Réunion familiale

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Mer 18 Mai - 1:39
Suite du RP : Retrouvailles

Nous avions enfin pris la mer Sëya et moi. Nous étions parties depuis le port de Tak'Loö à bord d'un navire marchand qui faisait tout d'abord escale à Maäl. Nous avions visiblement eut beaucoup de chance d'en repartir. Nous apprenions quelques jours plus tard, que la ville avait été victime de l'attaque de pirates le lendemain de notre départ de cette ville portuaire.

Notre bateau fit quelques escales dans les îles environnantes, notamment pour se fournir en vivre pour l'équipage et nous même. Nous mîmes environ un mois et deux semaines pour atteindre les côtes d'Yban et accoster au port d'Ouya. Le voyage fut sans encombre… enfin… sans compter bien évidemment le mal de mer de Sëya qui faisait toujours des siennes et la mettait dans un état toujours aussi lamentable. Nous fûmes d'ailleurs bien contentes de regagner la terre ferme et prîmes le temps de nous reposer quelque peu à Ouya.

Après une journée à passer à comater dans une chambre dans une auberge du coin, nous reprîmes la route afin de trouver mes semblables. J'avais si hâte de retrouver toute ma famille, mes amis, mes parents… Gayël, ma sœur. J'espérai qu'ils allaient tous bien. J'étais si pressée de les revoir, de leur présenter Sëya, peut être un peu trop même. Mon enthousiasme était un peu fatigant, j'étais excitée comme une puce et n'arrêtais pas de presser ma bien-aimée pour aller plus vite. Une vraie enfant…

Malheureusement le voyage fut plus long que je l'espérai… nous cherchâmes pendant bien deux semaines au travers de la Forêt de l'Ïkpan sans y croiser un seul nomade. Il nous arrivait de croiser parfois quelque lupans un peu farouche et territoriaux que je recasais très vite à leur place en leur rappelant l'épisode douloureux dont j'avais été l'investigatrice il y a de cela des mois… peut-être même un an à vrai dire… Cela faisait si longtemps que j'étais partie… En tout cas ils semblaient en avoir eus vent et comprirent rapidement qui j'étais. J'étais assez heureuse d'avoir appris à parler le lupan lors de mes jeunes années de nomade.

Un beau matin, alors que nous dormions et que les rayons du soleil pointaient à peine à l'horizon, je sentis un souffle chaud dans ma nuque. Je souris à l'idée que c'était mon aimée qui s'approchait tout doucement de moi pour me câliner. Je sentis son souffle de plus en plus proche, caressant ma peau et me donnant des frissons. Sa langue commença à effleurer délicatement mon cou et je me mis à rigoler doucement.

Hmmm… Sëya… Hi hi !

Puis elle continua à me lécher ainsi, de plus en plus fort et avec la langue de plus en plus baveuse. Je commençai à douter de l'origine de cette langue, d'autant plus quand je l'entendis grogner. Non, décidément, ce n'était pas Sëya, mais alors pas du tout. Je me tournai alors rapidement pour voir d'où venait cette langue et se grognement et me retrouvai face à une boule de poils toute blanche en train de me lécher le visage. Me voyant me réveiller, la bête se mit à aboyer joyeusement, me lécha de nouveau le visage une dernière fois et attrapa ma peau de bête dont je me servais pour me couvrir la nuit entre ses crocs pour la tirer dehors. La bsurt revint en défonçant à moitié la tente et en réveillant Sëya par la même occasion.

Gayël !!!? m'écriai-je alors avec surprise.

Elle poussa un nouvel aboiement de joie et recommença à me lécher le visage.

Aaaah ! Naaaan ! Gayël ! Stop ! Arrête ! Ahahah ! T'es en train de me mettre de la bave partout et tu vas casser la tente !!

La bsurt était tellement joyeuse de me revoir qu'elle ne faisait pas du tout attention à ce qu'elle faisait. Elle donna un coup de patte en arrière, ce qui eut pour effet de bousculer ce qui servait à tenir la tente en équilibre et la fit s'écrouler sur nous.

Après quelques grognement de contestations, des chamailleries et quelques coups de coudes, nous parvinrent finalement toutes les trois à sortir de la tente.

Et bien… hum… Sëya… je te présente ma sœur… Gayël ! Gayël… Sëya… mon… amoureuse… dis-je timidement en rougissant.

La bsurt renifla Sëya et la regarda d'un œil critique. Elle resta immobile un moment avant de lui lécher le visage. J'explosai de rire en voyant la scène.

Je crois qu'elle t'a acceptée ! Hi hi hi !
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Mer 18 Mai - 7:14
Le voyage fut plus qu’éprouvant. Autant de temps en mer, c’était une torture. J’avais passé beaucoup de temps sur ma couchette à masser mon ventre. Par chance le navire fit des escales ce qui me permit de me ressourcer à terre. Quand enfin nous arrivâmes à destination, mon cœur s’emballa de joie. Plus de bateau pour le moment. Après une journée de repos, nous prîmes la route vers la forêt au Sud d’Yban. Nous cherchâmes longtemps et longuement la famille de Morianne sans la trouver. Un soir, nous installâmes la tente dans une clairière.

Le matin était là depuis peu quand je sentis Morianne s’agiter mais je voulais dormir. Une bsurt l’enquiquinait et apparemment elle la connaissait. L’animal fit s’écrouler la tente sur nous et je pestais ouvrant enfin les yeux. Après quelques petits mouvements, nous parvînmes à sortir de l’amas de tissus.

Et bien… hum… Sëya… je te présente ma sœur… Gayël ! Gayël… Sëya… mon… amoureuse… Dit en rougissant ma bien-aimée.
Enchantée boule de poils.

Répondis-je en souriant malgré le regard peu rassurant de l’animal qui finit par me laver le visage à grand renfort de coup de langue. Je me mis à rire tout comme Morianne qui ajouta :

Je crois qu'elle t'a acceptée ! Hi hi hi !
Super !

Je n’arrêtais pas de rire et de gratter le cou de la bsurt. L’animal grognait de contentement. Des bruits de pas se firent entendre alors. Je me mis sur la défensive.
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Jeu 19 Mai - 12:57
Après un bon moment à rire toutes les trois, nous nous arrêtâmes, alertées par des bruits de pas. Sëya se mit sur la défensive, c'était un bon réflexe, on ne savait jamais qui pouvait venir à notre rencontre, mais voyant que ma bsurt de sœur ne bronchait pas, je ne fis pas un geste. C'était sûrement des personnes qu'elle connaissait, cela ne pouvait signifier donc qu'une chose : il s'agissait des gens de mon peuple.

