L'Aube des Mondes
Bonne visite dans notre univers.

Sam 29 Oct - 11:23
Le plan de Saladin était cruel, tu le savais. Tu grimaça longuement en frémissant, tu doutais vraiment maintenant que Salasin t'avais révélé son plan remplit de sombre dessein. Tu cachais ton inquiétude derrière une mèche qui s'assombrit de nouveau. À force de les assombrir tu n'allais pu être le même qu'avant.

Tu te mis à te mentir, te disant que tout se passerais bien, que Lemmy allait remporter la victoire, que personne ne découvre tes plans et que Babd ne causerait pas la mort de sa dulcinée. Tu avais conscience qu'au fond ce ne serait pas aussi facile, aussi simple.

« Je ne pense pas pour ma part. Je vais aller me reposer avant le moment fatidique. J'attends que tu sois prêt, petit frère. »

Tu gardais un immense calme mais tu étais loin de l'être, tu stressais rien qu'à l'idée de savoir que tu allais aller sur un champ de bataille. Aucun de ta famille ne tolérais ta peur, tu devais l'enfuir au fond de toi, au plus profond, quitte à rendre une nouvelle de tes mèches sombre.

Tu fini par te relevé et marcher calmement vers la sortie, si quelqu'un voulait t’interpeller c'était maintenant ou jamais. Tu prévoyais de t'entraîner un peu avec ta magie afin d'être capable de soigner en cas de problème.

« Où puis-je me poser, Saladin ? »
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Sam 29 Oct - 14:21
Personne n'eut plus de question, l'affaire fut réglée et Lemmy quitta la table après que son « grand-frère » l'ai encouragé. Il ne lui répondit même pas et poussa un dernier « Uryyyy ! » avant de s'en aller.

Je restais là à observer les derniers intervenants présents dans la pièce. Saladin semblait satisfait s’apprêta à quitter la pièce quand Thaielsen s'empressa de lui poser une question.

Où puis-je me poser, Saladin ?

Le chevalier noir resta silencieux un instant avant de se tourner vers lui et de lui parler aimablement.

Je laisse à votre disposition ces serviteurs. Ils vous conduiront à vos quartiers pour que vous puissiez… vous reposer. Si vous désirez me parler, il faudra attendre demain matin, j'en ai bien peur. Je ne suis qu'un mzékils, et comme tout mzékils, j'ai besoin de sommeil.
Attendez ! m'écriai-je alors.

Saladin se tourna vers moi, d'un air surpris, comme s'il ne s'attendait pas à ce que je l'interpelle.

Oui, Badb ?
Père… De toute la soirée, vous n'avez pas retiré votre casque. Je pensais qu'étant votre fille je pourrais… voir au moins une fois votre visage que je n'ai encore jamais vu !

Saladin fronça le sourcil et me regarda avec un œil critique. Il soupira et finit par dire :

C'est vrai… Je t'expliquerai pourquoi je garde ce masque plus tard et consentirait à accéder à ta requête… mais plus tard. Retrouves-moi demain matin dans mes quartiers… Je laisserai des consignes aux gardes pour qu'ils te laissent passer. En attendant… passe une bonne nuit… si le sommeil te vient. Je laisse des serviteurs veiller à ce que tu ne manques de rien… Tu peux en disposer comme bon te semble, absolument comme bon te semble !
Que voulez-vous dire ?

Il regarda les serviteurs qui venaient d'arriver dans la pièce et eut un éclat de malveillance dans l'oeil.

Et bien… Je connais ta nature… alors… si il te vient un certain désir de te sustenter… n'hésite pas !
Me susten…

Je laissai ma phrase en suspens, et compris alors ce qu'il voulait dire par là. Il me jetait ces serviteurs comme s'ils n'étaient que du bétail. Qu'ils soient là pour les tâches ménagères ou pour assouvir l’appétit du monstre en moi, cela n'avait aucune importance pour lui.

Vous n'y pensez pas !
A quoi donc ? Au fait qu'ils puissent satisfaire le moindre de tes désirs ? Bien sûr que si… cela ne devrait pourtant pas te choquer… Badb ! Tu es une créature démoniaque ! Tu es bien au-dessus de leur petites vies pitoyables.
Je…

Je restais silencieuse un instant, et me résignai alors à y consentir. Oui… En tant que Badb je ne devais éprouver aucune pitié à sacrifier des vies, je devais me montrer impitoyable.

Oui… Vous avez raison père… Pourquoi avoir pitié de simples serviteurs ?
Bien ! Bien ! Voilà qui est mieux ! Je commençai à douter de toi, ma fille !
Vous n'avez pas à douter de moi, père. J'accomplirai ma tâche comme je le dois.

Saladin me fixa encore un peu, comme pour essayer de déceler un mensonge à travers ma bouche, mes yeux, mon attitude. Il soupira profondément et nous laissa en compagnie des serviteurs. Je me tournai alors vers Thaielsen et soupira de désarroi.

