L'Aube des Mondes
Bonne visite dans notre univers.

Sam 28 Mai - 11:35
J’étais de retour à Hytraz et rien n’avait changé. On me haïssait toujours autant. J’étais allé voir la Reine pour lui faire un rapport sur l’attaque de Maäl. Une fois fait, j’étais resté quelques jours puis avait pris la poudre d’escampette désirant découvrir le monde. J’avais pris un navire au hasard et était descendue à la première escale. Je me retrouvais donc à Zaay, dans le sud de l’île. Je m’étais rendu à la capitale, espérant rencontrer des gens sympas. Errant dans les rues, je ne faisais pas grand-chose de mon temps. J’observais les bibelots et autres tissus, j’ai même acquis une nouvelle épée. Plus légère et plus facile à manier que ma vieille épée de garde Royal. Elle était finement ouvragée et très belle. J’étais fière de la porter. Je regardais le ciel, assise sur un banc. Ça commençait à se couvrir méchamment. Un orage allait éclater. Je décidais de retourner à l’auberge où j’avais établi mes quartiers.

Assise à une table je mangeais un quartier de porc avec des pomme-de-terres douces tout en buvant une bière bien trop amère. Une fois que j’eus finie mon repas, la pluie qui tombait drue, laissa apercevoir un voyageur courant vers la porte de l’auberge. En fait, c’était une barde, cool il y allait avoir de la musique. La barde s’installa près de l’âtre afin de se sécher un peu avant d’entamer sa prestation. Je lui fis un sourire condescendant auquel elle répondit timidement.

Quand elle fut à peu près sèche, elle alla sur l’estrade et commença une mélodie. Elle avait pris une grande inspiration avant puis entama son air :


J’écoutais avec délice la douce voix de la barde. C’était très agréable. L’auberge fut vite silencieuse écoutant les paroles de la mélodie. Je me rendis alors compte que la seule place de libre était à ma table. J’allais peut-être rencontrer quelqu’un. Ce serait super ça. Une nouvelle rencontre. Ou peut-être une ancienne connaissance… Comment savoir. En tout cas la porte de l’auberge s’ouvrit laissant entrer quelqu’un. Je souris et commandait une bouteille d’hydromel ne finissant pas ma bière. On me déposa la bouteille ainsi qu’un verre. Je me servis et bus avec délice. Sensation bien agréable. Je songeais un instant à Emmä qui devait être je ne sais où. Je soupirais et baissais la tête.
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Sam 28 Mai - 22:02
Aquatä:
 

Neyrä:
 

Ça faisait pas loin de deux mois que mes hommes et mois voguons sur les flots à la recherche d’une destination où nous poser. Le temps n’est pas très au beau, il est même carrément pourri à en juger les nuages noirs qui s’amoncèlent au fil des heures et la teinte grise que prend le ciel qui était pourtant bleu ce matin. La mer qui était calme, se met soudain à former de petites vagues  qui ballottent un peu le Bloody Moon alors que je donne un dernier coup de main à mes hommes avant d’aller regagner ma cabine.

Quand j’entre, Aquatä sort de l’eau, un peu inquiète…

« Un orage se prépare Wolf, il faudrait trouver une destination avant d’être pris dans une tempête. – me dit mon Aässila préférée

- Tu parles ! Ça c’est encore qui un con qui a eu la brillante idée de provoquer ma mère. »

Je jette un œil à ma jolie rousse à queue de poisson puis baisse mon regard sur les deux coquillages mauve irisés et nacrés qui forme son joli bustier avant de sourire en coin tout en m’approchant de son bac et de coller mon front à la vitre. Je lève une main et la plonge dans le décolleté d’Aquatä dont le visage prend une teinte aussi rouge que nos cheveux à ce contact.

« Oooh mais dis-moi, tu en as là-dedans maintenant. Tu as moins l’air d’une planche à pain qu’il y a quelques années, ma jolie~

-HIIIII !!! WOLF ARRÊTES CA TOUT DE SUITE !!! Tu ne peux pas être sérieux deux minutes non ?! Tu ferais mieux de nous trouver un endroit où nous accoster au lieu de me peloter la poitrine.

- T’es vraiment pas marrante, ma vieille. » Grognais-je en quittant son bac pour m’asseoir à mon bureau.

Je me mets à consulter mes cartes, quand je sens une odeur iodée près de moi et deux bras humides se glisser autour de mon cou tendrement. Elle penche la tête et m’embrasse doucement sur la joue en collant sa poitrine contre mon dos.

« Je peux être marrante, Wolfie mais pas dans les cas d’urgence comme maintenant et tu le sais bien.

