Sur le départ (pv Lilith)

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Sam 27 Mai - 20:58
Je venais de passer deux jours à Zaï'Han, la capitale de Zaï'Lou. Après un voyage éprouvant, j'avais ressenti le besoin de rester un peu tranquille et de profiter des avantages d'une grande ville. J'avais ainsi pris mes quartiers dans une auberge un peu cossue, ce que je pouvais aisément me permettre avec mes économies de ces derniers mois. De plus, j'avais passé un accord avec la tenancière, une bonne vivante férue d'histoires d'aventures. Je jouais et chantais pour ses clients tous les soirs et en contrepartie, j'avais mes repas gratuits. N'ayant que le logement à payer, j'étais fort aise de m'être installée là. L'endroit m'avait été recommandé par un aubergiste rencontré dans un petit village quelques jours plus tôt, et je lui en étais reconnaissante.

Une fois bien reposée, j'avais passé un temps considérable à arpenter la ville à la recherche d'articles me permettant d'exercer ma lubie du moment : les enluminures. J'avais renouvelé mes stocks de matériaux divers et lorsque j'avais entendu parler d'un bateau en partance pour Wasdkioljer, qui me permettrait ensuite de rejoindre Samdal'Han. J'y étais déjà allée à plusieurs reprises et y avais fait des rencontres intéressantes. L'ambiance y était agréable et les commerces présentaient toutes sortes de curiosités.

Je me lassais rapidement de rester trop longtemps au même endroit, aussi pris-je le fait d'avoir entendu parler de ce bateau par hasard comme un signe. Aussi avais-je réservé une place pour le voyage et préparé mes affaires en toute hâte avant de rejoindre le quai qu'on m'avait indiqué au pas de course, mon barda bien rempli sonnant à chaque mouvement. Les fioles les instruments et les différents articles que j'avais acquis en ville s'entrechoquaient joyeusement et je prenais garde à ne rien cogner pour éviter une catastrophe. Je n'avais hélas pas eu le temps de mieux empaqueter mes affaires : le bateau allait partir dans moins d'une heure et je ne voulais pas prendre le risque de le manquer. Aussi trottinais-je avec entrain lorsque je dus faire un pas de côté pour éviter une charrette dont le cheval s'était emballé. Emportée par mon élan, je rentrai dans une personne avec suffisamment de force pour me faire couiner de douleur. Je m'excusai aussitôt, le visage rougi à la fois par l'exercice et la gêne. Fort heureusement, j'étais quasiment arrivée.
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Dim 28 Mai - 9:23
Aux Cités Blanches je tournais en rond. J’avais donc décidé de voyager un peu avec ma solde de chasseuse d’Hayert’Vaäl. J’étais allée à Zaï’Lou et avais visité le continent avec ferveur. J’avais croisé quelques malfrats durant mon périple mais ils ne firent pas long feu.

Ma dernière étape sur ce lieu était la capitale. J’y étais restée plusieurs jours visitant les monuments et les marchés. Il y avait un grand nombre d’échoppes où il fallait fouiner pour trouver quelque chose. Mais j’avais le temps.

Après un certain temps, je songeais à mon ami Grégoire Boisdefer, je me dis que son domaine avait dû bien évolué. J’avais une carte du monde détaillée et lorsque j’entendis parler d’un navire en partance pour Wasdkioljer je décidais de le prendre.

Me rendant au bateau, la tête dans les nuages, je fus percutée par une jeune xen. Elle avait dû se faire mal car elle couina. Lorsque, rouge comme une écrevisse, elle se perdit en excuses, je l’arrêtais lui disant que ce n’était rien.

Pas de bobos ?

Lui demandais-je aimablement.

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Dim 28 Mai - 14:57
Tandis que je me  massai vigoureusement l'épaule, un peu endolorie. Une voix féminine m'arrêta dans mon flot d'excuses et me demanda :

"Pas de bobos ?
-Non, non, merci..."
, répondis-je en secouant la tête si fort qu'un bruit de verre brisé émergea de mon sac.

En grommelant au sujet de ma propre bêtise, je retirai mon paquetage pour vérifier l'étendue des dégâts. Une importante tache d'encre noir se diffusait sur la toile du sac, et je constatai bien vite que de l'encre -fort heureusement de piètre qualité- avait taché toute la partie inférieure de mon paquetage.

