Sur la piste de Saladin

 :: Le monde :: Kaïl :: Ouest :: Désert de glaces Ryhanter Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Mar 3 Oct - 14:34
Kohoïn se jouait de nous créant des illusions plus vraies que nature. Etait-il seulement là ? Pour le moment il ne s’en prenait qu’à Morianne. Je lançais une dague vers lui mais il disparut. C’était vraiment agaçant. Je fis un mez’noï qui le toucha de plein fouet mais ne sembla pas le blesser. Mes invocations attaquaient tant bien que mal le prêtre. Je pestais et maudissais le prêtre. Mais il ne faisait pas attention à moi, son regard était rivé sur ma dulcinée.

Morianne m’envoya un message pour que l’on se mette dos à dos. Mais, à cause des dagues empoisonnées de Kohoïn, elle s’écroula. Avais-je le temps d’utiliser Äan'Ivÿ ? Je n’avais pas le choix. Je m’agenouillais près d’elle invoquant un tigre, des aigles d’électricité autour de nous et un bsurt de feu qui tournait autour de nous.

Je commençais mon office sous les rires du prêtre qui courut vers nous. L’un des aigles se projeta sur lui. Il tomba au sol, inconscient pour quelques secondes. J’en profitais pour accélérer le retrait du poison. La tête me tournait et mes membres se raidissaient. Kohoïn se releva au moment où je finissais. J’étais totalement paralysée. Seule Morianne pourrait nous tirer de là. Et mes animaux. Le tigre bondit sur Kohoïn et parvint à le mordre à sang. L’animal esquiva la dague du dément.

Morianne réveille-toi !

Hurlais-je par la pensée. Je ne pouvais plus parler. Elle ouvrit les yeux et se redressa. Elle me lança un regard inquiet.
Niveau 8
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 274

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 8



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mer 4 Oct - 20:00
Mes yeux s'ouvrirent à cette pensée, ces mots que ma bien-aimée prononça à mon esprit. Encore fébrile, je me relevais, les cheveux devant les yeux. Le fils de Kaliqua se relevait également, le bras pissant le sang, la carcasse d'un tigre à ses pieds. Il me jeta un regard froid et mauvais. Son sourire sadique avait disparu de son visage qui affichait une mine sévère.

- Ksss... Pas mal... Je dois avouer que la fille de Thäa se débrouille bien... Hum ahahah ! Mais tu sais quoi ? Cela m'arrange qu'elle ait décidé de s'invalider à ta place ! Le lieu est idéal ! Et tu n'es pas de taille face à moi...
- F... ferme-la ! Je ne sais pas ce que tu as en tête... Mais c'est fini pour toi ! Je ne te laisserai pas faire ce que tu veux !
- Hum ! C'est pour ça que ton père et toi êtes si faciles à manipuler. Vous être trop bêtes, trop naïfs... trop impulsifs ! Vous ne faites pas attention aux détails !
- Ce n'est pas mon père !
- Tu sais très bien ce que je veux dire, jeune fille ! Et maintenant, il est temps de voir à quel point tu es capable de supporter la douleur !
- Supporte celle-là !!!

J'invoquais deux pieux de glace et les envoyais vers Kohoïn qui s'évapora dans les airs. Sans même attendre, mes bras s'étendaient pour faire apparaître des boucliers de glace qui bloquèrent un jet de flammes, ce qui produit un nuage de vapeur autour de moi.

- Oh ! Bien joué ! Tu as réussi à anticiper ! Mais que dis-tu de ça ???

Je ne le voyais pas, et je ne savais pas vraiment où il était, mais une intense lumière apparut derrière le rideau de vapeur. Je pris mon envol et échappa de peu à une énorme boule de feu qui explosa plus loin contre une colonne. Je jetais un œil à Sëya. Elle n'avait rien et ne craignais rien pour le moment, il restait toujours le bsurt de feu et les aigles de foudre tournoyant autour d'elle pour la protéger. Mais combien de temps pourrait-elle faire tenir ses invocations après autant d'effort et vu son piètre état ?

- Hum ahahaha ! Tu veux savoir ce que je trouve amusant ? C'est que nous nous trouvons exactement là où je voulais que Sëya se trouve ! Il ne manque plus qu'un peu de son sang pour que tout soit parfait !

Que voulait-il dire par là ? Son sang ? Cet endroit... qu'avait-il de particulier ?

- De plus, avec le fluide d'Özan qui coule encore dans les veines du cadavre de ton père, il sera facile de l'ouvrir !

De l'ouvrir ? De quoi parle-t-il ? Je le cherchais des yeux, mais rien, lui aussi ne devait pas me voir étant donné que je ne subissais aucun assaut pour le moment. C'est alors que je réalisais : La Porte ! Et si nous étions précisément à un endroit qui permettait de l'ouvrir ?

- Je ne te laisserai pas faire !!! Tu m'entends ? Je ne te permettrai pas d'ouvrir cette Porte !!
- Ah !! Te voilà !!!

Une pluie de lame me fonça dessus, mais il me suffit de me laisser tomber en chute libre et de battre à nouveau des ailes pour esquiver l'attaque et reprendre mon vol. Je ne savais pas quoi faire pour combattre cette homme. Il était littéralement invisible à mes yeux. Il devait sûrement une faiblesse à son pouvoir, quelque chose qui me permettrait tout de même de le contourner, de pouvoir l'atteindre. Une idée me vint alors en tête : la fuite ! Je n'avais qu'à prendre Sëya avec moi et laisser ses invocations couvrir notre fuite. Mais je ne pouvais pas laisser ma mère ainsi... J'avais deux personnes à sauver... Seulement, si je n'agissais pas, j'en perdrais forcément deux. J'étais face à un choix difficile... Abandonner ma mère et sauver Sëya, ou prendre le risque de ne sauver personne, avec cependant l'espoir de sauver tout le monde. Il me vint cependant une troisième option, une option que mon ennemi n'avait peut-être pas envisagé. Je descendis alors au sol et marchai alors droit vers Sëya pour me poster devant elle.

- Tu as gagné ! Je me rends !

Il y eut un silence de mort. Comme si tout c'était soudainement arrêté. Intérieurement je jubilais. Si je n'avais pas encore pris une seule attaque, c'est que le prêtre était en train de mordre à l'hameçon.

- C'est vrai ! Je me rends ! Tu vois ? Dis-je en levant les mains. Aucune arme, aucun fluide en préparation. Je me rends, tu as gagné ! Tu es trop fort pour moi ! J'abdique !

Il apparut alors à quelques mètres de moi, partagé entre la colère et la méfiance.

- Qu... quoi ? Mais... Tu ne peux pas abandonner ! C'est... c'est l'amour de ta vie pour qui tu te bats ! Tu ne peux pas juste abandonner !
- Si... Tu vois ! Regardes ! Je ne tenterai rien ! Je suis fatiguée... J'en ai assez de me battre... Que l'enfer se déverse sur Arcaëlle... Je m'en fiche...

Je pris mon arc et mes flèches et les jetais à terre, un sourire aux lèvres.

- Allez, qu'on en finisse... tues moi ! Je suis fatiguée de tout ça...
- Non... Non tu... Tu devrais te battre !!! Qu'est-ce que tu essayes de faire ?
- Je te l'ai dit... Je suis fatiguée... Je veux mourir... Alors si tu veux tuer Sëya, vas-y, mais tues moi aussi... Qu'importe, le Royaume de Gar'Haz nous sera ouvert à toutes les deux !
- Tu mens ! Ca ne se peut autrement ! Qu'est-ce que tu as préparé comme coup fourré ? C'est un piège, n'est-ce pas ?
- Peut-être... peut-être pas ! Qui sait ? Regarde ! Je ne vais pas bouger d'ici ! Tu peux faire ce que tu veux à présent !

Il se trouvait à présent plus que méfiant. Il sentait que quelque chose clochait dans ce que je disais mais il ne pouvait en être totalement sûr.

- Si tu crois que je vais tomber dans le panneau... Tu te trompes !

Il envoya plusieurs lame dans ma direction qui ricochèrent sur moi. Il n'en croyait pas ses yeux. Il ne comprenait plus du tout.

- Mais que... Qu'est-ce que... ? Comment ?
- Hum ? Je n'ai rien senti ! Je croyais que tu voulais me tuer ! Tu vises sacrément mal ! Peut-être que tu devrais t'approcher !
- Comment as-tu fait ça ?
- Ça quoi ? C'est toi qui vise mal ! Les lames me sont passées à côté !
- Je suis sûr que non !!!

J'affichai un sourire satisfait. Il réagissait comme je l'espérai. Il ne me voyais plus paniquer, il ne me voyait plus souffrir. Cela lui déplaisait fortement. Il ne savait plus quoi faire, il était en situation d'impuissance en me voyant ainsi sûre de moi et invincible.

- Ta prochaine réplique sera : Tu mens ! Je vais me servir de mon fluide Mez et te réduire en cendre ! Tu ne pourras pas esquiver ça !
- Tu mens ! Je vais me servir de mon fluide Mez et te réduire en cendre ! Tu ne pourras pas esquiver ça ! Que...
- Hé hé hé !
- Comment ???

Il semblait soudainement en plein doute. Pleins de questions devaient se bousculer dans sa tête alors que je gardais un sourire impeccable et un calme serein.