Ce n'est pas passé loin… Je crois que nous devrions aller nous reposer… je… tout ça m'a épuisée…

Les serviteurs nous conduisirent chacun dans de grandes chambres avec toutes les commodités qu'elles offraient. Il y avait même une salle d'eau et une bassine d'eau à l'intérieur pour pouvoir s'y rafraîchir. Les serviteurs restaient à nos dispositions, comme de vulgaires jouets. La plupart d'entre eux, je l'appris à force de les observer, n'étaient que des esclaves, de pauvres bougres arrachés à leur foyers, à leur familles, pour servir nos besoins. Cela me dégoûtait et à plusieurs fois, l'envie irrépressible de les libérer me vint avant que je ne la restreigne. Je ne pouvais pas faire cela, je ne pouvais pas me trahir. Il en dépendait de mon sort et de celui de beaucoup d'autres personnes.

Je me posais donc dans mon lit après m'être dévêtue totalement. Je pensais alors à Sëya et lui envoya un message par la pensée, avec un mélange de colère et d'angoisse.

Sëya, tu dois avertir Grégoire et les autres… Saladin et Lemmy comptent lancer un assaut de masse sur Wasdkioljer. J'y participerai et je pourrai sûrement profiter de cette occasion pour m'échapper. Mais ils comptent lancer des portails dans toute la ville et prendre Wasdkioljer avec toute leur puissance. Ça va devenir terriblement dangereux, j'ai peur que le Domaine ne puisse pas faire face à cet assaut. Je t'aime, Sëya… je voudrais tellement être avec toi… C'est horrible ici… Mais je ne veux pas qu'il vous arrive malheur en affrontant les Hayert'Väals à Wasdkioljer… Sëya…

Je sentis alors une terrible douleur m'étreindre. Depuis tout ce temps je n'avais pas manger et la faim me gagnait rapidement. Mon corps ne pouvait plus lutter contre cette envie irrépressible de faim, de chair fraîche, de sang. Je sortis de mon lit en tremblant, poussé par cette envie morbide et m'avança alors vers le petit salon qui était accessible avant de pénétrer dans la chambre. Il y avait là quelques serviteurs qui tremblèrent en me voyant arriver. Je m'approchai de l'un d'eux, c'était une jeune femme, au teint blafard, qui n'avait sans doute pas reçu les meilleurs traitements qui soient… Elle avait été battue et malmenée afin de devenir docile. Quand mon regard se posa sur elle, elle se mit à gémir tout doucement et à m'implorer d'une voix très faible.

S'il vous plaît, non… pitié… par pitié… non…

Je la pris par le bras, et la tira vers moi, retirant sa capuche de sa tête. C'était une mzékils, brune, aux ailes prisonnières d'un harnais. Sa peau, si pâle, laissait apparaître de jolies veines bleues dans lesquelles palpitait son sang. Je la saisis par les épaules et l'emmena tout doucement dans ma chambre. A l'abri du regard des autres serviteurs qui continuaient de trembler de peur, je la colla tout doucement contre le mur, exerçant juste ce qu'il fallait de force pour la maintenir ainsi. Elle ne se débattit pas mais continua à m'implorer.

Chuuuuuuut… N'ai pas peur… Ça ne fera mal qu'un bref instant… après tout ira bien !
Non… je vous en supplie… pas ça… pas ça…
Chuuuuuttt…. Chut… Tout va bien se passer. Je vais prendre soin de toi.

J'approchai alors mon visage de son cou et ouvris la bouche en grand, dévoilant de grandes canines acérées. La mzékils continua à pleurer de plus bel, et poussa un petit cri, lorsque d'un coup, je plantais mes dents dans sa chair tendre. Je me mis à sucer alors le sang qui s'en écoulait, savourant le breuvage avec un plaisir malsain. La servante gémit alors plus faiblement, tandis que je lui suçotais le cou avec une certaine sensualité. Je me mis à la caresser doucement au visage, lui assurant que tout irait bien. Elle se laissa faire et ne poussa plus que de petit gémissement faibles et dépourvu de combativité. Je sentais, d'une certaine façon, qu'elle y prenait à présent un plaisir malsain, masochiste.

Après un moment à lui avoir pompé le sang, je m'arrêtai, me rendant compte de ce que je venais de faire. La fille était encore en vie semblait-il, mais quelques instants de plus et j'aurai pu lui ôter la vie, quelques gouttes de sang en plus et s'en était terminé d'elle. Je fis alors appel aux serviteurs et leur ordonna de prendre soin d'elle et de lui donner assez à manger pour qu'elle se rétablisse. Je les congédiai tous et me jeta dans mon lit en pleurant toutes mes larmes. J'avais cédé à mes pulsions… j'avais fait vivre à cette jeune mzékils un instant d'enfer. Comment pourrai-je un jour me le pardonner ? Je finis par m'écrouler de sommeil, après avoir versé toutes les larmes de mon corps.
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Sam 29 Oct - 15:09
Tu soupiras longuement, laissant parler Saladin, à vrai dire tu te fichais un peu de ce qu'il te disais, tu n'en avais même rien à faire, tu ne comptais pas aller lui parler après. Tu t'apprêtais à avancer mais fut bloqué par la question de Babd. Tu te contentas d'écouter sans un mot, fronçant les sourcils par son indélicatesse. Quand il eu fini, Saladin se mit à partir, te laissant seul avec Babd qui soupira de soulagement. Tu vérifias bien que le fluide obscure de Saladin était partit puis tu te tournas vers elle.

