Un triste bilan

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Sam 22 Oct - 16:07
Voilà déjà plusieurs jours que Sëya et son équipe étaient partis pour Wasdkioljer. Je n'avais pas tenté ma chance d'adresser la parole à la demi-déesse, et très franchement, je ne me voyais pas lui parler alors que j'avais trahi sa confiance auparavant. Pourtant mes sentiments avaient été sincères, quoique très restreints puisque je n'étais pas le genre de personne à en faire montre. Mais j'avais tout de même ce regret en tête depuis qu'elle était venue, je me disais que j'aurai pu tenter ma chance, même si ça avait conduit à un conflit oral voir physique envers moi.

Je sortis alors de ma rêverie et me retrouvai alors à mon bureau. Oui, je n'avais pas le temps pour ce genre de fantasme, il me fallait travailler dur pour me racheter de mes erreurs. Je me remis à l'écriture d'un document important quand quelqu'un frappa à la porte. « Encore ? » me dis-je. Décidément, les gens avaient le don de venir me déranger quand il ne fallait pas.

Entrez !! m'écriai-je avec une pointe de férocité.

La porte s'ouvrit sur un caporal de la garde, un homme, roux, avec l'air benêt qui me disait vaguement quelque chose. Après réflexion son visage me revint en tête et je me demandai alors si on ne l'avait pas envoyé exprès pour m'énerver.

Que… mais… ENCORE VOUS ?
Bonjour, Dame Cornwall… bégaya-t-il.
Oui… bonjour… grommelai-je. Bon ben entrez ! Et fermez la porte s'il vous plaît…

Il s'exécuta et se planta devant moi, avec son air d'ahuri fini, comme la dernière fois.

Asseyez-vous ! lui ordonnai-je.
Merci… bredouilla-t-il.
Bon… C'est pour quoi cette fois-ci ?
J'ai… une missive à vous confier… Elle a été envoyée de loin par pigeon voyageur.
Ah… heu… et bien donnez-moi ça !

Le jeune caporal sortit une missive de sa sacoche et me la tendit. Elle était cachetée du sceau de Sir Grégoire Boisdefer.

Ah mais carrément ? Une missive de notre Seigneur ?
Heu… oui… je… je suppose !

Je le regardai alors d'un œil critique et légèrement méprisant, sans être hautaine.

Vous feriez mieux de pas supposer vous… D'ailleurs, maintenant que votre tâche est accomplie, vous n'avez plus rien à faire ici.
Heu… oui… B… Bonne journée ma Dame !
C'est ça ! Merci, au-revoir et du vent !

Il quitta la pièce, tout pataud, et me laissa seule avec ma missive. Je décachetai le parchemin et le déroulai pour lire attentivement ce qui était inscrit dessus. Après lecture du document je reposais celui-ci sur le bureau et convoqua en urgence tous mes collègues et subalternes. Nous nous réunîmes dans une salle où se trouvait une table ronde et des chaises. Je me mis à la présidence de cette table (c'est à dire dans le fauteuil le plus imposant), et demanda l'attention de tous.

Bon… Vous êtes tous là ! C'est formidable ! Très bien ! Bon… si je vous ais fait venir ici, c'est pour vous informer que je dois m'absenter.

Il y eut une montée de protestations, de murmures et autres bruits indésirables. Je frappa du poing sur la table, et demanda le silence.

Ouho oh oooooh ! Mais vous allez la fermer oui ? J'vous demande pas votre avis ! C'est un fait, je pars à Wasdkioljer ! Si je vous ai réunis ici, c'est que j'ai besoin que vous continuiez à prendre soin de nos affaires mutuelles ici. J'espère donc, si ce n'est pas trop vous demander, d'appliquer scrupuleusement les consignes qui sont en place actuellement et de régler les affaires urgentes en mon absence.
Et peut-on savoir pour combien de temps vous vous absentez ? demanda l'un de mes collègues.
Pour une durée indéterminée !
Et en quel honneur ? demanda un autre.
On a besoin de moi à Wasdkioljer. J'ai reçu une missive de notre bon seigneur qui me demande de me rendre là-bas afin d'y établir nos affaires. Apparemment, la ville est plus ou moins sous le contrôle du Domaine, mais il reste pleins de choses à régler que seuls nous pouvons arranger, et quand je dis nous, je veux bien sûr parler des personnes qui ont un fort pouvoir décisionnel dans notre organisation. Donc, je vous laisse les reines des affaires commerciales ici, et j'attends de vous de la rigueur et de la discipline ! Alors essayez de pas merder ! Moi j'y vais ! La réunion est terminée !

Une discussion eut alors lieu entre les membres du conseil, tandis que je partais. Je fis rassembler mes affaires et en quelques heures seulement, je fus déjà prête à partir en direction de Wasdkioljer. D'après les indications de mon Seigneur, Grégoire Boisdefer, il se trouvait que Sëya et son groupe avaient réussi plus ou moins, grâce au concours de l'armée du Domaine, à faire en sorte que la ville soit sous notre protection. Ce qui m'inquiétait le plus, c'est qu'il était fait mention du fait que l'armée avait dû intervenir. J'espérai que Sëya allait bien, et qu'elle ne courrait plus de danger. J'avais à cœur le sort de mon amie… la seule que j'eus et que j'avais, malgré moi, trahie d'une certaine façon.

Après plusieurs jours à cheval, j'avais finalement rejoint la citée avec mon escorte. Elle était en piteuse état, il semblait qu'il y avait eut des combats ici, mais que la ville était finalement ressortie victorieuse. D'après le message de Sir Boisdefer, j'étais en avance par rapport à lui, il arriverait probablement dans les jours suivants. En tout cas, lorsque je vins en ville, et que je gagnai le palais de l'intendance, il ne m'avait été donné aucune nouvelle de sa présence ici. Je demandai en revanche de pouvoir voir le groupe de Sëya. En vérité je voulais surtout la voir elle, savoir si elle allait bien. Par chance, j'avais posé cette question à un de leur membre sans le savoir, un lorcq, grand et bien bâti, aux cheveux grisonnants et longs, avec des yeux aussi jaunes que les miens.

Je suis Brohmac, je fais parti du « groupe de Sëya ».
Oh ! Heu… Et bien enchantée…
Vous êtes… ? demanda-t-il.
Hum… Anna… Anna Cornwall, ministre des affaires commerciales du Domaine et…
Alors c'est vous…
Vous… avez entendu parler de moi ?
Oui… mais pas forcément en bien… Que nous voulez-vous ?? grogna-t-il.
Je voulais juste… savoir si Sëya allait bien.
C'est maintenant que vous vous en souciez ?
Oui… enfin non ! Je me suis toujours souciée d'elle… bégayai-je.
Ah oui ? Et quand vous lui avez menti à propos de votre affiliation avec les Hayert'Väals ? gronda-t-il.

Je reculai d'un pas, plutôt intimidée par ce type pas très commode, mais je repris rapidement mes vieilles habitudes et durci le ton tout en fronçant les sourcils et en reprenant de la contenance, j'avais même ce petit air défiance sur le visage.

C'est de l'histoire ancienne ! Ils se sont servis de moi, et je ne les laisserai plus recommencer ! Je ne suis plus une ennemie…
Vraiment ? maugréa le lorcq avec méfiance.
Je… je veux juste savoir si elle va bien… qu'importe que vous me laissiez la voir ou non… Dites moi simplement si elle va bien ou pas.

Il hésita un instant et soupira.

Pas très fort… Morianne s'est changé en… un espèce de… monstre et… elle est partie avec son père qui est visiblement un Serviteur Noir… Je ne sais pas si c'est pour le tuer ou pour le rejoindre… mais le fait est qu'elle n'est plus là et qu'on n'a plus vraiment de ses nouvelles…
Je… Je suis navrée… sincèrement navrée…

J'étais en effet terriblement désolée. Ce qui devait arriver à Sëya et à sa bien-aimée était terrible. Je n'imaginai pas la douleur qu'elles traversaient en ce moment, même si j'en avais une petite idée étant donné que ma vie n'avait pas été des plus joyeuses et qu'il m'était souvent arrivé de vivre des moment très difficiles. Le lorcq face à moi soupira et déclara finalement :

Bon… Écoutez… je vais lui dire que vous êtes là. Peut-être que ça lui changera les idées de vous parler, que ça la réconfortera un peu… ou alors peut-être qu'elle aura juste envie de vous étriper, mais ça sera sans doute toujours mieux que de rester à se morfondre comme elle le fait. Mais je ne vous promets rien ! Si ça se trouve elle n'aura même pas envie de vous voir…
Je comprends… et… Brohmac… Merci !
Ne me remerciez pas trop vite… J'ai très envie que ma deuxième suggestion soit la bonne…
Oh mais oui… bien sûr… La méchante Anna, massacrée par la gentille fille de Thaä… quel beau tableau, ironisai-je à voix basse pour qu'il ne m'entende pas.

