Valkyon, fils de la Guerre ~ (terminée)

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Ven 8 Avr - 3:51


Fiche de Présentation



Informations
☩ Valkyon
☩Nom: De Nor'Laäck
☩Âge: 26 ans
☩ Masculin
☩ Groupe : Royaume
☩Orientation sexuelle: Bisexuel ... homme ou femme peut m'importe tant que j'y trouve mon plaisir.
☩ Métier: Forgeron à son compte
☩ Race:Demi-Dieu [Ge-Ban, déesse de la Guerre et des Arènes]
☩ Armes: Une grosse épée qui ne me quitte jamais, ensuite ça dépend.



Caractère
S’il y a bien une chose que l’on peut remarquer chez moi c’est mon caractère bien trempé et quoi de plus étonnant quand on sait que je viens d’une famille de caractériels. Entre mon grand-père qui est complètement barré avec son culte et qui est prêt à tout pour enrôler quiconque dans son délire de fanatique, ma grand-mère qui lui tient tête et ne mâche vraiment pas ses mots avec lui…voire qui va même jusqu’à le droguer pour avoir la paix. Mon père qui tient aussi tête à mon grand-père et qui défend ses idéaux comme un chien enragé au point d’en venir aux mains avec son vieux sans compter ma mère qui est la Déesse de la Guerre et des Arènes et qui est réputée pour avoir un tempérament de feu à un tel point que ses colères sont vraiment redoutées…

Faites un mélange de ces trois-là et vous m’obtiendrez : aussi impétueux que mon père quand il s’agit de défendre ma famille, mes amis ou mes idées, aussi manipulateur que peut l’être mon grand-père mais certainement pas au même niveau que lui parce que je n’irais pas forcer les gens qui ne partageront pas la même opinion que moi à changer d’avis, aussi fougueux et combatif que peut l’être ma mère mais aussi et heureusement, j’ai hérité de la douceur et du bon sens de ma chère grand-mère.

Je suis aussi quelqu’un d’attentionné et à l’écoute, chose que je trouve très importante, je ne parle jamais pour ne rien dire d’inutile mais quand on me demande conseil, j’essaie de me montrer le plus juste possible sans nécessairement tenter d’influencer la personne dans ses choix. Il faut savoir rester neutre et laisser à l’autre la décision de choisir, seul, ce qui lui semblera le mieux. S’il y a bien une chose que j’ai apprise de mon enfance chez mon grand-père, c’est de ne jamais imposer quoi que ce soit aux personnes…d’ailleurs, moi-même, je ne supporte pas qu’on m’impose quoi que ce soit.

Je me mets rarement en colère mais quand ça arrive, il paraît qu’elles sont aussi catastrophiques que celles de ma mère. J’ai même entendu dire que quand j’ai le malheur de lever la main sur quelqu’un quand je suis dans cet état, je ne contrôle pas toujours ma force et je peux faire des dégâts alors pour éviter trop d’en arriver là, je me contente d’ignorer la personne. C’est mieux pour tout le monde…

Parallèlement, je suis quelqu’un d’assez facile à vivre quand même et qui est toujours prêt à apprendre ce qui peut s’avérer utile par la suite. C’est comme ça, j’aime apprendre pour appliquer ensuite et en ce qui concerne l’art de la forge… je n’aie eu quasiment rien à apprendre étant donné que j’ai ça dans le sang grâce à ma mère et je ne suis jamais à courts d’idées pour créer des bijoux ou des armes. Et autant dire qu’en matière d’alliage de métaux, je m’y connais… c’est une véritable passion chez moi.

Sur le plan sentimental, je n’arrive pas trop définir comment je suis avec toutes les conquêtes d’une nuit mais si je dois me poser, un jour, sérieusement, je pense que je serais sans doute quelqu’un d’aimant et de très entier. J’attendrais de l’autre qu’il ou elle soit fidèle comme moi je le serais, je ferais en sorte de trouver de quoi pimenter la vie de couple pour que ce dernier ne s’essouffle pas au fil du temps, car je sais que les sentiments peuvent se révéler éphémères. En revanche, je ne supporterais pas la trahison. Peut-être que si elle n’est pas trop grave, je pardonnerais une ou deux fois mais si jamais je viens à m’éloigner pour une raison grave, il y a peu de chance que je revienne vers la personne.

Je lui aurais donné une chance de se rattraper, après, en cas de récidive, il lui faudra assumer son erreur jusqu’au bout…


Physique


Hmm mon physique… je pense que je le tiens essentiellement de mon père même si j’ai les yeux de ma mère.

Je ne suis pas si grand en fait, je fais à peine 1m79 pour à peu près 75 kilos de muscles puisque je fais quand très attention à ce que je mange. Mais c’est assez quand même pour être agile dans les combats et la musculature que j’ai, je me la suis forgée à coups d’exercices, d’entraînements que je faisais tous les jours avec mon père sans compter les heures que je passe à la forge à créer des armes ou des bijoux. Autant dire que devoir marteler le métal chaud toute la journée dans la chaleur et le plier pour lui faire prendre la forme que l’on désire vous forme le corps approprié.