Sortant de derrière les arbres et les fourrés, une jeune homme à peine adulte, au teint bronzé et aux cheveux noirs comme la nuit se dirigea vers nous. Il était habillé à la manière de notre peuple, des vêtements amples, colorés, avec des coutures qui faisaient de jolis motifs sur les bords. Il portait un espèce de turban jaune, orange, et brun. C'était Kori, l'un des plus jeunes membres de notre tribu, il avait encore son visage juvénile et son sourire ne faisait qu'accentuer cet air de gamin qu'il avait.

Mais… C'est Morianne !!! MORIAAANNE !!!

Le jeune homme couru vers nous et se jeta dans mes bras pour me serrer fort contre lui. Il avait les larmes aux yeux mais toujours un sourire radieux aux coins des lèvres. Il tourna son visage vers moi, reculant un peu pour m'observer attentivement.

Ouaaaah ! T'es toujours aussi beeeeeelle !

Je pouffai de rire et tapotai gentiment sa tête.  

C'est gentil Kori ! Hi hi ! Les autres sont là ?
Non ! Les autres sont installés beaucoup plus loin ! On était en train de chasser avec Tolmen et Ikam quand Gayël a décidé de s'enfuir… visiblement pour te trouver ! Du coup je l'ai suivi pour voir ce qu'elle était parti faire. Et en voilà une surprise ! Je suis si content de te voir !
Moi aussi, je suis content de te voir, Kori !

Kori se tourna alors vers Sëya qu'il n'avait pas remarqué à cause de Gayël qui cachait en partie sa présence.

Oh ? C'est qui ça ? Une amie à toi ?
Heum… c'est… plus qu'une amie même… Kori, je te présente Sëya ! Sëya – Kori ! Sëya est ma… bien-aimée.
Ta… Ta… mais c'est une… fi…

Gayël grogna à l'encontre du jeune homme qui fut intimidé par la bsurt qui lui montrait les dents.

Aaaah !! Heu… je… non, rien en fait ! Ah ah ! Hum… Enchanté de te rencontrer Sëya ! dit-il avec gêne.

Je laissai Kori et Sëya faire présentation et me tournai alors vers Gayël pour lui caresser le cou. Nous entendîmes alors le bruit de pas de deux autres personnes qui vinrent à notre rencontre. Il y avait un grand costaud au teint bronzé, fort musculeux et avec un visage plutôt carré et fermé, même son nez avait une fort rectangulaire et il avait des petits yeux noirs et sévère. Il n'avait que pour habit un pantalon en peau de bête et un pagne dans la même matière. Il portait des peintures sur le torse et le visage et ses cheveux étaient coiffés en iroquoise. L'autre, un jeune homme au corps élancé, portait des habits bleus et tout aussi tribaux que ceux des autres, il avait tout comme les autres une peau légèrement basanée, des cheveux sombres, et lisses, mais lui se dénotait des autres par ses beaux yeux bleus et son visage bien formé. C'était Tolmen, mon ami d'enfance.

Tolmen:
 

Je les appelai alors en leur faisant signe de la main.

Ooooooh ! Ikam, Tolmen !
Morianne ? s'étonna mon ami avec stupeur.

Le deux gaillards vinrent nous rejoindre, Tolmen me donna une accolade tandis qu'Ikam se contenta de me saluer d'un signe de tête, gardant le silence.

Qu'est-ce que tu fais ici ? Je croyais que tu étais parti sauver le monde… dit-il d'un air légèrement amer et sarcastique.
Et bien je repasse vous voir un peu… vous me manquez vous savez ?
Ben voyons… Et c'est qui la fille avec toi ? demanda Tolmen.
C'est… Sëya ! Ma chérie… dis-je en rougissant.
Ta… Ta chérie ? Mais… Mais c'est… Mais c'est une femme !!!

Tolmen se prit une claque à l'arrière de la tête par Ikam qui lui lança un regard réprobateur.

Aïeuuuh ! Mais qu'est-ce qui te prends abruti ? Pourquoi tu me frappes ?
Tolmen… Tu devrais pas dire de bêtise…
dit le grand gaillard de sa voix roque et puissante.
Mais… Quelle bêtise ? Non mais t'as vu ça ? C'est… enfin… Normalement…

Ikam fit non de la tête et rétorqua.

L'amour est comme le vent, il n'a ni frontière, ni genre.
… … … T'as fini de dire des trucs intelligents espèce de grand benêt ? J'ai l'air d'un idiot maintenant…
dit Tolmen en faisant la moue.
Mais Tolmen EST un idiot… ajouta Ikam en souriant.
Que… héééééé !!! Non mais… Espèce de…

Tout le monde se mit à rire, même Tolmen se mit à rire de gêne, essayant de garder bonne figure malgré tout. Je sentais cependant en lui comme une légère déception. Je savais que mon ami avait toujours eut le béguin pour moi, mais honnêtement je le voyais plus comme un frère qu'autre chose. Lui en revanche, c'était autre chose, et ça l'était visiblement toujours. Je crus un moment percevoir un éclair de jalousie dans ses yeux quand il regarda Sëya.

Ouais bon… ok… Sëya, hein ? Et on peut savoir d'où tu viens, Sëya ? finit par dire Tolmen d'un ton quelque peu incisif.
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Jeu 19 Mai - 15:19
Apparemment c’était des gens du clan de Morianne. Ils se saluèrent et semblèrent un peu choquée que ma bien-aimée soit avec une fille sauf un. Nous rîmes à la blague de l’un d’eux. Enfin on s’intéressa à moi et j’entendis la bsurt dire :

Mais quel curieux celui-là !

