueux soldats, ils ne furent pas épargnés. Pourquoi faire la différence puisque tous devaient rejoindre le Royaume de Gar’Haz un jour ? Je ne faisais qu’obéir à la volonté de mon père. Le destin m’avait amené jusqu’à ce moment fatidique. Les canons tout comme les combats s’étaient alors tus, imposant le silence de la mort. Le combat sur les navires avait-il cessé ? En tout cas, celui à terre était terminé. Il n’y avait plus qu’une marée de cadavre sur mon chemin. Je cherchais encore, pourtant, un arcaëlien avec qui danser.

Je fis demi-tour, ne sachant trop par où aller quand j’entendis finalement une voix, quelqu’un m’appeler. Oui, une femme criais mon nom. Je me tournais finalement vers elle et la fixais silencieusement. Je fis deux pas en avant vers elle, baissant mon sabre. Je sentais le sang chaud dégouliner sur tout mon corps, mon corps si froid, aussi froid que la mort. Ses cheveux blancs, ses yeux roses, ils m’étaient familiers. Où les avais-je vu déjà ? Comment connaissait-elle mon nom exactement ? Je fis deux pas de plus en sa direction, soupirant.

- Es-tu venue danser ?

Non, je ne sentais aucune animosité de sa part, elle n’était pas là pour danser sabre contre sabre. Elle était là pour autre chose. Je baissais complètement mon arme, me rendant compte qu’elle n’avait aucune intention hostile à mon égard.

- Non… Je peux le sentir… tu n’as pas envie de danser… Tu n’aimes pas cela, tu préfère la vie, paisible, je me trompe ? Que me veux-tu ?
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Ven 24 Nov - 11:21
Non… Je peux le sentir… tu n’as pas envie de danser… Tu n’aimes pas cela, tu préfères la vie, paisible, je me trompe ? Que me veux-tu ?

Elle… Elle ne me reconnaissait pas. Comment était-ce possible ? Que lui arrivait-il ? Je m’approchais avec prudence de Tahiri, le cœur palpitant. Délicatement je posais une main sur sa joue droite. J’avais les larmes aux yeux. Nom des Dieux, que se passait-il ? Soupirant je baissais mon regard. Une larme roula le long de ma joue gauche. Je retenais mes sanglots relevant la tête. Je ne voulais pas perdre mon elfe. Même si ce n’était pas une histoire sérieuse entre nous, je l’aimais. Je ne savais pas vraiment de quel manière je l’aimais mais c’était ainsi.

Ta… Tahiri, c’est moi, Vÿdareen. Reprends toi et, oui, j’aime la vie. Je veux que tu redeviennes l’elfe avec qui je passe des heures à faire l’amour, l’elfe avec qui je bois et ris. Je me mis à pleurer et retirais ma main de sa joue. J’t’en prie, je ne veux pas être seule à nouveau….

Je pleurais telle une enfant ayant perdu son meilleur ami. Je regardais la fille de Gar’Haz et l’embrassais aussi soudainement qu’une fleur meurt. Que devais-je faire ? Ce n’était pas l’acte le plus raisonnable à effectuer. Si elle me tuait pour ça j’aurais l’air bien. Je quittais ses lèvres et la regardais en pleurant. Je lui dis qu’elle n’avait plus besoin de tuer.
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Ven 24 Nov - 14:01
Je sentais la chaleur de sa main sur mon visage maculé de sang. Elle fixa sur moi son regard, une larme coulait sur sa joue. Ma vision se brouilla. J’étais à nouveau sur l’Île. Le camp dans lequel j’avais grandi était en ruine. Des flammes   tout autour de nous. Ma sœur avait sa main posée sur ma joue, pleurant à la fois de peine et de douleur. Mon sabre avait perforé son abdomen et j’étais couverte de son sang.

« - Pourquoi ? Pourquoi Tahiri ? »

Ma jumelle succombait devant moi tandis que j’étais impuissante. Je me mettais à mon tour à pleurer et hurler.

« - Mais qu'est-ce que vous m'avez fait !? Pourquoi père !?? POURQUOI ?! »

« Mais qu’est-ce que tu m’as fait ? » me répétais-je.

La voix de la jeune femme devant moi me ramena à la réalité.

- Ta… Tahiri, c’est moi, Vÿdareen. Reprends toi et, oui, j’aime la vie. Je veux que tu redeviennes l’elfe avec qui je passe des heures à faire l’amour, l’elfe avec qui je bois et ris.

Elle se mit à pleurer tout en retirant sa main. Je l’observais avec curiosité. La douceur et la chaleur de ses doigts m’étaient si familières. Ses yeux… C’était la première fois que je les voyais embués de larmes.

- J’t’en prie, je ne veux pas être seule à nouveau….

Seule ? Mais tu n’as jamais été seule Vÿ. Tu as toujours eu une famille, des amis, quelque chose à quoi tu pouvais te raccrocher. Tu as construit tellement de choses dans ta vie, alors que moi je détruis tout… Oui… Je suis Tahiri, la fille de Gar’Haz, et je détruis tout ce que je touche. Pouvais-je seulement avoir la force de le lui dire ? Je ne le pouvais pas… J’étais la Faucheuse de Gar’Haz, la lame au bout de son bras tendu sur Arcaëlle. Seule Jurk pouvait apaiser cette colère, ce carnage de sang.

Sans prévenir, Vÿ déposa ses lèvres sur les miennes. Je me rappelai petit à petit les moments que nous passâmes ensembles. Les soirées à rire et à boire, à pleurer aussi… mais surtout à nous retrouver toutes les deux, seules, nos corps l’un contre l’autre, dans la chaleur de nos ébats. Ces moments là où je ne détruisais rien, ces moments là où je me sentais bien, et moi-même. Ou peut-être me sentais-je quelqu’un d’autre dans ces moments là, et c’est peut-être cela qui me plaisait.

- Tu n’as plus besoin de tuer ! me dit-elle.

Pourquoi était-ce la seule à pouvoir m’apaiser ainsi ? Je sentais doucement ma nature divine me quitter et mes souvenirs de mortelle me revenir. Et dans ce flot là, je vis quelque chose, quelque chose que les années m’avaient fait oublier.

***

C’était il y a vingt hivers de cela. J’étais gravement blessée ce jour là. J’avais refusé comme jusqu’alors de dégainer mon sabre. La pluie tombait lourdement et même le couvert de la forêt n’y faisait rien. J’avais une énorme plaie au niveau de mon abdomen, et je pissais le sang. Je m’appuyais contre chaque arbre, avançant maladroitement. Pourquoi avais-je accepté de me battre contre ces types ? Les Hayert’Vaäls ? Ce n’était qu’une petite bande de malades, un petit groupe de prêtres fanatiques… Je m’étais dit que cela serait facile. Jusqu’à ce que l’un d’eux me plante un poignard cérémonial dans le ventre. J’avais du fuir au plus loin, trouver refuge, mais il n’y avait rien dans les environs. J’allais mourir, seule, comme une chienne.

