L'Aube des Mondes
Bonne visite dans notre univers.

Sam 24 Sep - 14:17
Suite de : Préparations

Nous avions finalement gagné la mer à bord d'un brick à deux mâts, légèrement armé, disposant de six canons à poudre, de peu de munitions, mais d'un équipage relativement préparé au combat. C'était un navire de faible tonnage, qui ne transportait pas beaucoup de chose, et pour cause, la distance qu'il allait parcourir était relativement courte et il n'aurait pas besoin de naviguer en haute mer. Nous allions longer les côtes de Kaïl pour nous rendre à un autre point du continent : Juier. J'espérai par ce fait que nous éviterions les problèmes que nous aurions pu rencontrer à terre. J'étais loin, très loin d'imaginer ce qui allait se passer par la suite…

Quand le navire pris le large, Sëya et moi étions sur le pont. Elle semblait dépitée et bougonna à demi-voix :  

Advienne que pourra….

Je lui souris doucement, essayant de la rassurer et elle me répondit par un sourire emprunt d'une certaine tristesse. Je ne savais pas quoi lui répondre, il n'y avait pas grand-chose à dire, rien qui ne puisse être vraiment rassurant. Nous allions au devant de grands dangers, mais nous avions décidé de le faire, c'est cela qui importait. Je lui caressais le dos pour la rassurer et lui affirmai alors :

Ça va bien se passer, tu verras !

A vrai dire je n'en savais rien, mais il était parfois préférable de mentir et de se rassurer sur son propre avenir. Je laissai alors le vent marin me caresser les cheveux, et pris le même air dépité que Sëya. Le voyage allait être long, beaucoup moins que le précédent, mais j'avouais que cela ne m'enchantait guerre de passer mon temps sur un bateau sans savoir quoi faire. Je profitai en général de ce genre de voyage pour recoudre mes vêtements. A vrai dire la couture était pour moi un passe-temps très agréable, moins que de gambader dans les plaines en compagnie de Gayël, mais c'était au moins reposant et quelque peu distrayant.

Les premiers jours de voyage furent calmes, étrangement nous ne rencontrâmes aucun problème, pas même une attaque de pouzan. C'est au cours du cinquième jour que les choses se compliquèrent. Tandis que nous profitions d'un vent arrière qui nous poussait plus en avant vers Juier, apparurent au loin des voiles. Il s'agissait de plusieurs petit sloops (de petits navires à un mat), trois précisément. Le xen perché tout en haut de la vigie, descendit en quelques coups d'ailes, et vint faire son rapport au capitaine. Les navires en face comprenait un équipage d'environ une quinzaine de personnes chacun. Selon le xen, il s'agissait de pirates, probablement Hayert'Vaäl. Nous en fûmes rapidement informés et rejoignîmes donc le capitaine pour connaître la suite des opérations.

Nous ne pouvons faire demi-tour, la manœuvre prendrait trop de temps, et nous serions très vite rattrapé, surtout que le vent souffle dans notre dos. Autant dire que nous ne pourrons pas les esquiver. Leurs navires sont petits et très facilement manœuvrables, mais ne peuvent pas aller aussi vite que le notre. Ils vont probablement essayer de nous aborder, ils n'ont pas de canons et cherchent sûrement à nous piller. Le mieux serait de faire une manœuvre pour leur présenter nos flancs et tirer avec les canons. Ils n'auront aucune chance face aux six canons dont nous disposons, mais nos munitions sont réduites… Il faut attendre qu'ils soient à bonne portée avant de faire feu, mais probablement vont-ils essayer de nous prendre en tenaille. Nous ne pourrons pas tirer sur tous les navires à la fois…

C'est ce que suggéra le capitaine. J'avais quant à moi une toute autre idée.

Non… J'ai une meilleure idée. Vous avez dit qu'avec le vent arrière nous serions plus rapide qu'eux, alors avançons et fonçons droit devant. Ça les gênera dans leur manœuvre pour nous aborder, et comme vous l'avez dit, il risque de vouloir nous prendre en tenaille. Avec trois canons de chaque côté, on va pouvoir leur tirer dessus s'ils essayent de nous déborder sur les côtés.
On ne peut pas leur foncer droit dessus ! Et s'ils nous bloquent avec un de leur navires ? On ne va quand même pas leur rentrer dedans ? Vous imaginez les dégâts que cela causerait au navire ? s'insurgea le vieil arachnor.
Oui ! Mais je suis sûre qu'ils n'auront pas le cran pour nous faire barrage. Vous croyez vraiment qu'ils sont assez fous pour faire barrage à un navire plus gros que les leurs ?
C'est de la folie !
Justement ! Ils ne s'attendent pas à ça ! Fonçaient droit devant ! Ils n'ont pas de canon ! Aucune chance qu'ils nous canardent et ils ne peuvent pas nous faire barrage sans s'exposer à de lourds dégâts. Qu'en penses-tu Sëya ?
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 492

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Neutre
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sam 24 Sep - 19:30
Le voyage se passa plutôt bien, du moins les premiers jours. Je n’eus pas le mal de mer grâce aux plantes du soigneur et la traversée en fut agréable. Alors que tout semblait calme, la vigie descendit de son nid. C’était le cinquième jour de traversée, il faisait un temps magnifique et trois petits sloops pirates nous collaient au train. S’en suivie une discussion entre Morianne et le capitaine. Je ne savais pas quoi penser de tout ça. Les batailles en mer n’étaient pas mon fort. Cependant, dans un besoin d’être soutenue sûrement, ma bien-aimée me demanda mon avis. Je laissais aller mes méninges, réfléchissant à ce qui avait été dit. Faire face aux trois petits bateaux nous ferait perdre du temps, il fallait continuer à avancer. Mais s’ils nous prenaient en tenaille, il faudrait réagir vite. Le peu de munition sur le navire n’était pas encourageant. Je soupirais et répondit qu’il fallait faire comme Morianne avait dit. L’aracnor bougonna dans sa barbe disant que c’était folie. Je demandais si tout le monde savait se battre et ils me répondirent que oui. C’était un bon point et une aubaine. Ainsi si l’on se faisait aborder on pourrait se défendre. Je regardais l’horizon et soupirais une fois encore. Me battre en mer n’était vraiment pas mon fort mais j’allais devoir m’y mettre pour le bien de la communauté. Et puis avec mes invocations on pouvait les mettre en déroute. Je m’approchais du bastingage et étendis la main au-dessus de l’eau. Quatre requins de grande envergure apparurent et se dirigèrent vers les navires ennemis. J’annonçais que les animaux marins allaient les ralentir un peu. Ensuite, j’allais à ma cabine prendre mon épée pour me tenir prête à combattre en cas d’abordage. Une fois prête, je regardais tout le monde et dis d’une voix forte qu’il ne fallait pas avoir peur et que nous allions gagner. Nous étions légèrement plus nombreux qu’eux. Entre les marins et les passagers nous faisions le poids. J’ordonnais au capitaine d’envoyais des arcaëlliens aux canons pour se tenir prêt. Il s’exécuta sans dire un mot de travers. Il devait sentir ma puissance tout comme je sentais son expérience de la mer. Je regardais les trois petits navires se rapprocher malgré les attaques des requins. Dommage que je ne puisse pas invoquer de plus grosses créatures. Un peu dépitée, je me tournais vers Morianne et les autres leur demandant s’ils étaient chauds pour poutrer du pirate.
Niveau 6
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 142

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dim 25 Sep - 10:08
Je regardai avec admiration Sëya invoquer de puissantes créatures marines. Quatre grands requins blancs, féroces et, surtout, affamés et prêts à s'en prendre au moindre morceau de chair qui se trouvait un peu trop prêt de l'eau. Je regardais les créatures s'approchaient des navires ennemis avec l'avidité de monstres assoiffés de sang, et dans leur rage meurtrière, ils commencèrent à cogner contre leurs coques. Mais elles étaient solides, et les requins avaient à peine troublé l'avancée des ennemis. Nous nous tînmes prêts pour un assaut, toutes armes dehors. Je sentais Sazan trépigner d'impatience, habitée par une soif de combat.

