L'Aube des Mondes
Bonne visite dans notre univers.

Jeu 27 Avr - 17:12
Ce jour là, j'avais quitté la ville de Louden, prenant la route en direction de Zaï'Han, espérant pouvoir m'y approvisionner en matériaux divers. J'avais appris depuis longtemps que les villes portuaires sont des lieux parfaits pour trouver certaines encres rares de qualité supérieure, en excellent état puisque tout juste arrivées par la mer. C'était également le meilleur endroit pour entendre les dernières nouvelles ou les histoires abracadabrantes des marins, récits improbables des merveilles d'ailleurs.

J'avais pris la route vêtue d'une cape légère d'un brun passé et d'une tenue de voyage grise plutôt masculine. Mes cheveux étaient soigneusement dissimulés sous un chapeau à larges bords : moins on attire l'attention moins on a de problèmes. Je marchais d'un pas tranquille tout en récitant un chant d'amour pour me donner de l'entrain. J'étais arrivée à mi chemin entre Louden et le village le plus proche, en pleine campagne. Soudain, un nuage de poussière apparut un peu plus loin sur la route, signalant une troupe de cavaliers se dirigeant à bride abattue dans ma direction. Préférant éviter de faire une mauvaise rencontre dans un endroit aussi isolé, je me cachai aussitôt dans un bosquet proche de la route. Il ne fallut qu'une quinzaine de minutes pour que la troupe n'apparaisse enfin. Je me félicitai de ma cachette lorsque je constatai leur tenue et leurs armes à portée de main : des brigands, probablement...

Malheureusement, j'avais choisi comme retraite un lieu agréable où glougloutait paisiblement un petit ruisseau et ces grands gaillards décidèrent d'y faire une halte pour abreuver leurs chevaux. Je me tassai autant que possible dans mon buisson, préférant éviter d'avoir recours à la métamorphose si ce n'était pas nécessaire. Il s'agissait d'une troupe disparate composée d'individus d'origines aussi variées que leurs accents. L'un d'eux, mettant pied à terre, s'exclama d'une voix grasse au timbre que je reconnus comme issu probablement des environs des cités blanches :

"Bien joué les gars ! Ils n'ont même pas eu le temps de comprendre ce qu'il leur arrivait !
-Ces imbéciles de marchands
, commenta un autre au timbre curieusement aigu, voilà ce qu'ils ont gagné à voyager sans mercenaires !"

Je frémis à l'idée qu'ils auraient pu me tomber dessus si je n'y avais pas pris garde, et restai bien coite tandis qu'ils continuaient de se gausser de leurs malheureuses victimes, probablement étendues un peu plus loin dans un fossé. Un coup d'œil au ciel m'indiqua que le temps était en train de tourner à l'orage, une nuage sombre et menaçant se déroulant sur la ligne d'horizon. Bien incapable de sortir tant que ces gens étaient encore là, je modifiai mentalement mes plans et me préparai à courir jusqu'au prochain village afin d'y demander un abri pour la nuit. Cette idée me semblait de plus en plus alléchante à mesure que les brigands me faisaient perdre du temps, à remplir leurs outres avec une lenteur indescriptible. Lorsqu'enfin ils reprirent leur chemin, j'attendis encore une dizaine de minutes avant de sortir de ma cachette et de me diriger au pas de course vers ma destination.

Le vent commençait à se lever, poussant le nuage dans ma direction et me faisant frissonner. Malgré mon allure soutenue, il me faudrait au moins une heure pour atteindre la ville, et l'orage serait déjà sur moi. Maudissant ces sinistres individus qui m'avaient ralentie, j'accélérai encore la cadence. Le monde commençait à s'assombrir autour de moi, tant à cause de l'heure qui avançait qu'avec les volutes de plus en plus noires qui dévoraient le ciel, et je me mis à pester lorsqu'une pluie torrentielle s'abattit sur moi. Le froid et l'humidité ne sont jamais agréables pour une créature dotée d'ailes de papillon, et même si les miennes étaient brisées et quasiment insensibles, l'instinct d'éviter ce temps restait tenace.

Bientôt, j'aperçus une lueur malgré les trombes d'eau qui se déversaient sur moi, me donnant le courage d'accélérer encore un peu a cadence. L'idée d'un bon feu et d'un arbi me donnait du baume au cœur, et je soupirai de soulagement en apercevant enfin l'enseigne d'une auberge. J'y pénétrai aussitôt en frissonnant, dégoulinant copieusement sur le sol de terre battue recouvert de jonchée. Je pris le temps d'essorer comme possible ma cape et mon chapeau, libérant mes cheveux ondulés par l'humidité sur mes épaules.

"Bonsoir, demoiselle ! s'exclama l'aubergiste à mon attention.
- Bonsoir, messire, répondis-je d'une voix chantante avec un léger sourire. J'aurais besoin d'une chambre et d'un bon dîner, s'il vous plaît."


Je lui dédiai mon sourire le plus charmeur en retirant ma cape, et sa réponse ne se fit guère prier. Il m'indiqua une table près du feu et je m'y dirigeai avec plaisir, ravie à l'idée de me sécher bien au chaud. Il sembla alors remarquer la lyre fixée dans mon dos et demanda d'une voix joyeuse :

"Ah, il y a bien des jours qu'un barde n'est pas passé par ici ! Vous comptez jouer pour nous ?
-Bien évidemment, il est toujours appréciable pour moi d'avoir un nouveau public."

Aussitôt dit aussitôt fait, je me mis à régaler l'auditoire de ballades joyeuses, contrecarrant le bruit régulier et déprimant de la pluie au dehors. Les clients arrivaient au compte goutte, la plupart échappant au mauvais temps comme moi un peu plus tôt. Je n'y prenais garde, me concentrant sur ma représentation. Après m'être échauffé la voix sur des petites mélodies du registre comique, j'enchaînai sur une œuvre de ma composition, relatant l'hilarante histoire d'un humain trop crédule qui avait pourchassé sa femme Xen changée en brebis a travers trois villages avant de s'apercevoir que la véritable bête qu'il voulait tondre était restée à l'étable.

"... Et c'est ainsi que le pauvre homme fort déconvenu
Se retrouva au soir dans une position bien inconfortable
Avec sa femme reprenant enfin sa forme originale
Toute nue dans le village voisin du sien, drôle de fable !"