"Par tous les dieux, quel gâchis..." gémis-je en extirpant une feuille de bon vélin de ce carnage.

J'avais néanmoins de la chance dans mon malheur car un seul pot d'encre s'était brisé et son contenu n'avait coulé que sur d'autres pots en verre et quelques breloques sans importance. Seul le vélin était une perte regrettable, mais il avait au moins contenu la majeure partie de la catastrophe... En soupirant je retirai le gros des morceaux de verre avant d'éponger avec une jupe noire.

"Pas le temps de faire mieux, sinon je serai en retard..." marmonnai-je en remettant mes affaires comme possible.

Je m'inclinai devant la personne que j'avais bousculée en signe d'excuse, puis repris ma route, manifestement pressée. Je montai rapidement à bord et m'installai à la proue du navire pour vider l'intégralité de mes affaires et retirer tous les petits morceaux de verre tout en bougonnant.
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Dim 28 Mai - 15:14
Je ne fis pas grand cas de cette bousculade et repris mon chemin après qu’elle m’eut répondu. Je demandais au second du navire s’il y avait une cabine de libre et il me répondit que oui. Je sortis ma bourse et payais ma place à bord du trois-mâts.

On lève l’ancre dans une heure, prenez place.

S’époumona le second. J’aperçus la capitaine, une mzékils aux yeux rouge et aux ailes noires. Elle avait fière allure avec ses cheveux roux attachés en arrière. Un matelot me pris en charge et me conduisit à ma cabine.

Il y avait deux lits dans la pièce ce qui voulait dire que j’allais avoir un ou une camarade de chambrée. Amusant en quelque sorte. Je m’assis sur le lit du fond et posais mon sac de voyage dur la commode clouée au sol. Le voyage serait long. Quelques semaines en mer n’allaient pas me tuer.

Me laissant tomber à la renverse sur le lit, je fixais le plafond. Je déposais la clef de ma cabine sur la table de chevet dans le tiroir.

Après une bonne heure étendue sur mon lit je sentis le bateau s’ébranler. Nous partions. Cela m’enchanta. Je me levais, pris la clef et sortie de la cabine en prenant soin de fermer à double tour la porte.

J’allais contre la rambarde du navire et regardais les arcaëlliens restés à terre faire des signes à leur amis/enfant/mari/femme ou autre partant. J’avais laissais ma lance et mon barda dans la cabine. J’avais la piaule numéro dix. Un chiffre rond et pair. J’aimais ça. J’aperçus alors la jeune arcaëllienne qui m’était rentrée dedans un peu plus tôt. Je l’observais un instant puis détournais mon regard pour aller voir la mer.
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Dim 4 Juin - 23:34
Départ dans une heure... cela me laissait le temps de bien prendre mes marques et de faire un dernier petit croquis de cette contrée. Une fois que j'en eus fini avec mes morceaux de verre, je m'assis sur un tonneau afin de bien voir les lieux tout en crayonnant sur une feuille de papier de basse qualité.

Je prenais mon temps pour saisir toute la vie des lieux : les rues animées, un mousse au travail, une femme embrassant son amant sur le départ, des enfants adressant des signes de mains à leur père, qui semblait être le second du navire. J'étais tellement concentrée sur ce qu'il se passait face au bateau, sur le quai, que j'en occultais complétement ce qui avait lieu directement autour de moi.

Alors que j'ignorais totalement les autres voyageurs, certains se rassemblaient non loin, visiblement subjugués par une bagarre entre deux hommes, pour un sujet quelconque. Je m'en moquerais, même si j'avais entendu cette agitation. J'aurais de toute manière tout le temps de m'installer ensuite... finalement, un mouvement directement devant moi m'interrompis dans mon instant créatif. Je levai les yeux, prenant soudainement conscience de tout ce qu'il se passait autour de moi.
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Lun 5 Juin - 10:32
Regardant la grande étendue d’eau salée s’étendant devant moi, je soupirais. J’observais, au loin, les sirènes elfiques dansant avec les dauphins. C’était magique et magnifique. Pouvaient-ils se comprendre ? Je restais admirative devant le spectacle. Une fois lassée, je remarquais qu’il y avait une bagarre sur le pont. Faisant fi de cette activité peu ludique j’allais sur le bateau. Me promenant, les bras croisés dans le dos, j’observais les passagers.