Il s'en alla, me laissant là, moi qui espérais sincèrement que Sëya voudrait bien me voir… même si je ne m'attendais pas à tant. Après tout, ça serait bien compréhensible qu'elle ne le veuille pas.
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Sam 22 Oct - 16:43
Enfermée dans ma chambre je ne sortais que pour manger. J’étais assise dans un fauteuil en satin noir et déprimais gravement. Morianne était partie avec son père biologique me laissant seule et je n’arrivais toujours pas à entrer en contact avec elle. Broyant du noir, je pleurais la plupart du temps comme en ce moment. Être séparée de ma bien-aimée était douloureux. Alors que j’écrasais une larme du bout du pouce on frappa à la porte. D’une petite voix je dis à la personne d’entrer. C’était Brohmac. Il m’annonça que quelqu’un voulait me voir. Je demandais qui. Il me répondit que c’était Anna. Je baissais la tête ne sachant que faire. Aller ou non la voir telle était la question. Peut-être que voir un visage familier me ferait du bien…. Je sortie de mon fauteuil et me levais un peu pantelante. Je dis à Brohmac de me conduire à elle. Revoir Anna c’était des bons comme des mauvais souvenirs. Elle m’avait soutenue lors de la mort de ma mère. Mais qu’allions nous nous dire ? Elle avait certes changé d’affiliation mais…. Elle m’avait, en quelques sortes, trahi. Je soupirais tout en suivant le lorcq. Nous arrivâmes dans un petit salon où Anna attendait patiemment. J’hésitais entre lui hurler dessus et la prendre dans mes bras. La deuxième option me sembla plus amicale. Je pris donc Anna dans mes bras et lui dis Bonjour. Puis, épuisée par les larmes, je me laissais tomber dans un fauteuil de velours gris. Je lui demandais ce qu’elle faisait là. Puis je me tus attendant sa réponse. Je la fixais d’un œil triste et lointain. J’étais là sans l’être. Morianne me manquait terriblement. Par la pensée j’essayais d’entrer en communication avec elle mais je me heurtais à un mur dur et froid. Je ne savais que penser et que faire alors je demandais à Anna comment elle allait. Puis, je fondis en larmes trop attristée par le départ soudain de Morianne. Je regardais par la fenêtre comme si j’espérais la voir surgir de nulle part. Le flot de larmes était constant et continu. Mon cœur saignait et ne battait plus.
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Sam 22 Oct - 17:22
J'étais confortablement installée dans un fauteuil, attendant que Sëya vienne ou non. En tout cas je comptais attendre jusqu'à ce que j'ai des nouvelles. Le cliquetis de la poignée de porte qui s'actionne me fit sortir de ma rêverie et je me retrouvai alors face à Sëya, les yeux encore rouges de larmes. Je restais tout penaude devant elle et m'attendais presque à me faire botter le train… mais il n'y eut rien de tel. A mon grand étonnement, la fille de Thaä me prit dans ses bras pour me saluer. Je restais totalement déconcertée, comme si cela n'était pas naturel. Elle avait été gentille avec moi… alors que je l'avais quitté si brutalement la dernière fois, mais j'étais presque heureuse finalement qu'elle ait choisis de ne pas me hurler dessus.

Bonjour Sëya… lui répondis-je maladroitement.

Elle semblait terriblement épuisée et s'effondra dans le fauteuil où j'étais précédemment assise. Elle me demanda alors ce que je faisais là.

Les affaires… Sir Boisdefer m'a demandé de venir au plus vite ici. Et il a eu visiblement raison…

Sëya me regarda d'un air triste et pitoyable. On aurait dit un petit chien battu que son maître avait abandonné lâchement. J'essayai alors de lui sourire, histoire de lui donner un peu de bonne humeur mais elle semblait ne pas être là, comme si son esprit était ailleurs, occupé à autre chose. Elle me demanda enfin comment j'allais.

Je… Je vais bien. Mieux qu'avant à vrai dire… et… Sëya ?

Je m'arrêtai en la voyant fondre en larmes. Je soupirai, d'un air profondément désolé. Je n'aurai peut-être pas du demander à lui parler en fait, je ne faisais que compliquer les choses. Non… Je devais arranger les choses ! Je ne pouvais pas laisser faire cela. Je m'assis à côté d'elle et me mis à lui frotter le dos pour la réconforter.

Je… j'ai appris pour Morianne… Brohmac m'a expliqué… Je suis vraiment désolée pour toi Sëya… Et pour pleins d'autres choses d'ailleurs, comme le fait de t'avoir… menti ou… de t'avoir laissé tomber… Je voulais m'excuser mais c'est pas le bon moment.

Je restais silencieuse un moment et repris :

Ouais… Écoute… je… c'est un peu tôt pour dire ça je pense mais… Je voudrais t'aider. Tu ne vas peut-être pas me croire mais ça me fait de la peine de te voir comme ça… Et le seul moyen de t'aider à aller mieux… ça serait sûrement de retrouver Morianne alors… Si tu le veux bien, je… je pourrais t'aider à la retrouver…
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Sam 22 Oct - 18:46
Je regardais Anna sans la voir. Elle s’était assise à côté de moi et me parlait. Elle savait pour Morianne et en était désolée. Désolée…. Ce mot prenait tout son sens dernièrement. J’étais totalement anéantie, je ne savais plus quoi penser ou faire. Elle voulait aussi s’excuser mais elle avait compris que ce n’était pas le bon moment. Elle resta silencieuse un moment avant d »ajouter :

Ouais… Écoute… je… c'est un peu tôt pour dire ça je pense mais… Je voudrais t'aider. Tu ne vas peut-être pas me croire mais ça me fait de la peine de te voir comme ça… Et le seul moyen de t'aider à aller mieux… ça serait sûrement de retrouver Morianne alors… Si tu le veux bien, je… je pourrais t'aider à la retrouver…
Co… Comment pou… Pourrions-nous la… La retrouver ? Elle a pris un… Un po…. Portail. Je…. Je ne sais pas…. Où il mène.

Répondis-je entre deux sanglots. J’étais complétement dévastée. En miettes. Je sanglotais de plus belle et sorti de ma poche un mouchoir en tissus bleu. Je me mouchais avec bruit dedans. Je n’en pouvais plus j’étais épuisée. A force de pleurer j’avais perdue tout repère de temps. Je gémis de douleur et me remis à pleurer. Je voulais Morianne. Juste Morianne…. Mais Badb avait pris le dessus et j’avais à jamais perdu l’être que j’aimais. Je soupirais en retenant un hoquet de larmes. Mes sanglots devaient sembler pathétiques aux yeux d’Anna. Je m’excusais auprès d’elle de pleurer ainsi. Elle ne répondit rien, elle n’en eut pas le temps. On frappa à la porte. Entre quelques sanglots, je dis d’entrer.
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Sam 22 Oct - 21:38
Quand on attaque le Domaine, le Domaine contre-attaque!
Les derniers jours avaient été un cauchemar absolu ! Une fois arrivé à Wasdkioljer j'avais appris que la ville était encore sous le commandement de l'intendant, mais que les forces militaires de la cité étaient à deux doigts de déserter et de s'éparpiller ! J'ai dû envoyer des pigeons voyageurs pour donner des ordres pour parer à l'urgence, c'est-à-dire venir à tout prix renforcer les nouvelles terres du Domaine à Amonco avant quelle ne cède sous la pression de l'ennemi.

J'avais traversé la cité incognito et rejoins les forces d'Arakar qui avaient pris positions au pieds de la ville prêt à entrer.
J'ai alors négocié durant trois jours avec le capitaine des gardes, trois jours à lui assurer que sa petite tête de crétin ne serait pas pendue au bout d'une corde s'il ouvrait les portes et donnait le contrôle de la cité au Domaine. Il a fini par ouvrir les portes au matin du quatrième jour et les forces d'Arakar ont prit la ville sans combat.
Bien sûr, les gardes locaux ont été en partie reconvertis en Renard Écarlate et l'autre partie envoyer dans les autres cités pour les renforcer et m'assurer qu'ils ne pourraient pas me faire de coup dans le dos une fois partie.

J'ai alors sans tarder ordonner à Arakar de partir pour Amonco avec tout ce qui n'était pas essentiel d'homme pour défendre les murailles de Wasdkioljer, avec une petite armée d'ouvrier, il est parti droit vers le territoire elfique pour convertir leurs forces en Renard Écarlate et fonder des forts le long du fleuve qui séparait la forêt du territoire sous contrôle ennemi.
Après plusieurs jours de gestion de mes forces militaires, je me suis attaché à gérer les autres problèmes.
J'avais particulièrement aimé débarquer dans la salle du trône de l'intendant avec mes Protecteurs et Brohmac pour mettre ce chien à la botte des adorateurs au fer !
Les Proclamateurs allaient venir ici pour donner leurs jugements à ce traître d'ici peu, en attendant, j'avais envoyé plusieurs corbeaux pour convoquer Anna, elle avait quelques petites choses à me dire et d'autre à mettre au clair également. Jaskar et s'est oreilles m'avaient rapporté des choses déplaisantes.
J'avais aussi un énorme souci, les membres du groupe de Morianne m'avais conté les événements et j'étais très contrarié en plus d'angoisser maintenant. La traitrise de l'intendant, je m'y attendais, c'était une des explications envisagé par Jaskar, les otages en dangers, une opérations risqué, mais totalement dans les cordes des Protecteurs… Mais Morianne. Un de ces serviteurs noirs qui prétendait être son père biologique ? Mon amie qui se changeait en démon et poursuivait son père de l'autre côté du portail que les types en armures noirs empruntaient ? Sang et cendre !

J'avais envoyé un corbeau à l'Université de la Ghyuerf, elle était enfin finit d'être bâtit. J'avais demandé personnellement à ce que des travaux sur cette magie soit entamer, nous devions nous défendre des intrusions de ces enfants de putain sur nos terres et pouvoir emprunter leurs propres portes pour leurs botter les fesses !

Pour le moment, je me rendais à la chambre de Seya nazen, une fille de Thaa en état de choque, sang et cendre faut que je la remette sur pied car quand ont va retrouver Morianne ont va pas avoir des masses de solution hormis envoyé Seya la calmer.

Je frappais à la porte de la chambre et attendis l'accord de la pauvre jeune femme pour entrer. Je poussais la porte lentement et enlevais mon sempiternel chapeau en rajustant un peu ma veste verte feuille.
Elle était dans un état à fendre le coeur, je ne peut que comprendre ce qu'elle ressent… J'approchais à quelques pas, pour ne pas paraître intrusif et regardais aussi Anna qui était présente. Je lui lançais un regard qui signifiait clairement que nous avions des choses à nous dire plus tard. Notamment sur la hiérarchie militaire dont elle ne faisait pas partie.

