Le masque de Kaliqua [RP Solo]

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Mer 9 Aoû - 15:23
Te reverrai-je ? Et quel ? Mais quoi ! moi mort ou non,
Voici mon testament :
Crains Dieu, ne hais personne, et porte bien ton nom
Qui fut porté dûment.

P.V




Le Reanspell ainsi que le Prince de Hytraz, commandé par le Capitaine De Klemmens mirent en panne. Les vergues brassées, la toile ferlée, carguée, les Xen, les Mzékils et les Tahoras qui faisaient les marins se laissèrent tomber doucement sur le pont. Le Second Jonathan Edward Drake, seul humain à bord du Reanspell, grimpa dans les filets de haubans afin de pointer sa lunette entre les branles. Ils étaient brûlants d'être restés ainsi exposés au soleil toute la journée. Bientôt la nuit tomberait.

Jonathan Drake observa au loin, point minuscule sur l'horizon reflété à travers son instrument, ce qu'il restait du petit brick qu'ils venaient de confronter. Le Commodore qu'on surnommait Le Pygargue avait, après une victoire parfaite sans souffrir aucune perte, fait scier la mature du bâtiment de commerce et enclouer les écoutilles. En panne, désert, Jonathan Drake savait que ça n'était qu'une question de temps avant que ne disparaisse le bâtiment sous l'un des caprices de May'Veal. De cette rencontre imprévue dans les mers du Royaume, ils avaient mis aux arrêts une vingtaine de ruffians à long poignards qui avaient toujours la main sur la manche. Ce qui tracassait le Lieutenant Drake était surtout le fait que ce bâtiment, qui, assurait leur Capitaine, faisait la route entre Brèkïl-Han et Zaï-Han, ne hissait aucun pavillon noir. Un équipage de simples commerçants, avait assuré le commandant du brick, un équipage de pirates, avait assuré le Pygargue, et il les avait mis tous aux fers. Il tenait pour preuve les quelques canons qui habillaient le navire "commercial" et les multitudes de drapeaux dans la cale, aux couleurs réciproquement du Royaume, de la Démocratie et de la Principauté. Qui d'autres que des pirates, pour cela ? Donc le Commodore De Everhell s'était saisi de la marchandise, des tonneaux entiers de tissus, de fer et d'épices, ainsi que des canons et de la voilure, puis avait abandonné l'embarcation à son sort après l'avoir dégréer. La grande voile relachée par la perte des bras de vergues emportés par le vent. La voile enlevée, la vergue restait, se balançant comme une bascule sur la mer bleue.

« Vous voulez me voir, Commodore ? demanda le Lieutenant Edward Drake en entrant à l'intérieur de la cabine de ce dernier.
- J'ai donc annoncé mes intentions, lui sourit Le Pygargue en se levant de son bureau.

Toujours impeccable, il mettait un point d'honneur à demeurer d'une élégance rare et sans le pli sur le vêtement. Même en pleine bataille, et le Lieutenant Drake l'avait remarqué. D'un geste du bras, le Xen désigna le coffre de bois, et fermé d'une grossière serrure, qu'ils avaient trouvé dans la cabine du capitaine du brick.

- Jusque là j'étais tout entier à la confiance, maître Drake. dit le Pygargue. Désormais, je me trouve dans l'embarras. Mes efforts afin d'ouvrir ce coffre demeurent vain. Les pirates, qui ont sans doute quelques raisons de craindre pour leur sort, pourraient m'y aider.

Le jeune humain croisa les mains derrière son dos, propre sur lui.

- Tous sont actuellement dans les geôles du Reanspell, mon Commodore. Selon vos ordres. Dois-je leur transmettre un message ?

Le Pygargue enfila son haut-de-forme ainsi que son manteau. Au passage, il déposa une main sur l'épaule de son Second.

- C’est justice que, les épaules ceintes d’une responsabilité nouvelle, au Prince de Hytraz le Capitaine De Klemmens prête son commandement. Cependant, au vu des récents événements qui vous ont conduit à me seconder au sein de celui du Reanspell, l'on attendrait de moi que je vous instruise à seconder le commandement. Je voudrais bien là anéantir toute ignorance qui pourrait vous habiter.

