[Concours n°6] Autre monde

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Je votr pour le texte de
ETHAN EISHERZ
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GRÉGOIRE BOISDEFER
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MERIL
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TAHIRI RÖSENWAND
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Total des votes : 5
 

Ven 20 Jan - 14:21
Bonjour Invité !

Ça te dit de gagner facilement des XP ? Rien de plus simple participe à ce concours. Le thème est le suivant :

Alors que tu te promènes, tu tombes dans un trou. Ta chute semble interminable. Enfin tes pieds touchent terre mais tu ne connais pas ce monde. Il y a d’étranges choses et seulement des humains. Le bruit produit par les choses en fer est assourdissant et tu as quelques difficultés à respirer. Tu es dans une ruelle sombre et observe ce drôle de monde où les gens sont habillés étrangement. Tu te demandes où tu es et décide d’explorer ce monde.

Comme tu l’as deviné Invité tu es dans notre monde avec des voitures partout et la pollution. Pour rentrer il te faudra trouver la boutique suivante :

La licorne d’or


Dans cette boutique il y a un passage secret menant à Arcaëlle gardé par un animal étrange qui te posera la question suivante :

Ils sont deux,
Pas trois,
Pas un,
Du même jour,
Pas forcément pareils,
Mais à jamais liés.

Qui sont-ils ?


réponse:
 

A toi de jouer, fais nous rêver.

1er prix : 40 XP
2ème prix : 25 XP
3ème prix : 15 XP
4ème prix : 5 XP

Du 20/01/17 au 20/02/17
Vous posterez à la suite de ce sujet et ça ne comptera pas dans la timeline de votre perso.
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Je suis le Maître !
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Ven 3 Fév - 20:52
J’étais perdu à vagabonder dans des bois à la recherche d’un endroit où méditer, où entrer en confrontation directe avec Ïfercha. Cela représente un énorme risque, mais c’est quelque chose que je me dois de faire, cependant, le démon semblait avoir sentir que c’était le moment pour ce manifester de manière un peu plus agaçante.

~ Raah ! Aller Ethan ! Pas longtemps ! De toute façon, y a personne ici ! Alors ça craint rien ! ~
~ Ferme-là ! T’en as jamais assez ? ~
~ Oh ! Tu sais… C’est une question de point de vue… Je sais que le temps viendra… Mais si ça peut prendre un peu moins longtemps… Je vais pas me priver. ~


Inutile de continuer à discuter avec lui… Avec ce démon pernicieux… Alors que je pensais qu’il allait retourner à ce silence qu’il rendait si pesant par le simple fait que je le savais présent… Là… Dans mon esprit… Il sembla ressentir quelque chose.

Je marchais un peu plus vite, comme pour occuper mon esprit, Ïfercha se mit à rire lorsque mes pas me fit tomber dans un trou. Les éclats de rire du démon semblaient résonner dans l’infini de cette chute… Bon… Eh bien… On dirait que ma vie allait s’arrêter ici… Le bon point, c’est que Ïfercha ne serait sans doute jamais retrouvé ici… Au moins, ma mission en tant que Corbeau était rempli.

Je m’étais presque résigné à mourir et j’attendais patiemment l’heure de ma mort, mais le fait que j’atterrisse sur un sol froid, légèrement humide, dans un lieu plutôt sombre c’est, pour le coup, la surprise qui manqua de me tuer. C’était pas vraiment prévu qu’une telle chute ne me tue pas. C’est avec quelque difficulté que je me redressais, c’est que la chute avait beau ne pas m’avoir tué, la douleur était toute de même bien là. Ïfercha sembla tout aussi surpris que moi.

~ Euh… Ethan ? Tu serais pas entrain d’halluciner ? Nan, parce que là… ~
~ Je t’aurais bien dit de la fermer, mais là, j’y comprends rien moi non plus… ~
~ Tu te serais pas fait avoir par une sorte d’illusion à base de fluide tout de même ? ~


Comme pour vérifier sa théorie, Ïfercha et moi nous étions, pour un fois, en total accord. Ce fut en hésiter que je me décocha une sacrée droite. Résultat : Eh bah ça fais mal ! P’tain ! En plus, je me suis pas louper ! Ah la vache…

~ Bon… Bah… On est pas victime d’une sorte d’illusion… ~
~ Merci… J’ai remarqué… ~
~ N’empêche… Joli droite… ~


Au moins, il reconnaissait que j’avais de l’énergie à revendre, mais ce n’est pas le sujet !

~ Sinon… Où crois-tu que nous soyons ? ~
~ Mon petit Eth’… Franchement… J’en ai aucune idée… C’est limite si… Je ne ressent plus la puissance d’Özan… ~
~ Tant mieux ! ~


Afin d’en savoir plus sur cet endroit, je me dirigea vers la lumière visible au loin. Plus je me rapprochais de la lumière, plus un vacarme sans nom ce faisait entendre. Qu’est-ce que c’était tout ce bordel ? Lorsque je rejoins enfin la rue principale, la vue qui s’offrir à moi me coupa le souffle en plus de me terrifier.

Des demeures s’élevant jusqu’au ciel, des chariots de fer se mouvant d’eux-même, les gens étaient vêtus de manière… Bizarre… Personnes n’avaient d’armes à la taille, même ceux semblant appartenir à la classe aisée. Les personnes qui passaient devant moi me regardaient bizarrement ou bien plaçaient entre nous, d’étranges petites boîtes d’où émanaient de violent flash lumineux. Les rares personnes qui s’adressaient à moi, le faisait sans s’arrêter et une phrase revenait souvent : »

« Sympa le cosplay, gars ! Mais la dernière convention date ! »

Certains s’arrêtaient pour me parler et là, s’ajoutait à la phrase précédente :

« Et surtout… T’as tenté quoi comme cosplay ? Parce que franchement… Je vois pas ce que t’as tenté... »

Alors que je comprenais absolument rien à tout ça, certains haussaient alors simplement les épaules avant de se mettre à côté de moi, dressaient leurs étranges boîtes où se trouvait un miroir, puis après avoir appuyé sur le miroir, ils regardaient leurs boîtes puis partaient en me remerciant. Qu’est-ce… C’est quoi ce bordel ? Même Ïfercha ne savait pas quoi dire et pourtant, il l’ouvrait souvent, mais là…

Alors que l’une des personnes vint contre moi afin de nous regarder dans son miroir-boîte, je leva un doigt interrogateur.

« Ahem… Excusez-moi ? Où sommes-nous ?
- Quoi ? T’es sérieux ? Regarde sur ton portable.
- Mon… Portable ?
- Eh oh ? Tu viens d’un autre monde ou quoi ?
- Eh bien… En quelque sorte…
- Mais t’es shooté ou quoi ? Vas-y t’es bizarre comme gars. »


Euh… Ahem… Hein ? J’avoue n’avoir ABSOLUMENT rien compris à ce qu’il vient de ce passer. Portable ? Shooté ? Mais où est-ce que j’ai atterris ? Ïfercha était bien silencieux, en même temps, tout cela nous dépassait beaucoup trop. La panique commença doucement à s’insinuer en moi. Il y avait beaucoup de gens, le démon pensait sans doute au massacre qu’il pourrait perpétuer s’il parvenait à prendre le contrôle.

Alors que j’allais commencer à marcher quand quelqu’un m’interpella.

« Monsieur ? Vous allez bien monsieur ?
- Hein ?
- Écoutez monsieur… Je fais partis de la police… Est-ce que vous pouvez répondre à quelque question ?
- Hein ? Euh… Oui…
- Très bien… Pour commencer… Donnez moi votre arme…
- Hors de question ! J’en suis le Gardien !
- Calmez-vous monsieur ! C’est pour votre sécurité… Donnez moi votre arme…
- Non ! Si j’en ai la responsabilité, c’est justement pour protéger les autres !
- Calmez-vous j’ai dit et posez votre arme ! »


Tss… Je fis volt-face et partit en courant. L’homme derrière moi me poursuivit alors en courant tout en me hurlant de m’arrêter. Les gens s’écartaient devant nous, tandis que le démon semblait à moitié entrain de jubilé et à moitié en latence, il eut cependant un réflexe… Bizarre.

~ Ethan… Tourne à droite… ~
~ Qu-… ~
~ Tourne à droite ! ~


Écoutant les consignes de Ïfercha, il me mena jusqu’à une petite boutique. Entrant et me plaquant contre un mur, je vis l’homme de la « police » passer devant la boutique en courant, un petit boîtier en main.

~ Tu… N’as pas voulu le combattre ? ~
~ Non… Il y avait quelque chose… Il t’aurait tuer avant que tu n’arrive à t’approcher… ~
~ Hmm… Quoiqu’il en soit… Où sommes-nous ? ~
~ Je n’en sais rien… Il m’a semblé ressentir  la puissance d’Özan par ici… ~


J’inspectais alors la salle du regard. Une salle plutôt petite, rempli d’objet plus étrange les uns que les autres… Tandis que je m’avançais vers une sorte de comptoir où doit se tenir le gérant, une voix sembla m’être adressée.