« Seya… Je suis venu dès que j'ai pu calmer un peu les choses dans cette ville. »
Je m'assis sur un fauteuil en sortant une bouteille de vodka et trois verres d'un placard pour servir les deux jeunes femmes et moi.

« Je ne vais pas te raconter de salade… J'ai aucune idée de comment faire pour savoir où c'est chien ont emmené Morianne. » Je fis un clin d'oeil à Anna.

« Et normalement là Anna dirait » Seigneur, votre capacité à réconforter vos alliés est splendides » Et elle le dirait avec une voix à fendre le coeur d'une pierre haah. » Je plaisantais pour éviter de renforcer le miasme de tristesse dans cette pièce.

« Et elle n'aurait pas tort d'avoir un peu de cynisme si je n'avais pas de plan derrière à proposer… J'ai mis l'Université sur l'étude de la magie des serviteurs noirs, mais ce sera long et peut être pas concluant hormis éventuellement pour nous protéger de leurs intrusions par portail. »
Je bus mon verre cul sec en poussant un grognement alors qu'un feu liquide embrasait ma gorge.

« Ces enfants de putains cherches Anna et te cherche toi Seya...Et si, on les faisait venir à nous…. J'ai une terrible envie de frapper encore sur l'un d'entre eux, et une fois extrait de leurs armures et privé de leurs magies par nos mages. Ils vont changer d'avis sur qui est le véritable dieu de la violence et du chaos. » Je murmurais avec un sourire carnassier en regardant les deux jeunes femmes. .
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Sam 22 Oct - 22:48
Je regardais avec impassibilité notre cher ami commun s'emporter sur le fait qu'il fallait faire payer aux Hayert'Väals et aux Serviteurs Noirs ce qu'ils nous avaient fait subir. J'étais plutôt d'accord dans un certain sens, il fallait se débarrasser d'eux, et particulièrement de Lemmy. Ce qui me préoccupait surtout c'est la manière dont il voulait s'y prendre. Je n'étais pas très chaude pour jouer les appâts, encore moins que Sëya en soit un. Je pris donc mon ton le plus cynique, pour être raccord avec ce qu'il disait sur moi.

Moui… A votre place je ne serais pas aussi confiant… Ça ne sera pas si simple de faire venir les Serviteurs Noirs, surtout si ça pue le piège à des kilomètres… Et je doute qu'aucune magie puisse bloquer la leur… Vous semblez un peu trop optimiste à mon goût mais qu'importe… La chance sourit aux audacieux à ce qu'on dit… et aux fous sûrement… Mais je ne suis pas trop emballée pour jouer les appâts… Je ne suis pas un morceau de viande… Je sais me défendre mais Lemmy et les Serviteurs Noirs sont loin d'être des enfants de cœur que l'on peut vaincre aisément.

Je me tournais alors vers Sëya, ignorant quelque peu Grégoire et sa folie des grandeurs. Il est clair que ce n'est pas en nous croisant les bras et en nous lamentant sur notre sort que les choses allaient avancer, mais il fallait être prudent, et je le sentais en manquer cruellement pour ce plan là.

Tu n'es pas obligée d'accepter Sëya… Je trouve ça risqué pour ma part. Mais peut-être aussi que ce serait un moyen de savoir où se trouve Morianne… Si on arrive à faire parler un de ces Serviteurs Noirs, il saura peut-être… Quoique tu décides, si tu joues les appâts, je te suivrais aussi ! Je… Je te dois au moins ça… même si rien ne peut racheter ma conduite à ton égard…

Je soupirai et espérai qu'elle daigne tout de même garder un semblant de concentration sur ce qu'on lui disait, mais avec la souffrance qu'elle endurait, la peine qu'elle avait, je me demandais si l'on pouvait vraiment l'atteindre avec nos paroles. Et puis je doutais qu'elle veuille bien accepter mes arguments.
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Dim 23 Oct - 10:10

Ce fut Grégoire Boisdefer qui entra. Je le saluais timidement et tristement. J’écoutais ce qu’il avait à dire d’une oreille distraite trop concentrée sur ma douleur interne. Il voulait qu’on joue les appâts avec Anna. L’idée était déplaisante mais je laissais Anna parler. Elle était contre cette idée elle aussi. Je soupirais et me mouchais. Tout cela était stupide à mon sens. Les Hayert’Vaäl ne tomberaient pas dans un piège aussi grossier. Je regardais Grégoire puis Anna. Je cherchais les mots pour répondre à Grégoire Boisdefer. Mais rien ne vint en cet instant. J’étais trop dévastée pour réfléchir. Je pris le verre de vodka et le ballais cul sec. La brûlure de la boisson me réveilla un peu. Je finis par dire :

Je ne suis pas certaine que ça fonctionne votre plan…. Les adorateurs d’Özan sont stupides mais pas à ce point. Ils ne tomberont pas dans le piège. Je crois que le mieux c’est de lancer une offensive n’importe où. Morianne doit être dans un des camps de ces raclures.

Je baissais la tête et tendis mon verre pour une autre rasade de vodka. J’avais besoin de boire pour oublier ma douleur. Même si je n’étais pas sûre que cela fonctionne. Je soupirais, encore, et déposais mon verre sur une petite table qu’il y avait dans la pièce. Je me levais alors et fis les cent pas. Comment retrouver Morianne ? Et à quel point serait-elle démoniaque ? Je grognais je ne pouvais rester inactive. Ça se trouvait elle souffrait mille morts.

La priorité c’est de retrouver Morianne et de la calmer.
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Dim 23 Oct - 10:47


Les jeunes femmes étaient loin d'être emballé par l'idée de servir d'appât, je pouvais le comprendre mais pas quand une ne proposais rien de plus et que l'autre envisageait simplement de donner l'assaut sur les Hayer'Vaal en espérant trouver des informations. Je resservis Seya et pris une bonne goulée du liquide qui me détendis quelque peu après cette foutus journée.

« Anna, vous et moi aurons à parler plus tard... »
J'avais gardé une voix bien plus froide qu'elle ne pourrait avoir pour m'assurer qu'elle comprenne bien que je ne plaisantais pas. Je me levais et  m'adossais contre la porte.

« Je souhaite retrouver Morianne autant que vous, elle a énormément fait pour nous tous et on ne peut pas l'abandonner. Mais vous voulez attaquer les camps ennemi en espérant qu'elle sera dans l'un d'entre eux ? »
Je croisais les bras sur mon torse en soupirant.

« Soyons sérieux, vous savez au fond de vous que c'est inutile, les serviteurs n'opèrent pas avec les adorateurs, ils ont leurs propres planques et hiérarchie. Si on attaque les hayert vaal, je vais envoyer des hommes et des femmes mourir en vain »
Je m'approchais de Anna et Seya et posait ma main sur l'épaule de ma ministre en la fixant dans les yeux.

« Vous êtes une lorcq et vous me dites que vous avez peur ? Car n'essayez pas de dire le contraire, vous êtes terrifié comme une enfant face à son père de devoir affronter Lemmy si on tombe dessus… ET c'est normal, ce type à faillis me tuer, deux fois maintenant. Mais il n'est pas invincible, vous l'avez constatez vous-même, ensemble, on peut le vaincre, cela n'aurait rien de facile, mais on le peut sang et cendre ! »

Je m'assis à côté de Seya et posais une main sur son épaule également.

« Notre première rencontre à été un foutu fiasco, j'en conviens, mais je pense que vous comme moi avons évolué depuis. Vous n'êtes pas une petite fille, vous êtes une femme, une guerrière prête à tout pour la femme que vous aimez. Peut importer que vous soyez la fille de Thaa, je m'en balance pour être honnête, un être ne s'illustre jamais plus que par ses actes propres que l'héritage de ses parents.
 »
Je levais face à elle et lui tendis la main, et l'autre à Anna.

« Sang et cendre bien sûr que ce plan n'est pas parfait ! Il va falloir que tout semble naturel pour pas éveiller les soupçons de ces chiens, mais ca peut marcher ! Les mages avec vous, son fort et les miens aussi, ils nous faut juste un seul d'entre eux pour ensuite le briser et avoir ce que nous voulons. Ils ne sont pas invincibles non plus, j'en ai vu un mourir, sous leurs armures, ils sont de chair et de sang et ils saignent comme nous tous. 
» Je clamais avec convictions.

« Appelez cela de la folie mademoiselle ! Appelez cela de la bêtise ! Mais je tiens à Morianne, et je ne la laisserais pas se battre seule de l'autre côté de ces portails sans faire un truc un peu malin pour la sortir de là. Si vous avez trop peur d'affronter vos ennemis pour aller à son secours alors soit, je déguiserais des gens comme vous pour avoir une chance de réussir ma mission ! Mais vous n'êtes pas faibles, vous avez la force de surmonter cette peur naturelle, vous ne seriez pas seules, je viendrais moi-même avec les meilleurs d'entre nous pour nous assurer que cela fonctionne… » 

Il fallait qu'elles acceptent, ont pouvaient pas continuer à rien faire, déjà des jours que Morianne devait faire face seule et je ne supportais plus ce défaitisme stupide, c'est comme ca que Kail avait faillis sombrer entièrement. Parce que les gens n'avaient pas affronté la peur et avaient plié pour se complaire dans celle-ci. .
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Dim 23 Oct - 11:32
Anna, vous et moi aurons à parler plus tard... me dit-il froidement.

Je levais légèrement un sourcil, d'un air interrogateur. Je n'étais nullement intimidée par son ton quelque peu patriarcal et plein de promesse de sanction. Je n'étais plus du genre à me laisser dicter les choses, et je n'avais, à ma connaissance, pas grand-chose à me reprocher, si ce n'est mon ancienne affiliation. Il était peut-être mon Seigneur, mais je ne comptais pas lui lécher les bottes. J'étais Anna Cornwall, fière héritière d'une famille de marchand, et ce n'est pas après avoir gagné ma liberté que je me plierai face à quiconque, peu importe à quel point il représentait l'autorité.

