A la recherche d'un remède (Partie 1) [PV Vÿdareen]

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Mer 2 Mar - 18:31
C'était il y a quelques mois avant que je ne rencontre Sëya. Je me souviens de cette époque où je voyageai encore aux côtés de mes parents, parcourant les vastes plaines arides de Caroc'Han. Nous marchions alors en direction de la forêt de l’Ïkpan à la recherche de plantes médicinales afin de refaire notre stock qui commençait à être dangereusement vide.

Mon pauvre père avait contracté une maladie des plus virulentes, aussi nous étions-nous empressé de prendre la direction du sud pour y trouver ce qui nous serait nécessaire à sa guérison. Nous l'avions installé dans la roulotte qui nous servait à transporter nos affaires ainsi qu'une place pour y laisser un malade s'y reposer. Ma mère quant à elle, tenait les rênes d'un tandem de Din’Otorâ tirant notre roulotte aux côtés d'autres roulottes des nomades constituants notre petite tribu.

Vous ne le savez peut-être pas, mais mes parents sont tous deux humains. Ils m'ont recueilli, moi, pauvre mzekils abandonnée à mon triste sort... peut-être par des parents aimants qui voulaient m'éviter l'esclavage qui m'était destinée pour je ne sais quelle raison, a moins que se fut par totale négligence... A moins que je fus le fruit d'une quelconque union interdite et que la seule façon de me sauver d'une mort inéluctable était de m'abandonner à des étrangers ? Qu'en savais-je ? Le plus important était que j'avais des parents aimants, attentionnés et qui m'avaient éduqué avec amour.

Mais où étais-je dans tout cela me diriez-vous ? Et bien j'étais un peu plus en avant, chevauchant Gayël, une belle bsurt au pelage blanc. C'est elle qui avait trouvé le panier dans lequel j'avais été abandonné et qui m'avait conduit jusqu'à mes parents adoptifs. Depuis ce temps elle était un peu comme une deuxième maman, ou une grande sœur, je ne saurais dire. Notre relation est très étrange. La plupart du temps elle rodait dans le coin pour me surveiller et m'empêcher de faire des bêtises quand j'étais encore toute petite. Nous jouions parfois ensemble autrefois, elle m'avait appris beaucoup de chose d'ailleurs, notamment à me méfier des dangers qui étaient présent dans la nature sauvage.

Elle avait continué à nous suivre et à veiller sur moi tout ce temps là. Quelle âge avait-elle ? Je n'en savais pas plus, je parlais le lupan, il m'était arrivé de marchander avec certains d'entre eux qui n'étaient pas trop belliqueux d'ailleurs... mais je ne parlais pas le langage des animaux, il m'était donc impossible de savoir ce qu'il en était.

Mais revenons-en à ce qui se passait à ce moment là alors que nous étions en route pour la forêt de l’Ïkpan. Je parcourais les plaines en avant garde, pouvant faire facilement demi-tour avec Gayël pour avertir les autres membres de ma tribu en cas de danger se présentant devant nous. Je n'eus pas vraiment à le faire, mais il arrivait parfois que je fasse demi-tour pour m'assurer que tout le monde aille bien et suivait le rythme. Mais pour le moment je me trouvais devant, séparée de quelques centaines de mètres de mes semblables, toujours visibles de loin mais ne présentant alors à mes yeux que de lointaines silhouettes dans cette immense étendue aride.

C'est à ce moment là que Gayël se stoppa brutalement dans sa course et se mit à grogner, montrant les crocs et regardant dans une direction bien précise.

Tu as vu quelque chose, Gayël ? Un danger ?

Elle grogna de plus belle et je regarda alors dans la même direction qu'elle semblait fixer. Je vis au loin se dessiner un nuage de poussière, il s'agissait peut-être d'un groupe se déplaçant en bande ? Mais comment savoir s'ils représentaient un danger ou non ? Je décida alors de nous en approcher avec Gayël pour connaître la nature de cette potentielle menace. Des lupans !! Toute une meute enragée de lupans, grognant et hurlant de haine.

Nous avions dû nous aventurer un peu trop près d'un des camps belliqueux de ces créatures à moitié sauvages. Je fis faire demi-tour à Gayël, mais je savais pertinemment que même en avertissant mes semblables, les lupans nous rattraperaient. Il fallait faire vite et faire prendre les armes aux guerriers de ma tribu avant qu'il ne soit trop tard pour se défendre.

Je réussi effectivement à faire cela, et les hommes encore valide de notre cortège s'armèrent et se préparèrent à défendre coûte que coûte nos proches et nos biens. Moi-même je me prépara au combat et continua de surveiller l'horizon.

Ils furent rapidement sur nous, toutes griffes et crocs dehors. Ils étaient au nombre de cinq, nous n'étions que six à défendre les autres. Leur avantage était certain, étant donné que les lupans possèdent une force colossale et je me demandai alors si nous allions nous en sortir.

Nous engageâmes alors le combat, Gayël se jeta sur l'un d'eux et commença à se battre férocement. Quant à moi, je faisais face avec Tolmen -un jeune guerrier de la tribu au corps élancé- à un autre lupan, peut-être aussi jeune que nous à en juger par son pelage et sa taille, mais tout aussi vif et bien plus féroce. Les autres se mirent par groupe de deux également pour affronter les lupans, mais il en restait toujours un de plus. Ce dernier décida de se joindre à celui qui nous faisait déjà face, et je senti alors l'angoisse me gagner. Nous étions très mal...

