L'Aube des Mondes
Bonne visite dans notre univers.

Sur la piste de Saladin

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Jeu 21 Sep - 0:27
Le vent soufflait fort dans cet endroit complètement désert. Nous étions habillés de pieds en cape avec des vêtements chauds, rembourré avec différentes matières : pailles, peau, fourrure. Rien n'était de trop pour résister au froid infernal de ce sinistre désert de glace. J'avais abandonné mon habituelle robe verte, pour une tenue qui me permettrait de tenir bon. Je portais même des bas, chose qui n'était que rarement arrivé dans ma vie. J'avais sur moi un épais manteau rembourré de fourrure pardessus la tenue de cuir que je m'étais fabriquée avec le cuir du daim que nous avions chassé à Wasdkioljer.

A perte de vue, une étendue miroitante de glace, de neige, sans presque aucun relief, sans aucune végétation et surtout sans aucun signe de vie. L'enfer gelé... Maïa qui était derrière moi, claquait des dents, grelottait de froid, et surtout, s'agrippait à moi désespérément. Elle était engourdie, rouspétait sans cesse et elle ne semblait pas vraiment tenir debout, pas sans mon appui.

- On... On devrait rentrer Mo... Morianne... On... On trouvera personne ici ! Personne ne peut... peut vivre dans ce... cet enf... enfer !
- Non ! Il faut continuer ! Je sais qu'il est là, quelque part ! Il nous attend ! Et il continuera à me harceler, à me provoquer tant que je ne serais pas allé le voir !
- Mmmmmmaaaaaaaais.... M...Momo... Morianne... Ca fait... dé... déjà... plusieurs jours que l'on cherche... et... et pas la moindre trace... de... de de de... ton père !
- Ce n'est PAS mon PERE ! C'est peut-être mon géniteur, mais jamais... JAMAIS il ne sera mon père !
- Vous ne voulez pas vous taire, toutes les deux ? souffla Brohmac. J'essaye de me concentrer pour trouver une piste !
- Pre... Première nou... nouvelle ! Brohmac est fort en pistage à pré...présent ! bredouilla Maïa.
- Ce n'est PAS nouveau... J'ai toujours été doué en pistage... rétorqua le lorcq. Maintenant, si vous pouviez faire silence... !

Je ne fis plus un bruit, laissant au lorcq le soin de chercher une piste qui nous mènerait peut-être jusqu'à Saladin. Tout était incroyablement silencieux, seul le vent brisait ce silence de mort et il le brisait très violemment. Il soufflait à tel point que l'on aurait cru entendre des centaines d'âmes hurler tels des damnés. Cet endroit était définitivement le dernier endroit dans lequel n'importe quel arcaëllien normalement constitué et sain d'esprit aurait voulu se trouver. Et pourtant, j'avais entendu dire que des nomades y passaient, sans même vouloir l'éviter. Ces peuplades devaient être extrêmement téméraires pour continuer à fréquenter ce désert de la mort.

- Tu trouves quelque chose ? pressai-je Brohmac. C'est pas que je m'ennuie, mais là, si on reste comme ça sans bouger, on va finir gelés sur place !
- Je fais ce que je peux... mais avec ce vent, c'est difficile de trouver quoique se soit, il faudrait...

CRAAAAC !

Quelque chose craqua sous les bottes du lorcq et le sol se mit à trembler, tout d'abord légèrement, puis de plus en plus, il y eut des secousses et des petits claquements se firent entendre, de plus en plus nombreux, de plus en plus audibles.

- Oh non non non non non ! Écartez-vous !!! Écartez-vous ! s'écria le lorcq.

Mais nous n'eûmes pas le temps de réagir. A peine avions-nous fait un pas, que la glace et la neige se déroba sous nos pieds. Je sentis la peur m'envahir toute entière alors que je tombais en chute libre incapable de déployer mes ailes qui étaient écrasées par toute cette masse neigeuse.

- Sëyaaaaaaaa !!! hurlais-je avant que tout ne soit plus que ténèbres.

***

Quelques jours plus tôt...

Nous étions de retour à Wasdkioljer. Notre équipe était là, au complet, même Brohmac avait enfin repris du service. Ils nous attendaient tous avec impatience et ce fut avec joie qu'ils nous virent revenir. Et très vite, les questions étaient arrivées.

- Bien... que faisons-nous à présent ? questionna Sazan, notre elfe, prêtresse de Ge-Ban.
- Et bien... difficile à dire... lui répondis-je. Mais... heu... Où est passée Fanny ?
- Hum... Désolée, Morianne, mais Fanny est partie... Elle a quitté le groupe, annonça Amaya, la guerrière lorcq aux cheveux de feu. Elle a pas supporté la mort d'Hùlickz... elle est retournée à Cescan...
- Mais... Comment ça ? Je... Elle...
- Elle voulait prévenir sa famille... leur familles sont très proches à tous les deux... Je pense qu'elles auront du mal à s'en remettre... Mais Fanny a raison... il faut bien que quelqu'un l'annonce à ses proches...

Je restais silencieuse. Encore une fois, notre groupe se réduisait dramatiquement. Je me demandais s'il ne serait pas temps de recruter bientôt. Il nous serait de plus en plus difficile de nous défendre avec si peu d'alliés à nos côtés.

- Je vois... On ne peut pas lui en vouloir après tout...
- Non, pas vraiment... soupira Brohmac. Alors, chef, on fait quoi ?
- Ch... Chef ? Que... depuis quand je suis la chef ? C'est Sëya qui...
Peut-être que Sëya est en effet la fille de Thäa, et que pour le coup, elle représente le mieux notre groupe, mais il faut avouer que tu as su nous diriger jusqu'à présent, déclara Sazan.  

Je soupirai. Je n'aimais pas trop l'idée de jouer la chef, encore moins devant Sëya. Pour moi, elle était bien plus que moi, je ne pouvais être chef, c'était à elle de décider, pas à moi.

- Et bien... J'ai peut-être une idée... mais c'est risqué... Il y a quelques jours, Saladin m'a contacté par télépathie... il m'a dit des choses... étranges... J'ai... J'ai l'impression que quelque chose le perturbe...
- Le perturbe ? s'étonna Maïa, la douce tahora. Ce mec est complètement dingue ! Je... Hum... désolée... je devrais peut-être pas parler de ton...
- Non ! Ce n'est pas mon père, et il peut-être cinglé, fou, mais là... je... je ne sais pas... c'est différent. Il semblait avoir eu comme une révélation. Je... Bref... Il se trouve dans le désert de glace de Ryhanter.
- Le désert de glace ? s'exclama Maïa en s'étranglant à moitié. Oh nonononononon ! Je ne veux pas aller là bas ! Il fait beaucoup trop froid là bas...
- Mais c'est peut-être notre seule chance de le coincer et de nous en débarrasser une bonne fois pour toute. Et qui sait ce qu'il à découvert ?
- Hum... peut-être que c'est notre meilleure opportunité, oui... Mais dans ce cas là, Sëya ferait mieux de ne pas venir. Si c'est encore un de ses pièges et qu'il cherche à la sacrifier sur je ne sais quel site maudit... fulmina l'elfe.
- Ce n'est pas à toi de décider ! objectai-je. Qu'en dis-tu, Sëya ? Que devrait-on faire à ton avis ?
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Jeu 21 Sep - 10:07
Vêtue très chaudement je suivais le groupe en maudissant ce vent et ce froid. Je n’étais pas habituée à des températures si basses. Mais Morianne nous avait guidés jusque-là pour une bonne raison : Saladin s’y trouvait. On ne pouvait rater cette occasion bien trop belle. Brohmac cherchait une piste à suivre après quelques minutes, qui semblèrent être des heures, il y eu un « crac » sinistre et le lorcq nous disant de reculer.

Trop tard : on tombe, j’entends Morianne m’appeler. Je ne dis rien, songeant que nous étions tombés dans un piège à la con et que nous allions mourir sous peu. Je pestais et me concentrais pour faire une couverture de feuilles et de buissons pour l’atterrissage des sans ailes. Je battis des miennes, ralentissant la chute .

Nous arrivâmes au sol. C’était éclairé par des lanternes. Je demandais à Morianne ce que l’on faisait.

*****

Quelques jours auparavant

Morianne discuta avec les membres de notre groupe pendant que je restais en retrait, écoutant. Morianne, sûrement sans le vouloir, nous avais toujours dirigés. Ils en arrivèrent à parler de moi. C’est vrai ça, devais-je rester en arrière ou venir ? Je soupirais, secouais la tête et dis :

Que je reste ici ou vienne ça ne changera rien. Je serais toujours en danger….. Alors, autant être en danger en vivant une aventure frigorifiante. Je viens avec vous et y’a pas de « Mais ».

Je pris la main de Morianne dans la mienne et murmurais « ensemble ».
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Jeu 21 Sep - 14:47
Nous tombâmes sur un matelas de feuilles et de neige, évitant ainsi de nous rompre le cou, les os et la colonne vertébrale. Sëya avait eu un réflexe incroyable en invoquant sa magie pour nous réceptionner. Cela n'empêcha pas pour autant de nous retrouver plus ou moins tous ensevelis sous une épaisse couche de neige. Il ne fallut pas longtemps pour que Sëya nous retrouve à l'aide d'un bsurt qu'elle avait invoquée. Lorsqu'il me trouva, l'animal me tira par la cape avant de me lécher copieusement le visage. Je repoussais gentiment l'animal, m'essuyant du mieux que je le pouvais la bave qu'il m'avait laissé.

Après un moment à aider les autres à sortir de sous cette épaisse couche de neige, Sëya me fit remarquer que nous n'étions pas dans une cavité naturelle. En effet, maintenant que j'avais l'occasion d'observer ce qui nous entourait, je constatais que nous étions dans un tunnel souterrain, en partie en ruine, ce qui devait probablement expliquer cet effondrement. Étrangement, des lanternes et des braseros brillaient dans l'obscurité et éclairaient ce long couloir.

- Ça ne me dit rien qui vaille...
- A moi non plus... ajouta lugubrement Scathach.

La sorcière se mit à notre niveau et tendit son bras. Elle ferma les yeux et ce concentra un instant. Après un bref instant elle se tourna vers moi, me fixant de ses yeux ocres.

- Il est là... Je peux le sentir...
- Alors il n'y a pas à hésiter !

Je passais devant, accompagnée de très près par Sëya et son bsurt qui trottait derrière moi en remuant de la queue. A force d'avancer, nous arrivâmes dans une grande salle, un pièce gigantesque dont le plafond était à peine visible. Il y avait d'immenses colonnes, des tapis rongés par le temps et l'usure sur le sol et également une obscurité qui ne permettait pas de voir plus loin qu'à l'entrée.

- J'aime pas beaucoup ça ! grogna Brohmac. Le couloir est allumé mais pas cette grande pièce... ça pourrait être un piège. Laissez-moi passer devant !
- Ça ne sera pas nécessaire... lui rétorquai-je. Saladin veut me voir, il n'a pas besoin de me piéger. S'il l'avait voulu, il l'aurait déjà fait. Non... Je crois que...

Je fis un pas en avant, posant un pied sur la première dalle présente dans la grande pièce. Le long des murs, des feux d'une couleur étrangement verte s'allumèrent dans des âtres, ainsi que des braseros qui longeaient les colonnes.

- C'est d'un cliché... soupirai-je.
- Te voilà enfin, Badb ! s'exclama une voix au loin, résonnant à travers toute la pièce, une voix sombre mais reconnaissable entre mille.
- Saladin... grognai-je.

Je me précipitai en avant, serrant mes poings, épiant au loin la silhouette qui nous guettait dans la semi-obscurité. Les autres me suivaient, non sans méfiance. Ils s'attendaient à tout moment à tomber dans un piège.