En revanche, si j’ai hérité des yeux bleus et du caractère de ma mère, la couleur claire de ma peau et la blancheur de mes cheveux que je porte un peu longs et toujours lâchés, je les tiens bien de mon père et, ce, sans compter les ailes noires que je porte dans le dos. Le corps musclé que je possède, je le tiens un peu des deux même si j’ai veillé à le travailler et l’entretenir correctement et que je veille encore à ce que ce soit le cas.

Sur le plan vestimentaire, je porte essentiellement des vêtements de cuir que je fais moi-même et il sera rare de me voir avec un haut complet voire avec un haut tout court. La majeure partie du temps, je me contente juste de mettre un pantalon avec une ceinture et mes chaussures. Je préfère miser sur les accessoires que j’ai forgés et fabriqués moi-même plutôt que de mettre un haut qui me donnera chaud. Mais les rares fois où je mets un haut, je me contente d’une veste sans manches en cuir avec ou sans fourrure au niveau des manches, tout dépend de la saison.

Je porte un cache œil pour camoufler la cicatrice que j’ai à l’oei droit et qui est la conséquence d’une bagarre dans laquelle j’ai été pris malgré moi à parti dans une taverne. Disons que j’avais partagé mon opinion à un ivrogne à qui ça n’avait pas plu et il a voulu en découdre avec moi. Je lui aie demandé de me suivre à l’extérieur et il y a eu échange de coups. Il m’en balancé un à l’œil et m’a laissé une cicatrice que je camoufle. Rassurez-vous, il s’est pris un pain en retour dans la figure qui lui a remis les idées en place après l’avoir fait chuté dans une flaque d’eau.

Et aussi, en plus des nombreux bijoux que je porte, je ne me promène jamais sans mon épée




Histoire
20 lignes minimum HORS dialogues, Demi-divinités : 30 lignes hors dialogues minimum

Toutes les belles histoires commencent par « il était une fois »…et j’ai bien dit « les belles histoires ». La mienne pourrait l’être s’il n’y avait pas une ombre au tableau mais cette histoire est avant tout celle de mes parents avant d’être la mienne.

Et elle commence par une de ces journées tendues au sein de la maison Nor’Laäck où une énième dispute éclate entre Crimsön, mon père et son père. Ma grand-mère ne pouvait qu’assister, désemparée, à cette nouvelle discussion houleuse entre son fils et son mari et, bien entendu, elle savait très bien de quoi il était question : mon grand-père est un fervent serviteur et fidèle du Dieu Morloc… Morloc qui, aux yeux de mon père, est juste le nom de l’âme d’un traître ne méritant pas sa place de divinité que, pourtant, mon grand-père considère comme tel comme d’autres idiots de son espèces. Pourtant mon grand-père essayait, comme tous les jours, de convertir mon père à sa « religion » mais devant l’entêtement de son fils, la discussion en arrive bien souvent aux mains et dans ces cas-là… mon père préfère mettre les voiles et aller se calmer dans la forêt juste à proximité de la demeure familiale.

C’est lors de l’une d’entre elles que mon père a fait la rencontre de ma mère… Une fois encore, son père avait tenté de lui faire un lavage de cerveau afin de l’enrôler dans le culte de Morloc et une fois de plus, mon père avait vivement opposé une résistance peu commune aux propos de son paternel sous les yeux de sa mère. Cette dernière ne comprenait d’ailleurs toujours pas comment son mari avait pu se laisser entraîner dans ce culte d’un mzékils qui était aussi bien pour elles que ses propres ancêtres un véritable monstre et traître à leurs yeux. Après tout, il a été l’auteur de tant de massacres et de mise en esclavage juste pour une prophétie… au point qu’il battait et violait sa propre femme. Si pour son père Morloc est synonyme d’adoration, d’idolâtrie et de justice, pour mon père et sa mère il est synonyme  de mort, de génocide, de monstruosités, d’esclavagisme et c’est surtout un traître dont ils se demandent encore comment des arcaëlliens et arcaëlliennes peuvent le considérer comme une divinité à part entière alors qu’il n’est qu’une âme errante.

De plus, il fallait croire que le destin ainsi que les Dieux eux-mêmes avaient décidé de jouer un vilain tour à mon grand-père…et ce vilain tour prit naissance ce soir-là. Une fois encore, Crimsön s’était pris la tête avec son père et ses idées vraiment saugrenues d’enrôlement mais comme à l’accoutumée, notre jeune homme avait catégoriquement refusé d’entendre ne serait-ce que le nom de ce fou de Dieu-empereur et comme à ses habitudes dans ces cas-là, il avait prévenu sa mère qu’il sortait se calmer dehors et qu’il serait de retour pour le dîner. Il avait pris le chemin de cette forêt dont il connaît à présent les moindres recoins, les moindres sentiers et lieux de tranquillité.