Je ris sous cape pensant la même chose. Je regardais la bsurt et lui fis un clin d’œil, elle remua de la queue. Je ne voulais pas dévoiler devant des inconnus mon nouveau don. Je regardais le jeune arcaëllien et lui racontais ma vie en détail sans omettre que j’étais une noble anciennement esclave. Par contre je ne racontais pas ma rencontre avec Morianne ayant encore trop honte de m’être fait violée de la sorte. Je baissais donc la tête et pris la main de Morianne dans la mienne pour me rassurer. Malgré le temps qui avait passé j’avais toujours une petite douleur au ventre à penser à cet évènement. Je souriais tout de même, heureuse de rencontrer les siens. La bsurt sautillait partout en demandant qu’en est-ce qu’on partait. Je soupirais devant son excitation, moi j’étais angoissée à l’idée de rencontrer les parents de ma douce. Je finis par lancer un « on bouge ? » dans un souffle. Devant des inconnus je n’étais pas très bavarde. Mais je devais remédier à ça après tout, j’allais passer quelques temps avec la famille de Morianne. Ma belle mzékils… Je relevais la tête toujours souriante et lâchais la main de ma douce. J’ajoutais à l’intention de l’amoureux transit :

Morianne et moi sommes très heureuse ensemble. J’espère que vous aussi vous trouverez l’Amour.
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Jeu 19 Mai - 21:01
Sëya se mit alors à conter sa vie à mes amis en détail. Je l'écoutais également, profitant qu'elle en parle pour me remettre tout cela en mémoire. Finalement il arriva un moment où elle cessa de parler et baissa la tête, m'attrapant la main. Je devinai qu'elle pensait à notre rencontre… à son viol plus précisément… Je lui fit un petit sourire, histoire de la rassurer et fut satisfaite de voir qu'elle souriait aussi.

Finalement nous décidâmes de partir en quête du reste de la tribu, Sëya ne manqua pas cela dit d'ajouter à l'attention de Tolmen :

Morianne et moi sommes très heureuses ensemble. J’espère que vous aussi vous trouverez l’Amour.

Mon ami d'enfance sembla contenir sa rage mais cela se lisait dans ses yeux qu'il était profondément énervé par cet état de fait.

Grrrrr… Bien ! Et si on y allait plutôt que de parler de choses futiles ? grogna-t-il.
Tolmen, jaloux… soupira Ikam.
Je suis pas jaloux !! Jaloux de qui d'abord ? Et de quoi ? Hein ? Oh oh ! C'est n'importe quoi ! Aller!On bouge !

Je pouffais de rire en même temps que Kori et Sëya. C'était vraiment très drôle de le voir jalouser à ce point là et rougir comme une pivoine tout en niant l'évidence. J'en rajoutai alors :

C'est pas grave Tolmen, c'est pas grave… Laisses les dire. Pour moi tu seras toujours mon petit frère chéri !
Ton petit frère… ? Heu… Oui… heu… Oh… Bon d'accord… Je vois…

Il soupira, résigné, et nous partîmes finalement à la rencontre du reste de la tribu, Tolmen faisant la moue, Ikam gardant son sérieux et son sang froid tandis que Kori continuait de parler comme un moulin à parole, me racontant tout ce qui s'était passé à la tribu durant que je n'étais pas là. Rien d'extraordinaire ne leur était arrivé mais c'était bon d'avoir de leurs nouvelles. Après quelques longues minutes de marche nous finîmes par trouver le campement de mes semblables. Les roulottes étaient installées en rond autour du camp et il y avait là beaucoup d'agitation. Les femmes et les hommes tissaient, triaient les fruits ou encore confectionnaient des ustensiles, et étaient occupés à bien d'autres activités encore.

Il y eut un soudain silence quand nous arrivâmes. Tous me regardèrent comme s'ils n'en croyaient pas leurs yeux. Ma mère qui était en train de recoudre un pantalon lâcha son œuvre et se leva en me regardant droit dans les yeux.

Viens dans mes bras ma fille !!! s'écria-t-elle en me fonçant dessus les bras grands ouverts.

Il y eut alors tout un mouvement dans le campement et tout le monde commença à nous encercler pour nous saluer et montrer leur joie de me revoir parmi eux. Certains se mirent même à hurler et siffler de joie, tambourinant du pied. Ma mère avait des larmes de joie aux yeux et ne voulait plus me lâcher, ayant peur que je reparte derechef. Mon père arriva et me fit un petit sourire amical. Il tapota mon épaule et s'approcha de Sëya.

Vous êtes une amie de Morianne, je présume ? Je suis son père, Malar, enchanté de faire votre connaissance… heu… mademoiselle…  ?
Papa ! Attends ! J'te présente ! C'est Sëya ! Et c'est… mon amoureuse ? dis-je avec quelque peu d'hésitation.
De que… mais… heu… Mais Morianne… Mais c'est une… une femme ?

Gayël jeta un œil à Sëya et semblait complètement dépitée. Je ne le savais pas encore mais ma douce et tendre pouvait la comprendre, pouvait dialoguer avec elle, elle put ainsi l'entendre « dire » : «  Ces humains…  »

Oooooh !!! Malar !!! Mais c'est quoi cette attitude ? grogna ma mère. Enfin ! La petite nous présente son amie, tu vas quand même pas faire un scandale parce que c'est une femme ?
Non mais… enfin… Chérie… C'est… C'est une femme !!!
Et alors ? Si elle est heureuse avec elle, j'lui donne ma bénédiction ! Et toc !
Heu… D… d'accord ! Je… D'accord…
dit mon père quelque peu surpris.

Ma mère pris Sëya dans ses bras, comme s'il s'agissait de sa propre fille.

Bienvenue dans la famille, ma fille. Tu es ici avec nous comme chez toi !

Elle se tourna alors vers mon père et beugla :

Malar, au lieu de faire une tête de dix pieds de long, va chercher des verres et de quoi boire !! Il faut fêter ça !!

Elle se tourna vers nous et nous fit un large sourire, les larmes coulant de ses yeux pleins d'émotions.

Ma fille a enfin trouvé quelqu'un ! Je suis si heureuse pour vous ! Venez vous asseoir à côté de moi vous deux, on a des tas de choses à se raconter.

Je rougis et me sentis soudain un peu gênée par la familiarité avec laquelle ma mère traitait Sëya, mais je préférais ça plutôt qu'un conflit et ne put que féliciter ma mère… enfin tout du moins dans ma tête. Je n'osais plus trop parler à vrai dire, j'étais un peu mal à l'aise à ce moment là.
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Jeu 19 Mai - 22:12
Nous arrivâmes à un campement où tous cessèrent leur activé en voyant Morianne. Quand l’occasion se présenta elle avoua que nous étions un couple ce qui sembla choquer son père. La louve géante me dit alors :

Ces arcaëlliens, ils s’arrêtent à des détails… Tant que ma sœur est heureuse je ne peux qu’encourager cet amour.