« Hmm… Cela fait longtemps que je n’ai pas croisé un arcaëllien ici… D’autant plus que tu portes une arme d’Özan... »

Un étrange petit animal sauta sur le comptoir. Est-ce… Lui… Qui m’a parlé ?

« Et… Vous êtes ?
- Mon nom n’as aucune importance… Le plus important… Tu souhaites retourner en Arcaëlle… N’est-ce pas?
- Oui… J’ai encore des devoirs à y accomplir… Mais j’imagine que cela ne sera pas aussi simple que ça...
- En effet… Tu vas devoir répondre à une unique question… Si tu répond juste, tu pourras retourner sur Arcaëlle… Sinon… Tu resteras ici jusqu’au ce que tu trouves la réponse…
- Le marché me semble honnête. Bien… Pose ton énigme…

« Ils sont deux,
Pas trois,
Pas un,
Du même jour,
Par forcément pareils,
Mais à jamais liés. »

- Qui sont-ils ? »


Ah… Euh… Autant le dire franchement… Je ne m’attendais pas quelque chose du genre. Croisant les bras et attrapant mon menton entre deux doigts, je me retournais l’esprit à trouver cette satanée réponse, mais… Avec tout ce que je venais de vivre… Je n’arrive pas à pleinement me concentrer… Secouant la tête, comme pour évacuer la frustration de ne pas parvenir à trouver la réponse, l’étrange animal prit à nouveau la parole.

« Si tu le souhaites… Tu peux laisser ton arme ici pour prendre l’air… Tu trouveras des vêtements de ce monde dans l’arrière-boutique... »

Hochant simplement la tête comme pour le remercier, je me dirigeais vers l’arrière-boutique. Troquant mon attirail bleu pour un bas d’une texture bleue étrange et d’un haut en deux partie : L’une était un haut, de couleur claire, à manche courte et une sorte de tunique blanche à manche longue, à peu près similaire à ma tunique bleue. Je pu garder mes bottes et je pu revêtir un long manteau noir, un peu plus chaud que mes vêtements habituels.

Je me regardais alors dans un miroir. On s’habille ainsi dans ce monde ? Hmm… Moui… Pas trop mal… Je préfère ma tenue, mais bon, si ça permet que cette « police » ne me course pas. Par contre, ce fut presque à contre cœur que je laissa Ïfercha avec mes affaires dan l’arrière-boutique.

~ Tu ne rentres pas tard, hein, Ethan ? Et surtout ! Tu ne parles pas avec des inconnus ! ~
~ Très bien, maman… Oui, maman… Oh ! J’oubliais ! Fermes-là. Ça changera pour une fois. ~


Sortant de la boutique, je gardais son emplacement dans un coin de ma tête. De toute façon, j’étais, en quelque sorte, lié à Ïfercha, je devrais pouvoir retrouver la… « La licorne d’or » ?… M’enfin bref… Sinon… C’était bien sympa de pouvoir se balader… Mais pour aller où ? Ne sachant trop quoi faire, je pris un chemin au hasard…

Après plusieurs minutes de marche, à réfléchir à cette question, à observer ce monde… Quelque part… Ce monde… Ressemblait à Arcaëlle… Les rues étaient bondées… Des « charrues métalliques » allant dans toute les directions, les commerçants étaient à l’intérieur des bâtiments et non plus devant… Si cela ce trouve… Peut-être qu’un jour… Arcaëlle ressemblera à ce monde…

Suite à plusieurs autres minutes de marche, ma marche se termina dans un parc. Cette vue me perturba un peu… S’il y avait si peu de forêts, de plaines et autre… Qu’allais devenir les mercenaires s’il n’y avait plus d’endroit à débarrasser des monstres qu’ils l’occupaient ? Prenant place sur un banc, je pris un instant pour regarder les gens passés… Au bout d’un moment, quelqu’un s’installa à côté de moi et, contre toute attente, s’adressa à moi.

« C’est un bel endroit,  ce parc, n’est-ce pas ?
- En effet… Mais c’est un peu petit à mon goût…
- C’est la première fois que vous venez ici, c’est ça ?
- Oui… D’habitude… Je m’arrêtes rarement très longtemps à un endroit…
- Oh ! Vous voyagez ? Beaucoup ?
- Plutôt oui…
- Ça doit être super…
- Si on peut dire…
- Et où êtes-vous allé ?
- Ahem… C’est compliqué…
- Comment ça ?
- Je préfère ne pas en parler…
- Je vois… Dans ce cas veuillez m’excuser…
- Ce n’est rien… Hmm… J’y pense, mais… Pourriez-vous m’aider ?
- Cela dépend…
- Ce n’est rien… Juste une énigme qu’un ami à moi m’a posée et qui me reste dans la tête…
- Quelle est cette énigme ?
- Hmm… Ils sont deux, pas trois, pas un, du même jour, par forcément pareils, mais à jamais liés… Voilà…
- Hmm… Elle est un peu compliqué, c’est vrai… Attendez un instant... »


Il sortit alors sa petite boîte métallique… Un « portable » ? Si je ne me trompe pas ? Il pianota dessus puis, après un court instant, il hocha la tête puis rangea son portable.

« La réponse à votre question est : Les jumeaux. Ils sont nés le même jour et on dit qu’il y a un lien spécial entre les jumeaux.
- Hmm… Je vous remerci beaucoup… Vous me sauvez la vie… Désolé, mais je dois y aller.
- Eh bien bonne journée à vous… Quel étrange personnage... »


Je ne crois pas qu’il comprenne quoique ce soit, mais j’avais enfin un ticket pour rentrer en Arcaëlle. Je me dépêcha de retourner à la Licorne d’or. Me voyant arriver ainsi, l’étrange animal demanda simplement :

« Alors ? »

Je me hâta de revêtir mes affaires et de récupérer Ïfercha avant de lui répondre :

« Des jumeaux…
- Bien… La porte au fond de l’arrière-boutique te renverra en Arcaëlle…
- Merci… Mais pourquoi restez-vous ici ?
- Les gens ont des devoirs… Le mien est de guidé les arcaëlliens vers leur foyer.
- Je vois… En tout cas, merci… »


Je me dirigeais alors vers la porte portail… J’allais enfin rentrer dan mon monde… Attrapant la poignée, j’ouvris la porte, puis, de la même façon que mon arrivée ici, je tomba indéfiniment. Confiant, j’attendais d’atterrir et lorsque ce fut le cas, je reconnu les environs du trou qui m’avait transporté vers ce monde étrange… Voilà… J’étais enfin de retour… Même Ïfercha semblait heureux d’être de nouveau en Arcaëlle.

~ Enfin ! Aller ! Pour fêter ça ! Organisons un petit massacre ! ~
~ Non… Et fermes-là… ~


On ne perd pas les bonnes habitudes… Alors… Qu’est-ce que je faisais déjà ? Ah oui ! Un lieu de méditation… J’en profiterais pour méditer sur cet étrange monde… Si je m’en souviens...
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Jeu 9 Fév - 18:23
Vous n’êtes pas prêt !
Je m’étais lancé dans une grande randonné dans les forêt proche des montagnes d’Angaak ; Soucieux de me vider l’esprit après les derniers événements, j’ai marché seul sans me soucier d’où j’allais. Le climat frais me vivifiais à mesure que je marchais, ma fidèle veste me gardant des brise fraîche qui venaient des montagnes enneigées à l’est dont les sommets étaient visible par dessus la cime des pins.
J’ai du marcher une bonne journée quand la nuit commençait à recouvrir le ciel d’étoile. J’ai alors monté le camp pour la nuit, profitant du halo lumineux de mon feu j’ai pris le temps d’un bon repas. Demain je reviendrais sur mes pas pour reprendre les affaires du Domaine, mais là, je restais seul avec moi même, me ressourçais au coeur même de l’environnement qui m’avait vu grandir.
J’ai finis par m’endormir à la chaleur du feu, quand je me suis réveillé l’aube était déjà bien avancé, j’ai alors remarqué un fait étrange… Les arbres autours de moi… c’était des feuillus, pas des pins, impossible. Je me suis alors remémorer ma marche… Sang et cendre, pris par mes pensée je ne me souvenais pas à quel moment exacte les pins avaient laissé place à des feuillus et… par les dieux, où sont les monts d’Aangak !
J’ai pris mes affaires pour marcher sur mes pas mais.. ; ils n’y étaient plus. A la place j’ai trouvé un chemin dont j’étais sur qu’il n’y étais pas hier. Je l’ai remonté… J’ai entendu une petite cloche dans mon dos et me suis retourné pour voir, qu’est-ce donc d’ailleurs ? Je me suis écarté et j’ai vu deux personnes sur des étranges machines à deux roues, qui avaient l’air de s’actionner par les pieds. Les deux personnes avec un casque et des tenues moulantes étranges et coloré sont partie en me regardant étrangement. Prenant la décision de les suivre, j’ai emprunté le même chemin qu’eux. J’ai finis par sortir des bois et une immense route de pierre d’un genre étrange m’est apparu, elle était immense et menait trop loin pour que je vois sa finalité. Le long de cette route, des piliers de métal énorme relié par des fils longeait le tout.