- Je t'attendais... Je t'ai attendu si longtemps... Tu as mis du temps pour accepter enfin mon invitation, ma fille !
- Je ne suis pas ta fille ! Et si j'ai accepté de venir, ce n'est pas pour satisfaire tes désirs. Je suis venue uniquement dans le but de te foutre la plus grosse raclée de ton existence.
- Vraiment ? N'es-tu donc pas curieuse de savoir ce que j'avais à te dire ?

Je m'arrêtais. Face à moi se trouvait entre les innombrables colonnes de la salle, un espèce de trône dont le dossier était brisé. Saladin y siégeait, non pas sous sa forme draconnique, mais sous une forme plus standard... a ceci près que sa peau était recouverte de veinules noires et que son œil unique avait perdu son éclat bleu... Il était entièrement noir.

- Je ne suis pas sûre de vouloir entendre ce que tu as à dire, Saladin...
- Mais tu vas quand même m'écouter, n'est-ce pas, Badb ?
- Je ne m'appelle PAS Badb...
- Oui... Excuse-moi ! J'avais oublié que tu préfères porter ce nom ridicule plutôt que celui que tes vrais parents t'ont donné !
- Ce n'est pas un nom ridicule !! Je t'interdis de juger mes parents ! Mes VRAIS parents... ceux qui m'ont vu grandir ! Ceux qui m'ont appris à faire le bien...
- Mais moi aussi je t'ai vu grandir, Morianne. J'ai toujours été là pour toi, contrairement à ta chère mère avec qui tu traînes visiblement !
- Tu es toujours aussi charmant... ironisa Scathach.
- Crois-tu que je vais offrir des fleurs à la femme qui m'a enlevé mon enfant ??? s'emporta Saladin.
- Ça suffit ! Où veux-tu en venir exactement ? protestai-je.
- Je t'ai peut-être menti, Morianne, c'est vrai. Je t'ai fait croire que j'étais Thäa, je t'ai manipulée depuis que tu es toute petite...
- Que...

Je le regardais avec des yeux étonnés. C'était fort singulier de le voir ainsi dire les choses de but en blanc, d'avouer qu'il était un manipulateur.

- Tu as sûrement du te sentir bouleversée lorsque tu as appris cela... Tu as sûrement du... penser que toute ta vie n'était plus qu'un mensonge...
- Admettons que cela soit le cas, qu'est-ce que ça change ? Tu vas peut-être me dire que tu es désolé ? Que si tu as fait ça, c'était pour mon bien ? Pour me protéger ? Pour... satisfaire ton besoin d'être père ? Je m'en fiche de tout ça, tu comprends ? Tu... Tu m'as blessée ! Tu m'as manipulée et... et tu es un monstre qui tué des milliers de personnes, indirectement ou non...
- Et je comprend ce que tu ressens, Morianne. Et j'en suis, sincèrement, très sincèrement désolé... Toi... Toi et moi nous avons tous les deux été manipulés durant toute notre vie.
- Que... Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ?
- J'ai été le jouet du destin, Morianne... Nous tous, nous avons été manipulés comme des pantins, jouant une pièce que les dieux voulaient nous voir jouer !
- Qu'est-ce que tu vas encore inventer ? s'insurgea Scathach. Tu vas encore lui mentir ? Tu vas encore lui raconter des histoires ?
- Non ! Cette fois-ci, je vais lui dire la vérité, hurla-t-il.

Il descendit de son trône, paré de son armure noire, le regard empli de tristesse et de regret.

- Les dieux, nous ont menti, Morianne ! J'ai appris une chose en étant ce que je suis devenu, une chose que personne n'avait jamais envisagé jusqu'alors ! Özan n'existe pas !
- QUOI ? m'écriai-je, le prenant pour un fou.
- Özan n'est qu'un MENSONGE !! Un mensonge créait de toute pièce par le plus fourbe de tous les dieux, un dieu qui a voulu échapper à son statut de dieu le plus haïssable qui soit. Özan... n'est qu'une invention de Kaliqua !
- Ça y est, maintenant j'en suis sûre... tu es complètement fou !
- Je ne suis PAS FOU !!! Je peux le sentir, au fond de moi... cette énergie... Özan n'y est pour rien ! Ce pouvoir... cette chose sombre... ce n'est que la face sombre de Thäa, son côté le plus noir et destructeur. Il n'y a jamais eu de dieu Özan ! C'est Kaliqua qui a fait croire cela à Thäa... Il l'a manipulé, afin qu'il croit à cela ! Thäa EST Özan, et Özan est manipulé par Kaliqua ! C'est la seule explication logique ! Toute ma vie... Toute ma vie j'ai cru en Özan et il n'est que mensonge ! Kaliqua nous a tous manipulé ! C'est lui, le dieu destructeur !
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Jeu 21 Sep - 16:43
Nous avancions dans ce couloir humide et froid après nous être extirpés de la neige grâce à mon bsurt. L’animal semblait avoir un faible pour Morianne et cela me fit sourire malgré la gravité de la situation. Scathach nous indiqua sentir la présence de son ancien époux. Mon cœur accéléra un petit peu. Cet ancien arcaëllien, car à mes yeux il ne l’était plus, me faisait froid dans le dos. Prudente, je marchais sur la pointe des pieds, des fois qu’il y aurait des pièges. Rien… Pas un piège ne se déclencha mais nous arrivâmes devant une grande pièce totalement dans l’obscurité.

Regardant Morianne j’eus envie de lui hurler de faire demi-tour au lieu de cela je me tus. Ma bien-aimée avança et déclencha la lumière. Au fond, sur un trône usé par le temps, se tenait Saladin. Il me sembla triste et amer. S’en suivit une discussion qui se termina sur une théorie des plus folles. Kaliqua, Dieu de la discorde, serait derrière tout ça ? Et les enfants d’Özan, de qui étaient-ils s’ils n’étaient pas de la Divinité du chaos ? Je regardais Saladin et il me fit penser à un chaton égaré. Un chaton dangereux….. J’observais l’arcaëllien et soupirais. J’ouvris une première fois la bouche mais rien n’en sorti. J’étais trop abasourdie pour parler.

Kaliqua était malveillant mais de là à monter pareil complot depuis des millénaires…. Et puis, tout le monde le savait, Thaä était né de la bouche d’Özan. Mais si ce n’était pas le cas d’où venait ma mère ? Je secouais la tête et finie par prendre la parole :

Si ta théorie est exacte alors d’où viennent les créatures d’Özan et les enfants de ce Dieu putride ? Kaliqua est machiavélique, oui, mais pas au point de rouler l’univers entier. Özan est le père de Thaä, tout le monde le sait. Et si Özan n’existait pas comment se fait-il qu’il y est autant d’adorateurs de ce Dieu ? Saladin, vous êtes fou, voilà tout. Kaliqua ne peut avoir fomenté pareil canular. C’est impossible !

Je resserrais ma cape sur moi en grelotant, pleine de colère et d’incompréhension.
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Jeu 21 Sep - 18:28
Saladin semblait avoir perdu la raison. Et Sëya lui objecta des arguments qui étaient tout à fait pertinents. Je sentais le mzékils corrompu perdu dans ses pensées, comme s'il essayait de trouver des contrevérités à cela. Il fixa ma bien aimée avec un air suppliant, comme s'il la priait de le croire.

- Sëya... Tu es fille de Thäa... Tu sais à quel point ton parent est bienveillant. Mais tu sais aussi qu'il a son côté obscur, sa partie noire ! Mais il ne te l'a jamais montré ! Tu... parce que tu es une fille née de son bon côté ! Thäa... il n'est même pas conscient lorsqu'il est Özan... Et ces créatures... Quel autre dieu est capable de créer des êtres aussi puissant à par Thäa ? Quant à savoir si Thäa est né d'Özan... qui peut l'affirmer ? Qui peut dire cela ? Personne ! Özan peut tout à faite être une allégorie !
- Comment ça ?
- Morianne, toi qui est si intelligente, tu devrais le voir, non ? Thäa est né d'Özan... Comme Badb est née de toi ! Tu vois ce que je veux dire ?
- Tu penses... Tu pense que Thäa et Özan sont donc deux... deux facettes d'une même personne ? La partie corrompue étant Özan, et Thäa étant... la partie... bienfaisante.
- Oui !!! Oui voilà ! Tu as compris ! Tu as compris Morianne ! Je savais que tu pouvais me comprendre, ma fille...
- Je ne suis pas ta fille, et même si je te comprend, cela ne veut pas dire que je te crois... Car si ce que tu dis est vrai, qui te dis que ce n'est pas Kaliqua qui te fait croire tout ça ? Qui te dis que tu n'es pas en train de vivre un mensonge ?

Il sembla comme ravaler un sanglot, comme s'il allait définitivement péter les plombs. Au lieu de ça il se mit à rire, à rire comme un dément qui n'avait plus aucun contrôle sur lui et la situation qui l'entourait.

- Ah ah... Ahahah... AHAHAHAHA !!! Tu sais... C'est ça le pire avec Kaliqua... C'est... C'est qu'on ne peut pas savoir justement ! Ah... AHAHAH ! Il est fort... Il est fort... Je suis battu ! Quoique je fasse, je suis son jouet... son pantin... Sauf si je décide de combattre les dieux...
- Tu... Quoi ? Attends... Saladin, non ! Est-ce que tu as perdu la tête ? Combattre les dieux ? On ne peut pas combattre les dieux...
- Oh si ! Oh si, on peut ! Ils sont mortels, tout comme nous ! C'est juste qu'ils vivent beaucoup, beaucoup plus longtemps que nous. Ils ont des pouvoirs immenses, qui dépassent tous nos espoirs... Mais je suis sûr d'une chose... ON PEUT TUER UN DIEU !!
- Tu n'as pas à faire ça...
- Pourquoi pas ??? Ils se sont joué de moi... Ils m'ont arraché ce que j'avais de plus cher au monde...
- Tu t'es arraché ça tout seul, Saladin, objecta Scathach. C'est toi qui a décidé de croire en un dieu malveillant, toi qui a trahi mon amour... qui a mis en danger notre fille ! Tout ça pour... tes... idées folles et stupides !
- Je t'interdis de dire ça de moi, sorcière ! Je te l'interdis ! Tu m'as enlevé ma fille !
- Parce que je ne voulais pas qu'elle grandisse avec un père comme toi, un mzékils complètement fou !
- Je ne suis PAS FOU !!! C'est vous ! C'est vous qui ne voyez pas la vérité ! Morianne...

Il tomba à mes genoux, s'agrippa à mes jambes avec ses doigts griffus et tourna son œil complètement noir vers moi. Il était complètement désespéré. Je pouvais sentir son désarroi.

- Morianne, s'il te plaît... Toi qui est si maligne, toi qui de tous, semble être la plus clairvoyante... Dis-moi... Dis-moi au moins que tu ne me prends pas pour un fou ! Tu dois me croire...
- Saladin... Même si ce que tu dis est vrai... Je ne veux pas tuer de dieu... J'aime Thäa... Je ne veux pas lui faire de mal. Quant à Kaliqua et Özan... Je ne crois vraiment pas que l'on puisse les affronter... Je crois... Je crois que ce n'est pas le bon chemin. Saladin, essaye d'y songer quelques minutes, essaye de... de réfléchir à ce que tu nous as dit... N'est-ce pas plutôt toi qui cherche un moyen de t'amender ? Je ne sais pas par quel... curieux cheminement tu en es arrivé là... mais peut-être que tu t'en veux pour ce que tu m'as fait, tu t'en veux de me faire souffrir, peut-être parce qu'il y a ce lien télépathique qui nous unit. Du coup tu essayes de trouver un autre coupable... Mais c'est toi qui a fait tout ça... C'est toi, Saladin. C'est toi qui a décidé de suivre Özan, qu'il existe ou non. Que se soit la face obscure de Thäa ou pas... Tu as fait un choix... Un très très mauvais choix...

