L'amour, plus fort que tout

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Jeu 15 Sep - 18:10
Nous prîmes le petit déjeuner sans trop nous presser jusqu’à ce qu’une servante vienne nous interrompre en disant que nos invités étaient là. Je me levais rapidement de ma chaise et emboitais le pas à Morianne qui avait fusé comme l’éclair. J’arrivais au moment où Maïa sautait dans les bras de Morianne. Je ris de bon cœur devant cette scène peu commune. Les six recrues étaient là. Les trois élèves et nos trois amis. Je les invitais à me suivre dans le grand salon. J’attrapais furtivement une servante et lui demandais de nous apporter de quoi nous rafraichir et nous sustenter. Elle opina du chef et s’en alla vers les cuisines. Nous arrivâmes dans le grand salon et j’invitais tout le monde à s’asseoir dans les fauteuils en velours vert. Tout le monde prit place et je souris. La porte s’ouvrit sur deux servantes qui avaient les bras chargés. Victuailles et boissons. Je souris encore une fois et invitais mes convives à se servir. Maïa se jeta sur un jus de citron et une part de tarte aux mirabelles. Pour ma part je pris un éclair au caramel et un thé bien chaud. Nous échangeâmes des banalités pendant que nous mangions. Sazan entama la discussion plus sérieusement.

Quand nous rendrons nous à Kaïl ? Ne faudrait-il pas plus d’arcaëlliens en arme ?
Nous partirons dans trois jours. Non, moins nous sommes, plus nous serons discrets. Je pense que huit est un bon chiffre. Plus la soigneuse dont j’ai oublié le nom. D’ailleurs elle n’est pas là…. Je soupirais doucement, un peu gênée.
Je crois que Sëya à raison, moins nous serons plus nous avons de chance de les surprendre ces chiens ! S’exclama Brohmac.

Je hochais la tête, satisfaite. On frappa alors à la porte et j’invitais la personne à entrer. C’était la prêtresse dont j’avais oublié le nom. Elle s’excusa pour son retard et s’installa entre Maïa et Sazan. Nous échangeâmes pendant un moment sur les meilleures techniques d’attaques puis au bout de quelques heures le déjeuner sonna. J’invitais tout ce beau monde à me suivre dans la salle de repas où nous attendait un copieux déjeuner. Chacun prit place autour de la table et se régala des mets fins et raffinés.
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Sam 17 Sep - 9:56
Après un moment à parler avec nos camarades dans le grand salon, Sëya les invita à déjeuner avec nous. Nous gagnâmes donc tous la salle à manger. Les discussions continuèrent de bon train tandis que nous nous régalions de mets succulents. Je parlais à ceux autour de moi de la situation à Kaïl. Ils étaient tous curieux de savoir précisément ce qui se passait là-bas. Tous, jugèrent que la situation était effectivement critique, et qu'il fallait partir au plus tôt. Les trois jours avant de partir seraient utilisés à bon escient, pour préparer le matériel ainsi que des armes.

C'est au moment où furent apportés les desserts que tout sembla subitement basculer pour moi. Je me sentis soudainement fatiguée et les discussions ne semblaient plus à mes oreilles qu'un étrange brouhaha incompréhensible. J'entendais, mais ne comprenais plus les mots. Tout était confus, trouble, comme si j'étais loin et que j'écoutais à travers un étau de fer. Parallèlement à cela, j'entendais des murmures qui n'étaient pas ceux de mes camarades. Il s'agissait de voix sombres, lugubres, inhumaines, qui susurraient à mes oreilles de sinistres paroles. Elles étaient mauvaises, me rabaissant ou m'incitant à de sombres actes. Et il y avait celle qui étaient plus forte que les autres, plus roque, plus grave…

Tu es à moi… Tu ne peux m'échapper… Ils ont trompé la mort, et déjoué le sort qui t'es destiné… mais tu ne pourras pas éternellement fuir. Je briserai le sortilège qui te protège… Tu es à moi, messagère de Thaä. A moi !

