Un collection de robes

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Mer 8 Juin - 11:00
J'avais la veille au soir, laissé la mzékils partir, remettant l'exhibition de mes robes au lendemain. Ça avait été une rencontre très agréable pensais-je, et forte intéressante. Étrangement, j'eus un petit sourire à cette pensée. Après un petit moment je repensais aux hommes qui nous avaient dérangé plus tôt, je repensais à leurs dernières paroles. Prise d'un doute, je me levais et laissais plus qu'il ne fallait d'argent pour payer le repas et les boissons que j'avais commandé. Je sortis de l'établissement et vis Sëya au loin. Je décidai de la suivre pour m'assurer que les malfrats ne tentent rien contre elle.

Après plusieurs minutes à traverser les rues, je la vis se précipiter vers une demeure. Elle était dans la cour lorsque les brigands firent leur apparition non loin de moi, me hélant. Je vis Sëya rentrer chez elle et en fut rassurée. Elle n'avait plus rien à craindre… en revanche, moi… c'était une autre histoire. Cependant je gardais mon assurance.

C'est toi salope ! C'est vraiment pas d'bol d'être retombé sur nous ! dit le mzékils, pas le manchot, l'autre.
Ouaaais ! Tu va payer ma jolie ! Ta copine a bien fait de courir jusqu'à chez elle, mais toi t'as joué la conne ! pesta l'aracnor d'un ton mauvais.
Ksssss ! On va t'fumer pour c'que t'as fait à notre pote !! siffla le virenpien.

Je restai de marbre devant leurs menaces et les regardai avec froideur et cruauté.

Une lorcq, même adolescente comme moi, peut facilement mettre à terre deux arcaëlliens comme vous… cependant le virenpien reste un problème… dis-je calmement.
Connasse ! D'où tu parles comme ça aussi calmement ? Tu crois que tu peux nous battre tous les trois ?
Non… Pas vraiment en fait… Surtout que je suis fatiguée. Ma seule option reste de courir jusqu'à une patrouille de soldats. Elles sont plutôt nombreuses à Cescan… Vu votre état d'ébriété je ne devrais pas avoir trop de mal à vous distancer…
Salope ? Tu crois ça ?
Essayez donc de me rattraper…

Je fis volte-face et courus pour prendre la fuite. J'avais distancé l'aracnor et le virenpien, mais le mzékils avait pris son envol et me rattrapait dangereusement. Il se jeta sur moi tandis que je me retournais pour lui faire face. Il avait dégainé une masse et l’abattit en ma direction. Je sautais sur le côté, et faillis me prendre mes pieds dans ma robe. Je pestai d'être dans une telle tenue face à une telle situation. Il continua son assaut et je dus faire un pas en arrière pour esquiver son coup, mais je pouvais en profiter pour lui asséner un coup d'épée. Ma lame vint lui entailler une aile, le forçant à tomber à terre, incapable de voler correctement. Je m'apprêtai à nouveau à l'abattre et me rappelai que j'étais en ville et sous couverture. J'aurai pu froidement l'achever, mais ce n'était pas dans mon intérêt. Je rengainai ma lame et partis à toutes jambes. J'allais sûrement le regretter plus tard mais tant pis… Je ne pouvais pas foutre en l'air ma couverture pour des soûlards et des assassins…

Je regagnai finalement le port, et décidai, malgré tout de rejoindre le navire pour y dormir cette nuit encore. Il était déjà trop tard pour réserver une chambre et tout était déjà complet. Je fus malade pendant une bonne partie de la nuit et le lendemain matin j'eus du mal à me réveiller. J'avais une mine affreuse… enfin plus qu'habituellement. Je décidais de me maquiller légèrement pour être plus présentable et enfila une robe noire avec une jupe à froufrous blancs, un col haut et un serre-taille qui s'arrêtait sous ma poitrine.

robe:
 
Je quittai le navire, prévenant mon maître tailleur que nous aurions une visite spéciale ce matin, et que je l'attendrai à l'entrepôt. Je décidai de prendre un petit déjeuner au bord d'une terrasse, à base de café noir et de croissants au beurre. Une fois mon repas avalé, je décidai finalement de rejoindre la demeure de Sëya. Il faisait un temps merveilleux, un soleil resplendissant, un peu trop resplendissant pour moi, même…  Ma peau pâle n'aimait pas trop être ainsi exposée à une lumière si intense.

Elle m'attendait là, devant sa demeure que je n'eus pas trop de mal à trouver puisque je l'avais suivi la veille au soir en toute discrétion. Et puis elle m'avait donné les indications pour m'y rendre… dans tous les cas j'étais là et la salua, m'inclinant et relevant ma robe à froufrou.

Bonjour Dame Sëya, ravie de voir que vous êtes là et visiblement en forme, dis-je d'un ton toujours aussi neutre que de coutume. Vous portez là une bien belle robe, j'espère que les miennes vous satisferont. Si vous êtes prête, je vous invite à me suivre jusqu'aux entrepôts près du port, c'est là-bas que se trouve les robes que j'ai ramené de Mar'Baal.

Je pris les devants après nos salutations et l'emmena à l'entrepôt près du port. Nous entrâmes dans ce grand bâtiment haut de plafond et nous dirigeâmes bien vite vers mes marchandises. Là nous attendait Hulfreen mon tailleur, et un autre homme : un virenpien du nom de Melksi, un grand gaillard qui venait sûrement de déposer toutes le robes ici. Elles étaient là, toutes alignées en rang. Rouges, roses, bleues, jaunes, noires, et bien d'autres couleurs encore, à froufrou ou toutes simples, élégantes, raffinées, somptueuses ou provocantes. Il y avait un peu de tout, mais chacune était splendide à sa manière. De soie, de satin ou de coton finement tressé.

J'espère qu'elles vous plairont. Si vous voulez en essayer, je serais ravie de les faire venir à votre demeure. Nous ne sommes pas vraiment dans un lieu adéquate pour cela.
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Mer 8 Juin - 13:29
J’embrassais ma mère sur le front et partie devant la maison attendre Anna. Elle ne tarda pas à arriver et me salua de son ton froid. J’en avais pris l’habitude et me fis une raison, elle était comme ça. Je lui souris chaleureusement et nous nous mîmes en route vers l’entrepôt. La route fut agréable sous ce soleil chaud et agréable, pas un nuage ne venait voiler le ciel. J’en étais très heureuse. Nous entrâmes dans l’entrepôt et elle me dirigea vers ses robes. Elles étaient magnifiques. J’en pris une vert émeraude dans les mains. Elle était en soie douce et voluptueuse. Cependant elle était très longue et peu ample. J’en vis une rouge qui me fit penser à Morianne, j’allais la prendre quand une robe à froufrou grise me tapa dans l’œil. Je m’en saisie et la posais devant mon buste.

Qu’en pensez-vous, Dame Anna ?

Demandais-je à la lorcq plus rayonnante que jamais. Je n’avais pas de robe de cette couleur. Je tournoyais avec la robe dans les mains faisant quelques pas de dance. Elle était somptueuse et légère. Elle était dans un tissu fin et souple. Ample au niveau des bras et resserrée au niveau de la taille. Je la mis avec la première. J’essaierais ça chez moi. Je continuer à parcourir les vêtements et fus attirer par une belle robe noire, sobre. Il m’en fallait une pour quand… Je baissais la tête. Ma mère avait l’air vraiment mal ce matin… Il ne lui restait pas beaucoup de temps. Je soupirais et mis la noire sur la pile. Il fallait prévoir pour les obsèques… Même si cette pensée ne m’enchantée guère.

Elle sont toutes magnifiques.

Finis-je par lâcher à l’arcaëllienne d’une voix qui avait perdu sa joie de vivre. Je regardais encore un peu les autres robes et m’arrêtais devant une qui était rose clair. Un rose pastel très beau. Mais le rose ne m’allait pas. C’était trop féminin pour moi. Par contre la robe à côté de couleur mauve était bien plus attirante. Je la mis sur la pile. J’étais comme une enfant lors de son anniversaire, choisissant ses cadeaux. Je dis à la lorcq que je m’arrêtais à ces quatre robes.
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Mer 8 Juin - 14:35
Je regardai Sëya prendre les robes en main et les admirer avec attention. Elle porta d'abord son choix sur une robe verte émeraude avant de se raviser et fixer une robe rouge. Mais c'est une robe grise à froufrou qui attira le plus son attention. Elle s'en saisit et la posa devant elle.

Qu’en pensez-vous, Dame Anna ?
Elle vous irait à ravir, j'en suis certaine, dis-je légèrement enthousiaste.

Un petit sourire se dessina sur mon visage, très discret mais bien là. La mzékils qui devait avoir à peu de chose près mon age, si ce n'est qu'en tant que mzékils elle était du coup adulte et pas moi, semblait se réjouir comme une enfant de voir autant de jolies robes. Je gardais toujours en tête qu'elle était potentiellement une ennemie, qu'un jour peut-être, j'aurai à la tuer. Cette idée sembla pourtant néanmoins me révulser. J'avais l'impression d'avoir trouvé quelqu'un qui partageait tant de points communs avec moi… Devoir tuer une telle personne me serait forcément pénible si j'avais à le faire.

La voir danser avec la robe me fit oublier ces noirs pensées et je souris à nouveau, amusée, tout du moins l'étais-je à ma façon. Elle déposa la robe grise sur la première qu'elle avait choisi puis se tourna à nouveau vers la collection. Je la vis alors se saisir d'une robe noire, affichant un air triste. Elle devait sûrement penser qu'elle en aurait besoin prochainement, sa mère n'en avait donc vraiment plus pour longtemps à vivre…

Elle sont toutes magnifiques, finit-elle par dire, d'un ton attristé.
Oui, dis-je sobrement. C'est Hulfreen, ici présent, qui les a confectionner ! dis-je en désignant l'elfin aux cheveux gris argent, un jeune et bel artiste.
Je vous remercie mesdames ! C'est un honneur que de pouvoir servir de si belles et nobles dames avec mes humbles talents de tailleurs.
Ne faites pas le modeste, Hulfreen… Votre travail est parfait, lui dis-je.