J'avais pitié de lui. Il ne méritait peut-être pas ma compassion, ni ma pitié, mais c'était plus fort que moi. Une partie de moi-même ressentait une profonde tristesse pour cet homme qui cherchait vainement à échapper à sa culpabilité, à effacer ce qu'il avait fait. Mais rien ne pouvait effacer ça... rien ne pouvait pardonner ce qu'il avait fait. Une larme coula de son œil unique et il se prit la tête dans les mains.
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Jeu 21 Sep - 18:51
L’échange que j’entendis avait tout de la folie. Thaä ayant une face sombre nommée Özan… Pure folie ! Je secouais négativement la tête quand Saladin se jeta aux pieds de Morianne. Il était malade et fou. Kaliqua se jouait de lui, c’était certain. Özan et Thaä étaient deux entités différentes. Deux être distincts. J’avais beau chercher de la compassion pour cet arcaëllien complétement perdu je n’en trouvais pas. Pourtant, au fond de moi, j’avais envie de l’aider.

Alors que je soupirais doucement et tristement, peinée de voir un être aussi meurtri, il avança le fait que les Dieux étaient mortels. Je ne pus m’empêcher de rire sous cape. Un malade ce type. Il voulait entrer en guerre contre le panthéon. Il n’avait, évidement, aucune chance de gagner contre les Divinités. Même contre le petit Lüten il n’avait aucune chance. Secouant une fois de plus la tête je me retins de l’envoyer valser dans le décor. Après tout ce n’était qu’une misérable créature malade et folle.

Je m’accroupie au niveau de Saladin, il tourna la tête vers moi et je lui dis avec calme et bienveillance qu’il était le jouet d’une manipulation cosmique. Kaliqua se jouais de lui si bien qu’il lui avait fait perdre la raison. Il hurla que je mentais et que je ne savais rien. Je soupirais doucement et, quelques peu énervée, je lui mis une gifle. Avec bienveillance et calme je lui demandais de se calmer et de se relever. Il obtempéra et je me mis debout. Une fois en station droite, je fixais l’arcaëllien qui faisait bien trois tête de plus que moi. Je lui conseiller de réfléchir.

J’avançais la théorie suivante : Kaliqua, profitant du mal-être de Saladin, se serait introduit dans son cœur et son esprit pour le faire douter de sa réalité. Puis, une fois l’insinuation faite, le Dieu, fier de lui, serait reparti. Saladin, isolé et embrouillé, se serait inventé une théorie foireuse pour se faire pardonner ses crimes passé. Pris au piège dans sa démence il contacte Morianne et lui demande de venir en tout bien tout honneur. Malheureusement, embué par la folie de Kaliqua il ne sait plus ce qui est juste ou pas.

Je fis silence, regardant saladin qui ressemblait à un animal effarouché.
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Ven 22 Sep - 16:54
Ce que disait Sëya me sembla tout aussi probable que ce que j'avais avancé. Mais Saladin n'avait peut-être pas tout à fait tort. Même si sa théorie était farfelue, elle était tout à fait possible. Pour autant, je n'y croyais absolument pas. Quand bien même Saladin allait devoir payer de ses crimes. Je fus surprise quand ma bien-aimée le gifla et que Saladin ne fit aucune riposte. Avait-il abandonné la lutte ? Avait-il cessé d'aboyer et de mordre comme un chien fou ?

- C'est bien beau tout ça, mais ça n'excuse pas ce qu'il a fait ! déclara Scathach.
- Toi... Tu la fermes ! C'est toi qui m'a abandonné ! C'est toi qui m'a arraché ma fille !
- C'était pour la protéger de ta folie, Saladin ! Tu es fou, et ça ne changera pas ! Tu continues à te voiler la face ! A vivre dans le mensonge !
- Je vais te tuer, sale sorcière !!

Saladin se jeta sur Scathach et l'attrapa à la gorge, tentant de l'étrangler. Sëya et moi nous jetâmes sur lui, le prenant chacune par un bras, l'éloignant de ma mère biologique à toute vitesse.

- Ça suffit !!! hurlai-je désemparée. Arrêtez ça !!! Arrêtez ! J'en ai assez !
- Pas autant que moi ! s'insurgea Saladin.
- Saladin... Tu as commis des fautes graves, tu as mené à la mort des milliers de personnes. Mais malgré tout, je sens qu'il y a encore du bien en toi ! Sinon tu n'aurais pas douté... Seuls les gens bien doutent de leurs actes quand ceux-ci sont répréhensibles ! Je veux croire que tu as envie de te racheter... Mais ce n'est pas en tuant ma mère naturelle que tu vas y arriver !

Il donna de grands coups d'ailes pour se dégager de notre emprise et se tourna vers nous, le regard furieux.

- Le bien et le mal sont des concepts erronés ! Il n'y a pas de bien ou de mal, Morianne ! C'est ça que tu n'as pas encore compris !
- Alors tu ne comprendras jamais le mal que tu m'as fait...
- Non... Ce n'est pas... B... Bien sûr que je comprend ! Tu t'es sentie trahie et...
- Alors mets-toi à ma place ! Mets-toi à la place de ceux que tu as fait souffrir ! C'est ça, le bien ! C'est pouvoir être capable d'empathie... ou même juste de sympathie ! Mais toi, tout ce que tu as fait, c'était complètement égoïste ! Tout ce que tu as fait, c'est faire souffrir les autres !
- Qu'importe la souffrance des autres, si nous rejoignons tous le néant ! Si ce que vous dites est vrai, alors ce que je ressens actuellement n'est qu'un mensonge de Kaliqua, et donc... et donc je n'ai pas à tourner le dos à Özan, et je n'ai pas à avoir peur de mes pouvoirs !!!  
- Non ! Tu ne comprends rien...
- Oh si ! Je comprends tout ! J'ai compris que cela ne servait à rien ! Que je n'avais rien perdu, car rien n'existe ! La seule vérité, la seule chose qui compte, c'est le néaaaaant !!!

Je me mis à pleurer. J'avais eu le faux espoir que Saladin pouvait être sauvé, que je pouvais réveiller sa fibre paternelle. Je pensais qu'avec des efforts colossaux, je pouvais le ramener à la raison. Mais il était visiblement perdu à jamais, perdu dans sa folie, à jamais et pour toujours. Il se mit à hurler et le fluide noir se propagea autour de lui, nous projetant en arrière.

- Rejoignez-moi ! Rejoignez-moi dans le néant ! prononça l'avatar noir d'une voix caverneuse et sombre. Je suis Özan ! Je suis votre Dieu, le seul et unique Dieu qui mérite votre foi ! Les autres dieux ne sont rien, Thäa n'est rien ! Vous n'êtes rien ! Agenouillez-vous devant moi et disparaissez dans la quiétude des ombres. Dans le silence serein du vide.
- Jamais... JAMAIS !!! Tu en as peut-être une partie des pouvoirs, mais tu n'es pas Özan ! Et personne ne me fera plonger dans les ténèbres ! Tant que je serais en vie, je me dresserais contre le vide, contre les ténèbres, avec ma foi inébranlable en Thäa ! Même si je dois tuer mon père...

Je décochai une flèche en direction Saladin qui arrêta le projectile en le saisissant par la main. Il brisa le trait entre ses doigts et hurla comme une bête enragée.
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Ven 22 Sep - 20:38
Fou, complétement taré. Voilà les deux mots me venant à l’esprit concernant Saladin. Il avait tout bonnement perdu la raison et la logique des arcaëlliens. Je soupirais lorsque je le vis bondir vers la mère naturelle de Morianne. Avec l’aide de ma dulcinée on décrocha Saladin de la gorge de la sorcière.

Ce qui vint ensuite me glaça d’effrois. Saladin parla d’obscurité, je compris qu’il y n’y avait plus que de la noirceur dans ce corps. On ne pouvait le sauver. Morianne se mit à pleurer et cela me brisa le cœur. La colère m’envahit mais avant que je n’ai le temps d’agir une onde de noirceur nous envoya au tapis. Je pestais en me relevant et étendis la main au-dessus du sol. Du sol immergea un tigre. En plus du bsurt, qui grognait vers Saladin, ce serait suffisant.

Morianne tira une flèche vers l’ignoble créature sans cœur. Il cassa le projectile sans effort. J’envoyais le bsurt et le tigre à la rencontre de Saladin. Pendant ce temps je créais un mez’noï de taille. Il repoussa mes animaux mais je lui envoyais la boule de feu qu’il ne put esquiver. Sa colère gronda comme l’orage et il m’envoya une flèche d’énergie noire. Afin de l’évitais je me jetais au sol et la flèche alla se figer dans une paroi. Sazan dégaina son épée et se tint prête à affronter Saladin. Elle fut bien vite imité par les autres.

Pauvre fou, tu vas mourir comme un taré seul et sans amour !
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Sam 23 Sep - 12:04
- Je n'ai pas besoin d'amour ! Je suis un dieu ! Je suis adulé par des millions de croyants à travers le monde ! Et bientôt, ce monde retrouvera la paix qu'il a connu, la paix du silence et du vide ! N'ayez pas peur du vide, mes enfants ! Nous ne formerons plus qu'un ! Toutes vos souffrances s’arrêteront avec moi ! Toutes ces choses trop bruyantes que sont l'amour et la haine disparaîtront. Embrassez les ténèbres !
- Faire disparaître l'amour... Tu veux vraiment faire disparaître la chose la plus merveilleuse qui soit ?
- Le monde n'a pas besoin d'amour, s'il n'y a pas de haine ! Je vais apporter la sérénité sur ce monde. Plus de guerre, plus de haine, plus de tous ces sentiments qui font que vous vous déchirez entre vous ! Vous n'aurez pas à vous déchirer, si vous ne faites plus qu'un avec moi : Özan, le vide, le néant suprême.
- Tu n'es pas Özan, pesta Scathach. Et ce que tu n'as pas compris, ce que nous ne voulons pas de ce vide. Qu'importe la haine... si l'amour est là pour la contrebalancer ! Je préfère encore un monde en guerre à un monde qui n'existe pas du tout !

L'avatar d'ombres se mit à rire. Il fixait la sorcière avec un espèce de sourire qui s'était dessiné dans les ombres de la créatures, une bouche difforme et pleine de dents pointues.

- Alors tu préfères la souffrance ? Tu préfères te tourner vers ton existence minable, alors que tu ne pourrais faire qu'un avec moi ? Embrasse les ombres, Scathach, embrasse les, et tu ne souffrira plus jamais ! Saladin t'as fait mal, parce qu'il n'a pas compris le vrai sens des ténèbres, parce qu'il faisait parti des Hayert'Vaäls, mais les Hayert'Vaäls n'ont pas compris... ils n'ont rien compris à ma volonté !! Il répande le chaos, la destruction, la souffrance et la mort en mon nom, mais ce n'est pas ce que je veux ! Ce que je veux, c'est que vous rejoigniez le vide, de vous même ! Je voulais qu'ils vous en convaincs, pas qu'ils vous face du mal ! Mais comment pourrais-je en vouloir à des êtres si inférieurs à moi de ne pas comprendre ? Vous n'êtes que des enfants, idiots et stupides, tout comme Thäa ! Vous ne comprenez rien à ce qu'on vous dit !
- Oh si ! Nous avons très bien compris, Saladin ! m'écriais-je. Ce n'est pas que nous ne comprenons pas ! C'est que nous ne voulons pas !
- Pauvres créatures... vous ne comprenez pas ! Alors je vais vous faire comprendre !