Je fis apparaître une lame de glace au bout de mon poing et commença à l'agiter devant les deux lupans pour les faire reculer et le tenir à distance de moi. Mais cela ne durerait pas longtemps, et très vite les lupans trouveraient l'occasion de me sauter à la gorge et m'égorger.
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Mer 2 Mar - 19:08
J’avais fait l’acquisition d’une ferme que je transformais petit à petit en école de dressage. Mais pour pouvoir éduquer des bêtes, il fallait en avoir des sauvages. J’étais donc partie en attraper une sur la plaine de je ne sais plus quoi à Yban. Cela faisait plusieurs jours que j’arpentais les terres arides et chaudes de cette plaine sans rien voir d’intéressant à dresser. Alors que j’avançais en me disant que je boirais bien de l’hydromel, je vis un nuage de poussière. Je poussais mon cheval au galop vers le lieu où se déroulait une bataille entre des voyageurs et des lupans. Je claquais ma langue contre mon palais, c’était peu encourageant pour les arcaëlliens. Les lupans, malgré leur nombre inférieur, étaient forts et semblaient bien jeune. Sûrement des parias chassés d’un clan. Ils ne communiqueraient pas. J’attrapais mon pistolet à gemme mez et visais le ciel. Il y eut un silence et les lupans se tournèrent vers moi en grognant férocement. Je m’accoudais à la selle de mon cheval, claquant une fois de plus ma langue contre mon palais, et déclarais dans un lupan parfait :

Dégagez ou je vous donne une leçon dont j’ai le secret.

Je me vantais énormément en étant si sûre de moi mais qu’importe. Celui qui semblait diriger les renégats se mit à rire à gorge déployée, c’était plutôt effrayant. Il déclara alors :

Tu t’prends pour qui arcaëllienne ?
Vÿdareen, descendante de Noraël, l’enfant lupan.

Il eut un mouvement de recul sachant certainement que j’avais encore quelques goûtes de sang lorcq dans mes veines puis il bondit vers moi. Je tenais toujours mon pistolet, je visais sa jambe gauche et tirais. Il hurla de douleur lorsque le feu le transperça. Je sautais au bas de ma selle, dégainant mon épée. Mon fluide serait utile, mais après. Je ne voulais pas tuer, pas même des jeunes fous. Un lupan noir me sauta à la gorge, je me baissais lui faisant rater son point de mir. Il atterrie face la première dans le sol poussiéreux en pestant. Je ris doucement, me moquant de lui. Je me mis en garde, m’apprêtant à le recevoir. Le cheval détala alors laissant apparaître un autre lupan, gris.

Hey ! Reviens stupide canasson !

M’écriais-je à plein poumon. Mais l’animal était déjà loin. Par chance, ma besace était tombée quand il avait fui. Je regardais les lupans faire un cercle autour de moi et grogner. Je lançais aux guerriers qu’un peu d’aide ne serait pas de refus. Un lupan roux me sauta dessus, je le réceptionnais avec mon poing dans son museau. Il se releva rapidement et attaqua avec plus de férocité.

Si vous continuez, vous allez mourir jeune gens.

Leur dis-je en lupan avec un sourire en coin. Mais cela ne sembla pas les affoler, bien au contraire. Leur soif de sang devait être grande, ce qui me désarma. Quelle mouche les avait piqués ? Je soupirais, baissant la tête. Aän ne serait pas utile, même après… Ils cherchaient la mort. C’était une évidence. Mon épée trancha l’air et se ficha dans la jugulaire du rouquin. Ses yeux s’arrondirent de stupeur et il s’écroula lorsque je retirais la lame de sa gorge. Il porta les mains vers le flux de sang mais ne pouvant l’arrêter, il allait mourir. Je priais Gar’Haz et Othab pour son esprit. Un de moins et un blessé. Plus que trois à mettre au tapis. Et, apparemment, les trois plus féroces et forts. Par les Dieux, qu’avaient-ils fait pour être chassé de leur clan ?

Partez tant qu’il en est temps, frères lupans.

Mon regard était implorant mais cela les fit rire plus qu’autre chose. Je soupirais encore une fois. Une ombre se dessina sur mon visage, je passais en mode tuerie.
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Mer 2 Mar - 21:54
Alors que je tentais vainement de faire reculer les lupans, il y eut alors cette arcaëllienne, aux cheveux blancs, aux yeux roses et aux habits très sophistiqués. Avec un instrument que je compris être un arme à feu, elle tira en l'air ce qui attira notre attention à tous. Elle semblait vouloir nous venir en aide, ou tout du moins faire cesser ce combat.

L'un des lupans eut une réaction violente à son égard et alors qu'elle se présentait sous le nom de Vÿdareen, il lui fonça dessus et prit une balle dans la jambe. Puis un autre se jeta sur elle et elle l'évita, le lupan se mangeant alors lamentablement le sol. Cela faisait déjà deux lupans occupés à autre chose. J'hurla alors de reprendre le combat sans attendre que les autres lupans ne réagissent.