« Eh bien tu sort d’où humain ? » Émit une petite voix, une voix dans ma tête.
Soulagé j’ai tourné le regard vers la forêt derrière moi, une renarde était proche.
« Je... j’ignore où je suis. » je répliquais par la même voix.
J’ai sentis une stupeur monumental chez la renarde qui à daigner sortir la truffe de derrière un buisson.
« Tu peut me parler ? »
« Bien sûr. J’ai un pendentif qui me le permet. »
« De la magie ! Impossible ! »
« Mais pourquoi ? La magie est plutôt courante sur notre monde pourtant, même vous les renards le savez. »
« Notre monde ?… Le tiens sûrement dans ce cas, car ici, il n’en est rien humain. Vient vite, je dois t’amener au seul qui sache parler à mes semblable comme tu le fait. Mais il habite loin, et ta tenue primitive va attirer l’attention. »

J’ai suivis la renarde à travers la forêt. Elle avait pour nom Croc-ardent. Elle m’expliquait alors beaucoup de chose que l’homme qui comprenait les renards lui avait appris.
Je ne suis plus sur Arcaelle ? Mais sur la terre. Un monde peuplé d’humain uniquement, la magie y est quasi inexistante, relégué au rang de superstition. La science est dominante maintenant. Les hommes on développé des machines de plus en plus complexe et parfois nocive pour leurs monde lui même.
Après une demi-journée de marche, j’ai enfin atteint un petit village. Il était à la fois semblable à ceux de mon monde mais aussi totalement différent. C’est ici que j’ai vu des « voitures » des machines de métal qui transportaient les humains de ce monde sur d’immenses distance, bien plus qu’un cheval et à des vitesses que je ne pouvais concevoir à mon niveau. Les lampadaires ? Des piquet de fer qui la nuit tombé repoussait les ombre en produisant de la lumière sans aucunes flammes. Nous sommes arrivé à une maison plutôt simple par rapport aux autres et un homme m’ouvrit avant même que je ne toque.
Les yeux océan, cheveux châtain et pâle de peau, plutôt musclé au niveaux des bras avec un petit embonpoint visible légèrement malgré sont pull noir à capuche. Il me fit signe d’entrer et je l’ai suivis. La nuit étant en train de tombé, je vis les mêmes globe de lumière sans feu au plafond de la maison. Je fus amené à un genre de salon et l’homme s’assit face à moi, seul une petite table nous séparait.

« Croc-Ardent m’a expliqué un petit peu… Montre moi ta magie. » Émit sa voix dans ma tête.
« Pourquoi ne pas parler à haute voix ? » je demandais en amenant la plante sur sa table à devenir luminescente.
« Parcequ nous ne parlons pas la même langue l’ami. Bien, ne fait plus de magie tant que tu est sur ce monde. »
« Pourquoi ? »
« La magie est un mythe ici, et doit le rester… Les gens ne sont pas prêt à l’accepter. A ma connaissance je suis le seul a avoir des capacité spécial, hormis le gérant de la licorne doré à Paris. »
« Dite moi, où suis je, et quel est ce monde aux machine si avancé ? ET qui êtes vous ? Moi je m’appel Grégoire Boisdefer. »
« Tu est sur la terre l’ami, monde des sciences et des guerres fratricide. Je m’appel Aleks Stalh. Tu est en ce moment sur le territoire de la nation de France, en région de Bretagne exactement, proche d’une grande cité appelé Brest. »
« Dit m’en plus, s’il vous plaît… je dois retourner chez moi. »
Il poussais un soupir avant de répondre.
« La licorne doré, le gérant doit savoir quoi faire, c’est lui qui m’a aidé avec mes pouvoirs. Nous irons dans quelques jours… Je dois déjà t’habitué à notre monde, ou tu deviendra fou en arrivant là bas. »
Pendant plusieurs jours, Aleks m’a enseigné ce qu’il pouvais de son monde. Il à commencé par son histoire.
Les humains seraient don des descendant de primate ? Le monde où il vivait née il y a une étenité par des forces cosmique et un hasard heureux ? La naissance de son monde fut déjà pour moi un grand choc qui bouleversait mes idées.
L’histoire de son monde lui, me plongeais dans le chagrin absolu. Je pensais avoir connus nombre de tyran sur mon monde mais…
Une première ère anarchique, esclavage, guerre sans fin entre les peuples. Les épées et les flèches faisant d’innombrable morts. Puis vint, l’ère qu’il appelait « la renaissance et l’ère industrielle » Le règne des machines, de la poudre à canon. Là où sur Arcaelle les armes à feu étaient encore marginal et primitive… Sur la terre, les hommes en avaient fait la base d’une nouvelle forme de guerre. Il me raconta tout jusqu’en l’année qu’il appel… 1914. Là il hésitais. Nous étions plus de trois semaines après mon arrivé. j’avais appris les rudiment du francais et de la culture locale. j’avais des vêtement du coin et je ne sursautait plus au passage d’une voiture.
« Tu m’a parlé de toute l’histoire de ton monde jusqu’en 1914, mais nous sommes en 2020 Aleks, pourquoi passe tu plus d’un siècle d’histoire sous silence ? » je lui demandais avec incompréhension.
« Ce siècle Grégoire, à fait plus de mort que toute les guerres auparavant réunis. »
« C’est impossible, voyons. »
Il me fit prendre place dans le salon et servit de l’hydromel. Et là… Il me conta la première guerre mondiale de la terre. Plus que de le me conter… Il me fit partager ses souvenirs à ce sujet. Toutes les images capturé par les technologies de l’époque me furent soumis avec les explications sanglante de mon hôte.
Plus de 10 millions de morts… Un conflits qui à emmener dans sa course les six continents de la Terre dans 4 années d’enfer. Une nouvelle air de la guerre. Les mastodontes d’acier, les véhicules volant, les fusils fauchant plus vite que le blé les hommes.

Plusieurs jours me furent nécessaire pour me remettre de cela… Toutes ses images. Le gaz, les blessé, les morts…
Au delà de cela, il me parlait enfin des avancés bénéfique de la science. Les transports modernes capable de parcourir le monde en des délais que je jugeais impossible. Les téléphones, qui pouvaient permettre à deux personnes, même éloigné d’un bout à l’autre du monde, de communiquer.Les avancées médicales. Les maladies vaincus par les humains de la Terre, le cancer, mis à genoux et bientôt anéantis, les bébés qui naissent parfois avec trois mois d’avance, qui survivent ! Les docteurs qui par les techniques médicales les gardent en vie le temps que ces nourrisson survivent par eux même.
Il m’avait amené à une maternité pour cela, de voir tout ces gens en blanc, avec pour seul but de préserver la vie de leurs patients.
Ce jour de la visite à l’hôpital m’a très ému. Une telle concentration de gens prêt à tout pour garder en vie leurs semblable. Les machines qui permettaient de voir l’intérieur de nos corps, c’est docteurs et ces machines qui ensembles, pouvaient offrirent de nouveaux membres, organes ou même visages à des gens meurtris.
Le lendemain, il me parlait de la seconde guerre mondiale… Là, sous les visions de mon hôte, j’ai crus mourir des milliers de fois. Cet homme fou qui avaient plonger dans l’horreur le monde. 60 million de mort, des peuples civiles exterminé sans pitié… Mais l’espoir de tout ces gens, qui même si leurs alliées étaient vaincu, ou que leurs pays avait capitulé, continuaient à ce battre avec force et courage pour ramener la paix et la justice.
J’ai mis trois jours à digérer tout cela et au troisième jours, Aleks m’emmenait en forêt avec Croc-Ardent et me parlait des dernières décennie actuelle.

Les hommes dans les étoiles, sur la lune ! Les avancées scientifique toujours plus grandes, les projets de guérison de leurs monde après s’être rendu compte de l’empoisonnement que les humains lui avait infligé. Les mondes « virtuel » où le moindre humain pouvais créer son propre univers comme un dieu. Les projet pour habiter d’autre mondes proche… j’étais à la fois émerveillé et horrifié par la Terre.

« Notre monde est beau… Il n’a jamais cessé de l’être, les humains eux, ont semer beaucoup de mal dans leurs marches vers l’évolution. Un jours nous seront unis, sage et altruiste. Pas aujourd’hui, ni demain, ni même dans 500 ans, un jour nous le serons. » Me dit Aleks.
« Je vous le souhaite. Votre monde même sans magie ou d’autre race est merveilleux malgré son passé sanglant et son état instable actuel. J’espère que dans 500 ans, vous trouverez Arcaelle et que nous formeront un empire d’étoiles sans pareil. »
« j’ai hâte de rencontré ces fameuses Lorcq dont vous vantez la force, j’ai toujours aimé l’exotisme hahaha ! » Riait il alors.
Le lendemain, nous partions, mes affaires dans un sac de voyage. Nous avons pris un moyen de transport qu’il appelait « le train », en arrivant à la « gare » où ont empruntaient ce moyen de transport, je vis enfin le fameux « train ». Monstre d’acier tout en longueur et haut d’environ deux ou trois virenpien. Aleks me fit savoir que la ville nommé « Paris » était à environ 700 kilomètre d’après lui et que nous y serions dans 6 heure au grand maximum.