Une fumée noire s'échappa du monstre qu'était devenu Saladin et obstrua toute lumière. Nous étions plongés dans le noir, tous, sans exception. Je me mis à crier pour savoir ou les autres étaient, mais il n'y eut aucune réponse, c'est comme si cette fumée bloquait également les sons. Le vide... cette fumée était semblable au vide. Personne ne peut crier dans le vide, l'air ne vibre pas dans le vide puisqu'il n'existe pas, aucun son ne pouvait donc être produit. Et pourtant j'entendis une voix, mais elle venait de mon esprit. Je pouvais entendre cette voix sombre et effrayante qu'était celle de cet avatar noir, cette personnification d'Özan dans un être terrestre.

- Morianne... toi qui a souffert des manigances de ton père, toi qui a souffert de voir tes rêves brisés, comment pourrais-tu encore défendre l'amour ? S'il l'a fait, c'est par amour ! S'il l'a fait, c'est parce qu'il te voulait, qu'il désirait être ton père. Mais regarde où cela vous a mené ! Regarde ce que cela à produit ! De la peine, de la douleur !
- Non... Il a fait ça par égoïsme ! Et quand bien même, grâce à ça j'ai pu rencontrer Sëya, l'amour de ma vie. Même si nous avons souffert... nous pouvons tout surmonter avec cet amour.
- Tout ? Vraiment ? A plusieurs reprises tu as failli mourir pour cet amour, à chaque fois tu t'es retrouvé à souffrir à ramper entre Arcaëlle et le Royaume des Morts, tout ça pour cet amour ! Tu as perdu tant de choses, tu as été brisé par cet amour ! Saladin t'as maudit, il t'a transformer en créature impie ! C'est parce que tu n'étais pas prête à recevoir mon pouvoir que tu es devenue une créature de destruction, de mort et de souffrance. Mais si tu avais embrassé ce pouvoir, si tu avais su ce qu'il fallait en faire, tu n'aurai pas causé tout ce mal, au contraire, tu m'aurais rejointe, tu serais en paix avec toi même, parce que tu ne ferais plus qu'un avec moi, Morianne ou Badb ! Qu'importe ton nom.
- Argh... Non... Non je ne vous écouterais pas ! Vous... Vous pouvez toujours essayer, mais vous n'arriverez jamais à me convaincre de vous rejoindre, que vous êtes un dieu bienfaiteur !
- JE SUIS un dieu bienfaiteur ! Non... Je suis même mieux que ça... je ne suis pas un dieu, je suis... un concept, Morianne ! Je suis le vide, je suis la sérénité ! Je suis ce que tu recherches depuis toujours ! La paix universelle ! C'est ça que tu désires, n'est-ce pas ?
- Non... Ce n'est pas...
- Si, au fond de toi, tu voudrais que la haine cesse, tu voudrais que la souffrance n'existe plus ! Tu as vu tant de choses horribles se produire... J'ai même pitié de la fille de Thäa... Sëya... la pauvre... Elle a tant souffert à cause de ces faux adorateurs, de ces idiots qui ne comprennent rien à ce que je désire !
- Non... Arrêtez ! Plus un mot...
- Tu l'as vu se faire violer ! Se faire martyriser par ces animaux sauvages !! Non ! Ils sont même pire que des animaux !!! Plus que tous, tu désires que ce genre de choses s'arrêtent, que cela n'arrive plus ! Je peux t'offrir cela, Morianne ! Le silence, la paix, la sérénité ! Le calme du néant !
- Non... S'il vous plaît...

Je tombais à genoux, implorant Sëya de me secourir, implorant Thäa de me venir en aide. Je rejetais les mots de cette chose qui voulait me corrompre, je me forçais à me convaincre que ses paroles n'étaient que des mensonges.

- Je ne suis pas comme ça... Je... J'aime... J'aime le monde... Je veux juste... je veux juste le rendre meilleur.
- Tu sais que c'est impossible, Morianne ! Il y aura toujours des arcaëlliens pour faire le mal, il y aura toujours des arcaëlliens pour faire le bien. La lutte sera éternelle ! Il y aura toujours des morts aux noms des dieux, il y aura toujours des morts pour des idéaux, pour des convictions. Il y aura toujours des fous pour faire souffrir les autres. Tu pourras toujours essayer de rendre le monde meilleur par tes actions, mais cela ne changera rien au final, l'histoire se répétera, la souffrance continuera.
- Taisez-vous !!! Taisez-vous !!! Je ne veux pas... Je ne veux pas savoir... Je... Je ne suis qu'une arcaëllienne... Je ferais... je ferais ce que je peux, mais je ne veux... Je ne veux pas que ce monde disparaisse ! Peut importe qu'il y ait de la souffrance... il y aura toujours du soleil après le mauvais temps.
- Tu peux faire tellement plus que ça, Morianne. Tu peux sauver le monde ! Tu peux faire en sorte qu'il ne soit plus que paix et sérénité ! En me rejoignant... Il n'y aura plus jamais de souffrance comme Sëya en a enduré ! Vous serez toutes les deux unis au travers des ténèbres ! Plus de peur, plus de haine... Qui se moque de la joie et de l'amour quand la peur et la haine n'existent pas ?
- Non...

Je tombais les genoux à terre, en me tenant la tête. Toutes ces idées... toutes ces choses qui tournaient dans mon esprit tels des spectres... Je sentais sa magie me forcer à revivre les pires moments de ma vie. Il me faisait aussi voir ceux des autres, ceux de Sëya. Je revoyais cet horrible moment, lorsque ces Hayert'Vaäls vinrent la violenter, vinrent lui arracher sa virginité. Je pouvais sentir exactement ce qu'elle avait ressenti à ce moment là : la peur, la terreur, cette rage et à la fois cette honte, cette impuissance face à un tel acte, à de tels ennemis.

- Non pitié... nooooon !
- Rejoins moi, Morianne ! Rejoins moi et personne ne souffrira plus comme elle a souffert. Tu sens ce que ça fait ? Toute cette haine ?

Je pouvais absolument tout sentir, tout ce qu'avait senti Sëya. Les mains se refermant sur ses poignets pour l’immobiliser, la violence avec laquelle elle avait été maintenue, la sensation des vêtements déchirés, la douleur entre mes jambes, remontant jusqu'à mon estomac.

- Pitié, arrêtez ! J'ai mal !
- Est-ce que c'est cela que tu veux, Morianne ? Est-ce que l'amour te semble toujours aussi beau après ça ? Est-ce que tu crois pouvoir vivre dans un monde avec autant de haine ?
- Pitié, laissez-moi ! A L'AIDE !!!
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Sam 23 Sep - 14:46
Un grand malade, voilà ce qu’était Saladin. Mais un grand malade avec des pouvoirs dépassant l’entendement…. Je regardais Morianne, elle se battait avec les mots. Mais c’était inutile car le démon était borné. Le bsurt et le tigre que j’avais invoqué étaient à côté de moi. Je les fis disparaitre, l’heure n’était pas au combat physique.

Saladin fit un tour de magie qui nous bloqua dans le néant. J’avais beau crier, personne ne m’entendait. Paniquée, je dégainais mon épée, au cas où Saladin viendrait à moi. Rien. Rien ne se produisit, seul le silence régnait. Soudain, comme une révélation, je ressentis Morianne grâce au pendentif. Elle était triste voir désespérée. Je lui envoyais un message rassurant puis fit un mez’noï. Grâce à la lumière du feu je vis que j’étais dans une case séparée des autres. Je pouvais blesser l’un des miens si je la jetais. Je l’amoindrie, histoire d’avoir de la lumière.

J’implorais Thaä de nous venir en aide. J’hurlais à Saladin de défaire son tour de passe-passe. La seule réponse que j’eue fut un rire sadique et malveillant. On n’était pas dans la merde…. Il fallait trouver un moyen de se libérer de ce carquois de néant.

Venue de nulle part, une forte bourrasque de vent fit disparaitre la nuit. Je me tournais et vis un dragon multicolore. Un messager de Thaä. L’animal s’évapora. Saladin se mit à maudire ma mère biologique.

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Dim 24 Sep - 10:17
Je me tenais debout, épée en main, mais les ombres autour de moi ne me permettaient pas de voir quoique se soit alentour. Je restais calme et sans un bruit, attendant dans le noir total. Mes sens étaient en alerte, et pourtant je n'entendais rien. Soudain, alors que je me tenais en garde, un vent souffla, balayant la fumée d'obscurité qui nous entourait. L'éclat d'un étrange animal irisé m'aveugla un instant avant qu'il ne disparaisse. Qu'est-ce que c'était que ça ? Un dragon ? Comment un dragon pouvait-il disparaître en un clin d'œil ? J'aurai peut-être la réponse plus tard. Il me fallait m'occuper en priorité de ce qui nous menaçait : Saladin, ou plutôt ce qu'il était devenu.

- Que... NOOOOOOOOOOOON !!! Maudit sois-tu !! Maudit sois-tu !!! Aaaaaaaaaaaaah !!! hurla-t-il avant de se tourner vers Sëya qui n'était pas très loin de moi. Ta mère te protège... A chaque fois... A chaque moment... Au diable la prophétie ! Au diable la Porte ! Je vais te tuer ! Il n'y aura plus de piège ! Plus de tentative de te corrompre ! Je vais te tuer de mes propres mains.
- Essaye un peu pour voir ! lui criai-je.

Je sautais en avant, mon bras prêt à s'abattre en levier sur la tête de ce démon. Je portai un coup qui fit mouche et le frappa de haut en bas, au niveau de son torse. Je bondis en arrière, connaissant l'aptitude de se monstre à riposter sans avoir besoin d'être pleinement conscient de la situation qui l'entourait, ou plutôt qui avait les moyens de savoir précisément ce qui se passait même s'il n'avait pas les yeux rivés sur quelque chose. Et j'avais vu juste. Un pieu fait de fluide noir jaillit de son corps et faillit m'embrocher de justesse.

- Tu ne m'auras pas une deuxième fois comme ça ! lui lançais-je.
- Écartes-toi de mon chemin, vermine !
- Va en enfer ! lui rétorquai-je.

Je jetais un rapide coup d’œil derrière moi, essayant d'apprécier la situation. Sëya était derrière, une flamme à la main. Sazan avait bondit en avant et contournait déjà Saladin par la droite pour le prendre à revers. Scatach semblait déboussolée, mais commençait à reprendre ses esprits. Amaya se relevait doucement et prit sa hache en mains, elle était prête à foncer sur notre ennemi. Maïa, elle, regarda autour d'elle avant de s'apercevoir tout comme moi que Morianne était étendue sur le sol, gémissante et recroquevillée par la douleur. Qu'est-ce que Saladin avait-il pu lui faire ? Je serrais les dents de rage et me jetais sur le côté pour éviter un nouvel assaut du démon qui avait encore beaucoup de ressources.

- Amaya ! criais-je.
- Ouaaaaaaaaaaaaah !!! hurla-t-elle en se jetant sur Saladin avec sa hache.

Il lui donna un violent coup qui l'envoya valser en arrière mais un pieu de fluide noir fut projeté de son corps et la lorq, qui ne s'y attendait pas, se le prit en partie dans l'épaule. Elle poussa un hurlement de douleur et de rage.
Sazan en profita pour sauter sur Saladin et lui planter son épée en plein torse, mais cela ne le tua pas, et à nouveau, les défense de son fluide noir s'activèrent. Une vingtaine de pieux noirs jaillirent de toute part et nous forcèrent à nous jeter au sol pour esquiver. Malheureusement, Sazan ne fut pas assez rapide et fut jetais contre le mur, son bras empalé par un des pics.