Grégoire nous exposa encore ses idées, et nous expliqua à quel point les nôtres ne valait rien. Je soupirai, j'avais grandement envie de l'interrompre dans ses belles paroles et de lui expliquer en quoi ses idées étaient toutes aussi mauvaises que les nôtres voir plus. Je rejoignais l'avis de Sëya, les adorateurs n'étaient pas bêtes au point de tomber dans un piège aussi grotesque, en revanche, si nous commencions à attaquer différents camps Hayert'Väals, les gros bonnets de leur clan finiraient par se montrer. Le tout était de laisser assez de survivants pour qu'ils mettent les autres groupes au courant que Sëya et moi étions de la partie et à quel point il serait judicieux de venir nous attaquer en masse. C'est seulement à ce moment là que nous pourrions débusquer les têtes de nos ennemis.

Votre plan ne fonctionnera pas… Ils ne viendront pas… Sëya a raison ! Lemmy n'est pas stupide à ce point, et les Serviteurs Noirs non plus… Le seul moyen de les faire venir, c'est de commencer à décimer leurs forces. Nous devons les frapper un grand coup, mais laisser assez de survivants pour qu'ils aillent raconter à qui veut bien l'entendre que Sëya et moi sommes de la partie. Mais pour que ça ne sonne pas comme un vulgaire piège, il faut prendre des risques, montrer que nous sommes prêt à les exterminer. C'est seulement à ce moment là qu'ils ne pourront faire autrement que de venir à nous pour tenter de nous avoir. C'est stupide de penser qu'il en serait autrement ! Tout comme il est vain de penser que nous aurons une chance de savoir où se trouve Morianne en attaquant de simples camps Hayert'Väals… Voilà ce que je propose, une sorte de combinaison de vos deux idées, mais une combinaison qui fait sens…

Je m'arrêtai un moment en reprenant ma respiration, en gardant Sëya du coin de l’œil. Mes derniers mots étaient durs, mais c'était la vérité et je ne voulais pas qu'elle se berce d'illusion.

Et avant que vous ne disiez quoique se soit, Sir Grégoire, à la guerre, il faut savoir faire des sacrifices… Si vous n'êtes pas prêts à envoyer des hommes et des femmes combattre pour le bien de notre plan, laissez tout de suite tomber la guerre… Vous ne gagnerez jamais contre les Hayert'Väals avec cette mentalité… Eux n'ont pas peur de sacrifier certains d'entre eux pour arriver à leurs fins. Croyez-moi, je sais de quoi je parle. Oh… et autre chose : Je n'ai pas peur de Lemmy… J'ai envie plus que quiconque sur Arcaëlle de tuer ce monstre. Il m'a enlevé tout ce que j'avais de plus précieux au monde, je ne le laisserai pas me faire peur, mais je ne veux pas non plus jouer les têtes brûler et mourir stupidement en tentant de le tuer… je veux être sûre de mon coup ! Alors ravalez vos sermons sur la peur, je ne me laisserai plus intimider ni dicter ma conduite par la simple rage ! Nous devons être méthodiques et avoir peur d'échouer, pas de mourir !
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Dim 23 Oct - 12:17
Je continuais à faire les cent pas dans la pièce. J’avais écoutais les arguments de Grégoire et ceux d’Anna sans me départir de ma mine triste. Être l’appât n’était pas le bon plan et je le redis à Grégoire. Le plan d’Anna semblait plus juste et viable. Si nous attirions l’attention des Hayert’Vaäl alors nous marquerions des points. Je regardais Grégoire et lui fis part de mon idée qui était la suivante : attaquer les camps et faire remonter l’information aux oreilles des puissants. C’était simple, risqué mais il y a toujours des dommages collatéraux dans une guerre. S’il ne voulait pas comprendre ça, alors il n’avait pas sa place dans cette guerre. Je soupirais et m’assis en saisissant mon verre que je ballais d’une traite en grimaçant. Je regrettais que Morianne ne soit pas là car elle avait toujours de bonnes idées. Je retins mes larmes. Rien que de penser à elle m’était douloureux. Je fixais Anna et lui dis que son plan était le bon. Je m’excusais auprès de Grégoire en disant que je n’avais pas peur de mourir ni de faillir. La seule chose qui m’effrayait c’était de ne pas retrouver Morianne. Je regardais Grégoire avec insistance et lui dis de revoir sa stratégie et qu’ensuite nous pourrions parler tactique. Je lui fis un pâle sourire entendu. Je ne voulais pas mettre en danger des arcaëlliens et arcaëlliennes mais avions nous le choix ? Je lui posais la question d’une voix calme et triste. J’étais une guerrière et je savais quoi faire sur un champ de bataille mais dans cette pièce j’ignorais ce que je devais dire.
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Dim 23 Oct - 13:16


Dès dommages collatéraux ? Des sacrifices nécessaires ? Les Renards Écarlates ne sont pas des pions qu'on envoie mourir avec un simple « désolé, c'est la guerre ». Je sentais une colère froide commencer à me geler les veines et avant que je n'explose sur elles deux je devais partir, quitter cette pièce et ses femmes qui parlent d'être vivants comme des ressources sacrifiables!Je n'avais pas fait attention, mais j'avais serré mon verre aux mots de mes interlocutrices et il avait fini par m'éclater dans la main en me coupant légèrement.
Je fixais les deux jeunes femmes…
« Les gens qui me font confiance… Qui saignent, pour protéger leurs familles et qui ont saigner pour vous… Ne sont pas de vulgaires pions qu'on peut sacrifier. Ils ne seront d'ailleurs pas sacrifier. »
J'étais froid, je remis mon chapeau sur ma tête et me dirigeais vers la porte mais avant je me tournais.
« Les soldats qui défendent nos terres sont trop peu nombreux pour faire ce que vous souhaiteriez, nous devons nous fortifier, intégrer les forces ralliées à nos armées, et cela, ne ce fait pas en un clin d'oeil. »

Je tournais mes yeux sur Anna. 

« ET une dernière chose, les soldats du Domaine en dépendent pas du ministère du commerce, souvenez-vous-en quand vous manquerez de respect à ceux qui prennent des risques et ont été prêts à mourir pour vous... »
Je quittais la pièce et marchais jusqu'en-dehors du château rejoint par mes Protecteurs. Je me rendis en dehors de la ville, battant le pavé des rues incognito pour rejoindre la plaine qui bordait la cité à l'est avant de donner sur les collines puis les montagnes. J'avais fait la marche sans monture, je voulais être un peu fatigué pour évacuer cela. Je finis par m'allonger au sol, dans l'herbe verte et douce.
Sur ma gauche, je voyais Wasdkioljer qui débordait d'activité, on pouvait voir les convois marchand ou militaires qui semblaient si minuscules vi d'aussi loin. Sur ma droite, c'étaient les hautes montagnes d'Angaak. La vie aussi était bien présente dans les montagnes, malgré l'hostilité du cadre de vie.

« Vous n'êtes pas souvent en colère au point de filer au milieu du nul part mon seigneur. » Fit remarquer calmement Jenifael, une xen qui faisait partie de mon équipe de Protecteurs.

« Quand les choses s'accélèrent, on perd le contrôle si ont ne temporise pas la situation… ET autour de vous tout le monde veut charger tête baisser peu importe les conséquences. » Je soufflais las en mettant mon chapeau sur mon visage.

« Le truc, c'est qu'ont est coincé pour le moment, ont à l'avantage de flanquer les adorateurs et Arakar voudrait pousser encore plus loin l'assaut quitte à avoir pas mal de pertes. » Se permit de dire Dakeyras, un aracnor.

« Cette guerre ont la gagnera pas l'épée au clair en chargeant comme des taureaux sur tout ce qui porte un insigne Hayert Vaal… Et les deux demoiselles veulent surtout ramener Morianne peu importe le prix à payer en vie. » Conclus Ekodas, l'humain du groupe.

« ET il en est hors de question, on ne sacrifie pas dans un plan foireux des dizaines ou centaines de vie avec une présomption de ce que ferait l'ennemi…. Morianne me botterait les fesses si elle savait que son sauvetage avait fait couler des rivières de sang pour la ramener. ET mes hommes ne sont pas du bétail qu'on envoie mourir sur un coup de tête. » Je répliquais, encore légèrement énervé.

Je repensais à tout ce merdier…. Anna poserait problème, je vais devoir, la renvoyer et la laisser continuer son chemin seul… Son comportement est trop violent et imprévisible pour être un véritable bienfait pour nos terres, et Seya était incapable de prendre une décision dans son état. J'avais bien fait de m'assurer que les combattants comprennent qu'elles n'avaient pas de pouvoir de diriger mes forces.
Une jeune femme elfe me retira du visage mon chapeau, me fixa avec ses yeux bleu et ses cheveux châtains clair, et fini par dire avec une voix neutre.
« Quelqu'un arrive seigneur… Vous devriez peut-être rentrer avant que les gérants civils ne perdent leurs sang-froid sans vous."
 