-Ouais… bon en dirigeant les vents à notre avantage, on pourra mouiller dans le port de Brékïl’Han. C’est la capitale de Zaay, et je pense que d’ici ce soir, ça devrait le faire. J’reviens, je vais donner mes ordres aux gus sur le pont. »

Je lui décoche un rapide baiser sur les lèvres puis elle retourne dans son bac, sachant que ça risque de secouer un peu d’ici quelques minutes. Je vais sur le pont et prend momentanément la barre alors que le vent commence à souffler assez fort…

*Parfait ! c’est parti*

Je tourne la barre à bâbord puis maintient le cap sur quelques mètres avant de passer la barre à Neyrä, mon second. Je lève ensuite un bras et manipule le vent de telle manière à ce que mon navire puisse prendre la vitesse nécessaire tout en donnant mes directives pour maintenir le cap jusqu ‘à destination. Et lorsqu’enfin nous voyons les premières lueurs du port, je baisse mon bras en souriant quoiqu’un peu épuisé mais content de nous avoir menés à bon port sans trop de bobos.

Je retourne à ma cabine pour voir mon Aässila rousse aux yeux océan finir de se vêtir : elle porte une chemise bouffante blanche un peu ouverte ainsi qu’un corset de cuir mauve. Sa queue est devenue une belle paire de fines gambettes blanches qu’elle habille d’une paire de cuissardes de cuir vertes foncés et noires mettant bien en valeur le petit short marron foncé qu’elle porte. Sur sa tête trône un magnifique tricorne noir à dorure avec un coquillage mauve irisé que je lui avais ramené.

« Oh non, j’ai loupé le meilleur.

-Tu auras tout le temps d’admirer le « meilleur » quand on aura trouvé une auberge,  vu ce qui se prépare, mon cher~ » Me dit-elle de sa voix douce et cristalline tout en brossant ses longs cheveux roux.

Je lui tends la main et sors de ma cabine avec elle puis m’assure personnellement que le Bloody Moon soit bien amarré et attaché avant de descendre du bateau en compagnie de ma douce et sensuelle Aquatä et Neyrä, partant immédiatement à la recherche d’une auberge.

Nous ne mettons pas longtemps à en trouver une des fenêtres de laquelle sort un son mélodieux qui fait sourire Aquatä et qui nous attire alors qu’il commence à tomber des cordes, me faisant grogner au passage et priant intérieurement ma chère mère de ne pas trop s’énerver pour ne pas mettre mon rafiot en pièces. Lorsque nous franchissons la porte, Neyrä se cale au comptoir en voyant la foule et nous laisse Aquatä et moi nous diriger vers la seule table de libre et à laquelle une Xen brune est déjà assise.

Poliment je la salue et m’excuse de la déranger en lui demandant s’il possible de nous asseoir avec elle…


« Bonsoir gente dame, nous permettez-vous, à mon amie et moi-même de prendre place à votre table ? »
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Dim 29 Mai - 9:47
Relevant la tête, je regardais l’inconnu qui venait de me parler et son amie. Je leur fis signe de s’asseoir en disant qu’il n’y avait pas de problème. La barde entama une nouvelle chanson :


Je soupirais doucement en buvant lentement. Finissant mon verre, je m’en servis un autre. Je regardais les deux arcaëlliens sans les voir. Je songeais à mon passé d’arme vivante. En étais-je toujours une ? Au fond on ne cesse jamais d’être ce qu’on est… Alors, cela signifiait que j’étais toujours au service de Morloc. Non ! Non… Je servais la Reine ! Je l’avais décidé ainsi. J’avais le choix de ma vie.

Je suis Lilith, servante du Royaume. Et vous ?



Je regardais les environs, les discutions avaient repris bon train. Mais le brouhaha ambiant ne cachait pas la voix de la barde. Cette dernière avait d’ailleurs entamé une nouvelle chanson. Elle chantait divinement bien, à se demander si son apparence humaine était sa vraie nature. Peut-être était-elle une Aässila. Ces sirène capable d’avoir des jambes.


Je tapais du pied en rythme avec la chanson puis, rependant à mes deux « invités », je leur proposais de l’hydromel commandant deux verres de plus. Les récipients furent déposaient sur la table et je les remplis.

Que faites-vous ici ? Voyage ?
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Dim 29 Mai - 21:27
Il y avait beau avoir un foutoir niveau bruit dans ce bastringue, il n’empêche que la voix de la barde arrive toujours à surplomber le brouhaha. Neyrä, comme à son habitude lorsqu’on se trouve en public, décide de s’isoler au comptoir. Ça m’emmerde pour lui mais parfois j’oublie que la foule et lui ça fait deux. Toutes les tables sont prises sauf une où il reste encore de la place mais elle est tout de même occupée par une xen brune qui semble à la fois absorbée par le chant de la barde et ses propres pensées.

Poliment et tenant par la main Aquatä dont le regard et dirigée vers la barde, je salue la xen et lui demande si ça la dérange que mon Aässila et moi-même prenions place avec elle. Elle relève la tête et nous fait signe de prendre place à notre tour. D’un signe de tête et d’un sourire, je la remercie avant de m’asseoir le premier puis installe Aquatä, qui la remercie à son tour,  sur mes genoux. En silence, nous écoutons le chant de la barde qui finit son premier morceau avant d’en entamer un autre. Absorbé par le chant tout entortillant une mèche de cheveux roux d’Aquatä mon attention est soudainement attirée par la voix de notre aimable hôtesse de table.

