Un collection de robes

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Mer 15 Juin - 17:34
Lorsque le prêtre de Gar’Haz entra j’eus un sursaut, il avait une tête qui n’inspirait pas confiance. Il se présenta et me parla de textes à choisir pour l’enterrement de ma mère. Je n’avais pas le cœur à ça mais me fis violence l’invitant à me montrer les oraisons. Je lus en diagonale les textes et en choisis deux que je lui donnais, il sembla satisfait. Il nous salua et s’en alla d’un pas de chat. Nous étions à nouveau seule et j’avais envie de faire quelque chose. La question était : quoi ? Je serais bien allée dans la taverne de l’autre jour mais voir du monde m’angoissé un peu. Et si je me mettais à pleurer encore ? J’invitais Anna à aller dans le jardin pour admirer encore les fleurs. Je pris les devants et me dirigeais vers le lieu préalablement cité. Je me penchais sur une rose et respirais son parfum d’un air triste. Une servante arriva avec un couteau. Elle m’expliqua qu’elle allait couper quelques tiges pour les mettre au cimetière. Je la laissais faire sans dire un mot, le regard vide. Elle coupa ainsi une dizaine de fleurs. Une fois fait, elle s’en alla me laissant avec la lorcq.

Voulez-vous manger des fruits ?

Demandais-je d’une voix lasse. Je me dirigeais vers le fond du jardin où poussaient les arbres fruitiers. Je pris une poire et croquais sans appétit dedans. Elle était ferme et juteuse à la fois. Un délice en soit que je ne savourais pas. Un peu à contre cœur, je mâchais le fruit en songeant à ma mère qui ne pourrait plus faire cela. Des larmes commencèrent à couler le long de mes joues pâles. Penser à elle était douloureux. Je baissais la tête, honteuse d’ainsi céder à ma peine.

Je… Je suis désolée de vous faire voir un tel spectacle. Je suis lamentable… Ma mère souffrait beaucoup, elle est mieux au royaume de Gar’Haz.

Je soupirais doucement et me laissais tomber à terre sur les fesses. J’enfouis mon visage dans mes mains et me mis à pleurer de plus belle.

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Jeu 16 Juin - 9:47
Après l'intervention du prêtre, Sëya m'invita à nous promener dans le jardin, ce que j'acceptai volontiers. Je lui aurai bien proposé de sortir un peu, aller boire un verre à la taverne de l'autre fois par exemple, mais cela manquait d'intimité, et je sentais que la mzékils n'avait pas envie de se retrouver entourée d'étranger alors qu'elle risquait de se remettre à pleurer.

Une servante nous rejoignit pour couper quelques roses alors que nous les admirions. Nous la regardâmes faire en silence. Il m'était souvent arrivé de couper quelques tiges pour avoir de roses dans ma chambre. Le problème c'est que les fleurs fanaient vite.

Voulez-vous manger des fruits ? me demanda mon amie.
Volontiers, Sëya. J'ai… toujours un peu faim… et je préfère éviter cela… je suis d'humeur massacrante quand j'ai faim, dis-je en plaisantant à moitié.

Blague plutôt morbide pour une lorcq comme moi. Je la suivis vers le fond du jardin et nous prîmes chacun un fruit, une poire pour elle, une belle pomme pour moi. Je mangeai avec appétit, je n'y pouvais rien, mon corps me réclamait sans cesse à manger et il ne valait mieux pas que je lui dise non. Je vis la mzékils commencer à pleurer tandis que j'avais encore mes dents plantées dans la pomme.

Je… Je suis désolée de vous faire voir un tel spectacle. Je suis lamentable… Ma mère souffrait beaucoup, elle est mieux au royaume de Gar’Haz. sanglota-t-elle.

Je la regardai lentement glisser vers le sol et s'y asseoir pour se mettre à pleurer de plus belle et enfouir son visage dans ses bras. Je laissai tomber ma pomme à terre qui roula à terre regardant ce triste spectacle un moment avant de me décider sur ce que j'allai faire. Pauvre petite chose, si triste, si esseulée… Je me positionnai derrière elle, la fixant de haut et me demandant si ce n'était pas préférable que je lui épargne toute cette douleur. De plus elle était mon ennemi naturel… Lui planter un poignard dans le dos aurait été si facile à ce moment là… Non… Je ne pouvais pas me battre contre elle à la déloyal… pas comme ça. Et puis je l'appréciai beaucoup au fond, je ne pouvais pas la trahir ainsi. Il fallait que je lui avoue… Il fallait que je lui dise… Mais ce n'était pas le bon moment… Non… J'attendrai de partir avant de lui avouer, lui dire que la prochaine fois que nous nous rencontrerions, je serai très probablement son ennemie. Mais je ne savais pas si j'aurai la force de le lui dire…

N'ayez pas honte de vos larmes, Sëya… J'ai vécu la même chose moi aussi… Ma mère me manque souvent… très souvent. Mais nous devons vivre avec ça, Sëya… Aller de l'avant… Il est encore tôt pour ne pas pleurer… prenez le temps. Je ne vous en porterai pas rigueur.

Je m'agenouillai à côté d'elle et l'entourai de mes bras, la serrant contre moi. Je pouvais sentir son odeur, son corps fin alors que j'essayai de la rassurer et la réconforter. Je sentis à nouveau mon cœur faire un soubresaut, et sentit quelque chose couler de mon nez. Encore mon nez qui saignait… Je me saisis discrètement de mon mouchoir d'une main, gardant Sëya contre moi avec l'autre, et m'épongeai doucement les narines avec. Je rangeai mon mouchoir et continuai à materner la mzékils. J'étais un peu maladroite dans mes gestes, je n'avais pas l'habitude de prendre quelqu'un dans mes bras, seule l'expérience que j'avais avec ma mère me faisait comprendre que cet acte était quelque chose de rassurant.
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Jeu 16 Juin - 11:07
A nouveau elle me prit contre elle, me disant des mots rassurant. Je me laissais aller à mon chagrin, hoquetant de douleur. C’était trop dur, trop injuste et trop soudain. Le visage noyé dans les larmes, je ne voyais pas grand-chose. Nous restâmes ainsi de longues minutes jusqu’à ce que je me calme un peu. Sa présence me rassurée quelque peu et pourtant Loreleï se méfiait d’elle comme de la peste. Le soleil commençait à décliner derrière la maison. Il allait être l’heure de passer à table. Avec difficulté, je me relevais repoussant gentiment Anna. Sans un mot, je pris la direction du manoir puis de la salle à manger. Sur la table de la pièce il y avait des haricots verts et de la viande. Assise sur une chaise, Loreleï nous attendait. D’un mouvement de la tête, elle nous salua. Je m’assis sur une des chaises et pris l’un des plats. Je me servis peu mais suffisamment pour ne pas faire un malaise. Une fois le dîner englouti je me rendis dans ma chambre où je ne pris pas la peine de me dévêtir et me couchais sur le lit. La nuit fut longue, je dormais que d’un œil. Demain ce serait les funérailles de ma mère, il fallait que je sois présentable. Il y aurait du monde.

Le soleil se levait timidement derrière un voile de brume. J’enfilais la robe qu’Anna m’avait offerte. Puis, avec Loreleï, je pris la direction du cimetière. Anna nous accompagna. Je n’avais pas eu le cœur à manger ce matin-là. C’est donc le ventre vide que j’allais à l’enterrement de ma mère.

Le cimetière était plutôt grand et bien agencé. Je suivis le prêtre de Gar’Haz jusqu’au cercueil de ma défunte mère. Il fit son oraison et je me mis à pleurer en silence. On descendit la boite qui contenait ma mère dans le caveau familiale et ce fut fini. Les gens me serrèrent la main en me présentant leurs condoléances. Une fois la foule partie, je restais sous la pluie à regarder les agents reboucher le trou. Quand s’était-il mis à pleuvoir ? Qu’importe, Loreleï vint me voir et me conseilla de rentrer. J’obtempérais la mine triste.

Lorsque nous arrivâmes au manoir je me dirigeais vers ma chambre pour pleurer tout mon soul.
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Jeu 16 Juin - 16:26
La soirée fut bien maussade. Nous mangeâmes peu, mais bien. Tout le monde alla se coucher de bonne heure. Demain aurait lieu l'enterrement… Je regagnai ma chambre et me dévêtit complètement pour me mettre en nuisette. Cette nuit là je trouvais le sommeil rapidement, épuisée par la précédente. Il fut troublé par des rêves étranges… dans l'un d'eux je vis le prêtre de Gar'Haz m'humilier et me soumettre à sa volonté, puis je le vis m'ordonner de jeter Sëya dans le cercueil de sa mère et l'enterrer vivante alors que le prêtre riait aux éclats.