Sëya avait finalement arrêté son choix sur quatre robes et me confia qu'elle n'en prendrait pas d'avantage. Je me tournai vers le virenpien et lui ordonna de prendre les robes et de nous suivre, lui et le tailleur aussi. J'invitai ma cliente improvisée à aller chez elle pour aller essayer les robes et les ajuster au besoin.

Nous quittâmes donc l'entrepôt et nous dirigeâmes vers sa demeure. J'avais d'en l'intention d'offrir la robe noire à Sëya. Je ne savais que trop bien qu'elle douleur c'était de perdre sa mère, aussi voulais-je faire un geste envers elle qui était sur le point de la perdre. Mon « père » adoptif m'aurait tué pour ça… mais je n'en avais rien à faire, je disposais de la fortune familiale comme bon me semblait à présent… et c'est lui qui était mort… de mes propres mains…

Alors que nous nous rendions chez la mzékils, une tahora habillée de blanc et de noir, comme une prêtresse, se dressa face à nous. Elle était blonde, possédait de merveilleux yeux verts émeraudes et une poitrine imposante. Ce qui me choquai le plus fus son sourire glacial… et le sceptre qu'elle tenait en main surmonté du symbole des prêtres de Thaä.

Oh ! Sëya ! Tu es là ! Je te cherchais ! Il paraît que tu es accompagnée d'une personne louche… Je voulais m'assurer que tout allait bien !
Hein ? grognai-je froidement. Est-ce moi que vous traitez de personne louche ? demandai-je avec nervosité.

J'avais envie de lui planter mon épée en pleine tête à cette sale prêtresse qui aimait ce maudit dieu de la création… Mais je me retins, il ne fallait pas que je cède à mes pulsions.

Qui êtes-vous d'abord ? dis-je froidement, d'un air peu amical.
Ah ! Quelle bonne question ! Je suis Sœur Loreleï ! Haute prêtresse de Thaä ! Enchantée, mademoiselle... ?
Anna… Anna Cornwall… dis-je avec un profond mépris.

Maudite soit-elle ! Pourquoi dans un moment pareil ? Une haute prêtresse en plus… c'était bien ma vaine…[/color]
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Mer 8 Juin - 20:28
Cela sembla la combler, mais après je me faisais peut-être des illusions. Nous ne parlâmes pas sur le chemin vers le manoir. Loreleï était sur le perron, l’œil hagard. Elle dévisagea Anna en me disant qu’elle était inquiète car on me soupçonnait d’être en mauvaise compagnie. J’ouvris la bouche pour protester mais la lorcq fut plus rapide. Puis elle demanda à la Grande Prêtresse qui elle était et, cette dernière se fit une joie de lui répondre sur un ton arrogant. Anna dut se présenter aussi et cela m’agaça. De quoi se mêlait cette fiche Prêtresse de mes deux ? Je veux bien que son devoir était de veiller sur moi mais elle n’avait pas autre chose à foutre ? Je la tuais du regard et elle me dit :

Ne me jette pas ce regard mon enfant, je suis là pour ta sécurité !
Je sais très bien m’occuper de moi…

Grognais-je mécontente. Cela la fit rire et, personnellement, je ne voyais pas où était la blague. Je lui signifiais que j’avais des robes à essayer mais elle tint à ce que je reste où j’étais. Je pestais la maudissant.

Dame Anna, que faites-vous dans la vie ? D’où venez-vous ? Quelle est votre allégeance ?

Les questions fusèrent comme des balles de pistolet. Je croisais les bras sur ma poitrine en insistant sur le fait qu’Anna était mon amie depuis peu et que je lui faisais confiance. La prêtresse ria à nouveau et ce jusqu’aux larmes. Pestant et râlant, je fis mine de m’avancer mais Loreleï m’arrêta en disant qu’elle voulait des réponses avant de nous laisser passer. Elle n’avait aucune confiance en la lorcq et ça se sentait. Je lui fis un geste obscène de la main ce qui me valut une réprimandassions. Je baissais les yeux, pestant encore et toujours. Je maudit son nom, me jurant de lui faire payer le double.
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Mer 8 Juin - 21:38
Sëya sembla furieuse contre elle, et je la comprenais fort bien. On la prenait pour une enfant… pfff… Une enfant capable d'invoquer des créatures d'un simple claquement de doigts… Et puis il n'y avait rien de mal à essayer des robes. Ce n'est pas comme si c'était un piège grossier.

Dame Anna, que faites-vous dans la vie ? D’où venez-vous ? Quelle est votre allégeance ? me demanda la prêtresse, toujours avec son faux sourire serein et écœurant.

S'ensuivit une confrontation entre la mzékils et la tahora, Sëya arguant que j'étais son amie et qu'elle me faisait entièrement confiance. La prêtresse se mit à rire, et je la comprenais un peu, la mzékils m'avait fait confiance bien trop rapidement, c'était naïf de sa part, mais en même temps, je n'étais pas la mieux placée pour lui reprocher cela… Bien souvent on me disait naïve moi aussi… Dans un autre temps j'étais un peu touchée par cette amitié naissante qu'elle éprouvait pour moi et je me sentis alors obligée de répondre à la dénommée Loreleï.

Je suis une noble marchande et je viens de Mar'baal avec ma marchandise sur les bras… Je suis là pour affaires… Quant à mon allégeance… Je n'ai d'allégeance qu'à ma famille… qui est morte…

Elle me fusilla du regard, tout en gardant son sourire figé. Elle sembla réfléchir un moment, mais je me rendais bien compte qu'elle faisait semblant. Elle savait déjà quoi dire.

Cette réponse n'est pas satisfaisante jeune fille. Qui me prouve que vous n'êtes pas une Hayert'Vaäl venue tuer notre douce Sëya ?
Et bien vous n'aurez qu'à nous accompagner et vous verrez bien… dis-je en soupirant.
Oh ! Une preuve de bonne fois ? Alors vous n'avez donc rien à vous reprocher ?
Je vous autorise à m'accompagner uniquement quand je suis en présence de Sëya, si je vous vois rôder autour de mes affaires… j’appellerai la garde pour harcèlement ! Compris ? pour une fois dans ma vie je venais de perdre mon sang froid… cette prêtresse m'avait poussé à bout.
Oh oh ! On monte sur ses grands chevaux ! Ça alors ! Inutile de s'énerver jeune fille !

Je grognais froidement à son encontre et lui lançai un regard glacial et meurtrier. Ce n'était pas l'envie qui me manquait de la tuer, là, tout de suite, mais encore une fois, hormis servir mon maître, cela n'aurait pas servi mes intérêts… j'aurai fait tomber ma couverture à jamais et j'aurai été recherchée comme Hayert'Vaäl dans cet État là. Je repris froidement sans quitter la prêtresse des yeux.

Cela vous convient-il ? Vous ne nous empêcherez pas de faire essayer à Sëya des robes ?
Hum… Et bien si je vous accompagne, je n'y vois aucune objection.
Parfait… Mais restez discrète s'il vous plait ! Je ne veux pas que vous importuniez ma cliente avec votre présence ! Est-ce clair, Sœur Loreleï ? dis-je à la fois avec calme mais, froideur et mépris dans la voix.
Hum… C'est entendu ! Allons-y dans ce cas ! dit-elle d'un ton enjoué.
Une minute… Sëya n'a pas donné son accord pour ça… je me retournai vers la principale intéressée. C'est à vous de décider, Sëya… Je ne suis pas sûre que nous ayons vraiment le choix mais si cela ne vous convient pas, alors nous trouverons une autre solution. Je ne voudrais pas prendre cette décision à votre place…
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Jeu 9 Juin - 9:33
Il y eut un échange entre la Grande Prêtresse et Anna. Je sentais la lorcq bouillonner mais peut-être me faisais-je, une fois encore, des illusions. Loreleï, suite à la proposition d’Anna, décida de s’incruster dans mon essayage de robes ce qui me déplaisait fortement. Cependant, avais-je le choix ? Connaissant l’arcaëllienne : non…. J’acceptais donc qu’elle nous accompagne et nous entrâmes dans la demeure familiale sous bonne escorte. Nous empruntâmes les escaliers menant à ma chambre qui était spacieuse et munie d’un miroir sur pieds. Une fois dans la pièce, les robes furent déposées sur le lit et je me déshabillais sans pudeur me retrouvant en sous-vêtements. J’essayais d’abord la robe grise cependant, elle était un peu trop large et le tailleur se mit à l’ouvrage pour la mettre à ma taille. Loreleï lançait des regards courroucés à Anna mais cette dernière sembla encore plus froide que d’ordinaire. Je soupirais, maudite soit-elle ! Cette prêtresse pouvait être une vraie épine dans le pied. Je soupirais une fois encore et me regardais dans le miroir. La robe allait bien avec mon teint. Elle était vraiment mignonne cette petite robe. Pas trop courte, pas trop longue, juste comme il faut où il faut. Le tailleur eut bientôt finit de l’arranger et je pus descendre de l’estrade qu’il avait installé devant le miroir. Je tournoyais sur moi-même et fis voler les volants de la robe.

Comment me trouvez-vous, Anna ?

Demandais-je à la commerçante. Loreleï soupirant en disant que j’étais une gamine. Puis elle se tourna vers la lorcq et lui demanda :

Vous travaillez depuis longtemps ? Vous me semblez jeune pour gérer une affaire familiale… Et… Je vous trouve étonnement froide et distante. Avez-vous des choses à cacher ?

La prêtresse eut un sourire malveillant à l’encontre d’Anna. A quoi jouait-elle ? Pourquoi ennuyait-elle ainsi ma camarade ? On frappa à la porte et j’invitais la personne à entrer. C’était un serviteur portant un plateau avec des boissons et des gâteaux secs. Je l’invitais à déposer le tout sur la table près de la fenêtre et le congédiais. Une importune était bien suffisant. Je regardais par la fenêtre un instant et vis un oiseau de mille et une couleurs. Thaä… ? La Divinité me surveillait-elle aussi ? Je pestais et allait ouvrir la fenêtre pour que le volatil entre. Il se posa sur le sommet du miroir. Il lança quelques notes joyeuses comme s’il trouvait la robe belle. Puis, il tourna la tête vers Anna et plongea son regard dans le sien. Ça commençait à bien faire… Anna ne ferait pas de mal à une mouche ! Enfin si au vu de ce qui s’était passé hier. Mais je sentais qu’elle ne voulait pas me faire de tort.