- Et la suivante sera : Tu penses pouvoir m'arrêter avec tes tours ? Je suis le fils de Kaliqua ! Tu ne peux pas me duper !
- Tu penses pouvoir m'arrêter avec tes tours ? Je suis le fils de Kaliqua ! Tu ne peux pas me duper !

Il n'en revenait pas. C'est comme si j'arrivai à lire dans ses pensées. En vérité je ne faisais que bluffer incroyablement bien, avec beaucoup d'imagination et aussi de persuasion. Il ne faisait que dire ce que je voulais qu'il dise.

- Bon ! Qu'est-ce que tu vas faire maintenant, fils de Kaliqua ? Tu vas me lancer des flammes ? Ou tu vas venir me tuer à mains nues ?
- Sûrement pas ! Tu me crois assez bête pour tomber dans le panneau ?
- Qui sait ce que je sais ? J'ai été capable de lire dans ton esprit et prédire ce que tu allais dire, tu crois pouvoir me vaincre alors que je sais à l'avance ce que tu vas faire ?
- Ksss... Je ne sais pas comment tu as fait pour faire ça... mais je suis fils de Kaliqua ! Personne ne me berne !
- Ta prochaine réplique sera : Trop tard !
- Trop tard ?

Le sol sous les pieds du prêtre se souleva, flotta un moment dans les airs avant de l'envoyer voler plus loin. Je me mis à sourire fièrement, abaissant le bouclier de glace devant moi qui était aussi transparent que du verre. Je reportais alors mon attention sur Sëya et vint à ses côtés.

- Est-ce que ça va, Sëya ? S'il te plaît, dis moi que tu peux encore bouger. Je l'ai envoyé promener mais je ne sais pas si ça fonctionnera une deuxième fois... C'est à toi de te lever maintenant ! On doit sauver Scathach et filer d'ici !
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 27

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 5 Oct - 12:30
Maudit sort qui puise dans mon énergie. Je réussis à bouger le pouce droit. Puis d’autres doigts. Je sentais de nouveau mon corps. Pendant ce temps se jouait une scène des plus amusantes pour nous. N’y prêtant que très peu d’attention je me concentrer à faire bouger mon corps. Kohoïn s’envola au loin grâce à un sort de Morianne. Cette dernière se précipita vers moi.


- Est-ce que ça va, Sëya ? S'il te plaît, dis moi que tu peux encore bouger. Je l'ai envoyé promener mais je ne sais pas si ça fonctionnera une deuxième fois... C'est à toi de te lever maintenant ! On doit sauver Scathach et filer d'ici !
Je… Je peux bouger.

Avec lenteur, douleur et difficultés je me mis debout. Je faillis tomber au premier pas. Je me dirigeais vers la mère de Morianne. Il fallait la tirer de là. Je regardais ma bienaimée bouger les pierres grâce à son fluide Khan. Je bougeais les plus petits morceaux à la main. Mais c’était lent. Le fils de Kaliqua avait le temps de revenir à la charge.

Ça y est ! Scathach est libre ! Morianne la pris sous une aisselle et je fis de même. Nous nous mîmes à courir vers la sortie traînant la sorcière avec nous. Nous passâmes l’embouchure. IL fallait faire vite.

On va y arriver !
Niveau 8
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 274

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 8



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sam 7 Oct - 15:51
L'utilisation de mon fluide pour sortir Scathach des décombres m'avait épuisée. Surtout que j'avais du faire ça à la hâte. Elle avait un bras complètement broyée, et les jambes brisées. Même si nous arrivions à la sortir de la, j'avais peur qu'elle ne survive pas bien longtemps. Il faudrait nous dépêcher de lui apporter des soins, mais avec ce que nous avions déjà dépensé en énergie, c'était un risque.

Au moment même où nous arrivions au niveau de la sortie, un mur de flamme s'éleva devant nous, nous bloquant le passage. Le fils de Kaliqua était toujours là, en vie, son visage exprimant encore plus la démence qu'auparavant.

- Vous ne sortirez jamais d'ici vivantes ! JAMAIS !!! Ahahahaha ! Je n'ai pas fait tous ces efforts pour rien ! L'avatar d'Özan, un fils de Thäa... et LA fille de Thäa ! Celle là qui ouvre la PORTE !!! Tout est rassemblé, tout est parfait ! Il y a même le fluide d'une sorcière ! Je ne vais pas vous laisser tout gâcher !! NON !!!

Je ne savais plus quoi faire. Si j'utilisai encore mon fluide, non seulement je n'aurai aucune chance de soigner Scathach, mais en plus je perdrais sûrement connaissance. Sëya était à bout aussi, et rien ne nous permettait de passer ce mur de flammes sans en mourir. C'est à ce moment là que l'impensable ce produisit. De derrière un tas de gravas, Saladin se précipita sur Kohoïn, lui entourant le cou de son bras, et de son autre main lui tordant le bras. Le mzékils avait repris une apparence physique ordinaire, comme si l'essence d'Özan l'avait quitté, et il était en piteuse état. Armure à moitié défoncée, les ailes blessées, tordues, dont l'une avait un os qui ressortait, le visage couvert de poussière et de sang.

- Argh ! Glargh ! Lâche... moi...
- Allez-y ! Partez !!
- Saladin ! hurlais-je.
- C'est trop tard pour moi ! Va-t'en ! Cours Morianne ! Sauvez vous toutes les deux !

J'hésitai un instant, regardant Saladin. Avait-il dit vrai lorsqu'il disait qu'il avait fait tout ça par amour ? Était-ce là son dernier geste d'un père pour sa fille ? Cela ne l'excusait en rien, mais je commençais à comprendre...

- Saladin...

Les deux hommes se débattaient entre eux, et les flammes devant nous commençaient à s'estomper. Nous n'avions plus le temps de réfléchir. Il fallait partir, ne pas perdre de temps pour avoir une chance de sauver Scathach, de la soigner. Je décidais avec Sëya de courir droit devant, sans nous arrêter, sans regarder en arrière.

***

Une horrible douleur saignait mon aile droite. Et je sentais que tout mon corps était en morceau. Pourtant, je continuais à me battre, à retenir ce fou qui voulait s'en prendre à ma fille. Je ne le laisserai pas faire, ça non ! Il m'avait dupé, il s'était servi de moi. Je n'allais pas lui permettre de s'en sortir à si bon compte.

- Glaaaargh ! Pourquoi fais-tu ça ? S'écria le fils de Kaliqua. Nous avons les mêmes objectifs... ouvrir la Porte.
- Non... Je n'en ai plus rien à foutre de la Porte ! Va en enfer, toi et ta Porte ! Si ma dernière action, est de sauver ma fille de toi... Alors c'est ce que je ferai !!

Je commençais à l'étrangler, comprimant les muscles de mon bras pour lui tordre le cou, mais le maudit prêtre me colla un coup de coude dans le flanc, pile là où j'avais la chair à vif. Je le relâchais, pestant de douleur.

- Idiot ! Nous y étions presque !!
- TU y étais presque !!! Tu t'es bien foutu de moi !
- Alors tu regrettes ? Tu vas te mettre à pleurer sur ton sort ?
- Non !! Je ne regrette rien du tout !! J'ai fait ce que je devais faire ! Et tu en as profité !! Personne ne profitera de mon travail !! Personne ne me volera ce que j'ai fait !! Et personne... ne touchera ma fille !
- Imbécile... Je croyais que les sentiments n'avaient aucune importance pour toi !
- C'est faux ! J'ai toujours fait ça par sentiment... Je crois... je crois en ce calme que nous offrira le vide... Et ma fille n'a pas choisi cette voie... Alors oui... nous étions certainement ennemis... mais je ne permettrais à personne d'autre de se servir d'elle !
- Ahahahaha ! Et c'est toi qui ose dire ça ?

Il lança des lames en ma direction. Je les encaissai sans broncher, lui sautant dessus avec la férocité d'un virenpien. Il tomba à terre et je commençais à le frapper au visage avec fureur.

- Crève ! Crève ! Et crève !

Il m'attrapa par la gorge et nous commençâmes tous les deux à vouloir nous étrangler l'un l'autre. Il finit par m'expédier d'un coup de pied au ventre en arrière. Je me relevais avec difficulté, tandis qu'il en faisait de même.

- Je vais t'expédier avec moi, dans le néant d'Özan... Loin de Sëya... loin de ma fille... Même quand il sera l'heure qu'elles rejoignent le Royaume de Gar'Haz, elles seront loin de toi ! Jamais tu ne pourras plus les approcher ! JAMAIS !!!
- Pauvre fou ! Je ne suis pas un de ces adeptes d'Özan ! Quand je mourrais, je rejoindrai comme tous, le royaume de Gar'Haz.
- Non... Ahahaha ! T'as pas compris... C'est trop tard pour toi ! En m'aidant dans ma tâche, des gens ont indirectement été sacrifiés au nom d'Özan... par ta faute !! Ce qui fait que le Royaume de Gar'Haz t'es à jamais fermé !!!
- Non... Non tu mens !!! Jamais !!! Jamais je ne rejoindrai le néant !! Non ! C'est impossible !!!
- Ça t'apprendra à jouer des tours, salopard !! Maintenant rejoins le vide avec moi !
- Non...