« Je suis Lilith, servante du Royaume. Et vous ? »

Je souris avant de me pencher pour répondre…

« Je suis corsaire au service du Royaume et je me nomme Wolfängar le Sanguinaire. Je vous présente mes deux compagnons… - je lui désigne Neyrä qui se trouve au comptoir devant une assiette de viande de porc avec des pommes de terre sautées aux oignons- le morfale brun que vous voyez au comptoir et qui ne nous attend pas pour manger c’est mon second : Neyrä. C’est un métissé, Elfe et Lorcq. Il est gentil et calme mais a un peu de mal avec la foule. Quant à la charmante créature que vous voyez assise sur mes genoux c’est Aquatä et …elle est à la fois ma sœur et mon amante….quand elle me fait pas la morale.~ Enchanté de vous connaître Lilith. »

Tapant du pied en rythme avec le nouveau morceau alors que mon Aässila commence à danser sur mes genoux, j’appelle une serveuse et lui demande de me servir la même chose qu’à mon compagnon avant de lui demander un menu spécial…

« Vous avez du poisson ?

-Bien entendu, beau roux. »

Rien qu’à cette remarque, je vois ma jolie rousse tiquer et faire une moue de mécontentement …

« Cru ou cuit ?

-Cuit... comme devrait l’être cette idiote.

-Aquatä, pitié, pas ici. »

Je soupire et m’excuse auprès de la serveuse avant de prendre commande d’une assiette de poisson cuit avec quelques pommes de terre sautées aux oignons. Lilith, de son côté, vidait son verre d’hydromel avant de reprendre une bouteille et deux verres pour mon Aässila et moi-même. D’un signe de tête je la remercie alors qu’elle nous sert les verres. J’en tends un à Aquatä et prends l’autre…

« N’essaie pas de m’enivrer pour profiter, toi.

- J’ai pas besoin de t’enivrer pour profiter. Dis donc, je trouve très tendue soudainement, ma vieille. »

Je ricane en buvant une gorgée puis tourne la tête en entendant la question de Lilith sur  les raisons de notre venue à l’auberge alors que dehors, on peut percevoir des coups de tonnerres et des éclairs…

« Que faites-vous ici ? Voyage ?

-Exact. En fait, on doit rentrer à Hytraz mais vu le temps dehors, nous avons préféré faire une escale le temps que la tempête se calme. J’ai déjà vogué en mer agitée mais là, ça relèverait du suicide. Et vous ? Vous êtes en voyage aussi ? »


La barde vient de finir sa nouvelle chanson et je vois Aquatä quitter mes genoux pour se diriger vers la scène où elle et monter. Poliment, elle demande si elle peut interpréter une chanson et propose même à la barde de former un duo…chose que la barde avec joie. Aquatä donne le ton de tempo puis commence à chanter de sa belle voix…

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Lun 30 Mai - 10:27
Ils étaient effectivement ici pour un voyage ou plutôt pour échapper à la tempête qui faisait rage dehors. C’est vrai qu’il n’aurait pas était prudent de voyager sous ce temps. Je soupirais buvant mon verre. Il avait demandé à sa compagne si elle voulait le poisson cru au cuit, ce pourrait-il qu’elle soit une Aässila ? Je haussais les épaules, ça ne me regardait pas. J’observais le corsaire d’un œil inquiet. Ma dernière aventure avec une pirate avait failli me coûter la vie. Je frissonnais d’inquiétude. Le souvenir de La Noire était encore vif dans mon esprit. Je reposais mon verre une fois qu’il fut vidé et m’en servit un autre.


J’avais besoin de boire pour oublier la haine de mes anciens collègues. En parlant de ça, quelqu’un se dirigea vers notre table. Je le relevais la tête et vis Hikare se diriger sur ma table. Il m’attrapa le bras et commença un dialogue de sourd.

Qu’est-ce tu fait là Lilith ? Tu devrais pas être avec tes amis mal vu ? Tu es une idiote tu sais et les idiote je les tue ! Tu mérites pas de vivre ! Tu as trahi la reine… Pends-toi !

Il serrait de plus en plus fort mon bras. C’était bien ma veine que de croiser un ancien collègue ici. J’avais envie de lui répondre mais rien ne vint. Je me contentais de tirer sur mon bras pour qu’il le lâche. Mais plus je tirais, plus il serrait.


Lâches moi barrique pleine ! Je suis au service du Royaume aujourd’hui ! Le passé doit être oublié…. Et…

Il sortit une dague mais n’eut pas le temps de ma la planter dans le corps. Je lui mis un coup de genoux dans les bourses et il lâcha son arme. Il s’en alla en bougonnant, disant qu’il reviendrait à plusieurs pour me faire ma fête. Je me massais les tempes en soupirant et bus une fois encore.
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Mar 31 Mai - 17:53
A sa question sur notre présence en ces lieux, mes deux acolytes et moi, je réponds simplement que nous sommes effectivement en voyage et plus précisément sur le chemin du retour qui nous mènera à Hytraz. Simplement, en raison de la tempête qui règne dehors, nous avons décidé de faire escale ici. J’ai beau être un corsaire aguerri en mer, je ne suis pas non plus suicidaire au point de continuer à voguer alors que ma chère maman est juste en train de laisser éclater une de ses splendides colères et déchaîner les océans.