« Merci Hélayne, oui, tu as raison, mais je vais encore profiter un instant du paysage paisible de ce lieu, juste un instant. » Je lui répondis avant de m'asseoir en regardant autour de moi… Comme je voudrais ne pas avoir tout cela sur les épaules… Des terres, des vies et une guerre à gagner. Je n'étais qu'un sauvageon du nord à l'origine. Pas un héro sortis d'un conte… Je poussais un long soupir et me relevais alors que des cavaliers de mon armée arrivaient pour me ramener en ville.
Une fois revenu au château, je pris place dans ma demeure et me permis de manger et boire… Demain, nous allions commencer à mettre en place certains piège pour attirer à nous nos chères amis en noir... Peu importe les réserves des deux nobles dames. .
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Dim 23 Oct - 14:34
Je regardais Grégoire avec stupeur. Son coup de sang me semblait démesuré, disproportionné et commençait à me faire comprendre qu'il était quelqu'un d'impulsif à qui on ne pouvait pas faire confiance. Non… c'était décidé, cet homme venait à l'instant de perdre tout le respect que j'avais pour lui. Il m'avait aidé à m'en sortir, il voulait le bien de tous, mais il ne l'obtiendrait jamais ainsi, pas en se voilant ainsi la face et en voulant imposer sa volonté. Un jour il se retrouverait seul, car plus personne ne voudrait se plier à ses exigences. Non… décidément il n'était pas le genre d'homme que je voulais suivre, plus maintenant, plus après cette démonstration effrayante d'esprit malsain et torturé… même si j'étais assez mal placée pour parler. Il s'en alla en claquant la porte et je soupirai, pleine de déception.

Il n'a rien compris, visiblement… Tant pis… J'en avais assez de jouer les ministres des finances… Je crois que je vais laisser tomber… Il n'a pas l'air de nous faire confiance… comment veut-il qu'on lui fasse confiance à notre tour ? C'est insensé… cet homme va devenir fou à cause de la guerre. Et s'il n'est pas assez grand pour accepter d'autres propositions que les siennes… tôt ou tard il finira pendu, avec une foule d'arcaëlliens en colère pour l'emmener à l’échafaud…

Je soupirai, excédée par cette situation qui me semblait extrêmement grotesque. J'étais à deux doigts de péter les plombs, de tout laisser tomber et de retourner auprès des Hayert'Väals… Eux au moins n'étaient pas des enfants capricieux. J'avais cette soudaine envie d'à nouveau tout détruire, de tuer les gens qui m'énervaient, au moins c'était plus facile. La loi du plus fort était facile à appliquer, on n'avait pas besoin de faire attention au reste, tu est fort, tu vis, tu es faible, tu meurs, point barre, mais hors de question de servir à nouveau Lemmy. Je devais donc trouver une autre carrière, une autre philosophie.

Bon… Écoute, Sëya… Je crois que Morianne est la seule à pouvoir nous mettre tous d'accord sur un plan, sauf qu'elle n'est pas là… Et que tu n'es visiblement pas en état d'en élaborer un. Moi je suis très pragmatique et avec une mentalité qui n'est pas vraiment du goût de cet homme qui me sert de « Seigneur »… Je crois que nous sommes deux personnalités trop fortes pour nous entendre… je pourrais être une dirigeante, au même titre que lui, avec des façons totalement différentes de faire… Voilà ce que je te propose : Ton équipe, toi et moi, allons nous occuper de retrouver Morianne… On va laisser Grégoire faire ses petites affaires… Quand Morianne sera à nouveau parmi nous, elle sera à même de faire en sorte qu'on s'entende tous… parce que j'ai l'impression que c'est une fille comme ça, qui est capable de modérer tout le monde et de faire des plans ingénieux si on lui laisse l'opportunité d'écouter tout le monde.

Je pris un moment de réflexion. A vrai dire je pensais que se serait ma dernière action pour cette alliance. Je comptais mettre les voiles une fois que Sëya aurait retrouvé Morianne. Je n'avais définitivement pas ma place au sein du Domaine, j'avais un grand besoin de plus d’émancipation, de plus de liberté. Les règles du Domaine me semblaient bien trop contraignante… plus je réfléchissais et plus je me disais que de fonder mon propre clan était la seule chose envisageable. Le prêtre avait encore eut raison… Je n'étais pas faite pour obéir… je n'étais pas faite pour appartenir à un clan ou à l'autre. Il me fallait mon propre domaine, mes propres règles.

Je te propose de quitter la ville… avec ton équipe évidemment. On utilise les tunnels, on cherche des indices dans le camps des Hayert'Väals que vous avez attaqué non loin d'ici. Et après… et bien on improvise… Grégoire n'entendra pas raison de toutes manières et je ne pense pas que son plan ait du succès… du moins pas avec le peu d'explication qu'il nous en a donné… On n'a peu de chance d'arriver à quelque chose également… mais je refuse de jouer les appâts pour quelqu'un qui fait des crises dignes d'un enfant capricieux. Je préfère tenter ma chance et…
Moi j'ai une idée ! gronda Brohmac qui venait de pénétrer dans la pièce sans y avoir été invité.
Dis toujours…
Sëya… Tu te rappelle la lorcq que Saladin a laissé derrière lui ? Et bien on l'a toujours ici, enfermée quelque part ! Je te propose d'aller lui tirer les vers du nez et de nous donner quelques infos sur l'endroit où pourrait se trouver Morianne !
Hé ! Pas mal ! Tu n'es pas si bête que tu en as l'air !

Le lorcq grogna mais ne fit pas attention à moi, il voulait surtout que cela face réagir Sëya, de façon positive je suppose.
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Dim 23 Oct - 15:19
Grégoire s’emporta et parti en claquant la porte. Je restais stupéfaite de sa réaction, ce n’était pas digne d’un chef de guerre. Je soupirais et écoutais Anna qui parla beaucoup. Elle proposait de quitter la ville en passant par les souterrains pour retourner au campement Hayert’Vaäl. Brohmac, dont j’avais oublié la présence, proposa d’interroger la lorcq que l’on avait capturé. Ça me sembla être une bonne option. Je m’avachis dans le fauteuil. Et si elle ne savait rien…. Ou refusait de parler. Je me redressais, seule l’action répondrait à ces questions. Je regardais Anna puis Brohmac et demandais comment nous allions nous y prendre. Elle allait très certainement refuser de parler et je n’étais pas pour la torture même sur une ennemie. Je me levais du fauteuil et pris la direction de la porte. Une fois devant, je m’arrêtais brusquement. Je venais de ressentir de la colère qui n’était pas à moi… Morianne ! Je fermais les yeux et envoyais tout l’amour dont j’étais capable à travers le pendentif. J’espérais que ça l’apaiserait un peu. Puis, avec calme, j’ouvris la porte et invitais les deux autres à me suivre vers les cachots.

Nous étions devant la cellule de la lorcq qui était assise sur son banc à attendre que le temps passe. Je la regardais avec mépris et dédain. Elle me fit un geste obscène avant de dire :

Vous n’obtiendrez rien de moi. Même par la torture.
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Dim 23 Oct - 17:53
Nous nous rendîmes donc aux cellules pour aller interroger la servante noire, Brohmac en notre compagnie. Une fois arrivés, nous commençâmes à l'interroger mais elle refusa catégoriquement de collaborer. Évidemment, je savais que Sëya répugnerai à user de la torture pour lui faire cracher le morceau. Elle était fille de Thaä, un exemple de bonté pour tous. Moi je n'étais pas ainsi, j'étais du côté ténébreux, je pensais que pour le bien de tous, il fallait parfois en arriver à certaines extrémités, aussi décidai-je de m'en mêler. Devant le refus d'obtempérer de la lorcq, je m'avançais vers elle et la pris par la gorge en la soulevant.

Parle !
Hurg !!
Non !! Arrête !
 s'empressa de protester Brohmac.
Tu as une meilleure idée pour la faire parler ?  demandai-je avec mépris.
Non ! Pas vraiment ! Mais Sëya ne veut pas de ça ! Alors on utilisera pas la force sur elle !
Pfff… Il faut parfois utiliser la manière forte pour obtenir certaines choses…
C'est peut-être valable pour les adorateurs d'Özan, mais nous ne fonctionnons pas ainsi !

Je roulais des yeux, exaspérée par tant de naïveté et de bien-pensance. Je lâchai la lorcq en jetant un regard méprisant à Brohmac et le défia de faire mieux.

Alors vas-y ! Je t'en prie ! Montre-nous comment tu vas lui arracher des aveux ! Tu vas lui faire des yeux doux pour ça ?  dis-je avec sarcasme.
Regarde, observe, et apprend !  déclara-t-il.

Il se mit face à la lorcq et lui jeta un regard assassin.

Bien… écoute, la servante d'Özan, je ne vais pas y aller par quatre chemin. Ton boss t'a abandonnée, tu es seule et sans aucun espoir ni avenir. Moi je t'en propose un ! Si tu nous dis comment nous rendre là où se trouvent tes anciens camarades, je m'arrangerai pour que tu ne sois pas exécutée froidement, tu auras peut-être même le droit à la rédemption.
Jamais !! Özan est grand !!! Özan purifiera le monde de tout pêcher ! Il éradiquera nos misérables existences !
 hurla la lorcq.

Brohmac soupira et insista la regardant droit dans les yeux.

Je sais pas quel est ton passé, je sais pas ce qu'on t'a fait, mais ceux qui t'ont fait croire que tu pouvais servir une cause t'ont abandonnée comme si tu n'étais rien ! Et tu n'es rien ! Absolument rien ! Tu es simplement un parasite sans la moindre importance, et tu n'as absolument rien fait de ta vie ! C'est ça que tu veux laisser derrière toi ? C'est ça que tu veux ? N'être rien ? N'avoir rien été ? Alors tu tombera dans l'oubli comme la misérable engeance que tu es ! Ou alors tu parles et tu auras été quelque chose, celle qui aura permise de peut-être sauver Arcaëlle ! Tu as le choix ! Rester rien du tout, ou devenir quelqu'un !