Je remarquais alors la jeune arcaëllienne qui m’avait bousculée. Elle était affairée à dessiner. Je me postais à quelques pas d’elle et observais ses dessins. Elle avait le trait fin et la main agile. Je restais un moment à regardais par-dessus son épaule. Je ne savais pas dessiner moi. Sauf des bonhommes bâtons.

Je me plaçais, sans le vouloir, devant elle afin d’admirer les paysages qu’offrait le continent. Je me tournais ensuite et vis que l’inconnue me regardait. Je m’excusais d’avoir pris sa lumière et me décalais. Je lui demandais si ça allait et ce qu’elle comptait faire après avoir dessiner. J’avouais avoir une ou deux bouteilles d’hydromel dans mon bagage.

Un silence s’installa puis j’ajoutais que je serais ravi de partager ma boisson avec elle.
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Jeu 8 Juin - 20:31
J'examinai la personne qui m'avait dérangée d'un œil plus surpris que réprobateur. Lorsque je m'adonnais au dessin, comme pour le chant et la musique j'avais tendance à oublier tout le reste. Elle s'excusa d'avoir pris ma lumière, ce qui me fit sourire. Je répondis :

"Il n'y a pas de mal. La lumière et l'ombre font toutes deux partie du paysage, comme les êtres qui y évoluent."

Une fois qu'elle ne fut plus à contrejour, je m'aperçus qu'il s'agissait de la personne que j'avais bousculée. M'étant déjà excusée, je ne renouvelai pas : cela aurait été superflu. Néanmoins j'appréciais qu'elle ne m'aborde pas avec mécontentement. Elle me demanda ce que je comptais faire après mon dessin et j'y réfléchis très soigneusement tandis qu'elle poursuivait en me parlant d'hydromel. Ce à quoi je répondis avec désinvolture :

"Vous êtes bien aimable, mais je ne bois pas. Merci quand même. Quant à votre question, eh bien, une fois mon dessin terminé, je pense que j'irai voir mon logement pour le voyage. Je n'en ai encore guère eu l'occasion."

En réalité, j'avais été tellement saisie par la vie des docks qu'après avoir terminé de nettoyer les dégâts dans mon sac j'avais complètement oublié les détails "techniques" de mon voyage. Je soupirai à ce souvenir puis me mis à ajouter des ombres à mon œuvre. Les ombres étaient une chose primordiale car elle faisait passer le dessin dans le réel et plus seulement dans l'illustration. C'était du moins ce que disait mon professeur d'arts plastiques, à l'époque. Et pour ma part, j'étais plutôt d'accord...

"Cela dit, ajoutais-je en poursuivant mon ombrage, je n'ai aucune objection quant à l'idée de partager une autre boisson avec vous, si le cœur vous en dit."
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Ven 9 Juin - 10:35
Satisfaite des réponses données par la jeune arcaëllienne, je souris. Elle se replongea dans son dessin et j’admirais à nouveau la ville. Elle s’éloignais petit à petit, c’était assez amusant. Je restais accoudée sur la rambarde, le regard dans le vide. La voix de l’inconnue me ramena à la réalité. Elle proposa d’aller boire un petit quelque chose. Je hochais la tête, heureuse. Je devais avoir un jus de fruits dans mon sac.

Je m’appelle Lilith et toi ?

Je m’étais tournée vers elle pour lui demandais son prénom. Je l’observais un instant, elle avait la posture noble mais les vêtements pauvre. J’arquais un sourcil me demandant ce que cachait cette damoiselle. Cependant, trop polie pour demander, je fis fi de ça.

M’appuyant contre le bois du navire, je regardais l’inconnue. Je sursautais soudainement lorsqu’il y eut un craquement sinistre à deux pas de moi. Je tournais la tête et vis une caisse explosée sur le pont du bateau. Dans les débris de la caisse se trouvait un virenpien qui pestait. Il se dégagea tant bien que mal des débris sous les rires moqueurs des autres marins.