J’ai donc pris place dans cette machine, j’étais tout excité d’emprunter un moyen de transport nouveau. Nous avons finis par démarrer, et si au début je pensais que mon hôte m’avais rouler sur la vitesse de cette machine, je ravalais mon commentaire très vite en voyant la vitesse ne faire qu’augmenter avant de ce stabiliser à peu près.

L’arrivé à paris fut une nouvelle surpris. La gare de Brest qui me semblais elle même moderne, Celle de Paris ne fis que me faire sentir tout petit, aussi grand qu’un château, la gare accueillait des milliers de personnes en transite !
Nous avons pris ensuite des « bus » des « métro », à chaque nouvelle découverte je ne faisais que me demandé jusqu’où les humains de la terre était aller dans l’innovation. Nous avons alors atteint une immense avenue, plus grande que tout je que j’avais vu, des milliers de personnes étaient là et agitait le drapeau de la France.
« Que ce passe t’il ? » Je demandais par dessus le vacarmes des milliers de personnes qui discutaient.
« Nous sommes le 14 Juillet. C’est la fête nationale. Un grand défilé militaire va avoir lieu. Nous allons devoirs faire un grand détours pour atteindre la licorne dorée. » Me répondit il.
C’est là que j’ai vu les armées de France. Véritable démonstration de force j’assistais médusé et en partie terrifié alors que mon guide commentait les machines qui apparaissaient.
Les chars gargantuesques ! Les véhicules rapide, moto, les hélicoptères vrombissant ou les avions qui rugissaient comme des dragons en les surpassant en vitesse. Si il y a bien une chose que je savais, c’est que les humains de la Terre ne devaient pas trouver Arcaelle maintenant… Nous serions balayé.

Après deux heures de contournement, nous avons atteint la licorne dorée, établissement dans le style des tavernes de mon monde je repris un peu de confiance en entrant et en m’asseyant à une table alors que mon hôte allait parler avec le gérant.

Le gérant et mon guide me firent passer dans l’arrière salle jusqu’à une étrange porte de bois massive. Là ont me posais une étrange énigme alors que je constatais que le gérant avait des yeux rouges et que des écailles montaient le long de son cou d’habitude caché par une grande écharpe.
« La réponse c’est : Des jumeaux. » je répondis avec un sourire. Cette énigme était assez simple je dois l’admettre.
Il me souriait et Aleks m’aidais ouvrir la porte d’où ne provenais qu’une insondable obscurité. J’ai remis mes vêtements d’origine et me préparais à entrer dans le passage pour rentrer chez moi.
« Merci Aleks… Et merci à vous. » Je déclarais au tavernier. « J’espère revenir un jour, et que votre monde ira mieux, tout comme le miens. »

C’est ainsi, qu’après une serrement de main ferme. J’ai commencé à m’engager dans le passage…

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Jeu 16 Fév - 17:53
Voilà déjà trois bonnes heures que Méril est enfin libérée de sa séquestration familiale. Elle respire le bonheur et s'amuse à sillonner la moindre petite rue de Cescan en compagnie de sa cher gouvernante.
Cette dernière, suivait avec joie sa petite protégée qu'elle n'avait pas connu si heureuse depuis fort longtemps !
Elle ne perd tout de même pas son objectif de vu : prendre soin de l'humaine et la remettre dans le droit chemin quand cela s'avère nécessaire.
Les deux amies arrivent à un carrefour important d'une grande rue ; la population est dense, beaucoup de bruit et peu de place pour circuler. La gouvernante perd de vu la jeune humaine qui n'arrête pas de courir et s'agiter sans prendre soin d'attendre sa partenaire. Une fois sortie de la foule, Méril se retourne et s'aperçoit qu'elle est seule. Et quand je dis seule ... C'est vraiment seule.
Dans sa folle course aux kilomètres, elle ne s'est pas rendu compte qu'elle s'était instinctivement faufiler dans une ruelle déserte et, impossible de se souvenir de quel coté elle est arrivée. Son esprit se reconnecte avec la réalité et elle commence à trembler de peur.
Elle avance alors lentement, longeant les murs et prenant une direction totalement aléatoire avant de se tenir les mains et les amener au devant de sa bouche afin de sentir le souffle de sa respiration et se rassurer sur le fait qu'elle est de toute façon assez grande pour gérer ce problème seule. Quand tout à coup, deux mains viennent pousser la jeune fille par derrière ce qui la fit lourdement tomber. Elle hurla de peur en fermant les yeux durant sa chute. Elle cria beaucoup, très fort et longtemps ... Trop longtemps ? Obligée de reprendre son souffle, elle ne comprend pas pourquoi son corps n'a pas encore percuté le sol après tout ce temps. Elle ouvre alors les yeux et se rend compte qu'elle est de nouveau dans la même ruelle sombre, pas en train de tomber...
Sans comprendre ce qu'il se passe, elle tourne sur elle même afin de s'assurer qu'aucun danger ne la guette.
Que s'est-il passé ? Que lui arrive t-il ?
Elle ne comprend pas et, prenant une grande bouffée d'air pour se remettre de cet étrange phénomène, s'aperçoit que l'air est affreusement lourd, chaud et désagréable. Elle toussa à plusieurs reprises à chaque respiration pendant plusieurs minutes, s'agenouillant et tentant de trouver de l'air pur plus prêt du sol.
Meril tremble de tous ses membres, toujours au sol elle relève la tête pour regarder droit devant, larmes aux yeux. Elle murmure :

"Où es-tu ?..." Supposant qu'elle cherche encore et toujours sa gouvernante.

Tout à coup, nouveau choc ! Un bruit assourdissant, aigu voir strident venait de derrière elle.
Instinctivement sa tête se tourna vers le bruit et elle vu une énorme machine munie de deux lumières aveuglantes se dirigeait vers elle à une vitesse fulgurante ! Par réflexe, elle sauta contre un mur qui longeait la rue. C'était une sorte de char étrange conduit par un homme... Celui-ci, en passant à coté de la petit Méril commence à faire des signes de mécontentement incompréhensibles et continua son chemin...
Quel est cet endroit ? L'enfer ?
Ce n'est en tout cas pas en restant apeurée au sol qu'elle risque de trouver la réponse ! Dans un sursaut d'orgueil, elle se leva enfin, cria un bon coup la tête levée vers le ciel et en contractant tout son corps avant d'avancer avec conviction ! Dans une direction toujours très aléatoire ...
Elle ne reconnait pas les rues où elle passe, il y a beaucoup de monde, que des personnes humaines, beaucoup de chars aux lumières aveuglantes et là, au loin, elle aperçoit un homme, qui ressemble étrangement à son père...
Que faire ? Est-ce lui ? Si c'est le cas, il ne vaut mieux pas qu'elle se fasse voir de lui, elle n'est pas censée être dehors à une heure si tardive.
L'homme en question a l'air moins pressé que tous les autres. Méril décide de le suivre... Après tout, même si elle ne le connait pas, un visage "familier" ne lui fait que du bien.
Après plusieurs dizaines de mètres, il se tourna brusquement et son regard se posa immédiatement dans les yeux de sa poursuivante qui n'a rien trouvé de mieux à faire à ce moment là, que de faire semblant de pêcher, sans canne à pêche, dans une petite marre, l'air de rien ...
Elle se sent ridicule mais bon ... Si il est simplet, ça peut passer !
L'homme lui fait signe de le suivre... Oui, à elle spécialement, personne d'autre dans la rue ne fait attention à eux, comme s'ils étaient des fantômes. Elle a donc finalement l'air très idiote sans le vouloir ! Alors après avoir bien rougi, elle croisa les bras, fit la moue et traîna des pieds pour suivre cet homme qui l'amena jusqu'au centre ville.

"Ecoute moi bien jeune fille. Tu n'as rien à faire ici, ce monde n'est pas le tiens. Tu es arrivée là par erreur et tu dois repartir au plus vite."

"Ha c'est donc ça ! Mais avec plaisir, je ne veux que ça depuis que je suis arrivée ... Comment rentrer chez moi ?" Répond t-elle

"Il te suffit de rejoindre une boutique nommée "La licorne d'or", une fois la bas tu vas vite comprendre comment rejoindre ton monde."

"Merci !" Elle se mit alors à courir en direction de la première boutique qu'elle vu avant de s'arrêter net au milieu de la rue, se gratter la tête à l'aide d'un doigt, pensive et en marmonnant des choses incompréhensibles à elle-même. Elle se tourna vers celui qui ressemble à son père et hurla :

"Au fait monsieur ? ! Qui êtes vous ? !"