La lorcq resta silencieuse, pétrifiée par ce discours qui remettait en doute toute son existence et ce pourquoi elle s'était battue jusque là. Bromhac sembla plutôt satisfait du résultat de sa petite manipulation, quant à moi, je restais plus que sceptique sur l'effet de son petit speech.
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Dim 23 Oct - 18:44
Anna se montra virulente dans ses gestes mais Brohmac la calma rapidement. S’en suivie une discussion entre la lorcq et l’arcaëllien. Il lui expliqua les choses telles qu’elles étaient. Elle n’était rien de plus qu’un pantin d’Özan. Ni plus ni moins. Je regardais la lorcq et lui demandais comment elle s’appelait.

Qu’est-ce que ça peut faire ?
Ce sera un début… Connaître un nom c’est déjà beaucoup.
Saya Loren. Je suis au service d’Özan depuis mes dix ans. Ils… Ils m’ont enlevé à ma famille je crois. Mais je ne dirais rien de plus. Sinon… Sinon ils me tueront !
On te protégera Saya. Soit forte et montre que tu existes.
Je… Je ne peux pas…

Je soupirais. Nous n’arriverions à rien avec elle, elle avait trop peur des représailles. Je m’accroupis pour me mettre à son niveau et lui dis :

N’aie aucune crainte, on te protégera. Je le jure sur ma vie ! Mais on doit retrouver quelqu’un qui a prit un portail… Morianne ou Badb. Qu’importe son nom. Je l’aime et elle m’aime. Mais elle a pris ce foutu portail et depuis je suis sans nouvelle. Cela m’inquiète fortement.
Je… Je suis désolée mais Özan est mon maître et je ne peux décemment le décevoir. Je suis une Hayert’Vaäl et je suis fière de ce que j’accomplie. Elle baissa la tête de façon honteuse. Je ne peux parler.

On tournait en rond. Elle ne parlerait pas. Elle était trop craintive pour ça. Je laissais le soin à Brohmac de la secouer un peu verbalement.

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Dim 23 Oct - 21:30


J'avais passé un moment à regarder le plafond de ma chambre, allongé dans mon lit, je réfléchissais à grande vitesse, j'avais besoin d'un plan pour attirer nos adversaires au plus vite et réussir à les capturer.
J'avais ensuite passé un temps fou à marcher de long en large sur le plancher de la pièce, les plans défilaient sous mes yeux comme des étoiles filantes, parfois se développait comme des toiles d'araignée aux multiples connections, mais quand un garde entra les choses se firent alors bien plus claire.

« Mon seigneur… La prisonnière du groupe de dame Nazen est en train de subir un interrogatoire de sa part… Voulez-vous intervenir. » Demandais le jeune homme avec un peu de trac dans la voix.

La prisonnière ? La… Sang et cendre, mais oui ! Le voilà le plan ! Voilà comment gagner ! J'ai remercié le garde en le serrant dans mes bras et me suis élancé à toute vitesse vers les cachots en riant joyeusement.
J'ai presque sauté toutes les marches de chaque volé d'escalier en tenant mon chapeau d'une main, bousculant sans le vouloir mes gardes qui patrouillaient. 
J'arrivais essoufflé alors que je pouvais voir Anna brutaliser la prisonnière avant que l'un des compagnons de dame Nazen ne mette fin à cela. J'appréciais cet homme, il était juste et c'est ce qui importait à mes yeux pour être respectable. Je retirais mon chapeau et attendis que Seya nous rejoignent et que les gardes ont refermé la cellule, je leurs demandais de me suivre dans une petite pièce en reprenant à grand-peine mon souffle avant de refermer la porte et pousser un soupir.
« Pour commencer… Je… aaahhh… Je suis désolé de m'être emporté, aussi envers vous dame Cornwall qu'envers vous dame Nazen… Cela ne change pas le fait que j'aimerais que vous traitiez mieux les hommes chargés de votre protection Anna, mais passons… Aaahhh »
Je m'assis et posais mon chapeau sur la table en fixant le compagnon de Seya.
« Vous avez raison, les serviteurs de l'ennemi ont plus peur de leur maître que de nous et... J'ai peut-être une idée pour retourner cela contre eux et avoir ce que nous voulions. »

Je regardais tout les membres de cette petite assemblée et gloussais.

« Libérons la fille... » 
J'attendis que le moment de stupeur passe.
« Je m'explique…. Nous la libérons dans Wasdkioljer, sous la garde de membre des services secrets dans le rôle de serviteurs et autre employé de maison. Nous offrons à notre amie une maison de qualité, de beaux vêtements, de la nourriture exquise et en parallèle... Nous attaquons les repaires Hayert'Vaal dans la ville, Jaskar à déjà localisé trois des quatre planque de sympathisant qui opère en ville et sabotent nos forces. Nous en attaquons trois repaires, à intervalles de quelques jours, à chaque attaques, on monte les signes de richesse de la fille et nous assurons que les gens la voient dehors et connaissent bien son nom. »
Je fis une pause avant de continuer, le temps de boire un broc d'eau.
« Si cela ne suffit pas, ont la menace de balancer aux hayert'vaal qu'elle coopère pleinement avec nous, pour qu'elle nous offre par peur les camps proche d'ici, ont en nettoie si nécessaire et on continue de lui faire porter le chapeau de toutes les informations qui filtre sur les adorateurs jusqu'à ce que nos amis en armure noir se pointent pour la faire taire, et là… On leur tombera dessus avec une force de frappe écrasante, quitte à être dans le démesuré. »

J'ouvris les mains et les bras pour laisser les autres s'exprimer… Tout en gardant un œil et un sourire sur Anna.

« C'est fourbe, mais avec eux autant l'être vous pensez pas ? » .
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Lun 24 Oct - 0:17
Alors que je commençais à perdre patience face au refus catégorique de la lorcq et face à la mièvrerie de mes deux compagnons qui ne voulaient pas en arriver aux brutalité, voilà que débarquait à nouveau le sieur Grégoire. J'allais lui envoyer me venin au visage, avec les mots les plus acerbes, mais je n'en eus pas l'occasion. Il nous demanda poliment de laisser la prisonnière là et de le suivre. Dubitative, mais n'ayant rien de mieux à faire, nous le suivîmes sans trop poser de question. A vrai dire, j'acceptai plus cela parce que cela m'éviterait de m'emporter contre la gentillesse mal placée de mes compagnons.

Une fois installés dans la salle où nous nous trouvions quelques minutes plus tôt, il commença à s'excuser pour sa conduite. Un bon point pour lui me dis-je, je daignerai peut-être revoir mes idées de désertion face à ce revirement. Il me demanda également d'être un peu plus courtois avec les hommes chargés de ma protection. Je soupirai mais acquiesçai brièvement, promettant de ne pas trop m'emporter sur eux et de ne pas m'en servir à ma guise. Probablement était-ce cet andouille de rouquin qui avait du me balancer. Qu'importe… Je n'étais pas rancunière.

Il nous expliqua finalement son plan, un plan qui consistait à se servir de la prisonnière si elle voulait bien coopérer. Il décrivit même un second plan au cas où elle ne voudrait pas se montrer consentante. Les deux idées me parurent honnêtes, sensées, sans grand danger et plutôt efficace. Je devais l'avouer, cette fois, Grégoire avait mon approbation. Il avait réfléchi à tout et même réutiliser notre idée à Sëya et à moi pour compléter le tableau.

Si en plus nous racontions que c'est grâce à la bonté de Sëya que la prisonnière fut ainsi graciée, nous ferions donc courir le bruit qu'elle est ici. Ce serait une deuxième bonne raison pour eux de venir. Ils ne pourraient que mordre à l'hameçon ! C'est brillant ! Je vous l'accorde, Seigneur, vous m'avez convaincue… Et désolée encore si… Je ne voulais en aucun cas insulter la valeur de la vie de vos hommes… J'ai peut-être était un peu trop… pragmatique… j'en suis navrée… Quand il s'agit de sauver le plus grand nombre… bref… Je m'excuse… Et toi ? Qu'en penses-tu, Sëya ? Cela me paraît honnête comme plan. Cela ne nous empêcherait pas également d'avoir des infos sur où se trouve Morianne, tu ne crois pas ?
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Lun 24 Oct - 0:20
Sëya, alors que tu écoutes attentivement les propos d'Anna, tu reçois ce message par la pensée de la part de Morianne :

« Sëya… je ne sais pas où je me trouve, mais je suis dans le camps des Serviteurs Noirs, je ne pourrais sans doute pas m'échapper mais je suis en vie, mon amour ! Je t'aime ! Ne viens pas me chercher ! C'est trop dangereux, ils sont trop puissants ! »
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Lun 24 Oct - 10:36
J’écoutais parler Grégoire qui avait débarqué hors d’haleine dans la cellule. Il nous avait conduits dans une petite pièce où je m’assis sur un fauteuil. Grégoire proposa qu’on utilise Saya comme appât pour attirer les serviteurs noirs. Je trouvais l’idée bonne. Mais allait-elle fonctionner ? Anna prit la parole et, alors que je l’écoutais attentivement, Morianne me parla.

« Sëya… je ne sais pas où je me trouve, mais je suis dans le camps des Serviteurs Noirs, je ne pourrais sans doute pas m'échapper mais je suis en vie, mon amour ! Je t'aime ! Ne viens pas me chercher ! C'est trop dangereux, ils sont trop puissants ! »
Morianne ! Mon aimée… Je ferais tout pour te sauver. Quitte à y perdre la vie. Tu es tout pour moi. Sans toi je suis perdue….

Répondis-je par la pensée. Je retenais mes larmes. Des larmes de soulagement de la savoir en vie. Je me levais promptement et dis aux autre que Morianne venait de me parler et leur fis part de ce qu’elle avait dit. Je soupirais et me rassis en fondant en larmes. C’était trop dur. Je ne savais pas quoi faire. Si j’allais la sauver je mourrais mais si je la sauvais pas elle mourrait. C’était un choix bien trop douloureux et difficile. Je finis par dire entre deux sanglots que nous allions mettre à exécution le plan de Grégoire. Je voulais récupérer Morianne le plus vite possible. Et pour ça j’étais prête à me sacrifier. Je savais que l’idée lui déplairait mais je l’aimais au-delà des mots. Elle était ma moitié. La partie manquante de mon cœur.