Quelques rires éclatèrent dans la salle, tandis que je m'arrêtai un instant pour dîner.
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Ven 28 Avr - 10:27
Un village m’avait commandé deux chevaux pour ses gardes. Il était à environs une heure de la ville où je résidais. Je sellais Nyra, ma bsurt noire, choisis deux chevaux bien en forme et robustes puis je me mis en route. Le ciel s’assombrissait. J’avais eu la missive il n’y a que quelques heures. Le temps de choisir les montures et de les préparer, le soir était venu. Je pris ma cape de voyage et la posais sur mes épaules. Le vent soufflait hardiment, et le ciel était noir comme la nuit. Il y eut un coup de tonnerre. Je lançais Nyra au galop, les chevaux attachés à sa selle par de longue longe.

Je reçu une goutte sur le bout du nez et pestais. Le déluge commença et je fus mouillée jusqu’aux os. J’hurlais à ma bsurt d’aller plus vite, je voyais le village au loin. Nous pénétrâmes en trombe dans la rue principale. Je demandais à un habitant la caserne. Il me l’indiqua et courut se mettre à l’abri. Etant en ville, je me mis au pas.

J’arrivais à la caserne, je sautais au bas du dos de Nyra et frappais contre le bâtant de la porte. On m’ouvrit rapidement.

Oui ? C’est pour quoi ?
Bonsoir soldat, ton capitaine m’a commandé deux chevaux puis-je être reçu par lui ?
Entrez mais laisser les montures dans la grange. Elle est juste là.

Il me montra un bâtiment assez haut. Je m’y rendais et déposais Nyra et les deux chevaux dans la grange. Nyra s’ébouriffa, m’envoyant de l’eau. Je pestais et lui dis de rester là et d’être sage. Retournant à la caserne, le garde me fit entrer. Je tremblais de froid. Il me dirigea vers un feu où je pu me réchauffer. Il m’intima d’attendre là.

Quelques minutes plus tard, le capitaine fit irruption. Il me serra la main rapidement et demanda à voir les chevaux. Je l’invitais à me suivre vers l’extérieur. Il prit une cape qu’il enfila et me suivit. Nous passâmes la porte et allâmes à la grange. Il observa longuement les deux chevaux et sembla satisfait. Il me dit qu’il les prenait et me régla la somme due. Je le remerciais, pris Nyra et m’en allais. Avant je demandais où il y avait une auberge. Il m’en indiqua une, la seule.

Après avoir attaché Nyra dans l’étable, je rentrais dans l’auberge commandant un plat chaud et de l’hydromel ainsi qu’une chambre. Je m’installais à une table près du feu où se trouvait déjà une ravissante arcaëllienne qui mangeait tranquillement. Je la saluais et lui demandais si cela la dérangeais de partager sa table avec une noble marchande.
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Ven 28 Avr - 13:10
J'étais en train de savourer une délicieuse viande en sauce lorsqu'une femme s'approcha de ma table et me demanda si cela m'ennuyait qu'elle s'installe avec moi. Une noble marchande, disait-elle. Eh bien, par une nuit pareille, j'aurais probablement accepté n'importe qui... Roi ou mendiant, nous avions tous les mêmes problèmes face à l'orage... Je répondis tout simplement après avoir avalé ma bouchée délicieusement goûtue :

"Aucunement. Tout un chacun est en droit de se restaurer, et de profiter d'un bon feu."

Je l'examinai quelques instants, mon léger sourire habituel au coin des lèvres. De toute évidence, le mauvais temps l'avait surprise elle aussi, comme je l'avais été un peu plus tôt. Ses vêtements mouillés laissaient en effet à penser qu'elle avait dû parcourir les routes sous la pluie, et la légère odeur de cheval qui flottait dans l'air me portait à croire qu'elle ne voyageait pas à pieds. J'ajoutai d'un ton aimable :

"Je pense que vous avez besoin de vous sécher un peu... N'hésitez pas, cette place est très confortable."

Je me déplaçai avec mon assiette, lui cédant mon emplacement privilégié : de toute façon, j'étais sèche et mon estomac bientôt plein m'indiquait qu'il serait temps de reprendre mes chansons... Mais pas tout de suite. Pour l'instant, il s'agissait de régaler mes papilles du délicat fumet et du goût délectable de mon dîner. J'avais connu bien des chères plus raffinées, mais celle ci avait d'appréciable sa simplicité et sa générosité. Une assiette bien pleine de bons produits issus des environs, voilà ce qui faisait en général le caractère d'une région. Dotée d'une bonne éducation, je tentai de faire la conversation à ma voisine de table, abordant le sujet universel des personnes qui ne se connaissent pas, et ce depuis des temps immémoriaux :

"Quelle tempête ! Le temps tourne vite par ici, n'est-ce pas ?"

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Ven 28 Avr - 16:24
Elle accepta que je me mette à sa place près du feu afin que je sèche et me réchauffe. Je l’en remerciais avec vigueur. Je l’observais un instant, admirant ses courbes et son visage puis je m’assis. Dieux, qu’est-ce que je la mettrais bien dans mon lit ! Et voilà… Je recommence. On m’apporta ma commande, un ragout de bœuf et de l’hydromel. Je me servis un verre que je bus d’une traite afin de me réchauffer. L’arcaëllienne commença à parler du temps, je souris et répondis que c’était agaçant cette météorologie. Vivant ici j’en avais l’habitude mais il faut dire que je ne m’y faisais pas. Soleil puis pluie torrentielle puis soleil etc. je lui donnais mon prénom avec courtoisie espérant qu’elle se présente à son tour.

J’attaquais mon ragout avec un appétit de fauve. Il faut avouer que le trajet m’avait creusé l’estomac. Et que, prise par la paperasse, je n’avais pas déjeuné ce midi. Après que j’eus avalée ma première bouchée, je bus à nouveau. L’hydromel d’ici était fort en alcool mais pas dégueu. Ça ressemblait plus à de la liqueur de miel qu’à un vin de miel. Mais mon palais s’habituait vite aux boissons.

Vous faites quoi dans la vie jeune Dame ?

Demandais-je avec curiosité et avidité. Si elle était marchande on aurait pu parler affaire. Si elle était professeur en recherche de travail j’aurais pu lui proposer un poste dans mon école. Je souriais, mangeant lentement et savourant le plat avec délicatesse.