Je revins à l’inconnue et lui proposais d’aller à ma cabine. La numéro dix.
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Dim 25 Juin - 12:41
Ma proposition semble satisfaire mon interlocutrice, qui se mit à sourire, visiblement heureuse.

Je m’appelle Lilith et toi ?

Elle m'observait en parlant. Bien qu'elle ne semble pas mal intentionné, je ressentis un léger malaise, que j'attribuai au tangage du bateau. Je rangeai rapidement mon matériel de dessin, et finis par répondre en m'inclinant gracieusement :

"Je m'appelle Eirlys, ravie de faire ta connaissance, Lilith. J'aime ton nom, il a une sonorité très musicale."

La parole, comme la musique et le chant, comportait son lot de beauté que j'appréciais particulièrement. Aussi bien le choix des mots, leur composition ou l'organisation et la sonorité des phrases étaient autant de nuances de la langue qui me plaisaient. Et son prénom avait un côté doux et tranchant à la fois qui lui allait très bien. À cet instant, un grand fracas me fit glapir de surprise. Je me retournai brutalement, Le cœur battant la chamade : un des matelots participant à la dispute se dêgageait de débris de bois, et sa position incongrue devait avoir un lien avec ce vacarme... J'avais le cœur trop fragile et je finirais peut être bien par faire une crise cardiaque, si je ne faisais pas un effort pour tempérer mon caractère de peureuse... Je retroussai Le nez d'un air mécontent en observant l'équipage se moquer de l'homme à terre, puis rêvons bien vite à Lilith tandis qu'elle me proposait de la suivre jusqu'à sa cabine, la numéro dix.

"Oh, quel curieux hasard ! M'exclamai-je avec un léger sourire. Nous partageons la même cabine ! Je ne suis pas encore allée sur place, aussi je v... te laisse ouvrir la marche. Ça ne t'ennuie pas si je te tutoie, j'espère ?"

Si nous devions passer du temps en mer ensemble, autant commencer sur des bases ouvertes...
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Dim 2 Juil - 9:26
Eirlys se dirigea vers la cabine numéro dix en ma compagnie. Par chance, si l’on veut, c’était aussi sa cabine. Cela tombait bien, il faut l’avouer. Je tournais la clef dans la serrure qui cliqueta doucement et nous entrâmes. La cabine n’était pas bien grande mais elle serait suffisante pour dormir et boire un verre. Je me dirigeais vers ma sacoche et en sorti une bouteille de jus de fruits et une d’hydromel. Il n’y avait pas de verres, il faudrait boire à la bouteille.

Je déposais la bouteille sans alcool sur le lit d’Eirlys puis m’assis sur le mien. D’un geste de la main j’invitais l’arcaëllienne à s’asseoir en face de moi. J’avais pris le lit de droite et lui demandais si ça ne la dérangeait pas. Je souriais doucement, amicalement.

Je me rendis compte que je n’avais pas répondu à sa question. Je soupirais, m’excusant de mon omission. J’ouvris l’hydromel et dis :

Cela ne me dérange absolument pas tu sais. J’ai tendance à tutoyer les gens de mon côté, sauf les hauts pontes. Alors partons sur une base simple et amicale. Le « tu » est bien plus cordiale que le « vous ».

Je lui fis un sourire engageant et portais ma bouteille vers mes lèvres.
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Sam 22 Juil - 15:50
Ma "colocataire" me donna une bouteille et en prit un esprit pour elle. Bien qu'il n'y eut pas de verres, je ne comptais pas me priver d'une bonne petite rasade en bonne compagnie. D'autant qu'à en juger par l'odeur qui se dégagea du liquide lorsque j'ouvris la bouteille, il s'agissait d'un jus de fruits de bonne qualité. Assise face à Lilith, j'inspirai profondément afin d'apprécier le parfum sucré de ma boisson. Lorsqu'elle me demanda si cela me convenait qu'elle ait choisi le lit de droite, je répondis simplement :

"Peu m'importe, cela ne change pas grand chose en fin de compte."