Que cela cesse ! Laissez Anna tranquille !

Tonnais-je hors de moi. L’oiseau chanta et repartie par la fenêtre encore ouverte. Il jeta un dernier regard hagard vers la lorcq et disparut dans les cieux. Loreleï s’assit sur le lit et affirma qu’elle ne bougerait pas d’un poil tant qu’elle n’aurait pas toutes les cartes en main.
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Jeu 9 Juin - 10:33
Nous gagnâmes finalement la demeure de Sëya, dans une ambiance assez tendue. Entre la tahora et moi il y avait des échanges de regards furieux. La prêtresse ne prenait aucun soin de cacher son mécontentement vis à vis de moi, quant à moi, je prenais soin de ne la dévisager froidement que lorsque la mzékils avait le dos tourné. Arrivés à la demeure, nous rejoignîmes sa chambre, ne me laissant que peu de loisir d'admirer la richesse des lieux. La pièce était plutôt spacieuse, assez pour que nous nous y trouvions tous. Je demandai au virenpien de déposer les robes et le congédiai sur le champs. Nous n'avions désormais plus besoin de lui.

Alors que je donnais cette ordre, je me retournai et vit Sëya se dévêtir sans aucune pudeur devant nous. Je restais figée devant son corps à moitié nu, seulement couvert par des sous vêtements probablement aussi coquets que les miens. Mon visage resta de marbre, mais je sentais mon cœur battre fortement dans ma poitrine. J'entendis soudain mon tailleur toussoter et me tournai vers lui.

Ma dame… votre nez… me murmura-t-il.

Je portais deux doigts sous mon nez et découvrit du sang en perler. Je fouillais dans mes effets et me saisis de mon mouchoir… noir par chance… Je m'épongea discrètement le nez, ne comprenant pas trop ce qui venait d'arriver. Probablement était-ce une allergie, l'exposition au soleil avait du cogner un peu trop fort sur mon système sanguin.

La mzékils avait finalement essayé la robe grise en première. Elle était encore un peut trop large pour elle mais je la trouvais déjà ravissante à l'intérieur. Elle me demanda alors mon avis.

Comment me trouvez-vous, Anna ?
Ravissante à n'en point douter. Elle vous va très bien au teint. Elle ne m'irait certainement pas, j'ai déjà la peau trop grise pour cela, ça ferait ton sur ton… mais à vous, elle vous va très bien. Vous êtes superbe, dis-je avec un franc sourire.

Le tailleur me regarda avec stupéfaction, c'était bien la première fois qu'il me voyait sourire. Il haussa un sourcil, mais laissa échapper un sourire de satisfaction avant de s'occuper des retouches à faire sur la robe de Sëya. Mais évidemment il fallait que Loreleï vienne tout gâcher… Je l'avais presque oublié celle là…

Vous travaillez depuis longtemps ? Vous me semblez jeune pour gérer une affaire familiale… Et… Je vous trouve étonnement froide et distante. Avez-vous des choses à cacher ? dit-elle à mon encontre avec un sourire malveillant.

Je lui lançais un regard courroucé et toujours aussi froid.

Vous auriez vécu seulement la moitié de ce que j'ai vécu, vous comprendriez pourquoi je suis ainsi… Vous n'avez jamais été une esclave, je me trompe ? Alors ravalez votre venin, mau…

On frappa à la porte… Et heureusement… J'allais dire « maudite prêtresse… » et ça aurait sûrement  joué en ma défaveur, faisant toujours plus suspecter la tahora. Un serviteur posa des douceurs et des boissons sur une petite table et fut rapidement congédié par Sëya. Et le choses ne firent malheureusement qu'empirer… après les regards insistants de Loreleï c'était au tour d'un divinité de faire son apparition.

La mzékils ouvrit la fenêtre et un oiseau entra dans la pièce se posant sur le haut du miroir à pieds. Un oiseau multicolore… je sentis son regard sur moi, insistant, comme s'il pouvait lire dans mes pensées. Savait-il qui j'étais ? Si c'était Thaä, probablement… Je jetai alors un œil à Sëya et compris que mes doutes étaient bel et bien fondés… Elle était fille de Thaä j'en étais à présent persuadée. La divinité avait elle même dénoncé sa propre fille… Mais il devait bien se rendre compte que je ne comptais absolument rien engager contre elle. Ça aurait été stupide, pire même… du suicide. Et puis malgré que nous soyons dans deux camps totalement opposés… Sëya m'était trop sympathique  pour que j'eus ne serais-ce qu'envie de porter la main sur elle. Je savais que c'était une possibilité, je savais qu'un jour, peut-être, j'aurai à me battre contre elle, ou même pire… Mais je n'avais pas envie d'y songer, pas maintenant.

L'oiseau s'envola après que Sëya lui ait crié dessus et qu'il m'ait jeté un dernier regard. J'étais tétanisée de peur… Si le dieu Thaä était contre moi, je n'avais aucune chance de m'en sortir. Je restais pourtant calme et froide de l'extérieur, mais tout mon esprit était en ébullition.

Bien… Tant que je n'aurai pas toutes les cartes en main, je ne bougerai pas d'ici, déclara Loreleï en s'asseyant sur le lit, me lançant un nouveau regard suspicieux.

L'apparition de l'oiseau aux milles couleurs lui avait probablement fait comprendre que j'étais encore plus à surveiller. Je pestai intérieurement et répondit froidement.

Comme vous voudrez… Inutile de vous répéter de toute façon… j'avais bien compris que vous ne bougeriez pas d'ici dès le début… Vous avez fini avec la robe Hulfreen ?
Et bien si notre charmante cliente voulait bien ne plus bouger…
Ne prenez pas ce ton là, Hulfreen ! Je vous interdis de manquer de respect à Sëya ! Heu… Dame Sëya… hum… faites votre travail au lieu de vous plaindre !
Ou… Oui ma dame… tout de suite !

Le tailleur se remis à l’œuvre et après quelques retouches, ce fut considéré comme bon. Sëya pouvait passer à la robe suivante. Loreleï quant à elle, continuait de me fusiller du regard. Mais je ne céderai pas… je resterai de marbre.
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Jeu 9 Juin - 13:52
Otant la robe grise, je me retrouvais à nouveau à demi nue. J’enfilais, à contre cœur, la robe noire. Elle m’allait à ravir. Le tailleur commença à retoucher la robe et j’ignorais Loreleï qui faisait son caractère de cochon. Je tournais la tête vers Anna l’invitant à se servir en rafraîchissement et gâteaux. Je regardais alors par la fenêtre et aperçus l’oiseau de tout à l’heure voleter au-dessus du manoir. La peste soit de ma mère et de son côté protecteur ! Je sentais, non… Je savais que je ne risquais rien avec Anna. Si elle avait voulu me tuer, ce serait déjà fait il me semble. Loreleï se leva et alla prendre un verre de citronnade. Lorsque nos regards se croisèrent, elle put lire dans le mien tout le mépris que j’éprouvais pour elle. Elle eut un pâle sourire et m’informa que même si ça me déplaisait elle était là pour me servir. Je serrais les dents en grognant.

La robe est ajustée, Ma Dame.

M’annonça le tailleur. Je me regardais dans le miroir la trouvant sobre et triste comme la mort. Elle était digne de Gar’Haz… Je me dépêchais de l’enlever pour enfiler la suivante. Elle était bien trop grande au niveau du corsage. Il faut dire que j’avais peu de seins. L’elfin se mit à l’ouvrage sans tarder.

Alors, Anna, comment avez-vous connue Dame Sëya ?

Demanda abruptement la Grande Prêtresse. Je soupirais, lasse de ses questions. Je ne laissais pas le temps à la lorcq de répondre et expliquais notre rencontre en oubliant de parler de la bagarre. Je ne voulais pas que Loreleï pose plus de question. C’était sans compter sa haine envers Anna. D’ailleurs, pourquoi la haïssait-elle, elle ne la connaissait même pas ! J’avais envie de foutre la prêtresse à la porte mais, la bienséance sûrement, je ne le fis pas.

Anna, vos robes sont merveilleuses. Quand vous installerez-vous ici afin que je dépense mes économie dans votre boutique ?
Ah, parce qu’en plus elle compte s’établir !

Grogna Loreleï.
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Jeu 9 Juin - 19:40
J'eus un nouveau saignement de nez lorsque Sëya retrouva à nouveau en sous-vêtements, je repris mon mouchoir et m'essuya discrètement le nez en faisant mine de rien. Loreleï me jeta un regard intrigué et me demanda alors :

Un problème avec votre nez ?
Ce n'est rien… Une simple allergie… Le soleil sans doute… Je n'aurai pas du manger en terrasse, répondis-je calmement.

Elle sembla trouver mon explication valable et alla se servir en boisson. Mon hôte, qui avait enfilé la robe noire, me fit signe que je pouvais également me servir et m'invita même à le faire. Je pris donc quelques biscuits et me servis une citronnade sans vraiment savoir ce que c'était. Je bus une gorgée du liquide et fit une tête horrible, grimaçant à cause de l'acidité du citron. C'était très bon, mais je n'avais pas l'habitude de boire quelque chose d'aussi acide.

Une fois que le tailleur eut annoncé qu'il avait fini d'ajuster la robe de Sëya, je l'admirai des pieds à la tête et eut un bref sourire de satisfaction. Cette robe lui allait bien aussi, mais elle lui donnait un air triste. Je me rendis compte que ce n'était pas qu'une simple impression, qu'elle était vraiment triste à ce moment là. Vu à quel événement était destinée cette robe, je le comprenais tout à fait.

Elle changea rapidement de robe pour la suivante qui semblait beaucoup trop large au niveau de la poitrine, et pour cause, la mzékils était aussi fournie que moi à cet endroit… c'est à dire très peu. C'est à ce moment là que Loreleï revint à la charge, je soupirai mais Sëya ne me laissa pas le temps de répondre, se chargeant de cela. Je la remerciai intérieurement d'omettre le passage où j'avais découpé une main… Mon amie déclara finalement :

Anna, vos robes sont merveilleuses. Quand vous installerez-vous ici afin que je dépense mes économies dans votre boutique ?
Ah, parce qu’en plus elle compte s’établir !? grogna Loreleï.