J’avais finalement stoppé ma route contre le tronc d’un arbre, repensant à tout ce que j’avais détruit dans ma vie, tout ce que j’avais fait de travers… J’avais perdu un instant connaissance, avant de m’éveiller à nouveau, réveillée par le bruissement de feuilles non loin de moi. Il y avait cette jeune fille face à moi à présent, qui me regardait à la fois avec crainte et curiosité.


- Tu… Tu devrais t’éloigner petite… Je ne vais faire que t’attirer des ennuis…
- Vous êtes blessée…
- C’est vrai, mais… Je m’en sortirai !

Elle s’était avancée vers moi, sa capuche sur la tête. Je pouvais cependant voir les magnifiques cheveux qu’elle avait et qui en dépassaient. Elle avait posé ses mains sur mon ventre et avait chauffé ma blessure d’un doux fluide lumineux, apaisant. La blessure avait presque été refermée. Je la regardai alors avec reconnaissance mais la fatigue m’avait fait perdre connaissance ce jour là.

Ceux qui suivirent furent en compagnie de la jeune fille et de sa tribu. Ils prirent soin de moi, me remirent sur pieds et me nourrirent. J’avais presque été adoptée par la famille. Cependant le souvenir de mon ancienne famille de substitution et de sa destruction par ma propre main me revint rapidement. Je décidais après quelques jours de m’en aller. Ce jour là, il pleuvait encore. Je fis quelques pas pour quitter cette famille quand je sentis une main me retenir. Je me tournais alors vers la jeune fille aux cheveux blancs qui me regardait de ses yeux roses en larmes.


- J’t’en prie, je ne veux pas être seule à nouveau…

J’avais soupiré à ce moment là et m’étais accroupie à son niveau, la mine triste.

- Tu ne seras jamais seule, tu as une famille, tu auras sûrement pleins d’amis aussi. Tu as ce don, ce don de pouvoir soigner, les gens t’aimerons pour ça ! Tu pourras faire de grandes choses, j’en suis convaincue ! Moi… Je suis née pour détruire…
- Tu n’as plus besoin de détruire ! Tu peux faire partie de notre famille !

J’étais restée silencieuse un instant avant de la fixer droit dans les yeux.

- On se reverra un jour ! Peut-être… Adieu, que Jurk te protège, Vÿ !

J’avais remis ma capuche et était alors partie sous la pluie tandis que la jeune fille continuait de pleurer. Je ne pouvais m’autoriser ce bonheur, pas avec ce que j’avais en moi. Ce pouvoir de destruction, cette malédiction… Je ne pouvais m’attacher à personne, et je ne le permettrai pas, du moins je ne l’ai pas permis à cette époque.

***
 

Suggestion musicale:
 

Lorsque je repris pleinement conscience de ce qui m’entourait, je voyais Vÿ, face à moi, pleurant et m’implorant de revenir à moi. Je lâchais mon sabre et la pris dans mes bras en pleurant à mon tour.

- Tu ne seras jamais seule, Vÿ… Jamais…

Alors que ma nature divine me quittait, je sentais mes plaies se mettre à saigner. Peut-être que mon cœur ne battait pas quand j’étais sous la forme de mon avatar divin, mais en reprenant ma forme de mortelle, le sang circulait à nouveau, et il s’écoula de mes plaies.

- Tu as des amis, une famille… Tu as ce don, ce don de pouvoir soigner et les gens t’aiment pour ça, j’en suis sûre à présent ! Tu as accomplis tellement de choses… Moi… Je suis née pour détruire…

Je tombais à genoux alors qu’elle tentait de me retenir. J’eus un sourire triste comme à l’époque.

- Je me rappelle maintenant… Je me rappelle… Je sais pourquoi je me sens si bien avec toi…

Je me mis dos à un mur à moitié défoncé d’une des demeures au bord du port, les jambes allongées par terre, toujours en souriant tristement avant de perdre connaissance, gardant pour dernière image les yeux roses de Vÿ.
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Ven 24 Nov - 16:43
Je poussais un cri de terreur lorsque Tahiri s’évanouie. Je m’agenouillais près d’elle et posais ma tête contre sa poitrine. Son cœur battait normalement. Je n’avais pas de Quoi nettoyer les plaies de l’elfe. Je me mordis la lèvre inférieure. Je devais la soigner, les blessures semblaient propres. Äan'Cernan me parcourut et je commençais à soigner la demi-déesse.

Miraculeusement, je ne fus pas dérangée pendant mon office. Bientôt les plaies de Tahiri ne seraient qu’un mauvais souvenir. J’avais enfin fini, j’étais épuisée et à bout de force. Si on nous attaquait je ne ferais pas long feu.

Caressant la joue de Tahiri, je lui disais des mots rassurants. Je ne savais pas si elle m’entendait ou non mais je lui parlais. Je lui exprimais mon affection pour elle. Je lui avouais le besoin que j’avais. Je ne désirais qu’elle. Mais, dans le fond, je savais que, elle comme moi, nous n’étions pas la femme d’une personne. Je soupirais doucement et cessais de caresser le visage de l’elfe.

J’entendis courir vers nous. Je tournais la tête et reconnue les garde royaux. Ils firent un arrêt sur image en voyant le massacre. Le chef de garnison se dirigea vers nous et me demanda qui était responsable.

La fille de Gar’Haz est la responsable mais elle n’est plus là.

Je ne mentais pas dans le fond. Le chef, un mzékils aux yeux gris clairs et aux cheveux bleus soupira. Les combats avaient cessé me déclara-t-il. Le Royaume avait gagné. Les pirates et autres bandits s’étaient rendus à la mort de leur divers chef. Les malfrats allaient être emprisonnés en attendant un jugement. La peine de mort n’étant pas de mise au Royaume, ils risquaient tout au plus la prison à vie.

Le capitaine appela des brancardiers et Tahiri fut emmener, avec moi, vers la tente des soins
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Ven 24 Nov - 18:44
La bataille était enfin terminée. Zaï’Han pouvait enfin respirer. Tout du moins c’est ce que les gens pouvaient en penser après tout ce calvaire. Il restait cependant tant de chose à faire : reconstruire, enterrer les morts, les pleurer et surtout, engager les pourparlers avec le Royaume qui était sorti triomphant de ce carnage malgré les pertes occasionnées.