Je me réveillai péniblement, essayant d'effacer ce stupide rêve de ma mémoire. Je me levai et m'habillait finalement d'une robe noire et sobre, identique à celle que j'avais porté le jour où j'avais fait essayer ses robes à Sëya. Je rejoignis Sëya et Loreleï et après un bref petit déjeuner, nous quittâmes la demeure pour rejoindre le cimetière.

Le prêtre nous y attendait, toujours aussi… bizarre… Son regard dégageait toujours ce petit quelque chose d'étrange et de malsain. Mais peut-être n'était-ce que mon imagination… Le cercueil était posé au pied du caveau familiale des Nazen. Le prêtre attendit que tout soit prêt pour entamer son oraison funèbre.

Nous sommes réunis en ce jour pour honorer la mémoire de feue dame Nazen, une femme exceptionnelle qui a dédié sa vie au bien de notre communauté. De son vivant elle a toujours œuvré pour de justes causes, elle fut une épouse formidable, et même après la mort de son époux, elle est restée une mère digne, au grand cœur. Admirée de ses proches, aimée de tous, le seul regret que nous ayons aujourd'hui est qu'elle soit partie trop tôt.
Que Gar'Haz, et Jurk, dans leur grande compassion, accueillent l'âme de cette être qui a toujours vécu avec la plus grande des noblesses, aussi bien dans sa façon d'être que dans son cœur. Loué soit le Seigneur, car il aura pitié d'elle, comme de nous quand l'heure sera venue.
Le jardin qu'est la vie ne fleurit que pour un temps, mais seul compte à quel point les fleurs de ce jardin ont été resplendissantes. Si nous mourrons tous un jour, c'est pour retourner à la terre, afin que le jardin toujours voit naître de nouvelles pousses.
Aussi honorerons nous sa mémoire en vivant pleinement, dans le respect et la continuité de son œuvre.


Le prêtre étendit les bras aux cieux alors que la pluie commençait à tomber. C'était comme si à ce moment là les éléments avaient agi à sa demande. Il baissa la tête et regarda le cercueil.

Que Gar'Haz ait son âme, et qu'elle vive à jamais, heureuse, au royaume de l'éternité, conclut-il.

Il fit un dernier signe et on emmena alors le cercueil dans le caveau. Tout le monde présenta ses condoléances à Sëya, puis vint le moment où Loreleï alla vers elle pour l'inviter à rentrer. J'allais en faire de même quand le prêtre de Gar'Haz posa sa main sur mon épaule.

Attendez, jeune fille… J'aimerai vous parler avant que vous ne partiez.

Je me tournai vers le prêtre et le regardai avec suspicion. Je lui accordai alors quelque minutes, faisant oui de la tête.

Je voulais juste être sûr que vous n'aviez pas oublié votre serment…
M… Mon serment ?
Oui… Votre serment… Soyez assurée que nous n'avons pas oublié qui vous êtes et à qui votre dévotion est tournée ! Ne vous perdez pas en chemin, cela serait regrettable ! Sur ce… Je m'en vais, mon office ici est terminé.
Que… Que voulez-vous dire par là ? Attendez ! Revenez !

Il ne m'écouta pas et partit. Je voulais lui courir après pour lui demander ce qu'il avait voulu dire, mais je ne pouvais pas laisser Sëya seule… Je décidai donc de faire demi-tour et de rejoindre la demeure de mon amie, hantée par les paroles du prêtre. Qu'avait-il voulu dire ? Se pourrait-il qu'il sache pour mon affiliation ? Dans ce cas… était-il possible qu'il s'agisse d'un agent Hayert'Väal déguisé ? Était-ce un avertissement de mon maître ? Je n'en savais rien… mais je rejoignis rapidement la demeure.

J'arrivai bien après les deux femmes qui m'avaient précédé et tombai alors sur Loreleï. Je lui demandai où se trouvait Sëya. Elle m'indiqua sa chambre que j'allai rejoindre rapidement. La porte était fermée. Je frappai alors à la porte et parlai à travers elle.

Sëya ? Êtes-vous là ? Puis-je entrer ? Si vous avez besoin de quoique se soit, je suis là…
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Jeu 16 Juin - 20:36
J’étais inconsolable, ma mère allait se faire manger par les vers et moi… Moi je continuais de respirer. C’était insupportable et douloureux au plus haut point. La tête enfouie dans le traversin, je pleurais à n’en plus pouvoir. Je sursautais lorsqu’on frappa à la porte. Geste qui fut suivit par la voix d’Anna. Je sanglotais à ne plus pouvoir respirer mais parvins à dire :

Vous pouvez entrer, Dame Anna.

Je me redressais m’asseyant sur le bord du lit et essuyant mes larmes qui semblait ne pas se tarirent. Je poussais un soupir de lassitude et de tristesse. Je n’avais pas envie de voir qui que ce soit mais Anna était mon invitée et je ne pouvais l’envoyer promener décemment. Dans la chambre que j’occupais il y avait un portrait de ma mère et de son époux ainsi que de mon ancienne maîtresse. Ils avaient l’air si heureux… Maintenant, ils étaient tous morts. Et moi je respirais encore. Je n’avais qu’un désir en cet instant : les rejoindre au Royaume de Gar’Haz. Mais le suicide n’était pas la bonne solution. Et puis, Morianne ne s’en remettrait pas, elle serait folle de chagrin. Morianne…. Comme ta présence me manque. J’essayais de ne pas pleurer mais c’était très dur. J’enfouis mon visage dans mes mains et me remis à sangloter silencieusement. Je ne voulais pas que mère ne soit plus. Elle avait été une arcaëllienne formidable toute sa vie et que restait-il d’elle ? Son souvenir. Une petite souris se glissa entre mes jambes. C’était une souris aux couleurs chatoyantes. Thaä venait me réconforter. Je pris délicatement la petite créature dans mes mains et la caressais avec douceur.

C’est tellement dur, Mère.

Dis-je à l’apparition divine. La porte s’ouvrit alors.
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Dim 19 Juin - 10:16
J'entrais dans la pièce après avoir reçu la permission d'entrer. Sëya était assise au bord du lit, caressant une étrange petite souris aux couleurs multiples. Je la fixai un moment, d'un œil inquiet, me méfiant du rongeur qui semblait ne pas être ordinaire. Encore une manifestation de Thaä à n'en pas douter. Encore une fois je devais être prudente, me méfier de tout, encore plus après ce que m'avait dit le prêtre. Je craignais qu'il ne soit un agent des Hayert'Väal venu surveiller mes faits et gestes.

Je pensais que vous auriez peut-être besoin d'un peu de compagnie… Besoin de parler à quelqu'un.

Je m'avançai vers elle après avoir soigneusement refermé la porte derrière moi. J'étais légèrement hésitante, elle avait les yeux encore rouges de larmes, peut-être aurai-je du la laisser tranquille…

J'espère que je ne vous dérange pas… Vous vouliez peut-être rester seule ?

Je fixai une nouvelle fois le rongeur avec curiosité et ne pu finalement m'empêcher de faire une remarque à son sujet. En réalité cela aurait sûrement paru étrange que je ne me pose pas de question.

Étranges les couleurs de cette petite bête… Je n'en ai jamais vu de semblable…

Je me doutais qu'il s'agissait de Thaä mais je ne pouvais toujours pas m'empêcher de me dire que c'était la première divinité que je voyais se manifester sous forme physique. Özan, lui, ne m'était jamais apparu… Seul mon maître, Lemmy Mördenmeister, était pour moi la preuve qu'il existait.
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Dim 19 Juin - 10:53
Caressant la petite souris de façon nonchalante, je vis Anna entrer dans ma chambre. J’avais les yeux plus rouges que jamais tant j’avais pleuré. Elle me parla d’une voix assez douce me disant qu’elle pensait que j’aurais peut-être eu besoin de compagnie. Je me contentais de hocher la tête. Elle espérait ne pas me déranger me demandant si je ne préférais pas être seule. Sans un mot, je fis non de la tête.