Je le sentais terrorisé, effrayé. Il était complètement paniqué, pris d'une angoisse primitive. Il ne pourrait plus jamais prétendre au monde des morts à présent, plus jamais à une après-vie. Il rejoindrait tout comme moi le néant, le vide d'Özan. C'était pour le mieux... Je serais loin de ma fille... Je ne pourrais plus jamais lui faire du mal... Il se jeta sur moi, lames en avant, mais je ne fis pas le moindre geste pour l'esquiver. Ses armes mordirent ma chair et il eut une expression de satisfaction avant de se rendre compte de ce que j'avais prévu pour lui. Son visage se déforma d'horreur...

- Je t'aime, ma fille...

***

Une explosion retentit loin derrière nous. Les parois des tunnels tremblèrent et l'on entendit un terrible éboulement. Je sentis quelque chose en moi me quitter, se briser pour toujours. Je me retournais vers la salle du trône qui était déjà loin de nous.  

- Saladin...

Sëya pouvait le sentir aussi, parce que nous partagions beaucoup avec le talisman... Mon lien avec Saladin s'était rompu et cela ne pouvait signifier qu'une chose : mon père était mort.
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 27

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sam 7 Oct - 16:33

Nous courions aussi vite que possible. Je ressentis la perte de Morianne comme si je perdais à nouveau quelqu’un. Nous arrivâmes dans la grotte. Le jour se levais doucement sur le désert. J’allongeais Scathach par terre et fit apparaître un chien de feu pour la maintenir au chaud. Je m’agenouillais près d’elle et observais ses blessures. Ce n’était pas beau à voir.

Il fallait au plus vite se rendre en ville, je ne pouvais rien faire ici. En effet il m’aurait fallu une bassine avec de l’eau et de l’alcool diluée. Sans ça, je ne pouvais désinfecter les blessures de Scathach. J’en fis par à Morianne qui semblait très inquiète. Kroug apparut alors. Il me proposa de porter la sorcière jusqu’à la ville. Je le dis à Morianne qui accepta. Je sentais qu’elle retenait ses larmes.

Après un bon moment à marcher dans le froid, la ville d’Allerthan fut en vue. C’était une grande ville appartenant aux Lykosims. Kroug se dirigea dans la ville comme si de rien était. Il s’arrêta devant une maison joliment décorée. Il m’invita à frappa ce que je fis. Une voix fluette nous dit d’entrer. Une xen mesurant à peine un mètre cinquante et toute menue nous invita à la suivre dans une chambre. Kroug déposa la mère de ma bien aimée sur un lit propre aux draps qui sentaient bon la lavande.

Mäzya nous invita à quitter la pièce. Le géant des glaces m’indiqua qu’il repartait. Je le remerciais pour son aide. Morianne et moi prîmes place dans un petit salon. Un jeune xen nous demanda si nous désirions du thé et des gâteaux. J’acceptais volontiers. Kïllian alla dans la cuisine nous préparer ça. Pendant ce temps sa jumelle, Bërban, nous offrit des couvertures. Je la remerciais chaleureusement et m’emmitouflais dans la couverture en laine teinte en bleue. Kïllian nous apporta les boisson et les victuailles.

Niveau 8
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 274

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 8



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dim 8 Oct - 19:54
J'étais morte d'inquiétude, mon esprit dévoré par l'angoisse de perdre ma mère naturelle alors que je venais déjà de voir mourir Saladin. J'étais pleine de doute quant à cette réalité. Peu importe ce qu'il avait fait par le passé, peu importe ses crimes, il nous avait sauvé. Je ne savais pas trop comment le prendre. Si je devais être triste pour lui ou si je devais me réjouir de ne plus craindre ses méfaits, ses manipulations. Étrangement, ce qui me manquait le plus sur le moment, ce qui me rendit le plus triste, c'est ce choc, cette séparation définitive du lien que nous avions. Cela ne faisait qu'affirmer d'autant plus que depuis tout ce temps, ce n'était pas Thäa qui me parlait dans mes rêves.

Je voulais pleurer... Je voulais crier et tout mettre en l'air. Mais il y avait ces xens autour de nous, je ne voulais pas leur faire subir ça. J'étais blottis dans une couverture, les jambes serrées contre mon torse, la tête sur les genoux. J'avais une boule au ventre et à la gorge. Et si Scathach mourrait ? Si elle ne survivait pas à ses blessures ?

Killian me fixa avec inquiétude et me demanda alors si j'avais besoin de quelque chose. Je lui fis signe que non avant de finalement craquer. Je me mis à pousser de longs sanglots. Je sentais des larmes chaudes couler sur mes joues alors que Sëya s'approchait de moi pour me serrer contre elle.

- Je veux pas qu'elle meurt, Sëya. Je veux pas la perdre. Pas comme ça ! J'n'ai même pas eu le temps d'apprendre à la connaître. C'est injuste...

Elle me susurra des mots réconfortants, m'assurant que Scatach allait s'en sortir, qu'elle était plus forte que ça, que Mäzya allait la sauver. Ça ne suffisait cependant pas à me rassurer. J'étais effondrée, sans parler des choses que m'avaient fait vivre l'avatar d'Özan... J'étais à bout de force. J'avais envie de rentrer chez moi, dans mon foyer... Que se soit dans la demeure de Sëya ou avec mes parents et Gayël. Je ne voulais plus combattre... plus après tout ça. Je voulais juste pleurer et m'enfuir loin de toutes ces horreurs...

- J'en ai assez... Je veux m'en aller loin d'ici... C'est trop dur...
- Je suis sûre que Mäzya fait tout ce qu'elle peut pour votre amie... tenta Bërban.
- C'est ma mère...
- Vous devriez peut-être aller vous reposer... J'ai préparé une chambre pour vous. Ce n'est pas le grand luxe, mais...
- Merci... dis-je en sanglotant. Je vais... Je vais m'allonger un peu...

Je partis alors rejoindre la chambre tandis que Sëya mangeait un peu et buvait son thé. Elle aussi était épuisée et elle était terriblement désolée pour moi, mais elle tenait bon. Je n'eus même pas la force de rester quand je vis Mäzya sortir de la pièce où se trouvait Scathach, d'autant que Bërban me pressa gentiment de rejoindre ma chambre. Je ne fis pas attention à l'aspect de la chambre dans laquelle je pénétrai. C'est tout juste si je pus gagner le lit avant de m'y effondrer en sanglots avant de m'assoupir, épuisée.

***

Je ne savais comment leur annoncer. Cela allait être difficile à encaisser et cette jeune fille, Morianne, semblait si attristée. A mon grand soulagement, Bërban l'emmena se reposer à l'étage. Il ne restait plus que cette dénommée Sëya, une amie qui lui semblait très proche. Je m'approchai d'elle, soupirant quelque peu, épuisée par ma tâche et parce que je devais lui dire.

- Votre amie était dans un sale état... Je suis inquiète pour elle. J'ai fait tout ce que j'ai pu, mais elle a perdu beaucoup de sang. J'ai réussi à ressouder les os de ses jambes, elle aura beaucoup de mal à marcher pendant un long moment... et... Écoutez... ça va être difficile à entendre, je ne sais pas si cette femme est de votre famille... Mais vu l'état de son bras j'ai du... J'ai du l’amputer... J'en suis navrée...
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 27

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Lun 9 Oct - 15:21
J’étais démunie devant la détresse de Morianne. Quoi que je dise ou face, ça ne changeait rien à son état. Elle avait peur de perdre cette mère qu’elle venait à peine de retrouver. Elle partit s’allonger afin de reprendre des forces. J’étais, moi aussi, exténuée mais je voulais me sustenter et boire avant d’aller dormir. Mäzya sortit de la salle de soin, la mine sombre. Scathach était-elle morte ? Mon cœur s’arrêta un instant. Elle parla alors. J’écoutais avec attention, pleurant en silence. Amputée ? Sale état ?

Je remerciais la soigneuse et lui demandais si je pouvais monter me reposer avec Morianne. Elle accepta et retourna dans la salle de soin. Je pris les escaliers accompagnée du fils de la soigneuse. Il me conduisit dans la chambre où Morianne dormais déjà. Je le remerciais et me glissais vêtue dans les draps.

J’eus un sommeil agité où Saladin nous sauvait en faisant exploser son corps. Je rêvais de Scathach qui pleurait devant le cadavre de Saladin. J’ouvris les yeux. Etais-je réveillée ? Pour m’en assurée je me pinçais. J’étouffais un aïe de douleur. Ma dulcinée avait les yeux ouverts et me regardait avec inquiétude.

Tu as réussi à dormir correctement ?

Lui demandais-je en fuyant son regard. J’avais peur qu’elle me pose des questions sur sa mère. Ce qui était légitime. On frappa à la porte doucement. J’invitais la personne à entrer. C’était Bërban, elle nous proposa d’aller nous restaurés en bas avec la famille. Je hochais la tête acceptant l’invitation. Il devait être midi. Je quittais les couvertures et suivie la xen suivie de Morianne qui venait à contre cœur, je le sentais avec le pendentif.

Niveau 8
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 274

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 8



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Lun 9 Oct - 20:27
J'avais passé une nuit des plus agitées. Mon sommeil ne fut pas des plus récupérateurs et quand j'ouvris les yeux, j'étais encore épuisée. Je me frottais les yeux et regardai à côté de moi. Sëya était encore endormie mais agitée dans son sommeil. Je la vis ouvrir les yeux et se pincer le bras. Je la regardais, perplexe. Que lui arrivait-il ?