J’étais étendue sur un lit de camp, reprenant petit à petit conscience. Mon corps me faisait légèrement souffrir. Je vis à côté de moi Vÿ qui semblait soulagée de me voir revenir à moi. J’avais à présent la sensation de voir cette petite fille d’il y a vingt cycles, à mon chevet et soucieuse de savoir si elle avait réussi à sauver sa patiente. J’eus un léger sourire fatigué et passa ma main sur sa joue. Elle n’était plus une enfant, c’était certain. Elle était si belle et si désirable à présent. Elle me demanda si j’allais bien.

- Je vais bien, Vÿ, je vais bien. Grâce à toi.
- Bon sang… j’ai eu si peur ! Ne me refais jamais ça !
- Je suis désolée, Vÿ… Les choses se sont compliquées… Plus que je ne le pensais.

J’eus le droit à des reproches et à un regard culpabilisant. Il était évident que je l’avais inquiété plus que je ne l’aurai du. Je m’excusais encore et me tournais vers elle avec hésitation. Je me tordis quelque peu les doigts avant de me lancer.

- Vÿ, est-ce que… Est-ce que tu te rappelles la première fois que l’on s’est rencontré ?
- Tu veux dire… quand tu es arrivée dans mon écurie, poursuivie par la milice locale.
- Non… Non pas cette fois là… C’était bien avant ça…

Elle fronça les sourcils et me dévisagea comme si je lui racontais des salades. Je m’empressais alors de lui expliquer.

- Je… Je me suis souvenue de quelque chose… C’était il y a vingt ans… J’étais déjà mercenaire à l’époque. Je me suis retrouvée dans une forêt à l’époque… il pleuvait. Et… J’étais blessée, je n’arrivais plus à marcher. Et alors que je pensais que j’allais crever… Y a cette jeune fille qui avait quoi ? Dix ans peut-être ? Elle… elle est venue à moi et m’a soignée. Et après… Je suis restée quelques jours dans sa tribu. Ça ne te dit rien ?
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Sam 25 Nov - 16:46
Lorsqu’elle me raconta ce passage de sa vie, les souvenir revinrent. Je me souvenais plus ou moins des sentiments éprouvés pour cette elfe aux cheveux verts. Comment avais-je pu oublier Tahiri ? Certes je n’étais qu’une petite fille innocente et pure à cette époque. J’avais soigné cette arcaëllienne car elle était mourante puis j’avais appelé mon père pour qu’il la porte jusqu’au camp. Maintenant qu’elle en parlait ça me frappait de plein fouet.

Je…. Je me souviens vaguement. C’est si loin.

Je soupirais et pris la main de Tahiri dans la mienne. Je la portais à mes lèvres et l’embrasser. J’avais envie de pleurer. Pourquoi ? Aucune idée… Sûrement la peur de perdre celle qui faisait de plus en plus battre mon cœur. Même si au début ce n’était qu’un jeu, je crois que j’avais fini par me brûler les ailes au feu de l’amour.

Tahiri, ne me fait plus jamais pareil frayeur.

Lui demandais-je dans un sanglot. J’approchais doucement mon visage du sien et l’embrassais avec douceur. Pouvais-je me permettre de lui dire « Je t’aime » sans la faire fuir ? Par crainte je ne dis rien et me contentais de lui sourire tristement.
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Mar 28 Nov - 11:47
Je souriais tristement pour toute réponse. Je ne pouvais pas tenir cette promesse. Quand bien même je l’aurai voulu, je ne maîtrisais plus mon propre destin, j’avais l’impression qu’il m’échappait de plus en plus. Mais je commençais aussi de plus en plus à accepter ce fait, que je ne pouvais rien maîtriser, que le sort qui m’était réservé n’était plus entre mes mains. Cependant, ce qui me frappait le plus en cet instant, c’était la tristesse de Vÿ, son visage prêt à fondre en larmes. Étais-je si précieuse à ses yeux ? Je passais délicatement ma main sur sa joue.

- Je ne sais pas si je peux te promettre ça, Vÿ… Plus le temps passe, plus j’ai l’impression que Gar’Haz s’impatiente de me voir rejoindre totalement sa cause.

J’évitais à présent son regard, me culpabilisant d’avance de lui faire subir autant d’inquiétude. Pourquoi avait-il fallu que je m’attache ainsi ? Pourquoi avait-il fallu que je me remémore notre première rencontre ? Je n’arrivai plus à me faire à l’idée que notre seconde rencontre était le simple fruit du hasard. Il fallait bien que tout cela ait un sens ! Mais peut-être n’y en avait-il pas. Peut-être était-ce une pure et simple coïncidence.

- Comme je l’ai déjà dit… Je suis née pour détruire… Mon père ne m’a pas donné vie pour… que je m’amuse, que je profite de la vie, ou que j’aime quelqu’un. Il veut faire de moi une Faucheuse d’âmes… et je crois que je n’ai pas mon mot à dire.

Je soupirais, me maudissant moi-même, intérieurement. Qu’est-ce qui m’avait pris de croire que je pourrais échapper au destin que me réservait mon père depuis qu’il m’avait conçu. Il avait clairement choisi la mauvaise fille d’ailleurs. Oliry aurait clairement mieux rempli cette mission que moi. Si docile, si obéissante, et si douée pour le combat… Je n’étais qu’une pale copie à côté d’elle, sans compter que j’avais usurpé cette identité depuis bien trop longtemps : la femme à tout faire, la mercenaire au grand cœur et aux poches vides.  

- J’aimerai que se soit autrement, Vÿ, j’aimerai pouvoir promettre de ne plus faire ça… parce que… je…

« Oups, on va éviter de dire une grosse bêtise. » me dis-je à moi-même avant de me reprendre.

- Je veux juste que tu ne t’inquiète pas pour moi ! J’en vaux pas la peine de toutes façons.

C’était mieux ainsi… Je préférais ne pas en rajouter en mélodrame. Il ne manquait plus qu’une histoire d’amour pour bien foutre la merde en plus de tout ça. Non… J’aurai préféré encore qu’elle m’oublie, qu’elle se préserve de moi, le danger ambulant.
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Mer 29 Nov - 11:21
Que racontait-elle ? Bien sûr qu’elle en valait la peine ! Comme tout arcaëllien. Je soupirais doucement, retenant mes larmes. Que pouvais-je lui dire ? Comment la convaincre que sa vie était précieuse ? Je fermais les yeux un bref instant et réfléchie. Je vis Tahiri, blessée, sous un arbre. Je m’approchais de l’elfe et commençais à la soigner. J’ouvris brusquement les paupières et posais mon regard rose sur mon amie et amante.