Étranges les couleurs de cette petite bête… Je n'en ai jamais vu de semblable…

Je sursautais et la souris tourna son petit museau vers la lorcq, la fixant avec intensité. Que pouvais-je répondre ? Avais-je seulement envie de parler ? Je soupirais doucement, j’espérais de tout cœur pouvoir lui faire confiance en lui révélant mon secret. Je pris une grande inspiration, cherchant les mots justes. Je devais lui dire la vérité à mon propos. Mais comment le faire ? Et si elle était une Hayert’Vaäl déguisée en gente dame ? Non, impossible. Je soupirais une fois encore et déposais la souris sur le matelas. Elle couina de mécontentement mais se lova dans les couvertures. Je devais passer le cap. Dire à Anna qui j’étais vraiment. Quitte à en mourir.

Anna, j’ai beaucoup d’estime pour vous et ne peux décemment pas vous mentir plus longtemps. Cette souris est une forme de Thaä car Thaä est…. La Divinité qui me protège le plus et pour cause je suis… Je suis sa fille. Ne soyez pas choquée, ne m’en voulez pas de l’avoir caché. En ces temps difficiles on ne sait en qui avoir confiance.

Je fis silence, attendant sa réaction. Allait-elle être choquée, euphorique, en colère ? Je l’ignorais et attendais ma sentence.
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Dim 19 Juin - 11:45
Elle sembla hésiter avant de me répondre, et la réponse fut soudaine, et quelque peu surprenante. Je savais ce qu'elle était, mais je ne pensais pas qu'elle oserait en parler.

Anna, j’ai beaucoup d’estime pour vous et ne peux décemment pas vous mentir plus longtemps. Cette souris est une forme de Thaä car Thaä est…. La Divinité qui me protège le plus et pour cause je suis… Je suis sa fille. Ne soyez pas choquée, ne m’en voulez pas de l’avoir caché. En ces temps difficiles on ne sait en qui avoir confiance.  

Je soupirai, baissai la tête et fermai le poing, serrant les dents. Je me tournai alors vers elle avec un regard sévère, voir même effrayant tant j'étais en colère. Pourquoi cette idiote me l'avouait-elle de but en blanc, comme ça ? Me faire confiance ? Elle ne pouvait pas plus mal choisir… j'étais son ennemie naturelle, j'étais une Hayert'Väal. Je ne lui en voulais pas de me l'avoir caché, je lui en voulais de me le révéler aussi aisément. Maintenant j'étais au pied du mur, je savais la réalité et ne pouvais plus la nier. Je tentai de garder ma colère pour moi et souffla un coup avant de reprendre plus sereinement.

Vous ne devriez pas parler de cela à la légère, Sëya. Me l'avouer ainsi… vous n'auriez peut-être pas du… Je ne vous en veux pas de me l'avoir caché… au contraire, je pense que le révéler est une erreur. Faites attention à qui vous révélez ce genre d'information… Je… vous suis reconnaissante de la confiance que vous m'octroyez mais…

Je soupirai, cherchant un façon détourner de lui expliquer les choses, de lui dire qu'elle pourrait courir un grave danger à présent, sans lui révéler maintenant qui j'étais réellement. Je ne savais pas si elle serait encore prête pour cela. Non… Je crois que si je lui révélai maintenant, elle me ficherait dehors ou pire encore…

Si j'avais été une Hayert'Väal, une agent infiltrée des adorateurs d'Özan, qu'auriez-vous fait ? Me révéler ce secret vous aurez peut-être coûté la vie… dis-je froidement et avec sévérité. Soyez prudente Sëya… même les plus belles fleurs peuvent parfois cacher un poison mortel…

Je me demandai si je n'en avais pas dit trop à ce moment là, mais il fallait qu'elle soit avertie, qu'elle se montre plus prudente qu'à présent. Je connaissais à présent son secret, la moindre des choses aurait été de lui révélé le mien, mais contrairement à elle je me trouvais en territoire ennemi et en total impuissance, je ne pouvais pas décemment le faire. Mais à présent j'étais persuadée d'une chose : un jour nous serions ennemies, et un jour j'aurai probablement à l'affronter…
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Dim 19 Juin - 17:17
Anna sembla être en colère me disant que je ne pouvais pas dire cela à la légère. Elle souleva ma peur en supposant que si elle avait été une agente Hayert’Vaäl j’aurais pu risquer ma vie en faisant cette révélation pour moi anodine. Je soupirais et me mis à pleurer. Je m’excusais entre deux sanglots et m’allongeais sur le ventre dans le lit. J’enfouis ma tête dans le traversin et sanglotais de plus belle. Je n’avais pas demandé à être sa fille. Mais je l’étais et n’en avais pas le choix. Je fermais les yeux qui me piquaient atrocement tellement les larmes étaient nombreuses. Je voulais être forte mais cela semblait vain. Mère me manquait tellement et elle était partie depuis déjà trop longtemps. La petite souris fourra son museau sur ma joue et la lécha avec douceur. Je me redressais et la pris dans mes mains. Je soupirais une fois encore, je lui en voulais d’être parti. Je voulais croire qu’on pouvait oublier. Mais à chaque seconde j’avais le sentiment qu’on m’enfonçait une lame dans le cœur. Le soleil était à son zénith et l’on frappa à la porte pour nous annoncer que le déjeuner était servi. Loreleï était là et s’approcha de moi. Elle me prit dans ses bras en me caressant les cheveux. Puis, sans un mot, elle se retira et resta planter au milieu de la chambre. J’informais Anna et la prêtresse que je n’avais pas faim. Loreleï sembla comprendre mais essaya de me convaincre de manger au moins un peu. Je secouais frénétiquement la tête assurant que tout ce qui entrerait dans ma bouche en ressortirait aussitôt. Elle s’inclina légèrement et s’en alla sans plus implorer. Intérieurement je la remerciais. Je regardais Anna et l’invitais d’une voix embuée par les larmes à aller se nourrir. Je lui expliquais que j’avais besoin d’être seule pour le moment.

Trois jours étaient passés depuis les funérailles, je quittais à peine ma chambre. Je ne sortais de la pièce que pour me sustenter. Thaä n’avait plus fait de visite surprise et cela m’attristait un peu. J’avais l’impression d’avoir été doublement abandonnée par mes mères. La colère me submergeait. Je refusais de voir qui que ce soit. Et ainsi passa une semaine. Un beau matin, je sortis de ma chambre pour aller prendre l’air dans le jardin. Je m’assis sur le banc et restais silencieusement à contempler la végétation. Je ne savais pas si Anna était encore là. Peut-être avait-elle quittait le manoir. En tout cela faisait une semaine que je n’avais vu ni la lorcq ni Loreleï. Je m’étais renfermée sur moi-même. Je ne voulais plus parler de peur de pleurer encore et encore et encore…. Je soupirais, croisant les jambes. J’avais revêtu la robe noire que m’avait offerte Anna. Morianne me manquait terriblement. Mais elle était sûrement très occupée. Si seulement elle était là… J’entendis un bruit de pas venir dans ma direction. Je tournais la tête et vis Loreleï. Elle ne dit rien dans un premier temps puis elle me demanda :

Tu te sens mieux ?
J’ai le sentiment d’avoir été piétinée par dix étalons en colère… Mais je commence à me remettre.
Bien… Bien. Il faut avancer, et ce n’est pas en se lamentant que l’on peut tracer son chemin.
Oui, bien sûr. Désolée.

Elle me fit un sourire radieux auquel je répondis timidement. Il y eut de nouveau des pas dans l’allée. Etait-ce Anna ?
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Lun 20 Juin - 10:52
Je ne pouvais pas faire grande chose pour Sëya, mon avertissement l'avait complètement laissé effondrée. Elle pleurait tout son saoul et moi je la regardai impuissante. Je l'aurai bien réconforté encore une fois mais elle n'aurait pas compris ma leçon. Loreleï entra dans la pièce et se chargea de cela, ne manquant pas de me lancer un regard courroucé. Je détournai le regard et fit comme si de rien était. On nous annonça l'heure du repas et Sëya refusa définitivement de manger. Je haussai les épaules quand elle m'invita à sortir de la chambre pour aller prendre le repas. Je quittai la pièce en lui jetant un dernier regard et partis me restaurer.