Je souris à la bsurt en hochant la tête avec conviction. Gardant mon sourire je laissais la mère de Morianne me faire un câlin en rougissant incroyablement. Ensuite nous allâmes nous asseoir sur de petits bancs et le père de Morianne nous servit une espèce de liqueur de poire. Je portais le verre à mes lèvre et faillis recracher la boisson tellement ça brûlait. En grimaçant j’avalais l’eau de vie. la mère de Morianne commença alors à me poser des questions sur moi. J’y répondis en toute honnêteté. Puis vint LA question.

Comment vous êtes-vous rencontrées ?

Je baissais la tête et mon sourire s’effaça. La bsurt me donna un coup de nez dans l’épaule pour m’encourager. Je soupirais et approchait ma bouche de l’oreille de la matriarche. Avant de parler, je soupirais longuement et fini par dire :

Elle m’a sauvé de quatre Hayert’Vaäl qui abusaient de moi… Les larmes me montèrent aux yeux. Je lui doit la vie…

Je me mis à pleurer pour de bon et la maman de Morianne me prit dans ses bras en me cajolant. Elle avait l’air de comprendre ma souffrance. Elle déclara que ce n’était rien, que c’était le passé et qu’aujourd’hui je me devais d’être heureuse. Elle relâcha son étreinte et je finis mon verre en grimaçant. La bsurt me dit alors :

Tu es très courageuse petite louve.
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Jeu 19 Mai - 23:05
Et moi qui avait promis de plus jamais retouché à une seule goutte d'alcool de toute ma vie… voilà qu'on m'obligea à trinquer pour fêter nos retrouvailles et aussi pour célébrer ma vie commune avec Sëya. A peine avais-je trempé mes lèvres dans le liquide que je sentis le liquide me brûler et la tête me tourner. Je ne supportais décidément pas du tout l'alcool.

Ma mère nous posa des questions, en particulier concernant Sëya. Elle voulait tout savoir d'elle, d'où elle venait, ce qu'elle faisait dans la vie. Nous lui répondîmes honnêtement, sans détour. C'était ma mère, elle avait bien le droit de savoir qui était ma bien-aimée, et puis elle se montrait toujours très compréhensive.

Au moment où elle nous demanda comment nous nous étions rencontré, je cru que Sëya n'arriverai jamais à en parler. Finalement elle eut le courage de le faire et fini par pleurer dans les bras de ma mère qui la prise contre elle comme l'aurait fait une mère pour son enfant. Elle la rassura et la consola avec une extrême douceur. Je posai alors une main dans le dos de ma bien-aimée, pour lui signaler que j'étais là, qu'elle pouvait compter sur moi. Je lui collai alors un baiser sur le front et la câlinai doucement.

Alors… combien de temps comptez-vous rester ? demanda mon père.
Hum… je ne sais… peut-être quelques jours… Après nous irons à Cescan pour aller voir la mère de Sëya.
Oh ! Je vois… Cescan ? C'est une citadine alors ? Enfin… sans sous-entendu bien sûr ! Il n'y pas de mal à être citadin…
Mouais… Fais gaffe à ce que tu dis toi !
maugréa ma mère en lui lançant un regard faussement méfiant.
Mais… Mais je ne peux rien dire sans que…
Ahahah ! Je plaisante mon chéri, je plaisante ! Je vais aller chercher des jus de fruits, vous n'avez pas l'air d'apprécier les liqueurs que nous avons là !
fit remarquer ma mère à l'attention de Sëya et moi-même. Je reviens !

Ma mère s'en alla chercher des boissons que nous pourrions enfin boire sans tirer des mines affreuses. Mon père s'approcha de moi et posa une main paternelle sur mon épaule.

Heu… Tu sais Morianne… je… Ça m'a surpris mais je veux que tu saches que je n'ai rien contre… enfin tu sais… tu as le droit de faire ta vie avec qui tu veux… heu… sauf avec un Hayert'Vaäl… ou un pirate, les pirates sont mauvais et sentent l'alcool ! Et ils sont très dangereux ! Méfies toi si tu en croise un !  

Je me mis à rire avec mon père qui avait trouvé les mots pour plaisanter. Mais cela me rassurait qu'il accepte notre union. Après tout c'était mon père et il n'avait toujours voulu que mon bonheur, et il avait bien vu à quel point j'étais radieuse aux côtés de Sëya. Les autres villageois commencèrent à faire brûler un grand feu et à faire cuire toute sorte de victuailles, de la viande, des potages… Il fallait fêter cela comme il se doit.

Oh ! Mais dis-moi, c'est nouveau ça ! Qu'est-ce que c'est ? dit mon père en me saisissant le bras et en regardant mon chapelet en argent de plus près.  
N… NON !!! N'Y TOUCHE PAS !!!! me mis-je à hurler brusquement.

Tout le monde s'arrêta dans ses activités et me regarda d'un œil intrigué. Mon père restait pétrifié face à moi, les yeux grands ouverts et Tolmen s'approcha alors en hâte.

Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda-t-il.
Je… Je ne sais pas… balbutia mon père. Morianne, tu peux m'expliquer ?  

Je regardai alors Sëya désemparée et cherchai un moyen de me sortir de là. Je n'avais pas envie de parler de ça, je n'avais pas envie de le dire que j'étais devenu un monstre. Mais c'est finalement Gayël qui me poussa à faire l'effort de le faire. Elle se glissa vers moi et me poussa de son museau. Je me tournai vers elle, en panique, et elle me fixa de ses yeux de fauve. Je compris qu'elle aussi voulait savoir… qu'elle aussi avait besoin d'explication.

Je me mis à trembler puis à pleurer toutes les larmes de mon corps en essayant de leur expliquer que j'étais devenu un monstre et que j'avais été exorcisée, dans des termes si confus qu'ils ne semblèrent pas comprendre. Ils se tournèrent alors naturellement vers Sëya pour essayer d'avoir des explications plus claires. Ma sœur bsurt colla son museau à moi et me colla une léchouille pour me réconforter, mais j'étais toujours aussi affreusement triste de mon état actuel.
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Ven 20 Mai - 7:22
J’expliquais alors, entre deux sanglots, ce qui nous était arrivé ainsi que mon rôle dans tout ça. J’avouais être une fille de Thaä. Des bouche s’ouvrir grande à cette révélation. La seule chose que j’omettais c’est que Morianne était morte durant un court laps de temps. Il y eut quelques mouvements de recul et des yeux grands ouverts. Le chapelet était ce qui maintenait Morianne dans un état normal voir en vie.

