L'Aube des Mondes
Bonne visite dans notre univers.

Mar 24 Mai - 15:26
Pour une fois, nous n’eûmes pas de soucis lors de notre périple vers Cescan. Une fois arrivées dans la grande ville, je pris la direction de la demeure de ma mère adoptive. Je ne prêtais nulle attention aux choses qui m’entouraient, tenant fermement la main de Morianne et accélérant le pas. Nous arrivâmes enfin devant la demeure familiale. Je ne pris pas la peine de frapper et entrer dans le domaine. Je fis les pièces une à une afin de trouver quelqu’un. Je tombais sur une esclave, Hïtamara. Je lui demandais où était ma mère après l’avoir salué. Elle m’indiqua que ma mère était dans les jardins. Tirant ma douce et tendre, je courus vers l’endroit favori de ma mère. Je la trouvais au milieu de roses épanouies et bleues. Je m’avançais dans son dos et l’enlaçais en disant :

Mère, vous m’avez manquée.
Sëya, mon enfant !

Dit-elle en se retournant et en m’enlaçant de toutes ses petites forces. Elle me sembla lasse et vieille malheureusement. Je lui demandais si elle allait bien et si elle n’avait pas de soucis de santé. Elle secoua la tête et me rassura en disant que c’était le manque qu’il la rendait ainsi. Je souris doucement et l’embrassais sur la joue droite. Puis, soudainement, je me souvins qu’il y avait Morianne.

Vous vous souvenez de Morianne, Mère ?
Comment pourrais-je oublier celle qui partage la vie de ma bien-aimée fille ? Venez nous allons prendre le thé.

Elle nous entraina dans le petit salon où un servant déposa un plateau où trônaient des éclairs au chocolat et d’autres douceurs ainsi que du thé noir. Je pris une tasse ainsi qu’une pâtisserie et me mis à manger.
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Mar 24 Mai - 17:12
Nous avions enfin rejoins Cescan après quelques jours de voyage. C'est avec empressement que Sëya me traîna par la main jusqu'à la demeure de sa mère. Il ne nous fallut pas longtemps avant d'arriver au manoir et pénétrer à l'intérieur. Après un moment à chercher sa mère, une des servantes nous indiqua qu'elle se trouvait dans le jardin. Nous y allâmes sans tarder et je pus apprécier la beauté de ce magnifique espace de verdure où de magnifiques roses bleues poussaient.

La mère de ma bien-aimée était là, admirant tristement son jardin. Qu'elle ne fut sa surprise quand Sëya vint lui dire bonjour. Son visage rayonna de joie et moi-même je ne pus m'empêcher de sourire avec gaieté. Pourtant elle semblait malade… sûrement avait-elle été rongée par le soucis qu'entraîna l'absence de se fille durant ces derniers mois.

C'est après que Sëya eut embrassé sa mère que l'on s'intéressa enfin à moi. Elle me présenta à nouveau à sa mère, bien qu'il ne fut pas vraiment nécessaire de le faire. Elle se rappelait bien de moi. Je souris de contentement et la saluai poliment. Elle nous invita alors à prendre le thé.

Comme de coutume, dans la demeure, le thé fut servi avec des sucreries. Je regardai alors les éclairs au chocolat avec appétit et me servis en remerciant mon hôte. Elle me tendit une tasse de thé que j'acceptai avec plaisir et j'en bus une gorgée. Il était excellent, comme d'habitude. Lorsque je mordis dans la pâtisserie, je sentis comme un problème… J'avais oublié que mon corps supportait mal tout ce qui n'était pas de la viande depuis que j'avais été transformé… Même exorcisée, il m'était difficile de manger autre chose. Ils étaient pourtant si bons… Cela me fendait le cœur de ne pouvoir manger à ma guise sans avoir des remontées acides… mais je me forçais à finir la pâtisserie, et tant pis si cela me rendait malade.

J'observai silencieusement la mère de ma douce et tendre et finis par briser le petit silence qui s'était installé.

Je suis heureuse de vous revoir, madame ! Vous avez du vous faire beaucoup de soucis pour votre fille… Je suis désolée que nous ne soyons pas revenues plus tôt pour vous prévenir que tout allait bien. Il s'est passé beaucoup de chose depuis notre départ précipité… J'espère que vous ne m'en voulez pas trop…

J'étais réellement désolée pour cela. Maintenant que j'y pensais, il est vrai que nos aurions pu au moins lui envoyer une missive pour la mettre au courant que tout allait bien de notre côté afin qu'elle ne s'inquiète pas. Je me sentais un peu coupable pour tout ça.
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Mer 25 Mai - 16:56
Je suis heureuse de vous revoir, madame ! Vous avez du vous faire beaucoup de soucis pour votre fille… Je suis désolée que nous ne soyons pas revenues plus tôt pour vous prévenir que tout allait bien. Il s'est passé beaucoup de chose depuis notre départ précipité… J'espère que vous ne m'en voulez pas trop…

Ma mère rit légèrement et bue une gorgée de thé. Elle déposa avec délicatesse sa tasse et répondit à Morianne que ce n’était pas grave du moment qu’elles allaient bien. Elle prit un biscuit sec mais avant de le porter à sa bouche elle eut une quinte de toux. Je la regardais avec inquiétude mais elle me rassura en disant que c’était dû au pollen. Je ne me souvenais pas que ça lui fasse cet effet… Je mordis dans mon éclair au chocolat en gardant le silence. Une fois la pâtisserie finie, je pris ma tasse et bus mon thé. Ma mère semblait songeuse. Ses yeux étaient rivés sur le chapelet de Morianne. Cependant, elle était trop polie pour poser des questions.

Voulez-vous prendre un bain ?

Demanda-t-elle brusquement. Je souris à cette idée. Me décrasser me ferait le plus grand bien. Et à ma douce aussi. Nous sentions sûrement le troll après ces jours de voyage. Je me levais promptement et pris la main de ma mzékils pour l’entraîner dans les étages. Nous arrivâmes à la salle d’eau. Mais la baignoire ne contenait pas encore l’eau douce et chaude. Je me dévêtis prestement et commençais ma toilette dans une bassine posée sur un meuble. L’eau était froide mais vivifiante. J’enlevais le plus gros de la saleté alors qu’on remplissait le bain. L’eau était fumante et semblait délicieuse. Je me précipitais dans la baignoire et fis une entrée en douceur dans le liquide chaud. Je frissonnais de plaisir. C’était vraiment agréable.

Tu viens Morianne ? L’eau est superbe !

Je lui fis un sourire heureux et semblait avoir oublié toutes les difficultés passées.
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Mer 25 Mai - 21:53
Nous quittâmes le petit salon, à l'invitation de la mère de Sëya qui nous proposa gentiment de prendre un bain pour aller nous détendre et nous relaxer. N'y voyant aucune objection, bien au contraire, je me levais. Je n'eus même pas le temps de remercier Dame Nazen que ma douce me tirait par la main jusqu'à l'étage pour y rejoindre la salle d'eau. En chemin je réfléchissais brièvement à l'état de sa mère... Elle m'avait semblait quelque maladive... J'espérai que ce n'était rien de trop grave...

Une fois que nous avons rejoint la salle, nous nous déshabillâmes rapidement et nous lavâmes à l'eau froide. Je frissonnai à son contact mais il était bon de pouvoir se décrasser et enlever toute cette salissure. Je me frottai vigoureusement pour enlever le plus de saleté possible tandis que Sëya plongeait déjà dans le bain chaud et fumant. Elle m'invita à la rejoindre, ce que je ne tardai pas à faire rapidement.

Je glissai alors avec délice dans cette eau agréablement chaude et m'installai confortablement en face de ma douce. Je plongeai le bas de mon visage et me mis à faire des bulles dans l'eau. Je fixai alors le corps nu de ma belle mzékils, rougit par la chaleur du bain. Je m'approchai lentement et doucement d'elle et sorti ma tête de l'eau pour approcher mon visage du sien. Mes mains glissèrent « accidentellement » entre ses cuisses et je l'embrassai tendrement, collant mon entrejambe contre son genou. Je murmurai alors doucement son nom en baisant son cou avec délice. Cela m'était venu comme ça, comme une soudaine envie... l'envie de lui faire l'amour dans ce bain chaud qui avivait mes sens.
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Jeu 26 Mai - 8:46
Morianne me rejoignit dans l’eau chaude et fit des bulle avec sa bouche dans la baignoire ce qui m’amusa. Elle approcha son visage du mien et m’embrassa glissant ses mains entre mes cuisses, je soupirais de bonheur. Mes mains vinrent caresser sa peau humide et je lui rendis son baiser avec fougue et passion. Je l’attirais un peu plus à moi et glissais une main vers sa fleur où je glissais un petit intrus. Je commençais à faire des va et vient avec douceur en souriant doucement.

