L'Aube des Mondes
Bonne visite dans notre univers.

Quête pour l'obtention de l'épée Gwyar

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Sam 8 Oct - 16:43
Tout se passait agréablement bien dans la ville de Juier. J'avais pris place au château afin de pouvoir gérer les affaires commerciales du Domaine. Je m'occupais principalement de faire en sorte que les contrôles soient très stricts sur les marchandises qui transitaient depuis le port, mais aussi devais-je faire en sorte qu'il y ait quelques contrôles à l'intérieur même de la région. C'était une tâche dure et éprouvante, qui me demandait énormément de temps mais qui était très gratifiante. Pour la première fois, j'avais l'impression d’œuvrer pour quelque chose de fondamentalement bon pour tous. Il fallait aussi que je gère mes propres affaires, celles de la famille Cornwall. Heureusement, pour cela, j'avais quelques intermédiaires et je n'étais pas seule à m'occuper de cela. On m'avait également assignée des collaborateurs pour mon travail au Domaine, ce qui n'était pas de trop.

Chaque jour, j'avais mon lot de surprises, de tracas et de galères. La plupart du temps je ne rencontrai pas de difficulté, mais il y avait parfois quelques récalcitrants, des personnes qui ne voulaient pas montrer patte blanche. Mais j'avais donné l'ordre exprès de ne pas céder aux objections, et, dans un cas de force majeur, avoir recours à la contrainte. À situation extrême, mesures extrêmes. Cependant, ces dispositions avaient porté leurs fruits, les demandes d'autorisations de commerce devenaient plus nombreuses et quasiment systématiques. Les contrevenants étaient de plus en plus rares, et il n'y avait pas vraiment de difficulté à faire respecter les accords commerciaux. Nous avions déjà empêché à plusieurs reprises des marchands d'enfreindre les règles. Arrestation des marchands d'esclaves, confiscation de certains biens, et amendes pour les plus petits délits. J'avais même mis en place un système pour réhabiliter les anciens esclaves, un système qui leur permettait d'avoir un travail, un toit et de quoi se nourrir. J'en fus même félicitée par mes pairs qui étaient parfois étonnés de voir à quel point j'avais ce sujet à cœur. Je leur expliquais que j'avais été moi-même victime de l'esclavagisme et que je ne souhaitai cette vie à personne.

Ce jour là, j'étais en train de faire un bilan de nos affaires, rien de très passionnant ni d'extraordinaire, de la paperasse en sommes. Cependant l'on vint frapper à la porte de mon bureau, une petite pièce confortable où s'entassait des centaines de demandes, de contrats, et de certificats, la plupart étant en cours de traitement. J'invitais la personne à entrer, ce qu'elle fit prestement. Il s'agissait d'un jeune caporal, environ 19 ans, un humain, roux, à l'air un peu niais. Il ne semblait pas avoir une grande expérience et semblait même plutôt simplet. Il me fit un salut militaire et devant mon haussement de sourcil, compris qu'il n'avait peut-être pas choisi la meilleure façon de me souhaiter le bonjour.

Je... Hum... Bonjour Madame. Heu... comment allez-vous ?

Je soupirais, exaspérée par le manque de manière de ce jeune caporal aussi maladroit qu'idiot.

Bonjour, oui... venez en au fait... heu... Caporal... ?
Heu... oui... heu... je veux dire, Caporal Lokfa, Madame. Au rapport ! Je suis venu vous apporter une nouvelle. On vous demande au port pour une affaire urgente.
Plaît-il ?  m'offusquai-je en le tuant du regard.
Je... Pardonnez-moi... On a besoin de votre présence au port, c'est une affaire compliquée et nous préférerions que vous veniez voir... c'est grave.
Ce qui est encore plus grave c'est votre façon de me parler, caporal Lofka ! Mais peut-être que quelques jours à nettoyer les latrines publiques vous apprendraient la politesse...
Heu... Je... Je suis désolée Madame... Je n'ai pas l'habitude de... m'adresser à...
Ouais... non mais c'est bon. J'ai pigé ! Bon... Cassez-vous !
Je...
Non, mais y a pas de « Je... » ou autre qui tienne, je vous demande de vous barrer.
Mais l'affaire au port...