Je soupirai devant l'indignation de la tahora et répondis plus pour Sëya que pour elle, avec le plus grand calme malgré mon envie coller ma main au visage de ma prêtresse.

Mon commerce devrait s'installer d'ici peu, j'attends de faire cet accord commercial et de pouvoir ouvrir la boutique. J'assisterai dans les deux premiers mois à l'ouverture de l'échoppe, pour m'assurer que les affaires fonctionnent, après si tout se passe bien, je nommerai quelqu'un pour me représenter ici et reprendrai la mer pour retourner à Mar'Baal.
Hum… Je vois… Des affaires à régler, je suppose ?
Mar'Baal, c'est chez moi… soupirai-je devant le mépris de la prêtresse.

Le tailleur avait fini de retoucher la robe que portait Sëya. Et nous signala que c'était bon pour lui. Je le remerciai et me tournai alors vers mon amie.

Bien… Je… j'aimerai que vous acceptiez un présent de ma part !
Quel présent ? demanda Loreleï, suspicieuse.

Je lui lançai un regard noir et ignora sa question. Je me tournai à nouveau vers Sëya d'un air solennel.

J'aimerai vous offrir une de ces robes en gage de notre amitié. Je… Comme je sais que ça ne sera pas facile, je ne vous ferrai pas payer la robe noire… Je tiens vraiment à vous l'offrir… Je sais ce que cela représente pour vous… Aussi je ne peux vraiment pas vous la faire payer…
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Ven 10 Juin - 10:05
Elle voulait m’offrir la robe noire ce qui me fit baisser la tête. Comment pouvais-je accepter ? Elle devait coûter cher en plus. En effet, elle était en soie. Je soupirais, relevant la tête et affichant un sourire entendu. J’allais accepter ce cadeau bienveillant. En contrepartie, elle dormirait ici pendant son séjour. Je lui fis la proposition expliquant que nous avions beaucoup de chambres inoccupées. Loreleï fit les gros yeux comme si c’était le pire des dangers. Je ne prêtais pas attention à la prêtresse. Quittant l’estrade, je me dirigeais vers Anna et lui pris les mains.

Acceptez-vous ? En plus le petit-déjeuner est fabuleux ici ! Et ça nous ferait une compagnie à mère et moi…

Je souriais, heureuse de mon idée. J’avais gardé la dernière robe que j’avais essayée, la mauve. Loreleï se leva du lit et pesta en disant que j’étais inconsciente. Décidément, elle n’avait aucune confiance en la lorcq. Je fis taire la Grande Prêtresse la priant de partir. Bien évidemment, elle refusa.

Je vais rester ici tant qu’elle restera là.

Je soupirais de mécontentement. Que pouvais-je y faire ? La prêtresse de Thaä était plus têtue qu’un troupeau de buffles chargeant. Je me fis donc une raison. Soudain on frappa à la porte et j’invitais la personne à entrer. La servante était décomposée.

Votre mère est tombée dans l’inconscience, Dame Sëya.

Je crue défaillir. Je quittais la chambre en trombe pour me rendre dans celle de ma mère. Elle était étendue sur le dos, la respiration faible. Je m’agenouillais près du lit et commençais à la supplier de ne pas me quitter.

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Ven 10 Juin - 11:42
Je fus soulagée qu'elle accepte mon cadeau et nargua Loreleï en lui jetant un regard hautain. Pour l'achever, voilà que Sëya me proposait à présent de séjourner dans sa demeure le temps mon séjour. Je restai les yeux écarquillés, la bouche bée, sans pouvoir dire un mot. Avais-je seulement bien compris ce qu'elle venait de dire ? Elle s'approcha de moi alors que la prêtresse semblait bouillir de rage, et prit mes mains entre les siennes.

Acceptez-vous ? En plus le petit-déjeuner est fabuleux ici ! Et ça nous ferait une compagnie à mère et moi…

Je restais toujours comme une idiote, muette et incapable d'articuler un mot. Personne n'avait jamais été aussi gentil avec moi, hormis mon maître… non… Mon maître se montrait parfois cruel et distant avec moi, Sëya elle, ne l'était pas.

Ou… Oui… Ca serait… un… honneur pour moi, merci, répondis-je avec hébétude.
QUOI ?? Mais… Mais vous avez perdu l'esprit ?? s'emporta la prêtresse.

Elle continua de protester, que ce n'était pas une bonne idée, que mon amie était inconsciente. Elle n'avait pas tout à fait tort mais on ne pouvait pas en vouloir à Sëya de me faire confiance, après tout, même si j'étais une potentielle ennemie, je n'avais aucune intention de lui faire du mal. Elle fit taire la prêtresse et lui demanda de partir mais cette dernière refusa et ajouta même :

Je vais rester ici tant qu’elle restera là.

Je soupirai doucement mais acceptait cette condition sans rechigner. Nous n'avions visiblement pas le choix de toutes façons… C'est juste que mon envie de la tuer ne disparaissait pas… cette enquiquineuse de prêtresse de Thaä… On frappa alors à la porte, une servante entra, alarmée et déconfite.

Votre mère est tombée dans l’inconscience, Dame Sëya.

Je restai figée d'effroi. Cette nouvelle ne pouvait pas plus mal tomber… Il fallait s'y attendre, mais dans un tel moment… je déchantai rapidement et laissai Sëya courir auprès de sa mère, incapable de bouger. Loreleï me jeta un regard, hésitante à me laisser seule, mais elle décida qu'il était plus urgent d'aller vérifier l'état de santé de Dame Nazen.

Merci pour votre travail, Hulfreen ! Vous pouvez disposer… dis-je froidement.
Bien, Dame Cornwall… Si vous avez besoin de moi…
Je sais où vous trouver, merci… le coupai-je abruptement.
B… Bien… dit-il quelque peu intimidé avant de partir avec son matériel de couture.

Il fut reconduit à l'extérieur par l'un des domestiques, quant à moi, je rejoignais la chambre où se trouver mon amie et sa mère alitée. Loreleï était penchée au-dessus d'elle, usant se son fluide Aän, possiblement pour soulager la peine de la vieille mzékils, mais son visage désolé montrait à quel point elle était impuissante face à la situation : il n'y avait rien à faire d'autre… elle était condamnée. Je restais dans l'encadrement de la porte, n'osant pas perturber ce moment. J'étais moi aussi impuissante, tout ce que je pouvais faire c'était regarder en silence et respecter la douleur de la jeune mzékils qui implorait sa mère de ne pas la quitter.

Je me revoyais en elle, quelques années plus tôt, pleurant sur le corps sans vie de ma mère dont le visage était tuméfié, le crane couvert de sang… Mon regard froid se teinta de tristesse et je baissai la tête, soupirant.
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Sam 11 Juin - 9:34
La tête posée sur le matelas, je pleurais toutes les larmes de mon corps. Loreleï avait essayé d’améliorer la situation de ma mère mais en vain. Elle allait mourir. Sanglotant doucement, je pris la main de ma mère qui me parut bien froide. Je relevais la tête pour m’assurer qu’elle respirait encore. Sa poitrine se soulevait de manière irrégulière et lentement. Puis, soudain, elle cessa de respirer et là je poussais un cri de désespoir. Je me relevais et attrapais les épaules de ma mère pour la secouer puis m’écroulais sur son corps sans vie. Elle était partie.

Que Jurk la guide et que Gar’Haz lui ouvre la porte de l’autre Monde.

Murmura la prêtresse avec tristesse. Mes larmes redoublèrent d’intensité. Je suppliais ma mère de revenir, de ne pas m’abandonner. Mon cœur venait de se briser en deux et je sentais que j’allais vomir. Avachie contre la dépouille de ma mère, je ne retenais pas mes larmes même si j’avais le sentiment de me donner en spectacle. Une servante s’approcha de moi et m’aida à me relever. Je me blottis dans ses bras en gémissant de douleur. Mon visage était plus blanc que jamais. Ma mère n’était plus. Un des serviteurs présents quitta la pièce pour aller chercher un embaumeur. C’était fini… Je tombais à genoux, mes jambes cédant sous moi. J’étais seule désormais. Non… Non, il y avait Morianne. Qui, à l’heure actuelle, était loin. J’ordonnais à tout le monde de quitter la chambre voulant me recueillir auprès du corps de ma mère.

L’embaumeur était arrivé trois heures plus tard. Il s’occupa du corps de ma défunte mère. J’étais dans le petit salon avec Anna. Je ne parlais pas, retenant juste mes larmes pour ne pas avoir à pleurer une fois encore. Loreleï arriva avec un verre d’eau qu’elle me donna n’oubliant pas de jeter un regard noir à la lorcq. Je remerciais la prêtresse qui prit place dans un des fauteuils.

Je suis navrée, Sëya… Les jours à venir vont être durs mais je serais à tes côtés.
Merci… Dis-je d’une voix éteinte.
La personne chargée de l’héritage viendra demain.
D’accord…

Loreleï vit bien que je n’avais pas envie de parler de cela alors elle se tut. Elle n’attaqua même pas Anna. Ce qui, en soi, me soulagea.
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Sam 11 Juin - 12:20
Tristement, lentement, je quittai la pièce à la demande de Sëya. Sa mère venait d'expirer… Gar'Haz ait son âme. Silencieusement je descendis les escaliers, laissant la mzékils à son recueillement. Une servante m'accompagna à un petit salon où elle m'invita à m'asseoir.

Je restai là, bras et jambes croisées, ne sachant que faire à présent. La domestique quitta la pièce en m'informant que je pouvais l'appeler si j'avais besoin de quoique se soit. Je la remerciai de façon quelque peu distraite mais tournai très vite mon attention vers autre chose. La mort de la mère de Sëya avait fait remonter en moi de bien mauvais souvenirs… Je me levai du siège confortable dans lequel j'étais installée et m'approchai de la fenêtre à pas feutrés.