Je t’aime.

Lui dis-je avant de lui donner un baiser dans le cou et remonter vers ses lèvres. J’aimais être en elle et avec elle. Je ne pouvais imaginer ma vie sans ma mzékils bien aimée. Mes gestes étaient doux et précis, je voulais lui donner du plaisir. Le bain sentait bon la lavande des champs. Et ce parfum m’enivra, me donnant la folle idée d’aimer physiquement ma douce et tendre. Je me fis plus insistante dans mes caresses, dans mes baisers. Je soupirais de plaisir à chacun de ses gestes. J’étais autant à elle qu’elle était à moi. Mes mains se promenaient sur son corps nu et mouillé. Je la regardais dans les yeux, désireuse de la sentir un peu plus en moi.

Je te veux toute entière.

Murmurais-je dans un souffle en mordillant son oreille. Ma main gauche vint caresser sa poitrine. Ma main droite s’occupait de son entre-jambe.
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Jeu 26 Mai - 16:23
Alors que Sëya titillait de ses doigts ma fleur, je posais mes mains sur ses seins à moitié immergés dans l'eau. Je les massais doucement entre mes doigts tandis que j'essayai d’étouffer mes gémissements de plaisir en baisant sa nuque.

Je t’aime. me dit-elle.
Je t'aime, moi aussi, lui répondis-je entre deux soupirs.

Ses lèvres s'approchèrent des miennes et s'y collèrent dans un baiser tendre et humide. Ma belle mzékils était si adorable et si attirante, nue et trempée ainsi. J'avais envie de la sentir en moi, et c'est ce qui se passait, je sentais ses doigts remuer à l'intérieur de moi et voulus lui rendre se plaisir. Je glissai à nouveau une de mes mains entre ses cuisses et me mis à caresser son intimité avec vigueur.  J'avais envie de la voir encore plus rougir, mais cette fois de satisfaction et non de la chaleur que produisait le bain.

Je te veux toute entière. me murmura-t-elle à l'oreille avant de la mordiller.

Je me mordis la lèvre inférieure et étouffai un petit cri de plaisir. J'aimai qu'elle me mordille ainsi l'oreille, cela me faisait des frissons partout. J'intensifiai alors mes vas et viens dans sa fleur avec mes doigts et lui répondis dans un murmure excité.

Je suis toute à toi, Sëya... pour toujours... moi aussi je te veux...

Je laissai alors couler deux larmes de mes yeux qui se mêlèrent à l'eau ruisselant sur mon visage humide. Je repensai à la chance que j'avais d'être auprès d'elle, au fait que j'aurai pu ne jamais la revoir, devenir un monstre ou mourir sans avoir pu la sauver. Cela me faisait tellement plaisir que nous puissions enfin souffler, enfin nous retrouver un peu toutes les deux. Nous étions revenues là même où nous nous avions appris à nous connaître pour la première fois... dans la demeure de sa famille. Je me remémorais avec émotion la première nuit que nous avions passé ensemble, toutes les deux. Je m'étais juré à ce moment là que je serais toujours à ses côtés, que je ferai tout pour la protéger. Elle était mon âme sœur... ma moitié... celle à qui je fus toujours destinée, et ce depuis ma naissance. Comment pouvais-je ne pas en être heureuse ?

Nous continuâmes ainsi pendant quelques minutes à nous caresser intimement, jusqu'à nous faire jouir de plaisir. Alors que nous étions en pleine action, la porte s'ouvrit sur une des servantes de la demeure qui arrivait avec des serviettes propres. Je tournai ma tête vers elle avec surprise, comme une enfant prise en flagrant délit en train de faire une bêtise. Elle laissa échapper un hoquet de surprise et laissa tomber les serviettes par terre.

Oups... dis-je un peu honteuse.
D... Désolée m... madame ! Je... je ne... savais pas que... V... Veuillez m'excuser ! balbutia la servante nerveuse, avant de ramasser les serviettes les poser sur une commode et s'en aller à toute vitesse.

Je lançai un regard amusé à ma belle mzékils et me mis à rire doucement. La réaction de la servante m'avait amusé tellement je la trouvais disproportionnée.

Tu crois qu'on devrait arrêter ? dis-je entre deux crise de fou rire.
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Ven 27 Mai - 9:28
Une servante entra avec des serviettes propres, elle sembla plus gênée que nous. J’arquais un sourcil et la regardais partir en contenant un rire moqueur. Morianne ne se gênait pas pour rire et je finis par l’imiter. Mon rire était doux et cristallin. Entre deux crises, ma mzékils me demanda si on devait s’arrêter. Riant de plus belle, je lui dis :

Veux-tu arrêter ?

Je l’embrassais alors avec passion et amour. Je n’avais pas envie d’arrêter, pas tout de suite du moins. Ma main glissa à nouveau vers son entre-jambe et caressa sa fleur avec tendresse. Ma main libre caressait son sein gauche avec ferveur. Je souriais gaiment, trop heureuse de pouvoir dévorer ma tendre et douce. Mes doigts dans son intimité ce firent plus insistant et rapide. Je voulais qu’elle me sente bien en elle. Les deux petits intrus furent rejoints par un troisième et ce fut une joyeuse pagaille. J’agitais mes doigts dans la fleur de Morianne avec une certaine dextérité. Je soupirais de plaisir et de bien-être. J’avais envie qu’elle me touche aussi.

Tu es si douce ma belle.

Lui dis-je dans un souffle. Sa peau était comme la soie. En plus mouillée. Je souriais à pleine dents, trop heureuse de voir ma douce prendre du plaisir. Mon regard se perdit dans le sien. Mes lèvres scellèrent un baiser tendre sur sa nuque. J’étais si bien. Ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti ça. Le désir à l’état pur.
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Ven 27 Mai - 10:25
Veux-tu arrêter ? me demanda-t-elle en riant.

A voir avec quelle passion elle m'embrassa par la suite et le fait qu'elle glisse à nouveau sa main vers mon entrejambe, je compris rapidement qu'elle ne comptait pas arrêter.

Non... pas vraiment non, susurrai-je à son oreille avec un sourire malicieux.

Elle glissa un troisième doigt dans ma fleur déjà humide et gonflée de plaisir ce qui m'excita de plus belle. Je laissa échapper un soupir de bonheur, et trop heureuse et enthousiasmée par cette nouvelle fougue, je battis légèrement des ailes de plaisir et envoya une sacré quantité d'eau à l'extérieur du bain.

Oups ! Je... hummm ! Sëya !

J'oubliai très vite ce petit incident sous ses caresses alors qu'elle dévorait mon sein. J'embrassai tendrement son front tandis qu'elle redoublait de dextérité avec ses doigts.

Tu es si douce ma belle. me souffla-t-elle.

J'en eus des frissons tout le long du corps et commençai à avoir les jambes qui tremblent d'extase. Je fixai alors ma douce et nos regards se croisèrent, se plongeant l'un dans l'autre. J'aimais ses yeux bruns... car ils étaient les siens, pas ceux d'un ou d'une autre. Non... juste les siens... Je passai un doigt le long de ses douces lèvres après qu'elle m'eut embrassé la nuque avec tendresse.

Tes yeux... Tes lèvres... murmurai-je.

Je glissais ensuite ma main dans ses cheveux, les faisant glisser entre mes doigts, essayant de parler entre deux hoquets de plaisirs.

Tes... longs cheveux bruns... ton visage si doux...

Je l'embrassai alors longuement, dévorant ses lèvres et passant mes mains sur toutes les courbes de son corps tandis que je me tortillais de plaisir.

Tes courbes délicates... soupirai-je entre deux baisers.

Je glissai alors mes doigts sur ses jambes, puis sur ses cuisses, et enfin fis pénétrer deux intrus dans sa fleur pleine de désir.

La chaleur de ton corps...

Je l'embrassai farouchement et remua mes doigts dans son intimité avec de plus en plus de ferveur. Voyant que le moment s'y prêtait, j'en rentrai un troisième pour la faire fondre de plaisir. J'avais envie qu'elle me sente en elle, qu'elle jouisse de bonheur à mes caresses. Mes lèvres ne quittaient plus les siennes et je me frottais tout contre elle, faisant parfois éclabousser l'eau hors du bain.