Je soupirai, excédée par l'insistance de ce caporal qui n'avait visiblement pas assez de jugeote pour estimer quand est-ce qu'il devait arrêter de parler et partir au bon moment.

L'affaire au port, oui... Je m'en charge de l'affaire au port ! Barrez-vous maintenant ou je vous colle aux corvées de latrines publiques pour le restant du mois !
D'accord...

Il acquiesça mais resta planté là comme un piquet, comme s'il attendait quelque chose. Je le dévisageai alors du regard et lui demandai alors :

Heu... Vous faites quoi, là ?
J'attends...
Vous attendez quoi ?
Que vous veniez au port pour l'affaire urgente...

Je soupirai à nouveau, et me pinçai l'arrête du nez tout en me retenant de ne pas exploser.

Oui ! Et bien j'ai dit que je m'en chargeai ! Maintenant, barrez-vous !
Mais on m'a ordonné de revenir avec vous...
Non mais c'est pas...

Je tapais du poing sur la table, me retins un moment de ne pas hurler et finis par lui jeter au visage :

Bien... D'accord... Je vois que vous êtes complètement con en fait... Alors je vais vous expliquer dans un langage que vous comprenez... Vous vous barrez, maintenant là, vous dites à votre chef que j'arrive. Moi je finis mes affaires, et j'arrive ! Vous pigez ?
Heu... d'accord !

Il resta à nouveau planté là à me regarder comme un gros benêt. Je commençais à sentir l'exaspération me gagner et je m'exclamai alors :

Mais quoi encore ?
Je lui dis que vous arrivez dans combien de temps ?

Je roulais des yeux en l'air et me saisis d'une petite statuette en bronze, représentant la divinité Uoc'Thuy.

Ok... vous voyez la statuette là ? Bon... elle a l'air sympa comme ça ! C'est Uoc'Thuy... divinité des pactes, des serments mais aussi des marchands... Vous voyez les bords anguleux là ? Si vous vous barrez pas tout de suite, je fais la promesse solennel sur Uoc'Thuy que je vous éclate le crâne avec !
Heu... mais du coup je lui dis q...
Non mais je déconne pas ! Si vous vous barrez pas, je vous explose la tête, je vous jure ! Pas parce que je vous déteste, hein ? Non... par désespoir plutôt ! C'est juste que vous êtes exaspérant de bêtise ! Alors maintenant tirez-vous ! Tirez-vous sinon je vous défonce !
Heu... d'accord !!

Il prit rapidement la poudre d'escampette, sans demander son reste. J'étais tout de même navrée d'en être arrivée là pour lui faire comprendre les choses, mais il était visiblement trop stupide pour comprendre autrement. Je finissais donc de remplir les documents que j'étais en train de faire avant que cet imbécile ne vienne me troubler avec ses histoires, bouclais le tout, puis quittais mon bureau sans oublier de le fermer soigneusement à clef derrière moi. Je me rendais donc au port, pour voir si cet énergumène avait eu une bonne raison pour me déranger dans mon travail. Une fois sur les lieux, il ne me fallut pas trop de temps pour voir deux navires que je n'avais pas encore vu. L'un d'eux semblait sommes toutes être un navire de transport plutôt rapide vu sa voilure et son gabarit, et peu armé. Probablement une délégation venu pour parlementer, enfin bref, je n'en avais pas grand chose à faire. L'autre était quant à lui un petit navire marchand, à peine armé, et c'est là que se trouvait l'attroupement de gardes qui s'affairaient. Je rejoignis celui-ci, estimant que c'était le bon et que l'on m'y attendait. J'arrivai alors à moitié furieuse, et me dirigea vers l'adjudant de la petite brigade.