Je commande ensuite deux assiettes chaudes, une pour moi et une pour Aquatä qui ne manque pas de me faire une petite crise de jalousie juste pour un compliment que me fait la serveuse. Mon Aässila se lève ensuite pour aller chanter un morceau avec la barde alors que j’observe du coin de l’œil Neyrä qui fait bande à part. Il m’aurait fait ce coup sur le Bloody Moon, ça ferait une paie que je lui aurais balancé un projectile sur la tête avec pour sommation de bouger ses fesses pour nous rejoindre…sauf que là, nous ne sommes pas sur mon navire. Alors je le laisse écouter Aquatä qui nous chante en duo une jolie berceuse de son cru avec la barde.

Ce que je peux aimer l’écouter mon Aässila et je pourrais y passer des heures. Avec la barde, elles envoûtent toute la salle et le brouhaha s’amenuise petit à petit pour faire bientôt place à un silence solennel que seules les voix des chanteuses brisent. Leurs voix…et celle d’un con qui vient perturber ce joli concert en plus d’emmerder ma voisine de table…

« Qu’est-ce tu fais là Lilith ? Tu devrais pas être avec tes amis mal vu ? Tu es une idiote tu sais et les idiote je les tue ! Tu mérites pas de vivre ! Tu as trahi la reine… Pends-toi ! »

Je jette un œil sur le côté et voit un mec complètement plein comme outre prendre le bras de Lilith avant de se mettre à le serrer de plus en plus. Silencieux, j’observe la scène alors que des murmures de mécontentement commencent à s’élever dans la salle.

« Lâches moi barrique pleine ! Je suis au service du Royaume aujourd’hui ! Le passé doit être oublié…. Et… »

Neyrä sort discrètement un poignard de dessous son écharpe mauve à motifs floraux et du regard, je lui fais signe de rien en faire. Sagement, il obéit sans discuter et range son arme : je lui réserve bien pire à ce gus et mon second le sait. Le type sort une dague dans le but de planter Lilith qui ne lui en ne laisse pas l’occasion en lui fichant un bon coup de genou bien placé dans les burnes. Le gus s’en va en disant qu’il va revenir à plusieurs faire la fête à Lilith…alors que Neyrä se lève discrètement pour ouvrir la porte de l’auberge.

Sans faire de bruit, je me lève et rejoins le gus avant de lui tapoter l’épaule avec un grand sourire.

« Quoi ?! Qu’est-ce tu veux, toi ? » Me dit-il de son haleine avinée.

Il pue l’alcool…ok, je vois le genre. Il est le genre de type qui vient se bourrer la gueule pour provoquer des rixes dans les bouges tels que celui-ci. Et pour un peu que Lilith soit emmerdée jusqu’au cou, c’est le bon moyen de lui faire faire commettre un faux pas, d’attirer les gardes potentiels qui pourraient passer dans le coin et de la faire coffrer alors qu’elle ne demandait rien à personne. En bref … ce mec est juste une source d’emmerdes à évacuer pour le bien de tous.

« Donc l’ami, tu comptes revenir avec une bande juste pour faire la fête à une demoiselle innocente ?

-L’est pas si innocente que ça c’te chienne ! C’est une TRAÎTRESSE QUI MÉRITE DE CREVER !!!!

-Et toi tu vas baisser d’un ton, s’il te plaît. Parce que lààà….bah là tu passes juste pour un gros con aviné qui veut faire son intéressant. »

Je lui tapote le torse avec un faux air  compréhensif…

« Ce qui, tout à fait entre nous est la stricte vérité…tout comme le fait qu’en plus de ça tu es un lâche, l’ami.

-Q-QUOAAA ?!!! C’EST MOI Q’TU TRAITES DE LÂCHE ?!!! Et elle c’est quoi alors ?

-Je te parle pas d’elle mais de toi… si t’es vraiment un homme, tu te battras en combat singulier avec elle quand t’auras les idées plus claires. Parce que là, à part mouliner de l’air, t’arriveras à rien.

-T-….t’as raison, je vais faire ça comme ça...ouais.

-Bieeeen…tu vas rentrer gentiment chez toi, mon gars… »

Je le pousse vers la sortie grande ouverte avant de faire venir une grande bourrasque, à l’aide de mon don magique, juste à l’entrée et qui l’emporte séance tenante en pleine tempête. Posté contre la porte je crie avec un sourire aux lèvres.

« ENFIN SI TU ARRIVES DÉJÀ A RENTRER CHEZ TOI AVEC CETTE TEMPÊTE !!! BONNE NUIT L’AMI »

Content de mon tour, je referme correctement la porte alors que je peux voir d’une fenêtre le pauvre con qui s’accroche désespérément à une barrière tout en beuglant…mais étrangement, l’orage, le vent et le bruit de la pluie m’empêche de discerner quoi que ce soit de ce qu’il gueule. Mon aura est un peu plus perceptible alors que je me dirige vers la table où se trouve Lilith puis je me tourne vers la scène.