Sëya revint, arme au poing et nous dit d'une voix forte de garder courage, et que nous allions triompher. Tout le monde rugit à cette annonce, enivré par cette volonté forte de vaincre l'ennemi. J'étais en admiration devant ma douce arcaëllienne, qui semblait confiante et avait réussi à galvaniser les troupes.

Chacun attendait à son poste, prêt en en découdre avec l'ennemi. Ma mzékils semblait quelque peu dépitée de l'efficacité réduite de son invocation, mais elle se tourna vers nous et nous demanda si nous étions prêts à combattre. Tous hurlèrent que oui, moi-même j'étais prête à tout donner dans ce combat. Nous étions prêts, mais nous ne nous étions sûrement pas attendu à ce qui allait se produire.  Alors que nous étions tous confiants et attendant de faire déferler notre puissance sur les ennemis, ce furent eux qui nous surprirent. Les navires, comme nous l'avions prévu, commencèrent à engager des manœuvres pour nous encercler, mais nous ne nous attendions pas à ce qu'ils fassent soudainement pleuvoir sur nous une pluie de boules de feu.

Nous étions loin, très loin, de penser que l'ennemi compterait dans ses rangs des mages. À la vue de ces projectiles de feu nous tombant dessus, je me jetais devant Sëya pour la protéger, formant grâce à mon fluide de Dën un puissant bouclier de glace en tendant mes mains au dessus de nos têtes. Mais avec un tel déluge de flammes, j'avais surtout peur que le bateau prenne feu. Cependant, rien ne tomba sur le bateau ni sur ses occupants, non plus sur les voiles. Les boules de feu se contentèrent se s'écraser contre une barrière invisible à notre grande stupéfaction, comme si le vent avait balayé d'un coup les flammes qui nous étaient destinées. Je regardai alors autour de moi pour comprendre ce qui venait de se passer, pour savoir si il n'y avait pas un auteur de se sauvetage in extremis à bord de notre navire et j'eus rapidement ma réponse. Dans un petit bruit mat, Yëris, notre prêtresse, tomba à genoux, les bras tendus en avant. Elle avait invoqué son fluide Thâ pour repousser les flammes de façon plutôt ingénieuse. Brohmac, le grand lorcq, vint à sa rencontre et lui tapota amicalement l'épaule, la félicitant pour se coup de maître et lui fit signe de se mettre à l'abri avant de dégainer une de ses épées qu'il fit tourner dans sa main d'un habile coup de poignet.

Tenez-vous prêts ! gronda-t-il.
Inutile de nous le dire ! On est déjà prêts depuis notre naissance ! plaisanta Amaya, la grande lorcq rousse qui faisait partie des trois recrues de l'académie martiale.
Ah ah ! Très drôle… grommela le lorcq en retour.
Faites gaffe ! J'le sens pas ! s'écria Hùlickz, le xen aux ailes dorées. Ils vont encore utiliser de la magie !
Oui… mais cette fois-ci on est prêt à riposter ! déclara Maïa de sa petite voix fluette.

Les navires s'approchaient rapidement du notre, l'un par tribord, un autre par bâbord, et le dernier semblait nous foncer droit dessus. Le timonier se mit alors à crier, sentant la peur le prendre.

Ils… ils nous foncent dessus ! Ils… ils ne changent pas de direction.
Gardez le cap !! hurlai-je alors. Ils vont céder… Ils vont forcément céder !!!

Je n'en étais plus très sûre, mais j'espérai de tout cœur que je n'avais pas fait une terrible erreur en supposant qu'ils n'auraient pas le courage de faire barrage…
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 492

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Neutre
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dim 25 Sep - 15:17
Il y eut une exclamation de consentement. Alors que les petits bateaux approchaient il y eut une pluie de boule de feu qui fut déviée par la prêtresse, je l’en remerciais chaleureusement. Il devait y avoir des mages à bord des navires ennemis ce qui n’était pas à notre avantage. Les embarcations fonçaient sur nous, nous prenant en tenaille. Ma respiration s’arrêta quand l’un d’eux nous heurta de plein fouet. Il y eut un craquement sinistre de bois froissé. Les canons canonnèrent sur les sloops à bâbord et tribord. Celui à droite fut vite coulé mais celui de gauche résistait hardiment. Bientôt nous n’eûmes plus de munition. L’abordage commença alors. Des Hayert’Väal envahir le pont de notre bateau armes en mains. Ils poussaient des cris féroces et montraient les dents. Je me ruais vers un mzékils armé d’une épée à deux mains. Je fis apparaitre, tout en courant, un tigre de chair qui se rua sur un autre pirate. Levant mon épée je l’abattis sur le crâne de mon adversaire mais ce dernier para. Nous effectuâmes une danse macabre où je fus blessée en plusieurs endroits. Mais lui aussi saignait. Ce qui semblait le rendre encore plus dangereux. Les pirates débarquaient sur le navire et pendant ce temps je m’occupais du mzékils. Le sloop qui avait coulait faisait la joie de mes requins. J’entendais des cris d’agonie venant de l’eau.

Toi, on va pas te tuer. Tu es une fille de Thaä, ton sang est précieux.
Je sais, change de rengaine, pirate !

Répondis-je au mzékils avant que mon épée atterrisse dans son ventre. Je fis un tour avec la lame et arrachais l’arme des entrailles du pirate. Un de moins !
Niveau 6
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 142

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Lun 26 Sep - 12:10
J'avais visiblement fait le mauvais choix… Je ne sais pas si c'était pas courage, ou par stupidité, mais le troisième sloop qui était face à nous n'avait pas changé de direction. L'impact fut assez violent, nous faisant presque trébucher tout. Il y eut un craquement sinistre tandis que notre navire rentrait en plein dedans le sloop. Les canons tonnèrent au même moment sur les navires qui nous encerclaient. Celui de tribord coula corps et âme, dans des cris sinistres d'arcaëlliens en détresse qui n'eurent pas le temps de s'extirper de l'eau et de tenter de rejoindre un notre navire. Les grands requins qu'avaient invoqué Sëya vinrent en faire leur repas. J'avais presque pitié pour ces personnes mais je n'avais pas le temps d'éprouver de remord. Nos ennemis à bâbord avaient magnifiquement esquivé quelques salves de canon et s'en étaient tiré à bon compte.

Ils tirèrent à leur tour avec de petits canons qui n'étaient pas équipés de boulets mais de harpons. Les armes transpercèrent notre coque, s'accrochèrent aux rambardes, et à tout ce qui aurait pu servir d'accroche. Un pauvre humain eut même le déplaisir de se retrouver avec l'un d'eux fiché en pleine poitrine. Le pauvre bougre fut tiré et passa pardessus le bastingage avant de sombrer à jamais dans l'océan glacé. Nous ne pouvions plus fuir, le navire face à nous nous bloquant la route, et le navire à bâbord nous ayant harponné. Les Hayert'Vaäls montèrent à l'abordage, la rage au cœur, des regards de fou dans les yeux, et surtout armés et dangereux. L'un d'eux, un virenpien à l'allure maléfique, cria alors de sa voix tonitruante :

Pas de pitié ! Tuez les tous, sauf la fille de Thäa. Il nous la faut vivaaante !