ON va faire ce que vous avez dit Sir Boisdefer. Nous retrouverons Morianne quoi qu’il en coûte.
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Lun 24 Oct - 20:33



Je fus vraiment soulagé de savoir que Morianne était toujours vivante. L'ajustement de Anna est aussi une bonne idée, plus l'odeur du miel sera alléchante plus les frelons seront attiré dans notre piège !
Je devais aussi faire venir une force de frappe implacable, nous n'aurons qu'une seule chance et pas le droit à l'erreur. Je fis part de mes raisonnements aux deux jeunes femmes.
« Nous devons donc commencer à mettre tout cela en place sans tarder… Je vais ordonner qu'on déplace cette femme dans une des propriétés saisie au nom de l'effort de guerre, des membres des services secrets lui colleront aux fesses nuit et jours en ce faisant passer pour ses serviteurs. »
Je croisais les bras en me balançant sur ma chaise.
« Je vais aussi demander un peloton de la division arcane, je les ferais passer pour des mages civils venus aider à réparer et soigner les gens à Wasdkioljer, Jaskar s'arrangera pour les faires loger tout autours de la demeure de notre invité de marque pour pouvoir être sur place en quelques secondes… »
Je regardais Seya et me penchais vers elle.
« Si votre équipe réussit aussi à se faire passer pour je ne sait qu'elle individus avec des raisons valables de loger à côté… Nous allons avoir besoin d'une force de frappe massive et implacable pour leurs tomber dessus, on doit leur laisser aucune chance quitte à être dans l'excès totale. De plus étant donné que vous allez la « libérer », vous aurez alors des raisons insoupçonnable de vous rendre dans sa demeure et faire voir que vous êtes présente. » Je proposais avec un sourire.

Je visualisais le plan, la demeure était encadrée par plusieurs autres, chacune allait être prise pour loger de faux mage civil de la division arcane et des soldats de la division Terre. Les hommes de Jaskar seront postés avec Saya et dès que les serviteurs arriveront, nous leur tomberons dessus sans pitié en donnant un coup le plus puissant que nous pourront, détecter la magie dans l'habitation-prison de Saya serait facile avec des équipes de mages autours.
« Vous êtes partantes ? » Je demandais avec un sourire entendu. .
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Mar 25 Oct - 7:28
Je croisais les bras et écoutais attentivement le Seigneur Grégoire. Ce qu'il proposait me semblait acceptable et de bon aloi. Le plan était bien ficelé, et cela promettait d'être intéressant, même si c'était extrêmement risqué. J'espérai juste que le groupe de Sëya serait à la hauteur de nos espérances.

Je n'ai pas d'objection à ce plan. Si je puis me permettre… J'aimerai également en être. Je sais très bien me défendre. Et puis… Si cette Saya refuse de jouer son rôle, je n'aurai qu'à la remplacer… Je suis une lorcq, ça pourrait fonctionner.
Oui… Tu es une lorcq, mais tu n'as pas vraiment le même profil qu'elle ! Dis-moi si je me trompe, Anna, mais tu n'as même pas atteint la majorité de notre espèce, si ? intervint Brohmac.
Je… Comment osez-vous ? Je ne vous ai pas permis de me tutoyer… Et ayez un peu plus de respect… Je suis peut-être encore physiquement une adolescente, mais j'ai vécu bien assez de choses pour être mentalement et moralement adulte…
Oh ! Mais excusez-moi votre majesté ! ironisa le lorcq en faisant une courbette ridicule devant moi. Je ne savais pas que vous teniez à ce point à votre étiquette !

Il se moquait clairement de moi, le fourbe. Mais réagir négativement à sa provocation aurait été pour moi un signe navrant de médiocrité et n'aurait pas vraiment été très mature de ma part. Je me contentai donc de lui jeter un regard froid et antipathique, sans plus.

Trêve de plaisanterie… dit-il en se redressant. Tu n'es pas assez grande ni assez imposante pour ça. Je ne remet pas en question ta force physique, ni tes prouesses, mais Amaya est beaucoup plus proche physiquement de notre prisonnière. Si quelqu'un doit la remplacer au cas où cette Saya ne voudrait pas coopérer, ça serait plutôt à elle de jouer ce rôle.

Je ruminai froidement mon agacement envers ce Brohmac, mais il n'avait pas tort, je devais lui accorder au moins cela.

C'est vrai… Un point pour vous… Et bien voilà ! On sait à présent comment faire si la prisonnière n'est pas partante pour collaborer. Les membres de ton équipe ne sont pas seulement puissants, Sëya, ils ont l'air d'être malins aussi… J'en serais presque jalouse…

En vérité je l'étais. J'aurai aimé que des personnes comme Brohmac me suivent et voient en moi une chef en laquelle ils pourraient avoir toute confiance. Si seulement j'étais née dans une autre famille, un autre village, une autre vie… Peut-être aurai-je eu droit à tout ça. Les gens ne s'intéressaient pas à moi, véritablement, ils s'intéressaient plus à mes talents ou à ma richesse… c'était pour moi très frustrant.
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Mar 25 Oct - 7:37
Sëya, les autres sont en train de parler et de mettre en place une stratégie brillante, et pendant qu'il parle tu peux encore entendre l'esprit de Morianne te répondre :

"Ne perds pas espoir, Sëya. J'ai peut-être un plan pour m'échapper, mais tu dois me faire confiance et ne pas tenter de me retrouver pour le moment. Faites en sorte avec l'équipe et Grégoire d'attirer l'attention de Saladin, par je ne sais quel moyen… Je t'aime mon amour !"
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Mar 25 Oct - 9:16
Ecoutant parler Grégoire et Anna ainsi que Brohmac je restais distante à tout cela. Finalement j’allais servir d’appât… Je soupirais doucement et discrètement. Comment allais-je faire pour attirer les serviteurs noirs et surtout Saladin ? Car, pour moi, Saladin retenait Morianne contre son gré. Je reçu un autre message de ma bien-aimée :

"Ne perds pas espoir, Sëya. J'ai peut-être un plan pour m'échapper, mais tu dois me faire confiance et ne pas tenter de me retrouver pour le moment. Faites en sorte avec l'équipe et Grégoire d'attirer l'attention de Saladin, par je ne sais quel moyen… Je t'aime mon amour !"
Je garde espoir. Quel est ce plan ? Je ne tenterais pas de te retrouver dans ce cas mais… Tu me manques horriblement…. Je pleure beaucoup et suis prostrée la plupart du temps dans ma chambre. Je t’aime.

Voilà ce que je lui répondis par la pensée. Je m’engageais à ne pas la chercher. J’en fis part aux autres.

Il ne faut pas chercher Morianne, elle a un plan pour s’échapper.

Dis-je d’une voix monotone et triste. Je regardais tout le monde tour à tour. Je voulais tellement sauver Morianne mais ses ordres étaient clairs. Et…. Elle m’aimait ! Ce qui voulait dire qu’elle était capable de sentiments. Donc qu’elle n’était pas à cent pour cent un monstre assoiffé de chair et de sang. Je soupirais de soulagement et baissais la tête. Il fallait maintenant convaincre Saya de se joindre à nous dans notre mascarade. Et ce ne serait pas facile.

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Mer 26 Oct - 23:08

Anna et Brohmac étaient deux élément contraire forcé d’œuvrer ensemble et les tensions que cela engendrait me rendais presque nerveux, avant que cela s'envenime plus et profitant de l'intervention de Seya je me levais et déclarais avec sérieux.

« Je vais parler à notre invité, lui faire comprendre où se trouve ses intérêts. Je l'amène dans la salle de réunion à l'étage, une pièce voisine permet d'observer et écouter les réunions pour Jaskar, un garde va vous y guider.»
Je sortis avec un salut de la tête vers mes alliés et retournais dans le couloir de pierre humide des geôles. Le garde en faction vint à ma rencontre et me demandait ce qu'il devait faire avec la prisonnière… Je lui ordonnais de prendre neuf autres soldats et de faire venir la lorcq jusqu'à la salle de réunion, pas d'imprudence, si elle tentait de fuir, nous la tuerons.
Je montais en avance alors que les hommes se réunissaient pour amener la prisonnière, je profitais de mon avance pour ouvrir les volets des fenêtres et faire entrer la lumière du jour, je posais une bouteille d'hydromel sur la table et deux verres et mis une chaise face à la mienne de l'autre côté de la table de bois finement ouvragé et ronde.
Les portes doubles de la salle s'ouvrirent et dix gardes amenèrent froidement la grande lorcq sur la chaise face à moi, toujours enchaîné par les poignets à l'avant. Elle me fixait avec un sourire narquois alors que les dix soldats prenaient place dans la pièce.