Cette voix insistait, encore et encore, avec toutes les autres qui me maudissaient. Ma tête était pleine à craquer tandis que la réalité m'échappait. Je n'avais pas vu tous les autres se tourner vers moi avec curiosité, qui tentaient vainement de me parler alors que je ne pouvais les entendre. Tout ce mélangeait autour de moi et je commençais à perdre complètement la tête avec toutes ces voix dans ma tête et tout autour de moi qui tournait encore et encore, comme un reflet distordu de la réalité. Je ne sentis qu'à peine le chapelet d'argent autour de mon poignet se tordre dans tous les sens, et bouger, comme animé par un esprit mauvais. Elle tremblait pourtant comme si on tirait dessus, mais sans que personne ne la touche. Je me mis à hurler inconsciente de tout cela.

ASSEZ !!! TAISEZ-VOUS !!! TAISEZ-VOUS !!!

Je flanquais un violent revers devant moi et fit valdinguer mes couverts et une partie de ceux de Maïa au sol. Je me levais brusquement, envoya la chaise sur laquelle j'étais assise contre le mur derrière moi et quittai finalement la pièce en courant, les mains contre mes oreilles, espérant vainement que les voix cessent de me harceler. Instinctivement, j'étais partie me réfugier dans le jardin, là où la nature était présente. J'avais espoir quand sa présence je me sente mieux… Cachée derrière le tronc d'un arbre, je me mis finalement à pleurer, perdu dans ce flot incompréhensible de paroles et d'images incertaines de la réalité qui m'entourait... que m'arrivait-il encore ? Était-ce le pouvoir de mon chapelet qui faiblissait ? Je n'osais imaginer cette possibilité...
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Sam 17 Sep - 15:41
Tout le monde mangea à sa faim et nous parlâmes de notre « mission ». Je jetais de temps à autre un regard à Morianne qui semblait prendre du bon temps. Enfin jusqu’à un certain moment. Elle semblait allée mal. J’arquais un sourcil, lui demandant ce qu’elle avait mais elle ne répondit pas. Elle semblait être coincée dans un monde de cauchemars éveillés. Soudain elle cria :

ASSEZ !!! TAISEZ-VOUS !!! TAISEZ-VOUS !!!

Tout le monde fit silence autour d’elle lorsqu’elle se leva soudainement et partie en courant. Je m’excusais auprès de mes invités et me levais à mon tour les invitant à rester là. J’emboitais le pas à ma douce et tendre qui se rendais dans le jardin. J’arrivais dans le jardin et vis Morianne debout, les mains plaquées sur les oreilles. Je m’approchais d’elle et pris ses bras pour lui dégager les oreilles. L’embrassant sur le front je lui demandais ce qui n’allait pas. Elle semblait complétement ailleurs. Loin de la réalité touchable. Je la pris dans mes bras et lui murmurais des mots réconfortant. Il fallait qu’elle se calme. Je pris son visage entre mes mains et l’embrassais sur la bouche avec tendresse et douceur. Mais ça ne sembla pas l’apaiser. Bien au contraire. Elle semblait lutter contre quelque chose de violent en elle. Je soupirais et la blottis contre moi. Il fallait à tout prix qu’elle reprenne ses esprits et vite. Maïa arriva alors demandant ce qu’il se passait. Je répondis que je n’en avais pas la moindre idée. Elle s’approcha de Morianne et posa une main sur l’épaule de mon aimée. Mais elle ne sembla pas réagir à ce geste affectueux ni au miens d’ailleurs. Je l’obligeais à marcher jusqu’à un banc et la fis asseoir. Maintenant que j’avais lâchais ses bras elle se bouchait à nouveau les oreilles, les larmes aux yeux. Je pris ma voix la plus douce, replaçant une de ses mèches derrière son oreille droite, et lui demandais des explications à son comportement. Elle ne répondit pas mais fondit en larmes. Je m’assis à côté d’elle lorsque Sazan arriva. Cette dernière nous rejoignit et s’accroupie devant ma bien-aimée. Elle resta silencieuse puis, brisant le calme ambiant, elle demanda :

Les voix sont revenues, n’est-ce pas Morianne.

Les voix ? Mais… Elle avait toujours son chapelet au poignet. D’ailleurs ce dernier semblait vibrer. Je soupirais et déposais un baiser sur le front de Morianne puis je me levais disant que j’allais chercher quelqu’un pour régler cette affaire. Sortant du manoir je pris la direction du temple de Thaä. Après un bon moment de marche, j’arrivais au temple et demandais à voir Loreleï. On me conduisit à elle dans un silence religieux. Quand Loreleï me vit elle me demanda ce qui se passait et je le lui expliquais. Elle soupira et baissa la tête puis me dit que nous devions retourner au manoir le plus vite possible.