Mon arcaëllienne à moi...

C'était une véritable pagaille dans la salle d'eau. Il y avait de la flotte partout et de moins en moins dans la baignoire. Je pouvais à présent apprécier les seins complètement émergés de ma douce. Attirée par ces deux jolis tétons, j'approchai ma bouche d'une de ces deux magnifiques petites perles blanches et légèrement rosées en en léchant le bout. Je continuai alors à lécher ses seins, avec tendresse et passion, c'était mon côté louve et un peu animal... je me mis d'ailleurs à grogner de plaisir tout en remontant mon visage pour lui mordiller l'oreille sans pour autant m'arrêter de faire des vas et viens avec mes doigts dans sa fleur. Au contraire, je me faisais plus insistante et plus rapide et remuai du croupion avec un plaisir malin.

Grrrrr... je t'aime ma Sëya.
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Ven 27 Mai - 17:25
Je lâchais un petit cri de plaisir lorsque le troisième intrus entra dans ma fleur. Je me fis plus bestiale et plus rapide dans mes gestes sans pour autant être brusque. L’eau de la baignoire se déversait sur le sol qui était devenu une vraie pataugeoire. Mais je prenais mon pied, il faut l’avouer. Ma mzékils était une déesse du sexe et j’en étais comblée. Je criais de plaisir, me laissant aller à notre union. Je me fis plus vive dans mes mouvements afin de la faire hurler de plaisir.

Après nos ébat, nous étions blottis l’une contre l’autre. L’eau du bain avait bien diminué, il faut le dire. Pauvres servantes qui allaient devoir nettoyer notre bazar.  Je souris à Morianne et lui dis :

On a foutu un sacré bordel… Haha !

Je l’embrassais avec tendresse et la repoussais délicatement afin de sortir du bain. Je glissais sur le sol humide me rattrapant au bord de la baignoire. J’attrapais une serviette et frictionnais mon corps humide et fripé par l’eau. Je me sentais en pleine forme et vivante. C’était agréable et vivifiant. Une fois sèche, j’attrapais les vêtements propres que l’on avait déposés avec les serviettes. Une jolie robe rouge en satin. Je l’enfilais après avoir mis mes sous-vêtements. Une fois fait, je fis un clin d’œil à ma douce et tendre puis quittais la pièce pour aller rejoindre ma mère.

Après avoir dévalé les escaliers, je me retrouvais dans le boudoir, en compagnie de ma chère maman. Nous parlâmes de tout et de rien en attendant Morianne. D’ailleurs, cette dernière, devait s’être perdue dans le manoir. Cela m’amusa un peu. Ma mère me demanda si je souhaitais manger quelque chose en particulier ce soir. Je répondis que de la viande rouge serait une bonne idée. Avec des patates sautées. Et des haricots verts. Elle me sourit me disant :

Comme tu as grandi ma petite Sëya. Tu es devenue une femme maintenant. Et… Je suis si fière d’être ta mère.

Je la pris dans mes bras en lui disant que j’étais l’enfant le plus comblé d’avoir une telle mère. Elle m’embrassa sur la joue puis fut prise d’une quinte de toux assez coriace. Je la regardais avec inquiétude et angoisse. Elle secoua la main pour me dire que ce n’était rien. Je soupirais et répondis :

Ce n’est pas rien mère… De quoi souffrez-vous ? Quel mal vous ronge ?
Ma fille… Je suis très malade. Je vais mourir dans quelques temps… Pardonne-moi de t’abandonner ainsi. Mais… Ma vie est en jeu. Les soigneurs ne savent pas ce que j’ai mais les poumons sont pris. Je suis gravement malade. Je ne voulais pas t’inquiéter…

Je retins mes larmes et la serrais un peu plus fort contre moi en murmurant des mots rassurants. Je ne pouvais repartir en la sachant malade mais mon besoin d’aventure était bien trop présent pour que je reste enfermée entre quatre murs. Elle ajouta :

Tu n’es pas obligée de rester là tu sais… Je sais que tu as besoin de bouger. Je le comprends. Tu es jeune ma fille. Moi, j’ai fait mon temps. Je ne suis plus qu’une vielle arcaëllienne ridée. Les papiers pour l’héritage sont faits de toute manière. Alors, n’angoisse pas pour moi. J’ai bien vécu. Je suis heureuse de ma vie. Et finir ainsi ne me fait pas peur.

Elle me sourit doucement, comme quand j’étais malade. La porte s’ouvrit alors sur une servante qui accompagnait Morianne.
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Ven 27 Mai - 19:39
Je poussai finalement quelques gémissements de plaisirs non étouffé. Je ne pouvais plus m'en empêcher, le plaisir fut beaucoup trop intense à ce moment là. Nos ébats se finirent dans des petits cris de joie et finalement, épuisées, nous finîmes par nous blottir l'une contre l'autre dans un coin de la baignoire. Je passai une main dans ses cheveux et l'embrassai dans le cou.

On a foutu un sacré bordel… Haha ! me fit-elle remarquer.

Je jetai un œil à toute l'eau qui se trouvait en dehors de la baignoire et me mit à rire avec elle.

C'est vrai ! Hi hi ! Bon sang... On aurait peut-être du faire plus attention... Y en a vraiment partout ! m'exclamai-je.

Sëya m'embrassa et sorti du bain, manquant de peu de se viander à terre en glissant sur le sol humide.

'gaffe à pas te casser la figure ! lui dis-je un peu trop tard.

Elle alla se sécher tandis que je tentais à mon tour de sortir du bain. Maladroite comme j'étais, il me fallut un temps fou pour me tenir droite et ne pas tomber. J'entraperçus ma belle mzékils revêtir une somptueuse robe rouge de satin et sortir de la pièce. Je ne pus m'empêcher de penser que ma bien-aimée était sublime dans cette robe, qu'elle était la plus belle de toutes les arcaëlliennes. Je savais que ce n'était pas forcément vrai, mais à mes yeux c'était tout ce qui comptait.  

Je me séchai entièrement, me frottant vigoureusement avec ma serviette. Je secouai la tête et passa un coup dans mes cheveux sans prendre le soin de les coiffer. Je regardai alors autour de moi et ne trouvai pas mes affaires. A la place, on m'avait laissé une robe de couleur vert-émeraude joliment ouvragée, avec de belles coutures dorées. A dire vrai, je la trouvai beaucoup trop sophistiquée pour moi, mais je n'avais pas trop le choix. Il y avait aussi des sous-vêtements qui accompagnaient la robe, je regardai avec intrigue ces morceaux de tissus et les renifla, tant la culotte que le corset.

Je fus surprise en pleine action par la servante qui nous avait trouvé à faire l'amour dans le bain quelques instants plus tôt. Elle me regardait, un sourcil levé et l'autre froncé, cherchant probablement à savoir ce que j'étais en train de faire.

Mais que... par tous les dieux, mais qu'est-ce que vous fabriquez ?
Je... Heum... En fait je... Je me demandai ce qu'était ces petites choses... J'ai déjà vu Sëya en porter mais j'ignore leur usage...

La servante soupira et semblait un peu dépité de voir à quel point j'étais ignorante.

Vraiment ? Vous ne portez donc jamais de sous-vêtements ?
Heu... Non ! Les vêtements sont bien suffisants...

Elle soupira une nouvelle fois et vint jusqu'à moi pour me retirer la culotte des mains et la mettre dans le bon sens pour me la présenter.

C'est une culotte ! Ça s’enfile par les jambes pour couvrir les fesses et... les parties intimes... Mettez au moins ça histoire d'éviter d'exposer votre... fleur à tout ceux qui auraient, par accident bien sûr, un œil sous votre robe.
Quelle idée...
Mettez-la, vous dis-je ! Si Dame Nazen apprenez que vous vous baladiez nue sous votre robe... pauvre d'elle...
Ben... Heu... Ok...

J'enfilai alors la culotte qui ne tenait pas et avait tendance à tomber.

Ça tombe ! C'est nul votre truc, dis-je en fronçant les sourcils.
C'est parce qu'il faut serrer la petite cordelette ici et faire un nœud comme ça !
Oh ?

La servante me montra et je la laissai faire. Elle ajusta un peu la culotte autour de ma taille et admira le résultat, satisfaite.