Le Pygargue ouvrit la porte de sa cabine, faisant signe à Jonathan Drake de passer.

- Je n'ai aucune matière à me plaindre de votre secondement aujourd'huy, Maître Drake. Mais veuillez me suivre désormais, et vous tiendrez le rôle que tenu le Capitaine De Klemmens par le passé. Un rôle qui, même s'il demeure peut agréable je l'escompte, peut demeurer tout-à-fait utile dans notre chasse aux forbans.

Alors, le Pygargue entraîna son Second par l'écoutille, jusque dans l'estomac lugubre du Reanspell. Le maître d'équipage, un Xen qui les suivait, allumait sur leur passage les lanternes disposées ça et là.

- Savez-vous qu'en notre métier, avança le Pygargue en direction du Second qui suivait ses pas, nous devrons vivre à jamais les yeux ouverts ? Nous devons faire en sorte que les morts ne doivent pas tourmenter les vivants.

Alors il fit le premier pas dans l'enfer obscur du Reanspell. Une lanterne à bout de bras, le Pygargue croisa le regard des personnages sinistres, grinçant des dents, qu'on avait désarmé et enfermé ici, attendant leur procès dans les Cités-Blanches. On grommela, puis on hua à sa vue, clamant qu'il n'avait aucun droit de retenir contre leur gré d'honnêtes marchands ! Que les inculper pour piraterie, comme il l'avait dit lui-même avant que l'on ne close les cellules, sans preuve était une aberration, et qu'il devrait en répondre devant la Reine !

- Se peut-ils qu'ils aient raison, Commodore ? demanda le jeune humain.

Le Pygargue sentit du trouble derrière les dents de son nouveau Second. Les mains croisées dans le dos, avançant dans ce couloir de la haine, il répondit posément.

- Pour vous perdre il n’est point de ressorts qu’ils n’inventent. Pensez-vous que je sois homme à ferrer d'honnêtes gens ?
- L'erreur peut arriver à n'importe qui, répondit poliment le Second.
- L'erreur ne doit poins nous incomber, cela car nous nous levons pour le service du Royaume. N'oubliez point, maître Drake, que c'est là son pavillon qui bat sur nos mâts.

Prudent, Jonathan Edward Drake acquiesça d'un geste de la tête. Le Pygargue reprit en s'arrêtant devant la cellule de celui qui était le commandant du brick infortuné :

- De plus, le transport d'une marchandise non déclarée entre Brèkïl-Han et Zaï-Ha ne désigne là que des contrebandiers. Au mieux. Et l'usage de pavillons différents confond clairement des forbans.

Alors, l'humain qui faisait le capitaine déchu, jusque là accroupi dans sa cellule, se releva pour venir sans ciller cracher au pieds du Commodore. Ce dernier ne bronche même pas. Le Pygargue chassait le pirate depuis plus de dix ans. Il était habitué la fureur de ce genre d'individus notoire.

- J'ai lu vos papiers, messire. Vous n'êtes pas en règle. fit-il comme réponse à son interlocuteur.
- Va chier !

Ce fut tout ce qu'il obtiendrait, de toute évidence. Mais le Pygargue soupira, n'étant évidemment pas venu pour lancer à la face scélérate cette petite déclaration.

- Je me présente à vous cette heure, messire, afin d'user d'arrangements qui m'aideraient à forcer l'ouverture de votre coffre. Vous savez, je l'escompte bien, de quoi je veux parler, n'est-ce pas ?

Muet, le Second ne perdait pas un mot de cet échange.

- Tu n'auras rien de moi, le Xen. Et le contenue de ce coffre. Le contenue de ce coffre, m'appartient !
- Il appartient au Royaume, désormais.
- Je chie sur le Royaume et sur son aristocratie ailée !
- C’est sur tous ces individus la justice du Royaume que je sers pour l'éclat d'une si grande nation. Qui sait si notre Reine, par l'écho de vos crimes faussement dissimulés, contre votre nom en signant ne vous enchaînerait point à vie ?