« Allons mesdames, vous pouvez reprendre vos chants et nous enchanter de vos voix ! »

Aquatä sourit en secouant la tête puis entame une nouvelle chanson avec la barde pendant que je m’installe de nouveau à la table de Lilith.

« Je ne supporte pas les gus qui viennent s’aviner et provoquer ouvertement les gens qui ne demandent rien à personne. D’ailleurs, ils sont tenus de quitter les lieux sur le champ quand ça arrive dans mon auberge-rhumerie. »


Je bois une gorgée d’hydromel et attaque avec appétit mon assiette pendant que le silence se fait de nouveau pour laisser place aux chants mélodieux de nos deux sirènes.
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Mar 31 Mai - 21:44
Perturbée par cette attaque, je ne prêtais même pas attention à son départ ni à ses menaces. J’étais une foutue paria, je le savais. Pour effacer ma peine, je me noyais dans l’alcool sans écouter les deux bardes. Leurs voix étaient pourtant sublimes, tant et si bien que l’auberge était silencieuse. Je ruminais dans mon coin, je n’avais jamais demandais à être ce que je suis et j’avais eu la force de l’annoncer à la reine au risque d’être bannie. Je pestais tout bas, insultant ces chiens en manquent de bagarre. Si ce n’était eux qui me tuaient ce serait les Vaibïaëns… Drôle de destin en soi. Je vidais mon verre cul sec m’en servant un autre dans la foulée. Pourquoi ne voulaient-ils pas comprendre que j’avais choisi le Royaume ? Je baissais la tête.


Qui étais-je ? Où allais-je ? J’étais une chasseuse d’Hayert’Vaäl mais encore ? N’avais-je pas plus de valeur que celle d’un pion ? Je maudissais le ventre de ma mère. Elle qui m’avait porté et mise au monde. Tout cela n’était pas pour me faciliter la tâche. Wolfängar parla mais les mots ne m’atteignirent pas. Je voulais boire jusqu’à oublier. Oublier que j’étais une moins que rien. Mon cœur ignorait tout de la vie, tout ce que je désirais c’était une fin. Une fin à ce calvaire. Seul un miracle ou un fait d’arme me ferait remonter dans l’estime de ces arcaëlliens. Je grognais et soupirais.

J’ai été vendu enfant à un arcaëllien qui ma conduite sur une île. Là j’ai fait mes premières armes persuadée que Morloc était un Dieu. Puis, je suis partie en mission d’infiltration et j’ai découvert le monde…

J’avais parlais plus pour moi que pour mon invité. J’étais et ce à jamais, une arme vivante. Capable de décimer dix personnes en un claquement de doigt. La musique se tue, le brouhaha reprit. J’alpaguais la serveuse, lui demandant une autre bouteille. Elle me l’apporta, je payais et bus directement au goulot. De quoi étais-je digne au fond ? De vivre ? Sûrement pas. Je devrais peut-être me pendre en fait…

La vie est une garce qui se moque de nous…

Yakan me l’avait enseignait dès le plus jeune âge. Si la vie pouvait te pourrir, elle le ferait. Je reportais la bouteille à mes lèvres et bus longuement avant de la poser avec bruit et fracas sur la table.

On a pas le choix, on doit vivre quitte à souffrir. Le Royaume de Gar’Haz s’ouvrira bien assez tôt, non ?
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Mer 1 Juin - 20:43
L’importun fichu à la porte, je retourne à ma place en invitant les deux demoiselles, sur scène, à reprendre leur doux et agréable concert. Si quelques minutes auparavant, des murmures d’indignation s’étaient élevés dans la salle, à présent le calme règne de nouveau et seuls les chants des deux demoiselles résonnent… en dehors, bien entendu, des bruits d’assiettes et de verres. Plongé dans les douces mélodies, je regarde Aquatä et sa comparse, barde, chanter pendant que je mange mon assiette d’un bon appétit tout en buvant une gorgée d’hydromel par-ci, par-là.

Du coin de l’œil, je vois Lilith qui boit de plus belle comme pour oublier quelque chose…peut-être ce que ce gros con lui a dit avant de sortir. Enfin, je connais un peu ce sentiment de devoir cacher des choses et je sais que l’alcool peut aider mais temporairement…à un moment donné, tout s’estompe et tout finit par nous retomber en pleine gueule. Alors on a deux choix : soit on continue de se voiler la face et de se morfondre sur ce qu’on s’efforce de cacher, soit on y fait face et on affronte notre vérité. Au final, picoler à mort revient à reculer toujours pour devoir sauter quand même un jour. Moi ça fait un bail que je l’aie appris à mes dépends…

J’aurais pu faire plus pour sauver mon père mais je me suis senti tellement impuissant quand je l’avais dans mes bras avec sa plaie qui pissait le sang malgré les soins. J’ai vu sa déchéance suite à ses blessures, l’infection de sa plaie, les délires dû à sa fièvre…je l’aie vu pâlir de jour en jour sans pouvoir faire quoi que ce soit pour ralentir le processus. Je sais que c’était inévitable mais j’aurais voulu pouvoir faire plus pour lui. Toutes ces fois où je picole, c’est par culpabilité…c’est à cause de foutue culpabilité…et même si je sais que mon père me dirait « C’était inévitable mon fils. Cesse de te torturer les méninges et va de l’avant car tu as une belle vie à vivre. Ne la gâche pas en regrets inutiles. »

Il aurait raison, mais je peux pas m’en empêcher… Alors même si je trouve triste pour elle, je comprends un peu mon hôtesse de table. Même si dans le fond, je ne sais pas trop ce que l’autre voulait dire… jusqu’à ce qu’elle se mette à parler pour elle-même.