Maintenant on passe au corset !
Heu... Je ne suis pas sûre que...
Mais si ! Mais si ! Vous verrez, vous aurez fier allure et Dame Sëya ne vous en trouvera que plus... ravissante !
Je suis pas sûre que se soit nécessaire... on va peut-être...
Allons pas de chichi ! Je vais vous aider à le mettre.
Non !! Nooooon !!!

La lutte fut acharnée, nous bataillâmes entre nous pour savoir ce que j'allais porter ou non. Je me débattis un moment mais finis par abandonner et la laisser faire à sa guise. Elle m'habilla du corset sans le serrer trop fort pour ne pas me couper la respiration, déjà que je n'avais pas l'habitude de porter ce genre d'accoutrement et que je me sentais mal à l'aise dedans, j'étais bien contente de ne pas être serrée plus. Ce fut au tour de la robe qu'elle s’échina à me faire porter correctement. Elle réajusta un peu les cordelettes et les nœuds qui tenaient la robe en place autour des mes contours. Elle fut satisfaite à nouveau de mon allure mais me houspilla quand je voulus partir alors que je n'avais pas les cheveux coiffés.

Je me débattais alors qu'elle tentait de me coiffer, brossant mes cheveux comme elle le pouvait. Au final j'abdiquai encore une fois, la servante m'ayant servit un argument de poids.

S'il vous plaît... faites au moins ça pour Sëya... qu'elle puisse être fière de vous devant sa mère.
Mais... pfff... On s'en fiche...
S'il vous plaît...
Bon d'accord... grommelai-je.

Après un long moment passé à me coiffer et à me passer un très léger maquillage, la servante me regarda avec le sourire et s'exclama folle de joie.

Vous êtes magnifique ! Vous êtes déjà belle naturellement, mais là... vraiment... Il y a juste ce chapelet qui... Enfin... J'ai compris que vous ne vouliez pas l'enlever...
Ce n'est pas que je ne veux pas... c'est que je ne PEUX pas... Sans lui... Laissez tomber ! Je veux aller voir Sëya maintenant.
Bien sûr madame ! Maintenant que vous êtes resplendissante de beauté, je me dois de vous accompagner jusqu'à elle et Dame Nazen. Venez !

Elle me prit délicatement par le bras et me conduisit au rez-de-chaussée. Nous passâmes devant un vase où se trouvait un bouquet de fleurs. De belles roses bleues, provenant probablement du jardin, la servante sembla alors avoir une idée et retira une fleur du vase. Elle découpa la tige de la fleur et la déposa en coiffe sur la tête grâce à une petite épingle qu'elle sorti de son tablier et qu'elle noua dans mes cheveux.

Vous êtes ravissante !
Merci mais... On perd du teeeeemps ! Je veux voir Sëya !
Oui oui ! Désolée... Voilà voilà !

Elle me prit à nouveau le bras et me mena finalement à la salle où se trouvait Sëya et sa mère qui étaient toutes deux enlacées. Ma douce mzékils semblait triste tandis que sa mère souriait doucement, la cajolant. La servante m'annonça alors avec calme mais enthousiasme, comme si Sëya et sa mère ne pouvaient pas me reconnaître d'elles même. Je savais que j'avais une autre allure dans cette robe, bien coiffée et légèrement maquillée, mais tout de même...

Dame Morianne est là madame.

Je fis un petit coucou à ma douce avec un petit sourire embarrassé.

Désolée... On dirait que je suis arrivée un peu au mauvais moment... dis-je timidement.
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Ven 27 Mai - 20:46
Désolée... On dirait que je suis arrivée un peu au mauvais moment... Dit-elle timidement.

Ma mère l’invita à s’asseoir lui assurant qu’il n’y avait aucun souci et que, faisant partie de la famille, elle avait sa place dans la discussion. Je souris tristement à Morianne, lui prenant la main. J’étais un peu gênée de la voir ainsi pomponnée alors que moi j’étais juste bien habillée. Je lui glissais qu’elle était magnifique. Mais, retenant mes larmes, je ne parvins pas à sourire longtemps. Ma mère annonça alors à ma mzékils ce qu’il en était. Qu’elle était gravement malade et qu’il ne lui restait pas longtemps à vivre. N’en pouvant plus, je craquais et me mis à pleurer à chaude larmes. Ma mère se leva et me pris les mains.

Je suis une vieille mzékils, Sëya. Ne pleure pas pour moi. Souris à la vie. Profite de chaque instant avec Morianne. Tu le mérite. Mais je t’interdis de pleurer pour moi, tu entends.

Essayant de faire bonne figure et de retenir mes pleurs, je hochais la tête. J’essuyais du revers de la main mes yeux. Je tournais ensuite la tête vers Morianne qui me sembla décomposée. Ma mère posa une main sur nos têtes et nous donna sa bénédiction pour notre amour le souhaitant heureux et vivant. Ensuite, elle quitta la pièce pour aller donner quelques ordres aux serviteurs. Je regardais mon aimée et lui dis que j’avais peur et que je ne voulais pas perdre ma mère. Je m’effondrais dans ses bras en sanglotant comme une enfant. J’étais terrifiée à l’idée de ne plus avoir ma douce mère à voir. Je savais que la prochaine fois où je viendrais ce serait pour ses obsèques. Et cela me rendait malade et folle. Le chagrin envahit peu à peu mon être et je me laissais aller contre Morianne.
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Ven 27 Mai - 22:05
Dame Nazen me fit asseoir, m'assurant que j'avais ma place dans cette discussion. Je la remerciai en souriant, toujours gênée, et lançai un regard à Sëya. Elle prit ma main et me fit un sourire, un sourire que je sentis brisé par une sorte de tristesse qui émanait de ma douce. Elle me complimenta sur mon apparence et je ne pus que la remercier bêtement et simplement.

C'est alors que sa mère m'annonça une triste nouvelle, une nouvelle qui m'éclaira alors rapidement sur l'état de Sëya que je sentais au bord des larmes malgré son sourire qui s’effaçait lentement. Dame Nazen allait mourir... Elle était malade et souffrante et d'après les guérisseurs il ne lui restait plus très longtemps à vivre. Je la regardai alors, choquée, le souffle court, puis je tournai mon visage vers ma bien-aimée qui se mit à pleurer à chaudes larmes. Je restai mortifiée et ne pus décrocher un mot. Je n'entendis même pas les paroles suivantes que prononça sa mère, trop préoccupée par cette nouvelle bouleversante.

C'est au moment où la mère de Sëya posa une main sur ma tête que je sortis de mon état mélancolique pour tourner mon regard vers elle. Elle bénie notre amour et nous le souhaita long et heureux. Je la remerciai mille fois, la voix vibrante d'émotion, prête à pleurer moi aussi. Je la regardai alors s'en aller pour donner les instructions aux domestiques afin qu'ils préparent le dîner. Je tournai à nouveau mon attention vers ma bien-aimée, mes yeux embués de larmes. Ma tendre et douce allait perdre sa mère, c'était inéluctable... la mort allait venir frapper... encore une fois... Elle me fit part de sa peur, qu'elle ne voulait pas perdre sa mère. Je lui ouvris mes bras pour la serrer contre moi alors qu'elle s'effondrait en sanglot sur moi.

Je passai ma main dans ses cheveux, baisai son front, lui susurrai des paroles réconfortantes, tentant d'amoindrir son chagrin qui était grand... mais surtout inconsolable. Il n'y avait rien à dire à cela, rien qui puisse être entrepris pour éviter sa peine et son tourment. Je ne pouvais qu'assister impuissante à tout cela. La seule chose que je pouvais faire était de me montrer forte pour elle, de lui montrer à quel point sa mère avait raison, qu'elle devait profiter de la vie et ne pas se laisser abattre, que notre amour serait toujours aussi fort. J'avais les larmes aux yeux, savoir que la mère de Sëya allait mourir me faisait de la peine, tout autant que de voir ma bien aimé pleurer ainsi. Cela me brisait le cœur de la voir vider toutes les larmes de son corps.

Je t'aime Sëya... Je t'aime... Sois forte... Je serais là pour toi... je te le promets. Et puis... ta mère est encore vivante... Elle est encore là... Tu peux encore lui dire que tu l'aimes. Tu peux encore l'embrasser et la serrer contre toi... Elle est pas encore morte, Sëya... Elle est pas encore morte. Je t'aime !

Je la couvris de baiser tendre et doux, frottant son dos d'une main et passant l'autre sur ses joues pour sécher ses larmes. J'avais envie de lui faire tout oublier, toute sa peine, toute sa peur... J'avais envie de l'emmener dans le ciel et voler jusqu'à l'horizon pour ne plus penser à rien d'autre qu'à la beauté de la vie, même si elle était éphémère.

