Sur la piste de Brwydr Camlan

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Jeu 9 Nov - 12:55
Journal de bord d’Anna Cornwall,

An 427, 30ème jour du mois d’Obaten :  

J’ai pris la mer ce jour-ci, espérant trouver la trace de mon héritage à Mar’Baal et également y prendre du repos. La demeure familiale me manque et pour rien au monde je ne l’échangerai. Il y a peut-être quelque chose en ce continent qui m’attend, quelque chose de précieux et que je dois trouver. Une de mes ancêtres y a été enterrée, et quelque chose me dit que cela a un rapport avec mes parents, ceux qui m’ont donné la vie. Je ne sais plus où j’habitai à cette époque là mais il faut que je retrouve leur trace.


An 427, 31ème jour du mois d’Obaten :

Le Capitaine du navire m’affirme que si le vent se montrent cléments, nous arriverons près des côtes Sud de Mar’Baal d’ici deux semaines. Il me tarde de pouvoir y poser à nouveau les pieds. Le Domaine est comme chez moi, j’y ai une nouvelle famille, mais quelque chose en Bazken me manque horriblement. Le climat froid et rigoureux ? Les poutres apparentes des maisons typiques et colorées de la région ? Les saveurs des mets que je connus là bas ? A moins que se soit le jardin fleuri de ma mère. Peut-être est-ce tout simplement elle, qui me manque, jamais pourtant je ne la reverrais. Je suis mélancolique en repensant à elle, à ce qui lui est arrivé, à ce que je suis devenue ce jour là.


An 427, 1er jour du mois de Jäënnen :

Nous avons évité de peu le gros d’une tempête. Cela a un peu secoué et m’a rendu malade. Je déteste prendre la mer, je suis toujours malade à bord des navires. Je repense avec douceur à ma chère amie Sëya qui elle aussi avait le mal de mer et ne supportait pas ces voyages. Elle me manque, j’aurai aimer pouvoir être pour elle, plus qu’une amie, mais je sais que son cœur est déjà pris. Pourquoi ne puis-je trouver quelqu’un qui puisse réchauffer mon cœur et qui ne soit pas déjà pris ? Suis-je vouée à des amours impossibles ? Je ne tiens pas plus, je vais aller m’allonger, je me sens mal.


An 427, 5ème jour du mois de Jäënnen :

J’ai été horriblement malade pendant plusieurs jours et je n’ai pas eu le courage d’écrire. Mon esprit est encore perturbé par des visions. Même rangée dans son fourreau, Gwyar me fait sentir sa malédiction, mais je vais beaucoup mieux à présent. Les moments où cela va moins et que je vois des choses se font rares, et se font principalement lorsque je m’ennuie et que je ne sais pas quoi faire. Il me faut tenir mon esprit occupé, c’est pour cela que j’ai commencé à apprendre la couture avec une galante dame à bord. C’est une vieille aracnor qui n’a pas son pareil pour coudre, crocheter et j’en passe. Elle est très experte et m’assure avoir appris cela de sa propre mère. C’est agréable d’avoir l’esprit occupé par les mesures, les points de couture, les fils et aiguilles. Je ne pense plus à rien d’autre dans ces moments là. Je me demande si je ne vais pas apprendre également le crochet pour tricoter une écharpe et l’offrir à Sëya.


An 427, 10ème jour du mois de Jäënnen :

Les côtes de Mar’Baal sont en vue. J’ai passé un séjour agréable sur ce navire et il touche bientôt à sa fin. J’ai commencé à tricoter une écharpe pour Sëya, mais c’est une catastrophe. Elle est horriblement tordue. Je n’ai plus qu’à tout refaire, jamais elle ne portera cette… chose. C’est sûrement que j’ai du mal compter les mailles ou les faire dans le mauvais sens à un moment donné. Tant pis, je recommencerai tout mais je m’appliquerai un peu plus cette fois-ci.

Cela fait également plusieurs jours que je prend de quoi soulager mon mal de mer. L’effet est assez immédiat et je peux penser à autre chose qu’à me retenir de vomir. Demain nous pourrons enfin accoster à Hytan’Ek où je pourrais commencer mes recherches. J’ai informé Grégoire que je me rendais là-bas en premier lieu, ainsi je pouvais avoir des nouvelles de la traduction des écrits que nous avions trouvé. Cela pourrait m’être éventuellement utile dans un futur proche si mes recherches n’avançaient pas.


An 427, 11ème jour du mois de Jäënnen :

Je suis installée à une auberge d’Hytan’Ek. J’ai pris soin de ne prendre que le minimum d’effets personnels nécessaires. Je porte surtout dans mes affaires de l’encre et des parchemins pour y écrire mes découvertes, mes recherches. J’essayerai demain de remonter certaines filières du commerce d’esclaves, voir si je ne retrouverais pas par hasard l’homme qui m’avait vendue à ma famille d’accueil.  