On ne lui fit point de réponse. Seulement un regard haineux.

- Pour vous avoir fait fouiller, tous, par mes hommes, reprit le Xen, je sais que la clé qui ouvre le coffre ne demeure point en votre possession. Mais peut-être y a-t-il parmi les vôtres un humain, ou bien un aracnor, ou un elfin, qui userait de fluide afin de faire fondre ledit coffre ou ladite serrure ? Je m'engage en contrepartie à faire preuve de clémence envers ce marin-là.

Et, afin de bien se faire entendre, il répéta ses mots, plus fort !

- L’injuste commerce que vous pratiquez aux bonnes gens qui le subissent impose procès ! Le nom du Royaume ne périra jamais, messires. Le vôtre n'a point beaucoup de temps afin d'exister. Le Royaume annonce au jour sa gloire et sa puissance, en marquant la fin de la votre sur ces eaux ! Si l'un de vous détient les capacités que je mise et me livre le secret du contenu du coffre que vous transportiez secrètement, celui-ci sera alors un homme libre !

Après quelques tohu-bohu, un aracnor aux mandibules claquantes passa une main entre les grilles de sa geôles.

- Un homme libre ?

Le Pygargue leva la tête, le chef coincé sous l'aisselle, la cape bien lisse derrière son dos.

- Je m'engage en mon nom à renverser l'ordre des accusations qui vous accablent, si vous m'aidez.
- Simplement à ouvrir le coffre ? Vous me libérerez ?
- Donnez-moi vos services, messire. Je vous donnerai les miens. »

Le Pygargue fit signe au quartier-maître d'ouvrir la cellule. Sans un mot, Jonathan Edward Drake observa l'homme passer d'épais fers aux poignets du pirate. On le conduisit jusque dans la cabine du Commodore. La prison flottante retomba, sitôt leur départ fait, dans les ténèbres.
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Le masque de Kaliqua

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Sam 12 Aoû - 11:07
Tandis que le prisonnier est amené face au coffre, un bruit étrange se fait entendre. Le Pygargue, tu entends et ressens  le vent souffler plus intensément tout à coup. La vigie crie quelque chose que tu arrives à comprendre malgré la distance, ou que tu arrives au moins à deviner : « Mauvais temps en vue ! »

Jonathan Drake semble inquiet, comme si l'arrivée du mauvais temps était un sombre présage concernant ce coffre et ce qu'il contient. Néanmoins, il se refuse à exprimer cette hypothèse à haute voix. Il perd cependant patience et presse alors le prisonnier d'ouvrir le coffre.

- Alors ? Comment ouvre-t-on ce coffre ? Il n'y a point de clef, et pourtant une serrure.
- C'est parce que les apparences sont trompeuses... Il n'y a pas besoin de clef, mais seulement de connaître le mécanisme qui ouvre ce coffre. La serrure, n'est qu'un leurre !
- Encore une maudite ruse... Je commence à croire que vous aviez raison, Commodore. Ces gens doivent être sans aucun doute des pirates pour utiliser de tels stratagèmes...
- Oh non... croyez-moi... Nous ne sommes pas des pirates. Nous en sommes très loin...
- Quand bien même vous n'en seriez pas, vous en avez tous les aspects... Et puis ce n'est plus le sujet à présent... Ouvre ce maudit coffre, et le Commodore saura t'être redevable de ce service.
- Vous en êtes bien sûr ?
- On ne t'a pas demandé ton avis, mais ton aide ! Ouvre ce coffre à présent !
- Si tel est votre désir...

Le prisonnier commence à passer ses doigts sur le coffre, comme s'il cherchait quelque chose sur sa surface, il finit par appuyer sur un des étranges symboles gravé sur l'une des armatures en acier qui verrouille le coffre, puis un autre qui s'enfonce également avant que l'on entende un déclic. Un jeu de deux cylindres couvert de signe est dévoilé suite à une trappe qui vient de s'ouvrir.