Son sourire était aimable et contagieux, aussi me détendis je assez rapidement. Lorsqu'elle finit par répondre à ma question, je l'écoutai avec un léger sourire, tout en buvant une rasade de jus de fruits. Sucré, mais pas trop, probablement récent. Il ne devait pas être de bas étage, ni trop onéreux. Elle l'avait probablement acheté sur un marché assez aisé... Cela ne valait pas les breuvages tirés des vergers de mon père, mais compensait sans peine les horreurs qu'on me servait parfois dans les tavernes durant mes voyages.

Cela ne me dérange absolument pas tu sais. J’ai tendance à tutoyer les gens de mon côté, sauf les hauts pontes. Alors partons sur une base simple et amicale. Le « tu » est bien plus cordiale que le « vous ».  
-Et plus naturel également, je suppose. Cela dépend bien entendu du contexte, mais il est vrai que deux jeunes femmes telles que nous, lorsqu'elles voyagent de concert, s'encombrent rarement de ronds de jambes. "

Je lui dédiait un sourire franc avant de boire une nouvelle gorgée. Ah, comme ce voyage s'annonçait passionnant ! Au moins, j'aurais peut être la possibilité d'entendre ou de raconter de nouvelle série histoires. Je demandai apres un court silence :

"Aimes tu la musique ? Et les histoires, les pièces de théâtre ? Je pratique régulièrement de plusieurs instruments, et je répète souvent mes chansons et mes rôles, mais j'irai jouer dehors si cela te dérange. "

J'examinai de nouveau mon interlocutrice, songeant qu'elle était tout de même jolie. Ses cheveux en particulier, semblaient doux et fins, un vrai plaisir à coiffer.


Ps:
 
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Sam 22 Juil - 16:08
Eirlys avait l’air d’apprécier le jus de fruit que je lui avais offert. Moi je me délectais de mon hydromel. Je regardais la jeune arcaëllienne qui me parla musique, théâtre et autres belles œuvres. J’aimais beaucoup la musique, notamment le violon. Je souris de plus belle et lui affirmais avec foi que ça ne me dérangeait en rien. Ajoutant :

Bien au contraire mon amie, cela illuminera notre voyage. Que joues-tu comme instruments ? Du violon ? J’adore le violon. Sur mon île il n’y avait pas ces détentes. Ni chant, ni musique, ni théâtre, parfois des contes. De toute façon, avec l’entrainement je n’avais pas le temps de badiner. Une fois la journée finie j’étais éreintée.

Je songeais un instant à mon île et soupirais de tristesse. Je ne pourrais plus jamais y poser le pied sous peine de mourir. Je bus pour oublier. La boisson était douce et sucrée. Elle avait un bon goût de miel.

Où as-tu appris à jouer ?

Demandais-je de but en blanc. Quand je regardais ses doigts, je ne voyais aucune callosité d’une fille d’agriculteur. Elle devait être de plus haute ascendance.
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Dim 6 Aoû - 15:21
Tout comme Jasdrian, Lilith semblait avoir choisi la voie des armes, puisqu'elle parlait d'entraînement. J'avais un profond respect pour les femmes qui embrassaient cette carrière, même s'il m'était impossible de les comprendre. J'avais horreur de la violence et des conflits, aussi les évitais-je avec énormément de doigté. C'était d'ailleurs ce qui m'avait poussée à fuir la propriété familiale...

"Mon père faisait venir pour moi nombre de précepteurs afin d'apprendre les arts les plus raffinés."

Je marquai une pause, faisant mine de boire mas prenant en réalité le temps de réflexion nécessaire pour décider ce que je pouvais dire ou ce qu'il valait mieux cacher. Certaines choses ne portaient pas à conséquences, mais d'autres étaient très révélatrices....

"J'ai appris depuis ma plus tendre enfance l'art du chant, de la danse et du théâtre. Mon père a toujours encouragé avec beaucoup d'enthousiasme mes intérêts."

Je ne dis évidemment pas un mot au sujet de ma jumelle. Moins je pensais à elle, mieux je me portais.

"Au début de mon adolescence j'ai commencé à m'intéresser aux instruments de musique. Mon père a donc fait venir un professeur avec qui j'ai pu apprendre à jouer de la harpe, de la lyre, et quelques autres instruments."