Mes semblables ne furent pas aussi réactif que moi et mirent du temps à se détacher de la vue de l'étrangère pour se remettre au combat. Je profitai quant à moi de cette légère stupeur générale pour asséner un coup de sabre de glace dans la gorge de l'un des lupans. Malheureusement, comme j'étais de petite taille, je ne lui entailla qu'une partie du cou et la blessure ne fut que superficielle. Il se tourna à nouveau vers moi et me lança un revers du bras. Je plia mes genoux et me retrouva au niveau de sa taille, esquivant le coup grâce à ma petite taille justement. Je frappa plusieurs coups rapides dans son abdomen. Il se plia légèrement en deux, légèrement surpris et endolori par mes coups de poing. Il leva une patte griffue et velue au dessus de ma tête et tenta de m'en donner un grand coup pour me l'arracher. Je me laissa tomber à terre et roula en arrière, esquivant de peu l'attaque. Il allait réitérer son coup mais par chance, mon ami Tolmen intervint au bon moment et lui flanqua un coup de son épée en fer dans les côtes.

Par réflexe, le lupan lui infligea un violent revers de la main et l'envoya valser au sol. Il tomba à terre et perdit alors connaissance. Je me relevais, la rage au ventre. C'est à ce moment là que je vis l'étrangère tuer un lupan roux un peu plus loin de moi, lui plantant sa lame dans la tête.  Mais il fallait que je me concentre à nouveau sur ce qu'il se passait et repris mon affrontement avec le lupan en face de moi qui avait à présent une belle entaille dans le torse. Il perdait beaucoup de sang et n'allait plus tenir très longtemps. Je me mis à sautiller sur place et à donner des coups de poings dans le vide, alors que mon adversaire hésitait à présent à m'approcher. Puis il plia les jambes et bondit vers moi, toutes griffes dehors. Je fis un pas sur le côté, attrapa l'un de ses bras et l'accompagna dans sa chute vers le sol. Je l’aplatis brutalement, utilisant sa propre force contre lui-même pour le plaquer ainsi et lui donna plusieurs coups rapide au niveau de sa blessure. Il hurla de douleur et finit par perdre connaissance à force de coups répétés.

Les autres guerriers de la tribus semblèrent se débrouiller assez facilement face au lupin déjà blessé par balle, et se mirent à quatre dessus pour l'achever. Alors que j'essayai de trouver un autre adversaire valide, j'entendis un couinement me fendre le cœur. Gayël venait de pousser une plainte qui fendit l'air et qui me fit perdre mes moyens. Je regarda en sa direction et remarqua le lupan qu'elle affrontait lui planter ses crocs dans la chair, au niveau du cou. Mon sang ne fit qu'un tour et je fonçais à présent vers ce lupan au pelage noir, pleine de haine et de rage. Je fis apparaître mon bouclier de glace autour de mon poing et me jeta sur lui, m'accrochant à son pelage et lui arrachant des touffes de poils, je lui asséna des coups avec violence et frénésie.

Lâche-la !!! Lâche ma sœur je te dis !!! Lâche-la !!!

Je continuai à le frapper mais il ne lâchait pas, ses dents étaient toujours profondément planté dans le cou de la bsurt avec qui j'avais toujours partagé ma vie jusqu'à présent. J'avais si peur que se soit la fin... si peur que se fut pour elle un coup fatal. Je m'acharnais sur lui avec une telle rage que je ne vis plus rien au tour de moi... J'éclata alors mon bouclier de glace sur sa tête et des débris de glaces pointus se plantèrent à l'arrière de son crâne alors que je continuai à hurler et pleurer, suppliant qu'il lâche mon amie bsurt.
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Jeu 3 Mar - 9:38
Je combattais avec dignité et foi. Je ne voulais pas mourir, pas maintenant en tout cas. Un lupan gris m’attaqua, crocs et griffes dehors. Il me griffa la peau, dévoilant mon sang. Un sourire se dessina sur son visage et il attaqua à nouveau. Cette fois, le plat de ma lame le réceptionna. Il couina et s’écroula au sol. Des cris et des supplications me firent accélérer la manœuvre. Mais il était coriace celui-là et il me blessa en plusieurs endroits plus ou moins grièvement. Je pestais, grognais et attaquais sans réfléchir. Le besoin d’alcool se faisait sentir de plus en plus. Ma lame, après bien des estocades ratées, se planta dans l’abdomen du lupan. Il écarquilla les yeux et je remontais l’épée afin de lui ouvrir le ventre. Il s’écroula les boyaux à l’air. Je me ruais ensuite vers la bsurt agressée par un lupan. Je tirais avec mon pistolet en l’air, déconcentrant le lupan qui tourna la tête vers moi. Sa gueule était pleine de sang. Leur comportement était anormal. Je criais à l’arcaëllienne de bouger de mon champ. Ne la voyant pas se mouvoir, je me ruais sur le lupan cannibale. L’anthropophage grognait, semblant prendre beaucoup de plaisir à faire souffrir la bsurt et la mzékils. J’arrivais à leur niveau et visais la tête du lupan.

Cela te dirait de ne plus avoir de cervelle ?

Demandais-je en lupan à l’agresseur. Il tourna une fois de plus sa tête vers moi. Le danger n’était autre que ma personne. Il se rua vers moi et je tirais sachant que l’arcaëllienne et l’animal était hors de danger. Il esquiva mon coup de feu. Je pestais, il arrivait sur moi à toute allure. Je pris mon épée et fermais ma ceinture, devenant invisible. Le lupan stoppa sa course, la mine effarouchée. En silence, retenant presque ma respiration, j’avançais vers lui. Une fois à son niveau, j’attrapais sa tête et la tournais, le tuant sur le coup. Je défie le fermoir de ma ceinture et me précipitais vers la bsurt mal en point. Je fis reculer la mzékils et commençait les soins avec aän. Elle perdait beaucoup de sang, je ne savais pas si la sauver était possible mais je le gardais pour moi. Le combat avait toujours lieu mais les combattants de cette tribu semblaient s’en sortir. Je parvins à stopper l’hémorragie et à stabiliser l’état de la louve géante. Fière de moi je demandais :

Avez-vous une bouteille d’alcool du genre hydromel ou liqueur ?