Un peu surpris de la réaction de la demoiselle qui a l'air d'être très ... Spéciale ... Il se contenta de répondre :

"Je suis le gardien de ces terres, surveiller l'arrivée d'êtres étrangers à ce monde fait parti de mon travail. Maintenant sauve toi, avant que ton âme ne se perde définitivement entre ce monde et Arcaëlle."

Prise de panique après la dernière phrase que l'homme énonça, elle couru à toute vitesse dans une boutique nommée "Le poney gris".
Elle poussa la porte, faisant sonner une petite clochette suspendue au dessus du pallier de la porte.
Les yeux grands ouverts et admiratifs, ses narines en train de frémir, Méril constate qu'elle est entrée dans une petite boutique pleine de parfum et de savon !
Un petit homme, vieux à la moustache grisonnante, sort alors d'un des rayons et demande à la jeune humaine :

"Que puis-je faire pour vous ?"

Étonnée qu'il puisse la voir, elle lui répond en rougissant :

"Mais ... Vous me voyez là ?"

"Evidemment que oui, pourquoi cette question ?"

"Quand j'étais dehors personne ne me voyait ..." Pensa t-elle à voix haute.

Un client tout au fond du magasin s'exclame alors :

"Si si ! Tout le monde vous a vu. C'est vous la folle qui pêchait avec une canne à pêche invisible dans une flaque d'eau et qui s'arrête au milieu de la route pour demander à un homme comment il s'appelle non ?"

Rouge de honte, Méril préféra ne pas relever ce que le client, qui continu de faire tranquillement ses achats, venait de dire. Elle décida d'en venir directement au fait avec le vendeur :

"Monsieur, savez-vous où je peux trouver la boutique "La Licorne d'or" ?"

Le vendeur se met alors à taper du poing sur son guichet en hurlant que cette boutique est leur principal concurrent et que leur savon pu le fromage de chèvre périmé ...
Voilà qui n'arrange pas les affaires de la jeune fille perdue. Elle retourna donc dans la rue, en prenant soin de se tenir correctement et se mit à chercher un nouveau magasin.
C'est alors qu'elle senti au loin, une odeur particulièrement affreuse. Son premier instinct lui dictait de ne pas y aller, pour la bonne survie de ses sinus, mais cette odeur de chèvre étrange mélanger à du tabac froid et de la moisissure de champignon lui fait dire qu'il s'agissait peut-être des fameux savons dont l'autre marchand lui avait parlé.
Et effectivement, en suivant son odorat elle se retrouva vite devant la boutique qu'elle cherchait !
Cette fois ci, elle prit soin de pousser lentement la porte, de s'essuyer les pieds et de hurler maladroitement :

"BONSOIR !"

Aucune réponse ne se fit entendre ... Et effectivement... Ca pu !
Méril posa délicatement sa main gauche devant son nez et avança dans la boutique, cherchant un potentiel vendeur.
Personne ...
Elle marche jusqu'au fond du bâtiment et y trouve une porte.
Comme elle commençait à vraiment en avoir marre de se monde pourri, elle ne se fit pas prier pour l'ouvrir et y pénétrer.
Elle se trouvait à présent dans une toute petite pièce. Et alors là, sans comprendre pourquoi, elle ne vit qu'une petite fissure au centre de la pièce mais également un tout petit bocal dans le fond de la pièce, posé sur un tabouret et à l'intérieur, un petit poisson rouge avec de grands yeux globuleux qui fixaient la jeune fille.
C'est alors qu'elle entendit une voix dans sa tête.

"Toi, tu cherches à retourner dans ton monde pas vrai ?"

"Qui me parle ?! Sortez de ma tête !" S'exclama t-elle

"C'est moi, Maurice, le poisson... Je suis chargé de faire repasser les âmes égarées dans leur monde originel. Et comme je suis un poisson, je ne peux pas parler. Alors je télépathe. Voilà quoi..."

Méril ne put s'empêcher d'exploser de rire, obligé de se tenir le ventre de douleur et de se rouler par terre après cette révélation.
Vexé, le poisson lui avoua qu'il ne comptait pas l'aider après de telles moqueries.
La jeune fille se demandait alors quoi faire pour le convaincre ... Tout en massant ses zygomatiques pour détendre ses muscles après ce fou rire, elle décide de s'approcher du bocal et de dire.

"Si tu ne m'aide pas, je fais tomber ton bocal à terre. Ou pire, je mets un de tes savons dans ton eau."

Apeuré, il propose à Méril de passer une épreuve avant de rejoindre son monde.

*Elle a quand même un sacré culot celle là...*

"Bon, place toi au milieu de la pièce et répond à mon énigme.

Ils sont deux,
Pas trois,
Pas un,
Du même jour,
Pas forcément pareils,
Mais à jamais liés.
Qui sont-ils ?

"


Un peu surprise de devoir passer une épreuve, elle s'exécuta et se plaça donc au milieu de la pièce. Sans même réfléchir à la question, elle donne la réponse dans la seconde qui suit. Après tout, la logique, les énigmes et tout ce qui nécessite un peu de neurone, elle aime ça !

"Des testicules !"

Et là, c'est le poisson qui se mit à éclater de rire dans la tête de Méril qui est obligée de se boucher les oreilles pour espérer l'entendre moins fort.
Après 5 bonnes minutes de rigolade, Maurice lui annonce :

"Non, désolé mais .... PFOUHAHAHA ! C'est perdu HahahahahAHAHAHAHA !"

"Comment ça c'est perdu ? Ma réponse est incorrect où ce n'est simplement pas la réponse que tu attendais ? Allé ! S'teplé ! Pousse pas le bouchon trop loin Maurice ..." Tenta t-elle de se défendre.

Le poisson, heureux d'avoir autant rit, accepta de laisser passer Méril. La fissure au sol s'ouvrit en grand et la jeune fille commença à nouveau une chute interminable. Finalement, elle touche enfin le sol !

"Aie !"

Sans attendre, elle se releva, prête à esquiver le moindre char aux lumières éblouissantes ou prête à pêcher n'importe quel poisson qui se trouvera dans une flaque d'eau.

"Ben alors ? Tu ne tiens pas debout ? Hahaha"

C'était la gouvernante ! Heureuse de la retrouver, Méril lui sauta dans les bras et lui fit comprendre qu'elle lui avait beaucoup manqué. Sans trop comprendre pourquoi après une simple chute elle avait l'impression d'être partie 5 bonnes heures, elle reprit son itinéraire hasardeux mais cette fois, sans lâcher la main de son amie.
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Lun 20 Fév - 11:20
C'était une belle journée ensoleillée en Arcaëlle, bien qu'il faisait froid. Une fois de plus je vagabondais sur les terres de Zaï'Lou sans but précis. Il faut dire que ça m'arrivait très souvent. Je regardais le ciel sans me préoccuper de ce qui se passait alentour et vis un rapace voler au-dessus de ma tête. « Quel bel aigle que voilà ! » me dis-je à moi-même. C'est à ce moment là que j'entendis quelque chose à côté de moi, comme le bruit d'un petit animal qui fouille dans le sol. Je me tournais vers la source de ce bruit et vis un petit lapin blanc.

- Oh ! Je crois que j'ai trouvé mon repas de ce soir ! Désolée, petite chose, mais tu vas me servir de nourriture !

Je me saisis d'une petite corde à laquelle je fis une boucle et un nœud coulant et m'accroupis pour être à niveau de ma proie. Doucement, je m'avançai, sans un bruit et lorsque je sentis que ce fut le bon moment, je jetai la boucle en sa direction pour lui attraper la tête. Manqué ! La bête pris peur et s'enfuit à toute hâte. Je me jetais alors à sa poursuite, cherchant à la rattraper. J'usais de mon fluide thâ pour me projeter en avant et essayer de m'en saisir. Ce n'est que trop tard que je me rendis compte de la présence d'un trou béant dans le sol, dans lequel je tombai tête la première.

Je poussais un cri de terreur, tandis que je tombais sans fin. La chute me semblait terriblement longue et un mal de crâne commença à me gagner. C'est alors que le sens du monde sembla s'inverser, comme si je n'étais plus en train de tomber mais plutôt de m'élever dans les airs. Je finis pas tomber... ou plutôt atteindre le plafond... Je ne savais plus trop dans quel sens j'étais. J'avais les pieds à présent collés au plafond, mais mes cheveux montaient comme si j'avais la tête en bas. Pourtant je pouvais librement marcher sur le plafond.

- … … … C'est quoi ce délire ? Pourquoi j'ai la tête en bas ? Hé !!! C'est quoi ce plan pourri ? Je vous jure que si vous me faites le coup du gâteau qui fait grandir et de la boisson qui fait rapetisser, je quitte ce récit !

Oui, ça peut paraître fou comme ça, mais j'étais plus ou moins au courant que tout ceci n'était qu'une histoire... comment ? Ne me le demandez pas. J'avais un espèce de don/malédiction très bizarre. Tout ça pour dire que j'étais bien embêtée avec les bêtises de l'auteur.  Je vis se profiler devant moi un chemin taillé dans la roche, au bout duquel se dessinait une grande lumière.

- Heiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin ???? Un tunnel noir avec une grande lumière au bout ? Tu... Non... Tu vas pas me faire mourir quand même !! Tom ! Arrête tes conneries !!! Je veux pas mourir !! Hoy !!! J'm'en fous ! J'irais pas dans la lumière... j'irai pas dans la...

Mais la lumière m'aspira, comme si j'étais poussé par une volonté divine... ou plutôt celle de mon auteur... Bref... Le fait est que je fus aspirée comme... non je préfère ne pas vous faire d'analogie comme celle que j'ai en tête. Et oui, ça a un rapport avec le sexe ! Je fus finalement aveuglée par cette grande lumière qui me pénétra. Oh oui ! Hum... bref... Cette lumière qui me fit perdre connaissance.

Je me réveillais quelques instants plus tard, l'esprit embrumé. Il y avait tout un tas de bruits autour de moi et j'entendais des personnes s'attrouper autour de moi. Mais que se passait-il bon sang ? J'ouvris les yeux et me retrouvais alors face à tout un tas de personnes étranges, portant des vêtements très bizarres et surtout... ils étaient tous humains et avaient des yeux bridés. Tous étaient en train de regarder alternativement d'étranges boites qu'ils tenaient en main et moi-même.

- Heiiiin ? Oh... Bordel... mais je suis où là ?
- Ooooh ! Sugoi ! dit l'un d'eux.

Un autre s'approcha de moi et me tendis la main.

- Daijobu desu ka ?
- Hein ?? Daijo quoi ? Je pige rien à ce que tu dis !
- Est-ce que ça va ? dit-il finalement, comprenant que nous n'avions pas le même dialecte.
- Hum... ça va... Guh...

Je pris sa main et il m'aida à me relever avec un grand sourire. Il avait des lunettes rondes et portait une espèce d'étrange robe de chambre blanche et bleue qui ne devait finalement pas en être une, puisqu'elle s'arrêtait au niveau de son torse et était rentré dans un pantalon très large, bleu également. Il portait des chausses au pieds et d'étranges sandales dont la lanière passait entre son gros orteil et ses autres doigts de pied. Étrange accoutrement... Se pourrait-il que...

- Tom !!! Tu m'as quand même pas fait atterrir au Japon, là ?
- Nani ? Vous êtes sûre que vous allez bien ? A qui vous parlez là ?
- Heu... Ah... à personne ! Hum hum ! Je... Je divaguai ! Hé hé hé ! On... On est où là ?
- Hein ? Ben... dans le quartier de Shinjuku... à Tokyo !
- To... Tokyo ?
- Ben oui... Tokyo ! La capitale du Japon !
- Tom, putain... t'abuses...
- Hein ?
- Rien... Rien... Je réfléchissais...
- Joli cosplay au fait ! Dit-il en souriant.
- Cosplay ? Oh... heu... Hé hé hé hé hé ! Ouais ouais ! T'as... t'as vu ça un peu ?
- C'est incroyable comment elles sont bien faites tes oreilles ! On dirait des vraies !
- Évidement que se sont de vraies !!! Je suis une elfe !! m'emportai-je.

Il me regarda étrangement comme si j'avais sorti la plus grosse connerie de l'univers. Il sourit d'un air gêné et me tapota l'épaule.

- Ahaha ! C'est pas la peine de prendre ton rôle autant au sérieux. Je porte un kimono et un hakama, ce n'est pas pour autant que je me prends pour un samouraï ou un maître de dojo !
- Un quoi ?
- Un samouraï, oui ! Tu ne sais pas ce qu'est un samouraï ?
- Évidemment que je sais ce qu'est un samouraï !! Sinon tu crois vraiment que je porterai un sabre en bois et un sabre en acier dans le même style qu'eux ?
- Ah ah ah ! Ah oui ! Effectivement ! Mais heu... C'est une réplique, hein ? Rassure moi... Tu devrais peut-être le mettre dans un sac ! Si la police te vois avec un sabre comme ça... ils vont sûrement t'arrêter...

Les autres continuaient de parler autour de nous, visiblement fascinés par ma personne. Ils semblaient tous plutôt excités à ma vue, comme s'ils n'avaient jamais vu de femme en vrai. Je reportais mon attention vers le jeune homme qui me conseillait de ranger mon sabre dans un sac.

- Ben le problème, c'est que j'en ai pas sur moi...
- Hum... Tiens ! Attends !

Il fit basculer son sac, en avant, un sac vraiment étrange, fait dans un tissu que je ne connaissais pas, coloré en noir. Il sorti du sac un autre sac en toile, celui-ci plus conventionnel à mes yeux, même s'il y avait de drôles de ficelles qui en pendaient.

- Tiens ! Je m'en sers pour ranger mon bokken dedans. Tu peux le ranger là en attendant.
- Heu... Merci... 'fin je suppose !

La police... la police... se devait sûrement être une milice locale... il était peut-être interdit de porter des armes ici. Tant pis... Je devrais donc camoufler mon arme en espérant que dans ce monde il n'y ait pas de danger. Oui... Maintenant j'en étais convaincu, je n'étais clairement pas dans mon monde. J'étais un peu paumée d'ailleurs... Je regardais autour de moi et vit de grand bâtiments s'élever jusqu'au ciel. Cela me donnait le vertige... Quelle horreur ! Comment pouvait-on vivre dans des bâtiments aussi hauts ? C'était terrifiant.

- T'as l'air perdue ! Tu veux qu'on te fasse visiter ?
- Hum ? Heu... Ou... ouais ?

Que pouvais-je dire d'autre ? Je me retrouvais à présent dans un lieu totalement inconnu, sans savoir comment retourner en arrière. Il n'y avait aucun trou derrière moi, ni aucune grotte. Simplement une ruelle sombre et pleine de déchets visiblement. Étranges ces sacs noirs et ces... espèces de grosses caisses blanches avec des trous et différentes couleurs autour des trous...

- Viens avec nous ! On allait justement à l'arcade !
- La... La quoi ?
- La salle de jeux quoi ! Allez, viens ! Y a un rassemblement de cosplayeur comme toi !
- Heu... oh ouais ! Bien sûr ! Ahahaha ! Où avais-je la tête ? C'est exactement là où je devais me rendre !
- Ah ? C'est vrai ? Alors toi aussi t'es une otaku !
- Une otak... Heu... ouais ouais ! Exactement ! Hé hé hé !

Je ne savais pas ce qu'était une otaku mais il fallait que je fasse bonne figure, sinon on allait sûrement me prendre pour une folle. Mais bordel qu'est-ce qui se passait ici ? Pourquoi les gens étaient si étranges ? Et puis même dans ma langue, ils utilisaient un dialecte étrange... quand ce n'était pas dans une autre langue.

Je fus accompagnée jusqu'à la « salle d'arcades » comme ils disaient, et découvrit un monde tout nouveau que je ne connaissais pas. Tout d'abords la rencontre avec de drôles de personnes aux costumes extravagants, et quand je dis cela, je n’exagère rien, c'était encore plus fou que moi niveau provocation. Bref... Il y avait tout un tas de personne bizarre qui se regardaient dans des petites boites sur lesquelles des images semblaient défiler. Avec curiosité je regardais ces étranges machines. Le jeune homme qui m'avait accompagné vint alors vers moi.

- Hey ! On se prend en photo ?
- En photo ? Heu... ben... ok ?

Dans le doute, toujours dire oui, histoire de pas passer pour une débile. Il se colla à côté de moi et mit un de ces appareils devant nous. Il y eut un étrange petit bruit et il me montra finalement l'écran de la petite boite. Nous étions tous les deux affichés dessus, comme si notre image avait été copié... un peu comme une peinture, mais aux détails tout à fait réalistes. Je n'en croyais pas mes yeux et semblai totalement subjuguée par ce phénomène mystérieux.

- Ouhoooooo !!! Génial !!
- Hai ! On est plutôt bien sur cette photo ! Tu veux en reprendre une autre ?
- Fufufu ! Ouais ! Vas-y ! Je tape la pose ! C'est marrant ça !

Je pris plusieurs poses, autant ridicules qu'amusantes, en passant par des poses plus classes pour finalement en faire quelques unes très légèrement ambiguës, comme par exemple écarter légèrement mon haut pour laisser voir un peu plus de ma poitrine. Le jeune homme aux yeux bridés sembla même quelque peu rougir à ces provocations et finit par se taper la tête contre le mur alors que je riais aux éclats.

- Ok ok ! On va arrêter ça !! C'est... c'est beaucoup trop gênant !!
- Fu fu fu ! D'accord ! D'accord ! Et ça c'est quoi ?
- Quoi ? Les... Les bornes d'arcades ? T'as jamais vu de borne d'arcade ?
- Humpf... Je... je viens de la campagne, alors...

