Quête pour le pendentif des âmes soeurs

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Lun 19 Sep - 9:47
Il faisait nuit noire... Ma douce et tendre mzékils dormait à côté de moi tandis que je n'arrivai pas à trouver le sommeil. Je m'étais tournée un nombre incroyable de fois mais impossible de fermer l’œil de la nuit. Je me levais, encore fébrile de ce qui m'était arrivé dans la journée. Mais la peur et l'angoisse me maintenaient éveillée, comme un espèce de zombie. Je m'étirai et baillai allégrement, et m'habillai en douce avant de quitter la pièce sur la pointe des pieds. Je refermai soigneusement la porte derrière moi et descendis les marches une à une, en prenant garde de ne pas produire le moindre son qui réveillerait Loreleï à coup sûr, et déclencherait donc sa colère à mon égard.

Lentement, mais sûrement je finis par me faufiler vers le petit salon pour en ouvrir la porte fenêtre et gagnai le jardin. J'étendis alors mes ailes en grand ainsi que tout mon corps et humai l'air frais de la nuit. J'espérai sincèrement que ce petit bol d'air allait me calmer, mais ce ne fut pas vraiment le cas. Je me sentais toujours nerveuse, angoissée, comme oppressée par une réalité que je ne pouvais contrôler. J'avais peur... peur de ne rien pouvoir faire... j'avais même peur de moi-même, ou plutôt de ce que j'étais capable de faire aux autres si ce chapelet continuait à faire des siennes. Lassée de ne pas pouvoir trouver la paix, je pris mon envol, et quittais le jardin, pour rejoindre le ciel étoilée.

Pendant plusieurs longues minutes, je errais au-dessus de la ville silencieuse. Mon périple fut cependant troublé par l'arrivée de garde volant. Probablement trouvaient-ils suspect, une mzékils volant en pleine nuit, sans but précis. J'aurai pu être un de ces Hayert'Väal détraqué qui se balade la nuit pour rejoindre un groupe de fidèle et préparer un mauvais coup. Rapidement, je fondis vers le sol et disparu dans une petite ruelle. Je m'adossai au mur, essayant de me cacher le plus possible de la lumière des torches des gardes qui me poursuivaient. Ils approchaient de plus en plus, et bientôt ils me verraient ? Que pouvais-je faire ? J'étais faite ! Comment allais-je leur expliquer que je faisais juste un tour pour trouver le sommeil ? Alors que je longeai le mur, cherchant une issus, je me fis aspirée en arrière et tombai à la renverse.

J'étais les fesses au sol, les deux mains appuyée derrière moi, l'air ahuri. Une vieille dame me fit un doux sourire et ferma la porte derrière nous. Je la regardai avec inquiétude et embarras.

Je... je suis désolée madame ! Je ne voulais pas entrer chez...
Chut ! fit-elle en collant son doigt contre ses lèvres pour me faire signe de me taire.

J'obéis malgré ma grande surprise. J'entendis les gardes pester et l'un d'eux ordonna aux autres de fouiller ailleurs. Je soufflai, soulagée qu'ils ne m'aient pas trouvé. Je me levais après un moment à attendre qu'il n'y ait plus un bruit dehors et me tournai finalement vers la dame âgée qui continuait de me sourire. Il y avait un feu dans l'âtre, et maintenant que mes yeux s'étaient habitués à la pénombre, je pouvais remarquer des ailes noires, toutes usées, dans le dos de cette dame légèrement voûtée. Elle n'était pas très jolie à dire vrai, son visage était couvert de ride, et elle portait des habits d'un autre temps. En revanche, il y a quelque chose en elle qui me marqua, il s'agissait de ses yeux, de beaux yeux marrons noisettes qui pétillaient de tendresse et d'énergie.