Loreleï regardait le chapelet de Morianne en bougonnant des mots incompréhensibles. Le bracelet se mit à briller d’une couleur bleutée. Il cessa de vibrer et Morianne sembla s’apaiser. Elle sembla car soudain elle hurla de douleur.

MORIANNE ! QU’EST-CE QUI SE PASSE ?
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Sam 17 Sep - 17:25
Ma perception des choses était si vague. Je crus un moment percevoir la voix de Sëya dans tout ce chaos, mais très vite elle disparu et je me sentis incroyablement mal. Je me débattais de plus belle tandis que je sentais un contact physique. Était-ce ma douce ? Je n'arrivai pas à le savoir, c'est comme si j'étais bloqué dans un monde de ténèbres, avec des voix qui n'arrêtaient pas de me harceler sans arrêt. Je n'en pouvais plus de les entendre dire ces horreurs. Je voulais que cela cesse, que tout ce vacarme dans ma tête s'arrête... Mais rien n'y faisait, j'avais beau hurler, me débattre, et me couvrir les oreilles, je continuai à les entendre. Je sentais pourtant, quelque part, la présence de ma bien aimée, elle était proche, mais mes sens étaient comme restreint et j'avais l'impression de l'entendre de très loin et à peine la sentir.

Il y eut de l'agitation autour de moi, mais je n'arrivai toujours pas à percevoir ce qui se passait. La voix la plus forte et la plus sombre continuait de me dire que j'étais à elle, que je n'étais rien. J'avais l'impression de revivre le calvaire que j'avais vécu lorsque je m'étais transformer en monstre. Mon chapelet !! Il fallait que je me rattache au pouvoir de mon chapelet ! Comment se faisait-il qu'il ne fasse plus effet ? Est-ce que le pouvoir d'Özan avait grandi ? Est-ce que le sceau avait faibli ? Dans les deux cas, je n'étais plus totalement protégée contre la malédiction que j'avais subi.

Au moment où je tentais de me rattacher au pouvoir du chapelet, je sentis un bref instant son pouvoir affluer à nouveau en moi. Les voix cessèrent, et je pus apercevoir Sëya, ainsi que Loreleï. Elles étaient à mes côtés, je n'étais pas seule, je n'étais pas abandonnées dans les ténèbres. Je voulu les prendre dans mes bras et pleurer de soulagement de pouvoir à nouveau les percevoir, mais le pouvoir du sceau sembla retomber comme il était revenu, et je sentis une profonde douleur en moi. Je n'en étais pas vraiment consciente à ce moment là, mais mes veines se teintèrent d'une effroyable couleur noire et dans ma poitrine se dessina un genre de vortex de vide au niveau de mon cœur. En quelque seconde ce trou aspira mes souvenirs, mes sentiments, j'étais un être vide, un être vide et froid qui cherchait à se remplir.

Qui... Qui suis-je ? QUI SUIS-JE ??
Mo... Morianne ! Tu es Morianne ! me dit la tahora face à moi. S'il te plaît, Morianne... calme-toi ! Reviens à nous !
Qui... suiiiiiis-je ? Aaaaaargh !!! J'ai mal... J'ai maaaaal !!!

La douleur... lancinante... brûlant mon être par le froid...  J'avais envie de combler ce vide, ce vide horrible et terrifiant. Je devenais complètement folle à ressentir cette sensation d'effroi... J'avais envie que tout s'arrête... Je voulais absolument tout détruire pour que tout cesse... Oui... tout détruire, c'était la seule solution, la solution qui apporterait la réponse à ma souffrance...

J'entendais les autres me hurler dessus, me demander de me calmer, de reprendre mes esprits. Une mzékils insistait plus que les autres... Qui étaient tous ces gens ? Je levais mon poing et fit apparaître une lame faite d'ombre et de néant. Détruire... tout détruire... Je devais faire cesser les voix, la vie... tout... enfin j'aurai la paix, le silence... Le néant... Mais alors que j'abattais ma lame d'ombre, un choc puissant me frappa de plein fouet.

Désolé Morianne, mais tu ne me laisses pas le choix... dit le lorcq qui venait de me frapper d'un violent coup de poing dans le ventre.