Bien sûr que je m’inquiète pour toi, tu es mon amie. Tu m’es précieuse autant que l’un de mes étudiants. Voir plus. Tu es ma meilleure amie. Je ne veux plus t’entendre dire pareil conneries ! C’est un ordre qui ne tolère aucune réplique. Ecoute, tu es aussi importante que n’importe quel être vivant de ce monde. Okay ?

Je lui souris doucement et me levais du tabouret, j’avais fichtrement mal au dos. Je fis quelques pas et revins vers Tahiri. Je ne voulais pas la perdre. Je lui rappelais qu’elle était la chef d’une confrérie de mercenaire à la recherche des armes d’Özan. Cela la fit sourire. Je lui dis sur un ton plus léger que je ne saurais pas avec qui m’envoyer en l’air si elle disparaissait. Bon j’avais toujours mon frère lupan mais c’était plus bestial.

Promets-moi d’être toujours la Tahiri qui me fait grimper au plafond !

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Ven 1 Déc - 13:35
Je me mis à rire légèrement à ses mots. Pourquoi tout devait-il se compliquer à ce point là ? Vÿ ne méritait pas que je gâche sa vie, mais le mal était déjà fait. Quelque part, je faisais à présent partie de la sienne. Je pouvais opter pour quelque chose de simple afin de la préserver, de la protéger de moi : ne plus jamais la revoir, et lui faire comprendre que je ne la désirai plus, mais tout cela était faux, et je ne m’en sentais pas le courage. Pourtant je devais trouver quelque chose pour la protéger contre moi-même. Le plus facile encore, était de continuer à jouer la comédie, de se dire que tout irait bien. C’est parce qu’elle comptait à mes yeux que je ne voulais pas l’impliquer dans tout ça, mais avais-je vraiment le choix ?

- Toi… On peut dire… on peut dire que je ne peux rien te refuser, hein ?

Je soupirais, me grattant l’arrière de la tête. Je fixai alors Vÿ avec mon regard habituellement blasé.  

- Ah… Je ne suis pas sûre que les meilleures amies sont censées coucher ensemble mais ça me va. Hu hu !

Je restais silencieuse un moment, à la contempler avec un sourire et des demis-yeux pleins de fatigue. Elle jugea finalement bon de me laisser seule pour me reposer. Je m’endormis sans problème malgré tous les gémissements de blessés que l’on pouvait entendre dans cet hôpital de campagne improvisé. L’on changea plusieurs fois mes bandages avant de me laisser tranquille. La nuit tombait sur Zaï’Han et je savais Vÿ occupée au rétablissement de ses élèves et de son établissement. Je me levais péniblement, abandonnant ma couchette. Je repris mes affaires, toutes, même mon sabre qui était soigneusement rangé dans son fourreau et emballé dans un drap.  

Je quittai silencieusement la tente de soin et me dirigeai alors vers la sortie de la ville. Je ne pouvais plus décevoir qui que se soit, je ne pouvais plus mettre en danger Vÿ. J’avais envie de pleurer, de hurler au monde entier que je le détestai, que je ne voulais plus que quelqu’un se souci de moi. Personne ne devait plus s’intéresser à moi. Je n’apportais que le malheur. Je restais cependant silencieuse pour ne pas attirer l’attention. Personne ne devait me suivre, savoir que je m’en allais dans la nuit.

- Où vas-tu comme ça ?

Je me tournai en arrière et vis alors Nihil planté en plein milieu de la rue, me regardant avec mépris.

- Ça ne te regarde pas…
- Je crois que si ! Je suis un membre de ton clan ! Le seul d’ailleurs si j’ai bien compris… Expliques moi ! Où vas-tu comme ça ?
- Je m’en vais Nihil…

Je lui tournai le dos et repris ma route.

- Tu t’en vas ? Comment ça tu t’en vas ? Où ?
- Loin de vous…

Un éclair frappa alors la terre, à quelques pas seulement de moi. Je faillis tomber à la renverse avant de me tourner vers Nihil qui était en train de manipuler du fluide.

- Tu ne peux pas, je te l’interdis !
- Hein ? Hé ! C’est mon choix, c’est ma vie alors…

Un nouvel éclair frappa le sol à côté de moi tandis que Nihil continuait de jouer avec son fluide, je pouvais sentir les courants d’énergie affluer vers lui. Il maîtrisait terriblement bien la magie du fluide.

- C’est peut-être ta vie, mais c’est aussi la notre, Tahiri ! Tu ne peux pas décider de qui en fait partie et qui n’en fait pas partie !
- Bien sûr que si… Pfff… Encore un jeune idiot qui essaye de me donner une leçon ?

Encore la foudre, pile devant moi et une étincelle me frôla de peu, roussissant légèrement quelques uns de mes cheveux.

- Tu t’es ouverte à nous, Tahiri ! Tu as accepté notre amitié… je ne peux pas te laisser partir et briser nos cœurs. Encore moins celui de Vÿdareen.
- De quoi ? Mais qu’est-ce que tu racontes ? On se connaît à peine ! Imbécile…
- Vraiment ?

Un puissant éclair me frappa en pleine poitrine, me faisant tomber à terre. La foudre couvrait les avants bras de Nihil qui s’approchait de moi à pas lents. J’avais du mal à reprendre mon souffle, ma respiration était lente et douloureuse, mes muscles ne me répondaient plus. Il se pencha au-dessus de moi et posa une main sur mon épaule qui régula les battements de mon cœur avec une petite décharge électrique.

- As-tu oublié, Tahiri ?
- Oublié quoi, bordel ?
- J’avoue que cela faisait longtemps, alors je ne t’ai pas reconnu sur le moment, mais je ne pouvais m’empêcher de te regarder avec familiarité…
- Mais de quoi tu parles, bordel ?

Il se mit à rire doucement, et ce n’était pas vraiment rassurant.  Il avait plutôt le chic pour mettre mal à l’aise cet enfoiré de Nihil.

- Je parle d’un gamin qui aurait pu finir entre les mains des Vaibïaiëns pour son remarquable don à l’utilisation de fluide si une mercenaire elfe aux cheveux verts n’était pas intervenu il y a quinze ans pour le sauver. Ce petit garçon se rappellera toujours de cette mercenaire, parce qu’il a faillit perdre ses parents ce jour là. Ils n’avaient rien, ils étaient pauvres, mais l’elfe les a quand même aidé. Et elle se battait avec un sabre en bois !!! Un sabre en bois, Tahiri !!!
- Sans… sans déconner ? C’est quoi ce…

Je regardais Nihil sans trop y croire. L’histoire ne m’était pas inconnue, mais elle était lointaine pour m’en souvenir précisément. J’avais tellement fait de choses dans ma vie.  