- Maïa ! On a besoin de Morianne, vite ! Remets-la sur pied ! criai-je à la tahora.
- Je fais ce que je peux, Brohmac ! me répondit-elle.
- Alors il faut faire encore mieux !!!

***

J'étais au sol, recroquevillée sur moi-même, pleurant toutes les larmes de mon corps. Je me sentais seule, abandonnée, souillée... Je voulais mourir.

- Morianne ! Tiens bon ! Je suis là ! me dit une voix fluette.
- Laissez-moi... Je veux mourir...
- Tu ne vas pas mourir... S'il te plaît ! On a besoin de toi !
- J'ai mal...
- Tu n'as rien... J'ai beau te soigner, ça ne change rien, tu n'as aucune blessure, Morianne !
- Pitié...
- Elle est en état de choc... se souffla-t-elle à elle même. Je ne sais pas ce qu'il t'a fait, mais tu dois te relever, Morianne ! Ce n'était rien ! Juste une illusion ! S'il te plaît !
- Tuez-moi...

Je sentis des bras me saisir, me lever du sol, avant d'être tirée, les pieds ballants.

- Allez... Je vais pas te laisser mourir... On doit au moins s'éloigner du combat... Debout !!!
- Je... Je ne peux pas... j'ai la jambe brisée...
- Tu n'as absolument rien ! Réveilles-toi, Morianne !! AAAAAAAAH !

La tahora me lâcha, et tomba à la renverse, échappant de peu à un projectile. Je restais prostrée au sol, impuissante...
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Dim 24 Sep - 15:22
Je ne savais que faire. Me ruer sur Morianne ou combattre Saladin. La boule de mez dans ma main grandit et je la jetais sur le démon fou qui nous faisait face. Elle le touche de plein fouet lui faisant faire un pas en arrière. Il gronda comme le tonnerre et me maudit. Et maintenant, qu’est-ce que je fais ? J’entends les plaintes de ma dulcinée et ressent sa détresse. C’est atroce, douloureux et perturbant.

J’invoque trois bsurts pour aider les miens. Les animaux se jette sur le malade, le mégalomane. J’arrive, en courant, près de Morianne. Je demande à notre amie ce qu’elle a. Cette dernière me répond que ma bien-aimée est choquée. Je la soulève un peu et la prends contre moi.

Ça va aller mon cœur. Reprends-toi, tu n’as rien physiquement. Aller Morianne, tu es une battante. Saladin menace de détruire tout ce en quoi nous croyons, vas-tu le laisser faire ? Réveille-toi ! Je t’en prie….. Morianne….. Ne nous abandonne pas, il aurait gagné !

Je fondis en larme blottissant ma bien-aimée contre mes piqûres de moustique. Elle ne sembla pas réagir mais cessa toutes plaintes. J’entrais dans son esprit et partageais l’amour que j’avais pour elle. Je tournais la tête vers le combat. Pour le moment on avait le dessus. L’un de mes bsurt arracha le bras gauche de Saladin. Il fut immédiatement empalé par un pic noir. Je baissais les yeux et fis disparaitre l’animal.

Allez Morianne, lève-toi !
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Lun 25 Sep - 19:26
C'était pourtant simple ! Il y avait un ennemi face à nous, il fallait lui envoyer tout ce que l'on avait. Je ne comprenais pas pourquoi les autres se prenaient la tête avec leurs histoires ! Je fis tournoyer mon arme au-dessus de ma tête avant de l'abattre sur l'autre emplumé maléfique qui bloqua le coup en faisant apparaître de son bras un espèce de bouclier noir dégueulasse. Mais c'était quoi ce type ? Un démon d'Özan ? Il semblait que oui, j'avais entendu les autres en parler, mais je m'en fichais pas mal de leurs blabla. Tout ce que je voyais, c'était un monstre de plus à écraser. Il me projeta en arrière et je retombais sur les fesses. Heureusement, c'était du solide, j'avais des fessiers en acier. Je vis Brohmac attaquer à son tour mais une main de fluide noire le saisit à la cheville, l'empêchant d'avancer.

- Ah merde ! s'écria-t-il.

Heureusement pour lui, une des bestioles que pouvait invoquer Sëya occupa Saladin, ou plutôt le machin qu'il était devenu. Pas longtemps, la pauvre bête finie empalée sur un pic noir. Sazan était toujours accrochée au mur, il fallait que quelqu'un aille l'aider. Je tournais le regard en arrière. Maïa était enfin parti à son secours. Et la sorcière ? Elle faisait quoi au fait ? La réponse me fut donnée rapidement. BAM ! Un pic de roche sorti du sol qui empale la créature noire.

- Ouaaaaaaaaais !!!! hurlai-je. Bien fait pour ta gueule ! Et te relève pas !
- Ne soyez pas aussi enthousiaste ! Je crains que je n'ai fait que le retarder, me cria la mzékils.
- Quoi ? Sérieux ?

Effectivement, la roche se brisa et le démon se releva, encore plus furieux qu'avant. Je saisis une hache de lancer accrochée à ma ceinture et lui envoya au visage.

- Attrape !!

Et il l'attrapa... Moi et ma grande gueule ! Il me la renvoya. Je dus me jeter à terre pour esquiver. Brohmac arriva juste à temps pour m'attraper par la taille et me jeter en avant. J'avais de justesse éviter la décapitation par une lame de fluide noir.

- Ça va, Amaya ?
- T'occupes ! Faut lui faire fermer sa gueule une bonne fois pour toute à l'autre pipelette tarée ! J'en ai ras le bol de l'entendre parler d'Özan et de ses débilités.
- Ouais... Mais sans Morianne...
- Sans Morianne, quoi ? Tu veux que je la réveille ? Vas-y ! J'vais te me la secouer moi !

***

Je sentais Sëya contre moi, me serrant contre elle, me rassurant, essayant de me faire sentir tout son amour pour moi. Mais je me sentais brisée, comme si quelque chose à l'intérieur de moi était cassé pour toujours.

- Sëya... Je suis tellement désolée... Je... Je ne peux pas... Je... C'était tellement atroce. Et si... Et si Saladin avait raison ? Si... Si on se battait pour rien ? J'en... J'en ai assez de toute cette souffrance...

Je me sentais si mal... Je ne pouvais pas abandonner. Sëya n'avait pas abandonné après ce qu'elle avait vécu. Et j'avais contribué à cela, j'avais contribué à ce qu'elle se sente mieux. Et Sëya me faisait me sentir mieux après ce que je venais de vivre... Illusion ou non, cela avait été tellement fort, tellement puissant dans mon esprit que je ne réussissais pas à faire la différence. Il lui avait fallu du temps pour s'en remettre... Je n'avais pas ce temps. Et puis tout ce que m'avait dit cet avatar d'Özan... J'étais si hésitante. Je ne savais plus quoi faire, je ne savais plus pour quoi me battre.

Allez Morianne, lève-toi ! me dit-elle pour m'encourager.
- Je ne peux pas... J'ai... J'ai mal... Je...

Je sentis de puissante main m'attraper par les épaules et me tourner avec brutalité. Je me retrouvais face à Amaya, et son visage était presque aussi rouge que ses cheveux.

- C'est pas le moment de te lamenter sur ton sort, crevette ! On a besoin de toi ! Bouge-toi !
- Je... ne peux pas...
- Si ! Tu peux !! C'est juste que tu veux pas !
- Je n'en peux plus... Je veux que ça s'arrête !
- Si tu veux que ça s'arrête, y a qu'un moyen de le faire !! Bats-toi ! C'est pas en pleurnichant que tu vas résoudre ça ! Sëya est plus forte que toi ! Elle a jamais baissé les bras ! Tu peux pas abandonner ! Sinon tu ne mériteras pas Sëya !
- A quoi ça sert ? Tout va recommencer... même si nous battons Saladin... il y aura toujours des gens pour faire le mal, toujours des gens pour prendre sa place...
- Essaye !
- Quoi ?
- Si tu n'essayes pas, tu le regrettera toute ta vie ! Même si il y a des gens pour remplacer Saladin, il faut que tu essayes ! Que tu te battes pour rendre le monde meilleur ! C'est pas le résultat qui compte ! Ce qui compte c'est d'avoir essayé ! Avoir essayé de rendre le monde meilleur !

Elle me lâcha et je tombai à genoux. Je poussais sur mes jambes mais je n'y arrivais pas. Je n'arrivais pas à me relever.

- J'y arrive pas...
- Essaye encore !!! ENCORE !!! Si tu n'essayes pas, Brohmac va mourir alors qu'il compte sur toi, Sazan va mourir, Maïa, ta mère sorcière, moi... Sëya va mourir !
- Non... Non... Pas ça...

Je poussais sur mes jambes, me faisant violence, je me levais en titubant, le visage tordu pas la rage et la douleur.

- Aller crevette ! Tu peux y arriver ! Vas-y ! Tu crois peut-être pas en toi, mais nous on croit tous en toi !! Courre, Morianne ! Courre !
- Aaaaaaarrrrgh !!!

Je me relevais et concentrais mon fluide. J'envoyai plusieurs piques de glaces sur Saladin dont le bras fut empalé juste à temps pour éviter à Brohmac un sort funeste.

- Ouais ! En plein de le mille ! Aller, crevette ! A nous tous, on va se le farcir ce démon ! Vas-y, Sëya ! Fait pleuvoir un enfer de flammes sur cette crevure ! CHARGEEEEEER !!!

Amaya fonça en avant, sa hache en mains. Sans se tourner, sans hésiter, elle partit à l'attaque. Quelle force, quelle courage, quelle détermination. Je pouvais sentir à nouveau les choses, je pouvais ressentir l'amour de Sëya à travers le collier... et même sans. Des larmes coulèrent sur mes joues, mais j'étais prête à me battre à nouveau.
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Lun 25 Sep - 19:59
Amaya secoua fortement Morianne tant verbalement que physiquement. J’étais stupéfaite. Je me relevais, essuyais mes larmes et vis ma douce et tendre se relever. Je poussais un cri de joie et hochais la tête aux paroles d’Amaya. Je me concentrais et envoyais un déluge de flammes sur le démon fou qu’était Saladin.

Mes deux bsurts restants attaquaient le démon d’Özan avec force et détermination. L’un d’eux chopa le bras gauche de Saladin. Le bougre envoya un pique de ténèbres vers l’animal qui couina en se le prenant dans la patte arrière droite. Il lâcha prise et lécha sa plaie. Je fis disparaître la bête. Il ne restait plus qu’un bsurt. Le loup géant se débrouillait plutôt bien. Saladin mit de côté l’animal et lança un pique dans ma direction. Je roulais boulais sur le côté mais le pique frôla mon aile droite. Je vis des plumes voler.

Me relevant, je dégainais mon épée et me ruais sur Saladin. Ma lame entailla le ventre du monstre qui jura en m’attrapant à la gorge. Un gargouillis écœurant sorti de ma bouche. Je me concentrais et fis apparaître Mez’Ha, le halo de feu. Saladin due me lâcher car il se brûlait. Je ramassais mon épée et dissipais le sort.

Il faut le décapiter ! Ses plaies se referment à peine ouvertes !

Scathach cria quelque chose mais je n’entendis pas. Un trait de noirceur traversait mon ventre. Il se rétracta et je tombais par terre.

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Mar 26 Sep - 11:27
J'entendis Scathach hurler à Sëya de faire attention. Trop tard... Le temps sembla s'arrêter autour de moi. Je criais sans entendre le son de ma voix. Je me mis à courir, mais c'était sans espoir, c'est comme si je marchais au ralenti. Un dard noir se ficha dans le ventre de Sëya. Son regard sembla perdu, tandis que le démon Saladin affichait un sourire triomphal. Il retira lentement le pique du corps de ma bien aimée qui tomba à terre. Je continuais à courir, hurlant toujours. Je sentais son esprit se brouiller tandis qu'elle commençait à perdre connaissance. J'entendais l'écho de mes pas raisonner lourdement sur le sol de pierre, j'entendais les cris de rage et de crainte monter autour de moi.