Mais une fois dans cette dernière, il prit la direction d’un arbre en particulier… car cet arbre n’est pas n’importe lequel, à ses yeux : il est un peu comme son repère, son point de chute mais c’est avant tout un confident silencieux à qui mon père confie ses problèmes. Etant donné que c’est un arbre, il sait qu’il ne sera pas jugé ni sur ses choix, ni sur son comportement…même s’il aurait quand même aimé quelques conseils. Seulement…

… Seulement voilà, il fallait bien croire que ses plaintes et jérémiades n’étaient pas, tout à fait, tombées dans l’oreille d’un sourd et mon père s’apprêtait à l’apprendre à ses dépens. Alors qu’il arrivait à proximité de son arbre attitré, Crimsön eut la mauvaise surprise de voir que ce dernier était déjà occupé. De loin, il avait cru voir un homme et il décidait alors de s’approcher en remontant ses manches,  prêt à en découdre mais arrivé à quelques mètres de l’arbre… il se figea.

Une aura le stoppa net dans son élan et la personne tourna, alors, la tête vers lui. Ce n’était pas un homme comme il le pensait mais une femme : des yeux d’un bleu-gris perçant, de cheveux mi- long roux et le visage à l’expression un peu dure.

D’abord impressionné par l’aura divine qui émanait d’elle, mon père fut incapable de faire un seul mouvement ou ne serait-ce que prononcer un seul mot. La surprise passée, il remit ses manches normalement tout en s’excusant… Il savait qu’il se trouvait face à une divinité mais ignorait encore laquelle.

« Je vous prie d’excuser mon attitude, madame. Je vais vous laisser tranquille et me trouver un autre arbre où déverser ma colère…après tout ce n’est pas ce qui manque dans cette forêt. Passez une bonne journée. »

Il l’avait poliment saluée avant de tourner les talons et s’apprêtait à s’enfoncer un peu plus dans la forêt à la recherche d’un autre arbre quand la femme s’adressa à lui…

« Je sais très bien que cet arbre est ton arbre attitré, Crimsön de Nor’Laäck, et je ne me suis pas adossée à ce dernier par hasard… »

Mon père se figea une seconde fois en entendant cette femme étrangère prononcer son nom..

Comment pouvait-elle savoir comment il le se nommait et comment savait-elle que l’endroit où elle se tenait en ce même moment était son arbre attitré… sachant que, pour lui, c’était bien la première fois qu’il la croisait. Il ne l’avait jamais vue, auparavant,… ou alors, elle était tellement discrète qu’il n’avait jamais remarqué sa présence jusque-là.

« Comment connaissez-vous mon nom, madame ? Je ne vous aie jamais vue.

- Mais moi, je t’aie déjà vu… Cela fait même un bon moment que je t’observe et que je t’écoute sans même que tu le saches, Crimsön.  Je sais ce qui t’oppose chaque jour à ton père, vos disputes incessantes qui en viennent parfois aux mains, vos opinions divergentes, la colère qu’engendrent les idées fanatiques de ton père en toi et l’incompréhension de ta mère qui se demande encore maintenant à partir de quel moment ton père a commencé à vouer un culte à ce traître qui est vénéré comme un Dieu et qui, pourtant, est le responsable de la perte de bon nombres d’arcaëlliens et arcaëlliennes innocentes, juste à cause d’une prophétie qu’il voulait absolument éviter qu’elle ne se produise… »

Crimsön fit de nouveau demi-tour et revint près de la femme dont le regard avait changé : s’il avait été dur et sur la défensive lorsqu’il était arrivé, voilà quelques minutes, il s’était radouci, à présent.

Le Mzékils observa la femme à l’aura divine puis vint s’asseoir à ses côtés, attendant silencieusement la suite de ce qu’elle avait à lui dire…

« Quelle ironie du sort pour lui, puisqu’au final, elle s’est vraiment réalisée. Il a confronté l’Enac qui l’a vaincu et déchu de son trône.

- Vous le méprisez, n’est-ce pas ? »

La femme le regarde un instant comme si elle cherchait à sonder au plus profond de son âme… mais il allait de soi que le jeune homme lui-même méprisait totalement ce dieu impie et surtout et avant tout le personnage en lui-même. Crimsön n’avait pas besoin de parler pour faire part de son opinion à son interlocutrice qui finit par briser ce long silence…

« Tout comme toi, j’en aie bien l’impression, oui. Je sais que je ne devrais pas prendre parti et que je devrais me montrer plutôt impartiale dans mes propos mais… -elle inspira avant de souffler doucement comme pour calmer une colère sourde qui bouillait en elle - … mais élever une âme errante qui est à l’origine de tant de sang d’innocents versé, juste pour une prophétie qui s’est toutefois réalisée, au rang de divinité, je trouve cela vraiment aberrant…même pour un culte."

Mon père n’a pas pu s’empêcher de sourire en entendant ces paroles, un sourire triste et las…

« On dirait qu’il y en aura toujours quelques-uns pour vous défier, vous et les autres divinités, n’est-ce pas ?

- Hélas oui et ce n’est pas toujours du goût de tout le monde… »

Ils étaient tellement pris dans leur conversation qu’ils n’avaient pas vu le temps passer et lorsque s’aperçut qu’il faisait nuit noire, il se leva le premier avec un air désolé.