M... merci, madame... j'ai bien cru qu'ils allaient m'attraper... lui dis-je avec embarras.
Ah ah ! Ce n'est rien ! Viens donc t'asseoir un moment et me tenir compagnie pour me remercier. D'ailleurs, que fais-tu dans les rues ? En pleine nuit ?
C'est que... je n'arrive pas à dormir... je prenais l'air pour me changer les idées...
Oh ! Je vois ! Tu ne devrais pas te promener dans les rues la nuit, c'est dangereux... et puis il y a la garde...
Je sais... mais... je n'arrive pas à dormir... J'ai des soucis en tête... et...
Des soucis, hein ? On en a tous mon enfant... Certains plus grave que d'autres... Dis-moi, jeune fille, il y a un beau jeune homme dans ta vie ?
Hein ? Mais... que... non ! Pas... Ce n'est pas un homme... c'est... une mzékils...
Oh ! Excuses-moi ! Ah ah ! L'amour n'est-il pas merveilleux ? Ni âge, ni sexe, ni frontière...
Ni frontière ? Je n'en suis pas bien sûre... La distance, c'est terrible... Quand je suis séparée d'elle...
C'est douloureux... et oui... Mon mari est moi avions ce problème à un moment...
A un moment ?
Oui ! Mais un jour, j'ai reçu ce collier en cadeau...

La vieille dame glissa ses doigts dans sa robe de chambre au niveau du cou et en dégagea un beau collier où était accroché un pendentif en forme de cœur, constitué de deux parties visiblement sécables. Elle s'approcha de moi et me le fit voir de plus prêt. Il était joli même si son aspect était un peu étrange. Elle le dégrafa de son cou et me le tendit.

Il est magique ! Ce collier permet de communiquer avec l'être que l'on aime même si l'on est loin de lui. Mon tendre époux, lorsqu'il devait partir loin, pouvais malgré tout me parler alors qu'il se trouvait à des kilomètres et des kilomètres de moi. Nous n'étions jamais séparés ainsi. Nous pouvions aussi nous parler secrètement, sans avoir à articuler un mot, tout se passait dans la tête. C'était bien pratique pour garder des secrets ! dit la vieille dame en ricanant doucement.
Ouaaah ! C... C'est formidable ! Si seulement je pouvais en avoir un comme celui-ci... Je ne serais plus jamais « séparée » de Sëya...

La vieille dame me sourit et referma doucement mes doigts autour du pendentif de ses mains légèrement tremblotante.

Alors il est à toi !
Hein ? À moi ? Heu... je... mais non ! Je... je ne peux pas. Et vous alors ?
Oh... cela fait bien longtemps que je n'en ai plus l'utilité...
Ah bon ? Comment ça ? lui demandai-je, intriguée.

J'étais fascinée par la vue du pendentif, et je me réjouissais déjà de pouvoir l'utiliser pour communiquer avec Sëya. J'écoutai attentivement la vieille femme, mais je n'arrivais pas à détacher mon regard du bijou.

Oh... Il y a bien longtemps que mon mari et moi ne sommes plus de ce monde... Nous sommes toujours ensemble à présent. Nous n'en avons plus besoin.
Hein ? Comment ça ? Plus de ce monde ? Mais... attendez, ça veut dire que...

Je me tournais brusquement vers la vieille dame mais elle avait alors subitement disparu, envolée, comme si elle n'avait jamais été là. Il n'y avait plus de feu dans l'âtre, et tout autour de moi n'était que ruine. Je cherchai alors partout autour de moi, sans comprendre ce qui s'était passé, mais le pendentif était bel et bien réel, là, entre mes doigts. Je poussai la porte qui grinça et sorti de la demeure décrépit. Avais-je rêvé ce moment ? N'avait-ce été que le fruit de mon imagination ? En tout cas j'avais le pendentif en main et comptais bien le partager avec Sëya. Je rentrais donc tranquillement mais surtout discrètement au manoir, rejoignis la chambre de ma douce, me déshabilla rapidement et me recoucha à ses côtés, le sourire aux lèvres. Je finis enfin par trouver le sommeil.
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