J’ai peur de découvrir des choses, de découvrir la vérité sur mes parents, ceux qui m’ont donné la vie. Et s’ils étaient morts pour une raison ? Et si le massacre de ma famille et de mon village n’avait pas été la simple volonté de pillard ? Mon sang se glaçait à cette idée, et s’il s’avérait que se soit le cas, je crois que plus jamais je ne pardonnerai au moindre criminel, le moindre crime. Meurtre, abus, esclavage, viol, agression, manipulation… Toutes ces choses qui ont détruit mon futur ! Le futur que j’aurai pu avoir avec mes parents ! Le futur que j’aurai pu avoir avec ma mère adoptive. Tout ça m’a toujours été arraché par des bandits, des criminels ! Je reprendrais demain, mon humeur n’est plus à l’écriture ce soir.


An 427, 11ème jour du mois de Jäënnen :

J’ai enfin trouvé ce que je voulais, un contact qui pourrait éventuellement me faire connaître à d’autres esclavagistes. Peut-être trouverai-je des réponses à mes questions. Quand j’étais là-bas, en voyant tous ces esclaves, en voyant comment ils étaient traités, j’avais une furieuse envie de les massacrer tous, ces marchands d’esclaves, ces pourritures. J’espère que tout ce passera bien. Je dois me retenir, sinon je risque de m’attirer des ennuis et de mettre fin à mes investigations ici.  

***

Petite musique de situation:
 

Mes mains étaient couvertes de sang quand je repris légèrement mes esprits. Il y avait un corps gisant entre mes jambes, Gwyar était plantée dans son torse et son visage était tordu en une expression de terreur. Je respirais fortement, comme un animal, mon cœur battait si vite que j’avais des coups de sang. On me sauta dessus, tentant de m’arrêter, mais ma force de lorcq me permit de me dégager des ces colosses humains. Rapidement, j’arrivai sur eux, frappant furieusement de mon poing le visage du premier, puis du second, à plusieurs reprises, les tuméfiant horriblement.

- Elle… Elle est folle !!! Elle est complètement folle ! Appelez les gardes !!! Gaaaaaaaardes !!!

Je jetais un œil à terre, là où se trouvait la petite fille que l’on avait fouetté devant moi. Une pauvre petite enfant, blonde, aux yeux incroyablement verts et marron au centre. Elle tremblait de douleur mais surtout de frayeur. Était-ce parce que j’étais couverte de sang ? Ou parce qu’elle redoutait ce qu’on allait lui faire subir si je partais maintenant ? Je tremblais de tout mon corps et je sentis une soudaine rage monter dans mon esprit. Je me mis à hurler comme une démente avant de me jeter sur les gardes qui arrivaient. Des gardes… tous des hommes de mains à la botte des esclavagistes. Tous des bandits, des monstres, des types qui gagnaient leur argent sur le dos de pauvres innocents sans défense. Pas de pitié pour eux. Je devrais être la première à penser que la rédemption était possible, que l’on méritait une deuxième chance. Mais je ne pouvais pas supporter ça !! Pas une enfant !! Il n’avait pas le droit de battre une enfant. Je me mis à frapper, encore et encore. Parant leurs attaques.

L’un d’eux m’attrapa par derrière et me maintint pendant que les autres se mettaient à me frapper au ventre, au visage. Je commençais à saigner de la lèvre et j’avais un gros hématome sur la pommette droite. Je me baissais alors violemment pour briser les bras de celui qui me tenait avant de le faire passer par-dessus moi et le balancer contre le reste de ces arcaëlliens qui m’attaquaient. Je me jetais sur l’un d’eux et lui plantai mon épée à plusieurs reprise dans le ventre, poussant à chaque coups des hurlements de rage.

Je fus attrapée par la gorge, d’une clef de bras. Je donnais des coups dans le dos, des coups de coude, mais la brute résistait bien. Il me passa par-dessus son épaule et m’envoya valdinguer au-dessus des corps de ses compagnons.

- T’es qui putain ! Espèce de cinglée ! T’es qui ?

Je crachais au sol un mollard de sang épais et presque noir. Je le fixais sans répondre.

- Qui t’es, bordel ?
- Quelqu’un… Quelqu’un qui va vous faire payer vos crimes…

Je me lançais vers lui, poing en arrière, prêt à s’abattre sur lui. Je me rendis compte qu’il s’agissait d’un lorcq au premier impact. Il fallait que je sois vigilante. Nous échangeâmes plusieurs coups, violent, à tel point que nos os craquaient à chaque fois. Je fléchis alors les genoux, et lui balayai les jambes avant de me redresser. Je me jetai alors sur lui et frappai au visage, une fois, deux fois, et chaque coup était plus fort que le précédent, ma rage grimpant graduellement.

- C’est ça que vous leur faites subir ? C’est ça que vous leur faites subir tous les jours ? Réponds !!!! REPOOOOOONDS !

Il m’agrippa par le col de ma tenue de voyage et m’envoya en arrière d’un coup de pied. Il se releva brusquement et se saisit d’un glaive pour me faire face.

- C’est quoi ton problème, blondinette ? Si t’aime pas l’esclavage, t’as qu’à aller vivre aux Citées Blanches ou à Kaïl ! Mais fous pas ta merde dans nos affaires !!! AAAAAAAAAAaaaaaaah !!!