« Mince, je n’aie pas vu le temps passer en votre compagnie. Il faut que je rentre, je vous prie de bien vouloir m’excuser. »

La femme hocha de la tête en souriant et lui donna rendez-vous le lendemain au même endroit afin de poursuivre leur conversation. Mon père a tout de suite accepté la proposition en souriant et tourna les talons afin de regagner le domicile familial où ses parents l’attendaient pour passer à table.

En rentrant mon père s’était excusé auprès de ses parents du retard qu’il avait avant de s’installer à table. Durant tout le repas, il était resté silencieux, repensant à la conversation qu’il avait eue avec cette femme à l’aura divine et mystérieuse. Il y pensait à un tel point qu’il était resté totalement hermétique à ce que son paternel lui disait, lui donnant, ainsi, l’impression d’être totalement ignoré de son propre rejeton. Quant à ma grand-mère, elle se doutait bien que quelque chose de bien était arrivé à son fils dans l’après-midi mais se garda bien d’aborder le sujet en présence de son mari durant tout le repas.

Quand le dîner fut terminé, mon père aida sa mère à débarrasser et tout apporter en cuisine puis monta dans sa chambre.

Bien que mes grands-parents possèdent le personnel compétent pour ce qui est de la vaisselle, le ménage,  ma grand-mère aime beaucoup aider ces derniers pour s’occuper et surtout éviter son mari. Quand elle eût tout finit, elle monta dans la chambre de mon père qui était allongé sur son lit mais quand il a senti la présence de sa mère il s’est redressé tout de suite. Il avait remarqué l’air qu’elle avait lors du dîner en le regardant et ne mit pas longtemps à comprendre ce qu’elle était venue lui demander…

« Toi, mon fils, il t’es arrivé quelque chose de bien ?

- Hm oui… En fait, j’ai rencontré une femme. Mais…mais, je ne sais pas, elle n’est pas comme celles qu’on peut croiser tous les jours. Elle a ce…cette espèce d’aura qui émane d’elle. Tellement forte qu’elle m’a arrêté dans mon élan quand j’allais repartir sitôt que j’étais arrivé à mon arbre.

- Elle était à ton arbre ?

-Oui et je l’aie prise pour un homme de loin avec son armure… »

La mère de Crimsön réfléchit un instant aux paroles de son fils et commence à avoir un doute sur l’identité de la femme décrite par ce dernier … surtout après avoir entendu les mots « aura » et « armure ». Néanmoins elle demande alors à mon père de lui décrire un peu plus la femme…

« Elle est rousse avec les yeux d’un bleu perçant qui te donne l’impression qu’elle lit à travers toi quand elle te regarde. Son teint est un peu hâlé mais son visage est dur bien qu’il puisse s’adoucir rapidement quand elle sourit. Elle porte quelques cicatrices aussi… »

Crimsön regarda sa mère réfléchir avant que cette dernière ne s’éclipse quelques minutes au bout desquelles elle revient avec un ouvrage qu’elle feuillette. Elle s’arrête à une page en particulier et montre la gravure d’une femme ressemblant à la description faite tout en cachant le nom de cette dernière.

« Est-ce cette femme que tu as vu ? »

Crimsön observe la gravure et lève les yeux vers sa mère en affirmant que oui, c’est bien. C’est bien cette femme traits pour traits à qui il a parlé et qu’il reverra le lendemain avant de demander à sa mère si elle sait qui elle est. Sa mère lui montre alors la couverture de l’ouvrage qui est un livre sur les divinités d’Arcaëlle en lui disant que, visiblement, il n’est pas tombé sur n’importe qui. Elle revient ensuite à la page et lui montre le nom qu’elle avait volontairement caché de son doigt : Ge-Ban – Déesse de la Guerre et des Arènes.

« Mais pourquoi ?

- Leurs visites sont très rares mais il arrive aux divinités de rendre visites à certains élus qu’ils ont choisis. Visiblement, Ge-Ban t’as choisi mon fils et si tu dois la revoir demain, c’est qu’elle t’a trouvé à son goût. Il se pourrait qu’elle tombe amoureuse de toi…surtout si vous semblez partager les mêmes idées… »

Mon père m’a raconté qu’il avait rougi à ces mots mais …. C’est pourtant ce qui se réalisa bel et bien au fil de ses nombreux rendez-vous avec la déesse. Ils tombèrent amoureux l’un de l’autre et finirent par sceller leurs sentiments au cours d’un acte sexuel à travers ils exprimèrent l’amour qu’ils avaient l’un envers l’autre au pied de l’arbre où ils s’étaient rencontrés. Après cette fameuse nuit, ils continuèrent de se voir mais au fil des mois et de leurs entrevues mon père constatait que le ventre de la déesse s’arrondissait de plus en plus.

Et puis un beau soir, ma grand-mère accueillit ma mère chez elle et, ce, en dépit des protestations de mon grand-père qui disait que l’enfant serait qu’une pure hérésie qu’il n’admettrait jamais sous son toit. Mon père m’a raconté que ma mère l’a fusillé du regard en se retenant bien de dire ce qu’elle pensait de culte qu’il vouait à une simple âme errante et aussi comment ma grand-mère l’a mis à la porte de la chambre avant d’aider ma mère à me mettre au monde.