« Bonne idée, si tu as le moindre soucis viens me voir, je pourrais aussi te soigner si tu as été blessé tout à l'heure et que tu as mal. Si possible, viens me voir avant d'aller voir ton père. »

Tu hochas ta tête et laissas la miss aller dans sa chambre, allant toi-même dans la tienne. Tu demandas des fruits comme repas aux serviteurs et commenças à retirer ta veste. Tu gardais toujours la toge qui couvrait ton corps pour éviter de surprendre les serviteurs qui revenaient avec la petite corbeille remplit de baies.

En mangeant une tu sentis bien que tu étais loin de tes forêts habituelles, ces baies n'avaient quasiment pas de goût et elles étaient si froide qu'elle venaient sûrement de rare buissons tenant dans des zones enneigés. Tu avais la sensation d'avoir été emmené de force et enfermé ici sans l'avoir vraiment désiré.

Tu somnolas un petit peu pendant la nuit, jusqu'à ce que tu entendis toquer à ta porte. D'un petit oui, tu les laissas entrer, un peu paniquer, tu sentais un fluide faible, très faible, qui était entrain de s'éteindre dans leur bras. Ils avaient du entendre ta conversation avec Babd lui disant que tu étais capable de la soigner et les voilà, paniqués, ne sachant quoi faire.

Tu soupiras et te relevas en leur faisant signe d'allonger la malade sur ton lit. Une fois fait tu commenças à tâter chaque partie de son corps pour en trouver la cause. Tu sentais son poul faible mais qui survivait, tu n'en diagnostiquas pas de mort imminente, mais juste un besoin de repos et de manger assez important.

Tu fronça d'une manière assez importante tes yeux, tu avais vite compris ce qu'il se passait quand tu sentis deux léger trous au niveau de sa gorge, là où la veine est la plus importante. Elle s'était faite sucer le sang et était maintenant dans une phase d'une importante Anémie.

Tu essayas de refermer ces trous avec ton Aän et lui fit consommer quelques baies que tu n'avais pas manger par la méthode de la becquetée. Soupirant longuement tu finis par te tourner vers ses camarades.

« Elle a besoin de repos et de manger, essayez de faire en sorte que ce soit fait. »

Tu te redressas et laissa les serviteurs la reprendre, tu fini par les regarder toujours tes yeux clos.

« Où était-elle quand ça c'est produit? »

« Eh... Avec Babd... »

Tu lui fit signe de partir et te rallongea dans ton lit, tu étais maintenant sûr, tu devais parler à Babd demain avant qu'elle aille voir son père, tu craignais de plus en plus.
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Sam 29 Oct - 23:57
Je me réveillais le lendemain matin, dans un état étrange. J'avais en sentiment bizarre qui persistait, comme un vague flou qui brouillait mes pensées. Je mis un long moment avant de retrouver mes esprits et me rappeler pourquoi j'étais ici. Oui... cela me revenait maintenant, les fragments de ma mémoires se recollaient lentement pour me montrait ce qui s'était passé la veille et les derniers jours. J'avais suivi Saladin dans un portail magique pour m'en prendre à lui et lui faire payer ce qu'il m'avait fait. Je me rappelais aussi que j'étais encore là pour me faire passer pour une alliée.

Je passais ma main sur mon visage et sentis quelque chose de légèrement collant autour de ma bouche. Je regardai alors mes doigts et y découvris des tâches rouges comme le sang. Je restais pétrifiée d'horreur et commençais à me concentrer pour comprendre ce phénomène. Après un moment de réflexions, je me souvins alors ce que j'avais commis hier... un acte impardonnable, horrible. J'avais dévoré le sang d'une pauvre esclave... j'avais cédé à la nature démoniaque qui habitait en moi. Je me sentais sale, impure, profondément changée par cette expérience. J'étais devenue un monstre. J'avais envie de pleurer... pire... de disparaître. Que m'arrivait-il ? Qu'allai-je devenir ? Je ne voulais pas de ce sort mais dans mon état actuel, je ne contrôlais plus ma soif de sang. J'avais faim... horriblement faim. Je ne voulais pourtant pas faire de mal à qui que se soit... je ne voulais plus faire cela. J'avais besoin d'aide... J'avais besoin d'en parler à quelqu'un. Mon premier réflexe fut de penser à Saladin, qui devait sûrement en connaître un rayon sur les créatures maléfique... Mais je n'avais aucune confiance en lui... non... Il fallait que j'aille voir quelqu'un de plus... neutre.

Je me rhabillais en vitesse, essuyai tout le sang qui se trouvait sur mon visage et sortis de ma chambre. Des serviteurs m'attendaient dans le salon. Ils tremblèrent à ma simple vue. Je me sentis honteuse et évitai alors leur regard, me jetant sur la porte de sortie. Je ne pouvais affronter leur regard. Je parcourus les couloirs en vitesse et me dirigeais vers les appartements de Thaielsen. L'un des serviteurs se trouvait devant sa porte et me souffla alors :

Maître Thaielsen vous attend...
Il... il m'attend ?
Oui...