Tu as réussi à dormir correctement ? me demanda-t-elle.
- Pas terrible, non... soupirai-je. Est-ce que tu... commençai-je avant que l'on frappe à la porte.

Bërban apparut dans l'ouverture de la porte et nous invita à venir nous restaurer. Quelle heure était-il au juste ? Quel jour étions-nous ? J'étais perdue... Je ne savais même plus où je me trouvais réellement. C'est comme si j'étais là et en même temps ailleurs. Je n'avais même plus l'impression d'être moi-même, comme si j'étais quelqu'un d'autre qui regardait de l'extérieur. Peut-être tout simplement parce que je ne voulais plus être là, que je voulais partir. Au moins je n'avais pas envie de pleurer, c'était déjà ça. Pas encore en tout cas...

Nous descendîmes dans le salon, partager avec cette famille de xens un repas des plus simples. Ces gens là n'étaient pas très riches mais ils faisaient ce qu'ils pouvaient pour venir en aide à ceux qui en avaient le plus besoin et je trouvais ça formidable. J'aurai adoré en faire de même, pouvoir vivre dans un lieu comme celui-ci, soigner de pauvres personnes dans le besoin, leur offrir du réconfort, la chaleur d'un foyer et un repas.

Je me tournais alors vers la guérisseuse, Mäzya, avec l'air d'un chien battu.

- Comment va ma mère ?

Il y eut un long silence. Chacun se regardait avec embarras. Je sentis les larmes me venir aux yeux, craignant qu'on m'annonce le pire.

- Comment va-t-elle ?

La xen prit une profonde inspiration et essaya de garder son calme. On sentait qu'elle avait déjà vécu des situations similaires, ou même pires, et qu'elle s'était endurcie par la suite. Cela ne l'empêchait cependant pas de ressentir de l a peine pour moi, je pouvais le voir à son air désolé.

- Elle n'est pas encore tirée d'affaire... J'ai réussi à la soigner, j'ai ressoudé les os de ses jambes... Mais elle est très affaiblie... Et... Je n'ai rien pu faire pour son bras... J'ai du le lui amputer pour éviter l'infection...

J'eus un haut le cœur avant de me mettre à pleurer à chaudes larmes.

- Je sais que c'est difficile... J'en suis navrée, Morianne... Je vous promets que j'ai tout fait pour l'aider... mais hélas, il y a des choses contre lesquelles on ne peut rien.

Je me mis à pleurer de plus belle alors que Sëya me caressait le dos pour me réconfortait. Je la remerciais mille fois par le biais du médaillon, d'être là pour moi et de me rassurer. Mäzya soupira et me fixa avec un regard compatissant.

- Mangez, Morianne... S'il vous plaît... Vous devez reprendre des forces. Ce n'est pas en pleurant et en vous privant de nourriture que les choses s'arrangeront... Je sais que c'est difficile, mais votre mère ne voudrait pas que vous vous mettiez dans cet état, j'en suis presque sûre.
- Oui... elle me traiterait d'idiote même...
- Parce qu'elle vous aime et qu'elle ne veut pas que vous vous laissiez aller... Aller, Morianne ! Mangez un peu... au moins pour ne pas tomber dans les pommes.
- D'accord...

Je me mis à manger sans un mot, les larmes continuant de couler sur mes joues. Chaque bouchée était une épreuve... La tristesse me nouait l'estomac à tel point que j'avais du mal à ne pas m'étouffer à chaque fois. Au final je n'avais pas mangé grand chose, juste de quoi ne pas m'effondrer.

- Il faut que j'aille la voir...

La xen me regarda fixement, partagée entre le découragement et la compassion. Elle finit par me concéder cela et me fit signe d'y aller. Je me précipitai au chevet de Scathach qui était couverte de bandages. Elle semblait si paisible à ce moment là, mais aussi si pâle... Dans son lit, Mäzya avait déposé des briques chauffées, enroulées dans des tissus propres, pour que son corps ne perde pas de chaleur. Il était déjà si froid... Je le sentis lors que je pris sa main dans les miennes. Je regardais avec émois son moignon bandé. Elle n'avait plus du tout d'avant-bras... Je me mis à caresser ses cheveux, les larmes aux yeux.

- Je t'en supplies... Ne meurs pas s'il te plaît... Il y a tant de choses que tu ne m'as pas encore dites. Ne meurs pas...
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 27

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mar 10 Oct - 14:49
Nous prîmes place à table, Morianne joua avec sa nourriture sans en manger. La soigneuse lui fit alors une remarque après avoir fait état de la santé de Scathach. Voir ma dulcinée pleurer à chaude larmes devant moi m’était douloureux. Ressentir sa peine était pire. Après avoir avalé quatre bouchées, Morianne demanda à voir sa mère.

Une fois la soigneuse partie avec Morianne, je fixais mon assiette. La jeune xen m’encouragea à finir mon assiette mais, je ne sais trop pourquoi, la vue de la nourriture me donné la nausée. Cependant je fis bonne figure et engloutis mon repas. Je demandais à rejoindre ma bien aimée et sa mère. Les jumeaux se regardèrent et, un peu pris au dépourvu, le xen hocha la tête.

Je fus conduite dans une petite pièce qui sentait fort les herbes et les potions. Mon regard se posa sur le bras amputé de la sorcière. J’eus un haut-le –cœur. Morianne suppliait sa mère biologique de ne pas partir tout de suite. Je sentais les larmes monter. Que pouvais-je faire ou dire ? Scathach gémit dans son sommeil. Ressentait-elle la douleur de la perte de son bras et de ses blessures ?

Je m’approchais de Morianne et posais une main sur son épaule gauche. Je lui dis par la pensée que ça se passerait pour le mieux. Scathach était forte. Nouveau gémissement. Etait-elle en train de se réveiller ? Possible. La guérisseuse nous invita à quitter la pièce.
Niveau 8
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 274

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 8



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mer 11 Oct - 10:51
Sëya me posa une main sur l'épaule. J'échangeai avec elle un regard plein de tristesse. Scathach était forte oui, mais cela ne changerait pas son état. Tout était de ma faute. J'aurai du m'en charger... J'aurai du tuer Saladin moi-même. Rien de tout cela ne serait arrivé. En aurai-je été seulement capable ? Je regardais à nouveau ma mère et l'entendis alors gémir.

- Scathach ? Scathach ?

Mäzya entra dans la pièce et constata effectivement que la sorcière était en train de gémir.

- Sortez, je vais m'en occuper.
- Non ! C'est ma mère ! Je veux être là pour...
- Sëya, emmenez Morianne avec vous s'il vous plaît...
- Non !! Laissez-moi la voir !

Sëya dut avoir le renfort de Killian pour me sortir de la chambre. Je ne voulais pas la laisser, je ne voulais pas qu'il lui arrive malheur en mon absence.

***

J'ai si froid... Ma gorge est sèche. J'ai soif... J'ai si mal... Mes jambes me font atrocement mal. Et mon bras... Je peux encore sentir le poids du rocher l'écraser. J'essaye d'ouvrir les yeux, je pousse quelques gémissements. Est-ce que quelqu'un m'entend ? S'il vous plaît... J'ai mal ! Si mal... Je vois la silhouette de quelqu'un, mais tout est flou.

- Vous êtes consciente ? Vous m'entendez ?

Oui ! Oui je suis là ! Je... j'ai la gorge si sèche. Je n'arrive pas à parler.

- Hochez de la tête si vous m'entendez !

Je hoche de la tête. Elle semble avoir quelque chose dans la main, elle me l'approche de la bouche tout en me tenant la tête.

- C'est de l'eau ! Buvez ! Vous devez être déshydratée.

Thäa soit loué ! De l'eau, enfin ! Ça fait du bien... mais cette douleur... Hé ! Mais cette eau est sucrée ! C'est bizarre... pourquoi de l'eau sucrée ?

- J'y ai ajouté un peu de miel, ça vous redonnera un peu de force. Nous avons cru vous perdre... C'est votre fille et son amie qui vous on amené jusqu'ici. Je suis Mäzya, je suis guérisseuse. Est-ce que vous comprenez ?

Je hoche à nouveau de la tête pour confirmer. Oui, je ne suis pas encore tout à fait idiote. Je suppose que dans mon état c'est un exploit cela dit...

- J'ai pu vous soigner et vous réchauffer. Vous avez perdu beaucoup de sang. Je vais demander à Bërban d'essayer de vous donner à manger... Mais... J'ai quelque chose à vous dire avant tout. Tout d'abord j'ai réussi à ressouder les os de vos jambes. Vous aurez beaucoup de mal à remarcher, il va falloir un long moment avant que vous ne puissiez marcher toute seule, mais rassurez-vous ! Vous allez pouvoir marcher à nouveau.

Quoi ? Pourquoi je sens qu'elle a quelque chose de plus grave à m'annoncer ? Elle prend son temps, elle semble réticente. Qu'est-ce qui se passe ?