Il s’attaqua à moi, donnant des coups que je dus esquiver en plongeant sur le côté. J’attrapais une des chaînes qu’ils utilisaient pour enchaîner les prisonniers et la fit tourner avant de l’envoyer. Elle cogna son arcade sourcilière et le fit basculer en arrière avant que je ne me jette sur lui pour entourer les maillons autour de son cou. Je me mis à tirer pour l’étrangler, mais un coup d’épée de sa part me força à lâcher prise et à basculer en arrière. J'avais une entaille au niveau de la cuisse. Lame en main, il plongea vers moi, la pointe stoppée juste à temps par la chaîne que je venais de tendre à nouveau.

Je me mis à hurler de rage et lançai un bout de chaîne qui vint s’agripper à sa jambe. Il tomba à la renverse lorsque je tirai dessus et se fracassa violemment la tête sur le sol. Je me levai, pantelante, cherchant Gwyar. Plantée dans un de ces malfrats que j’avais massacré, je la retirai dans une gerbe de sang et m’approchai du lorcq. Un coup, un œil, un second coup, un deuxième œil.

Nous n’étions plus que trois… Moi, la gamine… et le type qui avait tenu le fouet et qui était là, dans un coin, près d’une cage vide, tremblant de tout son corps. Quand mon regard se fixa sur lui, il jeta le fouet à terre et leva les mains en implorant.

- Non… Non pitié ! Ils… C’est eux ! C’est eux qui m’ont dit de le faire ! Eux !!

Je ramassais lentement le fouet et rangeais Gwyar dans son fourreau. Il ne s'en tirerait pas comme ça.

- Tournes-toi…
- Non… Non pitié…
- J’ai dit, TOURNES-TOI !!!
- Non… Nooooon… Pitié… Ayez pitié…

Il se tourna, les mains contre les barreaux de la cage, le dos face à moi.

CLAC !!!

Je fis claquer le fouet contre son dos, une fois.

- AAAAAAAAaaaaaaaah !! Noooooon !!! Nooooooon !!!
- Tu sens ??? Tu le sens ???

CLAC !!!

Je fis à nouveau claquer le fouet pour lui arracher la peau du dos.

- Non… J’vous en pries… Je ne faisais qu’obéir…
- Tu ressens ce que ça fait ??? Est-ce que tu imagines la douleur que c’est à présent ??? Sur une petite fille ???

CLAC !!! SHCLACK !

Deux coups de fouet supplémentaires.

- Non… Pitié… Je veux pas mourir…
- Eux non plus ne voulaient pas mourir !! Elle non plus, ne voulait pas souffrir !!!

CLAC !!! CLAC !!! CLAC !!!

Trois coups de fouet supplémentaires, le dos de l’homme était lacéré au point que du sang lui en coulait.

- Je ne recommencerai plus, c’est promis… Je ne le referais plus… J’vous en supplies…
- Oh non… Non tu ne le refera plus !! Ça je te le garantis. Fais voir tes mains…
- Non… Nooooon !!!

Je lâchais le fouet et dégainais Gwyar. Je pouvais sentir sa soif de sang me transformer, je pouvais sentir toute cette rage au fond de moi, sortir enfin, comme une libération. Pourquoi devrais-je la retenir face à des hommes comme lui ? Pourquoi devrais-je ne pas être moi-même ? J’allais m’assurer qu’il n’allait plus recommencer, définitivement.

- FAIS VOIR TES MAINS !!!
- Nooooooon !!! Non pitié, noooooooooon !!!

Je l’agrippai alors par les cheveux, et lui enfonçai mon épée dans le dos. Elle traversa son corps de part en part. Il regarda avec effroi la lame de métal noir ressortir de son ventre et s’écroula. Je le tournais, dos au sol, et levais mon épée. Deux coups nets et précis. Du sang s’échappait à présent des deux trous où s’étaient trouvées ses mains auparavant.

Je tremblais encore, pleine d’émotion, marchant vers la petite fille. Est-ce que je regrettais mes actes ? Non ! J’avais punis des criminels ! J’avais stoppé la souffrance de cette petite fille. Je ne regrettais rien, j’aurai même recommencé autant de fois qu’il l’aurait fallu. Je brandis mon épée avant de l’abattre sur ses chaînes tandis qu’elle se mit à couiner de terreur.

- Pi… pitié madame… m’implora-t-elle les yeux en larmes.
- C’est fini… C’est fini petite… Ils ne te feront plus de mal.

Elle tremblait tant de froid que de terreur. Je ramassais la cape que j’avais laissé tomber avant de me battre pour l’en couvrir.

- Tu vas venir avec moi… Tu vas venir avec moi, d’accord ? Je te promets qu’ils te feront plus de mal. On va… On va retrouver tes parents…
- Mon papa… Mon papa et ma maman… commença-t-elle à pleurnicher. Ils sont… Ils sont…

Je devinais aisément ce qui était arrivé à ses parents, rien qu’en voyant son visage torturé par la peine.