Comment pouvait-il être au courant ? C'était impossible… à moins que tout ceci soit un piège ! Que le capitaine soit de mèche avec ces maudits pirates. A moins qu'il n'y ait un semi-dieu parmi eux… En tout cas il y avait très certainement des magiciens. Je laissai à mes camarades le soin de s'occuper des assaillants sur le pont, tandis que je prenais mon envol. Je me posais alors sur le pont du navire à bâbord et arrivait donc derrière tous les ruffians qui nous attaquaient, mais surtout, face au virenpien qui semblait être leur capitaine.

Ah ah ! Tu oses venir face à moi ?
Je vais te couper la tête, maudit Hayert'Vaäl ! lui rétorquai-je en grimaçant de rage.
Stupide enfant ! Je vais te faire payer ton inconscience !!

Le combat s'engagea alors entre moi et ce virenpien. Il dégaina un sabre, courbé et visiblement bien aiguisé tandis que je fis apparaître deux épées de glace en prolongation de mes bras. Nous échangeâmes des coups, pour nous jauger prudemment, il était fort, puissant, et assez adroit, j'étais quant à mois plus rapide et plus agile et je disposais de deux armes contre une. Sa force de colosse m'invitait toutefois à la prudence. Il frappait, je reculais en arrière, je donnais un coup, il paraît, je tentais alors d'attaquer avec mon autre sabre de glace, mais il me repoussa d'un violent coup de pied. Nous continuâmes pendant un certain temps notre danse mortelle, avant d'entendre quelqu'un approcher de moi par l'arrière. Je réagis, mais trop tard, je sentis un électrochoc parcourir tout mon corps et je tombai à genoux. Je sentis juste après l'acier froid du sabre du capitaine me mordre la chair de l'épaule gauche. Je hurlais de douleur, et donnai un violent coup de sabre de glace au virenpien qui se mit à hurler à son tour. Je lui avais sectionné le bras dans un effort désespéré, mais je sentais déjà les éclairs dans les mains du mage, crépiter derrière moi.

Alors que je pensais encaisser un nouveau sort, j'entendis un cri de douleur. Je me tournais rapidement pour voir ce qui s'était passé. Brohmac était là, mettant à terre le mage d'un coup de son épée. Il se tourna vers moi et cria :

Attention !!

Le capitaine, malgré son bras découpé, se jeta sur moi, sabre en avant. Je parais le coup en brandissant mes deux épées de givre devant moi, mais mon épaule blessée n'arrivait pas à supporter la pression et je finis par laisser tomber mon bras gauche, tentant de résister avec l'autre bras. Le virenpien avait cependant plus de force que moi et me repoussa jusqu'à pousser ma propre lame juste en dessous de ma gorge. Brohmac vint à ma rescousse et d'un habille mouvement d'épée, désarma le virenpien avant de pointer la lame de son épée sous sa gorge. Le grand reptile s'en saisit et brisa la lame comme un fétu de paille devant l'air horrifié du lorcq qui n'en croyait pas ses yeux.

Misérable lorcq ! Ton sabre n'est qu'une brindille face à moi !
Ah oui ? Et ça, c'est de la brindille ?


Brohmac lui décocha un violent coup de poing qui envoya le virenpien dans les vapes. Il serra son poing dans son autre main, avec un rictus de douleur sur le visage.

Hurgh… Elle m'avait coûté cher cette épée !! maugréa-t-il. Avant de se tourner vers moi et de me tendre sa main. Ca va aller ?
Je… oui… merci, Brohmac.
Évite ce genre d’héroïsme quand t'es pas sûre de pouvoir gagner…  
Bien reçu…

Il me tira pour me remettre debout, mais je tombais contre lui, affaibli par tout le sang qui coulait de mon épaule. J'utilisai alors mon fluide de soin sur mon épaule pour me rafistoler. Alors que je nous pensais hors de danger, le capitaine virenpien se releva et nous percuta d'un grand coup d'épaule qui me fit passer par dessus bord tandis que Brohmac fut obligé de me lâcher, et tomba le nez contre le pont. J'étais à l'eau, me débattant comme un diable pour m'en tirer, mais mes ailes étaient pleine d'eau et devinrent rapidement des boulets me tirant vers le fond. Et puis il y avait les requins de Sëya qui rôdaient non loin de là… dans la panique j'envoyais alors un message mental à Sëya par l'intermédiaire de nos pendentifs.

A l'aide !!
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 492

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Neutre
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Lun 26 Sep - 17:51
Je me battais comme une lionne contre les Hayert’Vaäl présents sur le bateau. J’invoquais Ka’Ing et des éclairs en forme de flèches apparurent et foudroyèrent trois pirates. Les trois moribonds s’effondrèrent une expression de stupeur sur le visage. J’invoquais un bsurt pour nous aider dans le combat, l’animal se rua sur un Hayert’Vaäl et lui arracha la tête. Les adorateurs d’Özan étaient de moins en moins nombreux. Mon épée trancha un bras par ci une jambe par là. Je mis à jour les boyaux de deux attaquants. J’étais puissante, je le sentais. Mais à quel point ? Alors que je me battais contre une pirate, une elfin aux cheveux noirs et aux yeux gris, je reçus un message de Morianne. Elle avait besoin d’aide. J’étendis mes ailes et survolais le bateau, je ne la vis pas. Je remarquais alors un point nageant dans l’eau. Encerclait par les requins. J’ordonnais aux requins de laisser ma tendre tranquille et plongeais vers elle. J’attrapais ses mains et la remontais sur le bateau. Je lui demandais si ça allait mais nous n’eûmes pas le temps de parler. Nous étions assaillis par des pirates au regard goguenard. Je me mis en position de combat et attaquais le plus proche. J’avais la rage au ventre, l’envie de tuer ces maudits pirates Hayert’Vaäl. J’engageais donc le combat avec une elfe rousse qui usait aussi bien de l’épée que de la magie dën. Elle m’emprisonna quelques secondes dans une sphère d’eau avant qu’on lui dise que je devais rester en vie. me relâchant donc, elle attaqua pour blesser et non tuer. Ce qui n’était pas mon cas. Mon épée trancha sa chair au niveau de l’épaule alors qu’elle ne parvint même pas à me toucher. Elle pesta en langue elfique et continua à attaquer de plus belle. Mon épée frôla son ventre lui faisant une belle entaille qui saigna abondamment. Je parvins enfin à lui mettre mon épée sous la gorge et, avant de trancher, je lui dis :

T’es morte cocotte !

Mon épée lécha sa jugulaire et elle s’écroula en se tenant le cou. Elle fut secouée de spasmes puis mourut. Fière de moi je ne vis pas le pirate dans mon dos me lancer un sort de foudre qui me toucha de plein fouet m’assommant à demi. Je restais à terre un moment entre éveil et inconscience. Je sentis qu’on me soulevait et que l’on me déposa dans un coin.

Sëya, c’est moi, Sazan. Ça va aller ? Tu as l’air bien choquée…. Sêya, reste avec nous. Sëya !

Je sombrais dans l’inconscience et ne me réveillais que dix minute plus tard grâce à une gifle bien sentie. J’ouvris les yeux et vis Sazan qui avait un air inquiet sur le visage. Je soupirais un « ça va » et tentais de me lever. La tête me tournait atrocement et mes oreilles bourdonnaient furieusement. Je restais donc assise un moment avant de récupérer tous mes sens. Une fois fait, je me mis debout et retournais à la bataille. J’envoyais un message à Morianne par la pensée :

Ils ne sont plus qu’une dizaine, tenons bon.
Niveau 6
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 142

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mar 27 Sep - 17:17
J'étais plus qu'heureuse d'avoir trouvé ce pendentif double. C'est grâce à lui que ma tendre et douce entendit mon appel et vint à mon secours tandis que je me noyais. Elle eut à peine le temps de me demander si j'allais bien que nous devions faire face à des ennemis. Satanés Hayert'Vaäls... Sans que je puisse reprendre mon souffle, je dus faire face à un elfe aux cheveux noirs et au regard mauvais armé d'une lance. Il fondit sur moi, essayant de m'embrocher avec sa lance, j'esquivai le coup en me mettant sur le côté. Il rabattit alors sa lance vers moi, ce qui m'envoya valdinguer sur le côté. Je roulai sur le pont et me ressaisis d'un bond, mais j'avais une belle ecchymose au niveau du flanc droit.