Le lendemain je laissai mon hôte à sa tristesse et sa colère, elle ne voulait voir personne… J'en profitais quant à moi pour faire le tour de la ville. Pendant une bonne semaine je me chargeai de mes affaires, rencontrant les personnes que je devais rencontrer pour signer ce contrat de partenariat commercial. Il fallut un certain temps avant que je prenne place et que j'installe ma boutique. Il fut compliqué de négocier mais voyant toutes les richesses que je transportais avec moi, je ralliai rapidement à ma cause les négociateurs.

Ma boutique n'était pas loin du port, mais tout de même assez proche du centre, facilitant donc les futurs arrivages de produits et biens de luxes qui viendraient par ici. Je ne rentrais que le soir au manoir des Nazen, bien trop tard pour croiser Sëya, mais assez pour croiser Loreleï qui ne manquait pas de me faire des remarques désobligeantes, auxquelles je ne répondais souvent pas.

Au neuvième jour, alors que je rentrais encore tard de mes affaires, je croisais le prêtre de Gar'Haz, en pleine rue alors que le soleil commençait déjà à se coucher. Je restai figée face à lui, il ne m'inspirait définitivement pas confiance, il était même effrayant, pourtant j'avais vu bien pire… mais l'homme avait ce quelque chose de troublant. C'est quand il prit la parole que je sentis alors tout mon sang se glacer, sa voix était vraiment intimidante, puissante, on ne pouvait que l'écouter.

Dame Cornwall, vous voilà enfin.
Que… Vous… vous m'attendiez ?
Oui… A vrai dire je voulais m'assurer que vous n'aviez pas oublié mon avertissement de l'autre fois…
Un… avertissement ? Qui êtes-vous ?
Oh ? Ne vous doutez donc pas de mon identité ? C'est pourtant évident, non ?
Pas vraiment… Vous êtes bien mystérieux, prêtre… J'ai comme un doute sur votre appartenance au culte de Gar'Haz…
Vous doutez très chère ? Je ne suis pourtant qu'un messager…
Un messager de qui ? Qui vous envoie ? Vous n'êtes pas un prêtre de Gar'Haz !

Le prêtre eut un léger sourire et sembla amusé. Il ferma les yeux et affirma sans la moindre point d'hésitation dans la voix.

Croyez ce que vous voudrez jeune dame… Vous avez été avertie, à deux reprises. Vous ne pourrez plus nier cela une fois devant le seigneur et maître.
Comment… ?
Il sait tout… Il est tout puissant ! Soyez-en avertie !

Le prêtre passa à côté de moi, le sourire aux lèvres, un sourire malsain, tandis que je marchai en direction du manoir des Nazen. Je lui agrippai le bras et le serai aussi fort que je le pouvais.

Ne venez pas tout gâcher, prêtre, ou vous risquez gros… Je vous le ferai payer.
Je n'en ferai rien, mais soyez sûre de pouvoir assumer les conséquences de vos actes.

Je lâchai son bras et le laissai partir, continuant ma route. Je ne savais plus que faire à présent, j'avais l'impression d'être dos au mur, tenaillée entre mon amitié pour Sëya et mes convictions. Je ne pouvais trahir les miens, mais je ne pouvais trahir Sëya non plus… Qu'avais-je fait ? Dans quoi m'étais-je embarqué ? Je soupirai en silence… Non… Nous étions définitivement des ennemies, de part l'appartenance à nos camps respectifs. Mais jamais je ne la tuerai traîtreusement. Si ce prêtre s'attendait à ce que je profite de la situation, il pouvait toujours espérer.  Si je devais tuer la mzékils ça serait en combat en face à face, qu'importe que cela soit plus dur ou non, qu'importe si je n'avais aucune chance, je ne pouvais pas la trahir de cette façon.

Je regagnai le manoir, accueillie par la servante habituelle. Je lui demandai de me conduire à ma chambre sans passer par la salle à manger. Je n'avais pas faim… Je passai alors la nuit à dormir, d'un sommeil sans rêve, l'esprit totalement vide d'émotion. Je m'étais à nouveau renfermée sur moi, laissant mon cœur se geler à nouveau, complètement.

Le lendemain je fis une rapide toilette et m'habillai d'une de mes plus jolies robes avant de descendre les escaliers.

Anna:
 
Je rejoignis alors le jardin où se trouvait Sëya. Elle était revêtue de la robe que je lui avais offerte, et cela m'aurait sûrement réjoui si je n'avais pas été aussi froide à ce moment là. Je la salua comme à mon habitude par une révérence et entama la conversation.

Bonjour, Dame Sëya. Allez-vous mieux aujourd'hui ? Si vous êtes en état, j'aurai quelque chose à vous montrer. Mais nous devrons quitter votre demeure pour ça. Vous sentez-vous prête ?

J'avais dans l'intention de la mener à ma boutique qui était enfin prête pour l'ouverture. Je lui tendis une main, l'invitant à me donner la sienne pour me suivre.
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Lun 20 Juin - 16:41
La lorcq s’avançait dans l’allée d’une démarche sûre et posée. Elle était élégamment vêtue et pourtant sobrement. Elle me salua et je lui rendis son bonjour avec un petit sourire timide. Elle me sembla plus froide que d’accoutumée. Etait-ce dû à ma position divine ? Je n’osais pas aborder le sujet et me contentais de l’écouter. Elle me demanda comment j’allais avant d’ajouter qu’elle avait quelque chose à me montrer mais que pour ça nous devions quitter le manoir. Suite à cette révélation elle me demanda si j’étais en état de sortir. Cela faisait si longtemps que je n’avais pas laissé la demeure familiale. Je m’étais contenté de m’enfermer dans ma chambre et, ne la quittant que pour les repas, j’avais oublié de vivre. Mon visage s’illumina d’un sourire franc et je répondis d’une voix humble et un peu cassée :

Je vais mieux, Anna. Je me sens apte à quitter le manoir sans trop de crainte. Que voulez-vous me montrer ?

Demandais-je en me levant et en prenant sa main. Loreleï se gratta la gorge, mécontente d’être ignorée de la sorte. Elle demanda où comptait m’emmener la lorcq avant de se raidir puis de se lever en disant :

De toute façon, je vous accompagne.

Je soupirais, elle n’avait toujours pas confiance en l’arcaëllienne. Cela en était presque risible. Mais ça ne me faisait pas rire pour autant… Bien au contraire. La prêtresse avait tellement à cœur de me protéger qu’elle en oublier les bonnes manières. Je grognais une injure à son encontre et lui fis une réflexion :

Si Anna en voulait à ma vie, je serais déjà morte, Loreleï… Alors cessez cette guéguerre ridicule et si vous le souhaitez vraiment, accompagnez nous donc.

Je soupirais à nouveau, lâchant la main d’Anna. Je croisais les bras sur ma poitrine et attendis que la Grande Prêtresse de Thaä s’explique. Cette dernière marmonna des excuses à peine audible. Satisfaite, je hochais la tête et me tournais vers la lorcq lui disant :

Emmenez nous donc.
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Mer 22 Juin - 6:40
Sëya sembla plus que ravie par ma proposition et me demanda ce que je voulais lui montrer.

C'est une surprise, dis-je. Mais je suis sûre qu'elle vous plaira, sans aucun doute.

Loreleï toussota et insista pour savoir où nous allions, affirmant que dans tous les cas elle nous accompagnerait. Je l'invitai gentiment à nous suivre, pour une fois je n'avais pas envie de la chercher et de me la mettre à dos, ce petit jeu ne me fatiguait que trop. Sëya fit habillement remarquer que si j'en avais voulu à sa vie, je l'aurai déjà tué, ce qui n'était pas vraiment faux. Je la remerciais alors que la tahora s'excusait à demi-mots.

Emmenez nous donc. me demanda mon amie.
Suivez-moi, lui dis-je.

Je menai alors ces dames à l'extérieur de la demeure et leur fis traverser les rues de Cescan. J'espérais très sincèrement que tout serait en place comme j'avais demandé à ce que ça le soit. Après quelques détours dans la capitale d'Yban, nous arrivâmes au centre-ville, du côté le plus proche du port. Je m'arrêtai finalement devant une boutique dont les vitrines laissaient voir de somptueuses robes, de riches draperies et bien d'autres petits accessoires pour habiller une noble dame. Au dessus  de la vitrine, une enseigne indiquait : Roses de Cornwall.

J'ai l'honneur de vous présenter la nouvelle échoppe Cornwall à Cescan. J'espère que vous apprécierez les efforts qui ont été fait pour la rendre rapidement présentable et que ce qu'elle propose sera à vos goûts.

