De l'eau pour laver le coeur et l'âme.

 :: Le monde :: Kaïl :: Ouest :: Domaine de la Ghyuerf Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Mer 8 Mar - 22:43
De l’eau pour laver le coeur et l’âm.


Une douce musique pour l'esprit.:
 


Après les derniers événements à Wasdkioljer, j’ai repris le chemin de la Ghyuerf avec mes enfants, Ayako et nos Protecteurs. J’avais besoin de repos, plus le temps passait et plus j’avais l’impression de devenir plus colérique, sombre… Ayako semblait en plus m’éviter, et même mes enfants semblaient distants.
C’est après deux semaines de marche et de cheval que nous sommes revenu à la cité capitale du Domaine. Les travaux semblaient encore vivace alors que nous passions les grandes portes sud avec des acclamations des soldats et de la population, je faisais des signes de main dans mon uniforme pour faire plaisir aux gens qui nous lançaient des pétales de fleurs voir même des bouquets entiers. Je gloussais face à cette joie.
Nous avons vite regagné le manoir pour nous reposer, les Protecteurs ont pris en charge mes enfants et j’ai pris congé seul dans ma chambre pour le reste de l’après midi. Je ressassais les événements en boucle, sans parler de ma colère, l’agacement du comportement de mes proches. J’en vins à m’asseoir sur le rebord de mon lit et me laissais sangloter de plus en plus avant qu’un toquement à la porte me fasse cesser en reniflant.
« Entrez ! » Je m’exclamais en essuyant mes yeux.
Ayako entra dans la pièce, elle s’assit près de moi sans un mot et prit ma main en venant poser sa tête contre mon épaule.

« Suis-moi, perle de mon cœur. Je dois te montrer quelque chose. Cela te fera du bien, à ton esprit et ton corps. » Me dit-elle avec sa voix de soie en me tirant légèrement par la main.

La nuit tombait dehors, mais je suivis Ayako, trop fatigué, triste et étrangement vide pour discuter. Elle me guidait en chantant doucement une berceuse dans sa langue natale… Les paroles et la sonorité m’amenèrent à état de plus en plus serein malgré une sorte de blocage encore persistant.
Elle m’emmenait en dehors de la cité, à travers les arbres alentours en continuant de chanter. Elle portait une tunique azur qui lui allait très bien, elle descendait jusqu’à ses chevilles et semblait la faire flotter sur l’herbe émeraude de la forêt, tout en mettant en valeur les courbes de son corps.
Nous avons fini, je ne sais en combien de temps, par arriver à une… Immense structure de pierre presque entièrement couverte par la végétation, mais en avançant, Ayako me fit entrer dans l’enceinte de la structure, du toit ne subsistait rien qu’un vaste vide révélant le ciel étoilé qui illuminait de lumière lunaire une statut massive d’une femme drapé dans une toge antique qui versait dans un bassin une eau cristalline.
Ayako me guidait jusqu’au bord du bassin et me fit m’asseoir en saisissant mes mains pour les serrer à son cœur pour me révéler avec une voix tremblotante.

Fontaine oublié.:
 

« Grégoire… Je suis désolé. Pardonne-moi, tout ce temps à t’éviter. Je ne voulais pas te faire souffrir plus, mais… Je devais me préserver pour le rituel. »

Je haussais un sourcil intrigué et surpris, tout en étant peiné de l’état de ma douce sirène.

« Un rituel ? » 


« Oui, après les combats, les guerriers de mon peuple accomplissent un rituel. Pour purifier leurs cœur et l'âme de la noirceur de la mort. Vous autres sur la terre ferme, usé de nombreux autres rituels à ce but, mais mon amour… Tu avais le cœur et l’âme si sombre de haine après la bataille, comme ci jamais tu n’avais pu te purifier pour laisser filtrer cette noirceur… Alors ce soir, je veux faire ce rituel, avec toi. Je veux voir le cœur heureux et lumineux que j’aie pu apercevoir quand j’ai passé mes jours et mes nuits à te maintenir en vie. 
» Me disait-elle avec les larmes aux yeux.

Je fus pris d’un tel soulagement à ces mots, d’une telle peine pour ce que je lui avais fait endurer, que je la serrais contre moi en m’excusant. m’excusant de tout ce fardeau, de ma colère palpable depuis des jours, de mon ignorance.
Nous sommes resté enlacer un moment, sans bouger, jusqu’à ce que les sanglots se tarissent. À ce moment, Ayako prit mes mains et comprenant que je devais me laisser guider, je me laissais faire.
Elle me fit lever devant le bassin emplit d’eau claire et commençait par me débarrasser du haut de mon uniforme en chantant des paroles que je comprenais.