Je me mis sur les fesses, et observais la troupe de voyageurs.

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Jeu 3 Mar - 10:36
J'étais tombé au sol, alors que la bête qui avait planté ses crocs dans la chair de Gayël se tournait vers l'arcaëllienne qui nous était venu en aide. Je m'accrochai à lui, essayant de m'acharner toujours plus pour qu'il commence à faiblir, mais c'était visiblement peine perdue. Lorsqu'il se jeta vers l'étrangère, je lâcha subitement ma prise. Je roula au sol et me couvrit de poussière et d'éraflures. Rien de bien méchant mais je pesta de douleur.

Je jeta un rapide coup d’œil à l'arcaëllienne qui semblait pouvoir s'en sortir seule et me jeta auprès de la bsurt au pelage blanc. Je me pencha vers elle et pressa mes mains contre son cou pour stopper l’hémorragie mais c'était peine perdue. Je pris ma cape en fourrure et la pressa contre elle, essayant de ralentir cette effluve de sang. Mais je savais que c'était inutile. Si elle n'était pas soignée rapidement, ma sœur bsurt allait probablement y rester.

L'étrangère du nom de Vÿdareen m'écarta finalement d'un geste de bras, me rassurant sur ses intentions et utilisa son fluide de soin pour stopper les saignements et guérir quelque peu mon amie louve. Je la regardai faire avec des yeux embués de larmes. Elle réussi à la guérir et à stabiliser son état. J'en étais plus que ravie. Je remercia alors notre bienfaitrice qui s'assit après coup. Je me penchais sur Gayël, me colla à elle et la caressa pour la rassurer en oubliant ce que l'arcaëllienne me demanda.

Les lupans avaient été maîtrisés et tués, il n'en restait plus un seul en vie. Nous pouvions enfin souffler et nous sentir plus ou moins en sécurité. C'est à ce moment là que ma mère arriva et me regarda en fronçant les sourcils.

Morianne ! Que fais-tu ? Cette arcaëllienne t'as demandé quelque chose non ?

M... maman ! Mais...

Pas de "mais" jeune fille ! Va voir dans la roulotte s'il nous reste encore de l'alcool, et apporte lui tout de suite ! Elle nous a sauvé que diable ! Aller aller !! Et va vérifier comment va ton père aussi.

Ou... Oui mais... Gayël...

Je m'en occupe, aller va vite faire ce que je t'ai demandé ! Hop hop hop !

Ou... Oui maman...

Ah... Ces jeunes... Vous allez bien mademoiselle ? Je vous remercie pour votre aide ! Sans vous je ne sais pas si nous nous en serions sorti aussi bien... Merci infiniment.

Je laissa ma mère discuter avec l'étrangère et me dirigea vers notre roulotte pour aller y chercher ce qu'elle m'avait demandé. J'arriva par derrière et ouvrit la petite porte qui me laissa accéder à l'intérieur de cette charmante petite maisonnette mobile. Il y avait là quelques meubles fixés aux murs, des biblots pendaient du plafonds et des boutons de porte des différents placards. Il y avait à l'intérieur de ces placards toutes sortes de chose qui nous étaient utiles : des herbes, de la viande séchée, des denrées alimentaires impérissables, des flacons de différents remède, et aussi des bouteilles d'alcool. J'en saisi une et vérifia son contenu à l’œil. Il devait probablement s'agir d'une liqueur de framboise que nous avions eut l'occasion de confectionner avec des gens d'un village très charmant qui nous avait permis d'échanger avec eux des denrées comme des moments agréables.

Je jetais alors un coup d'oeil vers le fond de la roulotte où était installé un lit quelque peu précaire, avec une matelas bourré de foin qui n'était pas très confortable, mais quand même plus que le bois brut. Dans ce lit mon père y reposait, souffrant et malade. Je posa ma main sur son front après m'être approchée de lui et vérifia qu'il n'avait pas de fièvre. Elle était légère, mais présente.

Ça va papa ? lui demandai-je.

Il toussa et finit par me répondre.

Ça va ma chérie... Qu'est-ce que c'était toute cette agitation ?

Des lupans... surement des renégats... Mais ne t'inquiète pas, on s'en est occupé ! Repose-toi !

Je vois... Morianne... Que fais-tu avec cette bouteille ?

C'est... pour remercier l'étrangère qui nous a aidé ! Sans elle nous aurions surement eut des blessés graves... voir peut-être plusieurs morts...

Je vois... Offre lui tout ce qu'elle demandera alors. Il faut la remercier comme il se doit... Je vais aller la voir pour...

Non !! Toi, tu ne bouges pas !! Tu restes au lit !

D'accord... d'accord ! Teuh euh heu euh ! Ma fille qui me force à rester au lit... c'est le monde à l'envers !

Je me mis à rire et mon père en fit de même. Il se reposa à nouveau sur le lit. Je me saisi de quelques gobelets en terre cuite et je sorti de la roulotte avec empressement. Je me dirigea alors vers notre salvatrice et m'assis en face d'elle en posant les verres en terre cuite et la bouteille de liqueur.