Pleurs pas Sëya... Pleurs pas... C'est... c'est dur... tellement dur... j'en suis consciente... mais ne pleurs pas... ça va aller. Je serais toujours à tes côtés... Je... J'ai été destinée à ça... Je le sais... Je...

Je soupirai et continuai à caresser ma douce en lui baisant le front, les joues... Je ne savais pas pourquoi, mais je sentais qu'il fallait que je lui dise cela maintenant. Je ne savais pas vraiment si c'était le bon moment, mais c'était plus fort que moi... il fallait qu'elle le sache.

J'ai vu quelque chose, Sëya... Quand la prêtresse de Thaä m'a rendu la mémoire pour me soigner... J'ai vu un lointain souvenir de quand j'étais encore un bébé... J'ai vu... J'ai vu Thaä sous forme d'oiseau se poser sur mon berceau... Et maintenant je sais... je sais que depuis ma naissance... je te suis destinée... Je t'aime, Sëya... Je serais toujours avec toi... Toujours... C'est mon destin et je l'accepte avec joie. Dans tous les bons moments comme dans les mauvais... je serais toujours là pour toi et avec toi.

Je l'embrassai tendrement sur la bouche, et la serrai fort contre moi. Je lui étais destinée... depuis toujours et pour toujours et cela me convenait. Certains auraient sûrement  hurler contre cela, certains auraient rejeté ce destin et évité à tout prix de s'y prêter. Mais moi j'avais toutes les raisons de l'accepter, j'avais toutes les raisons de me plier à lui... car mon destin n'était autre que d'être avec l'amour de ma vie, quelque fut les épreuves que je devrais encore endurer. Et la mort éminente de la mère de ma bien-aimée allait en être une... mais je serais là pour qu'elle puisse la surmonter.
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Sam 28 Mai - 17:25
J’étais inconsolable, mon corps était parcouru de soubresauts tant je pleurais. Ma mère allait mourir sous peu. Mais, Morianne avait raison, elle était encore là et vivante qui plus est. Je devais profiter des derniers instants avec elle. Je me blottis contre ma mzékils et soupirais de tristesse. Tout cela était injuste mais la nature n’était pas faite pour être juste et clémente. Les Dieux tenaient le fil de notre vie entre leurs doigts et choisissaient notre destin. Celui de ma mère était de mourir après plus de cent ans de vie. Cent-cinquante-quatre pour être exact. Je relevais la tête et regardais Morianne dans les yeux. Elle m’m’embrassa alors avec douceur puis, elle me serra fort contre elle. Thaä s’était penché-e sur son berceau alors qu’elle n’était qu’un nourrisson. C’était intéressant. La Divinité veillait bien sur elle, donc. J’eus un pâle sourire et me levais.

Allons nous promener, Morianne.

Décrétais-je d’une voix triste et embuée par les larmes. Je pris la direction du jardin, espérant qu’elle me suive. Le jardin était grand et comportait de nombreuses plantes plus ou moins rares. Des lys, des oiseaux de paradis, des roses et bien d’autres. Mais, tout au fond, il y avait aussi des arbres fruitiers. Pommiers, abricotiers, fraisier, pêchers, muriers et j’en passe ! On allait s’en mettre plein le ventre. Je parcourais les allées, alléchées par les délicieux fruits. Il y avait un petit potager sur ma droite où poussait salades, patates, haricots verts, petits pois,… Que de bonnes choses ! Je m’arrêtais un instant pour regarder la rhubarbe qui avait des feuilles immenses. Une fois ma contemplation finie, j’allais au fond du jardin et commençais par prendre une fraise bien sucrée. Putain, ce que c’était bon ! Il y avait aussi des groseilles. Maman en faisait faire des confitures. Sur du pain chaud c’était exquis. Mais, l’ombre au tableau, c’est que bien trop vite tout cela serait à moi.

Je mangeais des fruits à m’en faire exploser le ventre quand ma mère vint nous trouver. Elle se mit à rire en voyant ma tête coupable. Elle avoua alors que je n’avais pas changé de ce côté-là, que j’étais une petite gourmande. Elle m’embrassa sur le front et nous invita à la suivre. Je lui emboîtais le pas. Marchant lentement, je n’avais pas de mal à la suivre. Elle était vite essoufflée, ses poumons sûrement. Je baissais les yeux, tristement, et continuais à la suivre alors qu’elle haletait. Nous arrivâmes dans le corridor. Un tableau était caché par un voile noir. Ma mère tapa dans ses mains et deux servants firent tomber le tissu sombre dévoilant un tableau représentant Morianne, ma mère et moi. Ma mère était assise dans un fauteuil recouvert de velours rouge et Morianne ainsi que moi étions debout de part et d’autre d’elle. J’étais sans voix. Quand et comment avait-elle fait faire ce tableau magnifique. Il était, en plus, à échelle réelle. Le peintre était vachement doué.

C’est… C’est magnifique Mère.

Dis-je d’une petite voix éteinte.

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Lun 30 Mai - 10:23
Je serrais encore une dernière fois ma mzékils bien aimée avant de la laisser me guider dans les jardins de la demeure après qu'elle m'ait invité à nous promener. Je la suivis sans la perdre des yeux, m'accrochant à sa main pour ne pas m'égarer.

Ce jardin était somptueux, comportant des fleurs et plantes que je ne connaissais même pas. J'avais pourtant beaucoup voyagé et apprécié les fruits de la nature sauvage, mais je n'avais jamais rien vu de comparable. Il y avait là toutes sortes de fleurs, d'arbres fruitiers, il y avait même un potager où poussaient des plans de légumes, de féculents, et autre bonnes choses. Je regardais tout cela avec un profond émerveillement et une certaine gourmandise.

Voyant ma belle se servir en fruits, je l'imitai bien vite et me gavai également, une fraise par-ci, une framboise par là, j'avais finalement jeté mon dévolu sur un cerisier dont les branches étaient assez basses pour me laisser en cueillir quelques fruits bien mûrs. J'en étais tellement excitée que je faillis en avala un noyaux et m'étouffer avec. C'est alors que ma Sëya fut prise en flagrant délit par sa mère qui s'en amusa beaucoup, lui faisant remarquer qu'elle était toujours aussi gourmande. Elle se tourna vers moi et se mit à rire de plus belle.

Vous faites décidément la paire toutes les deux, s'exclama-t-elle avec ravissement.

Je fis une mine boudeuse et un peu coupable mais finis vite par esquisser un sourire et ricaner bêtement. Il est vrai que nous étions toutes deux de sacrées gourmandes. Heureusement, nous étions aussi très dépensière en énergie pour compenser ce fait. Elle nous invita finalement à la suivre. Nous marchâmes lentement, suivant son rythme. Sëya en était attristée de voir sa mère avancer ainsi, le souffle haletant. Je frottai dune main son dos pour la rassurer et l'embrassai sur le côté du front.

Une fois à l'intérieur, elle nous mena jusqu'à un corridor où un tableau au mur était caché par une tenture noire. C'était à en juger par la taille, un assez grand tableau, il faisait un peu plus que la hauteur d'homme et au moins large de trois ou quatre personnes. Intriguée, je jetai un regard à ma douce puis à sa mère. Amusée, la noble dame tapa dans ses mains, laissant le soin à deux serviteurs de dévoiler la peinture qui se cacher derrière ce voile sombre.

Lorsque je vis l’œuvre en question, je restai sans voix. Nous étions ici représentée toutes les trois, Dame Nazen au centre, assis dans un confortable et luxueux fauteuil tandis que nous nous tenions chacune d'un côté et de l'autre d'elle. Je tournai alors mon visage bouleversée vers la mère de Sëya, les larmes me venant rapidement aux yeux. Je me précipitai alors vers elle en pleurant comme une enfant, la serrant délicatement dans mes bras. Ce n'était pas tant l’œuvre en elle même qui m'émut autant, mais plutôt ce qu'elle signifiait, ce qu'elle représentait pour moi... pour nous trois. Si elle avait pris le soin de faire faire une peinture de nous trois, c'est qu'elle me considérait sûrement comme faisant parti de la famille. Je continuai à pleurer et finis par dire :

Oh, madame... C'est... Je ne sais comment... Merci, madame... merci. C'est magnifique...