Je tomba au sol, pliée en deux de douleur. Alors que je ne pouvais plus rien faire, le lorcq me scruta rapidement et sembla choqué.

Attendez ! Je crois que j'ai compris ! Regardez son chapelet ! Là ! Ce sceau qui brille ! Ça n'y était pas avant ! Il faut trouver un moyen de l'effacer !
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Dim 18 Sep - 11:40
Morianne sembla reprendre ses esprit un bref et court instant avant de se couvrir de veines noires. Je reculais précipitamment la peur au ventre. Le démon en elle reprenait le dessus et ce n’était pas bon. J’observais Loreleï qui semblait perturbée. Morianne demanda soudainement qui elle était. La Haute prêtresse parla avec douceur à Morianne lui disant qui elle était et lui intimant de se calmer. Soudain elle se leva brusquement et des lames noires jaillirent de ses mains. Le lorcq la frappa de plein fouet dans le ventre la faisant se plier en deux. Il souleva alors un point important. Le sceau qui brillait. Loreleï s’agenouilla au sol et scruta le chapelet. Elle prit la main de Morianne dans la sienne et commença à murmurait des incantations dans une langue oubliée. La lumière se ternit et finit par s’éteindre. Les veines noires disparurent et je poussais un soupir de soulagement. Je regardais ma douce et tendre au sol et m’approchais d’elle en parlant doucement. Je lui demandais si elle se sentait mieux si elle avait besoin de quoi que ce soit. Les trois étudiants étaient figés de peur. Je les entendais chuchoter entre eux. Je tournais la tête vers ces trois compagnons et leur dis de ne pas s’en faire. Je retournais mon attention sur Morianne et la pris dans mes bras. Elle était à peine consciente. Je caressais ses cheveux et lui dis des mots rassurants. Je plaçais ensuite sa tête sur mes genoux tout en continuant de caresser sa chevelure.

Elle va s’en sortir, n’est-ce pas ?
Oui, tout devrait rentrer dans l’ordre maintenant.

M’assura Loreleï d’une voix terne. Elle semblait préoccupée. Elle se tourna vers le lorcq et lui ordonna de porter Morianne dans notre chambre. Le colosse s’exécuta et souleva ma bien-aimée. Il monta les escaliers, moi sur ses talons, et se dirigea vers notre chambre sous mes indications. Je lui ouvris la porte de notre chambre et il déposa Morianne sur le lit. Je restais dans la chambre allongée près de ma douce. Loreleï entra alors dans la pièce et me dit de prendre soin de Morianne. Cependant, elle ne quitta pas la chambre et s’assit sur un fauteuil de satin gris. Elle croisa les jambes et attendit.
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Lun 19 Sep - 7:18
Brisée... encore une fois j'étais brisée. Une fois de plus j'avais été sauvée de la corruption, in extremis... Je voulais pleurer mais les larmes ne venaient pas. Je voulais hurler de douleur, mais rien ne pu sortir de ma bouche. Je vis de vague mouvement autour de moi, mais je discernai distinctement le parfum de Sëya qui s'était approchée de moi. Je tendis les bras, comme une enfant incapable de prononcer le moindre mot mais désireuse d'être dorlotée. Je percevais enfin ça voix dans les ténèbres, mais si vaguement. Les pulsations de mon cœur me vrillaient les tympans, et j'avais des douleurs aux tempes. Je sentis des bras m'entourer tendrement, la voix de Sëya, ses doigts qui caressaient mes cheveux.

Pourquoi tout cela m'arrivait ? Qu'avais-je fait de mal ? Pourquoi le destin s'acharnait-il sur moi ? Je n'en savais rien, mais je quittai soudainement le sol et les bras de Sëya. Cette odeur... c'était celle de Brohmac. J'ouvris un instant les yeux et vis son regard triste. Un tel gaillard... Il avait dû se passer quelque chose de terrible pour qu'il ait un air si abattu. Je crus l'entendre dire un moment :

Tiens bon, Morianne... C'est fini... le cauchemar est fini...

Un cauchemar ? Quel cauchemar ? Je ne me souvenais plus... j'avais juste l'impression d'avoir fait... un mauvais rêve oui... un très mauvais rêve. N'étions-nous pas en train de manger tranquillement dans la salle à manger du manoir ? Pourquoi me portait-on ? Qu'avais-je fait ?