- Je veux que vous respiriez lentement et que vous restiez calme à présent. J'ai quelque chose à vous annoncer... Ça ne va pas être très facile... J'ai du faire un choix difficile... Votre bras n'était vraiment pas en bon état... Vous risquiez l'infection et je ne parle même pas de la douleur et de la perte de sang. J'ai du... procéder à...  

Quoi ? Mon bras ? Qu'est-ce qu'il a mon... Je lève mon bras... Non !! C'est quoi ça ? Où est mon bras ? Où est mon bras !!!??? Non !!! Non pas ça ! Où est-il ? Rendez-le moi !

- Scathach ! Scathach ! Calmez-vous ! Calmez-vous !!! Bërban !!! Killian !! J'ai besoin d'aide par ici !

***

J'entendais de l'agitation dans la chambre où se trouvait Scathach. Je voulais aller voir mais Sëya m'avait convaincu que je serais plus une gêne qu'autre chose. J'étais angoissée, je sentais que quelque chose ne se passait pas bien. Les trois xens étaient tous dans la pièce alors que Mäzya avait appelé les deux autres en renfort. L'attente fut interminable, et même Sëya commençait à trouver le fait que je tournais en rond insupportable. Elle comprenait ma douleur, ma peine, mais j'étais intenable. Je n'arrivai plus à rester en place sans me tordre les doigts, taper du pied ou me tirer les cheveux.

Au bout de ce qui sembla une éternité, Mäzya sortit de la pièce, le visage pâle, la mine déconfite. Elle était épuisée, peut-être par une utilisation trop intense de fluide.

- J'ai du user de mon fluide äan pour la calmer... Elle... Elle n'a pas très bien vécu son réveil et surtout la perte de son bras... ça lui a fait un choc. Elle doit se reposer à présent. Vous devriez... Vous devriez peut-être sortir faire un tour, prendre un peu le soleil et l'air frais.
- Merci mais je crois que je vais rester là au cas où elle se réveillerait...
- Ça ne sera pas pour tout de suite...

Elle se tourna vers Sëya.

- Vous devriez convaincre votre amie de faire un tour dehors avec vous... Ça ne sert à rien de tourner en rond.
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 27

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mer 11 Oct - 15:13
Le désarroi de Morianne était à son comble. De plus il y eut de l’agitation dans la chambre de la blessée. Je sentais que Morianne voulait y aller mais je la convainquis de rester ici, avec moi. Je lui pris la main et nous allâmes nous asseoir sur les fauteuils. Mäzya fit irruption dans le salon. Elle semblait à bout de force. D’une voix calme elle nous proposa de sortir ce que ma dulcinée refusa. La guérisseuse me dit de convaincre Morianne de sortir. Mais, comment convaincre quand soi-même on n’a pas envie de quitter les lieux ?

Tout en soupirant, je me levais et allais chercher nos capes en fourrure. Je tendis celle de Morianne à ma bien aimée et enfilais la mienne. A contre cœur et un peu forcée, mon adorée mit sa cape. Nous passâmes la porte et, à notre grande surprise, il ne faisait pas trop froid et le soleil nous réchauffait tendrement.

Allez, viens. On va aller au temple de Thaä puis voir celui de Jurk.

Prier était une solution comme une autre. Et sachant que l’un des temples appartenait à ma mère et l’autre à la déesse de la compassion, nous avions une chance pour que la mère de Morianne s’en remette. Ma dulcinée serrait les poings, tête basse. Je m’approchais d’elle et pris son poing droit. Je lui dis des mots apaisant et elle se calma un peu. Elle était angoissée à l’idée de perdre celle qui l’avait mise au monde.
Niveau 8
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 274

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 8



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sam 14 Oct - 6:40
Sëya avait finalement décidé de nous mener, un peu à contrecœur, jusqu'au temple de Thäa pour que nous allions prier les dieux d'avoir clémence pour ma génitrice. Après tout il ne nous restait plus que ça : prier les divinités pour garder l'espoir que Scathach se rétablisse. Lorsque nous y arrivâmes, il était l'heure des prières et des chants. Ils étaient magnifiques, pleins de vie, c'était quelque chose que je n'avais encore jamais vu dans un temple. Il y avait cet écho, cette résonance qui rendait ces chants mystérieux, d'une nature quasi-mystique. J'avais l'impression d'entrer dans un autre monde, un autre univers, protégé par les dieux. Je pris la main de Sëya, pour me rassurer. J'avais si peur d'éclater en sanglots en plein milieu du temple.



Nous nous installâmes devant un autel de prières. Je me mis à genoux et commençais alors à prier silencieusement tout d'abord. Sëya en fit de même. Je joignis mes mains et mes larmes commencèrent à couler tout doucement le long de mes joues.

- Je vous implore, Thäa, car en ce jour ma mère est souffrante. Je vous supplie, je vous prie à genoux et vous rend grâce. Ayez pitié pour celle qui me donna la vie. Ayez pitié pour celle qui la défendit il y a peu. Je ne pourrais continuer à combattre en votre nom s'il lui arrivait malheur, je n'aurais plus la force de défendre les opprimés et les faibles si vous n'êtes pas là.
- Voilà des paroles bien tristes, jeune fille... annonça une douce voix derrière nous.

Je me tournais vers la personne qui venait de prononcer ces mots. Une prêtresse de Thäa, vêtue d'une tunique bleue et blanche. Habituellement les prêtresses de Thäa portaient plutôt du blanc et du noir, mais celle-ci y faisait visiblement exception. Elle avait un doux visage, rayonnant de beauté et ses longs cheveux blonds et fins descendaient jusqu'à sa taille. Je ne lui répondis pas, trop troublée pour cela.

- Vous m'avez l'air d'être troublée mon enfant... renchérit-il.
- Ma... Ma mère est dans un état grave... Elle a été blessée... Et... S'il lui arrivait malheur...

Je recommençais à pleurer. Sëya passa une main dans mon dos pour essayer de me réconforter, me soutenir. La prêtresse posa sa main sur mon épaule et me fit un sourire compatissant. Elle s'agenouilla face à moi pour me regarder dans les yeux.

- Je comprend, ma sœur. Mais vous ne devez pas abandonner. Vous avez peut-être vécu des choses terribles...
- Vous n'imaginez même pas à quel point... l'interrompis-je.

Elle me sourit, fermant les yeux de béatitude.

- Alors vous ne pouvez pas abandonner. Il y a tellement de belles choses que Thäa a créé en ce monde. Même vos larmes sont une bénédiction, elles sont le symbole de votre amour pour votre mère. Il n'y a rien de plus beau que l'amour. Je sais qu'il est difficile de perdre un être cher, mais vous ne devez pas arrêter de vivre pour ça. Je suis sûr que votre mère ne voudrait pas vous voir vous lamenter.
- C'est vrai...
- Vous ne pouvez pas prier Thäa pour implorer sa pitié, sœur. Priez Thäa pour la remercier que votre mère soit toujours en vie. Remerciez la pour tout ce que vous avez. Et quel meilleur remerciement à Thäa que de continuer à vivre !
- Vous avez raison... Mais... je ne me sens pas prête à me battre à nouveau...
- Prenez votre temps, savourez la vie, l'appréciez la à nouveau. Vous vous battiez pour défendre ce que vous aimez, non ? Alors prenez un moment pour aimer, prenez un moment pour apprécier ce que vous avez et de vous même, vous verrez si vous devez reprendre ou non le combat.
- Merci ma sœur.
- Hum... ma sœur ?
- Heu... J'ai dit quelque chose qui ne va pas ?
- Je... Et bien Thäa m'a fait homme, mais je suppose que nous sommes tous égaux face à elle.
- Que... Oh... Oh pardon je pensais que...

Par tous les dieux, ce n'était pas une prêtresse mais un prêtre. Cette personne avait pourtant l'air si féminine, si douce... Ses longs cheveux et son visage androgyne m'ont fait pourtant jurer qu'il était une femme. Il n'avait pas de poitrine, certes, mais Sëya non plus n'en avait presque pas.

- Ce n'est pas grave ! Vous n'êtes pas la première à vous fourvoyer. Et puis Thäa est à la fois déesse et dieu, c'est un compliment pour moi d'être à son image... A la fois homme et... femme en apparence. Ah ah ah !

Frère Luce:
 

Son rire était doux et sincère. J'essuyai mes larmes avant que le prêtre ne s'installe à côté de nous pour rejoindre nos prières à Thäa.

- Thäa, créatrice de toutes choses, soyez indulgente envers nous car nous ne sommes que des enfants ! Si nous vous avons déçu, sachez cependant que nous essayons de faire de notre mieux, chaque jour, pour que vous soyez fière de nous. C'est pour cela que nous vous rendons grâce en ce jour, pour vous témoigner de notre volonté de toujours faire du mieux que nous le pouvons. Nous vous aimons, comme nous aimons cette vie, et comme nous aimons nos proches, nos amis, notre famille. Aujourd'hui, nous remercions la vie que vous nous avez donné, et toutes les autres qui nous entourent et nous comblent de joie.
Thaä, père et mère de toutes choses, nous vous adressons cette prière pour vous faire témoignage de toute la gratitude que nous avons pour vous. Nous sommes vos enfants, et à jamais nous vous sommes reconnaissants. Accordez-nous votre pardon pour nos fautes et protégez-nous de la dévastation et de la solitude.
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 27

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sam 14 Oct - 16:31
La douleur, la peine et la peur. Voici les trois maîtres mots qui envahissaient peu à peu Morianne. Pendant que la prêtresse, qui s’avéra être un prêtre, nous parlait, je sentis que Morianne s’apaisait légèrement. Il pria avec nous une bonne partie du temps où nous restâmes. J’implorais, silencieusement, ma mère de sauver Scathach. J’allumais de l’encens et deux bougies pour signifier mon abnégation. Je glissais trois pièces d’or dans l’urne dédiée à cela.

