La gloire pour le pyrobarbare ?

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Sam 9 Avr - 11:50
J'avais enfin à mes ordres une horde de guerriers sanguinaires. Ils étaient moches, ils étaient bêtes, mais ils étaient forts. Mes guerriers étaient tous des hommes qui avaient survécu à l'épreuve du feu. Les méthodes de recrutement de notre unité Hayert'Väal étaient des plus cruelles, mais nous étions sûrs qu'au moins ces personnes seraient à la hauteur pour affronter leurs ennemis. Ils avaient prouvé leur force, mais rien n'était encore gagné pour eux, certains tomberont encore sous les coups de nos ennemis, car il n'y avait pas de guerre sans son lot de mort.

La prêtresse en avait d'ailleurs fait les frais. Bien trop sûre d'elle, elle avait avancé ses troupes pour conquérir d'autres villages de Mar'Baal, sans ce soucier de ce qui pouvait se passer pour les territoires déjà vaincus. Hélas, les puissances d'Arcaëlle avaient eu vent de cette incursion, et des légions venues de tous pays s'étaient rassemblé pour anéantir définitivement les efforts de la petite aracnor. Notre faction avait été écrasée, nos frères d'armes massacrés. Il n'y avait plus dans les paysages de Mar'Baal que des champs de morts, pillés par des survivants, dévorés par les corbeaux. La mort ! Elle régnait sur cette île... Et moi... Beorn Olaf Balmungr, faisait à présent face à elle.

Elle avait emporté la prêtresse d'Özan, grand bien m'en fasse, je n'avais aucune raison de me battre pour un dieu. Je ne me battais que pour moi-même, pour la gloire et le combat, pour montrer au monde entier que personne, plus JAMAIS ne me mettrait aux fers. Je devais absolument me battre pour rester libre et en vie face à cette horde d'arcaëllien qui voulaient ma peau. Je n'avais jamais voulu rejoindre les Hayert'Vaäl, j'y avais été contraint par la force des choses, mais s'il fallait que je me batte en tant que tel, je le ferais, quoiqu'il m'en coûte, histoire qu'un jour la vérité éclate, et que je sois enfin libéré de ce statut de serviteur d'un dieu que je n'adorai absolument pas. Mais pour l'heure, mes hommes comptaient sur moi. Nous n'étions plus qu'une poignée, tous à la merci de l'alliance qui s'était plus ou moins formé contre nous. J'avais profité d'une dissension entre les différentes factions pour mener mes troupes à l'abri du massacre qui nous attendait et nous réfugier dans le bois des tigres.

Il ne nous restait cependant pas beaucoup d'option. Les armées se rapprochaient de notre position et nous ne pouvions compter que sur un effet de surprise pour éventuellement faire le plus de dégâts possibles. Mais je ne me faisais pas d'illusion, même en les prenant dans une embuscade, leur supériorité numérique écrasante aurait raison de nous jusqu'au dernier. Il me fallait songer à un plan... un plan qui ne nécessite pas de fuir comme un lâche mais qui nous permettrait à tous de survivre... Ou au moins à certains d'entre nous. Après tout, s'il fallait en sacrifier certains pour en sauver d'autres, je n'hésiterai pas.

Maintenant il me fallait cette idée... Nous constituer prisonnier ? Jamais ! Faire preuve de bonne foi et tenter de rejoindre leurs rangs ? Non... Ils étaient déterminer à nous éradiquer jusqu'aux derniers. Nous étions de la raclure, des êtres damnés qui avaient vendus leurs âmes à Özan. Les convaincre que nous n'étions pas cela ? Aucune chance... Il ne restait qu'une seule solution, une seule et unique qui s'offrit à mon esprit : leur faire croire que nous étions tous morts !

Je regardai alors autour de moi, et ne voyais que des arbres, de la forêt… Je me mis à réfléchir à ce que j'allais faire quand soudain cet espèce d'abruti de crâne vint encore me harceler.