Une fois mon assiette finie, on me débarrassa. Je regardais l’arcaëllienne manger avec délicatesse. Etait-elle noble ? Possible mais vu ça dégaine, difficile à imaginer. Je regardais autour de moi et vis que l’auberge était presque pleine. Il restait peu de place libre. Je revins à ma compagne de tablée et lui souris doucement. Mes yeux ne quittèrent pas les siens. Je finis par me détacher de son regard plaisant pour aller voir ma bouteille et mon verre. Il était déjà vide le bougre !
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Ven 28 Avr - 18:13
Lorsque ma voisine de table se présenta, j'en fis de même. Et comme à mon habitude, j'omis mon nom de famille, mesure peut être excessive mais que je jugeais néanmoins utile depuis ma fuite de l'habitation familiale :

"Enchantée de faire votre connaissance, madame. Je me nomme Eirlys, et je suis de passage dans la région."

Bien que les Angharad ne soient pas excessivement connus, mon elfe de père avait un grand nombre de relations qui voyageaient énormement. Je ne doutais pas qu'à ma disparition, il avait probablement retourné toute la ville à ma recherche, et fait part de cet... événement... à nombre de ses contemporains. On n'est jamais trop prudent, aussi préfèrais-je éviter d'utiliser mon patronyme si je le pouvais. Je poursuivis mon dîner tandis que mon interlocutrice décorait le sien avec enthousiasme. Quelle faim de loup ! Pour ma part, je préférais de loin savourer jusqu'à la dernière goutte de bouillon et lorsqu'enfin je terminai la viande dans mon assiette, la sienne avait dangereusement baissé. Fort heureusement, il me restait toujours des légumes marinés. Je j'étais un œil à la jeune femme et retroussai légèrement le nez lorsque les effluves de sa boisson atteinrent mes narines. Je n'appréciais guere l'alcool, en général, et celui la dégageait un fumet inquiétant. Fort heureusement le cidre que l'on m'avait servi avant d'avantage un goût de jus de pomme que d'alcool, ce qui me convenait parfaitement.  

Vous faites quoi dans la vie jeune Dame ?

Je levai le regard vers elle avec un léger sourire et répondis aussitôt que j'eus terminé ma bouchée :

"Je suis barde itinérante, dame. Si vous êtes intéressée, je me produirai à nouveau à la fin du repas. N'hésitez pas à rester pour m'écouter."

Je la gratifiait d'un doux sourire avant de terminer mon verre, satisfaite. Voilà un repas qui était plus que bienvenu et mettait du baume au cœur ! Comme je l'avais supposé, elle termina avant moi, ce qui n'avait rien d'étonnant. Pourtant, je finis par achever mon dîner. Après avoir consciencieusement essuyé mes lèvres et mes doigts avec un mouchoir brodé, je saisis ma lyre et pinçait les cordes, oreille tendue, pour vérifier qu'elle ne s'était pas désaccordée. Après quelques ajustement, je débutai un air doux et un brin mélancolique. J'avais choisi un chant d'amour très répandu de façon à ce que mes auditeurs puissent m'accompagner s'ils le souhaitaient. Ma voix s'éleva, douce et cristalline, ma prononciation parfaite comme devait l'être le timbre de toute demoiselle de bonne famille :

"L'amour de moy s'y est enclose
Dedans un joli jardinet
Où croît la rose et le muguet
Et aussi fait la passerose

Ce jardin est bel et plaisant
Il est garni de toutes flours
On y prend son ébattement
Autant la nuit comme le jour...
"

Hrp:
 
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Sam 29 Avr - 12:14
L’arcaëllienne se nommait Eirlys. Un bien joli prénom, musical et bien sympathique. Elle ajouta être de passage dans la région. Je bus mon verre, l’écoutant. Elle m’annonça être barde, voilà qui était intéressant. J’aimais la musique. Elle annonça qu’elle allait jouer après le repas. Cela m’enchanta, j’avais soudainement hâte qu’elle finisse son assiette. Si sa voix était aussi belle que son visage, ça promettait d’être mélodieux.

Je me calais au fond de ma chaise lorsque je vis qu’elle avait terminé son repas. J’écoutais sa chanson en tapant du pied. Cet air me disait quelque chose mais je ne savais pas les paroles alors je me tus. J’écoutais Eirlys et sa douce voix de miel. Je regardais les gens dans l’auberge. Certains chantaient d’autres battaient la mesure.

Mon regard revient sur la barde qui laissait couler un flot de paroles de sa bouche. Je soupirais de bien-être et me saisis de la bouteille afin de me servir un verre. Une fois fait, je pris le contenant et le portais à mes lèvres. De temps en temps un « la la la » s’échappait de ma bouche. J’étais plutôt joyeuse malgré le temps déplorable. Une serveuse vint ramasser l’assiette de la barde et me demanda s’il me fallait quelque chose. Je commandais une cervoise.

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Sam 29 Avr - 21:26
À mesure que la chanson avançait, les cœurs s'échauffaient et les visages s'éclairaient. Certains chantaient, d'autres battaient la mesure. À la fin du dernier couplet, j'estimai que l'heure était venue de passer à la vitesse supérieure. Alors que la serveuse passait près de moi, je lui demandai s'il était possible de faire un peu de place au milieu de la salle. Visiblement, l'aubergiste comprit immédiatement ce que je proposais et incita tout le monde à organiser la pièce pour pouvoir y danser. Au vu de son expression, on ne devait pas souvent s'amuser autant dans ce village, et ce bon souvenir pourrait fidéliser ses clients de passage. Heureuse de la joie ambiante, je profitait de ce petit moment de battement pour sortir un fin tambourin de peau de mon balluchon. Lorsque je demandai à la cantonade qui savait s'en servir, j'eus quelques réponses positives et choisis mon accompagnateur dans le groupe, un homme de haute stature mais encore imberbe.

"Eh bien, dansons maintenant !" M'exclamai-je avec un sourire contagieux, les joues rougies par l'enthousiasme.