Mes pauvres petite, comme vous avez dû souffrir !

S’exclama la mère de Morianne les larmes aux yeux en prenant sa fille dans ses bras. Je bus une gorgée de jus de fruits avant de reprendre disant que désormais nous étions des chasseuses d’Hayert’Vaäl.

Vous êtes courageuses les filles. Mais ne soyez pas téméraires !

Déclara la bsurt. J’hochais la tête pour approuver les mots de la louve géante. Je baissais ensuite la tête, tout cela était ma faute, si Morianne ne m’avait pas sauvée elle ne serait pas devenue un monstre. Je soupirais doucement, j’étais fautive et je tenais à le dire.

Tout ça est de ma faute…

Je me levais et m’éloignais du campement. J’avais besoin d’être seule. La bsurt me suivie et me dit :

Vos destins sont liés, ce n’est pas de ta faute.
A cause de moi, elle est morte…
Vraiment ? Mais elle est toujours là, non ?
Oui…
Son amour pour toi est très grand, elle ne se laissera pas abattre si facilement. C’est une louve sauvage.
Sûrement…

La bsurt posa sa grosse tête sur mon épaule droite et me consola alors que je pleurais. J’enfouis mes doigts dans son pelage et me blottis contre elle.
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Ven 20 Mai - 14:32
J'avais tellement d'émotions en tête à présent, j'étais perdue mais en même temps toutes les personnes que j'aimais étaient là pour me soutenir, je n'avais plus rien à craindre. Ma mère me serrait dans ses bras, elle aussi les larmes aux yeux. Mon père ne savais plus où se mettre et se contenta de poser une main compatissante sur mon épaule. Sëya s'en alla, s'éloignant de nous et soupirant que c'était sa faute. Je voulais me défaire de l'étreinte de mes parents et aller lui dire que ce n'était pas sa faute, mais voyant que Gayël venait vers elle pour la réconforter, je ne me faisais pas trop de soucis.

Quant à Tolmen… Tolmen semblait bouillir de rage intérieurement. Il avait les poings serrés et le regard sombre. Il avait tendance à avoir le sang chaud et à agir avant de réfléchir. En apprenant que les Hayert'Vaäl étaient responsable de mes malheurs, il jurait alors de leur faire la peau. De plus il avait entendu Sëya parler de sa propre culpabilité dans cette affaire, aussi ne tarda-t-il pas à venir vers elle pour lui réclamer des comptes.

Hé ! Toi, là ! C'est quoi cette histoire ? C'est vrai ? C'est de ta faute si elle a souffert comme ça ? Je te conseille de me répondre honnêtement ! Je connais Morianne depuis que nous sommes enfants, s'il lui est arrivé du mal, c'est à moi de faire payer les responsables ! Et si tu y es pour quelque chose…

Gayël se tourna vers lui et montra ses crocs tout en grognant.

Abruti d'Arcaëllien… Si tu touches un cheveux de la bien-aimée de ma sœur, je te ferai regretter d'être venu au monde en étant un mâle !

Bien évidemment Tolmen n'avait pas conscience des paroles de la bsurt, mais voyant l'air féroce de la créature il recula de quelques pas et se mis sur ses gardes.

Hé là ! Du calme Gayël ! Qu'est-ce qui te prends ? Tu vas la défendre ? Après le mal qui est arrivé à Morianne, par sa faute ?

La bsurt grogna de plus belle et fléchit les pattes dans une position agressive et menaçante.

Fais attention petit d'homme ! Si tu me cherches, tu vas me trouver ! N'approche pas ou je t'arrache la tête, ami d'enfance de Morianne ou pas !

Le jeune nomade pesta et abandonna l'idée.

Pfff… Je vois…
Non, Tolmen ne voit pas…
dit une voix grave derrière le jeune homme qui se retourna et tomba nez à nez avec Ikam. Il est aveugle ! Ikam voit, lui… Ikam a compris que Morianne donnerait sa vie pour Sëya et que Sëya ferait pareil pour Morianne. Mais Tolmen n'arrive pas à l'accepter ! Tolmen encore amoureux !
Fiches-moi la paix, Ikam ! Va aller faire tes sermons à quelqu'un d'autre !!!


Il s'en alla, frustré et en colère. Ikam soupira et se tourna vers ma bien-aimée, l'air désolé pour ce qui venait de se passer.

Ikam est désolé pour tout ça. Ikam espère que Sëya n'est pas blessée par les paroles de Tolmen… Tolmen agit toujours avant de réfléchir et fait pas attention à ce qu'il dit. Tolmen est gentil, mais un peu farouche. Ikam sent que Sëya est gentille elle aussi, qu'elle a une âme pure. Ikam est persuadée que Morianne et Sëya sont heureuses toutes les deux et qu'elles s'en sortiront ensemble.

Le grand costaud fit un sourire naïf, il avait peau être une montagne de muscle, sous ses airs de brutes se cachait un esprit tendre et doux, plein d’innocence et de bonté.

Ikam pense que Sëya devrait retourner à la fête et embrasser Morianne très fort pour oublier vos soucis. L'amour est la plus grande chose qui soit, elle guérit de beaucoup de maux.

Gayël jeta un œil à Sëya et ses pensées effleurèrent son esprit.

Ce grand naïf a raison… Tu devrais profiter des réjouissances et ne te soucier que de ce qui est positif. Morianne est une louve comme je te l'ai dit, elle savait ce qu'elle faisait, elle savait pour quoi elle se battait, alors ne te sens pas responsable, la seule chose que tu peux faire c'est continuer à l'aimer et à la chérir.
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Ven 20 Mai - 14:51
J’étais soulagée que l’on ait pris ma défense même si je trouvais le geste maladroit bien que courageux. La montagne de muscle s’en alla vers les festivités et je lui emboitais le pas en remerciant la bsurt d’un sourire. Je m’assis près de Morianne lui prenant la main délicatement et y déposant un baiser tendre. Sa mère me sourit et hocha la tête en me disant :

Morianne est une dure à cuir, ne te fais pas de soucis pour elle, fille de Thaä.