Je me levais, aidais Morianne à se mettre debout et nous nous rendîmes au temple de Jurk. Il était à dix minutes de celui de Thaä. Ainsi nous prîmes un peu le soleil avant de nous engouffrer dans le temple de la Déesse. Les prêtres et prêtresses louaient le nom de la divinité. C’était reposant et agréable.

Louanges:
 

Nous nous installâmes à un autel dans un coin du temple. Je priais intérieurement Jurk de venir en aide à la mère de Morianne. Je priais, mains jointe, yeux fermés. Seules mes lèvres bougeaient en silence. Je sentais la difficulté de mon aimée de retenir ses larmes. Je déjoignis mes doigts et passais une main dans le dos de ma dulcinée. Une colombe se posa sur la tête de la statue de Jurk. L’oiseau symbolique de la déesse.

Ô noble colombe peux-tu livrer un message pour moi ? Demande la clémence de Jurk pour Scathach.
Je ferais de mon mieux, noble arcaëllienne.

Je remerciais l’animal qui s’envola et disparut dans les hauteurs du temple.
Niveau 8
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 274

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 8



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mer 18 Oct - 8:52
Nous sortîmes du temple de Jurk après un long moment de prières. Je nous fis quitter les lieux car je ne me sentais plus d'y rester plus longtemps. Je me demandais encore si cette colombe allait vraiment pouvoir émettre le message que lui avait donné Sëya à Jurk. Peu probable selon moi, mais je gardais tout de même la foi et l'espoir que cela soi possible. Je n'avais pas manqué de la remercier pour ce geste. Cependant, je n'avais plus le courage de rester dehors.

Nous prîmes le chemin pour revenir chez les xens quand nous fîmes une rencontre des plus surprenantes. Nous nous retrouvâmes face à Maïa qui resta bouche bée un instant.

- Morianne ? Sëya ! Thäa soit loué, vous êtes en vie !
- Maïa ? Mais que fais-tu là ?
- Tu nous as dit de partir nous mettre en sécurité, alors on a rejoint la ville la plus proche... Et c'est ici.
- Hum... Je vois... Où sont les autres ?
- On est installé à l'auberge du coin. Je suis sûre que les autres seront ravis de vous savoir saines et sauves. Heu... est-ce que Scathach est... ?
- Pour l'instant oui... Mais son état est grave et...
- Ça va aller Morianne... Si t'as mère est comme toi, c'est une battante, elle survivra...
- J'ai plutôt l'impression que c'est de mon père que j'ai le plus hérité... Je détruis tout ce qui m'entoure...

Maïa grimaça, mal à l'aise. Elle ne savait pas trop quoi dire face à ça.

- C'est pour ça que tu nous as forcé à partir ? Tu penses vraiment ça ?

Je soupirai, ne sachant que répondre. Au fond elle avait raison... J'avais peur que tout le monde soit blessé à cause de moi, à cause des choix que je faisais. A chaque fois, le prix à payé était lourd, et je n'arrivai plus à le supporter. Sëya passa sa main dans mon dos, en essayant de me rassurer.

- Morianne... c'est pas de ta faute ! Tout ce qui t'arrive... Tu ne peux pas contrôler ça !
- Mais c'est ma responsabilité ! Ce n'est peut-être pas ma faute, mais... à chaque fois que je prend une décision risqué, qui vous met en danger, c'est sur mes épaules que tout retombe.
- Morianne... On savait que cela comportait des risques de venir avec vous. On est tous prêts à mettre nos vies en jeu... Il faut que tu arrêtes de penser que la responsabilité de tout ça repose entièrement sur toi. Aller, venez ! On va aller voir les autres. Ils seront ravis de vous savoir en vie.

Je haussais les épaules et nous suivîmes Maïa qui nous mena à l'auberge où ils étaient. Sazan, Amaya et Brohmac étaient assis à une table, en train de se reposer. Lorsque nous arrivâmes, ce fut l’allégresse. Sazan prit Sëya dans ses bras, rassurée que celle-ci aille bien, Brohmac me tapa derrière l'épaule et me fit un sourire satisfait. Amaya, elle... La lorcq se leva, serra les poings avant de se poster devant moi. Elle me décocha un violent coup de poing au visage qui me brisa le nez. Je pissais le sang...

- Hééééé !!! s'écria Maïa. Mais qu'est-ce qui te prend ?
- T'oses revenir devant moi ? J'croyais que le groupe c'était fini ! Fiche le camps !!

Brohmac dut s'emparer d'Amaya pour ne pas qu'elle s'en prenne à nouveau à moi. Elle était furieuse... et je pouvais le comprendre.

- Hé ! Calme-toi ! s'écria le lorcq.
- Grrrr !!! Rrrrrrr ! Dégages ! Tu l'as dit toi-même ! C'est terminé !!! C'est terminé !! s'emporta la rousse.
- C'est bon, Brohmac... lâche-la... dis-je avec peine. Elle a raison... C'est ce que j'ai dit... Vas-y... casses-moi la gueule si ça te chante...

Amaya resta silencieuse, elle bouillait de colère mais de voir que je réclamais de me faire casser la gueule lui fit changer d'avis.

- Aller ! Vas-y ! Qu'est-ce que t'attends ? Casses-moi la gueule ! Vas-y, fais le si ça peut faire te sentir mieux ! Ma mère est à moitié mourante dans son lit, qu'est-ce que ça peut me foutre de me faire casser la gueule ? Hein ? VAS-Y !!!!

Elle haussa les épaules de dédain et me tourna le dos avant de partir, rejoignant l'étage, et donc sans doute sa chambre.

- Je suis désolée Morianne ! Je savais pas qu'elle allait faire ça ! s'excusa Maïa.
- C'est rien... Je l'ai mérité...
- Mérité ou pas, je vais te soigner ça... soupira la tahora.
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 27

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mer 18 Oct - 10:47
Maïa nous avait conduit à leur auberge, « Keïkan le fort ». S’en suivit une scène qui me mit hors de moi. Amaya était partie cependant mais ma colère ne baissait pas. Elle avait osé lever la main sur Morianne. Je serais les poings, enfonçant mes ongles dans ma peau. Maïa soigna ma dulcinée. J’allais au comptoir demandant un linge humide. On me donna ça rapidement. Je retournais vers le groupe et tendis le linge à la tahora. Elle me remercia et essuya le sang sur le visage de Morianne.

Nous fûmes invitées à nous asseoir à table avec la bande. Brohmac commanda de la cervoise pour tout le monde. Le serveur nous amena ça et le lorcq régla la somme. Les conversations allaient bon train. Mais, je le sentais, tous évitaient de parler de la mère de Morianne. Je buvais, le visage fermé. Amaya m’avait mise hors de moi. Je ne décrochais pas un mot jusqu’à ce que le, lorcq me demande si j’allais bien.

Oui, oui. Juste contrariée par Amaya. Je comprends son geste mais en même temps ça m’échappe.
Elle est jeune et impulsive, laisse là se calmer et tout ira à nouveau pour le mieux pour notre groupe.

Il me sourit doucement et me tapota la tête. Je sentais la peine de ma dulcinée. Elle aussi n’était pas bavarde. Je pestais intérieurement. Nous étions une équipe, quoi qu’est pu dire Morianne. On formais une famille….
Niveau 8
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 274

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 8



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mer 18 Oct - 22:52
Ce fut pour moi une sorte de libération de pouvoir profiter d'un moment avec notre groupe. J'en oubliai presque que ma mère était souffrante. J'en avais besoin... Et je compris alors que j'avais fait un terrible erreur en rejetant mes amis. Je pensais pourtant bien faire à ce moment là, quand je les avais éloigné de moi pour les protéger. Mais la vérité, c'est que j'avais du les blesser, et Amaya en particulier. Je commençais à mieux saisir son emportement et sa colère envers moi. J'embrassais ma tendre et douce avant de lui dire que je m'absentais quelques instants. Je demandais discrètement à Maïa où se trouvait la chambre d'Amaya avant de monter à l'étage et en retrouver la porte. J'y frappais, espérant que la lorcq veuille bien me répondre.

- Amaya... C'est Morianne... Ouvre s'il te plaît...
- Dégage !
- Écoute... Je sais que j'ai fait une terrible erreur... Je... Je n'aurai pas du dire ce que j'ai dit...

Je n'eus pour seule réponse que le silence.

- Je m'en rends compte à présent... c'était cruel de ma part. Je vous ais rejeté... Je voulais pas ça ! Je voulais juste que vous vous mettiez en sécurité, mais... je n'avais pas pensé que ça pourrait vous blesser... Je pensais pas vraiment ce que je disais...

Toujours le silence. J'étais un peu désespérée de ne pas avoir de réponse. Je sentais l'émotion m'envahir et j'avais à nouveau envie de pleurer. La vérité, c'est que je ne voulais pas perdre l'amitié d'Amaya en plus de ma mère qui pouvait mourir...