J'entamai aussitôt un air classique dans les fêtes rurales, plein d'entrain et au rythme rapide, idéal pour un début de soirée. Il ne fallut qu'une seconde pour que mon camarade musicien improvisé joigne le son du tambourin à ma lyre, et je me remis à chanter, tandis que les couples se formaient pour une farandole. Je me joignis d'ailleurs à la danse, accompagnée de mon camarade percussionniste. Nous ne pouvions évidemment nous tenir la main, mais même en jouant, les pas étaient à notre portée. Lorsque l'aubergiste s'insinua dans le groupe accompagné d'une femme replète, je compris son enthousiasme : il devait s'agir la de son épouse, et leur métier ne devait guère leur laisser le temps de profiter de ce type de divertissements...

Laissant ma place dans la farandole, je me mis à arpenter la pièce, incitant d'un sourire ou d'un regard les hésitants à rejoindre la danse. Je n'insistais guère si l'on refusait, mais la plupart des spectateurs se laissèrent entraîner sans trop de difficulté. L'ambiance était excellente, le public ouvert... La chaleur et la gaieté ambiante faisait bien vite oublier à tout un chacun le mauvais temps au dehors, et les bruits de pas en rythme dissimulaient fort bien les coups de tonnerre à l'extérieur.  En somme, c'était une soirée parfaite. Je revins à ma voisine de table, lui proposant de rejoindre à son tour d'un signe de tête. Comme souvent lorsque j'exerçais mon métier, je rayonnais. Avoir pour métier sa passion, cela ne manque pas d'intérêt. Entre deux strophes, je m'exclamai à son attention :

" Allons damoiselle Vÿdareen, joignez vous à nous ! Je suis persuadée que vous nous éblouirez par votre grâce !"
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Dim 30 Avr - 10:21

Je buvais tranquillement ma cervoise quand l’arcaëllienne demanda à faire de la place au milieu de la salle. Ce fut fait avec enthousiasme et rapidité. Elle sortit un tambourin de sa besace et demanda qui savait en jouer. Plusieurs mains se levèrent et elle choisit un grand arcaëllien encore bien jeune. Il souriait de joie. Je posais ma chope délicatement. Eirlys déclara qu’il fallait danser maintenant. Ne bougeant pas de ma chaise je regardais les autres s’animer en rythme avec la mélodie de l’arcaëllienne.

Je tapais du pied en suivant la musique entrainante. Mais je ne dansais pas, n’aimant pas particulièrement ça. Eirlys, avec grâce, se mit en mouvement, incitant les gens à rejoindre la piste improvisée. Certains y allèrent d’autres refusèrent poliment.

Ma camarade de table se dirigea vers moi et m’incita à danser avec eux. Je fis non de la main, espérant qu’elle n’insiste pas. Je n’avais aucune grâce et aucune coordination. Et de toute façon j’étais trop ivre pour danser. Du moins c’est ce que je pensais. Il y avait des gens bien plus rond que moi qui étaient sur la piste. Je soupirais et me noyais dans ma cervoise afin de me cacher.
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Dim 30 Avr - 19:05
Je laissai tomber, préférant poursuivre mon tour de salle. Lorsqu'un maximum de gens furent sur la piste, je retournai m'assoir pour jouer à mon aise, accompagnée de mon percussionniste. Les couples virevoltaient et des enfants tentaient d'imiter les adultes dans un coin de la pièce. À la fin du morceau, j'en choisis un plus lent, afin que les danseurs se reposent un peu et que les plus jeunes puissent regarder et imiter les pas. J'en étais à peine à la moitié de la chanson lorsque la porte s'ouvrit soudainement dans un craquement sinistre, laissant voir un immense homme et une forme sombre dans l'encadrement de bois. Surprise, je cessais de jouer en regardant l'étrange personnage, qui s'avança quelque peu dans l'auberge. L'ombre à ses côtés, une fois à la lumière de la pièce, se révèla être une femme au visage ensanglanté.

"Par tous les dieux !" M'exclamai-je en frémissant de stupeur.

D'une voix grave et rocailleuse, le nouvel arrivant réclama de l'aide, et l'humeur festive retomba subitement tandis que tout le monde se précipitait vers lui, qui pour aider, qui pour entendre le récit de ce qu'il s'était passé. Une fois que sa compagne fut entre de bonnes mains, l'homme s'exclama :

"Elle n'était pas seule, je ne pouvais pas ramener tout le monde ! J'ai besoin d'aide, ils sont au moins cinq à agoniser encore au bord de la route, plus un dont je ne saurais dire s'il était encore en vie !"

Sans plus tarder, les hommes se couvrirent pour affronter la tempête. Je restai avec les femmes à l'intérieur, afin de préparer de quoi guérir les blessés qui ne sauraient tarder à arriver. Moins de trente minutes plus tard, ce furent trois hommes et deux femmes qui franchirent la porte, soutenus ou portés par ceux qui dansaient ici une heure plus tôt. Tandis qu'on nettoyait ses blessures, l'un d'eux expliqua qu'il se avaient été attaqués par des brigands non loin de la sortie du village. Je réalisais alors qu'il s'agissait sûrement des marchands dont les voleurs de grand chemin avaient-ils parlé... Ne les ayant pas repérés dans la pluie et le noir, javais pensé qu'ils avaient du faire demi tour... à cet instant, Le grand gaillard qui avait secouru la première femme entra à nouveau, portant délicatement un corps frêle dans ses bras, douloureusement immobile. Sous le capuchon mal installé à cause de tout ce remue ménage, je vis qu'il s'agissait d'un enfant, un elfe à la peau blafarde. Je demandai d'une voix tremblante :

"Est il vivant ?"
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Dim 30 Avr - 19:34
Eirlys abandonna l’idée de me faire danser ce qui me soulagea grandement. J’avais, depuis le début de la soirée, un mauvais pressentiment. Je n’aurais pu l’expliquer ni dire pourquoi. Alors qu’Eirlys jouait un air plus calme, la porte s’ouvrit brutalement laissant deviner une grande forme dans la demi-obscurité. C’était, en réalité, deux arcaëlliens. Un mâle et une femelle. La personne de sexe féminin avait le visage en sang. Je posais ma chope et me levais promptement pour lui venir en aide mais d’autres s’étaient déjà précipités. Pendant qu’un elfe apportais des soin à la jeune personne, un groupe d’arcaëlliens partit quérir les autres blessés.

J’étouffais un cri lorsqu’ils revinrent avec un enfant qui semblait mort. Je me précipitais vers le petit et demandais qu’on me le confie.