J'en fus encore plus angoissée. J'étais terrorisée à l'idée qu'il me juge. J'avais envie de hurler, de pleurer, de disparaître pour toujours. J'affrontai quand même mes peurs et pénétra finalement dans la pièce où le prêtre aveugle m'attendait.

Tha... Thaielsen... S'il... s'il vous plaît... S'il vous plaît, aidez-moi !

Je fondis en larmes, incapable de m'expliquer plus sur les motivations qui me menaient ici.
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Dim 30 Oct - 10:02
Tu n'arrivais pas à calmer ton inquiétude et malheureusement pour toi tes cheveux continuaient de noircir, ne laissant à la fin de cette terrible nuit qu'une chevelure obscure aux mèches dorées. Tu n'avais plus rien de l'elfe que tu étais. Tu haletais pour garder ton calme et malgré ton air doux, passif et sûr tu n'étais que remplis de sentiments négatifs qui te causais bien du mal.

La nuit avait été longue, très longue, mais Babd finie, aux aurores, par venir. Elle semblait terrorisée. Tu entendais ses pleures, ses plaintes et voyait son fluide tremblotait. Elle pleurait, elle avait été traumatisé par une action qu'il s'était produit visiblement hier. Pourtant, tu savais ce qui lui faisait si peur. Tu te releva et alla doucement passer ta main au niveau du derrière de sa tête pour venir plaquer son front contre toi.

Soufflant doucement, tu la câlinais comme tu l'avais déjà fais une fois. Tu savais pourquoi elle était dans cet état et tu étais rassurée qu'elle le soit néanmoins. Tu soufflas doucement en tentant de la rassurer, lui affirmant que tout se passera bien.

« Je sais que ton père aimerais que tu le fasse sur les serviteurs mais si tu veux et si tu arrive à te contrôler tu peux t'attaquer à moi... Je me soignerais ensuite... »

Tu espérais que cela lui suffise, tu espérais que cela pouvais la rassurer, tu lui avais même tendu ton bras, mettant en avant une des veines les plus importante. Tu la laissa alors choisir entre sucer ton sang ou non. Tu avais conscience qu'elle devait mourir de faim, tu espérais que ce ne soit pas autant pour venir te priver de ta propre vie, où vous allez avoir des problèmes.
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Näzver, celui qui ne tue pas

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Dim 30 Oct - 22:27
Thaielsen semblait comprendre mon désarroi et sembla soulagé que je vienne de moi-même à lui pour en parler. Probablement était-ce pour lui le signe que j'étais encore sensible et capable de pitié. Je n'étais pas totalement devenue un monstre dont les actes n'étaient dictés que par les pulsions de faim et de désir.

Il me rassura, me caressant doucement l'arrière de la tête et colla avec délicatesse mon front contre son torse. Je pouvais entendre son cœur battre de là où je me trouvais, je pouvais sentir les pulsations de son sang à travers ses veines. Son odeur naturel me chatouilla les narines comme un doux parfum de tentation. J'avais encore faim... J'aurai volontiers goûté à son sang, je m'en serais bien délecté, mais je ne le pouvais pas. Je ne voulais plus céder à ce crime contre nature... à cette soif irrévocable.

Contre toute attente, Thaielsen m'expliqua son point de vue et proposa une chose que je n'aurai pu imaginer, une chose qui me laissa dubitative. Il voulait m'offrir son sang, plutôt que me laisser m'attaquer à celui des serviteurs. Je pensais qu'il agirait contre ma faim, mais non, au contraire, il voulait la combler lui-même. Il me tendit son bras plein de veines et je le regardai un instant avec appétit.

N... Non... Je... Je ne peux pas faire ça ! Je ne peux pas accepter... je dois lutter.

Mais il était impossible de lutter contre cela, et je le savais. Saurait été aussi pertinent que de vouloir lutter contre le fait que le soleil ce lève le matin et se couche le soir. J'étais condamnée à une faim sans fin. Une voix en moi me poussa à accepter l'invitation. Après tout, il s'offrait de lui-même, cela m'éviterait d'avoir à attaquer et traumatiser les serviteurs. Oui, c'était pour le mieux, pour éviter le pire, c'était le moindre mal. Je consentis finalement à ce sacrifice et ouvris grand la bouche, dévoilant de grandes et longues canines. Je plantais alors mes crocs dans la chair de son bras nu et me mis à suçoter doucement son sang, en faisant bien attention de ne pas l'en priver trop.

Je pouvais sentir l'essence divine de son sang couler le long de ma gorge, comme un fluide délicat et savoureux. C'était différent du sang de la servante que j'avais malgré moi attaqué, il était plus nourrissant, et qu'il soit en partie d'Özan satisfaisait d'autant plus la faim de mon être démoniaque. Je retirais finalement mes crocs après quelques gorgées et essuyai ma bouche. Honteuse, je ne le fixai pas plus de quelques secondes avant de le remercier.