« J’ai été vendu, enfant, à un arcaëllien qui ma conduite sur une île. Là j’ai fait mes premières armes, persuadée que Morloc était un Dieu. Puis, je suis partie en mission d’infiltration et j’ai découvert le monde… »

Je la regarde alpaguer une serveuse en lui demandant une autre bouteille que cette dernière lui apporte. Lilith la paie cash et la boit au goulot en continuant son récit…

« La vie est une garce qui se moque de nous… On a pas le choix, on doit vivre quitte à souffrir. Le Royaume de Gar’Haz s’ouvrira bien assez tôt, non ? » dit-elle après avoir posé sa bouteille sur la table avec fracas.


Je mange un morceau de porc et de pomme de terre avant de me rincer le gosier puis la regarde…

« Si tu pensais que Morloc était un Dieu, c’est qu’on a dû bien se marrer à te laver le cerveau étant gamine. C’est pour ça qu’ils les prennent jeunes : à cet âge les souvenirs sont encore malléables et les mouflets sont souvent naïfs quand ils sont petits. Tu peux leur faire gober n’importe quoi…et encore plus quand ils sont dans un tel état de choc  suite à une perte qu’ils sont incapables de la moindre rébellion de peur qu’on ne les tue à leur tour… »

Je lui désigne Neyrä qui finit son assiette tout en regardant Aquatä et la barde chanter…

« Regarde mon second par exemple. Neyrä n’en paraît pas mais c’est un ancien Vaibïaën…une ancienne arme de Morloc comme toi. Il a vu toute sa famille décimée sous ses yeux avant d’être enrôlé et d’avoir le cerveau de lavé à coup de drogues et de bourrages de crâne sur Morloc comme quoi qu’il est un Dieu et je t’en passe. C’était un très bon élément, doué dans ce qu’il faisait mais quand il est arrivé dans ce camps de formation et d’entraînement, on lui avait formellement interdit d’aller dans la salles des archives planquée dans un recoin de la bibliothèque. … »

Je bois une gorgée alors que Neyrä se retourne vers moi en penchant la tête tandis que je poursuis mon récit…

« … il a fait ce que n’importe qui ferait quand on interdit quelque chose et un beau soir, alors que tout le monde dormait, il a été dans la bibliothèque et la salle des archives. Il voulait savoir pourquoi on interdisait à toutes les futures armes de Morloc l’accès à la bibliothèque… et surtout Neyrä voulait en savoir plus sur ce Morloc tellement vénéré. Alors il a lu tous les ouvrages et les rapports qu’il a pu trouver sur cette âme errante et la vérité lui a littéralement explosée au visage : Morloc était loin d’être le Dieu qu’on lui avait dépeint, c’était au contraire un traître qui avait été responsable de la mort de milliers d’innocents juste parce qu’il avait peur d’être détrôné par une gamine…et il s’est fait détrôné d’ailleurs.
Neyrä a eu une prise de conscience et a pris la poudre d’escampette, ce soir-là, ne voulant plus servir un monstre. Pour lui, ça a été le déclic et il a choisi de vivre sa vie comme il l’entend…quelques jours après sa fuite, je l’aie trouvé à bout de forces au pied d’un arbre et j’ai décidé de le prendre sous mon aile. Tu vois, c’est parce qu’il a honte de son passé qu’il ne se mêle pas aux autres, il ne s’estime pas assez bien pour tenter de se faire un cercle d’amis… »

Je regarde Neyrä et lui fait signe de venir nous rejoindre avant de regarder Lilith en souriant.

« La moralité de ce que je viens de te raconter c’est que …. C’est vrai, tu as raison sur un point : la vie est une salope qui nous réserve bien des mauvaises surprises mais je ne pense pas que tout se passe par hasard. Je penser que tout est écrit dès notre naissance et les Dieux nous mettent à l’épreuve, mais… -je souris en buvant une gorgée d’hydromel et en désignant Neyrä-  … mais ils nous laissent malgré tout la possibilité de choisir une autre voie que celle que nous avions empruntée jusque-là. Alors, ok t’es une ancienne arme de Morloc, comme Neyrä tu pensais te battre pour une cause que tu pensais juste parce qu’on formaté ton cerveau et tes souvenirs pour ça. Tu aurais pu continuer dans cette voie…mais comme mon second, tu as décidé de rebondir et de choisir un autre camp, une autre voie en te rangeant du côté de la Reine et c’est tout à ton honneur. On t’a volé ton enfance mais tu as la possibilité de choisir de vivre ta vie comme tu l’entends et ça …ça vaut plus que toutes les critiques et railleries que tu pourras te ramasser. Aux yeux de certains tu es traîtresse, ignore-les et fais juste la fierté de ta Reine pour faire taire tes détracteurs. Il faut qu’ils arrivent à te regarder en face en te disant « C’est vrai, je te t’aie traitée de traîtresse mais j’ai commis une erreur de jugement". »