A travers elle je pouvais distinguer un magnifique jardin où poussaient divers fleurs, plantes, et arbres. Parmi tous ses végétaux, mon regard s'arrêta sur de splendide rosiers dont les fleurs étaient bleues. Je posais une main contre la fenêtre et les regardai alors d'un air mélancolique. Je repensais alors à ma mère, au jardin qui étaient encore autour de ma demeure et dont je prenais grand soin.

Où es-tu, maman ? Es-tu heureuse au Royaume de Gar'Haz ? Ne erres-tu pas entre les deux mondes, toi qui est morte de façon si abjecte et si injuste ? Comme j'aimerai te revoir… Je pourrais détruire le monde rien que pour vivre encore cinq minutes avec toi…  Te dire que je t'aime, que tu me manque… te dire au revoir… juste une fois… Mon visage n'a plus la même lueur de vie depuis que tu es partie… Pas un instant je n'ai souri… pas avant que j'eus rencontré Sëya… Ai-je le droit, maman ? Ai-je le droit d'avoir une amie ? Ai-je le droit de trahir ainsi les autres en devenant amie avec une femme qui devrait être mon ennemi ? Pourquoi ne réponds-tu pas ? C'est vrai… Les morts ne parlent pas…

Je laissai tomber ma main le long de mon corps et soupirai. Je pris conscience que mon cœur était un peu trop exposé à ce moment là. Je décidai de le faire retourner dans son donjon de glace, affichant un air indifférent, cachant ma douleur…  à temps ! Sëya venait d'entrer dans la pièce. Combien de temps étais-je resté là à me morfondre ? Combien de temps avais-je passé à admirer ce rosier ? Bien trop longtemps je supposais.

Elle ne dit rien, restant silencieuse et profondément attristée. Elle faisait tous les efforts du monde pour ne pas pleurer. La haute prêtresse de Thaä pénétra dans la pièce avec un verre d'eau et le tendit à la mzékils, sans omettre de me lancer un regard meurtrier.

Je suis navrée, Sëya… Les jours à venir vont être durs mais je serais à tes côtés. annonça la tahora.
Merci… répondit la principale intéressée.
La personne chargée de l’héritage viendra demain.
D’accord…

Je regardais Sëya avec attention, me demandant si elle n'allait pas céder à la tristesse au moindre mot, au moindre geste… Je soupirai et pris finalement la parole à mon tour :

C'est… une maigre consolation mais… Vous pourrez aussi compter sur ma présence, Dame Sëya… Si tout va bien je suis encore là pour deux mois…  

Loreleï grimaça mais se retint de dire quoique se soit de désagréable à mon sujet. Je sentais que ça la démangeait mais elle semblait plus préoccupée par l'état de détresse de Sëya plutôt que de me lancer des piques.

Il me reste encore une semaine avant de rencontrer les personnes avec qui je dois conclure mon affaire. Je suis donc pour le moment toute disposée. Si vous avez besoin que je vous aide pour quoique se soit, n'hésitez pas à me le demander.

Je déglutis légèrement et osa finalement rajouter.

Je suis désolée pour votre mère… Mes condoléances…

Je ne savais quoi lui dire d'autre, je n'étais pas très douée pour cela. Pourtant je connaissais tout ce qu'elle ressentait… cette peine, cette détresse… Ce sentiment que plus rien ne sera comme avant… Je lui souris tristement…
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Sam 11 Juin - 19:29
Je retenais mes larmes tant bien que mal. Anna se proposa de rester à mes côté ce qui sembla déplaire à Loreleï mais cela m’enchanta. Je la remerciais chaleureusement en me levant et en lui prenant les mains. Je soupirais et congédiais la prêtresse qui se défendit pour ne pas me laisser seule avec la lorcq. J’insistais donc disant que je souhaitais être seule avec mon amie. A contre cœur, la Grande Prêtresse de Thaä s’en alla. Je regardais Anna d’un œil triste et las. Je lui demandais :

Comment avez-vous surmonté la mort de votre mère ?

Je soupirais et me mis à pleurer silencieusement. J’enfouis mon visage entre mes mains après m’être assise sur un des fauteuils. Penser qu’elle était à jamais partie me fendait le cœur en mille morceaux. J’aurais aimé que Morianne soit là, mais ça n’était pas le cas. Je soupirais encore une fois étouffant un gémissement de douleur. J’aurais tant aimé qu’elle tienne jusqu’au retour de ma belle mzékils. Mais la vie en avait décidé autrement. Je gémis et serrais les dents. Le visage caché par mes mains, je ne voyais pas la tête que faisait Anna. Je m’en voulais d’être si faible. Je ne voulais pas sembler désemparée mais c’était le cas. On frappa à la porte. J’invitais la personne à entrer. C’était une vieille arcaëllienne appartenant à la race des xens. Elle m’indiqua que le repas était servi. Je n’avais pas faim et lui fit part de ce fait. Elle me répondit :

Mademoiselle Sëya, il faut manger même quelques miettes… Venez avec votre amie.

Nous la suivîmes jusqu’à la salle à manger. Il y avait des sandwiches à la dinde et au poulet. Les serviteurs avaient dû se douter que je ne mangerais pas grandement. Loreleï était déjà attablée. Elle buvait un verre d’eau en silence sans nous regarder. J’invitais Anna à prendre place à table. Puis, à contre cœur, je pris un des sandwiches disposés sur un plateau. Je croquais dedans et me rendis compte que j’avais tout de même faim. J’engloutis trois morceaux puis montais dans ma chambre afin de dormir. J’ordonnais à un serviteur de montrer les chambres de nos invitées.
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Dim 12 Juin - 11:13
Loreleï fut congédiée, à mon plus grand soulagement, tandis que Sëya prenait mes mains dans les siennes, me remerciant de ma proposition. Une fois la prêtresse partie, elle me demanda alors :

Comment avez-vous surmonté la mort de votre mère ?

Je la fixai alors du regard, plongeant mes yeux dans les siens. Je cherchais une réponse… Avais-je vraiment surmonté la mort de ma mère ? D'une certaine manière oui… Mais pas de la meilleure manière qui soit… En tout cas j'en doutai grandement. Je soupirai et laissai Sëya s'installer dans un fauteuil alors qu'elle se prenait la tête dans les mains en se morfondant.

J'ai… pris les choses en main… Je ne me suis pas laissée abattre… Il m'arrive encore de pleurer sa mort parfois… Mais montrer des larmes, pour une noble dame comme moi, n'est pas convenable… Alors je ne le fais que quand je suis seule… La tristesse ne résoudra rien, Sëya… mais l'éviter n'est pas non plus une solution… Il faut faire le deuil… accepter les choses comme elles sont… et trouver du réconfort là où il est.

Oui… trouver du réconfort là où il est… Et j'avais choisi de suivre la voie du dieu Özan comme seul réconfort. Mon maître était la seule personne qui avait eut pitié de moi… Il était la seule voie que je pouvais accepter, la seule voie que mon cœur gelé pouvait emprunter.

Je tournai mon regard vers mon amie qui était en train de pleurer. Je ne pouvais rien y faire… Elle devait accepter cette souffrance pour mieux la supporter plus tard… Je pouvais juste lui apporter mon réconfort, rien de plus… c'était bien maigre, moi qui avait du mal à montrer quoique se soit comme sentiment… Je tendis un main vers son épaule alors qu'elle avait le visage enfoui dans ses mains mais me ravisa quand on frappa à la porte.

Une servante entra pour nous dire que le repas été servi. Sëya objecta qu'elle n'avait pas faim, ce que je comprenais parfaitement. Quand ma mère avait été tuée, j'avais mis quelques jours avant de me nourrir correctement… jusqu'à ce que la faim ne soit plus supportable et me rende folle. La domestique insista, et je me penchai alors doucement vers mon amie.

Venez, Dame Sëya, je sais que vous n'avez pas le cœur à manger, mais vous verez… ça vous fera du bien.

Elle hocha de la tête et fini par accepter de m'accompagner jusqu'à la salle à manger. Nous nous installâmes autour de la table où se trouvait déjà Loreleï. Je ne lui prêtai pas attention et elle en fit de même. Sëya se saisit d'un sandwich et commença à mordre dedans avec appétit. Je me saisis de l'un d'eux et le regardai avec intrigue.

Drôle de plat… Je n'ai jamais vu ça… dis-je avec étonnement. Comment cela s’appelle-t-il ?
Des sandwichs, madame, m'expliqua une servante.
Oh… Sandwichs ? Hum ?

Je croquai alors dedans et fit une petite moue étonnée. C'était plutôt bon en réalité. Je ne fis que quelques bouchés du sandwich et vit alors Sëya se lever, nous expliquant qu'elle était épuisée et qu'elle partait dormir. Je lui souhaitai bonne nuit, simplement pour la forme, mais je savais qu'elle allait passer une nuit horrible à se lamenter. Il m'avait été difficile de fermer l'oeil quand ma mère était morte, et je ne m'étais endormi que d'épuisement, après avoir vidé toutes les larmes de mon corps.

Je soupirai et mangeai encore deux ou trois sandwichs sous les yeux sidérés de Loreleï qui se demandait comment je pouvais être aussi fine à manger autant.

Je suis une lorcq, soupirai-je. Et les lorcqs, ça mange beaucoup…

Elle fit une moue réprobatrice, comme si elle voulait dire : « Je le savais... » et finit par quitter la salle à son tour. Le mien ne tarda pas à venir. Je me levai et m'adressai alors à une servante pour qu'elle veuille bien me conduire à ma chambre. Elle m'y mena sans un mot, juste un « S'il vous plaît. » et me laissa finalement seule dans ma chambre après un « Bonne nuit. ». Je me défis de tous mes habits et alla prendre une toilette bien méritée. Une servante vint apporter les affaires que j'avais fait venir au manoir afin que j'ai de quoi me changer. Je la remerciai à travers la porte de la salle d'eau et attendit qu'elle parte.