V... Voilà ce que vous avez demandé... je... Je vous remercie de nous avoir aidé ! Merci beaucoup ! Votre nom c'est Vÿdareen c'est ça ?

Je déboucha la bouteille et lui servi un verre, puis je posa la bouteille à côté d'elle. Je la regardai alors d'un air intrigué, regardant avec intérêt ses beaux vêtements et finalement sa ceinture qui semblait posséder des pouvoirs magiques. Cette personne m'intriguait au plus haut point, j'avais envie de savoir qui elle était et d'où elle venait.
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Jeu 3 Mar - 10:59
Me détendant après l’effort fourni, je regardais la bsurt se remettre après que la mère de la jeune arcaëllienne l’ait envoyé chercher à boire. Ça n’étancherait pas réellement ma soif mais quoi qu’ils me servent ça soulagerait mon esprit. Enfin, tant que je ne me rendais pas malade. Je regardais le lupan encore en vie se faire enchaîner. Il allait passer un sale quart d’heure. La jeune mzékils revint avec des godets en terre cuite et une bouteille puis me servit un verre que je m’empressais de porter à mes lèvres. De la liqueur de framboise, Dieux du ciel que c’était bon ! Je vidais le récipient en trois lampées. Ensuite, sans répondre à la demoiselle, je me levais et allais vers le renégat. Je l’observais, il grogna. J’entamais une discussion avec lui en lupan.

Pourquoi avoir attaqué ?
Pff !
Tu es bavard, c’est bien… Mais tu vas parler mon ami.
Pff ! Dans tes rêves !
Hm… Alors ? Tu réponds ou je te tue ?
Quoi ? Personne ne me tuera ! Je suis le fils de Löfen, Ätagar.
Löfen ? Le destructeur ?
Haha, tu le connais alors… Oui, le destructeur.
Vous passiez l’ätagÿn… Le rituel de passage à l’âge adulte… Pathétique.
Ne sous-estime pas notre valeur. La meute nous vengera ! Toi, fille de Noraël tu périra dans le feu !
Tu veux ma main sur ton visage, lupan ?
Pff !

Je le laissais aux arcaëlliens et retournais vers la gamine. Je lui confirmais mon nom, un peu préoccupée par ma discussion brève mais enrichissante avec Ätagar. Le destructeur… Il fallait partir, et vite et surtout ne pas aller dans sa forêt. Je demandais à parler au chef de clan me servant un autre verre que j’engloutis en deux gorgées. Je regardais la mzékils et lui demandais son nom. Il fallait enterrer les lupans. Je le signifiais aux guerriers. La mère de la mzékils vint alors vers moi et me dit :

Êtes-vous réellement une fille de Noraël ?
Oui… Enfin une descendante serait plus exacte et j’ai appris il y a peu avoir du sang Tahora’Han. Les Dieux se joue de moi je crois.
Vous faites partie du premier clan ?
Oui… mais je me suis sédentarisée.

Elle hocha la tête et appela sa fille. Je regardais la mzékils. Si sa mère était humaine, ne devrait-elle pas être une elfin ? A moins qu’elle n’ait été adoptée. Je soupirais, me servant un troisième verre et le buvant d’une traite. J’allais ensuite voir la bsurt et lui parlais avec gentillesse et douceur. Elle devait être fatiguée. Je lui donnais une plante pour dormir.
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Jeu 3 Mar - 11:52
Je regardai l'arcaëllienne s'éloigner de moi et aller questionner le lupan survivant que mes semblables enchaînèrent solidement avec tous les moyens en notre possession pour se faire. Je grogna comme une louve devant le fait qu'elle ignora ma question et me pencha vers Gayël. Je me mis à la caresser tout en écoutant ce qui se disait. Visiblement le lupan en question était le fils de Löfen, le destructeur. Ce nom m'évoqua alors bien des choses. Je me rappelais en avoir entendu parler, c'était un lupan très vindicatif, dirigeant une meute violente et sanguinaire. Nous avions finalement eut bien de la chance de tomber sur cette étrangère qui était venue à notre rescousse.

Elle finit par revenir vers moi et me confirmer son nom avant d'engloutir un deuxième verre de liqueur et me demander le mien.

Je m'appelle Morianne, encore merci pour votre aide...

Les guerriers du village, à la demande de Vÿdareen, commencèrent à creuser le sol avec différents outils que nous avions : des pelles, des pioches, des bêches... tout ce qui pouvait servir à creuser ou au moins entamer le sol. Ce fut un travail difficile pour eux étant donné l'aridité et donc la dureté du sol.

J'observa et écouta alors attentivement ma mère et cette étrangère parler entre elles, continuant de mon côté à caresser Gayël pour la calmer. Elle semblait visiblement irritée d'être mal en point et n'aimait pas trop rester immobile ainsi.

Noraël ? Ce nom de clan me disait quelque chose également... peut-être l'avions nous déjà croisé il fut un temps. Je ne me rappelait plus vraiment... Ma mère semblait en savoir un peu plus que moi à ce sujet et la laissa continuer. Elle finit par se tourner vers moi et me regarda avec gravité.

Morianne ! Prends soin de notre invitée. Et pas de mauvaise humeur, d'accord ?

Je le sais maman... Inutile de me le dire... soupirai-je avec agacement.