Amaya fut la première à se jeter sur Saladin pour se venger, mais elle fut repoussée d'un puissant revers de bras qui l'éjecta contre l'une des colonnes de la pièce, lui faisant faire un vol plané de plusieurs mètres. Brohmac envoya un coup de son épée d'argent qui trancha le bras du démon qui repoussa presque instantanément, avant de se faire taillader le torse par un coup de son aile. Scathach lança son fluide contre Saladin, le chargeant de foudre. Le démon en fut frappé, mais la riposte ne tarda pas. Une main gigantesque d'ombre sortit du sol et l'attrapa par la gorge avant de la balancer dans les airs.

Tout se passa extrêmement vite, mais c'était comme si j'avais l'impression que tout se passait au ralenti. J'étais à peine à moins de deux mètres de Sëya à présent, et mes yeux s'illuminèrent d'un éclat bleu, glacial. Des pieux de givre se formèrent au dessus de ma tête alors que je pointais mon bras dans la direction de Saladin. Ils fusèrent autour de moi, provoquant des souffles de vent, soulevant mes cheveux. Mon visage était déformée par la rage, les larmes, et le cri que je poussais.

Les premiers manquèrent leur cible, passant à quelques millimètres de Saladin qui riposta de la même manière. Ils me passèrent à côté, m'arrachant tout de même des morceaux de chair au passage, mais je continuais d'en envoyer encore, et encore. L'un d'eux se logea dans l'épaule de Saladin, puis un autre dans son torse, en plein cœur, avant qu'un dernier ne se fiche dans sa gorge, le faisant tomber à la renverse, raide et inerte. Je fus blessé à l'abdomen par un pieu qui me toucha le flanc, mais j'étais encore tellement en panique, tellement en frayeur, que mon corps semblait tenir bon.

- Sëya ! Tiens bon ! Tiens bon, je t'en pries mon amour. Ne m'abandonne pas !

Mon énergie avait été mise à rude épreuve en forçant mes sorts. J'avais puisé une quantité considérable de fluide, mais j'en avais encore, encore assez pour soigner Sëya. Tout du moins je l'espérais. J'appliquais mes deux mains sur sa blessure, non seulement pour contenir le sang qui s'en écoulait, mais aussi pour y diffuser mon fluide äan.

- Je t'en supplies tiens bon ! Ne m'abandonne pas ! J'ai besoin de toi !

Que pouvais-je y faire ? Je ne connaissais que les bases de Äan'Cernan. Je ne savais même pas si cela serait suffisant. Et je ne connaissais rien en soin des organes. Et si elle avait été touché à un organe important ? Si je ne pouvais rien y faire. Je commençais à hurler et à pleurer de désespoir en continuant de faire glisser mon fluide de soin dans sa plaie béante, mais je sentais que je n'étais pas encore assez douée, pas encore assez forte.

- S'il te plaît... Sëya... Réveilles-toi... j't'en supplies réveilles-toi.

Maïa vint finalement à ma rescousse, mais je sentais qu'elle n'était pas du tout rassurée. Elle ne semblait pas optimiste, mais alors pas du tout...

- Elle respire plus ! Morianne ! Tu dois lui prodiguer un massage cardiaque pendant que je la soigne !
- Un... quoi ?
- Mince... Attends je te montre !

Elle le fit devant moi, appuyant fortement sur la poitrine de Sëya, avant de lui faire du bouche à bouche et de reprendre.

- Aller ! À ton tour !!

Je pleurais tandis que j'appliquais le massage cardiaque et que je faisais du bouche à bouche à mon aimée. Mais je ne pouvais pas abandonner, je devais me battre pour la faire revenir parmi nous.
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Mar 26 Sep - 12:34
Je luttais contre l’oubli mais tout se brouillait autour de moi. Je sentais mon cœur ralentir. Allait-il s’arrêter ? Je sentis la présence de Morianne près de moi. Je voulus tendre la main pour la rassurer mais mon corps était trop lourd.

Tout était noir et doux. Je volais dans cette noirceur sans voir où j’allais. Soudain j’aperçus un lac bleu et un doux soleil rouge. Je me posais et vis ma mère adoptive. Je courus vers elle et elle me pris dans ses bras en pleurant.

Il faut que tu retournes auprès de Morianne, Sëya.
Où suis-je ?
Sur la rive des morts….

J’eus un hoquet de surprise et secouais la tête. Je ne pouvais être morte ! Il y eut un flash de lumière aveuglant. Puis un second. Mon corps quitta le sol. Encore un flash et la voix de Morianne : « Reviens ! ».

J’ouvris les yeux et murmurais un « merci » à celles qui m’avaient ramené. Morianne, en larme, m’embrassa avec passion et délicatesse. Elles m’emmenèrent dans un coin loin des combats. Maia me dit de me reposer et ordonna à Morianne de veiller sur moi.
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Mer 27 Sep - 18:36
Mon cœur était à nouveau empli de joie. Sëya avait survécu, elle était toujours vivante, avec moi, grâce à nos efforts. Maïa et moi l’amenâmes loin de Saladin qui était au sol, inerte, pour le moment. La tahora me fit promettre de veiller sur Sëya pendant qu'elle allait vérifier comment se porter nos camarades. J'embrassai encore Sëya avec tendresse et passai ma mains dans ses cheveux avant de me lever.

Je me dirigeai alors vers le corps de mon père naturel, me saisissant de mon arc et d'une flèche. Un pas après l'autre, je m'approchai de lui, prudemment. Je me penchais au-dessus de lui, et vit son regard froid se poser sur moi. Son visage était celui que je lui connaissais dans son état normal, mais tout le reste de son corps était entouré d'une espèce de substance noire et boueuse.

- Tu es venue m'achever ? Vas-y... c'est le moment. Avant que je ne sois complètement régénéré... Achèves-moi !

Je tendis la corde de mon arc, pointant la flèche en direction de sa tête.

- Les choses auraient pu être si différentes... dis-je, ravalant ma colère, les larmes commençant à couler de mes yeux.
- Peut-être, oui...
- J'ai tellement souffert par ta faute...
- Ce n'est pas ce que j'avais prévu pour toi... Rien de tout ça n'aurait du arriver...
- Qu'est-ce qui aurait du arriver ? Hein Saladin ?

Je vis Scathach approcher, chancelante, boitant de la jambe gauche. Je baissais mon arc et relâchait la tension de la corde.

- C'est terminé Saladin...
- Je crois bien oui... Approche... Laisse-moi... Laisse-moi te regarder une dernière fois.
- Après... après tout ce temps ? Après tout ce que tu as fait ? Tu crois encore que j'ai envie de te regarder en face ?
- Moi si... Malgré... malgré tout... Tu es la seule...
- Tais-toi... Je t'interdis...
- Et si Sëya avait raison ? demandais-je enfin. Si Scathach était restée et avait essayé de te convaincre, est-ce que ça aurait changé quelque chose ? Est-ce que... est-ce que tu aurais abandonné cette folie ?
- Peut-être... Peut-être qu'avec son amour...
- Non... Non tais-toi ! s'écria Scathach.
- J'étais perdu sans toi, Scathach... Tu... tu ne m'as même pas laissé une chance. Tu n'as même pas essayé de me convaincre d'abandonner mes idées... Tu es partie avec notre fille...

La sorcière commença à pleurer, le visage déformé par la tristesse mais aussi la rancœur.

- Je t'en supplies... tais-toi... Tu n'as pas le droit de me reprocher ce que j'ai fait ! Je voulais protéger notre fille !
- Et tu as préjugé seule de cela. Tu m'as condamné sans même chercher à me ramener vers toi... Je ne dis pas que ce que j'ai fait est impardonnable, je ne dis pas que c'est de ta faute... Mais les choses auraient pu être si différentes...

Scathach resta silencieuse, fixant Saladin, les yeux pleins de larmes.

- Est-ce que tu regrettes ? lui demandais-je.
- Non... Je n'ai aucun regret. Je suis convaincu que ce que j'ai fait été la bonne chose à faire ! Je suis allé jusqu'au bout de mes idées ! Je n'ai peut-être pas pris le bon chemin, je vous ai causé des souffrances, malgré moi, malgré ma volonté de vous protéger...
- Me protéger ? m'insurgeai-je. Comment peux-tu penser que massacrer des personnes pourrait me protéger ? Comment peux-tu penser que me manipuler était bon pour ma protection ?
- Comme je viens de le dire... Je n'ai peut-être pas pris le bon chemin. Peut-être qu'Özan n'est pas la réponse à mes désirs. Peut-être que le néant et le silence ne sont pas la bonne chose à faire. Mais je l'ai fait... Et je ne regrette rien... pas même que ta mère t'ai arraché à moi... Regarde comme tes parents adoptifs on fait de toi quelqu'un de bien, de déterminé ! Je ne pourrais pas être plus fier...
- Tu ne regrettes même pas de m'avoir trompé ? lui demandais-je, une boule dans la gorge.
- C'est de cette façon que tu as rencontré Sëya... Je ne pensais pas que cela marcherait aussi bien entre vous deux... mais regarde... tu es si heureuse avec elle... Comment pourrai-je regretter cela ?

Je restais silencieuse face à ces arguments imparables. De mauvaises choses faisant naître quelque chose de bien... Malgré la noirceur de ses actes, il n'avait pas pu contrôler cela, il n'avait pas pu empêcher  cet amour de naître, mais il n'en regrettait rien. Il semblait si fier...

- Ne l'abandonne jamais, Morianne... Sëya et toi... ne suivez pas notre exemple.

Scathach baissa la tête, honteuse, désemparée.

- Je ne suis pas une meurtrière... Je suis une héroïne ! Je ne peux pas te tuer...
- Tu le dois, Morianne ! Jamais je n'abandonnerai ! J'irai jusqu'au bout ! Je ferrais en sorte que le monde sombre dans le néant ! Je ne crois pas en ton chemin... Tu dois aller au bout de tes idées, Morianne. Tu dois te battre pour rendre ce monde meilleur à ta façon... et il n'y a qu'une seule façon d'y arriver. Tu dois... Tu dois m'arrêter, une bonne fois pour toute.

Les larmes aux yeux, je tirais à nouveau sur la corde de mon arc.

- Je te le demande une dernière fois alors... Est-ce que tu regrettes ce que tu as fait ?
- Pas une seule seconde !

Je prenais une grande inspiration avant de décocher ma flèche, mais Scathach posa une main sur la mienne.

- Je vais le faire... c'est à moi de corriger tout ça... J'aurai du... J'aurai du faire ça depuis longtemps... j'aurai du en prendre la responsabilité depuis des années... Je ne veux pas que ma fille vive avec le meurtre de son père sur la conscience. Va, Morianne. Va rejoindre Sëya et tes amis. Je m'occupe de tout...

Je pris Scathach dans mes bras pour la serrer contre moi.

- Je suis désolée...
- C'est moi qui suis désolée... Morianne... Je t'aime... aller, file !
- Moi... Moi aussi...

Je la relâchai et parti rejoindre Sëya.

- Moi aussi, mère...

Scatach se tourna vers Saladin.

- Finissons-en...
- Oui... Finissons-en, Scathach... Une bonne fois pour toute !  

***

J'avais finalement réussi à rassembler tout le monde autour de Sëya, laissant Morianne à ses affaires avec son père. Je m'étais d'abord occupé de Sazan qui n'était pas encore tout à fait rétablie. Je l'allongeais contre une colonne avant de courir vers Amaya qui souffrait d'un grave traumatisme dans le dos. Avoir heurté de plein fouet la colonne de pierre aurait pu la briser, mais elle s'en tirait plutôt bien.