L’enfant est entre la vie et la mort, Dame. Vous utilisez le fluide de soin ?
Oui j’use d’aän.

J’allongeais l’enfant sur une table vide. Je me frottais les mains l’une contre l’autre et suppliais les Dieux pour que l’enfant survive. Je demandais qu’on m’apporte de quoi nettoyer les plaies du petit. Une serveuse vint avec un baquet d’eau chaude qui empestait l’alcool bon marché et des serviettes.

Je commençais à nettoyer les blessures de l’enfant puis, tout en priant Daÿl et Jurk, j’apposais mes mains sur les plaies béantes. Elles commencèrent à se refermer doucement. Je vis la poitrine du petit garçon se soulever doucement.

Tiens bon gamin !

L’implorais-je. Et il tint bon. Doucement mais sûrement je refermais toutes ses blessures. Certaines étaient vraiment moches. Je demandais du fil et une aiguille à la serveuse qui me regardait faire. Elle revint avec ce que j’avais demandé. J’entrepris de recoudre les plaies qui n’étaient pas tout à fait refermées. Le petit gémit.

Ça va aller mon petit. Reste calme.

Je terminais mon ouvrage, le front baigné de sueur. Une fois que j’eus fini, je me laissais tomber sur une chaise en soupirant. Le petit gémit à nouveau et secoua la tête. Il avait repris des couleurs. Dans une demi-conscience il appela sa mère et une elfe accourut immédiatement. Elle me remercia et me gratifia de son plus beau sourire.

Je suis là, Aytermïne. Le danger est passé.

Je hochais la tête, satisfaite. Je me levais et allais voir les autres blessés. Apparemment je n’étais pas la seule à user du fluide soin. Nous étions même quatre, ce qui était beaucoup. Ce fluide était souvent mis de côté par les gens car non offensif.

Je regardais Eirlys et lui demandais si ça allait aller. Je lui souris doucement, presque maternellement.
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Lun 1 Mai - 19:25
Me sentant parfaitement inutile, je me poussai sur le côté afin de ne pas gêner les personnes qui savaient manifestement bien mieux que moi ce qu'il convenait de faire dans une situation aussi dramatique. Je sautillais d'un pied sur l'autre, la mine grave, observant les airs et gestes de mon entourage avec la désagréable sensation d'être spectratrice de ma propre existence... Cette impression la, je l'avais régulièrement lorsque ce type de... d'événement, si l'on peut dire, se produisait. La guerre, la violence et Le sang, étaient tout autant de chose que me mettaient mal à l'aise. Ou bien qui me terrifiaient, selon le degré de la chose.

Je regardais avec un mèlange d'émerveillement et de dégoût Vÿdareen soigner Le gamin. Elle semblait s'y connaître et la vitesse de cicatrisation du gamin ne laissait aucun doute quant à sa maîtrise. Néanmoins, je préférais éviter de me demander comment elle avait pu acquérir un tel talent. Moi dont le cœur se soulevait à la seule vue d'un peu de sang, je n'aurais jamais, au grand jamais, pu être aussi efficace, ni même en éprouver l'envie. J'aurais tourné de l'œil bien avant d'avoir entrepris une quelconque guérison. Et elle lui parlait tout en officiant, Le rassurant comme possible alors qu'il semblait revenir peu à peu parmi les vivants. Lorsqu'elle en eut enfin fini, elle se laissa tomber sur une chaise et je la regardais d'un œil différent. Il y a un monde entre une personne que l'on rencontre dans une auberge et avec qui on discute gaiement, et une qui vient de sauver un enfant sous nos yeux par magie.

Après s'être reposée quelques instants, elle se leva à nouveau pour aider à soigner le reste des blessés. Encore sous le choc mais répugnant à rester inactive je saisis quelques feuilles de qualité médiocre dans mon paquetage -je n'avais guère mieux pour l'instant, raison pour laquelle javais entrepris ce voyage initialement- et un fusain, esquissant les traits des quelques hommes que j'avais entrevus depuis ma cachette. Peut être cela serait il utile aux gardes, ou... en soupirant, je me penchai sur mon travail, sortant de mon état de concentration uniquement lorsque Vÿdareen s'adressa à moi. Je levai les yeux vers elle, surprise de la trouver aussi proche. Mon attention étant entièrement focalisée sur mon croquis, je ne l'avais ni vue ni entendue venir et je mis quelques instants à répondre :

"Je suppose. Mieux qu'eux..."

Je désignai les blessés d'un signe de tete, avant de mettre la touche finale à mon œuvre. Lui tendant mes trois dessins, j'ajoutai d'un ton solennel :

"J'ai vu ces hommes la sur la route pour venir ici. Je me suis cachée à leur arrivée, ils parlaient de marchands qu'ils auraient attaqués sur la route. Avec Le mauvais temps j'étais pressée, je n'ai pas du bien regarder et... je ne les ai pas vus..."

Je me sentais coupable, car si j'avais repéré ces gens sur Le chemin, ils auraient été secourus plus tôt. Et peut être que l'enfant n'aurait pas été dans un état aussi critique... heureusement, je maîtrisais parfaitement l'art du portrait, aussi mes croquis pourraient ils sûrement aider à identifier les malfaiteurs.
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Mar 2 Mai - 15:34
Elle n’était pas sûre d’aller bien mais elle ajouta qu’elle allait mieux que les marchands. Je lui souris, un peu surprise par sa réponse. Je jetais un œil vers le gamin mais ne le vis pas à cause des gens agglutinés autour de l’enfant. Je soupirais et revins à l’arcaëllienne qui me tendit trois feuilles. Elle m’indiqua avoir vu ces arcaëlliens sur le chemin menant au village. Elle ajouta s’être cachée pour leur échappé. C’était compréhensible.

Ne te sens pas coupable de ne pas les avoir repérer. L’obscurité et la tempête n’ont pas joué en ta faveur. Assieds-toi et reste calme. Des gardes vont arriver, tu leur donneras tes dessins.

Je lui fis un pâle sourire et lui rendis ses feuilles. L’heure n’était plus à la gaité mais à la peur de voir l’une des victimes mourir. Je retournais près de l’enfant après avoir saisie ma chope. Je bus la totalité de la boisson et déposais le contenant sur une table sur mon passage.