Une excuse qui marchait toujours bien dans mon monde, quand on ne connaissait pas certaine nouveauté. Il sembla quelque peu perplexe mais sembla finalement me croire. Il me montra alors ce qu'il en retournait. Encore une fois, il s'agissait de grosses boites avec des écrans où les images bougeaient... sauf que nous pouvions interagir avec. Il me montra comment faire et rapidement je pris la main dessus. Il fallait mettre des pièces pour faire fonctionner la machine quand on perdait. En tout cas je m'amusai beaucoup sur le moment. Il y avait tout un univers qui se découvrit à moi. J'appris tout un tas de chose sur ce monde rien qu'en passant par leurs jeux. C'était formidable tout ce que j'avais pu voir. Je comprenais enfin ce qu'était les étranges boites de métal qui roulaient tel des carrosses sans chevaux dans la rue que nous avions traversé. Je comprenais enfin les traînées blanches dans le ciel... des avions ! L'humanité avait appris à voler dans le ciel, sans la magie. C'était tout bonnement formidable. Ils ne connaissaient tout simplement pas la magie, qui pour eux n'était qu'un mythe, mais ils avaient réussi à faire s'élever des monstres d'acier dans les airs.

Ce monde me sembla alors fort plaisant, et le jeune homme qui était avec moi semblait à la fois amusé et un peu inquiet de mon ignorance sûr certains sujet. En revanche, pour ce qui était du sexe, il ne semblait pas s'y connaître autant que moi, et à plus d'une reprise, je le mis dans l'embarras quand je parlais de ce sujet. Il me disait que je ne devrais pas en parler autant à la légère comme ça, ce qui me fit beaucoup rire d'ailleurs. Finalement nous sortîmes d'ici pour aller manger un morceau ensemble tous les deux.

Nous arrivâmes dans un lieu sympa, qui ressemblait fort à une taverne, mais avec leurs meubles étranges et bizarres. Tout était si... différent de mon monde... tellement plus artificielle. Le métal et le « plastique » comme ils l'appelaient, avaient remplacé les tables de bois, les chaises, et même les comptoir. D'autant que la culture était bien différente de celle que je connaissais. La nourriture... un délice ! J'eus le droit de manger ce qu'ils appellent des yakitoris... une merveille. Je finis par des dango, savoureuses friandises à base de pâte de riz.

Après notre repas nous nous dirigeâmes finalement dans un autre quartier de Tokyo, à ma demande. Je voulais trouver un coin de verdure pour échapper un peu à toute cette folie de béton et de métal. Il me fit donc prendre le métro... Bordel quelle expérience de merde ! Déjà la vitesse de cet engin me fit froid dans le dos, et en plus je me retrouvais collé à un vieux dégueulasse qui me mit la main aux fesses. Je lui en collais une en retour, mais dans la figure, histoire qu'il la sente bien passer... Et c'est à peu près à ce moment là que les choses ont commencé à dégénérer...

Un espèce de type bizarre s'est mis à beugler comme quoi je venais de frapper son oncle et qu'il avait perdu une dent sous le coup, il demandait alors réparation. Ça sentait clairement l'arnaque à plein nez, je l'envoyais donc promener. Il me traita alors de sale « Gaidjin » ce que mon ami Hiro (puis ce que c'est ainsi qu'il s'appelait) me traduit comme étant le mot pour désigner un étranger. J'eus des mots forts avec lui, et c'est au sortir du métro que je commençai à regretter amèrement la violence dont j'avais fait preuve. Il y avait tout un tas de type en veste en cuir noir, avec des tatouages partout sur les bras et parfois même sur le visage, avec des têtes bizarres et patibulaires. Il portait des bandanas rouges et surtout, ils avaient des matraques cloutés, et d'autres instruments intimidants.

- Ha... ahah... Soyez cool les gars... Je voulais pas d'emmerde moi... Vous avez quand même vachement cherché avec votre embrouille à deux balles...

Hiro essaya de traduire au mieux ce que je disais, mais rien à faire. Les mauvais garçons me fondirent dessus avec leurs objets dangereux. Je sortis un sabre en bois et leur fis face. Je crois qu'ils n'avaient jamais vu quelqu'un se battre aussi bien... malgré leur nombre, j'avais l'avantage. Cependant, il ne dura pas et je me pris quelques coups bien sentis. Il fallait trouver une solution, prendre la fuite. Je remarquai alors leurs motos... oui j'avais aussi vu ça sur les jeux vidéos. Les motos... Si c'était comme dans les jeux, je n'aurai pas trop de mal à m'en sortir. J'empoignai alors Hiro et le tira avec moi vers l'un des engins. Je montais dessus et le força à monter avec moi avant de partir en trombe. J'avais du mal... beaucoup de mal à la conduire. Ce n'était pas tout à fait comme sur la borne d'arcade avec la fausse moto... mais j'avais déjà une bonne base avec le jeu. La sensation était toutefois bien différente.

Je ne sais pas d'où sortait la musique qui provenait des écouteurs de la moto que je conduisais, mais elle était fort entraînante. Dommage que nous n'avions pas ce genre de musique en Arcaëlle...

Rock'n'Roll, baby ! :
 
- Mais t'es complètement malade !!! Ils vont nous tuer ! Il vont carrément nous tuer ! Faut jamais piquer des bécanes à des types pareils ! Et puis t'as pensé à notre sécurité ? Il faut toujours porter un casque en moto !!
- Relax, Hiro ! Il nous arrivera rien ! Je gère !
- Tu gères rien du tout ! On dirait que t'as jamais conduit de moto de ta vie !
- C'est le cas...
- Comment veux-tu que je sois relax alors ??? Arrête cette moto, kusoooooo !!

On entendit alors derrière nous de nombreux klaxons et des cris de fureur. Les gangsters étaient à notre poursuite.

- J'ai rien dit !!! Fonce !!! FOOOONCE !!! On va se faire massacrer...
- Ahahah ! C'est qu'ils ne me connaissent pas ! Yiiiiiihaaaaaa !!! Pleins gaz !!
- Ouaaaaaaaaaaaaaaaaah !!!

J'accélérai à fond et traçais notre route comme une fusée tandis qu'Hiro hurlait de crainte. Nous passâmes à tout vitesse une intersection, slalomant entre le véhicule lorsque nous entendîmes un cri mécanique strident.

- Une sirène de police... c'est la police bordel ! On a les flics aux fesses maintenant !!! Arrête-toi, Tahiri ! Arrête-toi ! On va avoir des problème si on continue comme ça !!
- Heiiiiiiin ? Des problèmes avec la police ? Pas question que je les laisse nous attraper ! Ils vont nous mettre en taule ! C'est bien ça, hein ?
- Ça sera encore pire si tu t'arrêtes pas !
- Hé hé hé ! Je parierai pas là dessus si j'étais toi ! Accroche-toi !!!
- Yada yada !!!! Yada yoooo ! Kichigai !!! Yamero yo !!! Yamero kudasai !!!
- Je piges pas quand tu parles en japonais !!! Ouhooooooooooo !!!!

Je vis une camion arrêté en plein milieu de la route. Pour Hiro c'était fini, nous étions déjà mort, la voiture de police derrière nous s'était arrêté mais je n'aurai jamais le temps de freiner à temps... Je décidais d'user de mon fluide de vent pour nous projeter en l'air, nous et la moto. Nous décollâmes au dessus du camion devant les regards effarés des passants qui nous virent atterrir sur un toit et disparaître. Je freinais finalement une fois arrivés sur le toit et arrêtai le véhicule. Hiro retira ses mains des yeux et regarda autour de lui avec stupeur.

- Que... Hein ??? Quoi ? On... on est encore vivant ? Que... Où on est là ? On...
- Sur le toit...
- SUR LE TOIT ? Co... Comment on est arrivé sur le toit ? C'est... c'est toi qui a fait ça ??
- Yep !
- Comment ?
- Hum ! Secret professionnel ! Une magicienne ne révèle jamais ses secrets !
- Une magicienne ? Tu... Tu es une sorte de prestidigitatrice ?
- Une presti... heu... ouais ! Évidemment ! Ahahah ! Mentis-je.
- C'est... C'était quoi le truc alors ?
- Je te l'ai dit ! Secret !
- … Ouais... ouais mais quand même... Je ne vois même pas de grue dans les environs...
- Comment veux-tu voir une grue par ici ? Il n'y a même pas de rivière dans le coin...
- … … … Parfois je me demande si tu n'es pas complètement débile...
- T'as bien vu ma gueule ? J'ai l'air d'une débile ?
- Oui...

Je m'effondrai au sol et me mis en position fœtale, répétant sans arrêt dans de faux sanglots que j'étais une débile.

- O... ok ! Je... je plaisantais !!! Je plaisantais ! Yamero yo ! Arrête ça !  
- Oh ! Tant mieux... j'en avais marre à dire vrai !
- T'es vraiment navrante parfois...
- Bien... Comment on va descendre maintenant ?
- … Tu nous as fait monter sur ce toit et tu sais pas comment descendre ?
- Heu... Hé hé hé ! J'avoue que je n'y ai pas réfléchi avant...
- Navrante...