Je ne veux plus faire mal à qui que se soit... Je ne veux plus prendre de sang par la force... Vous... Vous vous sacrifiez pour moi... Si je pouvais m'en passer... Je suis terriblement désolée !
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Jeu 3 Nov - 9:12
Finalement tu l’avais prédit, elle ne pourrait pas aller contre la volonté de sa faim. Tu le craignais et grimaça de douleur quand elle vint planter ses crocs pour te voler ton fluide vital. Quand elle eu fini tu manquas de tomber en arrière et alla prendre ton bâton pour t’appuyer dessus. Tu te dirigeas vers la corbeille de baies pour en avaler quelques unes tout en usant de ton Aän pour te soigner.

Tu tournas alors ta tête vers elle une fois ressourcé, marchant doucement pour revenir lui caresser le haut de sa tête. Tu souriais tendrement avant de t’étirer doucement. Le fait qu’elle avait bu ton sang t’avais un peu ramolli, chose qui ne s’arrangea pas avec ton inquiétude constante et tes cheveux devenus totalement noirs.

« ça va aller ne t’inquiète pas… Je suis prêt à me sacrifier si cela peut sauver des innocents… »

Tu soupiras longuement avant de te décider à poser ta main sur l’épaule de la miss, souriant doucement.

« Pour le moment on va se contenter de ça, cela ne me dérange pas tant que tu évites de boire trop. Mais Saladin ne doit rien savoir, ni Lemmy, sinon ils se douterons de quelque chose… Je crains même les serviteurs de Saladin. »

Tu soupiras une nouvelle fois avant d’ouvrir légèrement tes yeux vidés de lumières, regardant le mur sans réellement le voir, définissant chaque fluide de chaque personne, tu ne voyais pas d’énormes puissance, Saladin et Lemmy étaient loin d’ici, il ne devait y avoir que de simples serviteurs, au moins les mages à la botte de Saladin n’étaient pas ici.

« Nous devons aller voir Saladin, mais ne lui parle pas de ta faim, s’il t’en parle joue le jeu, mais surtout ne lui pose aucune question, cela doit être un réflexe naturel pour toi, contente toi d’être souriante et cruelle, c’est la seule chose que je peux te conseiller. »

Tu fini par la lâcher avant d’aller prendre ton bâton et ton manteau, t’habillant doucement en fixant le fluide  de Morianne.

« Es-tu prête ? »
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Jeu 3 Nov - 11:24
J'étais à ce point dans mes tourments que je n'avais pas fait attention à l'apparence de Thaielsen. Mais après m'être confondue en excuses pathétiques, je pus enfin me rendre compte de son changement radical. Je voulu lui en parler mais je restais sans voix. Il me rassura par des paroles et gestes doux, m’expliquant qu'il préférait sacrifier son sang plutôt que la vie d'innocents. C'était fort louable de sa part. Il me demanda aussi d'éviter de le vider entièrement, ce que je consentis à faire, ne voulant nullement sa mort. Il m'expliqua également qu'il valait mieux ne pas en parler à Lemmy et Saladin, j'acquiesçai également. Il aurait fallu être fou pour leur vendre la mèche. Le mieux était d'éviter le sujet. De toutes façons nous n'aurions plus l'occasion de rencontre Lemmy puisqu'il était parti, occupé à rassembler ses troupes.

Il déclara finalement qu'il était temps d'aller voir Saladin pour discuter de choses importantes. Je soupirai et acquiesçai, n'ayant pas vraiment le choix de toutes façons. Il me demanda si j'étais prête, je lui répondis par l'affirmative et lui pris le bras pour le mener jusqu'à Saladin. Je voulais lui éviter, lui qui était aveugle, d'avoir à errer dans les couloirs à la recherche de mon père. Mais curieusement il semblait de diriger assez facilement, comme si malgré le fait qu'il soit aveugle, il pouvait « voir » mais avec ses autres sens.

Après quelques moment à parcourir les sombres couloirs de cette citée souterraine, qui n'étaient éclairés que par des braseros et torches en raison d'une absence totale de lumière du jour, nous arrivâmes finalement aux appartements de Saladin. Ils étaient lourdement gardés par des Serviteurs Noirs, revêtant des armures toutes plus terrifiantes les unes que les autres. Je sentais leur regard insistant sur moi, mélange de crainte et d'admiration malsaine. Je me tournais vers une rangée de leurs et leur montra mes dents tout en grognant comme un animal sauvage. Ils s'inclinèrent devant moi avec adoration, tel des fous qui s'extasient devant leur dieu maléfique. Ceux de l'autre rangée les rejoignirent dans leur inclinaison respectueuse. Je roulais des yeux vers le haut avec un profond dégoût et leur montrèrent tout le mépris que j'avais pour le monde entier.

Ils nous laissèrent entrer sans faire d'histoire. Nous passâmes une double porte et arrivâmes finalement dans un luxueux salon aux murs noirs, parcouru de dorures scintillantes, et couverts en partie par des tapisseries rouges et soyeuses, brodées d'or. Il y avait des fauteuils qui semblaient extrêmement confortables et n'attendre qu'une chose : que l'on s'asseye dessus. Mais tout au bout de la pièce, se trouvait un bureau somptueux derrière lequel se trouvait une cheminée allumée, un fauteuil imposant, et surtout une silhouette que je reconnaissais bien : Saladin. Il y avait cependant quelque chose de différent, quelque chose qui me frappa d'un coup, oui, voilà ! Il n'avait plus son casque… Une longue queue de cheval de cheveux noirs et gris, tombaient en cascade dans son dos. Il se tourna alors vers nous, nous dévoilant un visage caché dans l'ombre. Il avança de quelques pas et enfin je pus le voir tel qu'il était. Un homme d'une quarantaine d'années, aux traits biens marqués mais qui ne manquaient pas de charme. Il n'était pas spécialement beau, ni spécialement moche, il avait juste ce charisme et ce charme certain, quelque peu gâché cela dit par un cache-œil qui couvrait son côté droit. Il avait une barbe, de quelques millimètres, bien taillés, un nez droit, un peu grand.