Je regardai alors ma mère s'éloigner et donner un coup de main aux guerriers pour creuser tout en leur criant des ordres, les traitant parfois de mauviettes. Elle était comme ça ma mère... Une femme forte avec du caractère, et un tempérament de fer. Encore aujourd'hui je me demandai si ce n'était pas d'elle que je tenais ce sale caractère.

L'étrangère me regarda avec intrigue. Elle semblait se demander quelque chose. Je devinais à son regard s'alternant entre ma mère et moi qu'elle se questionnait sur mes origines. Ce n'était pas la première fois qu'une personne s'étonnait de cela. Aussi lui expliquai-je les choses alors qu'elle se servait un troisième verre.

Oh ! Inutile de s'étonner... Je suis bel et bien une mzekils. J'ai été abandonnée à la naissance... Mais mes parents restent mes parents.

Je la vis esquisser un mouvement vers Gayël. Elle s'approcha de la bsurt et lui parla gentiment. Je la mis cependant en garde, Gayël n'avait pas toujours un caractère facile, surtout dans un état comme celui-ci.

Elle s'appelle Gayël... Faites attention, elle a un sale caractère, comme moi. Vous ne devriez peut-être pas...

Mais Vÿdareen s'en approcha malgré mes conseils. A ma grande surprise, la bsurt se laissa faire, cajolée et dorlotée par cette étrangère qui ne cessait de me surprendre. Elle lui donna une plante et Gayël la renifla avant de l'avaler sans faire de manière. Je fus encore plus stupéfaite et la regarda avec le plus grand intérêt.

Wouah ! Je... Je n'avais jamais vu Gayël se laisser approcher par un étranger comme ça... Elle doit vous faire confiance j'imagine. C'est une bonne chose. Vous devez surement être quelqu'un de bien. Enfin... pas que je ne pensais le contraire après votre intervention mais... Vous êtes surprenante.

Je me levais et observais d'un peu plus près cette dame aux habits élégant prendre soin de la bsurt. J'eut un sourire rassuré, heureuse de voir à quel point elle prenait soin d'elle.

Je suis désolée pour votre monture... Ça va surement être compliqué pour vous de retourner chez vous maintenant... Mais au besoin vous pouvez rester un temps avec nous. Nous avons largement de quoi manger, et on vous trouvera surement une place dans le cortège... D'où venez-vous au juste ?
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Ven 4 Mar - 4:41
Je regardais tout ce petit monde s’agiter en harmonie totale. Morianne me dit être désolée pour ma monture, je me servais un verre que j’enfilais d’une traite. Elle me demanda après avoir longuement parlé d’où je venais. Je soupirais doucement, songeant à mon vrai chez moi. Je lui expliquais être originaire d’un peu partout mais que désormais chez moi c’était Youëh à Zaï’Lou. Je l’informais de mes possessions sans vouloir pour autant me vanter. Lui parlant avec une certaine fierté de mes deux écoles. Puis, à nouveau, je me versais un godet que j’avalais en une lampée. L’alcool, ce faux ami si rassurant quand on est loin de chez soi. Je la regardais du coin de l’œil tout en m’occupant à nouveau de la bsurt. Je lui demandais de venir m’aider pour bouger une patte de la bête. Une fois fait, je m’assis en grognant. Je lui demandais alors :

Connais-tu l’histoire des Ratsgars ? Leurs origines ? Et surtout, la fondatrice de nos tribus ?

J’avais envie de lui apprendre ce que je savais à cette gosse. Même presque embrumée par l’alcool, l’histoire de nos clans était un vivier en moi. Je souris de façon stupide et basculais ma tête en arrière. Regardant le ciel bleu, j’aperçus au loin de gros nuages noirs et cotonneux. Il fallait trouver une grotte pour la nuit et je savais où il y en avait une. J’allais voir la mère de Morianne, lui faisant part de mon idée de dormir au sec. Elle sembla accepter. Les lupans étaient enterrés, on pouvait se mettre en route.

Le chemin jusqu’à la grotte fut rapide et nous arrivâmes au moment où le déluge commença. Il fallait faire un feu et l’un des arcaëlliens semblait user de mez. Je m’assis près de Morianne, je n’avais pas eu le temps de conter l’histoire de Noraël et, je me le demandais, ça intéresserait peut-être du monde.

Souhaitez-vous connaitre vos origine mes amis ?

Demandais-je d’une voix douce et amusée. Il y eut plusieurs « oui » et des hochements de tête. J’entamais alors :

« Dans mon clan, un conte circule depuis presque deux-cent ans. On raconte que c'est les restes d'une aventure de la fondatrice, Noraël. Une histoire qui lui serait arrivé dans sa jeunesse il y a bien longtemps.

Il était une fois une petite humaine venant de naître sous le regard bienveillant de la lune de Daÿl. Sa mère, faible et malade, mourut en couche. L'enfant, poussant son premier cri, attira des lupans en chasse. La chef de meute, une lupan avec une grande force, se sentit naître un instinct protecteur pour cette créature chétive et vulnérable. Ramassant le bébé, qui cessa alors de crier, elle nomma la petite Noraël. Tout cela c'était déroulé dans une forêt obscure. A l’abri des regards de Thaä ou Özan. La fillette grandit sous le regard bienveillant de son clan. Malgré sa différence et l'absence de pelage de la petite louve, elle devint un vrai membre de cette grande famille. Cependant, dans l'ombre, quelques lupans un peu vieux jeu voyaient cette créature d'un mauvais œil.