Je me dirigeai vers la porte d'entrée de la boutique, posa une main sur la poignée et me tournai vers mes compagnes.

Je vous invite à être les premières à la visiter.

J'appuyai alors sur la poignée pour ouvrir la porte, mais elle resta close et je ne pus la pousser. Je retentai deux ou trois fois de la pousser avant de m'arrêter et de rester silencieuse devant la situation. Je me sentis soudainement très seule et un peu gênée.

Hum… É… Évidemment… Il était prévu qu'elle s'ouvre… et… hum…

Je restais appuyée contre la porte, horriblement gênée de cette situation. Il y eut alors un déclic et la porte s'ouvrit, me surprenant et me laissant tomber à terre. Je chuta brutalement devant la mine désolé du tailleur qui se trouvait dans l'encadrement de l'entrée.

Dame Anna ! Ah ! Je suis vraiment navré ! Est-ce que vous allez bien ?


Je restai silencieuse pendant qu'il m'aidait à me relever et semblai prête à exploser. Il eut un petit hoquet de frayeur en voyant ma tête baissée et les poings serrés alors qu'il m'entendait grogner. Je le saisis par les épaules et fis un sourire nerveux, contenant à peine mon envie de l'expédier dans le caniveau.

Je… Je vais bien… Hé hé… Il ne s'agit que d'un simple accident, je ne me suis pas fait mal… tout va bieeeeen… dis-je en serrant ses épaules très fort entre mes doigts.
Ma… Ma dame… vous… vos mains… s'il vous plaît…
Oh ! Pardon… Je ne sens pas trop ma force…

Je lâchai finalement l'elfin qui se mit à pleurnicher de douleur dans son coin tandis que je me tournai à nouveau vers ces dames.

Si vous voulez bien vous donner la peine d'entrer maintenant que c'est ouvert… dis-je d'un sourire crispé.

J'attendis qu'elles entrent avant d'aller à leur suite et leur présenter ce que l'échoppe présentait comme produit : des robes, des chapeaux, des accessoires comme des ombrelles ou encore de ravissant petits bijoux. J'étais assez fière de ce à quoi ressemblait la boutique.
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Mer 22 Juin - 10:31
Elle nous conduisit vers le centre-ville du côté du port. Je marchais à un bon rythme, impatiente de découvrir cette surprise. Loreleï semblait tirer la tronche. Nous arrivâmes devant une échoppe où étaient exposées, en vitrine, des robes somptueuses. Je souris doucement, elle l’avait fait. Elle voulut nous faire entrer mais la porte était verrouillée. Elle essaya encore et encore quand soudain il y eut un cliquetis, la porte s’ouvrit envoyant Anna au tapis. Elle se releva tant bien que mal et je ne pus m’empêcher de pouffer de rire. La situation était digne d’une pièce drôle. Mon regard se perdit ensuite dans la boutique. Tant de chose à voir, toucher et sentir. Je passais distraitement un doigt sur une pierre d’opale magnifique. Je n’étais pas couvre-chef donc je ne prêtais pas attention à cette partie des objets vendus. Mon regard s’arrêta sur une robe en satin vert brodé d’or. Elle était somptueuse mais pouvais-je me l’offrir ? Je m’en approchais, caressant le tissu du bout des doigts. Elle était si douce, comme la peau de Morianne. Comme une caresse après une nuit d’amour. Je soupirais et demandais à Anna le prix de cette œuvre d’art. Mon regard se posa alors sur autre chose, une tiare surplombée d’émeraudes de petite taille. On aurait dit la couronne d’une Impératrice. Je m’en approchais et l’ajustais sur ma tête puis me regardais dans un miroir. Je ressemblais à une princesse de conte. Prestement, j’enlevais la couronne m’en trouvant indigne.

Vous avez de bien belles choses, Anna…. Votre boutique devrait bien fonctionner.

Déclara Loreleï avec mépris tout en reniflant d’un air négligé. Elle quitta la pièce me laissant dans ma contemplation. Je savais qu’elle était devant à m’attendre. Je soupirais, pourquoi fallait-il qu’elle soit désagréable avec Anna. Qu’est-ce qu’elle savait que j’ignorais ?

Anna, chère amie, vous allez faire fortune.

Dis-je d’un ton enjoué et amical. Je le souhaitais de tout cœur. Je retournais à mon premier amour dans cette boutique, la robe. Elle était vraiment belle. Ni terne ni trop clair. Parfaite.
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Ven 24 Juin - 8:40
Je regardais mes invités se délecter de la vue et du toucher des robes et autres « œuvres » présentes dans la boutique. Sëya me demanda le prix de la belle robe en satin vert qu'elle admirait avec attention. Je lui répondis qu'elle ne lui coûterait que la moitié de ce que je lui avais déjà fait payer pour chacune des robes, lui expliquant que je lui devais au moins ce bon geste, en tant qu'amie et aussi du fait que j'avais profité de son hospitalité. Elle porta ensuite son attention sur une tiare qu'elle posa sur sa tête, se regardant ensuite dans le miroir. Je trouvais que ça lui allait plutôt bien mais très vite elle la reposa.

Vous avez de bien belles choses, Anna…. Votre boutique devrait bien fonctionner.   déclara Loreleï à contrecœur.
Merci ! Je l'espère bien en tout cas, lui répondis-je poliment.

Venant de Loreleï, même dit sur ce ton, ça ne pouvait être qu'un compliment. Elle quitta la boutique, sûrement pour attendre dehors. C'est finalement Sëya qui reprit la parole la première.

Anna, chère amie, vous allez faire fortune.
Vous croyez ? dis-je, faussement ignorante. Je pensais bien que les femmes d'Yban étaient coquettes. Elles aiment les belles choses, tout comme vous, je suppose.

Cette remarque avait bien sûr un double sens, je pouvais très bien parler du fait qu'elle aime les belles choses, mais en même temps il pouvait tout aussi bien s'agir d'un compliment sur sa beauté. Je me félicitais intérieurement de rester aussi ambiguë. Je m'approchai alors de Sëya et l'observai à travers le miroir. Je pouvais sentir de là où j'étais son doux parfum, semblable à celui d'une fleur trempée par la rosée du matin. J'étais enivrée par cette odeur, par la beauté de cette femme, elle était telle une fleur rare, délicate et fragile, mais aussi avait-elle des épines, je savais qu'elle avait plus de force que n'importe quel arcaëllien lambda, ce qui la rendait d'autant plus attrayante. L'espace d'un instant je me surpris à l'imaginer contre moi, partageant une étreinte douce et sensuelle, et n'être plus qu'à moi.

Je chassai rapidement cette pensée de mon esprit tordu. Je ne savais pas ce qu'il me prenait de penser pareille chose, mais c'était définitivement voué à ne rester qu'une chimère. Je repris finalement mes esprits et la complimentai franchement cette fois-ci.

Cette robe vous irait tellement bien… Le vert vous va bien… Le rouge ne vous va pas si mal non plus en fait. Un rouge bordeaux vous conviendrait, je pense… mais ce vert là est ravissant, il s'accorde parfaitement à votre teint.

Je restai un moment à la contempler et rajoutai :

Vous ne devez pas souvent porter des robes, vous qui êtes en voyage constamment… Pourtant cela vous va si bien… Mais j'imagine que le goût de l'aventure a quelque chose qui doit être aussi excitant voir plus que celui de porter de jolies robes… J'envie votre amie. Elle a de la chance de vous avoir à ses côtés.
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Ven 24 Juin - 17:29
Je rougis lorsqu’elle dit que j’aimais les belles choses, j’étais un peu gênée. Cependant, cela passa vite. Je continuais à contempler la robe verte, la trouvant fort attirante. Je me demandais si Morianne aimerait. Anna me parla d’une voix douce des couleurs qui m’iraient. Je souris doucement, hochant la tête. Je me saisis alors de la robe et après un instant à écouter Anna parler, je demandais où je pouvais l’essayer avant d’ajouter :

Il est vrai qu’en voyage j’ai tendance à porter des pantalon et des haut ample. Plus pratique pour se battre si besoin est. Mais il m’arrive, en de rare occasion, de mettre des robes lors de mes périples. Et… C’est moi qui aie de la chance de l’avoir près de moi. Elle est la plus délicieuse des personnes malgré son caractère de cochon.