Ah… Vous voilà… Je vous attendais avec impatience. J'étais sûr que vous viendriez d'ici peu. Installez-vous je vous en prie !

Je m'assis dans l'un des fauteuils et fixa mon père naturel. Je ne le quittai pas des yeux un instant, essayant de voir en lui un trait qui me serait propre. Définitivement, j'avais pris quasiment tous les traits physiques de ma mère, je n'avais rien de mon père. Il eut un sourire amusé en me voyant le fixer, et se tourna vers Thaielsen.

Avez-vous bien dormi, Maître Thaielsen ? Puis-je vous aider en quoique se soit ?
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Sam 5 Nov - 10:31
Tu semblais te satisfaire de la question de Saladin, tu n'avais guère envie de passer par divers chemins. Tu désirais plus que tout les retrouver, non pas forcément pour les utiliser mais plus les éloigner des simples paysans. Tu craignais leur puissance et jugeais qu'un simple mortel ne devrait jamais les utiliser. À tes yeux, seul toi et tes frères avaient le don de les manier, sûrement car il s'agissait d'une création de ton père.

« Cela peut aller. »

Tu pris alors un air sûr et certains, tes yeux se rouvrit, prouvant alors ta détermination. Bien que vides de lumières, bien que vide de vue, tu observais le fluide bouillonnant de Saladin, ce fluide si sombre, si puissant.

« Effectivement, j'aurai besoin de vous. J'aimerai savoir si vous aviez des nouvelles concernant les armes maudites par mon père...? En ayez localisées certaines...? »

Tu fini par de nouveau soupirer, décidément tu ne savais que faire cela. Tu repris alors du souffle avant de te remettre à parler.

« Il serait fâcheux de laisser ces armes avec un tel potentiel aux mains d'ignare qui ne feraient que les user de la mauvaise manière alors que mes frères et moi pouvons les maîtriser. Elles sont de nôtre héritage, nous revenant de droit. »
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Sam 5 Nov - 11:09
J'écoutais attentivement Thaielsen évoquer le sujet des armes maudites. Il voulait visiblement les récupérer dans un but que je ne savais dire s'il était bon ou mal intentionné. D'un côté il voulait empêcher qu'elles ne tombent dans des mains inexpérimentées, ce que je jugea être une bonne chose. Mais d'un autre côté, il voulait que ces armes échoient à ses frères… Je ne savais si les intentions de ses frères étaient aussi bienveillantes que les siennes, il me fallait donc surveiller la chose. Saladin, quant à lui, sourit légèrement, inspira profondément et sembla extrêmement ravi des paroles de l'elfe.

Je suis heureux que vous preniez ce sujet à cœur ! Ces armes maudites sont un de nos principaux objectifs. Je serais évidemment satisfait si ces armes tombaient entre nos mains. A vrai dire, avant que Lemmy ne rassemble ses troupes, je suis certain que nous pourrions mettre la main sur l'une d'entre elle. Je serais d'ailleurs comblé si vous vous en chargiez vous même, Maître Thaielsen. Il s'agit d'une arme qui vous siérait à ravir, je le pense.

Il ouvrit l'un de ses tiroir qui était fermé à clef et en sorti un parchemin, visiblement un rapport détaillé envoyé par l'un de ses espions. Il le déplia devant nous, ainsi qu'une carte qui y était incluse, et nous fit signe de nous approcher pour mieux observer.

Voici une carte de la région Sud de Kaïl. Nous savons de source sûre, que se trouve là bas la dépouille d'un homme se faisant appeler autrefois Dorian Sauvage… Un traître à notre cause qui a monté des arcaëlliennes et arcaëlliens contre nous. Nous l'avons traqué car il détenait Näzver, celui qui ne tue pas. Une arme qui n'est pas vraiment une hast, ni vraiment une faux… mais qui est capable de causer bien des tourments. Nous pensons que ce ménestrel et renégat est mort suite à d'importantes blessures. Le seul problème c'est que nous n'avons pas retrouvé l'arme en question. Il y a cependant des pistes qui confirment que l'arme aurait été laissé dans une des cachettes qu'avait ce maudit chien… Le tout est de savoir où elle se trouve exactement. Nous avons déterminé une région qui se trouve en plein désert de Gaha'Fël. Si cela vous convient, nous pourrions faire en sorte de vous y téléporter, non sans une certaine aide, bien évidemment. Nous ne voudrions pas qu'il vous arrive malheur lors de cette excursion. Qu'en dites-vous ? Intéressé ?