A mon grand désespoir, étant partie dans la précipitation je n'avais emporté que ma lyre et une flute, que j'avais perdue depuis. Je m'entraînais parfois sur les instruments d'autres bardes ou devant les boutiques des artisans qui fabriquaient l'un ou l'autre de mes instruments préférés. J'avais un jour eu l'occasion de voir un joueur de tympanon, et j'aurais aimé apprendre auprès de lui... Si l'instrument n'avait pas été aussi encombrant.

'Hélas, une fois mon maître de musique reparti sur les routes, je n'avais plus guère l'occasion de pratiquer tous ces instruments. Mais aujourd'hui je comprends son besoin de repartir sur les routes. Il est vrai que le monde inspire le musicien et le poète qui se donnent la peine de le parcourir."

Je bus une gorgée puis levai les yeux vers mon interlocutrice pour ajouter avec un sourire contrit :

"Hélas, je n'ai pas appris le violon. Peut être aurais-je cette chance un jour, mais mon mode de vie ne le permet pas encore : c'est un art long et délicat à apprendre. "

Note:
 
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Dim 6 Aoû - 15:47
J’écoutais la jeune arcaëllienne parler sans la couper. Ainsi elle avait des précepteurs, elle devait donc venir d’une famille fortunée. Moi, et j’en étais bien attristée, la seule chose que je connaissais c’était les combats. En d’autre terme l’art de la guerre. Je soupirais et bus deux gorgées d’hydromel. Je me demandais ce qu’était devenue ma sœur et mes deux frères. J’avais de vague souvenir d’eux.

Je posais la bouteille après l’avoir bouchonnée. Si je n’avais pas été abandonnée sous cet arbre ma vie aurait-elle était différente ? Comment le savoir… J’étais, à jamais, une arme vivante. Que mon allégeance aille aux Vaibïaën ou au Royaume. Je secouais la tête doucement. Aujourd’hui je servais la Reine Amalÿ et cela était bon.

Je posais mon regard sur Eirlys et lui souris doucement. Un peu curieuse de connaître son niveau je lui demandais de me chanter une mélodie quelconque. Je pris la bouteille et me calais contre la paroi du bateau. Je lui demandais où elle descendait. Avant qu’elle ne réponde je dis :

Je me rends à Wasdkioljer pour visiter un vieil ami.

Je regardais par le hublot. ZaÏ’Lou s’éloignait peu à peu. Les habitants faisant signe aux leurs devenaient de plus en plus petits. Je trouvais cela drôle et eus une sourire amusé. Le voyage jusqu’à Kaïl allait être long.
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Dim 6 Aoû - 17:19
J'étais un peu jalouse d'elle. Bie qu'appréciée dans la plupart des lieux où je passais, je n'avais pas vraiment d'amis. Puisque j'avais coupé tous les ponts avec ma vie d'avant, je m'étais vraiment retrouvée seule, et je n'avais depuis pas réussi à me rapprocher réellement des gens. J'avais perdu confiance envers mon prochain. Après tout, mieux vaut être seul mais bien vivant que mort bien entouré...

"C'est également ma destination. Mais il ne s'agit que d'une étape pour rejoindre Samdal'Han, où je sais pouvoir trouver de nouvelles encres et du bon papier pour ma passion du moment. D'autant que j'ai brisé mon flacon noir..."

Je soupirai, puis me décidai à répondre à sa requête. Afin de tenter de lui remémorer quelques airs qu'elle avait peut être entendus dans son enfance, tout comme ils avaient bercé la mienne. J'entonnai alors un chant typique Xen, entendu autrefois par ma mère. Il y était question de la beauté des êtres volants et de l'émerveillement d'un enfant de notre espèce face au monde. C'était un chant très doux, presque une berceuse, qui éveillait toujours en moi un petit sentiment de mélancolie. Ces paroles s'assortissaient très bien avec un instrument à cordes ou à vent. Une fois, je l'avais entendu chanter par une troupe de bardes itinérants, en chœur. Je terminai sur une note basse et vibrante. Mon cœur était gonflé de souvenirs après ce chant et je poussai un léger soupir.