J’arrivais là où était le petit, il avait les yeux ouvert et semblait perdu. J’écartais la foule de badauds et allais vers lui. Je lui demandais comment il se sentait. Il me répondit qu’il avait froid. J’appelais l’aubergiste pour qu’il m’apporte une couverture. L’arcaëllien chauve aux ailes grises me donna une couverture en laine. Je la déposais sur le gamin.

L’enfant me fit un sourire triste et me remercia.
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Jeu 4 Mai - 13:56
Ne te sens pas coupable de ne pas les avoir repérer. L’obscurité et la tempête n’ont pas joué en ta faveur. Assieds-toi et reste calme. Des gardes vont arriver, tu leur donneras tes dessins.  

Oui, certes, le temps et les ténèbres environnantes ne m'avaient pas aidée. Neanmoins, je n'arrivais pas à me défaire de l'idée que jaurais au moins du prévenir les gardes du village de ce que j'avais entendu. Mais j'avais bien vite tout oublié, au chaud, le ventre plein, avec l'ambiance joyeuse de l'auberge. Une chance que quelqu'un les ait trouvés, car mon étourderie aurait pu coûter la vie de l'enfant. Je poussai un soupir et me rassis, essayant de noter des détails entendus durant leur conversation à côté des portraits. Cela pourrait probablement aider.

Quelque part au fond de moi, je me félicitais de m'être cachée en les voyant venir. Je n'avais aucun talent martial et ma capacité à me dissimuler avec succès à la moindre menace m'avait déjà sauvé la mise à plusieurs reprises. Ce n'était ni glorieux ni courageux, mais au moins... J'évitais ce genre de désagréments. Mon regard vagandonda quelques instants sur les rescapés, avant de s'arrêter sur la femme arrivée en premier. Son visage avait été nettoyé du sang qui le maculait, et une profonde entaille sur son sourcil laissait à penser qu'on avait probablement tenté de l'assommer : les coups à la tete ont rarement un autre but, si ce n'est tuer. Et celui ci était trop peu profond pour s'être voulu mortel. Cependant, l'état de ses loques, déchirées à des endroits stratégiques, ne laissait planer aucun doute quant au traitement qu'on avait voulu lui infliger. J'en frémis et me mis à fureter dans mon balluchon, le cœur au bord des lèvres. Un instant plus tard, je tendais ma tenue de rechange à la femme, une robe de coton toute simple grise, pratique et sans prétention.

"Tenez. Ça vous fera peut être du bien." Dis-je avec un sourire contrit.

Elle me remercia, les yeux brillants, et la femme de l'aubergiste la conduisit à l'étage afin qu'elle puisse se changer. Je savais d'expérience qu'après avoir subi ce genre de sévices, on n'aspire qu'à une chose : se laver en profondeur et bruler les vêtements souillés par le coupable. À cet instant, la garde arriva enfin. Alors que je retournais à ma table afin d'y prendre les portraits, je me figurait en apercevant leur responsable. Je le connaissais car il était venu à plusieurs soirées chez mes parents. Le neveu d'un des amis de mon père, gardé dans l'armée de notre contrée. Cela posait un problème de taille, car je ne pouvais courir le risque d'être reprérée. J'avais toujours au fond du cœur la terreur sourde que ma sœur me retrouve, et je ne pouvais me résoudre à lui laisser la moindre piste. Pas même après tant d'années. Afin d'éviter le moindre risque, je me coiffai de mon chapeau, les cheveux soigneusement dissimulés, et me barbouillais légèrement le visage avec de la terre battue, afin de cacher mon teint très pâle.
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Jeu 4 Mai - 14:45
Je replaçais une mèche derrière mon oreille droite et quittais à nouveau le gosse. Je n’étais plus d’aucune utilité à présent. J’espérais que les autres soigneurs s’en sortaient bien. J’étais tout de même soulagée que l’enfant aille mieux. Il serait sur pied dans quelques jours. Être utile avait du bon. Par contre, mes mains étaient rougies par le sang du petit. Je demandais à l’aubergiste une bassine pour me laver les mains. Une serveuse m’apporta le tout en souriant et en me félicitant d’avoir sauvé le gamin. Je secouais la tête en disant que c’était mon devoir. Elle posa la bassine sur la table la plus proche. Je m’astiquais les mains pour faire partir le sang. Une fois qu’elles furent propres je ramenais le récipient à l’aubergiste ainsi que le tissu qui avait servi à essuyer mes mains.

La porte s’ouvrit alors laissant apparaître des gardes. Ils étaient six. Je reconnus le soldat qui m’avait ouvert la porte de la caserne. Il hocha la tête en me voyant. Je lui souris, hochant également du chef. Deux gardes vinrent voir les blessés et leur posèrent des questions sur les agresseurs.

N’ayant plus rien à faire, je me laissais tomber sur une chaise en soupirant. Les guérisseurs improvisés en firent de même une fois leur labeur fini. Les marchands étaient de nouveau sur pieds. Ils répondirent aux questions des soldats avec enthousiasme et ferveur. Je regardais dans la direction d’Eirlys et fut surprise de la voir se grimer. Cependant je n’en fis pas cas. Elle devait avoir ses raisons. L’un des gardes, un mzékils, s’approcha de l’enfant. Il commença, avec une grande douceur, à lui poser des questions. Le petit, encore faible, eut du mal à répondre. Voyant cela, le mzékils aux cheveux roux et longs le laissa se reposer. Il vint vers ses collègues non loin d’Eirlys. Je la regardais attendant qu’elle donne ses croquis.
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Mer 10 Mai - 16:39
J'hésitais. Que devais-je faire ? Jouer la sécurité pour ma propre petite personne en évitant de me faire repérer, ou agir comme il le fallait en donnant les portraits aux gardes ? Je jetai un œil dans leur direction, mal à l'aise. Je décidai donc de donner mes croquis à l'un des autres soldats en évitant soigneusement celui qui pourrait me reconnaître. Je me levai d'un pas un peu raide et m'approchai de l'un de ceux qui était un peu à l'écart de ses collègues. Durcissant un peu ma voix, je lui tendis mes dessins en expliquant :

"J'ai vu ces hommes là sur le bord de la route, en venant ici. Je pense qu'ils sont peut être coupables de l'agression de ces gens. Ils parlaient d'une attaque sur des marchands."