Je regardais tout cela avec quelque peu de recul, comme si tout cela ne me concernait nullement, mais d'un autre côté, je me serais bien portée volontaire pour accompagner Thaielsen dans cette entreprise. Il aurait probablement besoin d'aide… ou pas ! Difficile à dire !
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Sam 5 Nov - 14:32
Il semblait ravit de ton intérêt, allais-tu devenir sa poupée comme Lemmy l'était? Il estimait connaître l'arme parfaite pour toi, une arme qui te plairait, toi le petit lâche, le plus vieux des fils d'Ozan et pourtant le plus craintif. Une arme capable de causer des souffrances par les mains d'une personne qui avait peur de sa propre ombre. C'était un mensonge, c'était sûrement ça, c'était impossible qu'une arme te sois idéale... Et pourtant... Tu n'avais pas de doute. Tu savais qu'il te fallait aller la chercher, c'était plus fort que toi.

« Parlez-moi en plus... »

Saladin se dirigea vers le fond de la pièce, tu pus entendre la clé tournant le verrou et le tiroir s'ouvrir. Il en déplia des parchemins et une carte. Tu ne pouvais voir cette carte néanmoins tu écoutais attentivement la narration de Saladin. Pour une fois que l'écouter ne t'ennuyais pas. Il te parla ainsi de cette arme, la moissonneuse comme tu appréciais la renommé. Tu avais pu en entendre parler mais sans réels convictions, tu n'avais jamais su si elle avait pu réellement exister un jour. Näzver, elle te semblait d'un coup si proche, la tentation était si énorme, un sourire se dessina sur tes mains tant l'excitation te submergeait.

« Exactement... J'aimerai partir la récupérer le plus tôt possible. Mais si on doit m'accompagner, faites en sortes qu'ils sachent se battre, je ne voudrais pas voir leur vie se perdre inutilement. »

Tu repris contrôle alors de tes émotions, plusieurs de tes mèches se mirent à redevenir d'une couleur dorée. Tu gardais le contrôle de toi-même, tu ne devais pas céder à la folie maintenant, tu ne devais pas être faible. Pour une fois dans ta vie tu allais montrer à Lemmy que tu mérites le respect d'Ozan. Tu finis par te tourner et te diriger vers la porte, t'y arrêtant juste avant la sortie.

« J'aimerai partir le plus tôt possible, je vais préparer mes affaires pour le voyage. »

Tu n'attendis pas plus pour te diriger vers ta chambre afin de te préparer. Un chemin bien plus fastidieux étant donné que l'un des adorateurs dû t'y guider, tu n'avais plus le repère du fluide pour te diriger. Tu n'aimais guère cet endroit et tu pouvais bien avouer que l'idée de vite les quitter pour te retrouver dans un désert t'enchanter, tu aurais bien plus de moyen de te diriger que dans ce lieu froid et enfermé.

Arrivé à ta chambre tu pus récolter tes affaires pour le voyage et ensuite tu allas rejoindre Saladin, prêt à partir. Tu avais pris de quoi manger, quelques baies suffisaient, une outre remplie d'eau ainsi que ton bâton. Tu n'avais nullement besoin de plus, rien de plus.
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Sam 5 Nov - 18:09
Saladin sembla plus que satisfait de la détermination de Thaielsen de mettre la main sur l'arme maudite d'Özan. Je ne laissai rien paraître mais j'étais extrêmement inquiète quant à cette acquisition. Le prêtre aveugle quitta la salle pour aller se préparer pour sa mission, nous laissant seuls, mon père et moi. Il me fixa alors de son unique œil et reporta toute son attention sur moi, comme si j'existais enfin à ses yeux.

Ma fille ! J'espère que tu apprécie l'effort que j'ai fait pour toi de découvrir mon visage.
Oui… J'apprécie ce geste père ! Vous m'apparaissez enfin tel que vous êtes vraiment.
Ravi que cela te plaise ! Mais ne t'y habitue pas trop ! Notre but n'est pas vraiment de fonder une jolie famille. Je compte sur toi pour te montrer cruelle et sans pitié envers nos ennemis.
Oui, père… Je sais quel est mon rôle et ce que je dois accomplir… Seul la haine et le sang me tiennent debout ! Je ne vis plus que pour cela !
Je vois… C'est une bonne chose ! Et qu'en est-il de ton amour pour Sëya ?
Ce n'était qu'un mensonge… Comme vous l'avez dit, ma vie jusque là n'avait été qu'une illusion… Maître Thaielsen m'a ouvert les yeux… Je ne peux l'aimer… Je ne suis pas Morianne… Morianne n'a jamais existé, elle n'a été qu'un masque, une illusion… Je ne souhaite plus qu'une chose de Sëya… son sang ! Le boire serait un délice des plus exquis.
N'oublies pas à quoi est destiné son sang ! Sëya ne doit pas mourir ! Pas ainsi ! Mais s'il te plaît, je pourrais te laisser la sacrifier sur l'autel qui ouvrira la Porte !

Je regardai mon père avec intrigue, de mes yeux monstrueux reflétant la rage qui animait mon cœur. Il savait où était la Porte et l'autel sur lequel il comptait sacrifier Sëya pour l'ouvrir. Je devais absolument savoir où il était, le questionner jusqu'à ce qu'il me le révèle.