Je fis un petit clin d’œil à la lorcq pour lui faire comprendre que mon cœur était pris. Même si j’avouerais bien volontiers ne pas être indifférente à l’arcaëllienne. Je soupirais, tenant la robe contre moi. Au-dessus de la robe de deuil. Cette couleur mettait en valeur mes yeux et mes cheveux. Je me trouvais plutôt séduisante pour une gringalette comme moi. Je souriais légèrement, heureuse de voir que je pouvais encore être de bonne humeur malgré le décès de ma mère. Il était temps de passer à autre chose. De tourner la page et d’écrire une nouvelle histoire.

A combien est-elle ?

Demandais-je en montrant la robe.
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Ven 24 Juin - 19:01
Il est vrai qu’en voyage j’ai tendance à porter des pantalons et des hauts amples. Plus pratiques pour se battre si besoin est. Mais il m’arrive, en de rare occasion, de mettre des robes lors de mes périples. Et… C’est moi qui aie de la chance de l’avoir près de moi. Elle est la plus délicieuse des personnes malgré son caractère de cochon. me dit-elle après m'avoir lancé un clin d’œil.

Je compris que j'étais allé peut-être un peu trop loin dans les flatteries et m'inclinai légèrement pour m'excuser.

Hum… Excusez-moi si j'ai manqué de retenue. Vous pouvez vous changer derrière le paravent, lui dis-je en désignant les panneaux de bois au fond de la pièce. Pour ce qui est du prix de la robe… et bien… Essayez-la ! Si je juge qu'elle vous va bien je serais prête à vous la vendre pour le quart de son prix d'origine…

Je lui indiquai le montant d'origine, prix qui était à la hauteur de la qualité de la matière première et du travail remarquable qu'avait fourni le tailleur, je ne me faisais qu'un peu de marge sur les produits, mais en vendant la robe au quart du prix, c'est comme si je la lui offrais. Je la laissai rejoindre le paravent tout en prenant la robe dans mes bras pour laisser Sëya passer derrière les plaques de bois joliment gravés de motifs floraux. Je passai alors délicatement le vêtement par dessus pour qu'elle puisse s'en saisir et le revêtir sans qu'elle n'ait à se dévoiler.

N'hésitez pas à me demander si vous avez besoin d'un coup de main pour revêtir la robe, certaines demandent parfois un peu d'aide pour être rajustées. Le tailleur est là pour les retouches également. Si elle vous convient nous pourrons faire les modifications. Et…

Je m'adossais au mur et croisais les bras, jetant parfois un œil à travers la vitrine du magasin pour voir ce que faisait Loreleï qui semblait s'impatienter. Quelle idiote… Elle pouvait rester à l'intérieur et admirer les articles de la boutique mais au lieu de ça elle faisait la gueule. Mais ce n'était pas ma principale préoccupation, en fait j'étais plus attentive aux souhaits de Sëya. Il fallait que je lui parle, que je fasse quelque chose par à rapport à ma conduite, à l'amitié que j'éprouvais pour elle et surtout  à mon identité… ma vraie identité.

Sëya… Je… je suis contente pour vous. C'est bon de savoir que quelqu'un partage votre vie… Et…

Je n'y arrivai pas, je ne pouvais pas lui avouer que j'étais destinée à être son ennemie. Pas encore… pas maintenant… je voulais encore profiter de ces moments d'amitié auxquels je devrais dire adieu un jour…
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Sam 25 Juin - 15:00
J’enfilais la robe qui m’allait comme un gant. Je sortis de derrière le paravent et me montrais à Anna qui semblait embêtée par quelque chose. Avait-elle un aveu à me faire ? Je soupirais, c’était ridicule. J’allais m’admirer dans un miroir et me trouvais parfaite bien que le teint un peu pâle. Je me tournais vers Anna et lui demandais son avis. Je jetais un œil dehors et vis Loreleï soupirer en marmonnant. Cette prêtresse ne me lâcherait pas d’un pouce. Je haussais les épaules, qu’importe c’était son travail après tout. J’étais une fille de Thaä, mon sang ouvrait un portail. Je baissais la tête à ce souvenir douloureux. Morianne avait failli y laisser la vie. Elle était même devenue un monstre assoiffé de sang et de chair. Ce n’était pas très réjouissant tout ça. Relevant la tête, je fis un mouvement de la main pour chasser ces idées de mon esprit.

Croyez-vous au destin, Anna ? Je veux dire… Pensez-vous que tout soit écrit par les Dieux dès notre naissance ?

Les questions étaient venues comme ça, sans but précis. Je me détournais du miroir pour regarder la lorcq. Je sentais de plus en plus qu’elle avait quelque chose à m’avouer mais j’ignorais quoi. Peut-être était-elle tombée sous mon charme et ce serait vraiment gênant car j’avais Morianne dans ma vie.

J’ai… J’ai le sentiment que vous devez me dire quelque chose d’important. Est-ce que je me trompe ?
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Sam 25 Juin - 16:44
Lorsque Sëya sorti de derrière le paravent, je pus l'admirer dans la jolie robe verte qu'elle portait à présent. Elle lui allait à ravir, et je ne pus m'empêcher de la complimenter à ce sujet, d'autant qu'elle me demanda son avis.

Elle vous va merveilleusement bien. Quelques retouches par-ci, par-là et elle sera parfaite pour vous, lui dis-je en toute sincérité, d'un ton que je fis neutre.

Elle jeta un œil dehors et sembla réfléchir un instant avant de finalement me demander :

Croyez-vous au destin, Anna ? Je veux dire… Pensez-vous que tout soit écrit par les Dieux dès notre naissance ?

Je soupirai et répondis d'un ton des plus sinistre.

Si tel est le cas, alors je les déteste… tous autant qu'ils sont… Si mon destin fut choisis dès ma naissance, alors les dieux sont bien cruels…

Je serrai le poing, repensant à tout ce que j'avais vécu : la violence, l'esclavage, le mépris de mon père, la mort de ma mère, les arcaëlliens que j'avais fauché telles de mauvaises herbes… Si le destin avait été ainsi écrit dès le départ, alors il me fallait d'autant plus mépriser les autres dieux. Alors que je ruminai mes pensées, elle se tourna vers moi et me dit alors :

J’ai… J’ai le sentiment que vous devez me dire quelque chose d’important. Est-ce que je me trompe ?

J'hésitai un moment, ne sachant pas vraiment si je devais me lancer où non. Je commençais alors à m'exprimer prudemment.

J'ai… J'ai bien quelque chose à vous avouer, oui… Quelque chose de très compliqué à dire même… Je sais qu'au moment où je vous l'avouerai… je soupirai. Vous en viendrez à me haïr plus que tout… Et vous auriez raison…

Oui… tout cela n'avait été qu'une chimère, un rêve plaisant et agréable qui devait se terminer bientôt. J'en étais sûre à présent, plus jamais je n'aurai d'amie comme Sëya, plus jamais je n'aurai le droit au bonheur, à une vie innocente, plaisante et sans trouble. La haine était trop forte dans mon cœur, trop ancrée pour que je pardonne à qui que se soit. J'hésitai encore un instant, quand je vis au travers de la vitre, le prêtre de Gar'Haz, s'approcher de Loreleï pour venir lui parler. Il jeta un bref coup d’œil en ma direction et ses lèvres se fendirent en un sourire malicieux, presque mauvais.

Sëya… J'ai… j'ai apprécié notre rencontre, et je n'ai sûrement jamais eut autant d'amitié pour quelqu'un que pour vous. La seule personne que j'ai aimé plus que vous se fut ma mère. Mais tout ceci… Tout ceci n'est qu'une chimère… Un rêve… Je n'ai fait que fuir la réalité…

J'étais complètement dépitée, incapable de regarder la mzékils dans les yeux. Tout allait se terminer, tout allait se briser à jamais : la confiance qu'elle avait en moi, notre amitié… Le prêtre de Gar'Haz que j'estimais être un espion de mon maître continuait de me jetais des regards discrets.