Les premières années de mon existence, ma mère était constamment avec nous mais quand j’ai été en âge de parler et comprendre ce que l’on me dit, ses visites se sont faites plus espacées.

Cependant elle n’avait eu qu’une seule exigence : elle souhaitait que seuls ma grand-mère et mon père se chargent de mon éducation … mon grand-père ne devait en aucun cas m’approcher, ne me toucher. S’il osait lever la main sur moi, elle interviendrait de manière virulente et ne l’épargnerait pas.

Mon fluide, c’est un peu par accident que je l’aie découvert… et c’est aussi à cause de mon grand-père. Déjà à 6 ans, il avait essayé de m’entraîner dans son culte et m’avait écrit un parchemin avec ce qu’il y avait à savoir sur Morloc et les louanges qu’il fallait que je dise chaque soir avant de me coucher. Mais ça ne lui suffisait pas tant qu’il ne m’aurait pas traîné jusqu’à son assemblée secrète et le problème, c’est que le nom de Morloc me rebutait déjà à cet âge-là. J’avais donc refusé de le suivre mais il m’avait pris par le poignet et traîné derrière malgré mes nombreuses protestations.

En me débattant, je n’ai pas trop fait attention à la position de mes mains et une flamme est apparue pour venir ronger la manche du vêtement de mon grand-père qui s’est mis à hurler de rage en tentant d’éteindre le début de feu.

Je me souviens avoir fui et m’être précipité dans les bras de mon père en pleurant de peur et en lui racontant ce qui venait de se passer. Mon père a ri avant de m’emmener à son arbre dans le but de m’expliquer les ficelles de maîtrise du Mez…mais quelqu’un nous attendait, adossée au tronc de l’arbre.

« Ge-Ban ? Que se passe-t-il ? »

Je me suis précipité dans les bras de ma mère qui m’a porté avant de me coller contre elle pour me détailler du regard en souriant …

« Tu as bien grandi mon fils…mais… »

De nouveau, elle avait cet air sombre en regardant mon père alors qu’une de ses mains venaient se perdre dans mes cheveux blancs et déjà en bataille…

« Vous n’êtes plus en sécurité ici, Crimsön. Il faut que ta mère, toi et le petit vous trouviez une autre demeure que celle-ci. Une où ton père n’a pas ses quartiers secrets pour se consacrer à son culte immonde et dans lequel il va essayer d’entraîner Valkyon.

- Je crois que ma mère a son propre manoir.

- Alors préparez tout ce qui vous sera nécessaire et partez le plus tôt possible. Faites votre voyage de nuit et si j’en vois le besoin, je vous escorterais jusqu’au manoir de ta mère, mais ne restez pas là. »

Ma mère m’avait gratifié d’un baiser sur le front puis embrassé mon père chaudement avant de disparaître dans un mur de flammes. Mon père m’avait appris comme prévu les premières ficelles de la maîtrise du fluide Mez jusqu’à la fin de l’après-midi.

De retour dans la maison, mon père parla de l’avertissement de ma mère à ma grand-mère qui lui confirma bien l’existence d’un manoir familial à Hytraz, là où ses ancêtres avaient vécus sous le règne de la Reine Mélinda.

Elle avait pris un grand soin à ce que les lieux restent toujours bien entretenus dans le cas où elle devrait se séparer de son mari. Elle avait déjà son propre passe mais elle alla rapidement écrire une missive afin que son personnel lui en fasse parvenir deux autres dans les plus brefs délais car l’urgence de la situation l’exigeait : un pour mon père et un pour moi. Elle savait son mari violent lorsqu’il s’agissait de convertir les membres de sa famille à son culte et d’ailleurs, pas mal de membres du côté de ma grand-mère n’osait même plus mettre les pieds dans la demeure pour ces mêmes raisons… ils encourageaient même vivement ma grand-mère à le quitter.

Les passes ne mirent que quelques jours à arriver au domicile de mon grand-père et le messager chargé de les apporter avait eu des règles très strictes : ils ne devaient les remettre en mains qu’à ma grand-mère et ma grand-mère seule. Les jours qui avaient séparés l’envoi de la missive et la réception des passes, nous les avions passés ma grand-mère, mon père et moi-même à préparer toutes nos affaires et à faire le nécessaire pour un départ qui serait imminents sitôt les documents reçus. Nous ne devions pas éveiller les soupçons de mon grand-père alors nous avons continué à nous comporter comme si de rien n’était : mon père et moi en luttant contre les tentatives de lavage de cerveau de ce manipulateur hors pair pour nous enrôler dans son culte et ma grand-mère en prenant notre défense et en ignorant royalement les protestations virulentes de son crétin de mari… mais aussi en prenant la défense de sa belle-fille quand mon père la traitait de moins que rien.