Je fus déposée délicatement sur un lit, rejointe très vite par Sëya que je sentis s'allonger à côté de moi. J'étais à peine consciente... je tendis ma main... celle qui portait le chapelet d'argent, et des doigts se resserrèrent délicatement autour d'elle. Ma douce mzékils... pourquoi ai-je l'impression que je t'ai fait du mal ? Pourquoi ai-je l'impression que tu pleures ? Est-ce de ma faute ? Ne pleure pas... pas à cause de moi... S'il te plaît, pardonne-moi... .

À côté de nous, j'entendais vaguement ce qui se disait. Brohmac était toujours là, à côté de Loreleï qui se rongeait les sangs...

La vraie question est de savoir : d'où vient ce sceau ? résonna la voix grave du lorcq.
Je ne sais pas, Brohmac... Mais il doit s'agir d'un très puissant sortilège pour annuler ainsi la protection qu'a reçu Morianne, répondit Loreleï.
Mais qui ? Et pourquoi ?
Je n'en sais rien... La question est : Quand ? Quand est-ce que quelqu'un a trouvé l'opportunité de faire ça ? Et comment savait-il pour Morianne ?
Les seules personnes qui savent pour elle, ce sont Sazan, Maïa, les deux hauts prêtres qui ont conçu le sortilège, vous, Sëya, et moi... Oh... et Loghiam... Vous êtes sûre qu'on peut lui faire confiance ?
Je ne vous permet pas de remettre en doute la loyauté de Loghiam ! Il ne ferait jamais de mal à Morianne ! Jamais !! Il l'a toujours considérée comme sa meilleure élève, s'insurgea Loreleï.
Mais alors, qui ? Qui a fait ça ? Quand et où cette personne aurait-elle pu faire ça ? Qui est capable d'une telle magie ? gronda le lorcq.
Je n'en sais rien ! Si vous êtes si inquiet, pourquoi n'allez-vous donc pas faire votre enquête ? Vous nuisez au repos de cette pauvre fille à grogner comme ça juste à côté d'elle... pesta la prêtresse.
Je vais trouver ce type... ou cette femme... peu importe... Celui qui a fait ça va payer pour ça !
Agissez avec prudence...
Ne me dîtes pas ce que je dois faire ! Ça a été terrible la première fois, voir cette gamine dans cet état ça me fend l'coeur ! Je ne laisserai pas un malade, capable de la transformer à nouveau en monstre, se balader dans la nature !! déclara Brohmac avant de finalement quitter la pièce.

Un... monstre ? Qui... ? Moi ? J'étais... un monstre ? Et la chapelet ? C'est vrai... les voix... les ténèbres, je commençais à me remémorer ce qui venait de se passer. Prise d'effroi, je me mis à pleurer, complètement anéantie.