Grrrr... c'est tout c'que tu sais faire ? lançai-je à l'elfe barbare.
J'ai peut-être interdiction de tuer la fille de Thaä, mais toi, je vais te dépecer, vivante, et devant elle !
Oh... J'ai peur ! Au secours ! Le méchant elfe va me faire la peau ! Pitié... aidez-moi... dis-je d'un air cynique.
Graaah !!! Ne te moque pas de moi !

Il donna un nouveau coup de lance, encore une fois pour m'empaler. Je bondis à nouveau sur le côté mais cette fois je pris soin d'attraper l'arme et tira vers moi. L'elfe ne bougea pas, et nous nous mîmes tous les deux à tirer de chaque côté de l'arme.

Hmmmm guiiiiiiiiiiiiih !!!
Grrrrrrrr !!!!!
OH !!!! Là ! Attention !!!
Quoi ?

L'elfe se retourna, pour voir ce que je pointais, mais c'était une ruse, la ruse la plus minable qui soit d'ailleurs, mais sur le moment elle avait fonctionné. Je lâchais alors l'arme et me ruais en direction de l'elfe qui se tourna à nouveau vers moi, avant de se prendre mon poing en plein visage.

Ahahahah ! J'y crois pas ! Tu t'es fait avoir par la ruse la plus débile qui soit ! gloussai-je comme une ahurie.

Je me tournai de tous les côtés pour repérer Sëya, et la vis alors allongée sur le sol, Sazan lui venant en aide. Je vis alors face à moi le mage qui avait osé s'attaquer à ma bien aimée et me jetai alors dessus. Alors qu'il s’apprêtait à me foudroyer, je lui envoyai mon poing dans le ventre, lui coupant la respiration.

Essaye de lancer un de tes sorts maintenant que t'as le souffle coupé !

Un craquement sinistre retentit, et le sloop contre lequel nous avions foncé se fendit en deux. Il n'y avait cependant plus personne à son bord. Tous ses occupants étaient monté sur notre deux mâts, et combattaient déjà nos guerriers. Je m'inquiétais pour notre navire, nous avions fait couler le sloop face à nous, mais notre brick avait sûrement eut quelques dommages au passage. J'espérai que nous n'allions pas tous couler bêtement...

Après quelques minutes de combat qui me semblèrent interminables, Sëya finit par se relever, visiblement à nouveau en état de se battre. Cela me soulageait d'ailleurs, j'avais du tenir la position et la protéger le temps de son inconscience.

Ils ne sont plus qu’une dizaine, tenons bon. me dit-elle par télépathie.
Oui ! On devrait en faire qu'une bouchée ! J'espère seulement que le navire n'a pas pris trop de dégâts, lui répondis-je par le même biais.

Nous nous jetâmes à l'assaut des pirates, avec plus de férocité que jamais. Alors que nous allions les vaincre quasiment jusqu'au dernier, il y eut comme un étrange vent froid qui se mit à souffler sur nous. D'un coup, c'est comme si la chaleur de ce monde avait disparu... Je regardais la rambarde en bois près de moi et vit le givre la couvrir. Je frémis d'horreur et commençai petit à petit à comprendre que ce froid soudain n'avait rien de naturel. L'air était tellement froid que de la buée s'échappait de ma bouche quand je respirais. Le froid s'intensifia de plus en plus, jusqu'à ce qu'un portail magique apparaisse en plein milieu du pont. De couleur bleuté, envoyant d'étranges lueurs glaciales, de son centre, trois étranges personnes en sortirent. Ils étaient équipés d'armures noires, sinistres, faisant penser à la mort. Leur plastrons formaient des côtes, et leurs masques semblaient être des cranes. Mais il s'agissait bien de métal, et un métal qui semblait à toute épreuve.

L... l'élite des Hayert'Vaäls ! Les Serviteurs Noirs ! s'écria Brohmac.
Merde... manquait plus que ça... pesta Sazan. Ça doit être un de leur foutu mage qui les a invoqué en sachant que Sëya était là. Faites gaffe ! Ils sont très dangereux ! Ne les affrontez pas seul !
Fannÿ ! Avec moi ! s'écria Amaya.
J'arrive ! rétorqua l'humaine, prête à en découdre avec les Serviteurs Noirs. Hùlickz, avec nous !
Ok ! Ça va barder ! tonna le xen qui se transforma en panthère.
Maïa, Brohmac, on prend le plus moche ! Avec moi ! ordonna Sazan.
C'est lequel le plus moche ? railla Brohmac.
Bon... Et bien il ne reste plus que nous, Sëya ! On s'occupe du troisième ! On y va ! Les autres, concentrez-vous sur les pirates !

Je fis signe à Sëya de me suivre pour m'aider à combattre l'un des trois affreux en armure noire. Avec nos pendentifs, ça serait beaucoup plus simple de coordonner nos attaques, nous avions une chance de faire le poids face à cet ennemi qui dégageait une sorte d'aura de mort. C'est comme si sa puissance était lisible dans le spectre des énergies... Je reformais mes épées de givre et m'attaqua à ce colosse qui devait mesurer au moins deux têtes de plus que moi. Impossible de savoir ce qu'il était, mais ce n'était pas un être ailé... Un lorcq peut-être ? Possible vu sa taille... mais je n'en étais pas sûr... à moins qu'il s'agisse d'un elfe ? Il semblait bien imposant pour un elfe... mais c'était possible. Je lui donnai deux coups qu'il para sans mal avec son grand bouclier. Il leva sa grosse masse et l'abattit devant lui, me frôlant de peu. Il venait de faire un énorme trou dans le plancher du pont. Il avait une force colossale... Je regardai alors avec horreur mes deux sabres en glace qui étaient déjà fissurés de toute part... Son bouclier devait être encore plus résistant que l'acier... J'envoyai un message à Sëya par télépathie pour lui demander de l'attaquer dans le dos pendant que je l'occupai.
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 492

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Neutre
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mar 27 Sep - 18:10
J’envoyais un message à Morianne par la pensée :

Ils ne sont plus qu’une dizaine, tenons bon.
Oui ! On devrait en faire qu'une bouchée ! J'espère seulement que le navire n'a pas pris trop de dégâts, Me répondit-elle par télépathie.

Je me jetais dans la bataille avec la férocité d’un tigre quand soudain il se mit à faire très froid, tellement froid que du givre apparut sur le bateau. Un portail s’ouvrit laissant entrer trois individus à l’allure féroce. Brohmac semblait connaître ces êtres sous le nom de serviteurs noirs. Sazan nous ordonna de ne pas les attaquer seul. J’en pris un avec Morianne. Je frappais mais il parait tous mes coups sans aucune difficulté. Je pestais en voyant qu’il était de même pour Morianne. Ma bien-aimée mettait tout son être dans cette bataille mais le géant nous esquivait sans mal. J’invoquais un bsurt pour attaquer avec nous la créature des ténèbres. L’animal fut mis K.O en deux coups. Je grondais folle de rage. Soudain, Morianne fit irruption dans ma tête me disant de le prendre par derrière pendant qu’elle l’occupait. Je me glissais donc dans son dos et levais mon épée pour frapper mais il se retourna aussi vivement qu’un éclair qui frappe la terre. Il para le coup sans difficulté et se mit à rire d’une voix désincarnée.