Pendant qu’elle mettait la table, ma grand-mère s’était chargée de verser personnellement dans le verre de mon grand-père une concoction en poudre de son cru d’une sélection de plusieurs plantes connues pour leurs propriétés soporifiques et qui pouvaient s’avérer faire un puissant somnifère lorsqu’elles étaient préparées correctement. Avec un clin d’œil complice, ma grand-mère me promis de m’apprendre tout ce qu’il y a à savoir sur les plantes médicinales, curatives et celles qu’il fallait avoir sous la main pour concocter des somnifères puissants et autre drogues. Elle me promit également de m’enseigner comment préparer des concoctions, potions de soins, ectoplasmes et antidotes. Elle voulait, ce fait, que je sois en mesure de pouvoir me débrouiller seul si je me blessais lors d’une balade et immédiatement savoir quelle plante, trouver et comment la préparer pour me soigner. Elle voulait également que je sois en mesure de pouvoir soigner rapidement mon prochain ou droguer ou endormir un ennemi si je me retrouvais en situation de danger.

Elle se doute bien que compte tenu de qui est ma mère, j’excellerais dans l’art du combat et de la forge mais elle voulait surtout palier à un manque. Je n’avais pas franchement compris de quoi elle parlait et j’allais lui poser la question lorsque nous devions passer à table. Elle et moi avions décidé de remettre cette discussion à plus tard et, en attendant, nous commencions à manger en écoutant d’une oreille sourde mon grand-père qui nous tannait encore avec son pseudo-culte à la noix…mais pas très longtemps. Les effets de la concoction de ma grand-mère commençaient à agir sur mon grand-père…

« Je ne comprends pas, je me sens fatigué.

-Et ça t’étonnes peut-être avec l’agitation que nous fais continuellement avec ton culte ?! Va plutôt te coucher, tiens. Pour une fois on aura une soirée tranquille, Crimsön, le petit et moi. »

Comme pour accompagner ses dires, elle se leva et aida mon grand-père qui commençait à devenir complètement amorphe à se lever pour le conduire dans sa propre chambre.

« Laisse-moi, appelle un de nos servants pour ça.

-Tu perds la boule mon pauvre vieux, ça fait bien longtemps qu’on n’a plus de personnel pour s’occuper de ta maison.

-C-comment…ça…on n’a plus…personne ?

-Tu les as fait fuir avec ton comportement fanatique, vieux machin !

- Je…Zzzzzz »

Mon père et moi avions pouffé de rire en entendant la conversation entre ma grand-mère et son mari. Il s’est levé pour aider sa mère à porter mon-grand père dans la chambre où ils l’ont couché avant de redescendre débarrasser la table et faire la vaisselle. Ils ont ensuite chargé toutes nos affaires dans un chariot attaché à une grande roulotte puis mon père m’a aidé à monter dans la roulotte où j’ai pris place sur l’un des lits avant qu’il ne prenne les rênes aux cotés de ma grand-mère et ne mette notre petit convoi en route pour Hytraz où notre nouvelle demeure nous attendait.

Nous avions décidés de passer par la forêt…où ma mère nous attendait pour nous guider..

« Et ton père ?

-Il dort comme une masse et ne risque pas de se réveiller avant un bon moment…en tous cas assez le temps de notre fuite du Kaïl pour arriver à Hytraz.

-Parfait alors ne perdons pas une minute. »

Tout le long du chemin, ma mère indiqua à mon père les raccourcis les plus sûrs et sécurisés à prendre et nous avions réussis à atteindre la capitale des Cités Blanches en l’espace de quelques heures seulement. Ma grand-mère savait que la capitale était accessible via huit portes et que chacune d’entre elles est férocement protégée par un garde, c’est pourquoi lorsque la roulotte s’approcha de l’une d’entre elles, ma grand-mère présenta au garde de service, les trois passes en disant qu’elle était accompagné de son fils et son petit-fils. Le garde regarda les documents puis mon père et ma grand-mère avant de s’avancer pour soulever le rideau qui donnait sur la pièce à vivre et à dormir de la roulotte où il me vit en compagnie de ma mère qui lui fit signe de se tenir silencieux sur sa présence.

Comme à son habitude, l’aura de ma mère en imposa sans compter sa présence et le garde retourna vers ma grand-mère en lui remettant les passes…

« Tout est en ordre, vous pouvez entrer dans la capitale. Combien de temps y restez-vous ?

-Définitivement, c’est un allé simple. »

Ma grand-mère ne pouvait être pas plus formelle et il n’en fallut pas plus au garde pour faire ouvrir les portes et nous laisser entrer. Une fois dans la capitale, mon père prit aussitôt la direction du manoir qui appartenait à la famille de ma grand-mère depuis des générations et je fus surpris qu’il se tenait non loin d’un beau château…

« Qu’il est beau ce château ! A qui appartient-il ? »

Ma mère regarda la majestueuse bâtisse et sourit en me prenant dans ses bras…

« Il appartenait à l’Enac. Elle y a vécu jadis en tant que Reine tout comme son ancêtre Keira la Douce a été Impératrice d’Arcaëlle.

-Comment était-elle ?