Je la gratifiais de mon plus beau sourire et la remerciais mais la priais de m’appeler Sëya. L’amoureux transit de Morianne me tuais du regard, jaloux comme un pou et sur la défensive. Gayël grogna dans sa direction puis ma lécha ce qui me fit rire doucement. Je grattais la tête de la bête en lui souriant et lui glissant un merci doux et sincère. Je déposais un bisou sur la joue droite de Morianne en lui disant dans un souffle :

Je t’aime.

Un des nomades sortit une harpe et un autre un violon. Ils se mirent à jouer des airs joyeux et entrainant. Je me levais et entrainais Morianne à ma suite. Je me mis à danser comme une déesse. OU plutôt une demi-divinité. Mon corps n’était qu’harmonie et souplesse. J’observais ma douce qui restait figée comme un piquet. Je lui dis alors de danser que ça la détendrait un peu. En voyant son air boudeur je ris de bon cœur. Les nomades se mirent à danser ou taper dans leurs mains au rythme de la musique. Une brise légère caressa mes cheveux et j’enlaçais Morianne afin de lui donner un baiser tendre et aimant. Cela dû énerver l’amoureux car il se leva et s’éloigna du campement. Il grogna et bougonna en passant à côté de nous. Je soupirais, perdant toute envie de m’amuser. Pourquoi me détestait-il à ce point ? S’il aimait Morianne il devrait être heureux pour elle, non ? Je quittais ma douce pour rejoindre le jeune arcaëllien. Je m’assis à côté de lui sous l’œil de la bsurt.

Tu sais, bouder n’est pas ce qui va m’éloigner de Morianne. Je l’aime et il faut que tu te fasse une raison. Nos cœurs sont liés par un lien puissant et indestructible. Même la mort n’a pu avoir Morianne. Je fis une pause, il me jeta un regard haineux. Apprends à me connaître. Je ne suis pas une mauvaise bougresse…
Laisses moi fille de Thaä. Tu lui as volé son cœur comme jamais je ne le pourrais. Je voudrais tant te faire souffrir comme je souffre actuellement… Mais tu es trop heureuse pour voir mon malheur. Dégage maintenant.

Je soupirais et me levais laissant le bougon à ses sombres pensées. Je retournais auprès de ma bien-aimée. Elle me regarda de façon interrogative je lui répondis par un sourire jovial. Je ne voulais pas l’inquiéter outre mesure. Gayël vint vers nous et me donna un coup de cul qui me fit tomber dans les bras de Morianne. Je me mis à rire comme une demeurée et enlaçais ma douce.
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Ven 20 Mai - 21:50
Alors que j'étais inconsolable, Sëya vint à moi et me déposa un baiser sur la main. Je la regardai les yeux embués de larmes et lui souris timidement. Je remarquai alors du coin de l’œil Tolmen en train de nous regarder d'un œil noir et pester de jalousie. Il faudrait vraiment que je mette les choses au clair avec lui et qu'il cesse de se comporter ainsi, personne ne pourrait supporter longtemps cette attitude.

Ma mzékils me colla finalement un baiser sur la joue en me soufflant un « Je t'aime ! » Je lui répondis, la voix encore tremblotante d'émotion : « Moi aussi, je t'aime. »

C'est alors que Rohic et Hanan se mirent à jouer de leurs instruments, accompagnés par Mormod qui tapait sur ses tambourins. Sëya me tira par la main et m'entraîna pour danser. J'avoue qu'au départ je restai perplexe et immobile, ne comprenant pas trop ce qui se passait. Tout ce que je faisais était d'admirer ma douce, danser telle une déesse. Elle était belle… si belle… elle dansait au rythme de la musique avec une telle élégance et une telle grâce. Je n'avais d'yeux que pour elle. Elle me pressa alors pour danser, m'affirmant que cela me ferait du bien. Je me dis alors qu'après tout ça ne pouvait pas être si mal. Je me mis alors à danser en rythme alors que d'autres villageois en firent de même. Je tournais, encore et encore, dansant comme une enfant qui n'a aucune idée de comment il faut faire, à côté de Sëya qui dansait avec tant de charme, j'avais l'impression d'être une sauvage se dandinant comme un poulet.

Après un morceau bien endiablé, Sëya me prit finalement dans ses bras et m'embrassa tendrement. Tout le monde nous regarda… et nous applaudit. Je me mis à rougir comme une pivoine et faisait alors de grands gestes, gênée.

Heu… ahahah ! C'est pas la peine de s'emballer pour ça ! C'était juste un baiser ! Arrêtez d'applaudiiiiir !!!

Alors que je m'efforçai à calmer un peu l'enthousiasme de mes semblables, Sëya était partie dire deux mots à Tolmen. Je la laissai faire, peut-être qu'elle arriverait à lui faire entendre raison ? Je ne savais pas. Je fus plus occupée à gronder Ikam qui continuait de rire comme un enfant depuis que Sëya m'avait embrassé devant tout le monde.

Mais Ikam trouve ça très drôle. Ah ah ah ! C'était adorable ! Morianne devrait pas avoir honte !
Mais… mais heu… C'est pas la peine de rire comme ça ! C'était juste un baiser !!!
Ah ah ah ! C'est Morianne qui est drôle de réagir comme ça ! Morianne est toujours aussi timide et réservée ! Ikam trouve ça amusant !

Je soupirai et laissai le grand gaillard rire de plus bel devant mon air dépité. Je retournai alors m'asseoir à un banc et regardai Gayël en face de moi.

Je suis sûre que tu rigolerais si tu pouvais… hein ? Moques toi donc…

Gayël me regarda avec circonspection, remua la queue et se mit à me lécher le visage en jappant de contentement.

Arpf ! Arrête Gayël ! Hi hi ! Ça chatouille ! Tu baves en plus ! Oh ! Hi hi !

Je regardai ma sœur avec tendresse et la caressai tendrement.

Je suis contente de te revoir Gayël… Tu m'as beaucoup manqué tu sais ? J'ai cru que je ne te reverrai jamais… J'ai failli mourir pour de bon… Je suis même réellement morte une fois en fait… pas longtemps mais… maintenant j'ai ce chapelet…

La bsurt poussa des petits chuintements et posa sa tête sur mes genoux, me jetant un regard triste et compatissant.

Mais je suis belle et bien là ! Tout est bien qui finit bien ! Hi hi !