Après tout la vie est faite comme ça non : pleine d’embûches et d’épreuves mais c’est pour mieux les surmonter et prouver notre véritable valeur.
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Jeu 2 Juin - 11:17

Je l’écoutais parler tout en buvant de temps à autre. Il avait raison sur certains points. Mais jamais mon honneur ne serait lavé tant que je n’accomplirais pas le but ultime de ma mission : détruire les Hayert’Vaäl. Les armes vivantes étaient également un danger pour moi étant donné qu’ils cherchaient à me tuer. Je secouais la tête, ne sachant que trop dire. J’étais juste accablée, personne ne me verrait jamais comme un membre du Royaume mais juste une traîtresse qui avait retourné sa veste. Je soupirais en buvant un peu. La tête commençait à me tourner légèrement. Je ne voulais pas être juste la traîtresse qui a retourné sa veste, je voulais être une royaliste comme une autre. Je ne connaissais que trop bien l’histoire de l’Enac pour l’avoir consulté dans la bibliothèque Royale. Son destin avait été tragique dans le fond. Elle n’avait pas choisi d’être l’Elue des Dieux. Mais elle avait fait front, honorant son destin. Elle y avait perdu beaucoup. Sa jeunesse déjà, elle n’avait pas eu d’enfance. Comme moi… Je baissais la tête et contemplait le plateau de la table. Comment pourrais-je me rattraper ? Je n’étais rien ni personne. A nouveau, je bus deux trois gorgées d’hydromel.

Tout cela est ridicule…

Murmurais-je pour moi-même. Mais je n’avais pas le choix, je devais continuer. Continuer à essuyer les railleries de mes anciens camarades, les tentatives de meurtres de mes anciens frères. La vie peut-elle être simple parfois ? Ne devrais-je pas m’installer dans une ferme et cultiver des choux ? Ce serait plus simple, non ? Et puis, ma famille, celle qui m’avait vendu, me manquait. Pourquoi nous avaient-ils vendu ? Sûrement pour l’argent. Dans mes souvenirs nous étions pauvres au point de ne pas pouvoir manger tous les jours. Mes parents n’avaient pas eu le choix. Soit ils nous vendaient, soit nous mourrions tous de faim.

L’île où j’ai grandi me manque parfois.
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Mar 7 Juin - 16:35
Je dis rarement le fond de ma pensée et encore moins des laïus à rallonge mais là…là c’était vraiment nécessaire après ce qu’il venait de se passer. Ok, elle a eue des brouilles par rapport au fait qu’elle soit une ancienne arme, ok elle a certes fait des erreurs et des mauvais choix… mais posons-nous vraiment LA question qui nous préoccupe : ces choix les a-t-elle vraiment souhaités ? Ou bien ne sont-ils que le fruit d’une succession d’idées qu’on lui a fourré dans le crâne depuis qu’elle a été vendue à ce gus et qui l’ont leurrée à un point tel qu’elle a toujours cru sa cause juste ?

Je connais un peu ce genre de situation avec Neyrä qui a eu un peu le même parcours qu’elle si on fait l’impasse sur quelques détails. Lui aussi est une ancienne arme de Morloc, une arme qui a vu ses parents et ses frères se faire massacrer, une arme à qui on a bourré le crâne d’idées en faisant passer une ignominie comme cause juste. On lui a enfoncé de fausses idées sur Morloc et il s’est battu en son nom jusqu’à ce fameux soir où il a découvert cette vérité qu’on s’évertuait à lui cacher. Il était tombé bien bas et avait préféré prendre la fuite et sa vie en main plutôt que de rester.

C’est dans ces conditions que je l’avais rencontré et pris sous mon aile mais il faut croire que même en mettant toute la bonne volonté du monde à donner une nouvelle vie à un ancien Vaibïaën, il reste tout de même des séquelles qui perdurent. Neyrä par exemple s’isole complètement et se referme sur lui-même quand il se retrouve en groupe ou en public. Dans sa manière de faire et de penser, il n’est tout simplement pas digne d’avoir des amis ou de faire partie d’un groupe. Alors que d’autres comme Lilith vont se faire traiter de parias, Neyrä se considère déjà comme tel… et seul moi peut le convaincre de se joindre à un groupe.