- Qui… Qui les a tué ?
- Ils… Ils sont venus une nuit… une nuit au village… ils… Ils les ont… Et moi je…

Elle se mit à pleurer à chaudes larmes. Je la pris dans les bras comme si ce n’était qu’une plume, emmitouflée dans la cape que je lui avais donné. Il ne fallait pas que je reste là. La pègre, les réseaux criminels… ils allaient me tomber dessus si je me faisais voir. Je devais partir le plus vite d’ici, avec la gamine. Mais je ne laisserai pas ces meurtriers s’en tirer à bon compte ! Je ne laisserai pas ces types s’en sortir. Qu’Uoc’Thuy m’en soit témoin, je faisais le serment ici même de leur faire payer leurs crimes.

- Je les ferrai payer… Je jure que je les ferrai payer. Ne t’en fais pas, je vais te protéger ! Il ne t’arrivera rien avec moi. Par tous les dieux de la création, je jure qu’ils vont payer…
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Mar 21 Nov - 8:54
Le silence est tombé depuis que le tortionnaire est mort. La place ronde est vide et imprégnée par l'odeur du sang que tu a fait couler à flots, Anna Cornwall. Néanmoins... La place ne reste guère silencieuse encore longtemps. Il y a des cris qui viennent de toutes les directions, la milice des esclavagistes affluent vers toi et la pauvre enfant dans tes bras, tu peux voir les lueurs des torches.

Tu cours, tu cours pour ta survie et celle de l'enfant dans tes bras, est-ce ta soif de rédemption ? Les vertus que tu as acquises auprès de tes amis ou simplement un instinct maternel que tu ne soupçonnais pas ? En tout cas, tu files comme un étalon au galop alors que les miliciens qui essaient de te barrer la route sont soit tranchés en deux par ta lame, soit propulsés contre les murs des ruelles sombres de la nuit de la cité.

Tu essaies d'atteindre les portes de la cité, hélas, alors que tu en approche, tu vois une rangée de mercenaires te barrant la route de la sortie. Derrière toi, un autre groupe approche et des archers apparaissent sur les toits... Tu t'apprêtes à vendre chèrement ta vie et celle de la fillette quand tu entends un craquement sourd juste sous tes pieds. Tu fais une longue chute Anna, le sol s'est dérobé sous tes pieds et avalé comme un prédateur souterrain vicieux.

Tu reprends connaissance peu à peu, un instant à peine a du passé alors que tu étais inconsciente, la fillette est toujours dans tes bras, mais une violente douleur te traverse la hanche et l'épaule gauche, sans doute fracturée. Tu te retrouves dans ce qui ressemble au réseau d'égouts de la ville, il y a trois voies qui s'offre à toi, gauche, en face ou à droite... Au-dessus, à plusieurs mètres, tu entends que des mercenaires se préparent à descendre en faisant venir des cordes ou en cherchant les entrées d'égout plus loin...
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Jeu 23 Nov - 10:57
Piégé comme un rat, il me fallait prendre rapidement une décision. Mon épaule me faisait atrocement mal, mais je ne lâchais pas la petite fille que j’avais sous le bras. Je boitais, avançant difficilement sur le chemin glissant et puant qui s’offrait à ma gauche. Je me traînais avec la jeune fille, tout en écoutant ce qu’il se passait autour de nous, j’entendais déjà des mercenaires descendre dans les égouts derrière nous. Je me pressais, il fallait faire au plus vite. Je pestais de rage, maudissant de ne pas avoir un corps qui se régénère plus vite que cela. Je ne pensais plus qu’à une chose, survivre, survivre avec cette petite qui comptait sur moi.

Suggestion d'écoute:
 

Une trappe s’ouvrit en haut, sur la continuité de notre chemin. Je me pressais pour arriver le plus vite possible à l’échelle qui laissait descendre l’un des mercenaires venus nous récupérer. J’attrapais le type par le dos de son vêtement et l’envoyait voler contre le mur, de l’autre côté de l’écoulement des eaux usées. Il tomba au sol comme une poupée désarticuler avant de finir dans les flots souillées de la ville. Je commençais à voir les autres commencer à descendre. Je me saisis de l’échelle et tirai dessus, l’arracha petit à petit du mur. Les vis cédèrent, les barres se tordirent, et je poussais un hurlement bestial sous l’effort. J’arrachai une partie du mur et l’échelle en entière tandis que le type qui tentait de descendre se retrouvait suspendu en l’air, les pieds ballant. Je jetai l’échelle et tira le type à moi pour qu’il s’écrase au sol dans un craquement dos et d’articulation. Je l’envoya alors valdinguer avec ma force prodigieuse en arrière, vers nos poursuivants tandis que la petite fille se tenait recroquevillée dans un coin.  

Je me penchais vers elle et l’attrapai de mon bras valide, Gwyar rangée dans son fourreau à présent. Je gagnerai plus de temps à la porter avec mon bras qui ne me faisait pas souffrir. Ils criaient derrière nous, donnant notre position à ceux qui pouvaient les entendre. Il ne fallait pas que je cède, je devais continuer ma route. Il fallait que je trouve une sortie d’égouts, quelque chose pour qu’ils perdent notre trace. La jeune fille contre moi pleurnichait, elle était terrorisée.