"C'est la première chanson que j'aie apprise. Mais j'ai assez peu l'occasion de la chanter, les spectateurs préfèrent généralement des choses plus... Gaies."
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Dim 6 Aoû - 17:40
Il y eut un mouvement brusque du navire et je chancelais sur le lit. Me remettant correctement j’écoutais ma camarade parler. Je lui demandais, après qu’elle eut chanté une belle mélodie, quelle était sa passion du moment. Ajoutant que j’espérais ne pas être trop indiscrète à son égard. Je saisis l’hydromel et le débouchais afin d’en boire quelques lampée. Sa chanson m’avait rappelé de vague souvenir d’avant les armes vivantes. Une douce caresse du passé lointain et enfouie dans les méandres de ma mémoire.

Je fermais les yeux un bref moment essayant de me remémorais mon père ou ma mère. Rien juste des images floues. J’ouvris les paupières et soupirais doucement. Qu’était-il advenu de ma sœur et mon frère vendu comme moi. Avaient-ils réussi à se faire une place dans le monde. Et mon frère resté avec mes parents, qu’en était-il de lui ? Je soupirais une énième fois, le regard triste.

La tête basse je ne regardais plus ma compagne de cabine. J’aurais tant aimé que tout soit différent. Et dire que le soigneur avait assuré que je ne marcherais plus jamais. Etais-je un miracle de la nature ? Une quête se dessinée en moi. Je devais retrouver mes frères et ma sœur. Nous devions à nouveau être réuni et être à nouveau une famille.

Je levais la tête, une nouvelle lueur brillait dans mes yeux. La lueur de la détermination et de l’envie d’avancer. Un sourire franc se dessina sur mes lèvres. Je demandais à mon « amie » du jour si elle avait des frères et sœurs.
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Mar 8 Aoû - 20:37
Lorsqu'elle me posa la question, je répondis à Lilith que ma passion du moment était l'enluminure. J'aurais pu passer des heures à en parler, mais je me contentai de préciser que je trouvais cela bien plus délicat que le dessin plus classique, comme celui que j'étais affairée à griffonner lorsque nous nous étions parlé sur le pont.

J'avais régulièrement de nouvelles lubies, mais je ne me permettais que celles qui pouvaient m'aider à gagner honnêtement ma vie. Les arts les plus raffinés étaient souvent les plus coûteux et je me résignais souvent à résister à un nouveau penchant par manque de moyens. Le tympanon et le violon, tout comme la peinture sur soie, avaient ainsi été relégués dans un coin de mon esprit. Je me promettais toujours de m'y essayer "un jour", mais je savais bien que cela n'arriverait probablement jamais. Je n'étais sûrement pas près de me fixer ou de m'enrichir suffisamment pour cela.

Je m'étais perdue dans mes pensées suffisamment longtemps pour m'apercevoir, en fixant de nouveau mon attention sur Lilith, que cette dernière avait changé d'expression. Elle semblait déterminée, et je levai un sourcil interrogateur. Avais-je loupé quelque chose ? Quel inqualifiable manque d'attention... J'espérais que je n'avais pas raté une question ou un commentaire, ce qui l'aurait offensée... Il n'était pas temps de me brouiller avec elle alors que nous devions effectuer toute la traversée ensemble !

Fort heureusement, un sourire sincère illumina bientôt son visage et je compris que son expression était d'avantage le fruit d'une réflexion intérieure que de quoi que ce fût que j'aurais dit ou fait. Elle reprit la conversation comme si de rien n'était, mais en changeant si radicalement de sujet et pour un thème si gênant que mon teint blanchit à vue d'œil. Je répondis simplement d'une voix laconique, avec un léger goût de cendres dans la bouche :

"Une sœur. Nous sommes en froid."


Me forçant à retrouver une contenance, je lui retournai la question aussi naturellement que possible :

"Et toi, tu as de la famille ?"
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Mer 9 Aoû - 10:53
Ainsi elle était en froid avec sa sœur unique. Je soupirais doucement et surtout tristement quand elle me retourna la question.