« C'est toi le roi des arbres ! L'homme qui nous agacent tant… Le lorcq avec la gamine de ma race était bien plus effrayant que toi et encore, le voir est un doux rêve en comparaison de mes maîtres. » Elle finit en gloussant moqueusement, évidemment.
J'étais son ennemi juré, l'incarnation de l'echec des adorateurs sur Kail, ma seul existence faisait pousser des grognement de haine à leurs maîtres. J'ai une réputation qui me plaît haha.
« Qui nous agacent tu dit ?.. Haha ! Pardon c'est assez drôle. » Je répliquais amusé mais sombre.
« Qu'est-ce qui te fait rire ? Tu croit que tu va me faire plier, tu ne torture pas tes prisonniers, tu ne me fera rien avouer de plus… Je suis une impasse et chaque seconde que je te fait perdre est un plaisir. » Crachait elle.
Là, je riais avec une froideur que mes hommes ne me connaissaient pas. J'ai enlevé mon chapeau et l'ai confier à un de mes hommes et bu une bonne gorgé d'hydromel sous les yeux de la lorcq, m'offrant le luxe de paraître décontracté alors que j'étais concentré sur chaque gestes, chaque mots.
« Tu a raison, je n'apprendrais rien de plus et tu me fais perdre du temps… Alors je vais te libérer. » Je lâchais.
« Tu te moque de moi chien ! » Rugit la lorcq.
« Pas du tout voyons… Je vais faire venir un archiviste et signer de ma main l'ordre de libération et te faire escorter au plus près d'un camp de tes amis. » J’expliquais.
Elle semblait confuse et soudain sa confiance s'effritait déjà emboutit fortement par ce sacré Brohmac.
« Cela n'a aucun sens... » Dit elle.
« Mais si… Je veut que tu meurt, pour payer tes crimes envers mes concitoyens, alors je vais te libérer. » J'insistais en la fixant avec un sourire carnassier.
« Mais… Tu essaie de m'embrouiller ! Comment me tuer si tu me libère ?! » Criait elle alors.
Je passais à l'étape suivante, un gestes répétitif, nonchalant mais stressant pour l'interlocuteur. Je fis glisser mon verre d'une main à l'autre sur quelques centimètre, lentement mais continuellement.
« Je vais t’expliquer… Je vais te libérer, te faire escorter jusqu'à ton camp de manière bien visible. Ensuite de cela, j'attendrais le lendemain matin et tu sais ce qui se passera demain matin ?… Non ?… Tu apprendra que deux de vos camps auront été détruit. Mes hommes laisserons des survivants, ils ferons sortir ton nom en partant pour que les survivants sachent qui les a vendus. .. »
Elle se levais brusquement en hurlant comme terrifié.
« Non ! Personnes ne… Vous mentez ! »
Les gardes la rassirent de force sous ses grognements.
« Je disais… Ah oui, les survivants t’accuseront, mais tes maîtres douteront encore… Alors nous mettrons à sac vos petit repaires dans la ville, ceux que tu est censé être la seule à connaître et là encore… On fera en sorte de laisser un ou deux survivants… Tu imagine la suite ? Je vais quand même te le dire... »
Je cessais mon mouvement de verre et elle cessait de fixer mes mains d'un air angoissé.
« Tu à raison… Les hayert'Vaal n’ont pas peur de moi…. Ils on peur de leurs maîtres. J'ai entendus quelques rumeurs sur ce qu'on fait aux traîtres chez vous… Même une vie dans un cachot humide me semble préférable. » Je lui lançais en gloussant de manière malsaine.
« Non ! Non ! Je dirais ce que vous avez dit ! Que c'est un coup monté de votre part ! »Tentait elle de ce défendre.
« J'ai hâte de savoir si tu arrivera à convaincre tes maîtres que j'ai pu connaître vos planques de sympathisant en ville sans ton aide… Ni même la position des camps que je vais foudroyer de mes armée… Quelle idée de laisser traîner vos missives et vos documents mademoiselle. » Je lui répliquais en faisant un grand sourire froid.
Elle se mit à trembler, à gémir, ses yeux allaient en tous sens et ses lèvres tremblaient…
« Mais nous ne somme pas forcer d'en arriver là… Je vous propose autres chose… J'ai besoin d'un trophée, de quelqu'un vaincu comme vous… Pour montrer au nobles stupides comment je traite les ennemis de mon royaume. Vous n'aurez qu'une chose à faire, rester dans une maison sous bonne garde, et laisser des nobles venir vous voir. Une autre prison mais qui vous offrira de la visite et à moi une arme de dissuasion … Et vous vivrez, encore un peu. » Je lui proposais d'une voix douce en me levant et versant de l'hydromel dans son verre en passant ensuite dans son dos pour revenir sur sa gauche en m'asseyant un peu sur la table et penchant la tête, mais tout les membres bandé prêt à me défendre.

Elle me regardait puis son verre… Brohmac avait déjà fissuré ses convictions de belle façon, j'avais enfoncer la brèche sans pitié d'une éventualité de mort et de torture atroce de son propre maître, en lui offrant un misérable espoir pour échapper à pire qu'une vie de honte.
Elle saisie le verre et serrait ses doigts dessus, tremblante. Je m'attendais vraiment à devoir me battre et qu'elle refuserait mais… Elle portait le récipient à ses lèvres avec un un gémissement contenu…
« C'est très bien… Demain nous allons nous occuper de vous amener à votre nouvelle vie… Je suis sûr que vous attiserez même les passions avec un si beau visage. » Je lui dis, dernière phrase, dernière pique pour la clouer à un faux espoir pour échapper à une mort que même Beorn ce fou aurait redouté.

Je fis signe à mes gardes de l’emmener et ils la levèrent de la chaise et la ramenèrent à sa geôle, les sanglots qui éclatèrent arrivèrent tout de même dans la salle de réunion. Je donnais pour ordre qu'elle soit surveillé jours et nuit, pas question qu'elle se plante et foute notre plan en l'air.
Je m'étalais sur ma chaise et bu cul sec un bon verre de l'hydromel du coin alors que mes alliés entraient.
« Je déteste cela… je déteste… Faire ça. » Je soufflais en reprenant mon chapeau.

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Jeu 27 Oct - 10:09
Nous fûmes conduites, Sëya et moi, dans une autre pièce tandis que Grégoire fit conduire la prisonnière dans la salle voisine et lui rendit une visite quelque peu spéciale. J'écoutais attentivement la conversation et jeter quelques coups d’œil à Sëya qui ne semblait pas au meilleur de sa forme. Elle devait probablement se faire beaucoup de souci pour Morianne. Sa dernière déclaration avait été assez troublante en y repensant. Il ne fallait pas chercher Morianne… elle avait un plan. Maintenant que j'y pensais, comment ce faisait-il qu'elle puisse lui parler ainsi à distance ? J'aurai aimé lui poser la question mais je devais rester concentrer sur les magouilles de Grégoire pour pousser notre prisonnière à se plier à nos exigences. C'est quand je me mis à reluquer Sëya de haut en bas que je vis quelque chose de nouveau chez elle, ce collier en forme de cœur. Était-ce une relique qui lui permettait de contacter Morianne à distance et par la pensée ? C'était la seule explication logique que je voyais.

En tout cas, en la voyant dans cet état, cela me faisait de la peine. J'avais toujours ce fort sentiment à son égard, un sentiment que j'avais toujours du mal à comprendre. En la regardant, je me disais qu'elle était toujours aussi belle malgré sa peine. A vrai dire je ne l'avais jamais vu vraiment réjouie… Elle avait toujours été dans un état de tristesse assez important. Peut-être ressentais-je  de la compassion pour elle, peut-être que simplement le fait de la voir aussi triste me donnait cette envie de la prendre dans mes bras et de la consoler. Mais qu'est-ce qu'une femme sans coeur comme moi pouvait faire pour consoler un cœur attristé ? Personne ne m'aimait, alors comment aurai-je pu aimer quelqu'un ? La seule personne qui ne m'ait jamais vraiment aimé était morte depuis quelques années maintenant… ma défunte mère.

Finalement j'entendis Saya craquer de l'autre côté du mur et je sentis alors que Grégoire avait atteint son but. Oui… d'après ce que j'avais entendu, elle n'avait pas vraiment eu le choix. Si j'avais été plus empathique, j'aurai peut-être eu de la pitié pour cette femme qui était plus ou moins dans la même situation que moi, sauf qu'à contrario, j'avais décidé de rejoindre le Domaine de ma propre volonté, on ne m'avait pas forcé la main, j'avais même fuit mon ancien camps.

Nous eûmes le droit à la visite d'un garde qui nous informa que la petite entrevue était terminée et que nous pouvions rejoindre le Seigneur Grégoire. Comme Sëya semblait un peu ailleurs et avait une triste mine, je me permis de m'approcher d'elle et de lui poser une main sur l'épaule.

Venez Dame Sëya… Je crois qu'on nous attend ! dis-je d'une voix à moitié étranglée.

A vrai dire j'avais encore du mal à lui parler et ne savais pas trop si je pouvais me permettre de prendre un ton amical ou non avec elle. En avais-je seulement le droit ? Je méritais plutôt son indifférence totale et le droit de me taire… Depuis quand avais-je des remords ? Le fait de côtoyer tous ces gens m'avait-il rendu faible ? En tout cas je n'attendis pas sa réponse et alla rejoindre Grégoire dans l'autre pièce et sentis tout de même que Sëya était derrière moi. Devais-je m'en sentir rassurée ? Soulagée ? Je n'en savais trop, en tout cas mon bon seigneur soupira à nous voyant, s'étalant sur une chaise. Il but un verre cul sec et nous dit alors qu'il avait détesté faire ça. Je ne dis mot, et regardai alors les autres verres sur la table. Je me précipitai vers la bouteille et m'en servis un jusqu'à rebord avant de le porter à mes lèvres et l'avaler d'une traite. Je me mis à tousser, l'alcool me picotant légèrement la gorge. Je me resservis un nouveau verre et servis aussi les autres tant qu'à faire.

Pas l'choix… Il faut savoir se montrer cruel parfois pour gagner un conflit… Mais c'était le choix le plus judicieux…

Je m'affalai dans un fauteuil et commençai à vider mon second verre.

Monde cruel et impitoyable…

Je n'avais pas vraiment l'esprit à me réjouir. Nous avions obtenu ce que nous voulions, mais par quelle odieuse manipulation ? Oui, notre ennemi n'avait rien de tout blanc, et n'était clairement pas quelqu'un qui méritait vraiment la pitié, mais à agir ainsi je craignais que nous ne devenions tous encore plus cruel que nos ennemis… même si pour moi il était déjà trop tard...
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