La Porte… elle se trouve ici ?
Tu aimerai bien le savoir, n'est-ce pas ? Je suis ravi de voir que tu es si pressée de l'ouvrir… Je vais te révéler un secret… Elle n'existe pas en Arcaëlle… pas dans notre plan d'existence ! La Porte n'est qu'un chemin… un accès à l'endroit où est enfermé Özan !
Mais… Selon la légende, Thaä a enfermé Özan dans un volcan !
Précisément ! Un volcan ! Dans le magma de celui-ci précisément, enfoui très profondément sous terre. Qu'importe le lieu, mais celui-ci doit se trouver sous la terre…
Alors peu importe l'autel où nous allons la sacrifier ?
Du moment qu'il est près d'un puits magique comme celui sur lequel nous nous trouvons, peu importe, oui. Le sang de Thaä est la clef vers les profondeurs, et ouvrira le passage aux créatures d'Özan ! Et il se trouve que celui de Sëya est particulier. Avec lui, nous ouvrirons définitivement un passage vers les ténèbres de notre Seigneur tout puissant ! Des profondeurs il viendra pour tout dévorer !
Alors, où qu'elle se trouve, elle sera toujours une clef pour ouvrir un passage… murmurai-je.
En effet ! Elle ne pourra pas se cacher éternellement, et je compte bien la faire venir ici pour le sacrifice !

J'avais envie de hurler et de pleurer tout mon saoul. C'était profondément injuste et triste. Sëya n'avait jamais demandé à être la clef qui ouvrirait la Porte permettant aux ténèbres de se déverser sur le monde de la surface. Il fallait que je la protège à tout prix de ce sort funeste, quitte à en perdre ma vie pour sauver la sienne. Je ferai n'importe quoi pour elle, n'importe quoi !

Oui, père… Je vous aiderai à la faire venir jusqu'ici…
J'y compte bien ! Tu es celle qui doit apporter le chaos et la destruction en Arcaëlle ! Ne me déçois pas, comme ta mère l'a fait avant toi !
Ma mère ?

Je le fixai avec un air sombre, voir même meurtrier. Qu'est-ce que ma mère venait faire dans cette histoire ? Qu'est-ce qu'elle avait à voir avec tout cela ?

Oui… Ta… mère… soupira Saladin. Cette sorcière… Elle nous a trahit en apprenant ce que tu étais destinée à devenir. Elle t'aimait beaucoup trop pour te tuer, alors elle a préféré t'éloigner de moi, afin que tu n'accomplisses pas ta destinée ! Et, elle y est arrivée… jusqu'à aujourd'hui !
Elle… Elle a fait ça ?
Oui ! Et bien d'autres choses ! Elle ne t'a pas seulement arraché à moi ! Elle a aussi levé des forces pour nous tenir tête ! Pendant toutes ces années, elle n'a pas cessé de nous mettre des bâtons dans les roues !
Depuis toutes ces années ? Ma mère est vivante ?

A ces mots, Saladin sembla se figer, comme s'il venait de commettre la pire erreur de sa vie. Il se mordit la lèvre inférieure, leva le visage en l'air et se tourna à nouveau vers moi, visiblement agacé.

Oui… Cette sorcière est malheureusement encore en vie ! Mais je ne te conseille pas de la retrouver ! Elle… n'est pas comme nous ! Elle ne comprend pas notre mission ! Elle a peur du néant ! Et tu es une créature du néant à présent ! Elle essayera de te tuer si tu lui fais face ! C'est une puissante sorcière, et elle est venu à bout de nombreux Serviteurs Noirs très puissants ! Il ne faut pas la sous-estimer. J'espère simplement qu'elle ne se mêlera pas à ce qui se passera bientôt à Wasdkioljer.
Je vois… Une traîtresse… Je la tuerai s'il le faut, et je vous promet de ne pas la sous-estimer !
C'est bien Badb ! Très bien ! Tu es ma seule et unique fille… Je suis si fier de toi !
Merci, père ! Je suis comblée de savoir que je vous rends fier !

Il me sourit, presque tendrement… presque. Il y avait toujours sur son visage cette espèce d'ombre, de malveillance. C'est à ce moment là que Thaielsen revint, visiblement prêt pour partir.

Vous voici, Maître Thaielsen ! Nous devisions avec ma fille ! Ce fut très enrichissant ! Je vais faire venir des personnes capables de se battre pour vous escorter lors de votre mission. Et avant que tu ne dises quoique se soit, Badb, j'aimerai que tu restes là et que tu n'accompagne pas Thaielsen pour cette excursion.
Mais… Mais pourquoi ?
Parce que j'aimerai que nous rattrapions un peu le temps perdu ! J'ai des choses à te montrer ! Maître Thaielsen s'en sortira très bien sans toi, et… les personnes que j'ai désigné pour l'accompagner sont parfaitement qualifiées pour le protéger. Ne t'en fais pas !

Il ne me laissa pas le temps de répliquer et se tourna vers le prêtre d'Özan avec un sourire charmeur.

Je vous souhaite bonne chance, Maître Thaielsen ! Je suis sûr que votre quête sera couronnée de succès.
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