Nous sommes ennemies, Sëya… C'est notre « destin »… Vous et moi… appartenons à deux camps différents qui se maudissent l'un l'autre… C'est parce que j'ai le plus profond respect pour vous que je vous en informe, c'est parce que vous êtes mon amie que… que je ne ferais rien contre vous à moins que l'on m'y force…  

J'étais terriblement désolée, mais je lui devais la vérité. Je ne savais pas comment elle allait réagir, mais ça ne serait sûrement pas positif, j'en étais intimement persuadée.
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Sam 25 Juin - 17:05
Elle avait quelque chose à me dire en effet, et ce n’était pas rien. Elle assura que nous étions ennemies légitime. Au début je ne compris pas vraiment puis une étincelle se fit dans ma tête. Elle était une Hayert’Vaäl. Je reculais de quelques pas. M’avait-elle piégée ? Non, elle semblait sincère dans ses mots. Elle ne me voulait pas de mal, du moins tant qu’on ne lui en donnait pas l’ordre. Je soupirais. J’étais entre rage et chagrin. Moi qui croyais m’être fait une amie, je m’étais fourvoyée. Je pinçais l’arête de mon nez en soupirant encore et toujours. Comment était-ce possible ? Les Dieux se jouaient de nous, c’était un tour de Kaliqua ce n’était pas possible autrement. Je retenais mes larmes, encore sensible.

Merci pour cette honnêteté… Mais… Je ne veux pas que nous soyons ennemies. Qu’importe votre allégeance et la mienne car je fais partie des chasseurs d’Hayert’Vaäl… Je… Ne veux pas que notre amitié se brise pour ci peu.

Je fis silence, regardant par la vitrine, Loreleï parlait avec le prêtre de Gar’Haz. Si elle apprenait qu’Anna était une adoratrice d’Özan… Non, il ne fallait pas. Je fixais la lorcq avec tristesse et compassion.

Qu’est-ce qui vous a poussé dans cette direction ? La mort de votre mère ?

J’avais posé la question d’une voix sombre et basse. Par toutes les Divinités, c’était si injuste… Nerveusement, je jouais avec mes mains. Je n’avais même pas mon épée. Elle pouvait me tuer sans que je puisse me défendre. Enfin presque. J’avais toujours ma magie. Une fois de plus, je soupirais sombrement.

Que devons-nous faire ?
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Sam 25 Juin - 17:48
Merci pour cette honnêteté… Mais… Je ne veux pas que nous soyons ennemies. Qu’importe votre allégeance et la mienne car je fais partie des chasseurs d’Hayert’Vaäl… Je… Ne veux pas que notre amitié se brise pour ci peu.   dit-elle.

Je ressentis un pincement au cœur à ce mots. Elle le prenait mieux que je ne l'aurai jamais espéré, peut-être un peu trop bien même. Je me demandais si elle comprenait vraiment ce que cela impliquait. Non… peut-être qu'elle ressentait la même chose que moi… peut-être qu'elle ne voulait pas que notre amitié se termine ainsi elle non plus… peut-être que tout comme moi, elle refusait notre « destin ».

Qu’est-ce qui vous a poussé dans cette direction ? La mort de votre mère ? finit-elle par me demander.

Je soupirai tristement, comme si j'avais craint qu'on ne me pose cette question, et c'était précisément le cas : cette question me dérangeait.

Oui… Je… Mon maître est le seul qui ait eut pitié de moi… je… Je vais vous confier un secret, Sëya… Même si… même si vous êtes une chasseuse d'Hayert'Vaäl, même si de ce fait vous êtes une « ennemie » directe de ceux dont je fais partie… je… je dois vous expliquer pourquoi… C'est… mon père qui a assassiné ma mère… Il l'a battue à mort… Et sans mon maître j'aurai subi le même sort… Il m'a sauvé et… et je… je me suis vengée… J'ai pris un couteau… et… j'ai tué mon père…

J'avais dit tout cela d'un ton froid, sans aucune émotion dans la voix, comme si je refusais de revivre tout cela, comme si je refusais de croire que c'était de moi dont je parlais.

Depuis je sers le maître qui m'a protégé de mon ignoble meurtrier de père… sans vraiment me poser de question… il m'a… il m'a promis que nous faisions tout ça pour le bien de tous… Oui… il m'a promis… dis-je sombrement.

Sëya, face à moi, semblait nerveuse, et après tout elle avait raison, même si je n'avais aucune intention de lui faire du mal, le doute était cependant permis étant donné mon affiliation.

Que devons-nous faire ? me demanda-t-elle finalement.
Je ne sais pas… soupirai-je.

Je me dirigeai vers le comptoir et détachai mon épée et son fourreau de ma ceinture et les déposai tous deux derrière, voulant montrer à la mzékils que je ne comptais pas m'en servir et encore moins contre elle, tout en cachant se fait au prêtre qui aurait pu s'en apercevoir.

Mais je refuse de vous tuer… Je… Je ne comprend pas… Il y a beaucoup de choses que je ne comprend pas, mais je sais que vous n'êtes pas comme mon père… que vous ne me ferrez pas de mal… vous l'auriez déjà fait sinon… en apprenant ma véritable nature… vous auriez pu vous débarrasser facilement de moi… Vous êtes fille de Thaä après tout… moi je ne suis rien… juste une simple lorcq… Une Hayert'Vaäl en plus… vous auriez toutes les raisons de me détester et de me tuer ici même, sur place…
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Dim 26 Juin - 20:27
Anna semblait aussi désappointée que moi. Je soupirais, une fois encore. Elle finit par m’avouer qu’elle refusait de me tuer ce qui, soit dit en passant, me soulagea au plus haut point. Je lui souris doucement, amicalement, tendrement. Moi non plus je ne voulais pas sa mort par ma main. Même si, de par le destin, je serais sûrement contrainte de le faire un jour. Ce serait alors le pire des combats. Je baissais la tête lançant un œil vers la vitrine. Le prêtre de Gar’Haz nous fixait avec un sourire malsain. J’avais un mauvais pressentiment à son égard… Je sentais une aura malsaine autour de lui. J’avais le sentiment qu’il portait un masque. Loreleï jeta un regard vers nous et me fit signe qu’elle en avait marre d’attendre. Je passais une main sur la robe et dis que je voulais l’acheter puis demandais à ce que les retouches soient faites. L’elfin arriva et me fit monter sur une estrade. Il exécuta quelques manœuvres et la robe fut parfaite. J’allais remettre ma tenue de deuil et venait au comptoir pour régler la robe. Une fois fait, je dis au revoir à Anna lui souhaitant bonne chance. Ensuite, je sortis de la boutique.

Encore une robe ?
Oui…

Nous retournâmes au manoir. Je savais que la prochaine fois où je verrais Anna ce serait pour un combat épique où seule l’une de nous survivrait. Je retenais ma colère et ma peine tant bien que mal. Loreleï me parlait de tout et de rien sur le chemin, je ne l’écoutais pas bien trop préoccupée par Anna. Elle était une Hayert’Vaäl et moi une demi-déesse… Nous étions intimement ennemies. Je donnais la robe à une servante pour qu’elle la range et m’en allait dans le jardin. Je m’assis sur le banc et me mis à réfléchir à la situation. Cela me prit l’après-midi entière. On m’appela pour le dîner. Je mangeais sans appétit puis j’allais me coucher. Une fois dans le lit, je pus pleurer tout mon saoul. Je finis tout de même par m’endormir.
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Mar 28 Juin - 18:53
Après que sa robe soit réajustée, Sëya se rhabilla, régla la somme due et me souhaita bon courage pour la suite. C'était un façon plus polie de dire que nous devions nous séparer pour toujours, et que la prochaine fois que nous nous rencontrerions, nous devrons croiser le fer. Je la regardai s'éloigner et lui souhaiter à mon tour bon courage pour la suite. Je soupirai et retournai derrière le comptoir, prenant ma tête dans mes mains. J'étais abattue, cela faisait bien longtemps que je n'avais ressenti une telle peine, une telle tristesse. A nouveau le bonheur m'était arraché, et tous mes espoirs anéantis. Je ne devais pas pleurer, je ne devais pas m'apitoyer sur mon sort, j'avais appris à ne plus rien ressentir, à combattre mes sentiments.

C'est à ce moment là que le prêtre de Gar'Haz entra dans la boutique. Il se mit face à moi et me regarda de haut, mais cette fois-ci avec un regard méprisant et froid.

Prêtre de Gar'Haz:
 

Il eut un léger rictus de dégoût et prit la parole :

Décevant... vraiment décevant...
Plaît-il ? rétorquai-je avec un air tout aussi méprisant.
Je m'attendais à mieux de votre part, Dame Cornwall. Toute cette scène grotesque pour finalement la laisser partir... quelle déception.
Vous attendiez quelque chose de moi, « prêtre » ? demandai-je de façon faussement innocente.