Comme si deux fillettes faisaient le poids contre Dä’Kas l’invincible !

Je grognais et attaquais à nouveau. Je parvins à le toucher mais son armure était épaisse. Il fallait trouver une faille. Je me mis en garde et cherchais cette faille. Au niveau de son cou il n’était pas protégé. J’en informais Morianne pour qu’elle attaque. Il ne la regardait plus, elle avait donc une chance d’y arriver. J’attaquais donc en visant le cou pour l’occuper, sachant qu’il allait parer sans mal. Dä’Kas m’envoya rouler au loin. Je me relevais, folle de rage et blessée au ventre. Une large entaille rougissait mes vêtements.

Maintenant, Morianne !

Dis à ma douce par la pensée.
Niveau 6
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 142

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mer 28 Sep - 10:10
Tandis que ma bien-aimée était envoyée en arrière, salement amochée au niveau du ventre, elle m'ordonnait par la pensée de m'attaquer à son cou qui n'était pas protégé. Je me jetais alors sur le guerrier, avec mes lames de glace. Il eut à peine le temps de se retourner que je pressais l'une de mes lames au niveau de sa gorge. Il eut un léger mouvement de recul, salvateur, je ne lui entamai que partiellement la chair du coup.

Hurg… Petite…

Il me donna un coup de bouclier, pour me repousser et je roulais au sol à mon tour. Il se mit à rire sous son casque, un rire hautain et mauvais. Il s'approcha lentement de nous, sa masse en main.

Abandonnez tout espoir ! Donnez-nous l'enfant de Thäa, et nous vous épargnerons toutes ces souffrances !
Jamais… grondais-je, les yeux pleins de haine.
J'espérai que vous alliez dire ça ! me répondit-il sur un ton de sadique.

Il leva son arme et tenta une attaque à mon encontre. Je sautais en arrière pour éviter le coup mais reçu des débris de bois un peu partout quand il explosa la rambarde sous sa masse. Nous étions dans la panade, mais maintenant qu'il y avait un trou dans le bastingage, une idée me vint à l'esprit. Je m'élançais héroïquement sur le Serviteur Noir qui ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Nous basculâmes tous les deux hors du bateau et tombâmes dans les abîmes, l'adorateur d'Özan poussa un cri de désespoir.

Nooooooooon !!

Il avait beau être fort, il avait beau être puissant, avec une armure aussi lourde, il allait forcément couler à pique. Le même sort me serait peut-être réservé d'ailleurs, si je ne m'échappais pas très vite. Je voulu sauter en arrière en donnant des coups d'ailes, mais il m'agrippa par la cheville et me tira avec lui et nous tombâmes à l'eau. Elle était gelée… Je cru que j'allais mourir instantanément. Ça aurait été trop simple… non… avant cela je sentis le froid me mordre la peau, comme si on me l'arrachait. Je me débattais pour qu'il lâche ma jambe, mais j'avais beau me démener, il me tirait avec lui vers les abysses. J'appelai ma douce à la rescousse par pensée, mais petit à petit je perdais connaissance à cause du froid et du manque d'air, je paniquais, je n'arrivais plus à être lucide. Le Serviteur Noir fini par me lâcher, mais il était trop tard pour que je puisse remonter. Je sentais mon heure arriver… quand soudain je sentis l'eau sous moi s'élever en un courant puissant qui me poussa vers la surface. Je fus extirpée de l'eau par une main gigantesque faite d'eau salée qui me déposa sur le pont. Je vis les deux yeux vers de Yëris me regarder avant de finalement perdre connaissance.
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 492

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Neutre
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mer 28 Sep - 15:43
Ma bien-aimée se jeta sur le colosse mais n’atteint pas son but. Elle ne parvint qu’à lui faire une légère entaille. Il lui donna un coup de bouclier qui l’envoya rouler sur le pont. Il demanda à ce qu’on me livre sur le champ ce à quoi Morianne répondit par un « jamais ». J’étais restée au sol, cherchant mon souffle, ce combat était difficile. Mais je ne perdais pas espoir. Je me relevais au moment au ma dulcinée se jetait sur le géant de fer, ils passèrent tous deux par-dessus bord. Je poussais un cri de surprise au moment où Morianne disparue de ma vue. Je me précipitais vers la rambarde cassée et vis avec horreur Dä’Kas s’agripper à la jambe de Morianne qui coula avec lui. J’appelais à l’aide au moment où ma douce et tendre m’envoya un message télépathique du même type. Yëris se précipita vers moi et usa de son fluide pour récupérer Morianne des grandes eaux. Cette dernière s’évanouie à peine sur le bateau. Je me jetais à ses côté et Yëris me dit qu’elle n’était pas en danger. Elle utilisait cependant son fluide äan pour guérir Morianne puis elle se tourna vers moi et me soigna à mon tour. Ensuite, elle me dit de rester près de ma mzékils. Alors que je retenais mes larmes, il y eut un cri d’allégresse. Je me tournais pour voir ce qui se passait. Les deux autres colosses étaient au sol, sans vie. Les pirates restants prirent la fuite mais certains furent interceptés. Je retournais à ma préoccupation première : Morianne. Elle était toujours inconsciente. Yëris était revenue avec une couverture et l’emmitoufla dedans. Elle me rassura en disant qu’elle était surtout épuisée. Brohmac vint vers nous et souleva Morianne pour l’emmener dans notre cabine. Je le suivie la tête basse. Il déposa ma dulcinée sur le lit et posa une main sur mon épaule en disant :

Ne t’en fait pas, elle est solide la p’tite. Elle se réveillera bientôt. Crois-moi.

Je hochais la tête et le remerciais. Il quitta la cabine en grognant quelque chose que je ne compris pas. Je pris une chaise et la plaçais près du lit de Morianne. Ma mzékils était tellement pâle que si je ne voyais pas sa poitrine se soulever, j’aurais pu croire qu’elle était morte. Mais elle était vivante, elle respirait. Son rythme était régulier et bon. Je déposais un baiser sur son front froid. J’attendis qu’elle se réveille pendant un bon moment avant de baller vers le sommeil. Endormie sur ma chaise je me mis à rêver. Je voyais de vertes plaines, des animaux à foison. Plutôt apaisant comme rêve. Soudain, on m’appela dans mon songe. Une voix légère et douce. Je cherchais d’où cela venait et compris trop tard que ce n’était pas dans mon rêve mais dans la réalité. Je sentis une main se poser sur moi et j’ouvris les yeux, apeurée.
Niveau 6
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 142

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mer 28 Sep - 18:02
Le froid… mortel et silencieux… Le froid qui ôte toute vie… Le froid en lui même n'existe pas vraiment, c'est en réalité l'absence de chaleur… l'absence de vie… Le néant… Voilà pourquoi il avait fait si froid à l'invocation du portail qui avait mené les Serviteurs Noirs en ces lieux, voilà pourquoi tout s'était couvert de gel… Ils étaient la représentation même d'Özan, de l'obscurité totale. Et ils étaient après moi… montant des destriers noirs comme la nuit, dans leur armures noires et sinistres. Je sentais leur menace peser sur moi tandis que je fuyais, ballottée dans tous les sens sur un cheval brun. Que faisais-je là ? Où étais-je ? Je n'en savais rien… Tout semblait flou, et chaque élément du décor semblait changer de place, comme s'ils n'étaient pas sûr qu'ils devaient se trouver là. Oui… maintenant que j'y pensais, ça ressemblait à un rêve, ça l'était même très sûrement. Impossible de se réveiller pourtant…

Je continuais à foncer à toute vitesse, tentant d'échapper aux cavaliers noirs. J'étais désespérée, je cherchai quelque chose, sans le trouver. Encore… encore !! Je devais pousser la fuite jusqu'à leur échapper, je ne pouvais pas les laisser m'attraper… je devais la protéger. Mais… qui ? Qui devais-je protéger ? Là ! Des caravanes ! Sûrement des nomades ! Ils pourraient m'aider ! Trop tard… Ils étaient presque sur moi… Je n'aurai jamais le temps de les rejoindre. Je pouvais encore la sauver cependant… oui… Je pouvais sauver mon enfant. Avec un peu de chance, les nomades passeraient par ici et trouveraient le couffin en osier dans lequel se trouvait mon bébé. Mon bébé ? Mais… je n'avais pas d'enfant… Qui… ? Qui suis-je ?