Mes longs cheveux blonds détachés, entièrement nue, je me dirigeai alors vers mes affaires pour sortir de la valise une nuisette de couleur noire, faite de satin. Je l'enfilai rapidement et me coucha dans mon lit. Le sommeil ne vint pas cette nuit là. Le souvenir de ma mère me revenait sans arrêt en tête. Je ne pus que rester là, allongée, à fixer le plafond toute la nuit. Je passai alors la nuit à réfléchir…
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Dim 12 Juin - 13:36
J’étais étendue dans mon lit, pleurant en silence. Pourquoi n’avais-je rien pu faire ? Pourquoi Thaä n’intervenait pas ? Pourquoi ma mère était-elle ainsi partie ? Sans que je puisse lui dire un dernier mot… Je soupirais. Tout cela était injuste mais je devais me faire une raison. Ma mère était morte et ce pour toujours. Il fallait que Gar’Haz la conduise en son Royaume. J’implorais Jurk d’être clémente avec l’arcaëllienne qu’elle avait été. Elle n’avait jamais mal agi que je sache. Toujours posée et douce. Un hoquet de chagrin souleva ma poitrine. Je me mis en position fœtale priant pour que Morianne revienne vite. Mais les prières sont rarement exaucées. Même pour l’enfant d’une Divinité. J’entendis frapper discrètement à ma fenêtre. Je me levais et allais voir. C’était un piaf de mille et une couleurs, ma mère biologique. J’ouvris la fenêtre et l’oiseau entra et se lova contre moi. Je caressais sa tête en pleurant.

Tu ne peux pas la faire revenir, n’est-ce pas ? Mais… Merci d’être là. Je… C’est tellement douloureux. Je ne sais pas si je m’en sortirais… Avec Morianne sûrement. Tu sais, tu aurais dû être là quand elle est partie plutôt que d’agresser Anna… Mais je ne t’en veux pas. Tu veux me protéger de tout mal, comme tout parent le ferait.

Je déposais l’oiseau sur le lit et m’allongeais sur le dos, les bras croisés derrière la tête. Je restais éveillée toute la nuit alternant entre pleures et colère. Quand l’aube naquit, je me levais et allais à la salle d’eau me débarbouiller. Je m’habillais ensuite et descendis les marches menant à l’étage inférieur. J’allais dans la chambre de ma mère. Elle semblait dormir paisiblement. Son visage était détendu et serein comme si elle était soulagée. Je déposais un baiser sur son front froid et quittais la pièce. Je dévalais le dernier escalier et allais dans la salle de repas. Là je tentais tant bien que mal d’avaler quelque chose pour tenir jusqu’au déjeuner. Les serviteurs furent surpris de me voir si matinale.

Loreleï et Anna doivent encore dormir. Préparez leur un bon petit-déjeuner.

Je me levais et quittait la salle pour aller dans le jardin voir les roses s’épanouir.

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Dim 12 Juin - 14:16
J'étais resté toute la nuit éveillée, ne trouvant pas le sommeil. Je m'étais posée beaucoup de question cette nuit là, me demandant si tout ce que je vivais en ce moment n'était pas une simple illusion, un rêve… Non… c'était bien la réalité, ce que je voulais dire par là, c'était que je pensais que ce moment de calme, de tristesse et de mélancolie n'était qu'un passage dans ma vie. Un jour je reviendrai à Mar'Baal… Un jour je reprendrai les armes… Mais je me demandai ce que Sëya penserait de moi si elle savait qui j'étais vraiment… Elle me considérerait sûrement autrement. Elle me jugerait comme un assassin. Mais c'était faux… Je ne faisais qu'obéir à ce que je croyais juste… Je ne faisais que tuer ceux qui se dressaient devant la justice de mon maître.

Étais-je encore seulement capable de ressentir de la pitié ? Je ne savais pas… mais la mzékils me ressemblait tellement… en certains points nous étions tellement semblables… Et si un jour j'avais à l'affronter ? Pourrais-je seulement lever mon épée contre elle ? Pourrais-je seulement la regarder en face et la tuer froidement ? Au fond de moi j'avais peur de la réponse, au fond de moi je ne pouvais accepter cela. La tuer ne reviendrait-il pas à me tuer moi-même ? A écraser la dernière lueur de bonté qui vivait en moi ?

Alors que je me posais ces questions, le soleil commençait à peine à pointer à l'horizon. Je soupirai, et me levai, cela ne servait à rien de rester allongée ainsi. J'allai faire ma petite toilette matinale et me revêtis, gardant ma robe noire qui était de circonstance à présent. Je descendis les marches des escaliers et fut accompagné par une servante plutôt zélée qui m'invita à rejoindre la salle à manger pour y prendre le petit déjeuner. En chemin elle me fit part que Sëya était réveillée.

Où est-elle ? demandai-je abruptement.
Heu… je… Dame Sëya est dans le jardin. Elle…
Menez-moi à elle ! ordonnai-je tout aussi sèchement.
Vous ne voulez pas prendre votre petit déjeu…

Je lui lançai un regard froid et antipathique, lui faisant comprendre qu'elle ferait mieux de ne pas discuter ma demande. Elle me conduisit jusqu'au jardin où elle s'excusa de m'avoir fait attendre. Je soupirai et la laisser partir, me tournant à présent vers Sëya qui était en train d'admirer les roses que j'avais observé à travers la fenêtre la veille au soir.

Elles sont magnifiques, dis-je avec un léger sourire, surprenant quelque peu mon hôte dans sa contemplation. Hum… Excusez-moi… Bonjour dame Sëya.

Je m'inclinai, soulevant légèrement ma robe pour la saluer. Je m'approchai un peu d'elle puis tournai mon regard vers les fleurs.

Ma mère et moi, nous adorions les roses… Nous passions beaucoup de temps dans le jardin à les admirer… J'aime toujours autant ces fleurs. Celles qui poussent encore dans notre jardin sont rouges… mais j'aime beaucoup la couleur de celles-ci. Elles sont très jolies. Vous aussi, vous aimez les roses ?

Lui demandai-je innocemment. Je voulais parler de sujets un peu triviaux, quelque chose qui ne lui ferait pas trop penser au décès de sa mère. Difficile de ne pas y penser, mais il fallait bien continuer à vivre, et je comptais bien lui faire un peu changer les idées.
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Dim 12 Juin - 17:04
Contemplant les roses bleues de ma défunte mère, une larme glissa sur ma joue. Elle les aimait tant… Maintenant elle ne pourrait plus les regarder s’épanouir. Je sursautais lorsqu’Anna me salua. Je ne l’avais pas entendu arriver. Me tournant vers elle, je lui rendis ses salutations avec un sourire triste ne sachant que dire. Elle me parla de sa mère et elle et des roses rouges de celle qui l’avait élevée. Je soupirais doucement ne sachant que répondre malgré la question où je ne pouvais que dire oui. J’aimais les roses, je les trouvais attrayantes. Elles étaient à la fois belles et piquantes. Un peu comme ma personnalité. Ma mère me comparait souvent à ces fleurs en disant de moi que j’étais une rose qui s’épanouissait doucement. Ce souvenir me fit mal au cœur. Elle ne pourrait plus jamais me le dire. J’invitais la lorcq à marcher un peu dans le jardin. Alors que nous avancions, un petit hérisson traversa devant nous un ver dans la gueule. Lui aussi devait prendre un repas matinal. Je soupirais, ma mère ne mangerait plus jamais. Une servante nous rejoignit venant m’informer que l’embaumeur était là. Je la remerciais et lui dis de le conduire au corps de ma défunte mère. Elle acquiesça et s’en alla. Je m’assis sur un banc dans le jardin. Il était peint en vert clair. Il ne dénotait pas avec le paysage comme ça. Je croisais les jambes et invitais Anna à se joindre à moi. Dans cette partie du jardin il y avait des framboisiers et d’autres arbres fruitiers. Je cueillis une framboise et la portais sans m’en rendre compte à ma bouche. Une fois le fruit avalé, je regardais la lorcq et lui demandais comment elle avait dormi. Je n’étais pas des plus bavardes ce matin. Loreleï arriva alors. Elle jeta un regard courroucé à Anna et me regarda ensuite.

La personne pour l’héritage est dans le petit salon, il t’attend.

Je soupirais doucement et me levais après avoir décroisé mes jambes. Je suivit la prêtresse dans les allées du jardin et entrais dans le manoir allant jusqu’au petit salon. C’était un grand mzékils d’un âge certain. Son dos était vouté et ses yeux gris semblait me scruter jusqu’au tréfonds de l’âme. Je m’assis en face de lui.

Bonjour, Dame Sëya. Je me nomme Zack Lötern. Je suis là pour vous faire signer les papiers de succession. Je sais que ce n’est pas le meilleur moment mais il faut en passer par là. Au passage, toutes mes condoléances pour votre mère, c’était une bonne arcaëllienne. Elle a déjà réglé les sommes de la succession, vous n’avez qu’à signer là et ici. Ensuite je m’en irais et tout vous appartiendra.

Il replaça ses cheveux gris derrière ses oreilles. Je le remerciais et signais les documents sans parler. Puis il se leva, me salua et partit sans un mot les parchemins sous le bras. Je quittais le petit salon et partie rejoindre Anna dans le jardin sur le banc où je l’avais laissé.

Maintenant je suis propriétaire…. Ça me fait une belle jambe tiens… Je préférerais que ma mère soit en vie… Si seulement il y avait eu un remède…
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Dim 12 Juin - 19:01
Je suivis paisiblement Sëya dans sa promenade dans le jardin. Nous aimions visiblement toutes les deux ce genre de moment oisif, à contempler la beauté de la nature et apprécier le calme qu'offrait le jardin. Sur le chemin nous rencontrions un petit hérisson, un gros vers bien juteux en gueule, passer devant nous. Je pencha la tête sur le côté d'un air intrigué et regarda la créature s'en aller plus loin.

Après qu'une servante eut averti Sëya que l'embaumeur était arrivé, nous nous assîmes sur un banc. Je croisai les jambes tout comme elle, mais dans le sens opposé. Je la regardai alors intriguée quand je la vis cueillir une framboise et la porter à sa bouche avant de n'en faire qu'une bouchée. Elle me regarda alors et me demanda si j'avais bien dormi.

Je... n'ai pas vraiment dormi... mais ça n'avait rien à voir avec le confort des lieux, je vous l'assure... Je...