- Par tous les diables d'Özan ! En voilà un drôle de mécanisme...
- Piégé... Si l'on se trompe, il repend une poudre mortel dans l'air... Inutile de vous dire qu'il ne faut pas se tromper de combinaison...

Pris d'un doute, Jonathan Drake dégaine sa rapière et la pointe sur la nuque du prisonnier.

- Attends une minute !! Qui nous dit que tu ne vas pas te tromper exprès pour nous tuer tous ?
- Je tiens autant à la liberté qu'à la vie, Monsieur ! Pourquoi voudrai-je faire ça ? dit-il, à la fois surpris et furieux.
- Hum...

Peu convaincu, Drake range quand même son arme et laisse le prisonnier terminer. Après quelques manipulations, comprenant le fait de tourner les cylindres dans un certain sens pour afficher tel ou tel symbole au bon endroit, et encore quelque pressions de symbole, il finit par déverrouiller le coffre dans un cliquetis sinistre. Au même moment le tonnerre gronde au loin.

Lorsque le prisonnier ouvre le coffre, il dévoile une masque assez laid, enchâssé dans une sculpture en métal représentant semble-t-il, une histoire raconté avec des symboles et des icônes étranges, datant peut-être d'une époque lointaine de la civilisation sur Arcaëlle.  

- Bon sang, mais... Qu'est-ce que... Un masque ? s'étonna Drake. Et ces symboles...

Il ne semble pas comprendre pourquoi de simples voleurs protégeraient un tel coffre. Et ce masque... il semble émaner de lui une force étrange, à la fois envoûtante et mauvaise. Le Pygargue, tu entends soudain des cris venant de la cale et un vacarme incroyable, le temps de te retourner, le prisonnier s'est jeté sur toi, mais il ne ressemble plus du tout à un humain. C'est un hytrez ! Comment cela se pouvait-il ? Tu n'en sais rien, mais il essaye de te saisir à la gorge pour t'étrangler tout en essayant de te mordre. Tu comprend assez facilement ce qui a pu se passer dans la cale mais pour le moment, tu dois sauver ta peau.
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Lun 21 Aoû - 2:12
"Si je vous ouvre mon cœur, peut-être serai-je à vos yeux bien moins sage que vous."

M.




« Commodore !

Immédiatement, le Second tira sa rapière de son fourreau d'un geste vif ! Le Pygargue vit à peine la pointe de la lame d'acier transpercer le monstre penché au-dessus de lui ! En revanche, ce qu'il vit, ce qu'il ressentit, fut la gerbe de sang noir et chaud qui lui éclaboussa vêtements t visage ! D'un geste rapide, les mains constellées de taches, Le Pygargue repoussa le corps grinçant et convulsant de l'abomination qui le menaçait ! A présent, elle ne le menaçait plus.

Jonathan Edward Drake retira d'un geste ferme sa rapière du corps sans vie de l'homme qui avait ouvert le coffre.

- Vous allez bien, Commodore ?

Le Pygargue dégaina à son tour. Il allait bien ! Mais là n'était pas le plus urgent !

- Aux cales, vite !

Passant en tête, délaissant le cors sans vie du hytrez, il s'élança hors de sa cabine ! Sa cape bleutée flottant au vent ! Il se trouva rapidement sur le pont, et fut étonné de l'intensité du vent ! Au loin, Le Pygargue remarqua qu'un orage se préparait. Il fit un signe de la main aux nombreux marins Xen et Elfins, qui se trouvaient là, et les incita à le suivre, plongeant dans le ventre du Reanspell ! Le Pygargue ignora à la fois les interrogations de la vigie, demandant s'il fallait ou non, éviter la tempête qui grondait à l'horizon, et celles du Second, rapière en bout de main, hors d'haleine, qui ne comprenait plus rien à la situation ! Le Pygargue savait qu'il fallait parfois agir rapidement !