- T’en fais pas… T’en fais pas, petite. J’vais nous sortir de là…

Mon épaule me faisait horriblement souffrir, l’effort d’avoir arraché la porte n’avait pas arrangé mon mal, bien au contraire. Nous tournâmes à un nouvel angle, encore à gauche, puis le suivant fut à droite. Les mercenaires commençaient à nous rattraper dangereusement, je pouvais les entendre non loin. Il y avait une grille face à nous… La porte était évidemment fermée.

- Merde… Merde, merde, merde ! répétais-je.

Je posais la jeune fille à côté de moi et concentra tous mes efforts pour tordre les barreaux qui  nous bloquaient. Je fis un trou assez grand pour la laisser passer... pas moi. Je la fis passer de l’autre côté.

- Bouges-pas, j’arrive, je te promets que je te laisserai pas seule ! Je m’occupe d’eux…  
- Non… Non me laissez pas !
- J’arrive ! J’te jure que j’arrive !

Avant que je n’ai pu ajouter autre chose, un puissant bras m’agrippa par le col et commença à se serrer autour de ma gorge pour m’étouffer. Je me débattis avec vigueur, tentant de m’accrocher à n’importe quoi venant de mon agresseur.    Je me mis alors à mordre avec violence son bras tout en aspirant son fluide. Je criais en même temps de férocité, un cris étouffé par le fait que j’étais en train de lui dévorer le bras à coup de dents. Il finit par me lâcher en hurlant de douleur. Je le saisis et l’envoyai rejoindre les immondices qui flottaient dans les égouts. Un autre se jeta sur moi avec une épée dégainée. Pas le temps d’esquiver. Je contre l’épée avec ma main gauche qui se met à saigner sévèrement, largement entaillée. Je me mets à légèrement convulser de douleur mais je décoche un puissant coup de poing à mon adversaire qui brise son bras armé. Je me saisis de l’épée plantée dans ma main et la retire en poussant des gémissements de douleur. Je finis par la brandir et faire face aux mercenaires.

J’échangeai quelques coups contre mes adversaires, essayant de les repousser, ils ne pouvaient venir que par un ou deux, étant donné l’étroitesse des lieux. Cela m’arrangeait ! Le premier d’entre eux eut le visage écrasé contre mur,  je l’y avais cogné plusieurs fois d’un coup de coude avant que sa cervelle ne commence à se répandre sur la pierre. Le second me porta un coup à l’épaule gauche, accentuant la douleur que j’y ressentais déjà. Son coup lui avait malheureusement coûté cher. Ses tripes étaient à présent répandue sur le sol.

- Continuez de la harceler ! Elle ne tiendra plus longtemps !!! Butez moi cette salope !

Je me penchais en avant pour aspirer le fluide restant de mes victimes les plus fraîches avant de parer un coup qui s’abattit sur moi. D’une main, il était compliquer de tenir la pression mais avec ma force de lorcq, je pouvais largement endurer ça. l’aracnor face à moi disparut et je le cherchais des yeux. Où avait-il pu aller ? Je décidais de l’ignorer et de me concentrer sur  mon adversaire suivant, un puissant lorcq qui me fonça dessus avec une masse d’arme. Son coup brisa mon épée et m’envoya des éclats dans la poitrine. Je poussais un hurlement de rage avant de planter le reste de mon épée dans le ventre du lorcq qui recula. Il pesta et s’arracha le bout d’épée avant de me faire face à nouveau. J’avais dégainé Gwyar, et avant même qu’il ne fasse un geste, j’envoyais une onde de fluide sombre lui arracher le bras. Il tomba à terre, la main contre son épaule sanguinolente. Il supplia que j’arrête, mais j’étais prête à l’achever quand j’entendis ma protégée se mettre à hurler. L’aracnor qui avait disparu avait passé les grilles sous forme d’araignée et tenait à présent la fille en joue, la dague sous sa gorge.

- Abandonne ou je lui tranche la gorge !
- Noooooon !!! Pitié ! Madaaaame !
- Laissez la ! Monstre !
- Lâche ton arme !!!  

Je fis mine de poser mon épée, et sans que je ne m’y attende, ma protégée donna un gros coup de pied dans les parties intime de l’aracnor qui se plia en deux de douleur.

- Écartes-toi, petite !

La jeune fille plongea à terre tandis que j’invoquai une seconde lame de fluide noir qui trancha à la fois les barreaux mais également le torse de l’aracnor qui tomba à terre dans une gerbe de sang. Il fallait que je fasse vite à présent. Les renforts ne tarderaient pas. Je finis par plier le reste des barreaux, et me traînai dans l’ouverture pour rejoindre la jeune fille. Nous nous enfonçâmes ainsi dans les méandres des égouts, cherchant pour une sortie.
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Sam 25 Nov - 16:32
Tu as réussi à fuir les mercenaires Anna, te voilà seule avec cet enfant dans une zone que tu ne connais pas sous la cité. D’ailleurs, plus tu marches et plus tu ne reconnais pas l’architecture de l’endroit. Les égouts font place peu à peu à un couloir de pierre pavé, sec. Tu finis par atteindre une porte le long de ce couloir qui, avec tes blessures, t’as semblé interminable. 