Gayël redressa sa tête et remua la queue en aboyant de joie. Je vis alors Sëya revenir et s'installer à côté de moi. Je leva un sourcil interrogatif à son encontre et elle eut pour seul réaction un sourire. Mais cela me suffit amplement. Je regardai alors les autres danser quand ma douce tomba dans mes bras, poussée par Gayël. D'abord surprise, je me mis à rire avec ma tendre et finit par l'enlacer comme elle m'enlaçait… puis je l'embrassai tendrement, avec tout l'amour que j'avais.

Mon père arriva à ce moment là et fit demi-tour, gêné. Je l'interpellai alors pour qu'il revienne vers nous. Je n'avais pas envie que mon père me fuit juste parce que j'embrassai ma bien-aimée.

Heu… Désolé… je… je venais juste vous apporter de quoi manger… mais ça peut attendre ! Vous étiez occupées alors…
Roh… Papa ! On était juste en train de s'embrasser…
Je… Oui… mais… enfin… comme tu avais l'air gênée tout à l'heure…
Parce que tout le monde regardait et applaudissait !! Là c'est différent !
Oh… hum… je vois… Heu… Vous aimez la viande séchée et le potage ?
Mais oui, papa ! T'en fais pas ! Sëya mange de tout, c'est pas une princesse non plus.
Oh… heu… d'accord ! Et bien… tenez !

Il nous donna des bols de potage et nous tendit la viande séchée. A peine avait-il fait ce geste que Gayël se jetait sur la viande pour lui arracher des mains et partir avec en courant.

Hééééé ! Non mais… reviens ici !! Ce n'était pas pour toi !! Ouh alors ça… cette bsurt… Je…

Je me mis à rire à gorge déployée. Voir ma sœur bsurt s'en aller en piquant de la nourriture avait toujours été un divertissement très amusant pour moi. Mon père parti chercher de nouveaux morceaux de viande pour nous et j'en profitai pour embrasser à nouveau Sëya.
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Ven 20 Mai - 22:09
Alors que Morianne m’embrassait, son père arriva avec de la soupe et de la viande séchée. Il fit demi-tour en nous voyant bouche à bouche mais ma bien-aimée le héla. Il revint donc et nous proposa de nous sustenter. Je souris de joie, mon ventre criait famine depuis un moment. Gayël piqua la viande ce qui m’amusa un peu mais me contraria beaucoup. C’était ma pitance. Je lui jetais un œil colérique. Elle remua de la queue en jappant et gobant les morceaux qu’elle avait chapardés. Le père de Morianne revint avec de nouveaux morceaux alléchant. Je le remerciais en le gratifiant de mon plus beau sourire. Le potage de légume était délicieux et doux. La viande était sale à souhait. Une fois le repas ingurgité, je regardais Morianne et lui demandais :

Une autre danse ?

Elle avait le nez dans son bol ce qui me fit rire. Je la trouvais touchante. Je me tapotais le ventre, rassasiée. Je regardais les nomades avec une certaine admiration, ils semblaient si heureux. Sauf le bougon qui me défiguré avec colère en arrachant des bout de sa viande. Je soupirais, il me haïssait vraiment. J’avais peur qu’il ne tente quelque chose de stupide durant mon sommeil, mais je devais me faire des illusions. Il n’était pas stupide au point de me tuer, si ? Je décidais de dormir avec mon épée, au cas où… Morianne avait fini de manger depuis quelques secondes. Le feu crépitait doucement avec la marmite de soupe au-dessus. Je la regardais avec envie.

Sers toi Sëya si tu veux de la soupe.

Me lança la mère de Morianne. Je souris, me levais et pris la louche que je versais dans mon bol. Je retournais m’asseoir et avalais mon repas en moins de deux secondes. Malgré la chaleur de la soupe, je ne pouvais m’empêchais d’aller vite pour la boire. Cela sembla amuser la bsurt qui me dit :

Attention de ne pas te brûler fille de Thaä. Ce serait dommage que ta langue gonfle et que tu ne puisses plus embrasser ma sœur.

Je faillis m’étouffer avec la dernière gorgée à ces mots. La louve géante jappa de joie. Mais cela ressemblait plus à un rire qu’autre chose. Elle se moquait de moi sans vergogne. A nouveau, je la tuais du regard ce qui l’amusa encore plus. Elle me lécha la joue pour nous réconcilier. Je tapotais sa tête en disant :

C’est bon pour cette fois, Gayël…
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Sam 21 Mai - 22:04
Je laissai Sëya se resservir de la soupe et manger à sa faim. Moi je n'avais plus vraiment d'appétit. Je voyais Tolmen continuer à regarder ma bien-aimée d'un mauvais œil. Je ne pouvais décidément plus supporter cela. Je partis donc à sa rencontre, bien décidée à m'expliquer avec lui pour qu'il arrête de se comporter ainsi. Lorsqu'il me vit arriver, il sembla déglutir et chercher une échappatoire. Seulement il n'y en avait pas et j'arrivai bien trop vite vers lui pour lui laisser le temps de se préparer à ce qui allait se passer.

C'est bon ? T'as fini ta comédie ? lui lançai-je avec mépris.
Mais... que... quelle comé... ? balbutia-t-il avant que je l'interrompe.
Je veux que tu arrêtes, d'accord ? Arrête de regarder Sëya comme ça, et arrête ta crise de jalousie ! Tu m'étends ? Je veux pas de ça Tolmen ! J'ai jamais été amoureuse de toi 
Jamais ! Je ne t'ai jamais fait espérer quoique se soit ! Je ne t'ai jamais rien promis, alors pourquoi tu fais ça ?

Mon ami se senti alors très gêné... horriblement gêné même. Il ne s'attendait pas à ce que je sois aussi féroce et aussi remontée contre lui. Il baissa la tête et sembla soudainement désemparé... triste et abattu même.

Mais je t'ai toujours aimé moi... soupira-t-il finalement.

C'était à mon tour d'être horriblement gênée et de ne plus savoir où me mettre. « Quel idiot... » pensais-je. Je me sentis alors triste pour lui, mais pas non plus compatissante pour autant.