Alors ils atteignirent les cales ! Gisaient là le corps du gardien. Mort.

- Maître Drake, avança Le Pygargue en levant sa rapière, n'oubliez point qui vous êtes.

Et comme ce dernier ne répondait point.

- N'oubliez point que vous servez le Royaume ! »


Alors Le Pygargue s'élança en avant, au milieu de cette prison lugubre qu'était l'estomac du Reanspell ! Il n'y aurait point de trouble et de d'anarchie à bord de son bâtiment ! Avant même qu'il ne distingue pleinement l'ombre de ce qui paraissait vouloir l'attaquer dans ce couloir de la mort, il posa ses appui, exécuta une valse du poignet, et frappa de la pointe de sa rapière !

Les De Everhell étaient des danseurs exceptionnels depuis des générations. Un secret jalousement conservé ! Leurs ennemis n'allaient point tarder à s'en rendre compte !
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Le masque de Kaliqua

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Mar 29 Aoû - 16:55
Une rumeur s'échappe du fond de la prison plongée dans le noir. Le Lieutenant Drake semble ravaler sa salive, et brandit fermement devant lui sa rapière. Et toi, Pygargue, tu ne tardes pas à entendre les râles de créatures ainsi que des petits grattements contre le bois du navire, comme si des personnes étaient en train de gratter leurs doigts contre les parois de la coque. Il y a soudain un cri, plein de rage, et tu vois se précipiter vers vous trois hytrez, tu reconnais ces hommes, c'étaient les « pirates » qui se trouvaient derrière les barreaux un peu plus tôt. Ils ont l'air furieux et assoiffés de sang ! C'est comme s'ils étaient convaincu que vous arracher la vie aller la leur rendre.

Ils ne sont que trois pour l'instant, mais vous entendez déjà les autres se rapprocher, en rampant, en courant ou en se traînant lamentablement jusqu'à vous. Le navire commence à tanguer du fait du vent qui vient de se lever et des vagues plus conséquentes.
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Mer 13 Sep - 15:10
avec le chœur des repus qui hurlent qu'ils ont faim en chœur
avec les égorgeurs qui crient à l'assassin en chœur

Prévert.



Le Pygargue ne pouvait pas reculer ! Dans cette prison lugubre qu'était l'estomac du Reanspell, pressé comme il l'était par le jeune Jonathan Drake et les officiers à bout d'haleine derrière lui, il ne disposait pas de la place qu'il aurait voulu pour se mouver. Il n'avait de toute façon pas le temps de la reflexion, et devait faire avec ce dont il disposait !

En bon aristocrate Royaliste, Le Pygargue se donna le temps de la riposte avec un adage contrôlé qui laissa les trois Hytrez voir disparaître quasiment leur proie sous leurs ongles ! Alors le Pygargue trancha ! Une tête ! Un coup clair, net, précis ! Il était assez proche d'eux, le dos collé contre la quille de son bâtiment, pour pouvoir préparer minutieusement le terrain ! Maintenant qu'il avait trouvé son équilibre, il arma son second coup !

SLASH

Sa rapière traversa la poitrine de la seconde créature, et il dut se déplacer afin d'esquiver la troisième ! Alors qu'il arma son bras, lui perçant le crâne, entre les deux yeux, traversant les os et les chairs comme dans du beurre, il pressa son nouveau Second du coude !

« Ne demeurons point ici, Maître Drake ! Au pont supérieur, venez !

Pressant les officiers, Jonathan Drake suivi du Commodore De Everhell se pressèrent jusqu'à l'escalier, dépassèrent l'écoutille puis le Pygargue, repoussant à grands coups d'épées les monstruosités fourmillant là-dedans, cria à ce qu'on l'encloue ! Très vite, des marins arrivèrent avec planches, marteau et clous, et l'on condamna le passage menant aux cales inférieures !

- Ceci demeure nécessaire à notre survie ! Bientôt May'Veal verra notre vaillances rutiler sur leurs corps en lambeaux ! Mais pour l'heure...