Je... je suis un monstre... sanglotai-je.
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Lun 19 Sep - 16:51
Je pleurais en silence en me blottissant contre Morianne qui semblait épuisée. J’entendais Loreleï et Brohmac parler mais ne les écoutais pas. Ainsi j’étais incapable de savoir quel était le sujet de leur discussion. Je serrais fort ma bien-aimée contre moi de peur qu’elle ne redevienne un monstre. Malheureusement j’étais impuissante devant un tel phénomène. Je fermais les yeux et me laissais aller aux larmes. Le lorcq quitta la pièce en fermant la porte sur lui. Je soupirais en entendant sangloter Morianne disant qu’elle était un monstre. Je déposais un baiser sur sa joue et lui assurais que non. Qu’elle était juste une victime de plus d’Özan. Mes larmes coulaient en silence sur mes joues blanches. Je ne savais pas quoi faire ni quoi dire. Je voulais rassurer Morianne mais rien ne vint à mes lèvres. Je restais muette et apeurée. Loreleï se leva et s’approcha du lit, elle s’assit à côté de Morianne et déclara d’une voix apaisante que tout allait bien se passer. Je n’en étais pas si sûre. Et si ça arrivait lorsque nous serions à Kaïl ? Et si elle perdait entièrement le contrôle ? Je soupirais de tristesse et me redressais faisant part de mes craintes à Loreleï. Elle me rassura en me disant que le chapelet était réparé. Je n’en étais pas convaincue du tout. S’il avait pu se briser, il le pourrait encore. Il fallait trouver la cause de cet évènement. Je me rallongeais près de Morianne et l’embrassais à nouveau. Je ne voulais pas la perdre. Elle m’était trop précieuse. Je la fixais, les larmes coulant toujours. La serrant fort contre moi je lui dis que je veillais sur elle maintenant. Que jamais je ne laisserais cette chose s’emparer d’elle ni la détruire. Je voulais qu’elle soit sereine. Mais elle fondit en larmes et se blottit contre moi. Je murmurais des paroles rassurantes en caressant ses cheveux et le haut de son dos. Je ne savais pas quoi faire de plus. Elle était mon univers, ma raison d’être. Si je venais à la perdre comme j’avais perdu mère, je deviendrais sans doute folle ou alcoolique. Alors je m’efforçais de sourire et de rassurer Morianne.
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Mar 20 Sep - 9:01
Sëya tentait tant bien que mal de me consoler, et c'était bien la seule chose qui faisait que j'étais encore saine d'esprit. Je crois que je serais devenue folle sans son secours, sans ses baisers, sans ses caresses. Alors que je sanglotais, elle se mit à pleurer aussi, silencieusement. Je voulais la rassurer, lui dire que je ne laisserai jamais le démon en moi prendre le dessus, mais ça aurait été lui mentir. Je ne dis rien, et c'est à ce moment là que Sëya nous fit part de sa crainte que je redevienne un monstre, que je reperde le contrôle. Je ravalais ma salive… C'était possible… Nous l'avions vu à l'instant… Je dépendais du chapelet et le chapelet avait dysfonctionné. Sans l'intervention de Loreleï et de Brohmac, je serais redevenue un monstre… peut-être même pour toujours.

A cette pensée je me remis à pleurer tandis que Sëya me serrait contre elle, m'assurant qu'elle ne laisserait plus cela arriver. Elle continua de me rassurer, de me dorloter alors que je n'arrivai pas à retrouver la paix. Finalement je m'endormis, épuisée d'avoir autant pleuré. Je ne sais ce qu'il se passa par la suite, durant mon sommeil, mais je ne me réveillai pas une seule fois de tout le reste de la journée. Je n'avais pas même mangé au dîner. Avait-on essayé de me réveillé ? M'avait-on laissé dormir pour ne pas troubler mon repos ? Je n'en savais rien, mais je me réveillai en pleine nuit, Sëya dormant à côté de moi. Je souris à cette vision mais ne réussi pas à retrouver le sommeil.

Je décidai donc de me lever en douce et d'aller faire un tour dehors, en pleine nuit. Je m'étonnai un bref instant qu'il n'y eut personne pour me surveiller, mais probablement qu'on avait supposé que je ne serais pas un problème une fois endormie ainsi.

Après une incroyable aventure qui m'était arrivée cette nuit là (Quête pour le pendentif des âmes soeurs) je retournais discrètement dans ma chambre et retrouvai finalement le sommeil, serrant doucement Sëya dans mes bras. Je ne sais ce qui m'attendait le lendemain, mais la joie d'être avec elle, de dormir avec elle, surpassa toutes mes inquiétudes, et je dormis comme un bébé.
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Mar 20 Sep - 11:05
Morianne finit par tomber de sommeil. Loreleï se leva et quitta la pièce. Je replaçais une mèche de cheveux sur la tête de ma bien-aimée. La regardant dormir, mon cœur s’emballa et fit un bond dans ma poitrine. Dieux qu’elle était belle. Pour rien au monde je ne la quitterais, même pas si elle devenait un monstre assoiffé de sang. Je l’aimais plus que tout. Elle était ma raison d’être et d’exister. On frappa doucement à la porte et je me levais pour ouvrir. Morianne ne se réveilla pas ce qui me soulagea. Sarah était derrière la porte et m’indiqua que le repas était servi. J’étais restée si longtemps auprès de Morianne ? Qu’importe, je n’avais pas vu le temps passer. J’emboitais le pas à la servante et descendis les marche la mine sombre. Tout le monde était encore là attablé tranquillement. Je regardais tout ce beau monde et m’inclinais légèrement. Nous mangeâmes dans un silence religieux qui fut brisé par Maïa qui demanda comment allait Morianne. Je répondis qu’elle dormait du sommeil du juste. L’arcaëllienne hocha la tête et fourra un bout de viande dans sa bouche. Une fois le dîner finit, nous quittâmes la table et allâmes au petit salon. Mais encore une fois le silence était écrasant. Et j’avais envie de rejoindre Morianne le plus vite possible. Je saluais donc mes invités leur disant que les domestiques les conduiraient à leur chambre quand ils le souhaiteraient. Je m’éclipsais vers ma chambre et retrouvais Morianne endormie sur le lit. Je m’approchais d’elle et l’embrassais sur la joue puis je retirais ses bottes et sa cape. Elle ne se réveilla pas. Je me déshabillais et me glissais dans le lit contre Morianne.