- C’était moi, ce petit garçon… Tahiri… Je sais pas ce que c’est d’avoir ton pouvoir, de tuer des gens sans pouvoir se contrôler. De sentir toute cette culpabilité… Mais tu m’as sauvé, et tu as sauvé d’autres personnes ! Aujourd’hui tu as défendu des civils.
- Et massacré des gens du Royaume !!! Des braves soldats qui ne faisaient qu’obéir ! Ironisai-je.
- Et qui étaient près à mourir sur le champs de bataille !!!! Tu as fait le choix de défendre ceux qui ne voulaient pas mourir ! Tu l’as fait ! Tu as fait le choix de ne pas dresser ton arme contre les gens qui étaient désarmés !
- Ça ne rachète pas ce que j’ai fait…
- Non ! Mais regarde moi, Tahiri ! Regarde moi !!

Je m’étais tournée face contre terre, tentant de fuir le regard de Nihil. Tentant d’échapper à ses suppliques. A la compassion de ses mots.

- Je suis en vie, libre et c’est grâce à toi ! J’ai pu connaître mes parents, avoir l’amour dont j’avais besoin. Et toi... Tu fuis… Tu n’arrêtes pas de fuir ! Laisses-nous t’aider ! finit-il par lâcher. Laisses ceux que tu as sauvé, t’aider en retour.
- Personne ne peux m’aider, Nihil… Mon destin, c’est de tuer…
- Alors apprends… apprends à maîtriser ton destin !! Fais de ce pouvoir le tien !
- Arrêtes de raconter des conneries…
- C’est exactement mot pour mot ce que tu m’as dit ce jour là, pourtant ! Quand j’étais petit, que tu m’as sauvé, et que je ne voulais plus de ces pouvoirs, que je ne voulais plus de ce fluide que je ne maîtrisais pas ! Tu m’as dit : « Apprends à maîtriser ton destin !! Fais de ce pouvoir le tien ! »

Je soupirais. Je n’avais aucun contrôle sur mon avatar divin, je ne pouvais pas le maîtriser. Quel idiot. Ça n’avait absolument rien à voir.

- Je ne peux PAS le maîtriser !! C’est impossible !
- Avec Vÿdareen, si ! Elle s’est présentée devant toi, tu ne l’as pas tuée, et tu es même revenu à toi !
- Que…
- Si tu abandonnes Vÿ, tu abandonnes ta seule chance de pouvoir maîtriser ton destin !

Je restais silencieuse. Il avait raison dans un sens mais c’était beaucoup trop dangereux. Et si mon avatar divin décidait de la tuer un jour ?

- Tu dois au moins essayer, s’il te plaît Tahiri !

Il me regardait avec férocité. Je pouvais sentir une grande détermination en lui. Ce n’était peut-être qu’un petit homme chétif, mais son pouvoir était grand et son esprit l’était encore plus.

- Vous êtes vraiment des gamins bornés et bruyants… pas capables d’accepter les faits…
- Exactement ! C’est pour ça que maintenant, tu vas te lever, retourner voir Vÿdareen, t’excuser pour avoir tenté de la fuir, même si elle n’est pas encore au courant et tu vas apprendre à maîtriser ce foutu pouvoir ! Sinon… Sinon je vais te tuer Tahiri !

Je restais figée sur place, choqué parce qu’il venait de dire, il me regardait avec des yeux de fou.

- Quoi ? lui demandai-je pour m’assurer de ses intentions.

Il se mit à pouffer de rire avant de reprendre un air sérieux.

- Non, je plaisante, je vais juste te jeter des p’tits éclairs qui picotent  jusqu’à ce que tu accepte mon offre.  
- T’oserais pas…

Nihil m’envoya une décharge électrique qui me « picota » comme il l’avait promis. Je pestai alors de rage tant la chose était insupportable.

- Putain, mais t’es con ! D’accord ! D’accord ! Je vais aller la voir et m’excuser, putain… Aïe !!! Mais arrête !
- Plus vite, dit-il en me jetant un dernier éclair qui me fit bondir.
- Ok ok ! T’as gagné… bordel… Sauvez des gosses, voilà comment ils vous remercient. Petits ingrats…
- Hum…

Suggestion d'écoute:
 

Cela me tracassait. C’était la deuxième fois en si peu de temps que je me rendais compte que l’une des personnes que je connaissais été quelqu’un que j’avais déjà rencontré des années auparavant, alors qu’ils n’étaient que des enfants. Comment était-ce possible, une coïncidence pareille ? Encore un coup du destin ? Je devais bien l’admettre, c’était en tout cas très étrange. Je soupirais et pris finalement la direction de l’écurie.

En chemin je tentais de me rappeler de ce que Nihil m'avait raconté. Je revis le visage du petit garçon aux yeux verts comme des émeraudes. Je me souvenais avoir combattu des Armes Vivantes également ce jour là. J'avais bien failli y passer encore une fois. Je me souvenais à présent. Ses parents m'avaient supplié alors qu'ils n'avaient pas un sou, je m'étais souvenu que ça m'était également arrivé, et que j'aurai aimé que quelqu'un me sauve ce jour là. Je l'avais finalement fait, je l'avais finalement sauvé.

« Apprends à maîtriser ton destin !! Fais de ce pouvoir le tien ! » lui avais-je dit. Oui... c'était bien le genre de bêtise que j'étais capable de sortir en général. Quelle idiote je suis...

A l’intérieur de l'école, tout le monde avait trouvé quelque chose : un endroit ou dormir temporairement, des couvertures, de quoi boire et manger. Un peu de réconfort également. Vÿ était aux commandes de tout cela, dans la cour principale et venait enfin de s’assurer que tout le monde avait de quoi. Sans prévenir, je la tournai vers moi et l’embrassai farouchement, la serrant contre moi, un peu trop même car cela me fut douloureux à cause de mes blessures pas tout à fait cicatrisées. Elle me regarda interloquée et me demanda si j’allais bien.