Il ricana doucement, et se mit à rire à gorge totalement déployée. Il jeta un œil à l'extérieur, il n'y avait personne dehors. Il m'attrapa par le cou avec une force inouïe, me souleva de quelques centimètres au-dessus du sol et m'envoya valdinguer au fond du magasin. Il s'approcha lentement de moi alors que j'étais à moitié sonnée par le choc contre le mur du fond. J'essayai de me relever péniblement mais le temps que je tente de faire le moindre geste, il me donna un grand coup de pied dans le ventre et m'envoya derrière le paravent.

Je vous avez pourtant prévenu... Mais visiblement vous n'avez pas pris mes avertissements au sérieux... Franchement... Laisser passer une telle chance de capturer la fille de Thaä, celle dont nous avons tellement besoin... Quelle inutilité ! Vous êtes pire qu'un pantin... Aucune notion de ce qu'il est judicieux de faire ou non !
Urgh ! Je... Je ne peux... Je ne pouvais pas... lui faire du mal...
Pas lui faire du mal ? Hahaaha ! C'est une ennemie, une pièce importante d'un puzzle qui vous dépasse totalement... Vous, le pantin... Il suffisait de l'assommer, et de la capturer... Vous en avez eut plus d'une fois l'opportunité ! Vous ne pouvez pas lui faire du mal ? Laissez moi rire... à moins que...

Il me regarda d'un air interloqué, comme s'il venait de comprendre quelque chose puis se mit à rire, c'était un rire moqueur et mauvais.

Ahahah ! Non ! Ne me dites pas que vous ressentez quelque chose pour elle ?

Je restai silencieuse, incapable de le contredire, mais incapable de lui avouer ce que je pouvais ressentir pour Sëya. Il se mit à rire de plus bel, comprenant la situation et finit par me regarder avec un sourire crispé, gêné par cet espèce de dégoût qu'il ressentait. Il m'attrapa par les cheveux et me releva brutalement, me plaquant contre le mur.

Un pantin qui ressent quelque chose... Tsss... Finalement vous n'êtes peut-être pas aussi vide que nous ne l'imaginions... Au contraire... Cela pourrait devenir intéressant. Vous vous êtes écartée du chemin, Anna... mais il y a peut-être encore de l'espoir pour vous.
Lâ... Lâchez-moi... Qu... Quel espoir ? De toutes façons je ne pourrais jamais... c'est fini... elle et moi sommes destinées à nous entre-tuer... Nous sommes...
Ennemies ? Pourtant vos sentiments ne sont pas du tout hostiles à son égard, n'est-ce pas ?
Non... Mais je n'ai pas le choix...
Hum... Peut-être que si...
Pardon ?

Il me lâcha et je pus me masser la gorge qui me faisait affreusement mal depuis qu'il m'avait tenue par là. Il me tourna le dos et sembla songeur, pesant les mots qu'il allait prononcer.

Oui ! Exactement ! Vous avez le choix, Anna ! Votre allégeance va à un seigneur des Hayert'Vaäl, et votre amie est une ennemie de ces derniers... Vous ne vous sentez pas de les trahir, mais vous ne pouvez la tuer... comment faire pour concilier ces deux aspects ?
Je... Je ne sais pas...
Réfléchissez-y, Dame Anna ! Le seul moyen pour que vous soyez heureuse, c'est de faire partie d'une troisième faction ! Ni Hayert'Vaäl, ni contre eux... vous décidez de vos propres choix, vous faites ce que bon vous semble !
Vous êtes fou... Le maître ne me le permettra jamais !!!
Vous n'avez pas besoin de maître, Anna, vous êtes une femme qui avait toujours vécue seule, tout du moins dans votre cœur vous avez toujours été seule, vous n'avez jamais eu besoin de personne.
C... C'est... C'est vrai... Je... suis... seule... j'ai toujours été... seule...
Vous commencez à comprendre, Anna, vous commencez à comprendre la véritable nature du monde... Oui... Les arcaëlliens n'ont toujours vécus que pour eux-mêmes ! Pourquoi ce soucier des autres ? Pourquoi être entravés par les chaînes que vous vous êtes vous-même imposées ?
Que... Que dois-je faire alors ? Que suis-je censée faire ?
Cela me semble évident... mais je vais vous le formuler pour que vous ne soyez pas perdue, mon enfant. Continuez à obéir à notre maître... continuer de le servir comme je le sers, du moment que ça ne gène en rien votre volonté... que ça n'entre pas en conflit avec vos intérêts... et dès que l'occasion se présentera...

Il resta en suspens dans sa phrase, me regardant avec ce sourire malfaisant, emprunt d'un mal sans nom, un mal qui pourtant me semblait si attrayant, si simple à suivre. Le plaisir du mal... la volonté la plus absolue de n'agir que pour soi-même, d'écraser toute chose qui nous dérange, du moment que c'est pour soi. Cela ne veut pas dire tout détruire aveuglément, pas comme les Hayert'Vaäl... non... c'était un mal bien plus simple, plus évident, le mal qui pouvait naître dans n'importe quel cœur arcaëllien, mais qui pouvait rivaliser avec celui d'un dieu.

Vous ferez comme bon vous semble !
Je... Non... Je ne peux pas faire ça... Vous... Vous ne me ferez pas trahir le maître !
Hum ? Qui parle de le trahir ? Je dis simplement que vous devez écouter vos propres désirs, Anna... Et un jour peut-être... un jour vous pourrez vous tenir aux côtés de Sëya... Elle sera votre amie et vous n'aurez plus à vous battre... Ne serait-ce pas merveilleux ?
A... Arrêtez ! Ne... Ne dites pas... vos mots sont... je ne peux pas !!!
Vous n'êtes pas obligée de les appliquer maintenant, Anna. Mais réfléchissez-y. Un jour, peut-être que mes paroles vous reviendront... Ce jour là j'espère être là pour vous voir faire un choix... un choix que vous ne regretterez pas... Sur ce, je vous conseille de partir loin d'ici... Je vais m'occuper des derniers détails, j'ai trouvé quelqu'un qui pourra tenir la boutique de Cescan... J'ai fait chercher vos affaires au manoir des Nazen... elles sont déjà à bord du navire pour Mar'baal.

Je restais sans voix devant l'assurance de cet homme qui me demandai presque de trahir mon maître selon mes envies. Je ne savais que penser de lui, mais il semblait encore plus dangereux que je ne le pensais, un mal parmi les Hayert'Vaäl, un mal pur et sans aucune limite. J'étais à la fois fascinée et effrayée par cet arcaëllien.

Souhaitez-vous autre chose ? finit-il par me demander.
Oui... Je... J'aimerai rester seule un instant... pour... pour écrire une lettre à Sëya... je... j'aimerai partir en lui laissant un mot... pourriez-vous le lui apporter une fois que j'aurai fini de l'écrire ?
Certainement.

Il sortit de la boutique, je sortis de sous le comptoir une plume, un encrier et un parchemin et me mis à écrire. Tout d'abord j'eus du mal à trouver les mots, mais bien vite cela me vint. Il fallait que je prenne grand soin à ne pas trop me compromettre et à ne pas parler de mon affiliation avec les Hayert'Vaäl, comme l'on dit : les paroles s'envolent, mais les écrits restent. Après un moment à me pencher sur le papier, j'attendis que l'encre sèche bien avant d'enrouler le parchemin et de le sceller  d'une simple goutte de cire fondue et l'apposition de mon sceau. Je sortis de l'établissement et tendis la missive au prêtre qui m'attendait à l'extérieur.

Tenez... Je compte sur vous...
Êtes-vous sûre de vouloir me confier une missive si importante ?
Ai-je le choix ?
On a toujours le choix, Dame Anna.
Vous ne m'aidez pas vraiment, là... soupirai-je.
Confiez-moi votre missive... je vais me charger de la transmettre à Dame Nazen.

Je lui confiai enfin ma lettre et avec un air mélancolique je le regardai s'en aller vers la demeure des Nazen. Je soupirai et me tournai alors vers le port, afin de rejoindre le navire qui me mènerait à Mar'Baal.

***

Un jour plus tard, au petit matin, l'on frappa à la porte de la demeure des Nazen et confia, à la domestique qui ouvrit, une missive destinée à Sëya. Le message était le suivant :

Missive à Sëya:
 
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