Le temps passa, la petite devenait forte et agile ainsi qu'intelligente. Un jour où elle s'était éloignée du village, elle croisa une drek magique. La petite fée aux cheveux gris et aux yeux verts semblait gentille et amicale. Elle proposa à Noraël de faire deux vœux. L'enfant, alors âgée de treize ans, réfléchit un instant. Puis, avec calme, elle déclara :

« Je souhaite que le monde s'ouvre à moi quand je serais grande !
- Grande comment ?
- Ben, quand j'aurais fait ma première chasse pardi !
- D'accord, cela sera. Et ton second vœu mon enfant ?
- Hm.... Je souhaite que... Heu.... Avoir des enfants que j’élèverais dans l'esprit de la nature.
- Soit... Cela sera. »

La drek disparut dans un nuage de fumée rose vif. Noraël, pensant que tout cela était une blague, s'en retourna à son village. Elle ne parla à personne, même pas à sa mère d'adoption, de ses vœux.

Chaque jour qu'Othab faisait, Noraël apprenait un peu plus à être une lupan digne de ce nom. On lui enseigna le dressage des bsurts ainsi que le soin des loups. Les lupans avaient le « don » de communiquer avec les autres canidés. Et cette capacité fut transmise à la gamine née sous la lune.

Le temps passa et arriva la première chasse. Noraël avait seize ans et, avec son frère de lait, partit en chasse. Malheureusement, un drame se produisit. La petite, ignorant l’existence du fluide, mit le feu à un arbre, faisant fuir la proie. Mez coulait en elle. Apeurée, elle retourna au village et informa sa mère de l'incident. La lupan, sage et conciliante, rassura son enfant. Mais les anciens, ayant ouïe dire les faits de la petite Noraël, se mirent en colère. Ils vinrent à la case de la chef de meute et un discours houleux s'en suivit.

« Elle ne peut rester. Regarde-la ! Elle n'est pas comme nous !
- Elle est ma fille autant qu'elle est des nôtre, cracha la mère
- Alors, Jazvän, je te défis de me battre. Si tu perds, je prendrais la tête de la meute. Si tu gagnes, elle reste et tu seras toujours la matriarche. »

Quelques peu contrainte d'accepté, la lupan se lança dans un duel contre Hasler. Cela lui coûta la vie et Noraël, bien qu'épargnée, fut chassée du clan. Durant des semaines, l'adolescente erra dans la forêt sans savoir où aller. Le monde s'ouvrait à elle mais elle ne connaissait rien de ce dernier. Alors qu'elle était assise sous un abre, le souvenir de la drek magique et de ses deux vœux lui revinrent en tête. Son premier vœu était exaucé... Cependant, elle avait tout perdu à cause de lui. Pleurant à chaude larmes, elle resta prostrée sous un tilleul pendant des heures. Survint alors un elfe âgé. Il regarda cette créature, sale et seule, sous l'arbre et soupira. La nuit allait tomber, il s'approcha alors de Noraël et, dans un Arcaëllien inconnu de la jeune fille, demanda :

« Petite ! Hey, petite... Que fais-tu là à pleurer ?
Relevant la tête, elle regarda l'elfe, penchant la tête sur le côté – Que... Quelle est cette langue ?
- Hum... Je vois, tu ne parles pas ma langue. Cela est problématique pour une humaine. Viens avec moi et je t'apprendrais. »

Il avait parlé en lupan, chose très rare pour un Arcaëllien, Noraël, perplexe, se releva et emboîta le pas de l'elfe. Elle voulait apprendre. Le vieillard lui enseigna l'écriture, la lecture, les mathématiques et l'usage du mez. Au bout de six mois, Noraël savait parler plus ou moins correctement l'Arcaëllien. Au bout de trois ans, elle savait écrire sans trop de fautes. Mais, malgré tout, elle n'oubliait pas ses racines. Pratiquant la chasse et dressant des canidés, elle resta distante avec le monde. Un jour, le vieil elfe lui proposa de l'emmener en ville. Ignorant ce qu'était une ville, elle accepta. Là, il la vendit à l'Empire vantant ses atouts. Elle dut alors entrer dans l'armée et, par chance, se révéla être trop sauvage pour servir l'Empire. Jetée de la garde, elle prit le premier bateau en partance. Ignorant où elle allait, elle laissa les flots la conduire vers les Cités Blanches. Elle ne savait pas qu'il y avait un conflit entre l'Empire de Morloc et la Résistance prônant le retour des Tahora'Han. Pendant son voyage, un navire pirate attaqua. Après avoir tué l'équipage, ils emmenèrent les passagers afin de les vendre comme esclave. Jetée dans une cale avec d'autres, Noraël vit sa vie finir. Elle repensa alors au second vœu, si le premier avait été exaucé, le second le serait aussi. Gardant espoir, elle implora Othab de lui venir en aide. Et les secours arrivèrent sous la forme de la Résistance. Le bateau pirate fut coulé et les otages sauvés. Plusieurs destinations étaient proposées aux anciens prisonniers. La majorité choisit les Cités Blanches.

Après quelques temps en mer, Noraël arriva sur une plage de sable banc au Sud de l'île des Cités Blanches. Marchant pendant une longue période au travers de la forêt de Gubaz, elle fit une rencontre peu commune. Alors que la nuit était depuis un moment. Un bruit attira l'attention de la jeune femme. Ramassant sa lance, elle se leva promptement et regarda autour d'elle. Croisant le regard jaune de la créature, elle sursauta de surprise. Un loumez l'observait sans bouger. Le silence s'installa. Un silence assourdissant.