C'est alors que Loreleï se présenta à nous, me lançant un regard courroucé. Je cessai alors de parler et soupirai. La peste soit de cette maudite prêtresse ! Si je pouvais lui arracher les yeux...

La personne pour l’héritage est dans le petit salon, il t’attend. annonça-t-elle.

Sëya la suivit et me laissa seule le temps de régler ses affaires. Je soupirai et regardai autour de moi. J'avais faim. Je regrettais à présent de ne pas avoir mangé de petit déjeuner. Je piquai alors quelques framboises à côté de moi et en mangeai quelques unes. Elles étaient exquises, juste ce qu'il faut de sucré et d'acidité pour un tel fruit. Je soupirai de soulagement et tournai mon regard en l'air.

Sëya revint finalement quelques minutes plus tard et je tournai mon regard vers elle. Toujours aussi froid, toujours aussi indifférent... Pourtant je ne détestai pas cette arcaëllienne... c'était juste mon expression habituelle.

Maintenant je suis propriétaire…. Ça me fait une belle jambe tiens… Je préférerais que ma mère soit en vie… Si seulement il y avait eu un remède… dit-elle, d'un air mélancolique.
On ne peut malheureusement pas défaire ce qui a été fait... encore moins ramener les morts à la vie... Qu'allez-vous faire à présent ? Vous disiez l'autre jour que vous et votre amie voyagiez souvent... Mais maintenant que plus personne n'est là, hormis vous et vos domestiques... comment allez-vous faire ? Allez-vous continuer à voyager ? lui demandai-je.
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Lun 13 Juin - 14:27
Maintenant je suis propriétaire…. Ça me fait une belle jambe tiens… Je préférerais que ma mère soit en vie… Si seulement il y avait eu un remède…
On ne peut malheureusement pas défaire ce qui a été fait... encore moins ramener les morts à la vie... Qu'allez-vous faire à présent ? Vous disiez l'autre jour que vous et votre amie voyagiez souvent... Mais maintenant que plus personne n'est là, hormis vous et vos domestiques... comment allez-vous faire ? Allez-vous continuer à voyager ?
J’avoue être perdue… Je ne sais pas trop quoi faire mais je suis un peu comme ces oiseaux. J’aime errer dans le monde. Et puis… J’ai une mission. Je dois protéger le monde.

Je soupirais, retenant une montée de larmes. Je ne voulais pas sembler faible devant Anna et encore moins me remettre à pleurer. Je croisais les jambes, assise sur le banc. Je cherchais quelque chose à dire mais rien ne vint. Alors je restais silencieuse et contemplais les fleurs de ma mère. Ça m’énervait de la savoir morte, c’était si injuste. Je jouais nerveusement avec mes mains songeant à faire autre chose de plus utile. Une servante s’avança dans le jardin et s’approcha de nous. Elle apportait des boissons et de quoi manger. Je pris une tranche de pain à la confiture et un verre de lait au miel et la remerciais. Elle me demanda s’il fallait faire autre chose, je répondis par la négative. Elle déposa le plateau sur une petite table à droite d’Anna. Je bus mon lait en silence sans me soucier de ce qui se passait alentours. Une fois le verre finit, je me levais et le posais sur le plateau.

Je ne sais que dire, c’est tellement douloureux que j’ai le sentiment de devenir folle.

Je soupirais et regardais du coin de l’œil Anna lorsque Loreleï arriva. Cette dernière prit un croissant sur le plateau et me demanda ce que je comptais faire cette après-midi. Elle m’informa que les obsèques auraient lieu demain au cimetière de la ville. Elle s’occuperait de la cérémonie avec un prêtre de Gar’Haz. Je hochais la tête un peu tristement. Je ne voulais pas que l’on mette ma mère dans une boite six pieds sous terre.

Le type du funérarium viendra cette après-midi pour te faire choisir un cercueil. Il faudra aussi choisir des fleurs.
Des roses bleues. Mère les affectionnait tout particulièrement. Loreleï, voulez-vous vous charger du croque mort ? Je… Je n’ai pas envie de le voir…
Oui… Bien sûr mais… Le choix du cercueil t’appartient.

Je soupirais, lasse. Je ne savais pas quoi dire ni faire. J’acceptais donc de choisir la boite où le cops de ma mère reposerait.
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Lun 13 Juin - 20:36
Maintenant je suis propriétaire…. Ça me fait une belle jambe tiens… Je préférerais que ma mère soit en vie… Si seulement il y avait eu un remède…
On ne peut malheureusement pas défaire ce qui a été fait... encore moins ramener les morts à la vie... Qu'allez-vous faire à présent ? Vous disiez l'autre jour que vous et votre amie voyagiez souvent... Mais maintenant que plus personne n'est là, hormis vous et vos domestiques... comment allez-vous faire ? Allez-vous continuer à voyager ?
J’avoue être perdue… Je ne sais pas trop quoi faire mais je suis un peu comme ces oiseaux. J’aime errer dans le monde. Et puis… J’ai une mission. Je dois protéger le monde.

Une mission ? Protéger le monde ? Je regardai Sëya, intriguée, me demandant si ce qu'elle disait était vrai. Probablement… Si mes soupçons étaient juste, elle était la fille de Thaä et avait donc une importante mission… Protéger le monde était ça mission ? Qu'elle était la mienne alors ? Moi aussi je me battais pour un monde meilleur… Non… Nos missions étaient totalement différentes en réalité. Je venais enfin de comprendre : Sëya avait pour mission de protéger le monde tel qu'il l'était… Moi ? Je voulais le changer, le rendre meilleur. Mon maître m'avait dit que pour cela nous devions faire des sacrifices. Oui… C'est pour cela que j'avais accepté de me battre à ses côtés, c'est pour ça que je me battais pour les Hayert'Vaäl, pour changer le monde. Je soupirai en fermant les yeux.

Hum… Je vois… C'est donc ça…

Une servante arriva pour nous apporter une petite collation. Je la remerciai gracieusement, je mourrais de faim et elle arrivait à point nommé. Je ne me fis pas prier pour me servir et mangeai à ma faim. Alors que je croquais dans un croissant, je vis Sëya se lever poser son verre sur le plateau à côté de moi.

Je ne sais que dire, c’est tellement douloureux que j’ai le sentiment de devenir folle.

Je soupirai à nouveau. Je savais ce que c'était… Je savais ce que cette douleur pouvait faire à quelqu'un. Je me demandai encore si je n'avais pas moi-même cédé à cette folie… Intérieurement je souhaitais qu'elle ne cède pas à cela, pas elle…

Vous avez encore votre amie… elle reviendra bien assez tôt… Vous… Ne cédez pas à cette peine et à cette folie… Je suis sûre que…

Je m'arrêtai, encore une fois interrompue par l'arrivée de la prêtresse. A chaque fois qu'elle venait, je cessais de parler… c'était plus fort que moi… je n'avais pas envie qu'elle entende ce que j'avais à dire à Sëya. Elle nous informa que les obsèques auraient lieu demain.

Le type du funérarium viendra cette après-midi pour te faire choisir un cercueil. Il faudra aussi choisir des fleurs.
Des roses bleues. Mère les affectionnait tout particulièrement. Loreleï, voulez-vous vous charger du croque mort ? Je… Je n’ai pas envie de le voir…
Oui… Bien sûr mais… Le choix du cercueil t’appartient.

Je soupirai, triste pour Sëya. Je savais que ça serait difficile pour elle. Une fois enterrée, et seulement à ce moment là, c'est là qu'elle se rendrait compte… c'est là qu'elle lui dira adieu pour toujours et c'est seulement là qu'elle pourra faire son deuil. Je n'avais pas envie qu'elle souffre toute seule comme moi…

Je… je viendrai aussi… je ne peux pas vous laisser seule… Enfin… si vous le voulez bien… évidemment…

Loreleï leva un sourcil à mon encontre.

Vous êtes vraiment inquiète pour elle ? s'étonna-t-elle.
Oui… Je… Je suis la mieux placée pour l'aider… Je suis déjà passée par là… soupirai-je.
Vous m'étonnez, Anna… Mais soit… si Sëya n'y voit pas d'objection… Vous pouvez l'accompagner… Ne trahissez pas ma confiance, Anna…
Je vous remercie, Sœur Loreleï…

Je lâcha un petit sourire triste à Sëya. Nous étions destinées à devenir ennemies, je le sentais au plus profond de moi, pourtant… j'avais un profond respect pour elle, je n'avais pas envie qu'elle vive ce que j'avais vécu seule…
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Mar 14 Juin - 12:30
Loreleï et Anna parlèrent sans que j’écoute ce qu’elles disaient. J’étais distraite par un papillon noir qui venait de se poser sur ma main délicatement. Je n’osais pas bouger de peur qu’il s’en aille. Je l’observais avec douceur le trouvant beau. Il égaya un peu ma journée ce petit insecte. Le reste de la matinée se passa dans le silence jusqu’à l’heure du déjeuner. Je me rendis vers la salle à manger et m’assis à la grande table. C’était trop calme sans mère. Une larme, solitaire, coula le long de ma joue. On nous apporta de la viande de canard et des haricots verts. Je touchais à peine à mon assiette, poussant les aliments avec dégoût. Loreleï me signifia que je devais manger. Je coupais un bout de viande et le portais à ma bouche. Je le mâchais durant cinq bonnes minutes. J’eus du mal à déglutir la bouilli de viande mais y parvins quand même.

Après le repas, j’allais dans ma chambre dormir un peu. Loreleï vint me réveiller avec Anna pour m’informer que le type du funérarium était là. Je restais un instant sans voix puis je me levais et allais dans le petit salon. L’arcaëllien, un aracnor, me salua chaleureusement en me présentant ses condoléances. Il m’invita à aller dans la cour afin de voir ses pièces. Je hochais la tête et le suivis, flanquée de Loreleï et Anna. Il me montra plusieurs cercueil mais mon choix s’arrêta sur un en chêne foncé. Il me dit que c’était un très bon choix et le déchargea de sa roulotte macabre. Je laissais à Loreleï le soin de s’occuper du reste.