« Tu abandonnes ce soir l’habit l’habit de faiseur de veuve,
Ce soir, nous purifions ton cœur,
La violence, nous bannissons de tes rêves,
Ton âme sera lavée du sang et des peurs, »

Elle passait dans mon dos et parcouru de ses mains de velours les muscles de mon dos, puis elle se collait contre celui-ci en passant ses mains sur mon torse.
« Tu as versé assez de ton sang,
Tu as respiré assez de cendre,
Tu dois te reposer à présent,
Tu as droit à une étreinte tendre. »

Je sentais ses doigts descendre le long de mon abdomen, délasser mon pantalon et m’ôter celui-ci et mes braies avant qu’elle ne se tienne devant moi, aussi rougissante que moi, je devais l’être. Elle prit mes mains et me tirait doucement jusque dans l’eau du bassin, debout. Puis elle fit venir à elle une coupole d’eau, appliquant cette eau fraîche sur mon torse et mon cœur avant de reprendre mes mains de me faire m’agenouiller dans l’eau, elle fit de même, ses vêtements se gorgeant du liquide cristallin et collant à sa peau claire le tissu.

« May’Veal, mère des eaux, purifie le corps de cet humain à qui mon cœur appartient. Lave de lui la noirceur des plusieurs années de combat sans que personne ne puisse lui offrir l’étreinte tendre et aimante d’une amante. 
» Murmurait Ayako en versant sur ma tête et le reste de mon corps nu l’eau du bassin par petit geste avec sa coupole qui semblait être d’ivoire gravé d’argent.

J’ignore si c’était l’effet du rituel, mais je me sentais apaisé, l’eau et la voix de la douce jeune femme  m’apaisais, elle formait avec l’eau des symboles sur ma peau et plus le temps passait plus je me sentais en paix.
Alors qu’Ayako terminait de verser une nouvelle coupole d’eau sur ma tête en priant May’veal, je me sentis soudain défaillir et ma vu se troubla. Je repris conscience au bout de quelques secondes, dans les bras de la aissala qui caressait mon visage avec un sourire tendre, ses cheveux bleu me chatouillant le nez.


« Que c’est, il passé ? » Je demandais avec une voix pâteuse.

« La souillure des batailles t'a quitté, mais étant donné le nombre de combats sans te purifier, cela a été plus brutal que pour nous autres qui le faisons régulièrement. J’ai vu une ombre noire et féminine quitter ton corps par ta bouche avant de disparaître avec un hurlement. Je pense que ta colère a choisis l’apparence de la méprisable femme qui t'a brisé le coeur, pour te tourmenter, au final la colère t’a quitté. Tu est en paix maintenant. »
Me murmurait-elle avec compassion. 
Ses longs cheveux descendaient en cascade sur ses épaules nu de sa tunique qui glissait peu à peu sans que cela ne l’inquiète. Je sentais mon cœur qui battait si vite, et une sensation de… Comme si je devais faire quelque chose pour calmer une gêne.
Je posais ma main droite sur le dos de l’aissala, et de l’autre, je caressais sa joue droite en l’amenant contre moi. Elle s’assit sur mes cuisses, la peau de ses jambes caressant les miennes. Elle murmurait timidement mon prénom et nous laissions nos cœurs porter peu à peu nos lèvres les unes vers les autres.
Le baiser fut un… Soulagement ? Libération ? Délice ? Tous les compliments à la fois ? Je ne saurais le dire, mais à ce baiser, mon cœur semblait s’apaiser, se porter aux mieux, mon âme était un sanctuaire de bonheur.
Un baiser suivit le premier, et un autre… Ayako glissait sa main dans mes cheveux pour garder mon visage proche du sien alors que l’autre se pressait contre mon cœur. J’avais enroulé mon bras contre ses hanches et caressais celle-ci avec tendresse en passant sous sa tunique qui finissait de glisser le long de son corps pour s’ouvrir totalement.

Ayako, douce aissala.:
 
Elle finit par me prendre par les mains, me guidant jusqu’à une grande couverture près du bassin, une couverture d’une bleu somptueux, elle m’allongea sur le dos en se collant contre moi. Je sentais sa poitrine se presser contre mon torse, ses cuisses se serrer de chaque côté de mes hanches alors que nous nous laissions prendre à nouveau dans une série de baisers plus fougueux encore… Je lui enlevais avec douceur sa tunique encore humide, la révélant à nu devant mes yeux, ses joues étaient rouge écarlate, nos respirations haletantes. 
Sa main se glissait entre nos corps, elle gémissait alors que je laissais un soupir de plaisir me quitter. Nos corps unis, nos cœurs lié. La nuit fut agréable et douce pour nous deux.


(c) Never-Utopia
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : Je suis au complet ^^
Identité : Fiche
Fluide
Expérience : 92

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Khan
Groupes: Domaine
Race: Humain
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Aube des Mondes :: Le monde :: Kaïl :: Ouest :: Domaine de la Ghyuerf-