- C'est toi qui m'a dit que l'important, c'était d'essayer... Alors essaye de me comprendre au moins ! Essaye juste de m'écouter... Je voulais pas que ça se finisse comme ça. La vérité, c'est que sans vous je ne serais plus là... Je serais déjà morte ! Vous comptez presque autant que Sëya à mes yeux. Vous êtes un peu comme une seconde famille pour moi ! Je sais ce que j'ai dit... J'aurai jamais dû dire ça ! C'est vrai ! Est-ce que tu pourrais essayer de me pardonner ?

Nouveau silence. Je baissais les bras. J'allais repartir quand j'entendis la porte s'ouvrir. Amaya était face à moi, me dominant d'au moins une tête voir deux. Son visage était grave et je sentais encore une certaine colère dans ses yeux.

- Amaya ?
- Me demande plus jamais de t'abandonner, crevette... Plus jamais !

Elle me prit dans ses bras, m'étouffant à moitié avec sa force de brute.

- On est une famille, comme tu dis ! La prochaine fois que tu parles de dissoudre le groupe, je t'écrabouille la tête !
- Heu... Oui... oui moi aussi je t'adore, Amaya... Promis... Je... J'essayerai de... Je ne ferai plus ça.

La lorcq referma la porte de sa chambre à clef et me donna une grande tape dans le dos, pile entre les deux ailes. Je crus tomber en avant et me casser la figure mais elle me rattrapa juste à temps.

- Oups ! Désolée ! J'avais oublié à quel point t'étais une crevette !! Ahahaha !
- Je suis pas une crevette... soupirai-je.
- Pour moi, t'en as tout l'air ! Hé hé !
- Du moment que tu ne me casses pas le nez...
- Hé ! Y a pas de raison que ça arrive ! Du moment que tu n'essayes plus de nous rejeter...
- Ça ne risque plus d'arriver...
- Je sais... Et... désolée pour ton nez...
- Désolée de t'avoir blessée...
- Ok ! Tu sais quoi ? Arrêtons d'être désolée, d'accord ? C'est chiant !

Je me mis à rire et acquiesçai d'un signe de tête. Nous redescendîmes ensemble à la grande surprise de tout le monde. Brohmac eut un petit sourire en coin et se tourna vers Sëya.

- Tu vois ? Je te l'avais dit... Elle avait besoin d'un petit peu de temps pour se calmer.
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 27

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mer 18 Oct - 23:14
Morianne m’indiqua qu’elle allait voir Amaya. Je hochais la tête, un peu inquiète. Et si la lorcq l’écrabouillait ? Brohmac sembla sentir mes doutes et me rassura. Pour faire passer l’angoisse, je bus un peu de ma chope. Sazan me demanda si j’avais faim. J’acquiesçais de la tête. Elle se leva et revins cinq minute plus tard avec un immense plateau de fromages, de charcuterie et de pains. Elle déposa le tout au milieu de la table et mit le couteau vers moi. Je ne me fis pas prier, j’attaquais un morceau de salami.

Reprenant des forces, je vis Morianne et Amaya descendre côte à côte. Brohmac me fit une remarque et je hochais la tête. Je demandais à Morianne si tout allait pour le mieux via le pendentif. Elle me fit un sourire éclatant. Je sentais qu’elle était regonflée à bloc. Elle prit place près de moi et se sustenta.

L’après-midi passa et la nuit commençait à tomber. Je fis signe à Morianne qu’il fallait retourner chez les xens. Nous partîmes donc dans un joyeux brouhaha. Nous promîmes à nos compagnons de les retrouver dès le lendemain.

Nous arrivâmes devant la demeure de la soigneuse. Je frappais trois coups secs sur la porte et l’on vint m’ouvrir. C’était la fille de la guérisseuse. Elle nous fit entrer, nous délesta de nos cape et nous invita à la suivre à la salle à manger. Un repas nous y attendait.

Après avoir mangé on demanda à voir la mère de Morianne. Mäzya accepta disant qu’il faudrait être serein devant Scathach.
Niveau 8
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 274

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 8



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dim 22 Oct - 10:42
Nous entrâmes dans la chambre de Scathach où Killian venait de finir de lui donner à manger. La sorcière semblait extrêmement fatiguée, mais consciente. Son visage semblait si pâle malgré le pénombre qui régnait. Il n'y avait là qu'une lampe à huile pour éclairer la pièce, il faisait déjà partiellement nuit dehors. Je m'approchais de ma génitrice et m'assis sur une des chaises à côté de son lit.

- Comment vas-tu ? lui demandai-je.
- Mon état me semble assez parlant... C'est plutôt moi qui devrait vous poser la question à toutes les deux...
- Ne t'en fais pas... On va bien.
- Alors c'est l'essentiel...

Elle soupira et ferma les yeux. Je passais une main dans sa chevelure noire de jais, en profitant pour remettre ses cheveux en arrière. Elle dut trouver mon geste inattendu car elle ouvrit les yeux et me regarda avec stupeur.

- Tu t'inquiètes pour moi, à présent ?
- Sinon je ne serais pas revenue te chercher... Et puis... Je n'ai pas envie de te perdre maintenant, pas après t'avoir retrouvé après toutes ces années... J'aimerai au moins apprendre à te connaître plus...

Je sentais les larmes me monter aux yeux et ma bouche commençait déjà à se déformer en une triste grimace. Scathach me regarda, dépité et soupira. Elle tendit son unique main vers mon visage pour y en faire glisser une mèche de cheveux derrière mon oreille.

- Ne pleures pas, idiote... Je suis plus solide que ça, je vais m'en remettre...

Elle poussa un soupir de douleur et se tint le bras gauche, son bras amputé...  

- Argh... Arrrh...
- Qu'est-ce qui se passe ? lui demandai-je, inquiète.
- J'ai mal... C'est... c'est comme si je pouvais encore le sentir... mon membre fantôme... Ça fait mal...
- Je vais demander à Mäzya de venir pour qu'elle trouve que chose pour te soulager !
- Non !! Non... Rassis-toi... S'il te plaît... Ça peut encore attendre. Laisse-moi un peu profiter de ta présence à toi et Sëya aussi... Je suis tellement rassurée qu'il ne vous soit rien arrivé. Ce dément... ce fils de Kaliqua...
- Il ne nous causera plus jamais de tort, je te le promets, mère.
- Mère ? elle sourit très légèrement et ricana de plaisir. J'ai le droit à ça, maintenant ?

Je lui fis oui de la tête, les yeux embués de larmes, avec un sourire grimaçant.

- Tu es forte, Morianne... Belle et intelligente. Tu as la fille de Thäa la plus parfaite à tes côtés en plus... Ton père... enfin Saladin... Il avait des torts mais il a su voir ce que je n'avais pas vu... Vous formez vraiment un joli couple.
- Oui... On peut au moins lui donner raison là dessus ! dis-je à moitié en rigolant.

Nous restâmes un moment silencieuses avant qu'elle ne déclare :

- Je vais me reposer un peu... Je me sens fatiguée.
- D'accord ! On va te laisser seule ! Reposes-toi !
- Je peux... juste parler à Sëya seule à seule, quelques instants ?

Je soupirai mais je fis oui de la tête avec un sourire triste. Je sortis de la pièce et les laissais toutes les deux seules. Mäzya vint à moi et me demanda.

- Est-ce que ça va ?
- Elle... elle va bien... elle est un peu fatiguée, c'est tout. Elle... Elle a mal au bras aussi... son bras gauche.
- Ça je m'en doute. C'est pour vous que je demandai ça, Morianne.
- Ça va... La voir vivante est déjà un soulagement.

Mäzya me sourit et posa une main amicale sur mon épaule.

- Je vous promets que je ferais tout pour qu'elle aille mieux. Vous feriez mieux d'aller vous reposer. La journée a du être longue et épuisante en émotion.
- Oui... Merci, Mäzya. Je vais aller me reposer. Bonne nuit !
- Bonne nuit, Morianne !

Et ainsi je montais à l'étage pour me coucher, attendant que Sëya revienne pour m'endormir. Je ne me sentais pas de dormir seule cette nuit là, mais avec toute cette fatigue.
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 27

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dim 22 Oct - 14:24
Je restais donc avec la mère de Morianne laissant partir mon aimée. Scathach me dit d’approcher. J’obtempérais et pris place sur la chaise laissée vide par ma dulcinée. La sorcière était pâle et semblait souffrir le martyre. Je soupirais doucement, un peu inquiète pour elle. Elle me réclama de l’eau. J’attrapais le verre et la fis boire lentement.

Que puis je pour vous, Scathach ?
Je… Tu es une bonne personne, Sëya. Tu es forte et intelligente. Malgré le fait que tu sois recherchée pour être sacrifiée, tu ne faiblis pas. Mais… Morianne a beau être forte elle n’est qu’une arcaëllienne ordinaire. Si…. Si je venais à périr, promets-moi de veiller sur ma fille. Mon unique bien. La chair de ma chair. La preuve qu’un jour Saladin fut bon et aimant. Veille sur Morianne pour moi, je t’en supplie.
Vous n’allez pas mourir ! Mais si ça arrivait, comptez sur moi. Maintenant vous devez vous reposer. Bonne nuit.