La porte est inscrite d'un emblème… En partie inspiré de celui de ta famille, tu penserais… À moins que cela soit ta famille qui s’en soit inspiré. Au contact de ta main, et de ton sang sur celle-ci, la porte s’ouvre de manière magique et tu entres dans une grande salle ovale au plafond en voûte et peint d’une fresque en grande partie dégradée. Devant toi se dresse la statue d’une femme portant une armure d’allure redoutable, elle a de longs cheveux et tiens une lance dans une main et un bouclier dans l’autre.

Derrière la statue, tu constates un sarcophage avec un gisant représentant la femme dans son armure, mais avec une allure beaucoup plus paisible. Les parois de la pièce d’environs dix mètres de large au plus large de l’ovale, sont couvertes de fresques que tu ne distingues guère malgré les quelques torches qui se sont animées de flammes à ton arrivée avec l’enfant. 

En t’approchant de la statue, tu peux lire un nom clair à son piédestal. 

« Analya Porte-Flamme »
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Lun 27 Nov - 19:43
J’étais à présent dans une étrange salle. Un tombeau. Le hasard avait fait que je me retrouvais à présent là, sans savoir comment exactement. Tout ce que je savais, c’est qu’une personne du nom d’Analya Porte-Flammes était enterrée ici, sous la citée. Pourquoi ici d’ailleurs ? Étrange endroit pour un tombeau. En tout cas le nom était inscrit en ancien arcaëllien. Je le reconnaissais, car je l’avais lu quelque part, ou plutôt Yazazel l’avait lu pour moi, dans le tombeau du Roi Pendragon. J’étais donc tombée, par hasard sur la piste de l’armure. Je me tournais vers ma protégée, laissant de côté mes recherches.

- Est-ce que tu vas bien ?

Elle était terrifiée, je pouvais le lire dans son regard. Elle était également recroquevillée sur elle même, n’osant pas vraiment me regarder. Après ce qui s’était passé, cela était bien normal après tout. Je m’approchais alors doucement d’elle, peut-être pas assez, car elle eut un mouvement de recul et de crainte.

- Désolée… J’ai du t’effrayer… Je ne me suis même pas présentée à toi. Je m’appelle Anna Cornwall, et toi, comment t’appelles-tu ?

Elle ne répondit pas, restant craintive et méfiante. Je me mordis la lèvre inférieure, comme je le faisais habituellement quand j’étais embarrassée. Je m’agenouillai alors pour me mettre à son niveau.

- Je suis désolée, tout ça doit être trop pour toi. Je ne voulais pas te mettre en danger ou te faire voir ça. A ton âge, on ne devrait pas être confrontée à tout ça.
- Rebecca…
- Pardon ? Tu peux répéter ?
- Mon… mon nom… c’est Rebecca…

J’eus un léger sourire satisfait. C’était déjà un grand progrès, et au moins je savais à présent comment l’appeler.

- Vous n’allez pas me faire mal, hein madame Anna ?

Je fis non de la tête, essayant de la rassurer au possible.

- Bien sûr que non, Rebecca. Je ne te ferrais aucun mal, je m’assurerai que plus personne ne te fasse du mal.
- Ils… Ils m’ont forcée à travailler… et quand je ne travaillais pas assez vite, ils me frappaient. Vous allez pas me frapper, dites ?
- Non, Rebecca, je ne te frapperai pas, je ne te ferais pas travailler si tu n’en as pas envie d’ailleurs. Personne ne devrait être forcée de travailler pour quelqu’un d’autre.
- C’est… C’est pour ça que vous leur avez fait mal ?

Je restais silencieuse un instant. Est-ce pour ça que je leur avais fait mal ? Certainement, sans l’ombre d’un doute, mais peut-être y avait-il aussi mon ressenti personnel. J’avais senti à ce moment la toute la haine que j’avais pour Lemmy qui m’avait asservie.

- Oui… Je les ai puni pour ça…

Elle resta silencieuse. Que pensait-elle de moi à ce moment là ? Je n’en savais rien, mais ses sentiments étaient sûrement mitigés à mon égard. Je la voyais trembler de tout son corps.

- Tu as froid, Rebecca ?
- Je suis fatiguée… Des fois je n’avais pas le droit de dormir…
- Alors reposes toi, Rebecca. Tu peux te servir de ma cape pour te tenir chaud. On va rester ici un petit moment, le temps que ça se calme en ville. Tu as faim ? J’ai toujours quelque chose à manger sur moi…

Je sortis d’une sacoche un morceau de pain. La jeune fille se jeta dessus comme un rapace sur une proie et commença à mordre dedans avec voracité. Je rigolais doucement.

- Tu as une faim de lorcq à ce que je vois.

Elle cessa de mâchonner son pain et me regarda avec étonnement. Elle n’avait visiblement pas connaissance de cette expression.

- Humpf… Peu importe, mange, petite, mange. Je vais voir ce qui se cache par ici.