Je déposais le panier où était emmitouflée une petite fille de quelques mois… J'espérai de toute mon âme qu'on la trouverait, qu'elle serait à l'abri, loin de ces monstres… Le coeur déchiré, je m'en allais donc au loin… changeant de direction, priant pour mon enfant. Non… non je ne bougeai plus… et pourtant je partais au loin. Ce n'était pas moi, la femme sur le cheval, ce n'était pas moi, non, j'étais la fille dans le couffin. Alors cette femme aux ailes noires qui me ressemblait… C'était ma mère ? Pourquoi rêvais-je de ça ?

Oui, Morianne… Il s'agit de ta mère, me dit une voix douce ni féminine, ni masculine.
Thaä ? Pourquoi me montrer ça ?
Les Serviteurs Noirs… ils sont la cause de ton abandon… ta vraie mère a dû t'abandonner pour te protéger d'eux. Ils sont tes ennemis, enfant d'Arcaëlle. Ce n'est pas la première fois qu'ils te veulent du mal, et ça ne sera pas la dernière… Protège ma fille de ces monstres… … …
Ma mère…

Petit à petit, je repris connaissance. Après quelques minutes entre le monde des rêves et la réalité, j'ouvrais les yeux et vis à côté de moi Sëya, assise sur une chaise, ainsi que Maïa qui semblait soucieuse. Sëya s'était visiblement endormie sur place et avait été réveillée par la tahora.

Tu devrais te reposer dans un lit Sëya… murmura Maïa avant de se rendre compte que je venais de reprendre connaissance. Morianne !! C'est formidable ! Tu es réveillée !
Je… heu… oui… dis-je mollement et tristement.

Dans le même temps je lançais un regard à Sëya et lui envoyait un message par télépathie pour répondre à l'inquiétude que je sentais émaner de son esprit.

Je vais bien, ne t'en fais pas !

Maïa me prit dans ses bras, me serra un peu trop fort et commença à me demander comment j'allais, si je n'avais pas mal, si j'avais besoin d'autres couvertures, si je n'avais pas trop froid… autant de questions qui m'agacèrent quelque peu. Je lui demandai donc gentiment d'arrêter de me poser autant de question et de nous laisser un moment Sëya et moi, la remerciant pour sa sollicitude. Elle s'en alla, quelque peu vexée, mais j'avais besoin de calme, et de pouvoir parler à ma bien aimée.

Je lui racontai alors mon rêve en détail, lui expliquant que j'avais vu ma mère biologique, et qu'elle avait dû m'abandonner pour me sauver des Serviteurs Noirs. Je lui expliquai aussi qu'elle me ressemblait beaucoup, mais en moins sauvage, avec des vêtements plutôt urbains, et que ça m'avait fait tout drôle de la voir aussi distinctement.
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 492

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Neutre
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mer 28 Sep - 19:06
C’était Maïa qui tentait de me réveiller afin que je me mette dans un lit. Je soupirais et ouvris les yeux grands. Je regardais Maïa avec stupeur quand soudain elle se rendit compte que Morianne était réveillée. Je soupirais de soulagement mais restais inquiète quant à son état de santé. Elle m’envoya un message télépathique pour dire qu’elle allait bien ce qui me rassura. Maïa assena ma dulcinée de questions et cette dernière, gentiment, lui demanda de partir ce qui vexa l’arcaëllienne. Une fois partie de la cabine, Morianne me raconta son étrange rêve sur sa mère biologique qui fuyait les cavaliers noirs d’Özan. Elle me parla de comment elle avait été abandonnée à contre cœur par sa mère. Je me demandais pourquoi les cavalier Hayert’Vaäl en voulait autant à Morianne. Etait-ce à cause de son lien avec ma mère ? Thaä l’avait choisi entre toute pour l’entendre dans ses rêves. Et aujourd’hui, elle devait me protéger. Même si j’estimais ne pas avoir besoin de protection… Nous parlâmes un moment de son rêve avant que je ne me couche épuisée. Mais même allongée je repensais au rêve de Morianne. Pourquoi lui avoir montré ça ? Et pourquoi maintenant ? Je croisais mes bras derrière ma tête, cherchant le sommeil. Il ne fut pas long à venir, je l’avoue. Mon sommeil fut troublé de rêves apocalyptiques. Je me voyais sur un autel, pieds et poings liés. Un prêtre levait une dague au-dessus de moi et l’abattit sur mon ventre. Le sang coula et je me réveillais en sueur. Je constatais que Morianne dormait et en fus soulagée. Je ne voulais pas lui parler de mon rêve tout de suite. Je me recouchais et fermais les yeux afin de me rendormir mais le sommeil ne vint pas. Alors, dépitée, je me levais et allais sur le pont pour regarder les étoiles. Je croisais Brohmac qui me salua mais ne posa pas de questions. Je soupirais et m’adossais à la rambarde.

Après quelques heures passaient sur le pont je retournais à la cabine et m’allongeais pour dormir. Je m’endormie bien vite. Et cette fois il n’y eut pas de rêves.

Je me réveillais le lendemain, un peu groggy, j’avais mal partout à cause du combat de la veille. Morianne dormait encore, je me levais donc sans bruit et sortie de la cabine avec la discrétion d’une souris. Je croisais Maïa qui me salua et nous allâmes ensemble prendre le petit déjeuner dans la cabine faisant office de cuisine et de salle de repas. Une fois le porridge dégoûtant ingurgité, je me rendis sur le pont pour regarder la mer.
Niveau 6
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 142

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 29 Sep - 11:32
Après avoir discuté de mon rêve avec Sëya, dont nous n'arrivions pas à trouver le sens, même si je pense que notre rencontre avec les Serviteurs Noirs n'y était pas étranger, je me blottis à nouveau dans mes couvertures tandis que ma douce vint se coucher à côté. Comme j'étais encore frigorifiée et épuisée, je ne fus pas longue à m'endormir. Mon sommeil fut cependant troublé par des cauchemars remplis de Serviteurs Noirs.

L'un d'eux fut plus étrange que les autres. Tout était pris dans la glace, dans un décors apocalyptique où toute vie était morte. La terre était noire, les arbres desséchés et pourrissants, le ciel était sombre, les nuages voilaient le soleil. Tous les Serviteurs Noirs étaient à genoux devant moi, respectueusement inclinés pour me vouer adoration. Je regardai mes mains et me rendis compte qu'elles n'étaient plus celle d'un arcaëllienne. J'étais devenu le monstre enfermé en moi… Je me mis à hurler comme une bête sauvage, détruite par le désespoir… puis je me réveillai en sursaut.

Ébranlée par ce terrible cauchemar, je mis un temps avant de me rendre compte que Sëya n'était plus là. Je me levais alors, sortant de mes couvertures avec regret. J'avais terriblement froid et je me sentais fiévreuse. Je sortis de la cabine et traversai le couloir avant de me retrouver au mess pour y prendre un petit déjeuner. Mais il n'y avait personne, la salle était vide, je n'avais d'ailleurs croisé aucune âme qui vive. Maintenant que j'y faisais attention, le navire était bien silencieux, je n'entendais pas un bruit, comme si plus personne n'y était.