J’ai une jumelle et deux jumeaux. Nous sommes tous nés le même jour de la même mère. Je fis silence. Je finis par ajouter : Mes parents étaient pauvres et ma sœur ainsi qu’un de mes frères et moi-même avons été vendu alors que nous avions à peine trois étés. Etant trop faible, le marchand m’abandonna sous un arbre pour me laisser mourir. Mais le destin décida d’un sort tout autre pour moi. Yakan, une arme vivante, me trouva et m’adopta faisant de moi une arme vivante aussi dévouée à Morloc jusqu’à peu. Aujourd’hui je sers le Royaume. Régulièrement des assassins sont envoyés pour me tuer.

Je saisis la bouteille d’hydromel et bus longuement. Une cloche sonna sur le pont. S’était l’heure du repas. Je sautais au bas de ma couche et invitais ma camarade à me suivre pour aller ripailler d’une bouffe potable.

Je m’assis avec mon bol à une table où étaient installés un lupan et deux elfes. Je pris ma cuillère et la plongée dans mon bol de ratatouille. J’en oubliais presque la jeune demoiselle qui était ma camarade de cabine.
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Jeu 10 Aoû - 23:32
Je frémis en songeant à la vie terrible qu'elle avait dû avoir. La mienne n'était pas si mal, après tout. Jusqu'à un certain point. Ses révélations sur sa famille me donnaient presque envie moi même de me confier. Je n'avais jamais parlé à personne de ma malheureuse expérience avec ma jumelle. Pendant toutes ces années, c'était resté un secret connu de moi seul, comme quelque chose de sale et dégoûtant que l'on craint de voir exposé au grand jour. Peut être gagnerais-je, un jour, à en parler. Peut être... Mais pas aujourd'hui : je n'y étais pas prête.

Au moins, je n'avais pas d'assassin à mes trousses... Pour autant que je sache. Mon père me faisait rechercher, et je n'en doutais nullement. Mais pas pour me tuer. Mais il en serait tout autrement si je tombais nez à nez avec Jasdrian... A la simple vue d'une paire d'ailes vermillon, mon sang se glaçait dans mes veines et une sueur glaciale dégringolait sur ma nuque. Fort heureusement, le motif et la teinte des ailes de ma jumelle était suffisamment particulier pour que de telles frayeurs soient particulièrement rares.

Lorsque sonna l'heure du repas, j'accompagnai Lilith sur le pont sans mot dire. J'avais largement matière à réfléchir sans poursuivre la conversation. Par réflexe, j'emportai ma lyre : peut être l'équipage et les voyageurs seraient-ils d'humeur à chanter ou à danser, une fois repus.

Je m'installai avec ma nourriture à une table où se trouvait une humaine et un Xen. Celui-ci, doté d'ailes d'un vert profond, discutait avec sa voisine avec un entrain contagieux. Une remarque de cette dernière sur ma lyre me permit de m'intégrer à la conversation et je jouai parfaitement bien mon rôle de demoiselle enjouée durant tout le temps du repas, même si mon esprit était ailleurs...

hrp:
 
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Ven 11 Aoû - 14:51
Les jours devinrent routiniers sur le bateau. De plus il n’y avait pas grand-chose à faire. J’étais souvent accoudée à la balustrade pour observer la mer et ses habitants. Je discutais de temps à autre avec les autres passagers faisant voile vers d’autres contrées.

Nous ne fûmes, par chance, pas attaquer par des pirates ou des pouzans. Le voyage fut d’un calme mortel. Notre vie était régie par la cloche des repas et du couché.

Enfin la terre fut en vue. Je me ruais vers le bastingage et, surprise et horrifiée, je vie Wasdkioljer. La ville était en ruine enfin presque. Des gens devaient s’affairer à la remettre en état. J’eu un hoquet de surprise et de dégoût. Alors, la rumeur disait vraie… Wasdkioljer avait été attaquée par des Hayert’Vaäl.  Serrant les points je pestais tout bas. J’espérais au fond de moi que Grégoire ne soit pas blessé.

J’allais à ma cabine et ramassais mes affaires. Je mis tout dans ma besace et quittais la petite pièce. Bien évidemment j’avais saluais ma camarade de vogue.

Le navire accosta et je descendis. Je fus fouillée et l’on vida mon sac puis on me laissa passer. Ça allait être joyeux Wasdkioljer !
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