-Si je dois parler de caractère, plutôt assez impulsive et je ne compte plus les nombre de fois où elle nous a maudits et râlé  contre nous mais Thäa a toujours su la remettre sur le droit chemin. Cependant elle savait aussi se montrer juste et forte, c’était une bonne combattante que j’ai aidée avec grand plaisir lors de la Grande Guerre contre Morloc pour lui reprendre le trône. Son père l’a entraînée à la dure et cela se ressentait clairement dans sa façon de manier l’épée. De temps en temps, elle savait se montrer douce même si le trait de caractère dominant était surtout la méfiance. Tu sais, elle n’a pas été épargnée non plus : en dehors de ses frères et sœurs toute sa famille s’est faite décimée sous ses yeux. »

C’est vraiment cruel et j’honore vraiment le fait que la Reine Mélinda ait tenu le choc même si je me rends bien compte qu’elle n’avait pas trop le choix pour ça. Elle avait eu une mission à accomplir qu’elle avait réussie avec talent dépassant même les espérances que les dieux avaient attendu d’elle… sans compter le peuple Arcaëllien. Je ne sais pas si j’aurais apprécié vivre à cette époque mais j’aurais aimé voir à quoi elle ressemblait et je me demandais s’il existait des gravures de cette Mélinda considérée comme la libératrice du joug qu’avait imposé ce taré que mon grand-père vénère plus que ses propres parents eux-mêmes.

J’étais tellement pris dans ma conversation avec ma mère que je n’avais pas fait attention à la roulotte qui s’était arrêté devant un immense manoir. Ma mère me fit une bise avant d’embrasser mon père avant de disparaître, estimant sa mission d’escorte terminée, tandis que ma grand-mère chargeait son personnel de nous aider à décharger nos affaires de la charrette et à nous installer.

Il se passa environ 12 ans depuis notre arrivée à Hytraz, 12 ans de paix et de tranquillité durant lesquelles nous n’avions plus jamais eu de nouvelles de mon grand-père.

Durant ces douze années de paix, mon père m’enseigna la maîtrise du fluide Mez sous toutes ses coutures : des sorts de base jusqu’aux sorts plus évolués demandant beaucoup de concentration dans l’exécution de ces derniers. Il m’apprit aussi comment réguler l’énergie utilisée dans l’invocation et la maîtrise afin que je ne m’écroule pas de fatigue trop vite, il m’enseigna et aida à discerner les sorts d’attaque, de défense mais aussi ceux qui pouvaient me servir dans le métier dans lequel j’avais décidé de me lancer : l’art de la forge que j’ai hérité de ma mère. Bien entendu, il m’avait conseillé de n’utiliser ce sort qu’en cas d’extrême urgence comme par exemple : si je me trouve loin de ma forge et que l’une de mes armes a besoin d’être retapée de manière expresse, là oui.

Ma grand-mère, elle, de son côté m’enseigna l’art et la manière de préparer des concoctions et baumes grâces aux plantes. Grâce je sais quelle plante utiliser en cas de piqûre d’orties, lesquelles prendre pour faire des baumes qui soulagent les brûlures et aident à une cicatrisation rapide, lesquelles faire infuser en cas d’insomnie…mais aussi lesquelles prendre pour préparer des drogues, des antidotes ou des somnifères. Elle m’a aussi appris comment en utiliser certaines en préparation pour des produits tels qu’un baume réparateur pour les mains sèches ou même quelles fleurs prendre pour tel type de parfums. Au début j’avais rigolé, mais elle m’avait vite repris en me disant qu’un parfum fait maison, pouvait faire plaisir à une dame…

… Sauf que moi, je ne m’intéresse pas qu’aux filles mais aussi aux garçons alors le coup du parfum c’était un peu inapproprié et je ne manquais pas de le lui dire.

« Eh bien, ce n’est pas grave, je vais t’apprendre une chose sur les plantes qui pourrait aussi bien servir les filles que les garçons dans tes conquêtes.

- De quoi tu parles ?

-De créer et concocter des aphrodisiaques, tiens, pardi ! »

Je me souviens avoir manqué de m’étouffer avec la gorgée d’eau que je buvais en entendant ses mots et lui avoir demandé l’intérêt de m’enseigner ça. Elle m’avait alors répondu que ça pouvait toujours donner un coup de pouce dans les relations. J’avais rougi tout en l’écoutant me dire quelle plante ferait un bon aphrodisiaque. Je lui disais alors qu’en général, je n’avais pas forcément l’utilité de ce genre de subterfuge mais elle me répondit que ça pouvait toujours pimenter les soirées.

On pensait vraiment être tranquilles mais on apprendrait, à nos dépends, qu’on se plantait en beauté.

Un soir, mon père m’appela dans sa chambre en me disant qu’il voulait me montrer quelque chose.

En entendant sa voix, je commençais à être inquiet : quelque chose n’allait pas, elle n’était pas aussi enjouée que d’habitude. Je quittais donc le couloir pour bifurquer et tourner sur la gauche puis entrais dans la pièce. Mon père était assis sur le bord de son lit, les épaules voûtées et le regard las. Lorsqu’il me vit entrer, il esquissa un faible sourire.

« J’ai une dernière chose à te montrer. Ça pourra te servir tout au long de ta vie.