Je scrutais alors les lieux, laissant ma protégée à sa nourriture et m’arrêtai finalement devant le sarcophage de la fameuse Analya. Je posai mes mains dessus et me demandai alors si l’armure était enterrée avec elle. Je poussais la dalle du sarcophage, lentement, doucement, et à l’intérieur, je trouvais la dépouille macabre de feue Analya. Et comme je l’avais espéré, elle portait sur elle l’armure tant convoitée. Je sentais alors les voix revenir dans mon esprit, les mots étrangers me murmurer des choses en ancien arcaëllien. Medrawt s’agitait en Gwyar et j’étais assaillie par les pensées de ce dernier.

Je jetais alors un œil à Rebecca, pour vérifier qu’elle ne me regardait pas. La pauvre s’était assoupie, son bout de pain à moitié entamé dans la main, blottie dans ma cape. Cette vue adoucit mon esprit et je me sentis plus apte à combattre les voix qui m’assaillaient de toutes parts. Je me mis finalement en tête de sortir la dépouille de sa tombe et en retirer l’armure pour moi-même. Si le grimoire avait dit vrai, elle pourrait soulager ma peine.
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Mar 28 Nov - 8:22
Anna, tu as finalement réussi à dépouiller de son armure la défunte. Alors que tu t’en équipes, tu entends la voix de Medrawt qui semble furieuse, comme jalouse de ne pouvoir en profiter. Néanmoins, peu à peu, les voix se taisent les unes après les autres. Même celle du fils parricide finit par n’être qu’un lointain murmure à peine audible.

L’armure épouse parfaitement ta morphologie, tu ressens chaque gramme de son acier enchanté, chaque parcelle de son pouvoir potentiel. Cependant, alors que tu examines ta nouvelle possession, tu entends un grondement… Les armures qui ornaient les parois se mettent à converger vers toi avec des cris furieux en ancien langage. Tu n’es pas idiote, tu te doutes qu’avoir dépouillé leur souveraine les a mis en rogne.

Tu te dresses sur tes jambes, malgré la douleur de tes blessures. Ta lame, en résonance avec l’armure, tu commences à sentir affluer la puissance ancienne. Les armures devant toi ont dégainé leurs antiques armes prêtes à te mettre en pièce… Tu les vois soudain ralentir et stopper leurs charges furieuses, alors même que tu sens une petite pression au niveau de ta taille. Une petite fille blonde est agrippée à toi et regarde avec terreur les armures.

Tu poses tes yeux jaunes sur la fillette et t’apprête à lui ordonner de te lâcher pour pouvoir te battre, mais alors même que le nom de celle-ci, que tu prononce avec un certains agacement, sort de ta bouche, tu vois les armures se remettre à marcher comme pris de colère. Du moins c’est ce que tu penses au vu de la connotation des mots que tu entends d’eux.

La tension est palpable, la fillette ne te lâche pas, tu es son dernier îlot d’espoir dans son océan de souffrance, tu représentes plus que la vie elle-même pour elle. Pour ne rien arranger, tu entends que les mercenaires arrivent, ils ont passé les grilles rouillées et affluent, ils sont en grand nombre à n’en pas douter. Tu es prise dans la peur et l’indécision… Tu t’apprêtes à arracher de ta taille l’enfant pour combattre les armures et te frayer un passage quand un mot résonne dans le tombeau oublié.

« Chida... »

Une armure, à la silhouette féminine approche, elle te fixe avec ses orbes bleutés et spectrales à travers sa visière en T.

« Te chida. » Continue-t’elle en pointant de sa main que tu devines squelettique, toi et la petite fille qui te tient fermement. 

« Te chida. » Répète-elle.

Les mercenaires approchent, ils ont trouvé le tombeau et abattu la porte avec le fluide. Tu l’as entendu, tout comme les douze gardiens de ce tombeau que tu observe te contourner pour se placer entre toi et la porte. Un dernier gardien se dresse devant et approche lentement. Il pose une main lourdement gantée sur ton épaule valide et derrière son casque sa voix résonne.

« Partect te chida… Fyuda… »

Il te pousse alors derrière lui en te montrant une porte à l’autre bout de la grande salle. 

« Fyuda ! Fyuda ! Te chida ardh liva ! » S’exclame-t-il alors que tu vois le mort bloqué dans le temps lever un grand pavois orné d’une antique gravure d’un arbre majestueux. 

Tu dois courir Anna ! Les mercenaires sont déjà devant les gardiens et tu profites d’un instant avant qu’ils ne décident de risquer le tout en affrontant les morts. Tu dois encore traverser la salle et trouver un passage dans les souterrains pour te faire sortir hors de la cité. Alors que tu es blessée et que tu dois protéger Rebecca.
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Mar 28 Nov - 9:28
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Nous étions piégées, Rebecca et moi. Cependant une porte de secours nous était offerte. Je n’en revenais toujours pas que les gardiens du tombeau nous laissent ainsi partir mais j’avais cru comprendre pourquoi.

Te chida… Ma fille, mon héritière ! Yazazel avait été clair sur la signification de ce mot en ancien arcaëllien. Je fermais les yeux, remerciant silencieusement mes ancêtres avant d’attraper Rebecca par la taille pour l’emporter avec moi, dans mes bras.

- Accroches-toi ! lui dis-je avant de foncer tête baissée vers la porte du fond qui s’ouvrit à ma simple approche.