J’étais assise dans le petit salon, plus blanche qu’un linge. Je pleurais à chaude larmes le visage enfouit dans mes mains.
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Mar 14 Juin - 14:24
Je resta silencieuse presque toute la journée, observant et ne faisant que suivre. Après le repas nous étions aller réveiller Sëya, Loreleï et moi pour la mener au petit salon afin qu'elle y rencontre l'aracnor qui devait lui présenter les cercueils qu'elle pourrait choisir afin d'y enterrer dignement sa mère. Ce fut très bref, une fois dans la cour, la mzékils fit rapidement son choix, désignant l'un d'eux qui était fait de chêne foncé. Je me concerta avec Loreleï et finalement la laissai de se charger seule des derniers préparatifs. Je la remerciai malgré notre haine réciproque et m'en allai rejoindre mon amie dans le salon.

Elle pleurait à chaudes larmes, le visage blanc, presque aussi pâle que le mien. Elle avait enfoui son sa tête dans ses mains et sanglotait à n'en plus finir. Je me revoyais encore en elle… assise par terre, à pleurer comme l'enfant que j'avais été au moment où ma mère était morte. On m'avait dit de ne plus pleurer, on m'avait dit de me relever et de cesser ça. Le maître m'avait dit que ça ne servait à rien de se lamenter, qu'elle ne reviendrait plus… qu'il fallait que je venge sa mort… Mais ça ne marcherait pas pour Sëya, et je n'avais pas envie qu'elle devienne aussi insensible que moi.

Je m'approchai d'elle, doucement, je glissai mes bras autour de ses épaules et l'enlaça comme une mère enlace son enfant. À ce moment là je ne savais plus trop qui j'étais, seul comptait pour moi le fait de consoler la mzékils du mieux que je le pouvais. Je penchai ma tête contre la sienne pendant d'une main je frottais son dos pour la rassurer.

Allez-y, Sëya… Vous pouvez pleurer… C'est bien. Si vous êtes triste, c'est que vous avez un cœur… Un cœur aimant et doux… Vous ne devez plus vous retenir… dis-je d'une voix étrangement maternelle.

Je continuai de la tenir dans mes bras, essayant de la réconforter. J'avais l'impression de me comporter comme ma mère à ce moment là. Cela me rappelait quand elle me prenait contre elle pour me consoler. Le contact avec les ailes de la mzékils devait aussi y être pour quelque chose… elles me rappelaient celles de ma mère…

Votre mère était une femme formidable , j'en suis certaine, car vous ne seriez jamais devenue quelqu'un d'aussi formidable sinon. Alors vous devez la pleurer de tout votre saoul… Vous ne devez pas l'oublier… Vous devez vivre avec son souvenir…

Mon cœur desséché vibra étrangement à ce moment là, et alors que je passais une main dans les cheveux de Sëya pour la cajoler maternellement, je sentis une larme couler de mon œil, une seule et unique petite larme. Peut-être n'étais-je pas tout à fait sans cœur après tout.

Soyez forte, Sëya… Et n'ayez pas honte de vos larmes… dis-je d'une voix légèrement émue. Ne laissez pas votre cœur se geler comme le mien…

Non… Pour moi c'était trop tard… mon cœur était déjà trop profondément noirci pour revenir en arrière. Je ne pouvais plus reculer… Mais au moins j'épargnerai celui de la mzékils. J'avais toujours du mal à comprendre pourquoi j'arrivai à me montrer si gentille avec elle… si tendre… cela m'échappait complètement.
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Mar 14 Juin - 19:16
Je sentis quelqu’un me prendre dans ses bras. Ce devait être Anna car peu après j’entendis sa voix tout près de moi. Elle me parla cherchant à me réconforter certainement. Je pleurais tout mon saoul. C’était trop dur et pourtant je m’y étais préparé. Mais la perte d’un être cher est toujours une épreuve qui peut faire basculer une personne dans la folie la plus totale. Pleurant encore et encore, je me blottis contre la lorcq, respirant son parfum. Comme Morianne me manquait. J’avais envie d’être cajolée comme un bébé en cet instant précis. J’avais envie qu’on me dise : «Tout va bien se passer, tu n’es pas seule ». Mais personne ne me dirait ça. J’étais seule face à la douleur. Et rien ni personne ne changerait cet état de fait. Je soupirais dans un gémissement douloureux. Les larmes inondaient mon visage. Cela en valait-il la peine ? Continuer sans ma mère… Oui, sûrement et puis je ne devais pas abandonner ma mzékils ni même les gens qui tenaient à moi. J’hoquetais, cherchant à parler.

M… Mer… Merci…

Sanglotais-je. Je me levais et fis les cent pas tout en pleurant. Il n’y avait plus de doute, ma mère ne reviendrait pas. Je regardais un tableau où elle était représenté debout près d’un rosier en fleurs. En pleine force de l’âge. J’étais à côté d’elle, assise sur une chaise. Je souriais de toutes mes dents. C’était le tableau de ma libération et de mon adoption. Je passais un doigt sur le visage de ma mère.

Il a était peint à mon adoption…. Ma mère était si fière.

Soufflais-je à la lorcq. Mes larmes commençaient à se tarirent doucement. Même si je restais triste. Loreleï entra alors dans la pièce et m’informa que le croque mort était parti avec le corps de ma mère pour le préparer pour la cérémonie du lendemain. Je hochais la tête. Elle parla ensuite à Anna mais je n’écoutais pas.
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Mer 15 Juin - 9:25
La mzékils me remercia pour le soutien que je lui apportais, même s'il était bien maigre. Elle tourna finalement sont regard vers un tableau qui trônait dans la pièce, juste au-dessus d'un magnifique meuble en bois de chêne. Je reconnus en premier lieu la mère de Sëya, même si elle semblait là beaucoup plus jeune et plus en forme. Et à côté une enfant, souriante, qui ressemblait à un modèle miniature de mon amie, et pour cause, c'était bien elle.

Il a était peint à mon adoption…. Ma mère était si fière.
C'est un très joli tableau… Vous êtes toutes les deux magnifiques…

Je voulu rajouter que j'en avais un comme cela dans ma demeure, nous représentant ma mère et moi, mais encore une fois je fus interrompue par la venue de cette prêtresse de Thaä qui avait décidé de toujours arriver dans les moments qu'il ne fallait pas. Elle informa Sëya que le croque-mort avait emmené sa mère pour la préparer à la cérémonie du lendemain. Puis elle se tourna face à moi me regardant d'un œil sévère mais pour une fois pas meurtrier.

Je compte sur vous pour ne pas faire de vague… Les rumeurs vont vite ici… Je ne voudrais pas que vous ternissiez le nom des Nazen… dit-elle d'un ton glacial.
Ne vous inquiétez pas, je sais me tenir.
Ce n'est pas ce que j'ai entendu dire… Il paraît qu'une jeune lorcq aurait fait du grabuge dans une taverne il y a quelques jours… accompagnée d'une mzékils… et qu'elle aurait tranché la main d'un homme…
Il y a beaucoup de lorcq et de mzékils dans cette citée… rétorquai-je froidement.
Oui… mais peu sont aussi bien vêtue que selon ce que j'ai entendu dire de cette lorcq…
Vous auriez préféré que je n'intervienne pas et que je laisse ces malotrus porter la main sur Sëya et moi-même ? avouai-je finalement, irritée.
Non… Mais vous auriez pu vous y prendre autrement et puis…
Ai-je nuis une seule fois à dame Sëya ?
Ce n'est pas…
Répondez !! l'interrompis-je.
Non… C'est vrai… Mais je ne veux pas d'esclandre comme dans cette taverne. Il s'agit d'un événement très important. Si vous…
J'ai bien compris… Ne vous en fait pas…
J'espère bien… Sinon en tant que haute prêtresse de Thaä je rendrai votre vie impossible.

Je soupirai et fit signe que j'avais compris. J'étais lasse de cette conversation, je ne voulais rien entendre de plus de cette prêtresse. Elles avaient toutes le don de m'énerver, même celle des fidèles d'Özan… seul mon maître m'inspirait vraiment la foi…

Loreleï s'en alla finalement, disant qu'elle avait d'autres affaires à régler, je me tournai alors vers Sëya qui ne semblait pas avoir écouté la conversation. Bien évidemment… ses pensées étaient ailleurs.

Je crois que vous avez besoin de vous changer un peu les idées… quoiqu'il est peut-être encore un peu trop tôt et…

Une servante vint à nous et nous annonça l'arrivée du prêtre qui allait faire la cérémonie du lendemain. Un prêtre de Gar'Haz à n'en point douter. Il venait visiblement présenter ses condoléances à Sëya mais avait aussi sûrement un autre but en venant ici. C'était un homme, plutôt grand, aux cheveux mi-longs, bruns, presque noirs, au visage légèrement creux, mais de forte stature, des épaules carrés et un torse gonflé de muscle. Il devait avoir la trentaine, peut-être même la quarantaine. Ses yeux étaient aussi noir que la nuit, et il y avait à l'intérieur quelque chose de sinistre, comme une lueur faussement bienveillante. Il s'adressa à mon hôte avec une voix grave et et posée, qui incitait quiconque l'entendait au silence.

Excusez-moi, Dame Nazen ? Je me présente, prêtre Kuïren, serviteur de notre seigneur Gar'Haz. Je tenais à vous présenter mes condoléances pour votre mère. Puisse notre seigneur et maître du Royaume de l’au-delà lui apporter la paix éternelle.

Il fit une pause et prit le temps de regarder la réaction de Sëya et me jeta un rapide coup d’œil. Je sentais son regard perçant, comme s'il essayait de lire en chacun de nous.

Rassurez-vous, mon enfant, je n'en ai pas pour longtemps. Je voulais simplement vous présenter quelques textes afin que vous choisissiez le plus adapté pour le réciter lors de l'enterrement. Je comprendrai que vous n'ayez pas la tête à cela. Si cela vous ennui je verrai cela avec sœur Loreleï.

Il me jeta à nouveau un bref regard, et je crus le voir sourire un moment, mais peut-être n'était-ce que mon imagination. Je ne savais pas que penser de ce prêtre… Je le trouvais bien étrange et ça présence me gênait…
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