- Ouais... t’en fais pas… j’ai… juste une promesse à tenir... Celle de te faire grimper au plafond, tu te souviens ?
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Ven 1 Déc - 18:00
Après que Tahiri m’eut répondue je pris la poudre d’escampette et rentrais chez moi pour m’occuper des élèves et du personnel. Lorsque j’arrivais il y eut une ovation. Les plus jeunes élèves coururent dans ma direction en poussant des petits « hip hip hip hourra ». Je demandais si tout le monde allait bien. Apparemment il n’y avait pas de blessés ici. J’en fus soulagée. Je fis rentrer tout le monde dans le réfectoire, ce soir nous dormirions tous ensemble. J’envoyais Jäzan et Ulric prendre des couvertures dans les dortoirs. Ils firent plusieurs allées et venues. Une petite xen pleurait à chaude larme dans les bras d’une professeur de soin.

On me posa une main sur l’épaule afin de me retourner. J’eus à peine le temps de reconnaître Tahiri qu’elle m’embrassait farouchement en me serrant contre elle. Lorsqu’elle eut finie, je fis un pas en arrière, un peu amusée. Je lui demandais si elle se sentait bien. Elle me répondit par la positive ajoutant qu’elle avait une promesse à tenir : me faire grimper au plafond. Je ris de bon cœur et lui pris la main.

Nous étions dans ma chambre, nues. Je caressais doucement Tahiri évitant ses plaies et ses bleus. Autant dire qu’il ne restait pas grand-chose à caresser. Je regardais Tahiri et l’embrassais fougueusement et avec la passion naissante. Je ne pouvais lui dire je t’aime sans craindre qu’elle ne s’échappe alors je le disais dans ma tête. Ma main gauche glissa entre ses jambes pour aller cueillir sa fleur. Son corps se cabra légèrement. Le mien ondulait avec douceur. Je n’arrivais pas à quitter ses lèvres. Je fermais les yeux et émis un petit gémissement.
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Dim 3 Déc - 11:46
Cette nuit là fut beaucoup moins agitée que les autres que j’eus connue avec Vÿ. Pour cause, mes blessures ne me permirent pas de faire grand-chose, ce qui était un peu frustrant dans un certain sens, mais pour une fois, j’étais face à quelque chose de plus tendre, plus langoureux. Vÿ prenait attention de ne pas me faire mal et mes propres gestes étaient également plus lent qu’habituellement, plus doux. Pour une fois je prenais le temps d’apprécier chaque caresse, chaque mouvement, la chaleur des lèvres de mon amante qui ne se décollèrent pas des miennes. C’était plus intime et donc plus gênant pour moi que de coutume.

Pas de lit qui tremble, pas de gémissement à en réveiller les voisins, juste des soupirs de plaisir, de douces caresses, de longs baisers sans fin et surtout des échanges de regard intenses. Devais-je faire de Vÿ mon monde ? Devais-je faire d’elle mon garde fou ? La clef qui pouvait verrouiller mon pouvoir, et me permettre de le contrôler, de le faire jaillir uniquement quand le besoin s’en faisait ressentir ? C’était un poids que je ne voulais pas lui imposer… C’était quelque chose qui m’appartenait seul comme fardeau. Je ne pouvais pas lui infliger ça, pas à celle qui m’avait donné sans jamais recevoir rien de moi.

Pourtant je devais essayer… Nihil avait raison, quoiqu’il se passe à présent, j’étais entré dans leur vie et si j’en sortais, ce ne serait pas sans douleur. Essayer… Je devais essayer de les protéger, de maîtriser ce pouvoir. Mais pourquoi toi Vÿ ? Pourquoi il a fallut que tu sois la seule à pouvoir contenir mon avatar divin ? Alors que je te sens là, contre moi, ton corps chaud, bien vivante. Pourquoi toi ? Alors que mes mains glisses le long de tes hanches pour y gagner ta fleur. Pourquoi dois-je choisir à présent entre te perdre définitivement ou te mettre en danger ?

N’avais-je cependant pas déjà fait ce choix en venant ici ce soir ? N’avais-je pas déjà sellé mon sort à l’instant ? J’avais décidé de rester, plutôt que de partir, j’avais décidé que tu serais là pour moi, plutôt que te protéger en t’éloignant de moi.

- Vÿ… soupirai-je doucement entre deux moment d’extase.

Moi choix était déjà fait en réalité. Il était déjà fixé. Ce serait à Vÿ de décider du reste, de décider s’il elle prendrait le risque de me servir de catalyseur à mon pouvoir, de bouée de sauvetage si je venais à perdre à nouveau le contrôle. Je n’avais pas le droit de lui enlever ce choix. Ma vie, c’est elle qui l’avait sauvé, à plusieurs reprises. C’était à elle de décider à présent. Dans un dernier soupir d’extase, je m’assoupis, ma tendre métisse collée à moi.

Le lendemain, lorsque le soleil nous réveilla de bonne heure, je la sentais toujours contre moi. Nous avions toutes les deux été épuisées par la journée de la veille. J’avais atrocement mal partout mais la présence de Vÿ m’était d’un grand soulagement.

- Vÿ…  
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Dim 3 Déc - 14:43
Le soleil naissant caressait ma peau pâle. Blottie contre Tahiri, je gardais les yeux clos. J’écoutais battre son cœur paisiblement. Elle s’agita un peu puis m’appela. Je grognais ne voulant pas briser ce moment. J’avais trouvé notre partie de jambes en l’air beaucoup plus douce que les autres. Je n’étais pas montée au plafond mais j’avais été sur un petit nuage. Comment avais-je pu tomber là-dedans ? L’amour…. Sa douceur et sa chaleur. Mais, étant dans le même genre que l’elfe, je refusais de l’admettre à cent pour cent.

Tahiri me chatouilla le flanc ce qui me fit rire. J’ouvris les paupières et me redressais doucement. Je fixais la demi-déesse. Dieux, ce qu’elle était attirante. Un soupir passa mes lèvres fines soulevant ma poitrine. Tahiri avait l’air grave. Que se passait-il ? Je passais une main sur sa joue droite et m’étirais pour l’embrasser délicatement. La fixant dans les yeux je lui demandais ce qui la tracassait.

Pendant qu’elle me répondait, je quittais les couvertures et la douceur du lit. J’attrapais des sous-vêtements dans mon armoire puis les enfilais. A demi nue, j’errais dans la chambre cherchant mes vêtements. Je trouvais mon haut mais il était maculé de sang. Je soupirais et allait vers une commode. J’en sortie un haut à manches longues de couleur noir et un pantalon en cuir de daim.

J’avais écoutais Tahiri mais je ne savais pas quoi répondre sur le moment. Alors, gaiment, je lui demandais ce qu’elle pensait de ma tenue. Je souris et réfléchis à une réponse à lui donner.
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Dim 3 Déc - 15:21
Vÿ s’était finalement levé, et après m’avoir embrassé, elle me fixa, comme si quelque chose n’allait pas. Elle me demanda alors ce qui me tracassait. Je soupirai avant de faire l’étoile de mer sur le lit tandis qu’elle se levait pour se chercher des vêtements.