Je me plaçai intentionnellement dos au reste du détachement armé, faisant mine de me concentrer sur mon interlocuteur. Chose difficile étant donné que je m'attendais plus ou moins à être interpelée à tout instant.

"Où les avez-vous vus ? Demanda aussitôt le soldat à qui je m'étais adressée.
-Sur la route entre Louden et ici. Ils n'étaient pas seuls mais comme je m'étais cachée à leur approche, je ne saurai dire combien exactement. Au moins un de plus, mais en tout ils n'étaient pas plus de dix je pense."


Mon interlocuteur hocha la tête avant de saisir mes croquis et de les examiner. Il fronça les sourcils en les regardant, avant d'appeler son voisin d'un air préoccupé. Tandis qu'ils discutaient, je compris qu'il s'agissait d'une bande de mercenaires qui profitaient de leur manque d'emplois pour piller tout ce qu'ils trouvaient sur leur chemin. Apparemment déjà recherchés pour plusieurs autres méfaits. Alors qu'ils se tournaient vers leur capitaine afin de lui faire part de leur trouvaille, je me débrouillai pour disparaître à la vue, me faufilant dans le groupe afin de rejoindre la porte menant à l'arrière. Je ne tenais certainement pas à ce qu'il me demande des détails supplémentaires et il me suffirait d'attendre qu'ils soient partis pour revenir à l'intérieur. En frémissant, je fermai la porte derrière moi, regardant les flaques grandissantes dans la cour derrière l'auberge. Alors que quelques gouttes parvenaient à m'atteindre, je soupirai. Dire que j'étais parvenue à me sécher !
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Mer 10 Mai - 18:01
Affalée sur mon siège, j’observais les scénettes qui se jouaient autour de moi. Les marchands semblaient encore sous le choc de l’attaque impromptu. La serveuse passa à côté de moi et je lui demandais une bière pour me remonter le moral. Elle hocha la tête. Le patron de l’auberge, non loin de nous, décréta qu’il payait sa tournée à tout le monde. Il y eut une vague d’applaudissements et des sifflements de joie.

Eirlys parlait à un soldat tout en lui remettant ses dessins. Puis elle alla vers la sortie. Je fus surprise qu’elle sorte ainsi sous la pluie mais, une fois encore, je n’en fis pas cas. La serveuse, une elfin aux yeux noirs et à la chevelure blonde, m’apporta ma bière. Je l’en remerciais amicalement et portais la chope à mes lèvres. Tudieu ! Mais c’est qu’elle était bonne cette boisson de Kaliqua ! Par Ge-Ban j’en commanderais sûrement une autre.

Après une bonne demi-heure à parler aux marchands, les soldats s’en allèrent. Je vidais ma chope et me levais. J’allais voir le tenancier et lui demandais si c’était possible de mettre l’enfant dans un lit. Il hocha la tête et m’informa qu’il lui restait deux chambres de libre. Il proposa de les prêter aux marchands infortunés.

Me levant de ma chaise, j’allais vers le type qui avait rameuté tout le monde et lui demandais s’il pouvait porter le gamin dans une chambre. Il accepta et alla vers le petit. Il le souleva et monta les marches. Moi j’allais aller voir Eirlys dehors pour lui dire que les gardes étaient partis.

Une fois devant la porte, j’hésitais. Et si sous ses airs innocents elle était une puissante meurtrière ? Je devais être sur mes gardes. J’ouvris la porte et la vis tenter de se protéger de la pluie d’orage. Elle était moins forte qu’il y a une heure mais il pleuvait encore bien. Je soupirais et informais la barde du départ des soldats.

Je retournais à l’intérieur et repris ma place près du feu commandant une autre bière bien fraîche et alléchante. L’elfin me l’apporta en souriant me disant que j’avais une bonne descente. Je ris de bon cœur et lui assurais que je resterais raisonnable ce soir. Elle hocha la tête et me laissa là. J’attendais Eirlys. Allait-elle revenir ? Allait-elle encore chanter après tout ce drame ? Je l’ignorais et soupirais de lassitude. Des fois, oui des fois, je me posais trop de question.
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Dim 14 Mai - 13:34
Je regardais la pluie, transie de froid et mouillée jusqu'à l'os. En observant les environs, je récitais tout bas une berceuse que ma mère nous chantait, à ma sœur et moi. Lorsque nous étions toutes petites... Je ne comprenais toujours pas comment elle en était arrivée à me haïr autant. Je frissonnai et dissimulai le bas de mon visage dans mon col, à la fois pour lutter contre le vent et l'humidité, et pour cacher mon expression. Un reflexe vieux de plusieurs années et dont je ne parvenais pas à me débarrasser. Cacher mes émotions pour éviter que Jasdrian ne les utilise contre moi. Enfin, après ce qui me parut une attente interminable, Vydareen vint m'avertir du départ des soldats. Je piquai un fard, gênée à l'idée d'avoir été si facilement repérée... Néanmoins, je lui emboîtai le pas.

Aussitôt je retournai à ma place près du feu, désireuse de me sécher et me réchauffer. Mes ailes étaient froissées, mais je n'en avais cure. Voyant que tout le monde semblait ragaillardi par une tournée générale que j'avais ratée, je repris mon instrument pour jouer un petit air doux, parfait pour faire office de musique d'ambiance. Je n'avais plus le cœur à chanter. Je commandai donc un vin chaud pour me remonter, tout en jouant d'un air absent. Au bout de quelques minutes, mon regard dévia sur ma voisine de table. Peut être lui devais je une explication...

"Leur capitaine connaît mon père. Lâchai-je à voix basse. Je me suis enfuie et je ne tiens pas à être retrouvée."

Cela suffirait probablement. Je n'avais pas très envie de laver mon linge sale en public. Ni en privé, d'ailleurs. Ce linge là avait une odeur rance et écœurante que je préférais garder cachée dans un coin sombre.
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Dim 14 Mai - 16:22
Bien installée près du feu, je sirotais ma bière en observant les mines des clients. Certains avaient un air grave sur le visage, d’autres riaient comme si rien ne s’était passé quelque instant plus tôt. Eirlys s’assit à sa place mais je n’y fis pas attention. L’arcaëllienne devait avoir froid et je me décalais donc un peu pour lui laisser plus de place devant le feu. Je saisis ma chope et bus une grande lampée de bière.