Je lui fis un pâle sourire légèrement triste. Quittant la pièce je croisais Mäzya. Elle m’invita à rejoindre Morianne dans la chambre, ce que je fis sans me faire prier.

J’entrais dans la chambre, un feu ronronnait dans l’âtre et une bassine d’eau fumante m’attendait. Je me dévêtue entièrement et pris l’éponge pour me décrasser. Morianne était déjà dans les couvertures.

Sois forte mon cœur.
Niveau 8
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 274

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 8



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dim 22 Oct - 23:58


Sëya était enfin là. Je fus soulagée de la voir venir. Elle se dévêtit et en profita pour se nettoyer le corps, me conseillant de rester forte. Je me levais, toute pantelante et me glissa nue, derrière elle, avant de saisir l'éponge pour lui frotter le dos, avec douceur. J'avais besoin de ce petit moment de tendresse dans ce monde de brute, dans cette période difficile. Nous nous fîmes mutuellement la toilette, profitant de la chaleur du feu face à nous. Je l'embrassais tendrement dans le cou, puis sur les lèvres. Nous nous blottîmes dans les couvertures, par terre, devant l'âtre, l'une contre l'autre, admirant les flammes, nos ailes nous enveloppant à moitié.

Je me sentais si bien à présent à ses côtés. Nous n'avions pas besoin de mots pour exprimer ce que nous ressentions à cet instant. Ce sentiment de calme et de quiétude face à ses flammes chaleureuses et réconfortantes nous emplissait toutes entières. J'avais l'impression de pouvoir vivre l'éternité à ses côtés, que jamais je ne pourrai vieillir tant qu'elle serait là. Nous étions invincibles, immortelles, notre amour bravant la mort, le danger et la souffrance. Nous étions éternelles, nous étions deux flammes dansantes dans l'hiver, chaleureuses, douces, bravant le vent, la pluie, la neige. A ce moment là, je compris que mon bonheur ne pouvait venir que de nous, que de notre regard sur les choses de ce monde. Celui qui se lamente sur son sort ne peut voir le bonheur, il ne peut le ressentir, il ne peut plus être cette petite flamme qui danse sous la neige, il ne peut plus ouvrir son cœur à l'amour.

J'avais de la chance, j'étais en vie, Sëya l'était, et nous étions toutes les deux ensembles. Notre mélodie ne s'arrêterait pas, pas maintenant, il y aurait peut-être des silences, comme dans toute musique, mais elle ne s'arrêterait pas tant que nous continuions à la jouer. Dans les bras l'une de l'autre, nous observions ce feu avant de plonger chacune nos yeux dans ceux de l'autre. Nos lèvres se touchèrent, avec délicatesse, c'était comme un doux brasier qui nous emplit le cœur de chaleur. Nous étions telle une étoile à ce moment là, scintillantes et rayonnantes. Et nos corps fusionnèrent alors en un seul astre, dans un moment que nous voulûmes éternel. Les caresses furent la douceur des flammes... les soupirs le crépitement du bois en combustion... Tout était si paisible, tout était si parfait en cet instant.

Les flammes dansèrent, joyeusement, avec délicatesse, formant des vagues rayonnantes, dans des crépitements doux et légers, qui les ponctuaient sans venir les déranger. Le feu se mit à brûler plus intensément, plus fort, avec une vivacité renouvelée, une ardeur plus intense. Il nous parcourut toutes entières avant de finalement se calmer et à nouveau crépiter doucement.

Main dans la main, nos fronts collés l'un à l'autre, allongées dans et sur les couvertures, le feu qui nous animait devint petit à petit braise, et nous nous assoupissions, paisiblement, dans la chaleur des flammes mourantes.
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 27

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Lun 23 Oct - 14:46
J’avais passé la meilleure soirée de ma vie. Morianne avait été si douce et tendre. Nous nous étions endormies devant l’âtre.

Le froid s’insinuait en moi, grelotant je resserrais les couvertures autour de nous. Mais force est que je dû ouvrir les yeux et quitter le cocon douillet pour me vêtir. Une fois habillée, je retournais dans le nid douillet que l’on s’était fait. Je vis que Morianne était réveillée. Je lui demandais si elle avait bien dormi. Elle semblait d’humeur joviale et cela me plut.

Après un temps à se câliner nous descendîmes prendre le petit déjeuner. Kïllian nous demanda ce que nous voulions. Je demandais une tasse de chocolat chaud et du pain beurré. Il m’apporta une miche de pain, un couteau et une motte de beurre. Je tranchais un morceau de pain et tartinais la face qui me plaisait le plus. Kïllian m’apporta le chocolat chaud. Je le remerciais. C’était une denrée chère et rare par ici.

Morianne prenait son petit déjeuner sans rien dire mais je la sentais apaisée. Cela me fit sourire. Mäzya entra dans la pièce et annonça à Morianne que sa mère voulait la voir dès qu’elle serait disponible.

Niveau 8
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 274

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 8



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 26 Oct - 9:14
Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi bien. Le réveil fut doux et agréable, aux côtés de Sëya qui s'était levée pour se vêtir. Elle était plutôt frileuse mon arcaëllienne, cela me fit sourire et une fois qu'elle revint dans les couvertures, je la serrais contre moi pour la réchauffer un peu. Nous descendîmes manger avec les autres avant que Mäzya me fasse part du souhait de Scathach de me voir. Je m'empressais donc de quitter la table pour rejoindre ma génitrice qui m'attendait dans son lit, fixant l'extérieur par la fenêtre, d'un regard qui semblait à la fois serein et las, le dernier fait étant dû probablement à son état d'épuisement général.

- Mère, tu vas bien ?

Elle me sourit, en tournant ses yeux cernés vers moi et posa sa main sur ma joue avec tendresse.

- Je vais un peu mieux... Je ne me fais toujours pas à l'idée que j'ai perdu un bras... mais je vais relativement bien.
- Tu as l'air encore épuisée... lui dis-je, inquiète.
- Et toi tu as l'air plus magnifique qu'hier... plus sereine... Quel que chose a changé, non ?
- J'ai... J'ai commencé à voir les choses du bon côté, c'est tout.
- Comme tu le faisais auparavant, n'est-ce pas ?
- C'est... C'est vrai qu'il fut une époque où j'étais déjà comme ça, oui.
- Alors reste cette personne, positive et pleine d'espoir, Morianne.

Je lui souris tendrement.

- Tu voulais me voir ?
- Oui... J'ai quelque chose à te demander.
- Quoi donc ?
- Je veux que vous partiez, toutes les deux, Sëya et toi.
- Que... Non, c'est hors de question, Scathach, on ne va pas te laisser là, derrière, toute seule.

Elle fit un signe de main pour imposer le silence et prit la parole.

- Je vous ais déjà assez ralenti, Morianne. En plus avec ce bras en moins, je vais avoir besoin de temps pour me réhabiliter. Vous avez un combat à continuer.
- A quoi servirait ce combat si je te laissais derrière ? Tu sais quoi ? Je vais écouter les conseils de ce prêtre de Thäa, je vais profiter un peu de la vie, réapprendre à savourer ce pour quoi je me suis toujours battue, et ensuite nous reprendrons le combat. Ce n'est pas un abandon, on va prendre simplement notre temps pour nous reposer avant toutes choses, d'accord ?
- J'imagine que je ne te ferrais pas changer d'avis ? me demanda-t-elle.  
- Je ne changerai d'avis pour rien au monde ! Tu sais quoi ? On devrait aller à Yban ! Je te présenterai mes parents ! Ceux qui m'ont recueilli ! Tu pourras enfin les remercier !

Son sourire disparu et elle sembla terriblement embarrassée.

- Je ne suis pas sûre que se soit une bonne idée, Morianne... Je ne veux pas m'imposer à toi et à tes parents...
- Aller ! S'il te plaît ! Fais le pour moi ! Je sais que ça doit te sembler gênant, embarrassant, bizarre... mais tu verras, ce sont des gens bien.
- Je ne voudrais pas qu'ils changent d'avis sur toi en apprenant qu'ils ont élevé la fille d'une sorcière...
- Qui pourrait pensé ça ?
- Beaucoup le pourrait...
- Pas eux ! C'est eux qui m'ont éduqué, et si j'ai été assez ouverte d'esprit pour t'accepter, ils t'accepteront et ne changeront pas d'avis sur moi. Pour eux, je resterai Morianne !
- Alors c'est décidé ? Nous partons pour Yban ?
- Dès que tu iras mieux, oui. Pour le moment tu dois te reposer !

Scathach soupira et fit oui de la tête avant de se rallonger complètement.

- Je suis sûre que tu n'en as même pas encore parlé à Sëya...
- Je... hum... Je vais le faire ! Maintenant d'ailleurs !  
- Mais quel tête d'oiseau... soupira-t-elle avant de sourire.  

Je quittais Scathach pour rejoindre Sëya qui arriva devant la pièce, probablement impatiente de savoir ce que nous étions en train de dire. Je lui fis alors part de mon souhait de prendre un peu de repos à Yban, pour aller voir ma famille mais aussi profiter de sa demeure à Cescan.

Suite
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 27

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Aube des Mondes :: Le monde :: Kaïl :: Ouest :: Désert de glaces Ryhanter-