Il se tourna vers l'un des maître d'équipage, un Xen que le vent décoiffait sans vergogne.

- Messire De Vellmont ?
- Commodore.
- A quelle distance se profile la tempête ?
- Selon Maître Kaleeria à moins d'une heure mon Commodore. Il sera difficile de la passer avec notre tonnage.
- Si fait. Sans parler des créatures mouvantes qui ont envahit les ponts inférieurs. Que les Dieux soient bénis de leur avoir accordé une telle lenteur dans leurs frappes !
- Quels sont vos ordres, Commodore ?

Le Pygargue fit un signe de la main, afin d’appeler autour de lui Maître Drake ainsi que les principaux Lieutenants et Officier du bâtiment.

- Dites à Maître Kaleeria de tout faire afin de l'éviter. Tant pis si nous dévions de notre initiale trajectoire. Barre tribord-sud-tribord. Faisons notre rhétorique, et tout devrait à notre regard bien se porter. Ces eaux ne nous perdront pas !

Il ordonna ensuite à ses gens, tandis qu'on tentait d'échapper à la fureur de May'Veal.

- Avec moi. Armez vos pistolets et vos arquebuses. Maître Drake, Messire Elvemont, au sabre je vous prie.

Il tira lui-même sa rapière.

- Finissons-en rapidement. Messires, l'organisation est de mise. A mon commandement...

Et l'on retira les clous de l'écoutille, laissant jaillir en masse ce noyau grouillant d'abominations.

- FEU ! »
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Le masque de Kaliqua

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Ven 15 Sep - 10:03
Les hytrez ont littéralement surgi des ponts inférieurs. Telle une masse grouillante, ils n'attendaient qu'une chose : que l'écoutille soit ouverte. Ce à quoi ils ne s'attendaient peut-être pas, en revanche, c'est d'être accueillis par un déluge de tirs. Lorsque les soldats font feu, les créatures se mettent à dégringoler, à piétiner, se marcher dessus, pousser des râles d'agonie et de fureur.

Le Pygargue, tu vois ces monstres tomber, mais certains, touchés par balle, se relève, comme si de rien était. Les seuls qui ne se relève pas on la tête transpercée d'une balle. Tu les vois se monter les uns sur les autres dans l'espoir de pouvoir vous attendre toi et tes hommes. Une deuxième salve est donnée par les hommes qui étaient restés en retrait et qui n'avaient pas encore tiré. La masse de morts-vivants dégringole à nouveau, mais ils sont toujours en vie, en train de se déplacer avec des bras et des jambes qui ont parfois des angles pas très naturels.

Et il y en a un parmi eux qui t'as attrapé la jambe et qui est prêt à y planter ses dents sur lesquelles un espèce de liquide purulent et dégueulasse dégouline. Heureusement pour toi, le Lieutenant Drake agit au quart de seconde et plante la pointe de sa rapière en plein milieu du front de cette chose qui n'est plus arcaëllienne.

- La tête ! Visez la tête ! crie-t-il

Mais tu sens que le temps que tes hommes rechargent, Le Pygargue, les créatures seront déjà en train de se grimper dessus pour atteindre le pont supérieur. Tu n'as que quelques secondes pour ordonner aux hommes de changer pour leur sabre, ou bien d'entreprendre peut-être une autre manœuvre. Et dans le même temps tu vois l'officier Elvemont se faire attraper la jambe par une de ses choses alors qu'il est tiré vers le pont inférieur. Il s'agrippe désespérément au rebord en suppliant qu'on l'aide.
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Lun 2 Oct - 14:24
Je tourne en rond mais le ciel change
Hier j’étais un enfant
Je suis un homme maintenant
Le monde est une drôle de chose

Desnos



« Messieurs, ciblez le crâne de ces abominations ! ordonna le Commodore tandis qu'il bondissait au cœur de cet amas de chair et de putréfaction, sous l'écoutille et sabre en avant !