La nuit se passa sans encombre hors mis quelques cauchemars peu ragoutants. J’ouvris les yeux et mon regard tomba sur le visage endormi de Morianne. Elle avait beaucoup dormie. Je déposais un baiser sur ses lèvres et me levais. J’allais me laver un peu et m’habillais. Puis je revins dans la chambre.

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Mer 21 Sep - 10:26
Le soleil éclairait à peine la pièce quand je me réveillai. Qu'elle heure était-il ? Je l'ignorai mais visiblement celle de se lever. Sëya venait de sortir de la salle d'eau, fraîchement toilettée et habillée. Après m'être frotté les yeux pour être sur qu'il ne s'agissait pas d'un rêve, je souris allégrement, subjuguée par la beauté de ma douce. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine et je ne pus m'empêcher de ressentir une immense joie rien qu'à la regarder.

Sëya ! m'exclamai-je avec joie.

Je sorti du lit, comme un diable sort de sa boite, et j'allai enlacer ma tendre et douce. J'étais nue comme un vers et elle toute habillée, mais je m'en moquais bien. A travers ses vêtements je pouvais tout de même sentir la chaleur se dégageant de son corps et sentir son doux parfum. Je l'embrassai tendrement, trop heureuse de pouvoir profiter de ce moment avec elle. Après un long moment à nous serrer l'une contre l'autre, elle finit par me faire remarquer que j'avais beaucoup dormi.

Pas… pas tout à fait à vrai dire… Je n'ai pas dormi tant que ça…
Ha bon ? Expliques moi donc… me demanda-t-elle.
Ok, je vais t'expliquer, mais là… heu… comment dire… J'ai un peu froid là ! Je m'habille et j'te raconte ça !!


Je me jetais alors sur mes habits et les enfilais rapidement, soupirant de soulagement une fois au chaud dans ma cape.

Il fait pas super, super chaud… Cela dit, on est presque fin Gïtyuen, c'est un peu normal…
Oui, il commence à faire froid. Mais ça ne m'explique pas le fait que tu n'es pas tant dormi que ça… me fit-elle remarquer.
Ah oui... c'est vrai... l'explication... Et bien, figure-toi que j'me suis réveillée en pleine nuit... et comme j'étais plutôt angoissée après ce qui est arrivé... et bien je suis allée faire un tour dehors... avouais-je l'air coupable.
Tu as quoi ? s'exclama-t-elle surprise. Dans ton état ce n'était pas prudent... Morianne, tu aurais dû rester allongée même sans pouvoir dormir... Je ne veux pas jouer les moralisatrice bien sûr mais, c'était vraiment pas prudent... Et imagine tu aurais été arrêtée par les gardes !
Je... Je sais... Je... Je m'en suis rendue compte qu'après coup... dis-je, embarrassée. Mais il m'est arrivé un truc incroyable ! Je volais tranquillement au-dessus de la ville, quand un patrouille s'est dirigée vers moi. Alors comme j'avais peur de me faire arrêter, j'ai fuit dans une petite ruelle, et là, surprise, une porte s'est ouverte derrière moi... et y avait une vieille dame qui m'a aidé à me cacher le temps que les gardes s'en aillent.
Une vieille dame ? s'étonna-t-elle.
Oui ! Une vieille mzékils toute ridée, et un peu inquiétante... Mais elle était gentille en fait, et elle avait de jolis yeux pour une vieille dame. On a parlé un peu et elle m'a donné un pendentif magique avant de me dire qu'elle n'en avait plus besoin, parce qu'elle était déjà morte. Le temps que je me retourne et que je comprenne... Elle avait disparu, tout comme le feu dans l'âtre et tout est devenu vieux et poussiéreux... c'est comme si ça n'avait été qu'un rêve... mais le pendentif, lui, n'a pas disparu. Regarde !