Je continuai alors à pleurer comme une madeleine, trop émue par ce geste symbolique qui représentait beaucoup pour nous. J'étais si heureuse d'être ainsi acceptée et à la fois si triste que Dame Nazen soit sur le point de rejoindre le royaume de Gar'Haz. Je ne lâchais plus la noble dame qui me tapota le dos avec gentillesse.
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Lun 30 Mai - 16:59
Je restais ébahie devant le tableau, il était magnifique et en même temps il signifiait beaucoup. Il montrait que ma mère voyait Morianne comme un membre de la famille à part entière et qu’elle acceptait au-delà de mes espérances notre union. J’étais toute retournée et je n’étais pas la seule. Ma mère consolait ma mzékils qui était en larmes. Quelle émotive cette petite. J’eus un sourire un tantinet moqueur pour ma belle. Elle était trop fragile, trop émotive. Moi, ce tableau me rendait plus heureuse que jamais. Ma mère finit par déclarer :

Aller, allons manger.

Nous la suivîmes dans les couloirs jusqu’à la salle à manger. Sur la table trônaient mille et une merveilles culinaires. Je m’assis sur une chaise et me servit un peu de viande et de légumes. Je pris ma fourchette et mon couteau puis commençais à manger sans faire de cérémonie. La viande était saignante à souhait, j’aimais ça. Elle produisait un jus délicieux dans ma bouche. Je fis signe à Morianne de se servir. Elle était encore toute retournée par le tableau, j’en étais sûre.

Tu vas voir, c’est super bon !

Dis-je en mettant un haricot vert dans ma bouche. Il était croquant et juteux, un vrai délice.

Une fois le repas terminée, Mère nous emmena sur l’extérieur. A l’arène pour être exacte. Là se jouait une pièce de théâtre dramatique contant l’amour entre deux être que tout voué à se détruire. L’histoire de Zack et Mélinda. Le Prince et l’Enac. La tahora qui jouait l’Enac était très douée et le mzékils jouant Zack était pas mal dans son genre aussi. La pièce se termina sur la pendaison du Prince et la réussite de Mélinda. J’étais assez étonnée qu’une telle pièce se joue à la Principauté. Après tout, il était encore en colère contre l’Enac.

Nous rentrâmes assez tard et nous rendîmes dans nos chambres. Ma mère nous souhaita bonne nuit et alla se coucher. Elle nous souhaita de doux rêves et s’enferma dans sa chambre. J’entraînais Morianne dans la nôtre et me déshabillais avant de me coucher sous la couette en plumes.

Qu’as-tu pensé de la pièce ?

Demandais-je d’une voix fatiguée.
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Mar 31 Mai - 10:33
Après avoir pleuré plus que nécessaire, nous allâmes à la salle à manger pour nous y sustenter. J'ouvris de grands yeux écarquillés et la bave coula de mes lèvres quand je vis les plats succulents qui nous attendaient sur la table.

Nous prîmes place autour du repas, Dame Nazen au bout de la table, et Sëya et moi nous tenions l'un en face de l'autre. Ma douce se servit en nourriture mais moi j'étais un peu trop retournée encore pour oser me servir. Pourtant j'avais une faim monstre malgré les fruits que nous avions mangé, possiblement parce que seule la viande me nourrissait vraiment depuis que j'étais devenu ce que je suis. Je me servis finalement après que l'on m'ait invité à le faire et dévorai mon morceau de viande rouge avec appétit, peut-être un peu trop même. Je jetai des coups d’œil aux deux êtres chers qui se tenaient à table avec moi et fus soulagée de voir qu'elle ne m'en tenait pas rigueur. Je me forçai à présent à manger plus lentement.

C'était super bon oui ! dis-je à la fin du repas, un peu pour répondre à ce que m'avait dit ma mzékils en début de repas.

Ma tendre et douce et sa mère rirent de moi, probablement amusées de voir que je m'étais régalé et que je n'avais pas dit un mot depuis, trop concentrée à me morfaler comme une gloutonne.

Finalement, après ce copieux repas, nous sortîmes et nous dirigeâmes aux arènes où s'y jouait une pièce de théâtre. Je ne savais pas ce qu'était une pièce de théâtre avant d'aller voir cette représentation. En vérité, lorsque je vis les acteurs jouer leur rôle, cela me rappela les petits spectacles que nous animions dans ma tribu pour raconter des histoires. Ce n'était évidemment pas aussi élaboré que ce que je vis ce soir là, mais ça avait son petit charme.

La représentation de ce soir était une pièce contant l'histoire d'amour du Prince Zack et de Mélinda, l'Enac, voués tout deux à se détruire l'un l'autre. L'histoire était bouleversante, tragique et j'en avais beaucoup pleuré, émue par le destin de ce pauvre Prince qui s'était donné la mort, fou de chagrin et de remords. Quelle pitié… Je pleurais comme une enfant devant une histoire qui s'était déroulé il y a de cela deux siècles… Cela ne m'empêchait visiblement pas d'en être toute retournée.

Après cette comédie dramatique magnifique, nous regagnâmes la demeure familiale et, après avoir souhaiter bonne nuit à Dame Nazen, nous allâmes nous coucher toutes les deux dans la chambre de ma bien-aimée. Je frissonnai en entrant dans la chambre, cette pièce me rappelant des souvenirs très forts. Notre première nuit ensemble, la nuit de sa fuite également… la nuit où j'avais failli mourir et m'était débrouillée pour retrouver ma belle malgré mon état lamentable.

Je mis un moment avant de répondre à la question de ma douce. Je tentai alors d'enlever mes vêtements sans grand succès et lui demandai de m'aider tout en lui répondant tandis qu'elle se levait pour me donner une coup de main.

Elle était bien… C'était triste quand même… J'en suis venue à pleurer pour le sort de ce pauvre Prince… Quelle tragédie…

Avec son aide j'étais enfin débarrassée de mes vêtements et nous gagnâmes toutes deux le lit. Je pris Sëya dans mes bras et la câlina doucement, baillant de temps à autre. J'étais fatiguée, la journée avait été longue et riche en émotions.

Je n'aurai pas aimé être à sa place le pauvre… Et puis avoir un père comme ça… Brrrr…

Je baillai une nouvelle fois et embrassai ma douce mzékils sur le front, puis mes lèvres vinrent se coller aux siennes. Je la fixai alors d'un air fatigué, admirant ses beaux yeux bruns. D'une main je caressai son visage et lui souris.

Je t'aime, Sëya.

La fatigue me gagna très vite et je m'endormis sans vraiment m'en rendre compte. La dernière chose que je me rappelle avoir fait avant de m'assoupir, c'était que je faisais un câlin tendre et doux à ma douce.

Hélas, le sommeil ne fut que trop agité cette nuit là. Je me mis à rêver de choses étranges, je voyais la mère de Sëya mourir, et je ne sais si c'était à cause de cette pièce de théâtre mais dans ce rêve ma mzékils finissait par se pendre. Je me réveillai alors en panique et gigotai dans tous les sens. Je tâtai à côté de moi et trouvai ma douce belle et bien à mes côtés, vivante et en pleine santé. Je soupirai de soulagement mais restai assise, ne retrouvant plus le sommeil suite à cette affreux cauchemar…
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Mar 31 Mai - 12:56
Après l’avoir aidé à se dévêtir, nous parlâmes un peu de la pièce. Mais bien vite, je m’endormis bien trop fatiguée par cette journée mouvementée. Ce fut une nuit sans rêve, ce qui m’arrangeait bien. Je dormais paisiblement, sans bouger. Je sentis Morianne me tâter mais cela ne me réveilla pas. Dans mon sommeil je poussais un grognement suivi d’un soupir. Je me sentais en paix et paisible. La nuit se déroula sans encombre, pour moi du moins.

Le matin était là, avec ses oiseaux chantant et ses rayons bienfaisant. Morianne était assise sur le lit, elle semblait ne pas avoir dormi. Je passais une main sur ses ailes et lui demandais ce qui n’allait pas. Une fois qu’elle m’eut répondu, je fis silence et me levais. Le petit-déjeuner nous attendait.

La table était bien garnie. Beaucoup de pâtisseries et de douceurs. Mais aussi de la viande froide. Cela devrait contenter Morianne. Je m’assis à table et commençais par prendre un petit pain aux raisins. Il était sucré à merveille. Ma mère arriva d’un pas trainant et lent. Elle se laissa tomber mollement sur une chaise et me regarda en souriant. Je lui rendis son sourire avec une pointe d’inquiétude. Le souvenir de sa mort imminente revint dans mon esprit.