Bon... qu'est-ce qui se passe ici ?
Ah ! Dame Cornwall ! Vous êtes là !
Mais évidemment que je suis là, c'est votre marteau de caporal qui m'a fait venir.
Mon marteau de... ?
Oui ! Votre grand benêt là ! Un roux avec l'air stupide...
Ah oui... le caporal L...
Oui, non mais en fait on s'en fiche un peu de son nom... Bon qu'est-ce qui se passe ici ? Parce que j'ai pas que ça à faire figurez-vous...
Par ici je vous pries, suivez-moi !
Non...  dis-je catégoriquement.
C... Comment ça, non ?
Non, je vous suivrais pas ! Vous me dites ce qui se passe et après, si ça m'intéresse, je vous suis.
On a besoin de votre... autorité et de votre... expertise pour... évaluer cette... marchandise.
Quelle marchandise ?
Et bien... celle qui se trouve sur ce bateau...
Mais... évidemment celle qui se trouve sur ce bateau ! Je ne suis pas complètement débile non plus... Je vous demande quel type de marchandise, espèce d'imbécile !

L'adjudant me regarda avec de grands yeux écarquillés, comme s'il se sentait offensé. Il m'en fit d'ailleurs part ce qui ne manqua pas de m'irriter d'avantage.

Vous venez de me traiter de...
D'imbécile, oui ! J'ai horreur de perdre mon temps, et là je suis un peu à cran, alors maniez-vous de m'expliquer...
Je... Et bien... Il s'agit d'une marchandise très particulière... une arme pour être précise...
Et bien quoi ? Procédure habituelle pour les marchandises de type armes et armures ! Qu'est-ce que vous venez me prendre la tête avec des broutilles pareilles ?
C'est que... c'est une arme magique semblerait-il...
Une arme... euh ?
Magique... oui...

Je restais un moment silencieuse et abasourdie. L'adjudant me regarda, interrogatif, et demanda alors :

J'ai bien fait de vous prévenir ?
Heu... Oui... Oui oui... Non mais excusez-moi, je pensais que... très bien ! Et bien faites voir ça !
Suivez-moi je vous pries !

Je suivis l'adjudant qui était un jeune tahora et nous arrivâmes finalement dans la cale du navire où étaient entreposées les marchandises. Quelle ne fut pas ma surprise en trouvant face à moi un homme coupé en deux tandis qu'un soldat était allongé au sol, pâle et dans un état fiévreux.

Heu... Qu'est-ce qui s'est passé ici ?  demandai-je.
Et bien... L'un de nos hommes est tombé sur l'arme... un homme du navire a voulu lui arracher des mains sauf que... sans le vouloir, cela a déclenché une... magie qui a tranché cet homme en deux et vidé cet homme de ses forces. Une arme dangereuse et... probablement maléfique à en juger par ses pouvoirs. Que devons-nous faire de cette... épée ?
Faite-la voir !
Mais...
Vous avez besoin de moi, oui ou non ?
Heu... oui mais...
Alors faite-la voir !

L'adjudant s'exécuta et me mena jusqu'à l'épée qui avait été posée sur une caisse, emballée dans un chiffon de lin. Je m'approchai alors de l'épée, la déballai de son étoffe, et la regardai minutieusement. Mon regard fut subjugué par la vue de cet artefact. Il s'agissait d'une épée très finement travaillé, faite entièrement d'un alliage de métal noir. J'éprouvai un profond sentiment en regardant cet objet mystique, une attirance presque malsaine. Elle était belle... ses reflets étaient comme ceux de l'encre, et je m'imaginai déjà en sa possession. Je me saisis du pommeau de l'arme et sentis soudain le fluide quitter mon corps et abreuver la lame. Les symboles gravés sur l'épée se mirent à luire en rouge.

A... attention !!! C'est comme ça qu'elle a luit avant qu'une vague noire ne sorte de la lame et tranche ce malheureux en deux !  s'écria l'adjudant.
Je vois...

Je la reposais prestement et les glyphes sur l'épée s'éteignirent progressivement, privés du fluide que je leur avais fourni en touchant le manche. J'en fus satisfaite, et décidai alors sans en avertir qui que se soit de faire cette épée mienne. J'étais au courant des règles du domaine sur ce genre de choses, mais j'étais en bonne situation pour faire cet objet mien, je n'aurai qu'à faire amende honorable et me montrer respectable ; faire bon usage de cette arme en somme.