- Hum… C’est compliqué… J’voudrais… J’voudrais d’abord m’excuser pour hier soir… J’ai… J’ai failli ne pas venir ici ce soir là. En fait j’étais… sur le point de partir… et ne pas revenir.

Elle s’arrêta un moment de fouiller dans ses affaires et me regarda avec inquiétude.

- Mais… Nihil m’en a empêché, et…

Je me mis à rire nerveusement.

- C’est un garçon très persuasif…

Je cherchais mes mots, je n’étais pas sûre de pouvoir dire précisément ce que je pensais, et il y avait des choses que je ne voulais pas dire, qui pourraient s’avérer être blessantes ou confuses.  

- Je n’ai pas envie qu’ils vous arrivent des choses tragiques à cause de moi, je n’ai pas envie de vous blesser. Alors je me suis dit, sur le moment, que la meilleure chose était de vous fuir. Mais…

Je réfléchis tout en jetant un œil sur mes vêtements : tous dans un sale état, ils étaient immettable mais je n’avais que ça.

-  Il m’a… Il m’a convaincu que vous fuir tous les deux… c’était pas la bonne chose ! Et il a raison… Je… Je me suis… attachée à toi. Ce que tu m’as dit hier… Moi non plus je n’ai pas envie qu’il t’arrive quelque chose d’affreux.

Je me dirigeai, nue comme un ver, vers la bassine d’eau froide qu’il y avait dans la chambre de Vÿ pour sa toilette… elle était froide mais ça ferait l’affaire. Je défis un de mes bandages et passa un morceau d’étoffe trempée sur une de mes blessures tout en tremblant de froid, de douleur, mais aussi d’émotion.

- Et c’est tout à fait arcaëllien… Mais mon pouvoir est trop dangereux. Je vous mets en danger ! Cependant… Nihil m’a fait remarquer que ma forme divine ne t’avait fait aucun mal. Alors… peut-être que… que si je m’entraînais à prendre ma forme divine à tes côtés, je pourrais… la maîtriser. Qu’est-ce que tu en penses ?

Je me retournais vers elle, continuant de nettoyer mes plaies et défaire mes bandages. Elle portait une très jolie tenue à présent.

- Que penses-tu de ma tenue ? me demanda-t-elle.
- Tu es magnifique dans cette tenue, Vÿ… soupirai-je avec un sourire amusé.

Je la trouvais magnifique même. Je lui aurai bien dit que j’avais bien envie de la déshabiller à présent, mais je me retins, j’étais surtout curieuse de connaître sa réponse à mes interrogations.

- Tu en as d’autres des comme ça, à ma taille au fait ? Je n’ai plus rien à me mettre, à part mes fringues pleines de sang…
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Dim 3 Déc - 17:21
Tout ce qu’elle avait dit m’avait touché au plus profond de mon être. La confiance qu’elle me donnait était forte. Je fouillais une armoire et sortis un haut gris souris et un bas en cuir noir. Je donnais les vêtements à Tahiri, réfléchissant à ce que je pouvais lui dire. Etais-je prête à être un garde-fou ? J’aimais l’elfe mais à quel point ? Au point de risquer ma vie ? Oui, je le sentais au fond de moi. J’en étais plus que capable. Je n’avais jamais eu peur d’elle, même la première fois où elle était devenue la fille de Gar’Haz. J’avais même était excitée, pour dire l’étrange fille que je suis. J’enlaçais Tahiri et dis d’une voix déterminée :

Je sacrifierais ma vie s’il le faut pour que tu maitrise ton avatar divin. Bien sûr j’espère ne pas en arriver là, haha. Mais, oui, j’accepte de te venir en aide. Mais avant il faut trouver ce fameux M. allez, viens on va prendre le petit déjeuner.

Je la pris par la main et l’entrainais dans les escaliers puis dans un couloir menant au réfectoire. Tout le monde était à table et les discussions allées bon train. Je m’assis à côté de Fazen qui me salua avec candeur. J’attrapais la carafe de lait au chocolat et me servis un bol. Ensuite j’attrapais deux croisant au beurre et en donnais un à Tahiri. Je l’invitais à manger car après nous partirions à la recherche de M. J’engouffrais mon croissant entre mes dents et arrachais un bout que je mâchais avec appétit. Une fois le croissant englouti, je pris du pain et de la confiture de rhubarbe. Dès que je fus repue je tapotais mon ventre d’une main satisfaite.

Prête pour chasser monsieur ou madame M ?
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Dim 3 Déc - 18:18
J’avais finalement terminé de laver mes blessures et Vÿ m’avait trouvé quelques vêtements. Le pantalon était fort serré, mais pour le haut, pas de problème. Je laissais donc un bouton du pantalon ouvert, de toutes façons, ma réputation sulfureuse n’était pas inconnue ici. Je fixai Vÿ, attendant sa réponse et en fut scotché sur place.

- Je sacrifierais ma vie s’il le faut pour que tu maîtrise ton avatar divin. Bien sûr j’espère ne pas en arriver là, haha. Mais, oui, j’accepte de te venir en aide. Mais avant il faut trouver ce fameux M. Allez, viens on va prendre le petit déjeuner.

Elle… sacrifierait sa vie ? Pour moi ? Que… Je n’arrivais plus à réfléchir à cet instant là. M’aimait-elle à ce point ? Oh non Tahiri, pas d’histoire d’amour, bon sang, pas d’histoire d’amour. Tu ne vas quand même pas la laisser tomber amoureuse de toi quand même ? Hein ? Et… Et si j’en avais envie ? Et si ça m’arrivait ? Et si pour une fois quelqu’un comptait dans ma vie ? Un peu plus que comme une simple connaissance ou un coup d’un soir ?

J’essayais de rester sereine tandis que nous gagnions  le réfectoire. Heureusement pour nous, les pillards n’avaient rien réussi à voler ici et nous pûmes manger à notre faim.

- Prête pour chasser monsieur ou madame M ? me demanda-t-elle en se frottant le ventre, visiblement repue à souhait.
- Ca va être compliqué avec le bordel qu’a foutu le Royaume ici ! Ce qui est bien, c’est que mon avatar divin n’a pas la même couleur de cheveux ni d’yeux que moi. Ils ne me rechercheront pas comme je suis. Et puis… Maintenant ça va être difficile de trouver une piste.
- Difficile mais pas impossible ! s’exclama Nihil en arrivant et en déposant une pile de documents sur la table.