Hé oh ! Il y a quelqu'un ?

Pas de réponse… Je commençais à m'inquiéter, à avoir peur. Il faisait soudainement froid, tellement froid que de la buée sortait de ma bouche. Le sol commença à se couvrir de glace, comme quand le portail d'où étaient sorti les Serviteurs Noirs était apparu, hier. Je me précipitais en arrière pour quitter la pièce, mais quand je me retournai, je me retrouvai face à un de ces adorateurs d'Özan en armure noire. Il avait de grandes ailes noires dans le dos, mais étrangement, au lieu de me menacer, il me tendit la main, comme pour m'inviter à le rejoindre.

Non… Non… Ne vous approchez pas… Ne vous approchez paaas !!!

L'instant d'après, je me retrouvais dans mon lit… Voilà qui était original… un cauchemar dans un cauchemar… Une première. Étais-je encore dans un cauchemar ou étais-je éveillée cette fois-ci ? Pour en avoir le cœur net, je me pinçai la joue avec les doigts et pesta de douleur. Oui… cette fois-ci j'étais belle et bien réveillée. Je me levais de mon lit, tremblante de froid et légèrement fiévreuse. Cette fois-ci je ne me rendis pas au mess, même si j'avais horriblement faim. Curieusement je ne le sentais pas trop… Je préférai monter sur le pont et m'assurer qu'il y avait du monde. Sur le chemin, je tombai nez à nez avec Amaya. Elle faisait bien deux têtes de plus que moi. En même temps je n'étais pas bien grande…

Oh ! Morianne ! T'es enfin réveillée ! Ça va bien ?
Heu… Ça… ça va… un peu patraque…
Patraque, hein ? Tu devrais venir manger un bout alors, ça te redonnera des forces !
N… non merci… Je n'ai pas très…
Oh si ! Tu vas venir manger ! Tu en as b'soin ! T'es toute pâlichonne ! Viens par là ! J't'accompagne, j'ai pas encore mangé !
Mais… je…
Fais pas ta timide ! Aller ! Ça te fera du bien.
O… ok… finis-je par céder.

Elle m'emmena au mess, et cette fois-ci il n'y eut pas de glace, ni de chevalier en armure noire avec des ailes de mzékils… juste une gentille géante rousse qui parlait un peu fort. On mangea avec bonne humeur cette horrible soupe infâme qu'on s'amusa à qualifier de toutes choses : bouillie d'hytrez, vomi de bsurt, ou encore cervelle de pouzan. Elle me compta alors comment, grâce à la ruse de Fannÿ et l'intervention d'Hùlickz, elle avait réussi à décapiter le Serviteur Noir d'un coup de hache. Je fis une grimace amusée, elle semblait si enthousiaste dans sa façon de raconter les choses que je ne voulu pas gâcher son plaisir en lui disant que je n'avais pas vraiment envie d'entendre ça.

Une fois notre repas fini, elle m'accompagna jusqu'au pont et en profita même pour rester à mes côtés. Lui avait-on demandé de veiller sur moi, ou était-elle simplement prévenante à mon égard ? Je n'en savais rien mais c'était rassurant d'avoir une grande armoire à glace près de soit, capable de vous protéger. Bon… je n'étais pas sans défense, loin de là, j'avais déjà prouvé à maintes reprises que je savais me battre, mais avoir des compagnons était une bonne chose aussi. Je vis Sëya penchée contre la bastingage et me rendis vers elle pour l'embrasser et lui faire un câlin surprise, mais dans mon excitation, j'avais oublié que je portais le pendentif, et sans le vouloir, je l'avais déjà prévenu que j'étais là. Raté pour le câlin surprise mais je me jeta quand même dans ses bras pour l'embrasser. Amaya se contenta d'un petit signe de main pour saluer Sëya et d'un énergique : « Salut ! »
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 492

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Neutre
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 29 Sep - 14:53
Je fixais la mer avec admiration et passion. Elle était si vaste et profonde… Je sentis les pensées de Morianne m’effleurer. Elle voulait me faire un câlin surprise, c’était raté. Je me retournais et lui fis face. Elle me prit dans ses bras et m’embrassa doucement. Je lui souris et lui demandais comment elle allait après avoir salué Amaya. L’arcaëllienne nous laissa seules, préférant éviter de tenir la chandelle sûrement. Je regardais ma douce et tendre et l’embrassais à mon tour puis je lui pris la main et nous nous baladâmes sur le pont. Il était en piteuse état mais le bateau continuait d’avancer. La coque n’avait donc rien. Je parlais de mon cauchemar à Morianne et lui demandais si c’était prémonitoire. Un vent d’Ouest caressa nos cheveux et le pont. Yëris apparut alors, sourire aux lèvres, elle nous salua et demanda si nous avions récupéré. J’expliquais qu’en dehors de quelques courbatures et d’une fatigue intense ça aller. Elle sembla soulagée et se tourna vers Morianne.

Après avoir parlé avec Yëris, nous allâmes à notre cabine. La terre était proche il fallait ranger nos affaires. Je n’avais pas pris grand-chose. Un pantalon de rechange et un haut, des sous-vêtements et mon épée. Ce fut donc rapide. Je regardais Morianne préparer ses affaires avec soin.

Quelque chose te tracasse ?

Lui demandais-je doucement. Je sentais grâce au pendentif qu’elle n’était pas dans son assiette. Je m’assis sur le lit et observais Morianne, cherchant ce qui pouvait la travailler. Je soupirais, ne trouvant pas de réponse seule. J’attrapais Morianne et l’allongeais sur le lit.

Alors, qu’est ce qui ne va pas ?
Niveau 6
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 142

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Ven 30 Sep - 11:16
Une fois notre étreinte terminée, nous commençâmes à nous balader sur le pont. Elle me parla de son cauchemar, se demandant s'il était prémonitoire. Je ne dis rien… Je restai muette face à cela. Ce n'était pas la première fois qu'un tel rêve arrivait. J'en avais rêvé une fois, et ça avait failli se produire… Et ce n'était pas non plus la première fois que Sëya en rêvait… Mais comme ça lui était déjà arrivée, peut-être que cela était simplement ce mauvais souvenir qui refaisait surface. Pourquoi maintenant ? Pourquoi un tel rêve alors que les miens étaient également très très inquiétant, voir peut-être prémonitoires eux aussi ? Avant que je ne puisse commencer à faire des hypothèses, Yëris vint à nous pour nous demander si ça allait. C'était gentil à elle de se préoccuper de notre état, nous lui répondîmes donc avec enthousiasme que nous allions bien mieux.

Après ce petit interlude, nous allâmes à notre cabine pour préparer nos affaires, l'heure de notre arrivée à Juier approchant très vite. C'est la mine troublée et avec angoisse que je me mis à rassembler le peu de choses que je transportai. Je repensais à tout cela sans arriver à un raisonnement concret, et cela me stressait d'autant plus. Cela dût se ressentir à travers le pendentif, car Sëya me demanda alors :

Quelque chose te tracasse ?
Je… balbutiai-je sans arriver à continuer. R… rien…

Je continuai de ranger mes affaires quand Sëya m'attrapa par les épaules et me plaqua sur le lit.

Alors, qu’est ce qui ne va pas ? me demanda-t-elle.

Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Ce n'était pas vraiment le bon moment, mais cette situation me donna soudainement des envies. Mais à voir l'inquiétude de Sëya, ça n'était pas vraiment dans l'esprit du moment.