Je trouvais finalement une porte de service sur le toit et espérai qu'elle ne soit pas fermée de l'autre côté. Par chance, ce n'était pas le cas, je pus donc l'ouvrir et invitai alors Hiro à passer.

- On ne sait même pas où ça mène... si ça se trouve on va se retrouver chez quelqu'un par effraction...
- Tu vois une autre solution, toi ?
- … Non... c'est vrai ! Allons-y ! gloups...

Il passa en premier et je le suivis de près. Nous arrivâmes dans une cage d'escalier en colimaçon que nous descendîmes avant de nous retrouver face à une autre porte. Celle là non plus n'était pas fermée et Hiro pu pénétrer à l'intérieur même du bâtiment. C'était une vieille boutique peu éclairée et poussiéreuse. Il y avait tout un tas d'objets étranges et anciens ici, ainsi que des bocaux qui contenaient d'étranges substances et ingrédients.

- Kuso ! Mais où est-ce qu'on a atterri... On dirait un genre de musée des horreurs !
- Hum... Aucune idée...
- Bonjour, étrangers !

L'angoisse:
 
Hiro et moi sursautâmes tous les deux alors qu'une voix inconnue se fit entendre. Nous regardâmes partout autour de nous pour chercher la provenance de la voix, mais en vain. Il ne semblait y avoir personne... Personne à part ce lapin sur le comptoir. Le lapin regardait dans notre direction et tapota de la patte arrière sur le comptoir où il se trouvait avant de prendre la parole.

- Oui ! C'est à vous que je parle !!
- Le... Le lapin... Le lapin... il... il a parlé... dit Hiro terrorisé.
- Nan nan nan ! Ahaha ! Ça doit juste être un gag ! Sûrement un type qui se cache derrière le comptoir et nous fait un tour ! Hé oh !!! Monsieur le vendeur ! C'est bon, vous pouvez sortir de derrière votre comptoir !

Le lapin sauta du comptoir et me donna un coup de patte en plein visage.

- Non mais c'est moi qui te parle, abruti !!
- Ouuuuuhaaaaaaaaaaaaaaa !!!! Un lapin qui parle bordel !!!

Je rejoignis prestement Hiro qui était collé à un coin de la salle, en total panique face à ce phénomène inexplicable.

- Tu me reconnais au moins, petit garce ? demanda le lapin avec agressivité.
- Heiiiiiiin ?

Je ne voyais pas du tout de quoi il parlait, et à vrai dire je me demandai bien ce qu'un lapin pouvait bien dire...

It was this moment when Tahiri knows... she totally fucked up. :
 
- C'est moi que tu as essayé d'attraper pour ton repas de ce matin, stupide elfe à la coloration capillaire médiocre !
-Que... T'as dit quoi sur mes cheveux là ??? Heiiiin ? Ils sont très bien comme ça mes cheveux, civet sur pattes ! Mais... Mais oui tu es le lapin de ce matin bordel !! C'est... alors c'est toi qui m'a joué ce tour ?
- Hein ? Mais de quoi vous parlez tous les deux ? s'étonna Hiro.
- La ferme ! Je règle d'abord mes comptes avec cette boule de poils ! C'est quoi ton problème ? Heiiiiin ? Pourquoi tu m'a emmené dans ce monde ?
- Pour te punir d'avoir voulu me chassé ! Ku fu fu ! Grande sotte !

J'attrapai le lapin et me mis à l'étrangler.

- La ferme !! Je vais te transformer en civet espèce de...
- Gluargh !! Non !! Arrête ! Si tu me tues maintenant tu ne pourras plus retourner dans ton monde... C'est moi qui protège le passage vers Arcaëlle dans ce lieu...
- Heiiiiin ?
- On est dans la boutique de la Licorne d'Or ! C'est un passage secret pour les gens d'Arcaëlle qui se sont perdus dans ce monde-ci !
- Raaaah ! Renvois moi dans mon monde alors, ou sinon j'te fais sauter la tête comme une pastèque, enfoiré de lapin ! C'est pas que je me plaigne de ce monde, mais c'est pas le mien ! Je peux pas rester ici ! En plus j'ai des yakuzas au cul !
- Mais de quoi vous parlez, tous les deux ? Vous êtes complètement fou ! s'écria soudainement Hiro.

Je me tournai alors vers Hiro et me rendis soudainement compte d'une chose : plus jamais je ne le reverrai... Si je rentrai dans mon monde... plus jamais je ne reverrai ce jeune homme qui m'avait fait découvrir tant de chose, plus jamais je ne pourrai profiter des divertissements qui se trouvaient en ce monde... Pour toujours, Hiro disparaîtrait de ma vie...

préparez les mouchoirs:
 
- Hi... Hiro...
- C'est quoi cette histoire ! De quoi il parle ? C'est quoi Arcaëlle ?
- C'est... C'est mon monde... Je suis pas une cosplayeuse, Hiro... Ce sont de vraies oreilles... et ça ce sont mes vraies cheveux... pas de coloration... Je suis une elfe, Hiro...
- Qu'est-ce que tu racontes ! T'es complètement cinglée ! Ça n'existe pas les elfes et...
- Ça ne t'a jamais paru bizarre que j'en sache si peu sur ce qui nous entourait ? Et la moto... ce n'était pas un truc... la magie existe dans mon monde, Hiro. Je me suis servi de la magie pour nous faire voler jusqu'au toit.
- Tu... Tu mens... C'est pas possible... C'est encore un de tes tours... J'en ai marre de tes mensonges et de tes tours !!!

Je le regardai alors tristement et fis non de la tête. Il me traita de menteuse et s'en alla en courant de la boutique.

- Hiro !!

Je restais silencieuse face à sa fuite... Il était parti sans que je puisse lui dire adieu... D'un air abattu, je me tournais vers le lapin et lui demandai alors :

- Renvois moi chez moi...
- Très bien, mais d'abord, tu vas devoir répondre à une énigme !


Ils sont deux,
Pas trois,
Pas un,
Du même jour,
Pas forcément pareils,
Mais à jamais liés.

Qui sont-ils ?


Je déglutis en écoutant les derniers mots de la devinette. Elle était si simple, si évidente pour moi... L'image de ma défunte sœur me revint en plein dans la face, et les larmes commencèrent à perler sur mon visage.

- Des... Des jumeaux... ce sont des jumeaux...
- Bonne réponse, jeune elfe ! Tu vas pouvoir retourner dans ton monde ! Tu vas commencer à sentir ton corps disparaître et ton esprit se perdre... mais ne t'en fais pas, c'est normal, c'est juste que tu rentres chez toi !
- …

La porte de la boutique s'ouvrit avec fracas et je vis Hiro revenir, essoufflé.

- Tahiri... Je... Je suis désolé !! J'aurai pas du partir comme ça... En plus j'ai ton sabre et... Je... Je sais que tu es un peu spéciale mais... T... Tahiri !! T'es... T'es en train de disparaître !!

Je me tournai vers lui et lui fit un sourire pleins de larmes alors que mon corps était en train de devenir de plus en plus transparent.

- Ça y est, Hiro... je rentre dans mon monde.
- Pas... pas possible... alors c'était vrai ? Alors... tout ça était vrai ?
- Oui...
- Non... Non ! J't'en supplies ! Ne disparais pas !! T'en vas pas !!!

Il se jeta sur moi et me serra dans ses bras, les yeux pleins de larmes.

- Je n'ai pas ma place ici, Hiro... Arcaëlle c'est chez moi... Tu.. Tu vas beaucoup me manquer aussi, Hiro !
- Non ! Non c'est pas vrai !! Non !! Pour une fois que j'arrive à me faire une amie, elle vient d'un autre monde... C'est pas juste ! USO USO USOOOOO !!!
- J'aimerai bien te dire que je mens... mais c'est la vérité... Je... J'ai été contente de faire ta connaissance Hiro... ne sois pas triste, d'accord ? Je suis sûr qu'avec ce que je t'ai appris, tu te ferra pleins d'amis maintenant... Merci pour tout Hiro !
- Tu vas me manquer, espèce d'imbécile... Tu vas me manquer !

Je lui souris une dernière fois et saisis mon sabre qu'il me tendait les larmes aux yeux, avant de disparaître pour de bon de ce monde. Après un long moment d'errance dans le monde des rêves, je finis par me réveiller en Arcaëlle, dans la clairière que j'avais quitté le matin même.

- Ce n'était pas un rêve hein ? Dites-moi, dieux d'Arcaëlle... Dites-moi que ce n'était pas juste un rêve...

Un corbeau se posa sur mon épaule et se frotta à moi. Je me mis à sourire en pensant à Hiro et me remis en route. Ça n'avait définitivement pas été un rêve.
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Bonjour,

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Lun 27 Fév - 19:28
Bonsoir,

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1er prix : 40 XP > ETHAN EISHERZ
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3ème prix : 15 XP > GRÉGOIRE BOISDEFER et MERIL
4ème prix : 5 XP
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