Sans que je ne m’y attende elle m’expliqua la raison de sa fuite dehors, sous la pluie. Je haussais les épaules lui disant que cela ne me regardait pas mais que c’était gentil de m’en informer. Elle joua un peu de son instrument mais, une fois de plus je n’y prêtais pas attention. Une question me trottait dans la tête : pourquoi avoir fui ? Mais, je devais en convenir, cela ne me regardait pas une fois encore.

Je soupirais et commandais une autre chope à la belle elfin blonde. Elle la déposa devant moi en souriant et en me disant que la chope m’était offerte. Je demandais par qui et elle pointa du doigt un des marchand blessé. Je le remerciais en hochant la tête.

La soirée se déroula et bientôt je fus ivre. Je regardais Eirlys et lui demandais d’une voix éteinte pourquoi elle avait fui son père. Y avait-il eu inceste ? Ou la battait-il ? L’alcool me rendait curieuse et chiante. J’approchais ma chaise d’Eirlys et posais un bras autour de ses épaules.

Je… Hic… Je crois qu’on est assez proche physiquement pour que… Hic… Tu te confies à moi !
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Mer 17 Mai - 19:26
À mesure que le temps passait des décilitres d'alcool disparaissaient dans le gosier de Vÿdareen. Je constatai que ma voisine entrait dans un état d'ébriété de plus en plus préoccupant, le temps et la fatigue aidant probablement à empirer la chose. Je ne dis rien, la laissant gérer son état comme elle l'entendait. Elle était probablement capable de se débrouiller seule. Neanmoins, cela dépassa bientôt un nouveau niveau et elle s'approcha de moi en passant un bras autour de mes épaules. Je me retiens de rougir, toujours gênée par ce type de proximité malgré l'habitude : ce n'était pas la première fois qu'un client de taverne soûl faisait ce genre de choses. Elle en vint alors à me questionner sur ma fuite.

Je… Hic… Je crois qu’on est assez proche physiquement pour que… Hic… Tu te confies à moi !

Je levai un sourcil interloqué et perplexe. Elle ne semblait pas en très bon état et je me demandais si elle se souviendrait de notre conversation le lendemain. Je répondis seulement d'un air indifférent :

"Je n'ai pas fui mon père. C'est ma sœur qui m'a poussée à quitter la maison. Jai bien peur que toutes les fratries ne s'entendent pas comme larrons en foire... en tout cas, mon père me cherche probablement et je préfère vivre ma vie comme je l'entends que de devoir de nouveau etre confrontée à ... enfin, a elle."

C'était suffisamment vague pour ne pas donner de réelle indication, mais assez clair pour éviter trop de questions. De toute façon, elle était probablement trop ivre pour insister. Ou pour saisir la réelle implication de mes paroles.
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Jeu 18 Mai - 9:57
Satisfaite par sa réponse, j’ôtais mon bras de ses épaules et me plaçais à quelques centimètres d’elle. Les histoires de sœurs sont-elles toutes aussi terrible ? Etant fille unique, je n’avais pas le plaisir, ou déplaisir, de connaitre la vie en fratrie.

Je commandais une autre chope de bière. La serveuse essaya de me raisonner en disant que j’étais déjà bien ivre et moi de lui répondre :

Qu… Quand je roulerais sous… Sous la table, là, ouais, là je serais ivre ! Hic !

Je clignais des yeux, la bouche entre-ouverte. La serveuse soupira et alla me chercher ma boisson. Lorsqu’elle revint la déposer sur la table elle m’annonça que c’était la dernière. Après le patron fermait le comptoir et tout le monde allait au lit. Je soupirais en la remerciant. Je la gratifiais même d’un sourire enjôleur.

Alors comme ça, hic, tu fuis ta sœur… C’est pas banale…

Je portais ma chope vers mes lèvres et bus longuement. Une cloche tinta.

Dernière commande !

Cria le tenancier de sa voix bourrue. Je soupirais, j’aurais bien bu quelques chopes encore moi. Ma bière se vidait a vu d’œil et cela était fort déplaisant.

Le temps s’écoula et le maître des lieux fit tinter sa cloche à nouveau. Je vidais ma chope et tournais la tête vers lui.

Chers amis, bonne nuit !

Les arcaëlliens présents se levèrent et prirent soit la direction de la porte soit celle des escaliers. Je souhaitais une bonne nuit à la barde et me levais. Tout en titubant j’allais vers ma chambre.

Une fois devant la porte, je cherchais la clef dans mes poches et mes doigts entrèrent en contact avec elle. Je l’enfonçais dans la serrure et tournais deux fois. J’entrais, fermais à clef et me déshabillais. Puis, tel une poupée de chiffons, je m’écroulais dans le lit.

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Ven 19 Mai - 2:34
Mon explication sembla satisfaire mon interlocutrice qui me relâcha pour commander à nouveau une boisson. J'ignorais si elle comptais en ingurgiter à nouveau beaucoup comme ça ou si elle finirait par tomber telle une chiffe sur la table. Ayant visiblement analysé l'état de Vÿdareen de la même façon que moi, la serveur tenta de la dissuader de boire davantage, signalant qu'elle ètait déjà bien assez ivre. De toute évidence, ses arguments n'eurent aucun impact et elle finit par retourner au comptoir chercher une bière supplémentaire. Fort heureusement, la serveuse puis le patron déclarèrent tour à tour la fin des commandes.

Alors comme ça, hic, tu fuis ta sœur… C’est pas banale…

Je haussai les épaules. J'étais convaincue que je n'étais pas la seule fragile petite chose incapable de tenir tête à sa sœur. Il m'avait dailleurs semblé que les jumelles ont cette mystérieuse tendance... soit elles sont inséparables, soit elles se haïssent. Malheureusement, nos différences nous avaient toujours divisées. Je ne répondis pas, me contentant de ranger mon instrument au moment où le maître des lieux faisait tinter sa cloche afin de nous souhaiter la bonne nuit. Comme les autres clients, je me préparai à aller me coucher. Vÿdareen me salua avant de s'en aller d'une démarche ne laissant rien ignorer de son état d'ébriété, que je jugeai avancé. Un quart d'heure plus tard, je profitais de la chaleur d'un bon lit douillet, essayant de penser à autre chose qu'aux événements de la soirée.. Et à ceux du passé.
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