Je lui montrais alors le pendentif en forme de cœur. Elle le prit entre ses doigts et l'observa un moment.

Un fantôme... t'as donné cette chose... Mais pourquoi ?
J'en sais rien... Mais elle était gentille. Et puis ce n'est pas n'importe quel pendentif, c'est un artefact magique. Elle m'a dit qu'avec ça on pouvait communiquer avec la personne qu'on aime, même si on est très loin d'elle. On a même pas besoin de parler avec ça, selon elle. Tout se fait par la pensée. C'est incroyable non ?
Oh... Incroyable oui. Et bien ça nous sera utile je pense. Viens allons petit déjeuner.
D'accord ! Mais attends… juste avant d'y aller…

Je séparai les deux parties du pendentif, qui possédaient chacune une chaîne pour qu'on puisse la porter autour du cou. J'attachai l'une d'elle au cou de Sëya avant d'en faire de même pour moi avec ma moitié. Les deux parties scintillèrent un bref instant avant de redevenir ordinaire. En revanche, ce qui changea, c'est le ressentiment que nous avions. En un instant, je sentis l'esprit de Sëya effleurer le mien, ce qui me fit frissonner, à la fois de surprise et de joie. La sensation était merveilleuse, surprenante, prodigieuse, c'était comme si je partageais un peu de mon être avec elle, et inversement. Sans articuler le moindre mot, sans même ouvrir la bouche, je pus alors partager ces mots dans son esprit :

« On peut y aller ! Je te suis ! »
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Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


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Mer 21 Sep - 17:53
Morianne était réveillée et elle prononça mon nom ce qui me fit frissonner légèrement. Elle se jeta sur moi et m’enlaça. S’en suivit une discussion entre elle et moi où j’appris qu’elle était sortie dans la nuit et qu’elle avait obtenu un pendentif magique. Elle sépara le pendentif en deux et attacha une des partie autour de mon cou et en fit de même avec sa moitié. Je sentis une étrange chaleur m’envahir. Je sentais ma bien-aimée en moi comme si nous ne faisions plus qu’un. Elle me parla alors directement dans mon esprit, disant qu’elle me suivait. Je souris doucement et ouvris la porte. Nous sortîmes de la chambre et empruntâmes les escaliers pour aller dans la salle de repas. Tout le monde était déjà là et ils se réjouirent de voir Morianne debout et en pleine forme. Certains lui demandèrent comment elle allait et si elle avait bien dormi. Je soupirais en souriant, ils allaient l’assommer avec leurs questions. Nous prîmes place autour de la table où nous attendait nombre de victuailles. Nous mangeâmes dans un joyeux brouhaha. Tout le monde semblait heureux de revoir Morianne en pleine forme.

Le temps passa dans une bonne humeur ambiante et palpable. Nous préparions notre départ vers Kaïl et le jour J arriva. Il arriva plus vite que je ne le crus. Tous ensembles, bien chargé, nous allâmes au port pour prendre un navire se dirigeant vers Kaïl. Alzbey pour être exact. J’étais excitée comme une puce ce jour-là. Nous montâmes sur le bateau et prîmes nos cabines respectives. Elles étaient toutes l’une à côté de l’autre. Nous étions deux par cabine. Bien évidemment je partageais la mienne avec Morianne.

Le bâtiment s’ébranla et se mit en route sur les grandes eaux. J’étais accoudée à la rambarde, vomissant mes tripes. Brohmac me conseilla d’aller voir la guérisseuse à bord du navire, ce que je fis en sa compagnie. Elle me donna une mixture dégoûtante et me conseilla de revenir dans trois jours. Avec le remède de la guérisseuse je n’avais plus le mal de mer et le voyage se passa sans encombre. Pas la moindre petite attaque de pirates ou de pouzans. Je pus admirer les sirènes elfique danser autour du bateau dans un nage impeccable.

Enfin on annonça la terre et un soupir de soulagement souleva ma poitrine. Je dis à Morianne :

Prête à poutrer du Hayert’Vaäl ?

La suite !
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