Histoire d’appuyer un peu mes arguments sur ma vision des choses, j’explique à Lilith le passé de Neyrä et son état d’esprit actuel avec cependant une note positive à l’histoire : on a voulu, à tous les deux, leur faire croire qu’un mensonge était une cause juste à défendre mais aussi bien l’un que l’autre ont choisi de sortir des sentiers battus et de prendre leurs vies en mains. La morale de cette histoire, c’est que quelques soient les erreurs qu’on fait dans la vie, nous avons tous et toutes le droit à une seconde chance et une opportunité à saisir pour changer la donne. Lilith est peut-être ce qu’elle est mais ….

…. Elle a fait LE CHOIX de se reprendre en main et de servir la Reine. Pour moi, les autres auront beau la critiquer, la descendre, la railler, il n’empêche que j’honorerais toujours son courage, sa bravoure et sa persévérance à changer sa destinée et vouloir aspirer à une vie meilleure. Peu d’anciennes armes de Morloc ont ce cran et je suis toujours admiratif envers les personnes qui en font preuve. Je sais que ça serait sans doute difficile pour elle mais je suis certain qu’un jour les gens regarderont Lilith autrement que comme une traîtresse…une traîtresse qui, dans le fond, n’a pas vraiment demandé à l’être non plus. On lui a retourné le cerveau…

… un peu comme l’alcool a retourné celui de ce crétin d’ailleurs. Je demande une seconde assiette quand la voix de Lilith me tire de mes pensées…

« Tout cela est ridicule…

-Hmpf ce sont surtout les mentalités de certains groupuscules actuels qui sont ridicules. Maintenant les gens ne prennent même plus la peine de se demander si t’as choisi d’être comme ci ou comme ça. On vit un peu dans un climat discriminatoire où dès que tu fais une chose ou fais partie d’un groupuscule qui ne répond pas aux idéaux de certains, t’es montrée du doigt. T’as bien vu : l’autre crétin qui a dû s’envoler avec cette tempête ne voit qu’une chose en toi : l’ancienne arme que tu étais. Il ne voit pas les efforts que tu fais pour changer et devenir quelqu’un de bien. C’est à se demander si certains ne sont pas restés ancrés à l’époque de la Reine Mélinda sur le plan mental. Faudrait peut-être songer à commencer à vivre avec son temps. »

Aquatä finit par nous rejoindre pour manger son assiette et me dire combien elle s’était amusée à chanter…avant d’être surprise de voir Neyrä à notre table. Je bois une nouvelle gorgée d’hydromel puis remercie la serveuse lorsque mon assiette arrive, fumante à souhait. J’entame cette dernière avec Lilith dont la voix se fait de nouveau entendre…

« L’île où j’ai grandi me manque parfois.

- Hum bah si tu veux, je peux t’y emmener une fois que ma mère se sera calmée. Ça te fera peut-être du bien d’aller te ressourcer là-bas et de revoir ta famille, si elle y est toujours. Parfois revenir un peu sur les terres qui nous ont vus naître nous aide à mieux affronter le reste. »
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Mer 8 Juin - 10:54
Il parlait beaucoup mais cela ne me dérangeait pas. Je n’étais pas de nature bavarde, contrairement à lui. Ses conseils étaient bons sauf celui de m’emmener sur mon île. Je ris doucement et lui expliquer que l’île en question était la demeure des armes vivantes. Je ne pouvais décemment pas y retourner sans risquer ma vie. Un instant, intérieurement, je maudis mes parents de l’avoir vendu à ce marchand qui m’avait par la suite abandonnée sous un arbre. Je n’avais aucune attache dans ce monde si ce n’est ma mission : tuer les Hayert’Vaäl. Ce n’était pas grand-chose mais j’avais un but dans ma vie. Que l’on me rabaisse était bien peu. J’en avais pris l’habitude de toute façon… Je bus une gorgée de mon verre et regardais les occupant de la salle. Ils discutaient entre eux joyeusement. Le second du capitaine devait être plus vieux que moi car je ne l’avais jamais vu sur l’île. Notre havre de paix… Je soupirais doucement, qu’avais-je fait aux Dieux pour mériter ce sort ? Ils avaient choisi un chemin pour moi et je devais le suivre sans rechigner à la tâche. Je posais mon verre, j’étais décidais à faire ce qu’il fallait. Mon regard se perdit dans la foule un bref et court instant avant de revenir sur Wolf. Il était sympa mais bien trop causant à mon gout. Cela dit, ça occupait un peu.

Je crois que je vais aller me coucher, messire.

Dis-je d’une voix pâteuse et fatiguée. Je terminais mon verre d’une levée de coude et le déposais sobrement sur la table. Je me levais ensuite et lui dit au revoir. J’allais vers le comptoir et pris la clef de ma chambre. Je montais la volée de marches et arrivais devant une porte en bois clair. Je tournais la clef dans la serrure et m’engouffrais dans la chambre. Elle était petite et un lit une place trônait contre le mur du fond. Il y avait une petite commode pour ranger ses effets personnels. Je n’avais pas grand-chose à dire vrai en dehors de mes armes. Je soupirais doucement et me déshabillais, ensuite je m’étalais dans le lit comme un mollusque. J’avais peut-être un peu trop bu car la tête me tournait légèrement. Je fermais les yeux et m’endormis rapidement.
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