- Qu’est-ce que c’est ? »
Pour toute réponse mon père m’expliqua qu’au cours de ma vie bon nombre de personne seraient sans doute là pour m’aider à un moment opportun mais qu’avec le temps, je risque de perdre de vue les dites personnes. Il ajouta qu’en revanche, je pourrais toujours compter sur l’aide de ma famille quelles que soient les circonstances et en particulier celle de ma  mère qui a toujours su intervenir aux moments les plus critiques. Vu son statut,  elle ne pourrait pas toujours intervenir d’elle-même alors il allait m’enseigner une manière d’entrer en contact avec elle… mais qui serait à utiliser avec parcimonie.

« Mais…et toi ? Tu as déjà pu entrer en contact avec elle de cette manière ?

-Non, seuls ses enfants peuvent le faire et comme tu es son fils, tu pourras utiliser cette technique quand le besoin s’en fera vraiment sentir.

-C’est compliqué ?

-Non, il faut juste que tu regardes ton reflet dans une arme et l’arme la plus appropriée serait une épée. »

Ça me semblait tellement trop simpliste et tellement trop facile au premier abord que je me souviens encore de la tête que j’ai tirée en me demandant s’il parlait sérieusement ou bien s’il se fichait de moi. En voyant mon air incrédule, mon père m’avait passé une épée, dont on voyait par la lame reluisante qu’elle était fraîchement sortie d’une forge, et m’avait demandé de regarder mon reflet dedans sans chercher à discuter. Un peu dubitatif, j’obéissais, néanmoins et m’exécutais en regardant mon reflet comme demandé.

Moins de quelques minutes après, mon reflet était remplacé par le visage de ma mère qui me souriait avant que je ne sente la chaleur si familière du mur de feu qu’elle utilise toujours pour apparaître mais son sourire était maintenant remplacé par un air grave. Elle informa mon père que mon grand-père était en route pour l’enlever et l’enrôler dans son culte de force. Apparemment il avait réussi à infiltrer des espions dans le personnel du manoir de ma grand-mère.

J’ai voulu protester mais mon père m’a fait comprendre silencieusement qu’il était prêt à se rendre pour nous protéger ma grand-mère et moi. C’était un sacrifice qui lui coûtait énormément mais il préférait ça plutôt que de voir mon grand-père s’en prendre à moi et visiblement, il s’y était déjà préparé mentalement car il me chargea de bien veiller sur ma grand-mère et de bien m’occuper d’elle. Désormais j’étais devenu le seul homme de la maison et mon père en profita pour demander à ma mère de veiller également sur nous en son absence et de ne laisser mon grand-père n’approcher ni moi, ni ma grand-mère.

Ma mère lui assura que même de loin, elle veillerait à notre sécurité mais qu’en attendant il était de mon ressort de le faire quotidiennement au sein du manoir et où que ma grand-mère et moi allions. Mon père me suggéra alors d’aller me reposer après m’avoir souhaité une bonne nuit et c’est avec une boule dans la gorge que je fis une bise à ma mère avant de passer la porte de la chambre de mon père pour me rendre dans la mienne et m’y coucher.

Je me réveillais le lendemain matin en me disant que tout ça n’était qu’un mauvais rêve et que quand je descendrais pour prendre le petit-déjeuner, mon père serait attablé comme tous les matins à manger ses fruits et sa tartine de beurre en discutant avec ma grand-mère mais…

… Mais ma grand-mère était bien seule lorsque je me suis pointé dans le salon pour manger avec elle. D’un simple regard, elle me confirma que mon grand-père avait enlevé mon père dans le courant de la nuit et qu’on ne le reverrait plus. Elle m’informa de vive voix que mon grand-père avait utilisé une puissante drogue dont elle ne connaissait pas la composition pour laver le cerveau de tous souvenirs de sa vie avec nous. D’après ses dires, même si elle arrive à trouver l’antidote qui permettra de nettoyer l’organisme de mon père de ce poison, il n’est pas garanti que ce dernier retrouve complètement la mémoire.

Elle se leva en me jurant de faire les recherches nécessaires en plantes afin de découvrir la composition de ce poison et de préparer l’antidote qui le contrecarrerait afin de l’administrer à mon père. Quant à moi, je ferais mon possible pour l’aider dans cette tâche tout en assurant mon métier de forgeron.






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Ven 8 Avr - 8:15
Bonjour et bienvenue =)

Up ta fiche lorsqu'elle est finie ^^ et n'oublie pas de répondre au recensement =)
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J'écris en #40A497
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Ven 8 Avr - 11:12
Merci et pas de soucis, je ferais le nécessaire ^^

EDIT : j'en profite pour faire d'emblée, une demande de délai supplémentaire pour ma fiche Smile
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Dim 24 Avr - 17:07
petit up pour signaler ma fiche terminée o/
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Dim 24 Avr - 18:28
Bonjour et Bienvenue.

Une fiche plutôt intéressante où, cependant, il y a des erreurs d’inattention. Oublis de mots, petites fautes, ...

Sinon dans l'ensemble c'est correcte et plutôt bien écrit. Bien que j'ai trouvé quelques passages longs.

Je te donne 25 XP pour faire ton fluide

Bon jeu et à bientôt.
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