Je courus comme je le pus avec mon nouvel attirail et la gamine sur les bras. L’acier de cet armure était incroyablement léger et je le sentais également résistant. Peut-être était-ce aussi dû à ma force de lorcq que je ne sentis pas son poids, mais peut-être que sa résonance avec Gwyar y était pour quelque chose. Malgré tout, je pouvais encore courir. J’entendais derrière moi les cris d’effroi des hommes de mains des esclavagistes tandis que je m’engouffrai dans le tunnel sans lumière. La lueur magique de l’armure et de Gwyar nous suffirent cependant à y voir quelque chose.

Rebecca était cramponnée à moi, terrifiée à l’idée de pouvoir finir à nouveau entre les mains des vendeurs de chair, mais je jurais sur ma propre vie qu’il ne la reprendrai jamais. Après une bonne demi-heure à déambuler dans un dédale toujours aussi sombre, je finis par voir une lumière au bout du chemin. Je n’entendais plus rien autour de moi, si ce n’était la respiration de Rebecca qui s’était endormie, épuisée de n’avoir pas dormi depuis  un temps qui m’était inconnu mais que je jugea être trop long pour un être si petit et si fragile.

Une fois arrivée devant la source de lumière, je me rendis compte qu’il s’agissait d’un creux dans le plafond, ou plutôt dans la plaque y étant fixée. Je posais Rebecca à terre pour grimper à l’échelle de pierre creusée dans le mur et montai pour tenter d’ouvrir la plaque. Elle semblait scellée, même avec ma force de lorcq je n’arrivai pas à la déplacer. Je me mis alors à frapper dedans d’un coup de poing.  

PONG !!!

Pas encore assez, je frappai une nouvelle fois alors que Rebecca se mit à gémir doucement en bas, réveillée par le bruit que cela avait provoqué.

PONG !!!

Je sentis la pierre craquer, de la poussière tomba du plafond et le métal commençait doucement à se tordre sous la force de l’impact.

- AAAAAAAAAAAAAAAH !!!! me mis-je à hurler avant de donner un nouveau coup de poing tordis l’acier de la plaque.

La roche trembla et se fissura légèrement sous l’impact. Pas encore assez pour ouvrir le passage mais je sentais que j’y étais presque.

- Anna ? Annaaaaa ? Me laissez pas toute seule ! J’ai peur ! me supplia Rebecca.
- Ne bouges pas ! J’arrive ! Je nous ouvre la voie…

Entendre sa voix eut un effet inespéré sur moi. Je sentis comme ma force se décupler. Je me mis à pousser un dernier cri tout en donnant un coup de poing qui fracassa la plaque et l’envoya valdinguer dans les airs alors que la lumière naissante du matin s’engouffra dans le passage. Des débris de pierre dégringolèrent autour de moi. Heureusement pour Rebecca, je l’avais déposé assez loin pour qu’elle ne risque rien. Je redescendis alors pour venir la chercher et la posa sur mes épaules.

- Accroche-toi bien à moi !!  

Elle serra ses petites mains autour de mon col et je grimpais avec elle sur le dos. Je nous extirpais de ce gouffre noir et nous nous retrouvâmes en pleine rue. Je me rendis compte que la plaque avait été recouverte de pierre depuis l’époque. Je me tournais vers Rebecca qui se relevait péniblement et me regarda avec des yeux plein d’admiration.

- Vous êtes trop forte !

J’eus un petit sourire en coin, et lui tendis la main. Toute la population avait été alerté à cause du raffut que je venais de faire. Il ne fallait pas traîner, on allait se faire remarquer.  

- Viens ! Je t’emmène chez moi !
- Quoi ?
- Je ne peux pas te laisser toute seule ! Viens avec moi ! Je sais que je fais un peu peur, mais je ne te ferrai pas de mal…
- C’est vrai ?
- Promis ! Je te protégerai ! Moi, Anna Cornwall, je te le jure sur mon honneur et je prends le dieu Uoc’Thuy pour témoin : Je te protégerai, Rebecca !

Je lui tendis ma main gantée qui ressemblait étrangement à une griffe. Elle me regarda avec fascination et mit sa petite main dans la mienne.

- Je vais avoir une maison ? Avec toi ?
- Oui, Rebecca... Tu auras une maison…

Je pris la petite fille dans mes bras, devant les yeux horrifiés de dizaines de personnes qui étaient descendues dans les rues pour voir ce qu’il se passait. Je défiais alors quiconque de venir s’interposer. Mon apparence sinistre et le sang qui coulait encore sur moi dissuadèrent rapidement le tout venant et on me laissa avancer.

Peu de temps après, je récupérais mes affaires, louais un cheval, et partais pour Bazken. J’allais offrir à ma protégée ce que je lui avais promis : une maison.
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Dim 3 Déc - 10:21
Anna, tu as enfin échappé aux marchands d’esclaves qui te poursuivaient. Tu quittes la ville en laissant derrière toi le sentiment d’une crainte, de la crainte que tu reviendras en finir avec ces esclavagistes.

Félicitation en tout cas, tu as obtenu l’armure Brwydr Camlan
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