Désolée Tolmen... Pour moi il n'y a jamais rien eut de plus entre nous qu'une simple relation d'amitié... Tu es comme un frère pour moi... Je ne voulais pas te blesser... Je... je ne pouvais pas savoir ! Si tu me l'avais dit... J'aurai... au moins pu dissiper ce malentendu.
Je... suis désolé Morianne... J'ai... essayé mais... Je n'y arrivai pas... Mais maintenant que je te vois avec Sëya... Je me sens terriblement jaloux. Et...
Et tu ne peux pas t'empêcher de le montrer, hein ? Tu crois que c'est agréable pour moi ?
N... Non... désolé... dit-il avec un regard sincère. Tu mérites pas ça... Chuis un abruti...

Je fis non de la tête et posa une main sur son épaule.

Arrête... Dis pas ça... t'es juste... un peu trop impulsif, c'est tout... Si tu promets d'arrêter de nous regarder comme si tu allais tuer Sëya et que tu évites toute forme de... jalousie, d'insulte ou autre... très franchement je te pardonnerai ta conduite... Mais là franchement, c'est insupportable Tolmen... Alors s'il te plaît... si tu m'aimes vraiment... arrête de te faire du mal et penses à autre chose... fais une croix sur l'idée que je puisse un jour t'aimer au point d'être avec toi... Je veux pas que tu souffres inutilement...

Il sembla totalement déprimé mais fit oui de la tête.

D'accord... j'vous embêterai plus... promis... Et... dis à Sëya que je suis désolé... Si... Si tu l'aimes vraiment alors dis lui que je suis désolé et que je suis heureux pour vous...
Non... Tu n'as qu'à venir lui dire toi-même ! J'insiste ! Je veux plus de ça !

Je fis demi-tour et retournai vers Sëya qui tapotait la tête de Gayël d'un air un peu grognon. Je me mis à rire en voyant sa tête et m'installai à côté d'elle.

On dirait que vous vous entendez bien toutes les deux ! Hi hi hi ! Ça me fait vraiment plaisir ! 

Ma bsurt de sœur remua la queue de contentement puis se mit alors soudainement en garde et grogna, méfiante. Je me retournai alors pour voir Tolmen, vexé. Il fit face à Sëya et bougonna quelques mots.

Désolé pour mon attitude jusque là... J'aurai pas du me comporter comme ça... j'tenais juste à c'que tu le saches... Et puis... J'espère que vous serez heureuses toutes les deux... Mais s'il arrive quoique se soit à Morianne, je t'en tiendrai personnellement responsable ! T'as intérêt à veiller sur elle, ok ?

Je soupirai mais laissa tout de même échapper un petit sourire satisfait. Malgré sa façon de le faire, les excuses de Tolmen étaient sincères.
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Lun 23 Mai - 15:12
Alors que j’étais occupée avec la bsurt, Morianne se leva pour aller voir son ami qui me tuait du regard. Elle lui parla et il sembla s’apaiser un peu. Puis, ma douce revient vers moi et s’amusa de voir que Gayël et moi soyons si complices. Je ne répondis rien finissant mon potage. Alors que mon bol était de nouveau vide, Tolmen s’approcha de nous et me présenta ses excuses. La fin de sa tirade ne m’enchanta pas mais je fis mine de rien. Ça semblait convenir à ma mzékils d’amour alors j’acceptais les excuse du jeune arcaëllien en souriant. J’ajoutais même que je veillerais sur Morianne nuit et jour. Il repartit la tête basse et en ronchonnant. Je souriais de plus belle, il devait sacrément l’aimer pour être aussi protecteur. Vint alors l’heure de dormir. Nous montâmes notre tente non loin du feu. M’avachissant dans le lit de peaux de bête, je baillais à m’en décrocher la mâchoire. Je ne tardais pas à m’endormir d’un sommeil de plomb.

Le jour venait de se lever lorsque j’ouvris les yeux. Une grosse tête passait par la « porte » de la tente. C’était Gayël qui léchait les pieds de Morianne afin de la réveiller. Cela me fit rire doucement. Je déposais un baisais sur le cou de ma douce et tendre. Me levant, j’allais sortir de la tente quand je sentis une main se refermer sur mon poignet droit. Je soupirais et me recouchais près de ma bien-aimée. Je la pris dans mes bras et caressais ses cheveux.

Nous étions levées depuis une bonne heure maintenant. La tente était rangée dans son étui. Après un petit-déjeuner copieux nous avions vaqué à diverses occupations. L’heure du repas de midi sonna enfin et tout le monde se posa sur les bancs installés autour du feu où cuisait une belle pièce de bœuf. Tout le monde fut servi équitablement en commençant par les aînés et en finissant par les enfants.

Et moi ?

Grogna la bsurt qui n’avait rien eu. J’attrapais l’os dépiauté et le lui donnais en lui souhaitant un bon appétit.
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Mar 24 Mai - 14:09
Sëya et moi passèrent encore quelques jours tranquilles auprès de ma famille. Nous avions vraiment besoin de ce temps de repos, de ce répit que nous nous étions offert. J'avais repris espoir et mon moral était au plus haut. Je ne pouvais rêver mieux : ma famille était là, et Sëya également, que pouvais-je demander de plus. Je montrai à ma bien-aimée pendant ces quelques jours comment nous chassions, cueillons, et vivions dans ma tribu. J'espérai sincèrement que cela ne lui déplaisait pas.

Les jours se passèrent sans encombre, même Tolmen se montra agréable avec Sëya même s'il continuait de faire la tête. Étrangement, depuis notre discussion, il se montrait plus sympathique avec ma mzékils et lui enseigna quelques astuces de chasseur. Il s'était sûrement fait une raison et commençait à accepter ma douce.

Nous décidâmes finalement, après une bonne semaine, de partir en direction de Cescan pour aller rendre visite à la mère de Sëya. Nous remerciâmes mes parents et tous les autres membres de la tribu pour leur accueil et la gentillesse dont ils avaient fait preuve à l'égard de ma bien-aimée qui avait rapidement été acceptée dans la famille. Nous pliâmes bagages, prîmes quelques provisions offertes par mes proches. Après des au-revoir émouvants, en particulier avec Gayël qui nous fit sa tête de chien battu… ou plutôt de bsurt battue, nous prîmes la route pour rejoindre la capitale d'Yban.

Reviens moi vite, ma sœur… Prenez soin de vous toutes les deux, put entendre Sëya de la part de Gayël qui nous regardait avec insistance.  

Je la serrai encore une dernière fois dans mes bras et partis en compagnie de ma bien aimée, laissant derrière moi ma famille, mais j'étais à présent plus confiante que jamais et savais que je les reverrai un jour.

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