Kakakakakaka ! Bonsoir Beorn !!! Comment ça va Beorn ? Alors on glande ? On s'la cool douce ?
Silence, larbin ! Je réfléchis !
Kakakaka ! Ne réfléchis pas trop fort Beorn, sinon tu vas te faire mal à la tête ! Kakakaka !
Oh mais ferme la ! Si t'as des idées exprimes-toi sinon tu la boucles et tu me laisses réfléchir !
Kakakakakaakaka ! Tu devrais suivre ton instinct Beorn ! L'instinct du pyrobarbare !
L'instinct du pyrobarbare… hum… que me dicte mon instinct ? Hummm… Mais oui !!! C'est ça ! Le PYRObarbare ! C'est l'évidence même ! On va tout faire cramer !!!
Kakakaka ! Ca c'est une bonne idée Beorn ! On tient quelque chose ! Et comment tu vas faire pour t'en sortir ? Je te signal que c'est nous qui sommes dans la forêt ! Si tu fais tout cramer il y a peu de chance que l'on s'en sorte tous vivants…
Tous vivants ?? TOUS VIVANTS ? Mouahahahah !! Non mais… Tous non… Certainement pas ! D'ailleurs j'ai un plan… oh oui ! J'ai un plan !! Ohohohoho ! Oh c'est génial ! Je sais ce que j'vais faire.

Monsieur Crâne me regarda fixement et ouvrit grand la mâchoire. Il ne comprenait pas vraiment ce que j'avais en tête, mais resta hébété par mes rires démoniaques. J'avais un plan, un plan terrible et sournois. J'allais faire le plus gros massacre possible qu'il m'ait été donné de faire.

J'ordonnai à mes hommes de se tenir prêt. Je les réuni tous face à moi, comme une belle petite armée bien rangée. Ces hommes étaient découragés et déprimés, ces hommes avaient besoin que leur chef les rassure. Je levais mon poing et demanda le silence à tous. Ils se turent et me regardèrent tous, ils étaient pendus à mes lèvres tels des chiens qui attendent l'ordre de leur maître pour attaquer.

Ce soir mes braves, est venu votre moment de gloire ! Ce soir nous affronterons un ennemi bien supérieur en nombre. Certains d'entre vous ne réchapperons pas de cette bataille ! Je sais que les espoirs de victoire sont maigres, et que la plupart de nos compagnons sont déjà morts, mais nous avons une chose à présent que nous n'avions pas jusqu'alors… une chose que nous avait retiré la prêtresse… NOTRE LIBERTE !!! Et ce soir… ce soir nous montrerons à ces Arcaëlliens que nous ne sommes pas que des ennemis, mais aussi des êtres bien vivants, qui rêvent de liberté ! Ce soir ils sont venu vous la prendre, soit par la mort, soit par l'asservissement ! Ils veulent vous faire taire ! Ils ne veulent plus entendre la rage des laisser pour compte ! Alors ce soir si vous voulez vivre libre, il va falloir vous battre et survivre ! Que vous soyez un fidèle d'Özan ou non, votre but est le même en ce moment présent, vivre et faire entendre votre voix ! Vivre ou mourir… mais toujours libre !!! Alors si vous voulez avoir une chance de survivre, écoutez-moi bien ! Nous allons leur tenir des embuscades, profiter du terrain que nous connaissons bien pour les prendre en traître et faire en sorte que se soit nous qui gagnons ! Que le sang de nos ennemis coule à flot ce soir et que les dieux soient témoins de notre victoire !!

Tous crièrent de fureur et d'excitation. Bon nombre d'entre-eux partageaient mon point de vue sur le fait que le plus important était de survivre cette nuit, peu importe que se soit en tant qu'Hayert'Väal ou non. Les fidèles d'Özan étaient beaucoup plus sceptiques et semblaient se méfier de moi. Et ils avaient raison, mais je ne pouvais pas les laisser gâcher mon plan. Je les avais plus ou moins repéré ceux qui étaient entièrement dévoués aux Hayert'Väal… à ce dieu des ombres qui n'avait ni mon adoration, ni mon respect, et j'avais une idée pour me débarrasser définitivement de ces hommes.