D'un revers du bras, il anéantit sans préliminaires les deux monstruosités qui agrippaient avidement l'officier Marcus Elvemont, dont l'une des deux ailes pendait déjà mollement dans son dos. Le Pygargue repoussait à présent, à lui seul, le lot d'abomination restant tandis que dans son dos les autres officiers aidaient leur camarade à se relever et regagner le pont principal.

- Commodore ! Commodore ! appela le Second Jonathan Drake.

Seul, debout, tête basse au milieu d'un cercle de membres tranchés, de corps inertes et de sang noir, le Pygargue répondit :

- N'ayez point d'inquiétude, Maître Drake. Nous avons vaincu. »

Un instant, tous restèrent là, sabre ou pistolet encore en main, amorce mise, le regard fébrile à la recherche de quelque monstre qui pourrait encore jaillir des entrailles du Reanspell. Mais tout paraissait, comme venait de l'annoncer le commandant De Everhell, effectivement terminé. On amena sans tarder l'officier Elvemont dans les quartiers du médecin par simple précaution. Le Pygargue regagna le pont supérieur. Après un regard entendu pour son Second, il ordonna à ce que l'on jette tout ça à la mer, se débarrassant de cette engeance trépassée qui souillait sa vision. Deux officiers, arquebuses en main, descendirent dans les geôles du bâtiment afin de se rendre compte de l'état des pirates capturés. En restait-il au moins un derrière les barreaux ?

De son côté, après avoir rengainé sa lame, le Pygargue alla s'enfermer dans sa cabine. Il se débarrassa de son chef et dégrafa sa cape, soudain transpirant. Posé sur son bureau, le dévisageant, inerte, reposait le masque étrange que contenait le coffre. Quelque chose sembla intimer au Pygargue que tous ses doutes, bientôt s'éclairciront. Une secousse, sous ses bottes, lui apprit que le bâtiment virait de bord. Il fallait également éviter cette tempête. Dès qu'il le pourrait, il jetterait les ancres afin de s'entretenir avec le Capitaine De Klemmens, à bord du Prince de Hytraz qui les suivait, toujours sur son erre. Le Pygargue s'assit à son bureau, rédigeant rapidement une missive qu'il signa de son nom et scella de son sceau, destinée à son fidèle ami. Puis il convia un valet Xen, qui était à bord, et ce dernier s'envola pour le porter jusqu'au destinataire. Il s'arma d'une volonté nouvelle et se vêtit de nouveau, avant de se coiffer, prêt à retourner sur le pont principal du bâtiment. Mais il se ravisa au dernier instant. Derrière lui, posé sur son bureau, il y avait toujours ce masque.

Le Pygargue ouvrit la porte, héla un officier et ordonna à ce que l'on amène à lui Maître Drake. Ce dernier semblait savoir quelque chose, concernant le masque. Un artefact, sans aucun doute.

Il était temps de laisser paraître un tout nouveau courage et un tout nouveau zèle, songea le Pygargue. Afin de combattre un trouble qu'au plus profond de son esprit le sourire du masque paraissait appeler.

A l'instant où entrait dans sa cabine son Second, un frêle sourire, glacial, se dessinait sur son visage. Avant même que Jonathan Edward Drake ne dise quoi que ce soit, Le Pygargue savait que le masque lui serait utile. Il s'en servirait pour amener la discorde sur la tête de Bervers. Puis il le tuerait.

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Le masque de Kaliqua

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Mar 3 Oct - 17:55
Une voix, ou plutôt des idées résonnèrent dans l'esprit du Pygargue tandis qu'il observait le masque. Quelque chose lui susurrait à l'esprit que cet artefact lui était destiné, à lui qui avait si brillamment passé cette épreuve. Sans même qu'il n'y ait eu besoin de mot, Mickaël Vinzent De Everhell comprit la fonction du masque, ce qu'il était capable de faire avec.

Au même moment, la tempête commence à se calmer à l'horizon, puis à disparaître, comme si elle n'avait jamais existé.

Fin du RP. Je valide l'obtention de l'artefact. Que Kaliqua soit témoin de tes intrigues.
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