J'ai… j'ai peur Sëya… J'ai horriblement peur… Ton… cauchemar… ça n'est pas la première fois que ça s'est produit… j'ai peur que ça t'arrive à nouveau… J'ai peur qu'on essaye encore de s'en prendre à toi. Et… Et j'ai peur que… que je ne puisse pas te protéger… ou pire encore…

Je fixai un moment mon chapelet avec tristesse.

J'ai peur de redevenir un monstre et que se soit moi qui te conduise à ta perte… Je… Moi… Moi aussi j'ai fait des cauchemars… j'ai rêvé que je redevenais un monstre, et les Serviteurs Noirs s'inclinaient devant moi… Et ensuite… j'ai… j'ai encore fait un cauchemar… et… Il était là… un Serviteur Noir… avec… avec des ailes noires, comme celle d'un Mzékils et il m'a tendu la main… comme… comme si j'étais son allié… comme s'il s'attendait à ce que je le rejoigne…

Je me mis à pleurer à chaudes larmes et enlaçai Sëya avant de l'embrasser tendrement. J'avais peur de la perdre, j'avais peur d'être séparée d'elle encore une fois. Je ne voulais pas lui faire de mal, je ne voulais pas non plus m'éloigner d'elle… Je ne savais pas quoi faire, j'avais peur qu'un jour, mes rêves se réalisent, que je devienne une servante d'Özan et que se soit moi-même qui soit l'outil de sa mort…

Je veux pas te perdre…
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 492

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Neutre
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Ven 30 Sep - 14:37
Morianne m’avoua qu’elle avait peur et je pouvais le ressentir à travers le médaillon. Elle s’effondra en pleur et je tentais de la consoler tant bien que mal, lui assurant qu’il ne nous arriverait rien de mal sans en être convaincue. Je soupirais et pris le visage de ma bien-aimée dans mes mains, je déposais un baiser tendre et aimant sur ses lèvres humides. Avec mes pouces je chassais ses larmes de son si beau visage. Je ne voulais pas la voir dans cet état, ça me faisait trop mal. Je la serrais fort contre moi en lui murmurant des paroles rassurantes. Mais sa peur allait grandissante, et je sentais également une once de culpabilité. Pourquoi ? Je l’ignorais. Peut-être que ça venait de moi et non d’elle. Oui… Je me sentais coupable. A cause de moi elle souffrait. Si je n’avais pas été enfant de Thaä ce ne serait pas ainsi mais peut-être n’aurait-elle jamais posé les yeux sur moi. Une larme coula silencieusement de mon œil droit. Je ressentais sa peine et elle m’envahissait comme une marée. Mon regard se fit vide et sans expression. Tout cela était ma faute… Les Hayert’Vaäl en avait après moi. Après mon sang. Je le savais bien. Je soupirais, Morianne s’était calmée un peu. Je continuais à lui dire des mots rassurants mais je n’y croyais pas. Dans cette guerre nous allions finir par nous perdre. Je serrais ma dulcinée un peu plus contre moi lui avouant que moi aussi j’avais peur. Que je craignais pour nos vies et surtout la sienne. J’exprimais mon regret de la mêler à tout ça. Je ne voulais pas la perdre. Mais là où nous allions c’était le risque. Je calais Morianne contre ma poitrine et elle s’apaisa un peu plus.

Il faut que nous soyons fortes. Il ne faut plus pleurer et avoir peur. Nous allons droit dans la gueule du loup. Il faut avoir confiance en soi, en nous. Nous ne sommes pas seules. Morianne, tout va bien se passer. Aie confiance en la vie et en Thaä. Il ne faut pas craindre de périr, il faut craindre d’échouer. Tu comprends ?

Je me redressais un peu, gardant Morianne contre moi. Je voulais qu’elle me fasse confiance comme je lui faisais confiance.
Niveau 6
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 142

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6



Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Ven 30 Sep - 16:32
Je regardai Sëya avec tristesse… Tout ce qu'elle avait dit était vrai… Nous ne devions pas craindre la mort. C'était quelque chose qui pourrait arriver, il fallait s'y attendre. Mais qui peut vraiment se préparer à cela ? Qui peut vraiment être prêt à voir la personne qu'il aime périr ? C'était pourtant un risque que nous devions prendre, et pire encore, c'était un choix que nous avions déjà fait en venant ici. Je n'en prenais conscience que maintenant. Il fallait que je sois forte, que je cesse de pleurer comme une enfant. Pour le bien d'Arcaëlle, je devais mettre ma vie en jeu, et surtout faire en sorte de rester en vie le plus longtemps possible pour m'assurer que cela devienne une réalité, et que je puisse protéger Sëya. J'étais la messagère de Thaä, une druidesse à son service, et donc aussi au service de sa fille. Je ne pouvais pas échouer, pas sans avoir essayé.

J'ai… Oui… J'ai confiance Sëya ! J'ai confiance en toi ! J'ai confiance en Thaä… Tu as raison… Je… Je ne dois plus avoir peur. Si… En fait c'est très sain d'avoir peur… je… mais je vais être courageuse. J'te l'promet Sëya. Je laisserai pas ces cauchemars ce réaliser… Je deviendrai pas une bête… Et… et si les Serviteurs Noirs reviennent, et bien je leur collerai une bonne raclée ! Je ne deviendrai pas comme eux… ni comme les monstres d'Özan… Je t'aime Sëya… Et j'aime Arcaëlle, et la vie… et on doit se battre pour protéger tout ça ! Alors on va se battre, toi et moi, et ensemble on sera invincible ! Y aura pas de sacrifice pour Özan, y aura pas de transformation en monstre… On doit croire en nous ! Tu as raison, et c'est c'qu'on va faire ! Les autres aussi compte sur nous… On va leur montrer de quoi est capable une fille et une druidesse de Thaä.

J'étais moins triste. Sëya avait tout de même réussi à me remonter le moral, et savoir qu'elle aussi éprouvait la même crainte que moi de me perdre me fit prendre conscience que cela ne changerait rien d'avoir peur. Au contraire, nous devions toutes les deux nous montrer courageuse, vaincre cette peur et affronter ensemble l'adversité. Les risques étaient réels, mais les enjeux étaient trop grands pour laisser tomber et fuir. Nous étions fortes, alors il n'y avait pas de raison de désespérer.

Nous nous étreignîmes encore un moment avant que Maïa ne vienne nous annoncer que nous n'étions plus très loin du port. J'envoyai par télépathie un message de courage à Sëya, lui montrant que j'étais déterminée à me battre malgré ma peur, et que rien ne nous arrêterait. C'est à nouveau pleine de courage que je regagnai le pont avec ma bien-aimée, et Maïa. Juier était face à nous, et nous fûmes accueillis par la garde locale.

Bienvenue dans une des citées du Domaine, voyageurs. Veuillez décliner vos identités et vos intention en venant ici.
Je suis Morianne, druidesse de Thaä, et voici Sëya, fille de Thaä. Nous sommes ici pour aider les forces du Domaine.
Mo.. Morianne ? LA Morianne ? Celle qui a sauvé la vie de notre Seigneur, Grégoire Boisdefer ?
Celle-là même !
Veuillez excuser notre ignorance, Dame Morianne ! Vous êtes la bienvenue sur nos terres avec vos amis !
M… Merci… Hum… Nous devons nous rendre au Marais de la Ghyuerf afin de rencontrer Grégoire ! Si vous vouliez bien faire place…
Grégoire ? Heu… Je… oui… notre seigneur… Bien sûr… Faites place !

Les soldats reculèrent et nous laissèrent passer. Nous nous préparâmes donc à faire route pour le Domaine de la Ghyuerf…
Niveau 5
avatar
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 492

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan
Groupes: Neutre
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Aube des Mondes :: Le monde :: Mers et océans [ZONE RP]-