Après plusieurs heures de préparation à la bataille, je posta mes hommes à différents endroits de la forêt en embuscade, pour prendre nos ennemis pas surprise. Ils me faisaient plus ou moins confiance pour la bonne marche du plan. Ils avaient tord. Ce soir, tout le monde allait être témoin de mon ambition. Ce soir les dieux verraient à quel point un seul homme peut faire toute la différence, à quel point ils avaient eu tord de laisser le pauvre enfant que j'étais sans famille, sans toit, sans repères. J'allais leur montrer que je me moquai bien de leur influence sur notre monde, que nous étions des enfants qui n'avaient plus besoin d'eux.

L'Alliance finit par venir. Nous entendions leurs pas fouler le sol, le lourdes armures cliqueter dans le silence de la nuit. J'étais tapi dans les fourrées, bien à l'abri des regards. J'attendais qu'ils passent… Ils avançaient prudemment, comme s'ils s'attendaient à des embuscades… Ils savaient ! Je le sentais au fond de moi… ils savaient à quoi s'attendre. Je me remercia alors intérieurement d'avoir pensé à mon deuxième plan, celui de la destruction totale. J'attendais encore un peu puis me mis en mouvement. J'avançais petit à petit, dans l'ombre de la nuit.

Vas-y… c'est à toi de jouer Le Crâne… Tu fais comme on a dit !
Hummm ! Kakakaka ! Bien reçu Beorn !! Opération Destruction Totaaaale ! Kakakaka !

Monsieur Crâne apparut alors et s'envola loin de moi. Il passa dans les fourrées épais, contre les plantes, léchant les arbres et la flore de sa crinière de flammes. La magie de ses flammes embrasa rapidement les feuillages, et il continua son petit manège un moment ainsi et bientôt, tout le monde se rendit compte de ce fait. La forêt commençait à prendre feu. Mes hommes avaient déjà commencé le combat, nos ennemis pris dans les embuscades.

Il y eut des hurlements, des acclamations de terreur et de surprise, voir de totale incompréhension. Mes hommes étaient désemparés. Les flammes se répandaient petit à petit entre eux et moi, leur bloquant potentiellement toute retraite. Ce qui m'importait surtout, c'était que mes ennemis ne m'atteignent pas, peu importe mes alliés… non… en fait ce qui m'importait, c'est que tout le monde brûle dans les flammes. J'avais envie de les voir tous mourir, ces arcaëlliens qui voulaient me juger, ces abrutis de Hayert'Väl qui m'avaient forcé la main et qui n'avaient en tête que leur dieu. Qu'ils brûlent tous !

BRÛUUUUUUUULEEEEEEEEEEZ !!!! MOUAHAHAHAHAHAHA ! BRÛUUUUUUUULEEEEEEZ !!! Ça vous apprendra bande de cons !!!

Le feu commença à s'étendre, à prendre de l'ampleur. Je sentis comme un déclic à ce moment là… M.Crâne avait probablement disparu en voulant aller plus loin que la portée qu'il pouvait se permettre de franchir. Dans mon esprit je sentis alors comme une certaine… angoisse monter en moi, mais surtout un profond dépit. Cet imbécile n'avait pas suivi le plan et pour le coup, il manquait encore une bonne partie que je voulais incendier qui restait ouverte pour venir à moi.

Et merde… Bon ben c'est le moment de… FUIIIIIIIRE !!! FUIIIIIRE !!! On se casse !!!

Je pris mes jambes à mon cou et pris la fuite comme un espèce de lâche, abandonnant le champs de bataille et courant pour ma vie. J'avais déclenché une série d'événements qui allait peut-être me causer des problèmes plus tard, mais je n'en avais absolument rien à foutre à ce moment là. Il fallait que je fuis pour ma vie.
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