Nous allons rester un peu plus longtemps. Je vais même reprendre mes études.
Est-ce vraiment ce que tu veux ?
Je veux être là pour vous.
Allons, allons… Je peux me débrouiller seule. Tu as besoin de voyager, c’est dans ton sang. Ton père biologique devait être un aventurier. Et puis le sang du Divin Thaä n’y est pas pour rien non plus… Va à l’aventure et reviens me voir de temps en temps. Je compte bien lutter contre la mort en personne ! Gar’Haz n’aura pas mon âme si facilement, je te le dis.
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Mer 1 Juin - 0:56
Le soleil se levait doucement sur Cescan, les oiseaux chantaient et le ciel semblait entièrement dépourvu de tout nuage. Aux lueurs du jour ma mzékils se réveilla doucement et posa une main sur mon aile la plus proche d'elle. Elle me demanda ce qui n'allait pas, voyant ma mine quelque peu anxieuse.

Ce n'est rien… j'ai juste fait un mauvais rêve… Je crois que les événements d'hier m'ont un peu trop perturbé. Mais ça va aller t'en fait pas !

Elle garda le silence, je lui souris, lui colla un baiser sur le front et nous allâmes toutes les deux prendre notre petit-déjeuner après nous être habillée. Je revêtis à nouveau ma robe de la veille. Elle n'était pas du tout pratique à mettre mais je la trouvai ravissante et ma douce mzékils me trouvai belle dedans, aussi décidai-je de la porter encore un peu.

Une fois arrivées dans la salle à manger, nous nous installâmes devant un choix impressionnant de pâtisseries qui me donnaient toutes plus envie les unes que les autres… et un plat de viande froide… Attirée par l'odeur de la viande, je braquais mon regard dessus et en pris un morceau… puis un deuxième… Je n'aimais pas spécialement manger de la viande le matin, mais il fallait bien avouer que mon corps ne me réclamait quasiment plus que ça. Dame Nazen, qui était arrivée entre temps, me regardait d'ailleurs d'un œil intrigué. Elle que j'avais habitué à me voir manger des sucreries avant tout devait trouver étrange que je me jette plutôt sur la viande. Pour faire bonne figure je pris toutefois deux croissants. Oui, deux, j'avais une faim de louve.

Sëya déclara finalement que nous allions rester plus longtemps, afin que nous profitions d'être avec sa mère, ne sachant pas si nous la reverrions un jour en cas de départ… Pourtant sa mère objecta et l'encouragea à reprendre l'aventure. Nous avions le choix en tout cas à présent… Je ne savais pas ce qu'allait décider ma belle, mais je serais d'accord avec elle, quoi qu'elle choisisse. Du moins c'est ce que je pensais à ce moment là, je ne savais pas encore qu'un événement imprévu allait perturber notre choix…

Alors que j'allais moi aussi donner mon avis sur le sujet, une servante (celle qui m'avait habillée la veille) pénétra dans la pièce et s'adressa à Dame Nazen.

Ma Dame, quelqu'un est à la porte, il souhaiterait parler à Dame Morianne. Dois-je le laisser entrer ?

Quelqu'un voulait me parler ? Comment diable savait-il que je me trouvais ici ? Est-ce que l'on m'espionnait ? La mère de Sëya se tourna vers moi, comme pour me demander mon avis.

Morianne, mon enfant, voulez-vous bien aller voir ce dont il en retourne ? me demanda-t-elle. Si cette personne est là pour vous, c'est sûrement très important. Vous devriez aller voir.
Heu… hum… Oui madame. Excusez-moi !

Sëya me lança un regard interrogateur et je haussai les épaule d'un air de dire : « Je ne sais pas qui ça peut être ! » toute aussi ignorante qu'elle. Je me levai alors de table et suivi la domestique qui me mena jusqu'à l'entrée de la demeure. Là, à l'entrée, debout et droit comme un i, se dressait mon ancien mentor : Loghiam ! Mais que faisait-il ici ?

Hé ! J'ai demandé à voir Morianne… Pas une de vos duchesses… Elle est où ma poulette ?
C'est moi, espèce d'idiot !! m'écriai-je, vexée qu'il ne m'ait pas reconnue malgré mon allure quelque peu différente avec cette tenue élégante.
Hein ??? Morianne ? Bordel… Ouah… Heu… merde… c'est toi ?
Oui, c'est moi ! Ça ne se voit pas ?
Ben c'est à dire que comme t'as pas l'air d'une petite sauvageonne là…
Grrrrr ! Tu veux que je te montre que j'en suis toujours une ???
Ahahaha! Non ! Ça va aller… Mais putain, la vache… Qu'est-ce que t'es bonne, ma poule ! Tu veux pas qu'on aille prendre un verre tous les deux ?
T'es toujours un pervers…
Ahahah ! On change pas du jour au lendemain ! Alors ? Qu'est-ce que tu deviens, poulette ?

Je soupirai et lui jetai un regard haineux. Je n'appréciai pas qu'il s'invite ici, en plus pour me parler aussi familièrement dans la maison de ma bien-aimée et de sa mère.

Qu'est-ce que tu fous ici ? Et qu'est-ce que tu me veux ? lui dis-je avec animosité.
Hé ! Du calme ma p'tite sauvageonne adorée ! J'venais juste voir comment ça allait !
Menteur… Dis moi c'que tu veux…
Hum… bon… ok… elle est là t'as copine ? Tu sais… poulette n°2 !
Me dis pas que t'as oublié son nom en plus…
Nanana ! Pas du tout… heu… C'était… Sera ? Selia ?
Sëya… soupirai-je.
Ahahah ! Je sais ! J'te fais marcher ! Bon… elle est là ou pas ?
Oui… on est un peu chez elle en fait…
Ah pu… Ouaaah ! Non seulement c'est une demi-déesse mais en plus c'est la fille de Dame Nazen ? Ben putain… Décidément, tu l'as bien choisie ! Ahahah !

Je l'attrapai alors par le col et le tira violemment vers moi avec un air meurtrier. J'avais envie de lui exploser la tête contre le sol pour avoir parlé ainsi de ma relation avec Sëya.

J'en ai rien à foutre de son statut social où du fait que ça soit une demi-déesse, je l'aime, c'est tout ! Redis un truc pareil encore une fois et je te fais bouffer le sol à coup de poing dans la gueule !

Il me regarda alors avec appréhension, et même un brin de frayeur. J'avais peut-être agi un peu trop excessivement il fallait dire.

Calmos poulette… c'était juste une blague… comme j'ai l'habitude d'en faire… tu sais ? Tu m'connais enfin…
Je… Oui… désolée… C'est juste que tu tombes très mal…
Ah… De mauvaises nouvelles ? me demanda-t-il inquiet.

J'étais soulagée de le voir prendre un peu de sérieux et de se montrer attentif à mon égard. Il savait que ça n'allait pas, il pouvait le sentir rien qu'en me voyant. C'était mon mentor après tout…

Rien qui ne te concerne…
Je vois… mais si tu veux en parler…
Ça… Ça ne sera pas nécessaire, Loghiam… mais merci de ta sollicitude.
J't'en pries… Bon ben… C'que j'ai à te dire va pas te plaire non plus, ma poule…

Je soupirai, m'attendant au pire. C'est à ce moment là que Dame Nazen et Sëya firent irruption dans l'entrée, trop impatientes d'attendre que j'en ai fini avec Loghiam.

Morianne, voulez-vous bien nous présenter ? me demanda la mère de Sëya.
Oh… Hum… Excusez-moi… Dame Nazen, voici Loghiam, mon maître d'arme, mon mentor…  Loghiam…

Je n'eus le temps de finir ma phrase que Loghiam posa un genou à terre devant Dame Nazen et s'inclina respectueusement devant elle.

Dame Nazen, je suis honorée de vous rencontrer. Je m'excuse de m'inviter ainsi dans votre demeure, mais tout semblait me faire croire que Morianne se trouvait ici, chez vous, et il est urgent que je la vis afin de m'entretenir avec elle d'une affaire très importante.

Je restais abasourdie devant la politesse inattendue de Loghiam et ouvrit grand les yeux de stupeur. Depuis quand cet imbécile savait parler avec autant de respect et de courtoisie ?

Je vous en prie, Maître Loghiam. Faites donc, du moment que vous n'importunez pas mon enfant.

Mon enfant ? C'est de moi qu'elle parlait ? Je restai hébétée par cette déclaration et regardai Dame Nazen avec de grands yeux pleins d'admiration et de reconnaissance. Loghiam toussota pour attirer mon attention, et cela fonctionna assez bien. Je me tournai vers lui.