J'eus plus de mal avec Brohmac qui avait reçu une entaille assez profonde au torse. Il était trop lourd à soulever, aussi dus-je me contenter dans un premier temps de le soigner avant qu'il ne soit assez rétablie pour marcher... en se tenant à moi. Ce gros musclé pesait une livre, et je n'étais certainement pas la plus costaud des tahoras. Ce fut un long moment de solitude...

Finalement, Morianne nous rejoignit, laissant Scathach et Saladin seul à seul. Nous n'étions certainement pas en mesure d'entamer un nouveau combat, j'espérais donc que la sorcière en finirait vite avant que ce monstre ne se remette sur pied.

- Ça va aller, Morianne ?
- Oui, Maïa... Scathach... Elle va en finir avec lui...
- Ouf... On va enfin pouvoir...

Il y eut alors une terrible explosion. Scathach et Saladin furent dévorés par les flammes et des colonnes se mirent à s'écrouler. Le plafond commençait à dangereusement s'affaisser.

- Faut pas rester là !! Courrez ! Courrez !

Je me précipitais alors vers Sazan pour la prendre sous l'épaule et la tirer avec moi. Amaya se chargea de donner son appui à Brohmac, et Morianne aida Sëya à s'enfuir. Les choses ne semblaient pas se dérouler comme prévu.
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Mer 27 Sep - 18:57
Morianne alla vers son père. Je ne sus pas ce qu’ils se dirent sur l’instant mais espérais que Morianne me le dise par la suite.  Saladin était à terre mais ce n’était pas le seul. La plupart de nos compagnons étaient au sol. Je pestais maudissant l’arcaëllien fou.

Ma bien aimée était de retour près de moi quand soudain une explosion. Nous fuîmes tant bien que mal. Il fallait trouver une sortie. Nous arrivâmes sous le trou béant laissé ouvert après notre chute. Il y avait un monticule permettant de sortir de là.

Nouvelle explosion, je tombais au sol imité par le reste de la troupe. Que se passait-il entre la sorcière et le démon ? Il y eut un cri. Je ne pouvais dire s’il était masculin ou féminin. Nous commençâmes à  grimper vers la sortie. J’arrivais dehors, dans le froid prenant du lieu. Le sol trembla sous l’effet d’une nouvelle explosion. Il y eu le bruit d’un éboulement. Amaya cria que le tunnel menant à la salle était bouché.  

Il faut allé aider Scathach !

M’écriais-je prise de panique pour la mère biologique de Morianne. Personne ne répondit. Je pestais et sautais dans le trou. Je criais le nom de la sorcière. Aucune réponse. Je frappais le mur de pierres qui bouchait l’entrée, pleurant. J’implorais de l’aide. Morianne posa une main sur mon épaule.
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Sam 30 Sep - 15:53
- Sëya... Sëya on n'est pas en état... Je ne sais pas ce qui s'est passé là dedans, mais avec une telle explosion...

Je pris Sëya dans mes bras et la ramenai pour la serrer contre moi. C'est comme si Sëya et moi inversions les rôles. Cela aurait du être à moi de pleurer, de tenter tout ce que je pouvais. C'était ma mère après tout... Était-ce un effet secondaire du médaillon ? Ou était-ce moi qui ne portait pas autant d'amour à Scathach que je ne l'aurai du ? Étais-je si insensible à son sort ? Non... Non j'avais également un pincement au cœur. Je venais de perdre mes parents biologiques après les avoir retrouvé quelques mois plus tôt, évidemment que cela me faisait quelque chose.  

- Même si on arrive à déboucher cette entrée, pas sûre que le reste du tunnel tienne... Les colonnes de soutien se sont effondrée...
- Alors trouvons l'entrée qui se trouve de l'autre côté ! suggéra Amaya.
- L'entrée qui se trouve de l'autre côté ? répétai-je ahurie.
- Y a forcément une autre entrée ! Un tunnel comme ça ne peut pas déboucher sur un cul de sac. Il doit y avoir un moyen d'accéder au reste de ce dédale.
- Possible oui... Mais tu as vu dans quel état nous sommes ? On ne survivra pas bien longtemps dans le froid de se désert de glace si on y traîne trop.
- Je sais... mais on peut pas partir comme ça, Morianne ! Si ça se trouve, ta mère est encore en vie là dessous !
- C'est vrai... C'est pour ça que vous allez partir et rentrer au Domaine ! Je vais m'en charger seule ! Ce sont mes parents, c'est à moi de régler le problème !
- Qu... Quoi ? Mais...
- Tu m'as très bien entendue, Amaya ! Les autres et toi, partez d'ici ! Je vous en ai déjà fait assez faire comme ça !
- Non... attends... Je peux pas te laisser y aller seule...
- J'ai dit... fiche le camps avec les autres ! hurlai-je alors.

Amaya me regarda avec terreur, comme si j'avais perdu la raison. J'avais peut-être haussé un peu trop la voix, et mes mots avaient été durs, mais je ne voulais pas qu'ils prennent plus de risques, je ne voulais pas qu'ils meurent par ma faute, par celle de ma famille. Le poids des crimes de Saladin était déjà trop dur à supporter pour moi, je ne pouvais pas permettre que mes compagnons meurent par ma faute. Hùlickz était déjà mort à cause de moi, parce que je n'avais pas réussi à faire le bon choix. Personne d'autre ne mourrait de mes décisions.

- Tu peux pas nous demander ça, Momo ! On est votre équipe, à Sëya et à toi ! On ne vous lâchera pas...
- Alors je ne veux plus d'équipe ! C'est terminé !! Personne ne mourra plus jamais par ma faute ! Alors partez !
- Tu peux pas faire ça...
- C'est terminé, Amaya...
- C'est pas possible... Sëya ! Dis quelque chose !
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Sam 30 Sep - 16:38
Je sentais la colère de Morianne monter. Elle fulminait comme un taureau prêt à charger. Je baissais la tête, mal à l’aise devant cette dispute. Que pouvais-je dire ? Puis soudain :

C'est pas possible... Sëya ! Dis quelque chose !
Moi ? Mais… Je ne sais pas. Morianne n’a pas tout à fait tort. Mais nous sommes une équipe. Cependant, vous êtes tous dans un état pitoyable. Rentrez. C’est le plus sage à faire. Morianne et moi nous occupons du reste.
Mais…
Pas de mais mon amie. Trop sont mort par notre fait. Protégez-vous.

Elle cessa de chercher à discuter et fit signe aux autres de la suivre. Je resserrais ma cape autour de mes épaules et me tournais vers ma bien-aimée. Je lui demandais si elle voulait que je parte aussi. Elle ne répondit pas mais je sentis son cœur dire « non reste ». Sa colère diminuait peu à peu. Je soupirais doucement et la pris dans mes bras. Elle se mit à trembler. D’abord doucement puis plus vite. Je ressentais sa peine et sa culpabilité.

Tout va bien se passer. Ils finiront par comprendre. Allez, mettons nous en route.
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Sam 30 Sep - 22:08
C'était si dur pour moi. Si dur de devoir rejeter mes compagnons, de devoir les renier. Mais je ne voulais pas qu'il leur arrive malheur, pas après tout ce qui venait de se passer. Il n'y avait que Sëya et moi à présent, et même si j'avais peur pour elle, même si je ne voulais pas l'entraîner là dedans, je savais que je ne pourrais rien sans elle. Nous étions ensemble depuis le début, et à aucun moment je n'aurai pu réussir sans elle. Je savais qu'encore une fois, il me faudrait compter sur son soutien. Elle me serra dans ses bras alors que je tremblais d'émotion. Elle savait, elle seule savait à quel point je me sentais coupable pour Hùlickz, à quel point je me sentais responsable pour tous ceux qui étaient morts à Wasdkioljer pour me ramener du bon côté.

- Tout va bien se passer. Ils finiront par comprendre. Allez, mettons nous en route.
- Oui... Oui tu as raison ! Si ma mère est encore là dessous, il faut la retrouver ! Je... Je peux pas la perdre ! Pas encore une fois ! Elle... Elle ne remplacera jamais Gork et Isaleh, ceux qui dans mon cœur sont mes vrais parents... Mais... Mais je peux pas la laisser mourir là dessous. Je dois... Je dois tout faire pour qu'on la retrouve. Mais je ne peux pas mettre les autres en danger, je...

Sëya posa un doigt sur ma bouche. Elle n'avait pas besoin que je m'explique, elle savait déjà tout ça. Elle savait déjà à quel point je me sentais mal et l'importance qu'avait notre mission de sauvetage. Elle me tendit la main pour me faire signe d'avancer. J'eus un bref sourire, et lui pris la main.

Il nous fallait à présent combattre le froid et Sëya eut la bonne idée d'invoquer une créature de flamme pour nous tenir chaud. Il n'était cependant pas évident de maintenir l'invocation très longtemps. Le froid était si intense que le bsurt de feu avait tendance à finir par perdre de son éclat et de sa chaleur. Nous marchâmes longtemps très longtemps, au point que le soleil finit par se coucher alors que nous n'avions toujours pas trouvé la moindre piste. Mais nous devions continuer, nous devions faire face, malgré la fatigue, et aussi un peu la douleur. Ma bien aimée n'était pas encore tout à fait remise de sa blessure qui avait failli être mortelle pour elle. Heureusement, ma faible compétence en äan suffisait à la soulager et nous repartions de plus belle.

A présent la nuit était tombée, et le noir était omniprésent. Il n'y avait plus que le bsurt de feu pour nous éclairer. C'était dans ces terribles conditions que l'on entendit un grognement non loin de nous. Une créature sinistre et laide apparut alors dans le halo de lumière. Ses yeux brillaient d'un éclat inquiétant et son apparence était celle d'une bête effrayante. Je me saisis de mon arc et encochais une flèche mais la bête se protégea le visage de son bras. Il semblait implorer notre clémence. Je me stoppais alors dans mon geste et baissais mon arc. On aurait dit un singe grotesque, couvert d'une fourrure blanche et inégale, des défenses sortaient de son dos. Il nous fit signe de le suivre, grommelant avec douceur. J'appris plus tard, après quelques études à Wasdkioljer, que cette créature était un Tarz'Hën, et qu'ils étaient en général inoffensifs. Ils avaient même tendance à aider les arcaëlliens perdus.

- Ouk ouk !! Grmmm !! Ouk !!
- Je crois qu'il veut qu'on le suive ! dis-je à Sëya qui n'avait pas vraiment eut besoin que je lui dise pour comprendre.

L'animal nous guida à travers une partie du désert de glace. Pendant un long quart d'heure, nous luttâmes contre les éléments avant de finalement trouver un creux qui plongeait profondément dans une dune de glace. Nous y pénétrâmes et fûmes à l'abri du vent glacial. Nous pouvions au moins remercier notre étrange sauveur pour cela.

- Merci ! Tu nous as sauvées. Je crois bien que sans toi, nous serions mortes de froid dehors.
- Ouh ! Ohm ! Ou ouh ! Ouuuuuh !
- Tu... Tu essayes de nous dire quelque chose ?