Je le regardais avec dépit. Je ne comprenais pas ce qu’il faisait avec tous ces documents et de quoi il s’agissait exactement.

- Heu… On peut savoir ce que tu fais, Nihil ?
- Ah ! Votre travail ! Vous avez peut-être les muscles pour ce travail mais vous n’avez pas mon intellect ! J’ai ici tous les documents concernant les trafics d’arcaëlliens qu’il y a eut ces derniers temps dans Zaï’Han.
- Que… Quoi ? Mais comment t’as eu ça ?

Il sourit avec fierté et pris un air totalement pédant et supérieur.

- Pendant que la Faucheuse découpait des gens en rondelle, je me suis occupé de sauver le plus de monde possible, et, dans ce lot là, il y avait des esclaves !

Je soupirais, c’était évident puisque nous les avions sauvé ensemble.

- Oui, ceux que nous avons sauvé sur la grande place…
- Précisément ! L’un d’eux, pour me remercier, m’a donné l’endroit d’une planque  de marchands d’esclaves. Il se trouve qu’elle était déserte mais elle contenait encore des documents ! On va peut-être pouvoir retrouver notre mystérieux M dans le lot.
- Hein ? Attends… M est un Hayert’Vaäls, pas un marchand d’esclaves !
- Oui ! Et il a sûrement besoin de chair fraîche, de sacrifice arcaëllien pour son culte. Quel est le moyen le plus facile d’avoir des âmes arcaëlliennes soumises et sans le moindre danger ?
- Le marché aux esclaves…
- Le marché aux esclaves ! Précisément ! répéta Nihil avec une fierté non dissimulée.
- Qu’est-ce que tu en dis, Vÿ ? On regarde ces papiers et on voit si y a pas moyen de trouver une de leur planques ? On pourra peut-être leur demander où se trouve ce M en question.  
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Lun 4 Déc - 11:05
J’écoutais Nihil et Tahiri parler. L’arcaëllien avait ramené des documents que je zieutais de loin. Pas certaine que l’on trouve des indications là-dedans. Mais après tout, toutes pistes étaient bonnes à prendre. Je hochais la tête et répondis à l’elfe qu’on ne savait par où commencer alors commencer par ces documents était une solution honorable. Je souris à Tahiri et à Nihil et dis à voix basse que c’était sûrement long et fastidieux.

Prenant la pile de documents, j’invitais Nihil et Tahiri à me suivre dans mon bureau. Nous montâmes les escaliers et entrèrent dans la pièce. Deux fauteuils confortables trônaient devant le bureau et un autre derrière. J’allais m’asseoir sur mon siège et invitais les deux autres à m’imiter. Je partageais la documentation en trois parts égales et nous nous mîmes à lire. Comme dit précédemment, c’était long et fastidieux. J’avais les paupières lourdes et envie de dormir. Mais je ne devais pas céder. Je levais un petit moment la tête de mes papiers et fus surprise de voir Tahiri avec une mine aussi sérieuse.

Une heure passa puis deux. Je ne trouvais rien dans mes parchemins. Je pestais et me calais au fond de mon fauteuil. Comment pouvait-on être à ce point une ombre ? Je demandais aux deux autres s’ils avaient trouvé quelque chose.

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Mar 5 Déc - 17:05
J'avais beau fouiller, je ne trouvais rien qui puisse nous intéresser. Des transactions, des sommes d'argents, mais en général pas de nom.

- J'ai trouvé quelque chose ! s'exclama Nihil.
- Enfin ?
- Un lieu ! Il y a un lieu qui ressort dans tout ça. Il y a beaucoup d'esclaves qui transitent par là-bas ! Hazeben !
- Hazeben ? Attends fais voir !

Nihil regroupa tous les documents en questions et les étala devant nous. Il y avait effectivement des transferts d'esclaves vers cette zone. Ce n'était peut-être qu'un lieu de transition, pour être emmenés ailleurs, mais c'était tout de même une piste, d'autant plus que des sommes importantes avaient été versées pour faire venir d'importants groupes d'esclaves.

- Mais Hazeben est abandonnée depuis des lustres... c'est une ville fantôme ! Y a que les parias qui vont vivre là-bas. fis-je remarquer.
- Justement ! Raison de plus pour en faire un zone de passage, vous ne croyez pas ? Y a pas plus discret pour faire disparaître tout ça.
- Tu crois que M se cacherait là-bas ? Alors ? lui demandai-je.
- Y a qu'un moyen de le savoir... Et s'il n'y est pas, il y aura peut-être une piste.

Je me tournais vers Vÿ et lui fit une petite moue d'embarras.

- Je crois qu'on n'a que ça comme piste... On fait quoi Vÿ ? Tu viens avec nous ? Si tu préférais rester histoire pour t'assurer que ton école s'en sortira, je t'en voudrais pas. Hazeben, c'est pas à côté.
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Mar 5 Déc - 17:38
Nihil s’exclama qu’il avait trouvé quelque chose. Je le regardais avec surprise et intérêt. Il parla d’un lieu où transitaient des esclaves. Hazeben. C’était une ville fantômes où vivaient animaux et arcaëlliens de passage voir des bandits. Si ma mémoire était bonne elle avait était abandonnée suite à une catastrophe naturelle. Tout comme la capitale, elle était à l’est du continent. Je soupirais, c’était à plusieurs jours de marche de mon domaine.

J’écoutais Nihil et Tahiri parler et hochais la tête une fois qu’ils eurent finis et que l’elfe me demanda mon avis sur la situation. Je me levais sans mot dire et allais vers une armoire assez ancienne. J’ouvris la porte de droite et attrapais un parchemin usé. Je retournais à mon bureau et m’assis puis je déroulais le document sur le plateau. C’était une carte détaillée d’Hazeben. La carte datée de l’époque Impériale. Je la regardais et pointais du doigt un temple ancien.

Ici c’est l’idéal pour faire des sacrifices. Ce temple a été repris par les adorateurs d’Özan. De ce fait, si sacrifices il y a, ça doit se passer là. M doit être un prêtre ou une prêtresse. Mais, car oui il y a un mais, il doit être très protégé. Je fis silence portant mon pouce vers ma bouche et croquant distraitement l’ongle. Je viens avec vous et je fournis les montures. Nous partirons demain à l’aube, ça vous va ?

Je roulais le parchemin et le glissais dans ma sacoche. J’ordonnais à Tahiri de se reposer et à Nihil de faire ce que bon lui chantait. Moi je resterais dans mon bureau à faire de la paperasse.

La journée passa et la nuit arriva. J’avais trouvais une chambre pour Nihil et j’invitais Tahiri à dormir avec moi.
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