Hum… Morianne, je te cherchais… J'ai un message pour toi. On demande ta présence au Domaine du Marais de La Ghyuerf. Le seigneur Grégoire Boisdefer est au plus mal et il se pourrait que tu sois la clef de sa guérison… Son fils, Aleksandar, réclame ton aide.

Je n'en crus par mes oreilles. Grégoire Boisdefer était donc mal en point ? Ce brave homme que j'avais déjà aidé et qui m'avait offert le gîte et le couvert, était donc en danger de mort ? J'étais la seule à pouvoir l'aider ?

V… Vraiment ?
Je ne plaisante pas Morianne… J'ai croisé un homme de son armée dans une taverne à Alzbey… Il te cherchais désespérément… Du coup j'lui ais dit que j'allais m'en charger, que j'avais une idée d'où tu te trouvais… Et bon sang j'ai bien fait d'aller voir Loreleï pour qu'elle me mène jusqu'ici… Bref… J'me fous un peu de ce Sir Boisdefer, mais fallait quand même que je te fasse la commission. Alors ? Qu'est-ce que tu vas faire ?
Je… L… Laisse-moi un instant Loghiam… Je… je dois en parler avec Sëya.

Je me dirigeai alors vers Sëya et la pris par le bras pour l'emmener un peu à l'écart, afin de lui parler seule à seule. Je devais aider Grégoire, il en allait de mon devoir en tant qu'amie et en tant que druidesse de Thaä. Loghiam lui fit un petit signe pour la saluer, reprenant ses airs de gros nigaud.

Bon… Écoutes Sëya, je sais que tu préférerais rester ici avec ta mère, et je peux comprendre… Très franchement j'aimerai aussi rester avec elle… Mais Grégoire est un ami, je dois aller lui porter secours. Alors je te le demande : Est-ce que nous repartons toutes les deux à l'aventure ensemble pour aller le sauver ou préfères-tu rester ici avec ta mère le temps que j'aille lui prêter mon aide et que je revienne ici ? Quelque soit ta décision, je comprendrai… t'en fais pas… Je t'aime Sëya… je n'ai pas envie d'être encore séparée de toi… Mais je dois aller l'aider… Tu veux bien m'accompagner ? Promis, après ça nous reviendrons ici, sinon ce n'est pas grave… j'irai seule et je ferai le plus vite possible pour revenir ici.

Intérieurement j'espérai qu'elle choisisse de m'accompagner, je ne voulais plus être séparée d'elle… Mais je pensais aussi à sa mère, au fait qu'elle ne vivrait peut-être plus très longtemps. Sa mère lui avait dit qu'elle était libre de repartir à l'aventure, mais je me demandai si Sëya était vraiment prête à repartir à l'aventure sachant sa mère malade et je ne lui en voudrai pas de rester ici, je ne pouvais que comprendre cela. A vrai dire moi non plus je n'avais pas vraiment envie de partir… mais je devais aider sieur Boisdefer…
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Mer 1 Juin - 19:03
J’arrivais avec ma mère dans le hall d’entrée. Je vis Loghiam en train de parler à Morianne d’une affaire très sérieuse. Je soupirais, allions-nous devoir partir ? J’espérais que non…. Je regardais ma bien-aimée alors qu’elle me parlait d’un départ pour je ne sais où. Je secouais la tête, retenant mes larmes, pour cette fois je n’allais pas la suivre, je préférais rester auprès de ma mère malade. Je pris une grande inspiration et le lui expliquais sous les protestations de ma mère qui insista pour que je parte. Je soupirais et dis :

Je veux passer du temps avec vous, Mère. Ne me contrariez pas, je ne veux pas me morfondre le reste de ma vie en me disant « Si seulement ». Laissez-moi rester avec vous et m’occuper de vous.

Elle finit par accepter mais je sentais que cela allait être dur de me séparer de la sorte de Morianne. J’embrassais ma douce et tendre en lui promettant que ce n’était l’histoire que de quelques mois, qu’elle devait accomplir ce pour quoi on était venu la chercher. Je partie ensuite en courant vers les étages et me jetais sur mon lit en pleurant. Etre loin de ma belle mzékils allait être une épreuve. Mais risquer d’être absente alors que ma mère se mourrait en était une autre. J’avais toute la vie pour profiter de ma douce mais seulement peu de temps pour vivre quelques instants avec ma mère. J’en profiterais pour reprendre les cours. Pleurant à chaude larme sur mon lit, la tête enfouie dans un oreiller, je n’entendis pas que quelqu’un entrait.

Tu n’es pas obligée de rester avec moi, mon enfant…
J’ai la vie devant moi pour profiter de Morianne, mère. Vous… Vous…

Je me remis à pleurer de plus belle. Ça me déchirait le cœur de savoir qu’elle allait mourir.
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Mer 1 Juin - 19:39
Je regardais alors Sëya monter en trombe à l'étage, après s'être un peu prise la tête avec sa mère. Elle avait avoué préférer rester ici avec sa mère, ce que je comprenais tout à fait. Je soupirai, le visage triste… Je n'avais pas envie de partir… mais je ne pouvais pas abandonner Grégoire. J'accompagnai Dame Nazen à l'étage et lui laissai un petit moment avec sa fille avant d'entrer à mon tour.

Je n'avais pas eu le temps de lui dire au revoir correctement. Je m'assis au bord du lit et passai une main dans ses cheveux, la regardant amoureusement, mais aussi avec beaucoup de tristesse. Cela me fendait le cœur de devoir partir à un moment pareil, j'avais l'impression de l'abandonner.

Je t'aime, Sëya…

Je la sortis délicatement de ses coussins dans lesquels elle s'était enfuie et l'embrassai tendrement. J'éloignai mon visage du sien et dit à mi-voix, assez fort tout du moins pour qu'elle m'entende.

Je ferais vite, promis… Profite d'être avec ta mère et ne te fais pas de souci pour moi, d'accord ?

Je la serrai dans mes bras, pleurant à chaudes larmes. Je mentais, je savais que pendant ces mois où nous ne nous verrions pas, je serais la plus triste des mzékils. Je repensais au Prince Zack dans la pièce de théâtre et me demandai si lui aussi avait ressenti autant de tristesse, si ce n'est plus. Mes pensées revinrent bien vite à ma mzékils bien aimée. Je lui jetai un dernier regard, un sourire triste aux lèvres et les yeux embués de larmes.

Prends soin de ta maman, Sëya. A très bientôt ! Je t'aime !

Je me tournai vers sa mère et ajouta.

Merci pour tout, Dame Nazen. J'espère que nous nous reverrons. Je vous aime beaucoup vous aussi.
Moi aussi je t'aime, mon enfant. Ne te soucis pas de moi ! Va, vole vers ton devoir ! Je survivrai bien assez longtemps pour que l'on se revoit, dit-elle en ricanant.

Je m'en allai alors doucement, essayant d'essuyer mes larmes qui n'arrêtaient pas de couler le long de mon visage. J'arrivai finalement en bas de l'escalier et fis face à Loghiam dont la bouche se tordit en un rictus de malaise.

Hé… ça va ?
A ton avis, patate ?
Hum… Désolé… Bon… On y va ?
On ?
Bah ouais ! J'viens avec toi ! On sait jamais !
Je préférerai que tu restes avec Sëya… pour veiller sur elle…
Et qui veillera sur toi, poulette ? Loreleï est ici, elle a promis de veiller sur Sëya.
C… c'est vrai ?
Mais ouais ! Aller te fais pas de bile ! Loreleï prendra soin de ta p'tite poule s'il arrive un malheur. Elle veillera au grain.
… Merci, Loghiam…
Hé ! C'est moi ! dit-il avec un sourire fier.
Justement ! Je ne m'attendais pas à ça de ta part…
Tu me vexes là… soupira-t-il, grincheux.

J'eus un léger sourire et tournai une dernière fois mon regard vers l'entrée du manoir, levant les yeux vers le haut de l'escalier. Je fis finalement face à mon devoir et sortis de la demeure, les larmes encore humides de mes larmes et fis route, avec Loghiam, vers le port. Lorsque nous montâmes à bord du premier navire pour Kaïl, je sentis mon cœur se resserrer et je sentis les larmes revenir. Je me remis à pleurer, blottie dans les bras de mon mentor qui me tapotait le dos d'un air gêné. Nous étions partis pour quelques mois…
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