Sëya se moqua alors de moi, me rappelant qu'elle possédait la dague du chasseur, lui permettant de pouvoir parler aux animaux. Je grommelais, vexée de m'être faite ainsi rouler dans la farine. Ma bien aimée me signala alors que la créature du nom de Kroug lui avait dit qu'il connaissait bien les environs et qu'il se baladait souvent dans la « grotte des petits êtres » et qu'il y avait un accès par ici. La grotte des petits êtres... il devait sûrement parler des Nains. Ces tunnels étaient sûrement des restes de leur civilisation à jamais disparue. C'était notre chance de retrouver un chemin menant au souterrain où se trouvait ma mère. Nous n'avions pas de temps à perdre, je suppliai Sëya de demander à Kroug de nous montrer le chemin.
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Dim 1 Oct - 14:46
Une créature étrange se présenta à nous et nous implora de ne pas la tuer. Morianne baissa son arc et nous suivîmes la bête du grand froid. Le trajet, qui dura peu de temps, se fit en silence. Nous arrivâmes dans une grotte et Kroug nous indiqua qu’il s’agissait d’un passage vers les souterrains des nains.

Après m’être copieusement moquée de Morianne pour son oublie, elle me demanda si je pouvais demander à la créature de nous guider dans les souterrains. Je hochais la tête et me tournais vers l’animal.

Peux-tu nous guider dans l’ancien habitat des petits êtres ?
Oui. Mais pas ce soir, demain matin. Là il faut dormir.
Non. Nous avons quelqu’un de cher prisonnier de ces tunnels.
Je comprends, alors suivez-moi.
Il accepte de nous conduire, Morianne. Viens.

J’invoquais un aigle de feu pour nous éclairais dans l’étroit chemin que nous fit emprunter Kroug. Le bsurt étant trop imposant, je le fis disparaitre. Je grelotais tellement j’avais froid mais plus on avançait, plus il faisait doux. La bête poussa une porte et je sentis la chaleur m’envahir. Je fis disparaitre l’aigle et allumais les torches le long du mur.

Kroug, où mène ce tunnel ?
A la salle du trône.
Parfait, merci Kroug. Morianne, ce tunnel mène à la salle du trône. Nous allons peut être pouvoir sauver Scathach.
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Dim 1 Oct - 19:17
Enfin, nous avions trouvé le chemin vers la salle du trône. Kroug nous avait été d'un grand secours. Je le remerciais avant de le laisser partir. A cause de ce qui s'était passé, le Tarz'Hën n'avait pas vraiment envie de s'aventurer vers la salle du trône. Il nous quitta donc ici, et s'en retourna à sa vie.

Malgré les torches allumées le long des murs, il faisait terriblement sombre ici. Je pris la main de Sëya dans la mienne, comme pour me rassurer, mais surtout pour ne pas que l'on se perde pas chacune de notre côté. Nos pas résonnaient sinistrement dans ce long couloir où l'on entendait gémir le vent. On aurait cru que des âmes errantes étaient en train de crier à l'agonie. Pourtant, le temps pressait, et il fallait lutter contre notre envie de rebrousser chemin. Je crus entendre alors des bruits de pas, autres que les nôtres. Je nous fis nous arrêter pour vérifier. Pas un bruit. Ce devait sûrement être l'écho de nos pas qui me jouais des tours.

Plusieurs fois j'eus cette étrange sensation, comme si quelqu'un ou quelque chose se terrait dans les ombres, nous observait. C'était presque à en devenir folle. Plusieurs fois j'eus envie de repartir en courant, mais il fallait que je sauve Scathach si elle était encore en vie. Après un moment qui nous parut interminable, nous arrivâmes enfin dans la salle du trône. Il n'y avait à présent plus de flammes vertes, aussi Sëya dut encore puiser dans son fluide pour allumer les braseros histoire que l'on y voit quelque chose. Les colonnes de la salle étaient en partie effondrés, le plafond également. Il y avait des gravas partout, et tout ne semblait ne tenir qu'à pas grand chose.

Je pris sur moi de prendre les devants et je me mis alors à hurler.

- Scathach !! Scathach !!! S'il te plaît, mère... réponds...

Sëya se mit à l'appeler avec moi, nous cherchâmes pendant un long moment sans tomber sur elle, ou même sur Saladin. Elle était immense cette pièce, elle faisait au moins trois fois la taille de la maison de Sëya en superficie, et je ne parle même pas en hauteur... Cependant, notre témérité porta ses fruits. J'entendis une vois gémir de douleur.

- Mère !? Mère ? C'est toi ?

Je bondis en avant, une torche à la main, cherchant désespérément d'où cela provenait, avant de tomber sur un spectacle qui me fendit le cœur. Elle était là, étendue sur le sol, les jambes ensevelies sous les gravas, une main broyée sous un énorme rocher.

- M... Morianne... Non... Non tu dois... Tu dois partir...
- Non ! Jamais ! Pas sans toi, Scathach ! Tiens bon ! Je vais te sortir de là !
- Non... c'est... trop tard... je ne vais pas... S'il te plaît... tu dois partir... le plafond... les murs... ils ne tiendront pas...
- Je ne peux pas te laisser ! Tiens bon !
- Tu ne dois pas... S'il te plaît... Vas-t'en... Il... Il est là... Il est encore là... il va...
- Qui ? Qui est là ? Saladin ? Mère !!! Mèèèère !!!

Elle ne répondait déjà plus. Elle perdit connaissance. Je me mis à pleurer tout en tentant de retirer un à un les débris qui se trouvaient sur ses jambes, mais c'était peine perdu. Les pierres étaient parfois si énorme qu'elles faisaient ma taille. Tout était enchevêtré et je n'arriverai jamais à bouger tout ça.

- Non non non non ! répétai-je inlassablement.

J'entendis des bruits de pas derrière moi. Je pensais d'abord qu'il s'agissait de Sëya, mais elle était là, à côté de moi, m'aidant à retirer les gravas des jambes de ma mère. Mon sang se glaça alors et je me retournai précipitamment pour savoir qui se trouvait derrière nous. Je m'attendais à me retrouver nez à nez avec Saladin, mais ce ne fut pas le cas. Il y avait un homme, un homme étrange, habillé en prêtre. Un sourire inquiétant était fiché sur son visage plongé dans la pénombre. Les braseros s'enflammèrent de plus belle, comme si une magie était à l’œuvre, peut-être l’œuvre de cet étrange prêtre. Après un moment à l'observer en silence, je me rendis compte qu'il traînait derrière lui un corps. Le corps en question était celui d'un homme, couvert de cicatrices, aux cheveux blancs. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine : il était mort, et sa description me sembla correspondre à celle d'Aaron, l'ami d'Anna.

- Qui... Qui êtes-vous ?

Il me regarda avec un malin plaisir, semblant se délecter de ma détresse actuelle.

- Je me présente ! Je m'appelle, Kohoïn, prêtre Kohoïn ! Mais je suppose que je n'ai pas besoin de vous demander vos noms...

Il se tourna vers Sëya avec un regard de braise et un sourire carnassier.

- Surtout que nous nous connaissons déjà, n'est-ce pas, Sëya Nazen, fille de Thäa ? Je vous l'avais bien dit, à toi et à la fille de Gar'Haz ! Je vous l'avais bien dit que ces barreaux ne me retiendraient pas !

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Dim 1 Oct - 20:07
A plusieurs reprises nous stoppâmes notre avancée, en effet on entendait des bruits de pas en plus des nôtre. Nous finîmes cependant par arriver dans la salle du trône. Morianne et moi scandions le nom de la mère de ma bien-aimée. Un gémissement sur la droite se fit entendre. Je courus vers ce son talonnée par ma dulcinée. Scathach était étendue sous des décombre. Pendant que j’ôtais des rocher, Morianne et sa mère eurent une discutions où elle disait de fuir. Il y avait encore quelqu’un. Saladin ? Je me retournais et reconnu le faux prêtre de Cescan. Il avait réussi à s’évader par je ne sais quel miracle. Il trainait derrière lui un corps sans vie. Ce jeune arcaëllien ressemblait à Aaron, l’ami d’Anna.

Il se présenta, un sourire mesquin sur les lèvres. Il se tourna vers moi et j’eus un frisson de dégoût et de peur. Il en voulait à ma vie j’en étais sûre. Le supposé fils de Kaliqua lâcha le corps sans vie d’Aaron. A choisir je préférais cent fois me battre contre Saladin que contre lui.

Que veux-tu ?
Il y a beaucoup de chose que je veux. Une tasse de thé serait la bienvenue pour l’heure mais… Tu n’en as pas, n’est-ce pas ? Alors je vais me contenter de vous tuer.
Pourquoi ? Qu’est-ce que ça t’apporte ?
Un plaisir incommensurable, Sëya. Je vais commencer par ta bien-aimée pour que tu souffres un peu.

Je dégainais mon épée et ancré mes pieds dans le sol. J’étendis ma main au-dessus du marbre et fis apparaître deux féroces bsurts. Kohoïn éclata de rire. Un rire qui me fit froid dans le dos. Il se tourna vers Morianne et lui bondit dessus.
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Mar 3 Oct - 10:15
Cet homme était fou, fou à lier ! Et comment connaissait-il Sëya ? Pas le temps de me poser la question, il était déjà sur moi, le poing fermé, des lames entre les doigts. Je bondis en arrière pour l'esquiver et invoquais mes deux lames de glace. Je sentis alors une terrible douleur au niveau de mon ventre. Du sang en coulait... J'étais pourtant sûre de l'avoir esquivée ! Il n'y avait pas de doute possible, son bras ne m'avait pas atteint. Comment avait-il pu me toucher ?

Il éclata de rire devant mon incrédulité, avant de m'envoyer trois de ses lames dans ma direction. Je donnai un grand coup devant moi, déviant les lames avant de me jeter en avant et attaquer d'un bond. Alors que j'arrivais sur lui, il disparut comme par enchantement. Je l'avais tout bonnement traversé.

- Hein ?
- Derrière toi ! me dit-il de sa voix roque et puissante.

Je donnais un coup derrière moi, par réflexe, mais il n'y était pas. Crac !!! Je sentis une de ses lames me perforer au flanc, depuis mon dos.

- ARGH !
- Ahahahah ! Ahahaha ! C'est tellement facile de vous manipuler !! Sëya, toi... ton père !
- Comment... Montre-toi !!! Viens te battre à la loyale !!!

Pour toute réponse, il n'y eut qu'un déluge de flammes qui me tomba dessus. Heureusement, mes réflexes furent bons et j'invoquais un bouclier de glace autour de moi juste à temps pour ne pas finir en cendres. Sëya tentais également des traits de flammes, mais en vain. Le prêtre semblait ne pas être là et partout à la fois. C'était la première fois que je me retrouvais face à un tel adversaire.

Il n'y avait rien que je puisse faire seule. Je fis comprendre à Sëya, via notre médaillon, de nous mettre dos à dos, pour ne pas se faire surprendre par l'ennemi, mais même ainsi, je doutais qu'il ne trouve pas le moyen de nous jouer un tour.

- C'est inutile ! De toutes façons, ton temps est compté Morianne ! dit-il alors qu'il venait d'apparaître face à moi.
- Pas tant que je serais en vie et que j'aurais la force de me battre !
- Justement, à propos de ça... tu ne sens pas une légère fatigue ?
- Que...

Maintenant qu'il le disait, je commençais à me sentir fatiguée, mes jambes commençaient à trembler, j'avais soudainement des vertiges et une horrible envie de vomir.

- Qu'est-ce que tu m'as fait ?
- Oh... ais-je oublier de mentionner que mes lames sont empoisonnées ?

Je tombais à genoux, prise de convulsions, la bouche pleine de bave. J'entendis Sëya crier mon nom avec désarroi.

- Ahahahah ! C'est si plaisant de vous voir vous tortiller comme des limaces baveuses. Si amusant de vous voir souffrir depuis tout ce temps. J'avoue que la partie la plus amusante a été de redonner vie à Morianne en utilisant un rituel d'Özan. C'est là que tu as montré ton véritable potentiel ! Je me suis régalé avec tout ce que tu as enduré ! Et Saladin était si facile à manipuler...
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