Faites sortir tout le monde... confisquez moi tout ce matériel et interrogez tous les membres de l'équipage ainsi que les marchands. Je veux savoir d'où vient cette arme, à qui elle était destinée et pour qui travaillent ces marchands.
Et... pour l'épée ?
Consignez-la dans le registre, je la garde avec moi. Mais n'en parlez à personne sans mon autorisation. Pour le moment, personne ne doit savoir que cette dangerosité existe.
C... Compris, Dame Cornwall.

Je laissai l'adjudant ordonner qu'on mette aux arrêts toutes les personnes sur ce navire. Pendant ce temps je récupérai l'épée et la ranger dans le fourreau tout aussi noir qui lui était destiné. J'attachai alors l'épée à ma taille et m'apprêtai à partir quand sorti de derrière les caisses, un aracnor se jeta sur moi, toutes mandibules déployées. Il me plaqua au sol et approcha son visage du mien. Je pouvais sentir son haleine fétide, il semblait complètement dément et tentait de m'arracher la tête avec ses mandibules.

L'épééééééée ! Donne moi l'épéééééée ! Elle est à moiaaaaa ! Tuer... Je vais te tueeeeeeer ! Gruaaaahhaaaaaaargh !!!
Lâ... che... moiaaaaa !  protestai-je avant de lui coller un violent coup de pied dans le ventre pour le repousser.

Il tituba en arrière et s'écroula dans les caisses. Je me relevais, profitant de cet instant, il en fit de même et je sortis l'épée noire.

L'épée est à moiaaaaaa !
Tu la veux ? Attrape !

Je lançais alors l'épée qui tourna avant de se planter dans la tête de l'aracnor qui tomba à terre dans un bain de sang. Je m'approchai de lui, me saisis de l'épée, et retira la lame du cadavre de ce dément. Je haussai alors les épaules en regardant l'aracnor gisant dans son sang et eus un petit ricanement.

Humpf... Inutile... Tu n'étais clairement pas de taille...

J'essuyai alors le sang qui avait maculé la lame sur les vêtements du cadavre et rangea la lame. Je pouvais sentir son pouvoir, sa puissance... elle était mienne à présent. Cette épée avait cependant quelque chose de sombre, une histoire liée à elle qui devait sûrement être tragique... moribonde... Sur la garde de l'épée je vis gravé un mot : Gwyar. L'épée se nommait donc ainsi... Et elle était capable de déferler les ténèbres en puisant le fluide dans son porteur... une arme idéale pour moi qui pouvait aspirer le fluide d'autres êtres. Nous étions identiques elle et moi... sombres, avec un passé tortueux et tragique... Anna, porteuse de l'épée des ombres, Gwyar... cela sonnait fort bien.

Toi et moi nous allons avoir un sacré destin, Gwyar... J'en ai la certitude.

Après plusieurs longues minutes à rassembler tout l'équipage et tous les marchands pour les interroger à la milice, je sortis du navire en compagnie de l'adjudant, légèrement troublée par ce qui s'était passé. Mais j'avais également une question qui me brûlait et je ne pus m'empêcher d'en faire la demande.

Heu... dites-moi adjudant... Vous savez à qui appartient le bateau qui est arrivé là-bas ? lui demandai-je en désignant l'autre navire avec lequel j'avais hésité au début.
Oui... il s'agit d'un bateau de mercenaires... Il paraît qu'une certaine Sëya, fille de Thaä, ait débarqué ici dans l'intention de nous prêter main forte pour lutter contre les Hayert'Väals avec un groupe mercenaire... il y a même Morianne parmi eux, elle a sauvé notre seigneur, le saviez-vous ?
Sëya ? Vous avez dit... Sëya ?

Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Allais-je pouvoir la revoir ? Allais-je pouvoir lui annoncer que je ne serais pas obligée d'être son ennemie ? J'hésitais terriblement... Après ce que je lui avais fait, elle n'avait sûrement pas envie de me voir. Je soupirai de désarroi et jetai un coup d'oeil à mon épée.

Et bien... oui ! Sëya Nazen, une noble de Cescan... Et il semble qu'elle soit vraiment une fille de Thaä. C'est formidable, non ?
Oui... oui formidable... Merci adjudant...
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