« Humaine, Gronda le loumez Tu es en mes terres. Mais, ton odeur est différente de celle des autres Arcaëlliens. Qu'es-tu ?
- Je suis une lupan ! Affirma-t-elle avec fierté Mon nom est Noraël.
- Hum... Intéressant. Je suis Ärfaz, celui qui donne la mort ou la vie. Fils de la nuit. Il fit silence puis énonça Ta différence fait pencher ton existence vers la vie. Je serais désormais ton ombre et te suivrais où que tu ailles. »

Noraël se contenta de hocher la tête et s'allongea pour dormir, se sentant en sécurité.

La fille élevée par des lupans rejoint la Résistance. Elle fut chargée d'allier à la cause des lupans et, elle le fit durant des années jusqu'à ce que la guerre éclate. Lorsque l'Enac fut capturée, elle décida de fuir vers les bois les plus proches. Là, elle rencontra un Arcaëllien aux yeux rouges. Un lorcq. Le coup de foudre fut immédiat. Et, leur union fut rapide. Le monde devint calme, se divisant en trois. Mais, Noraël et Yamser en avaient cure. Ils préféraient vivre tels des lupans tout en élevant leurs trois enfant : Mëly, Däven et Yanfer. D'autres Arcaëlliens se joignirent à eux et le clan des Rastgars naquit.

Certains disent que je suis une descendante d'un des enfants de Noraël... Cela n'a jamais été prouvé...
»

Je bue un coup après ce long récit, regardant les réactions des gens.
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Ven 4 Mar - 9:45
"Connais-tu l’histoire des Ratsgars ? Leurs origines ? Et surtout, la fondatrice de nos tribus ? " me demanda-t-elle alors que nous nous occupions de Gayël ensemble. Je lui répondit que c'était un histoire que j'aurai aimé entendre de sa voix. Il me semblait à présent me souvenir des origines de Ratsgars, ma mère m'ayant raconté cette histoire, mais j'avais envie de l'entendre à nouveau, cela faisait longtemps que je ne l'avais pas entendu. Elle regarda alors le ciel d'un air hébété et me fit signe que de gros nuages noirs s'approchaient et qu'il faudrait remettre ce récit à plus tard.

Nous embarquâmes Gayël dans une des roulottes, avec grand mal car elle n'aimait pas être enfermée dans un endroit mais au final nous réussîmes à partir pour rejoindre une grotte dont Vÿdareen nous indiqua le chemin. Cette grotte était largement ouverte, grande, spacieuse, assez même pour y faire rentre les roulottes et leur attelage ainsi que de monter un camp autour d'un feu que nous alimentâmes avec les quelques réserves de bois sec que nous conservions pour ce genre de situation.

Nous installâmes au-dessus du feu une grande marmite pour y faire bouillir de l'eau et divers aliments qui nous tiendraient au chaud pour cette nuit qui était tombée en même temps que la pluie. J'installa Gayël auprès du feu pour qu'elle puisse en profiter et m'assis juste à côté d'elle pour pouvoir la caresser. C'est alors que notre étrangère qui n'en était plus vraiment une après avoir appris qu'elle connaissait elle aussi l'histoire des Ratsgars et donc était une parente proche de notre tribu.

Elle nous demanda alors si nous voulions connaître nos origines. Beaucoup acquiescèrent et moi-même je m'approcha de Vÿdareen pour écouter son histoire avec attention, la suppliant presque de ne pas nous faire languir plus et de commencer son récit.

Elle nous raconta alors l'histoire de Noraël, ne manquant pas de nous narrer les détails les plus important de sa vie. Je n'avais jamais entendu cette histoire avec autant de précision et avec autant d'intérêt. Elle avait ce don pour raconter les histoires visiblement et tout le monde sembla captivé par son récit, personne n'osa parler, ou même tousser. Même mon père qui était malade, semblait alors tout éveillé et écoutait avec attention cette épopée formidable.

Après ce récit tout le monde resta sans voix, les yeux grands ouverts pour certains, d'autres encore se mirent à chuchoter entre eux avec excitation. Ma mère quand à elle se leva et prit la parole, visiblement enchantée par cette histoire.

Remercions notre invitée comme il se doit. C'était un excellent récit. Je ne pensais pas que quelqu'un pouvait connaître cette histoire encore mieux que nous autres. Aller ! Aller ! Servez-lui à manger.

Les villageois de la tribu acclamèrent Vÿdareen avec enthousiasme et commencèrent à servir le repas, qui cuisait dans la marmite, dans des bols de bois. C'était un mélange de fèves, de quelque légumes, et de viande, savamment assaisonné. Je me dirigea vers la marmite pour en récupérer deux bols que me servi gentiment Astama, un grand gaillard un peu rondouillard et très serviable, et je revins vers notre invité en lui tendant l'un des bols et une cuillère également en bois.

Tiens ! Fais attention c'est encore chaud.

Je m'installa alors à côté d'elle et posa mon bol devant moi. Je pencha la tête en avant et pria Thaä, le remerciant pour beaucoup de choses : la fertilité des terres, sa bonté, et surtout la joie qu'il nous avait offert en faisant que le destin nous fasse rencontrer Vÿdareen. Je souris d'ailleurs à son adresse et avec un ton quelque peu enfantin je lui dis :

Merci pour cette histoire ! C'était fantastique. Je ne me souvenais pas d'autant de chose au sujet de Noraël. Tu racontes bien en plus.

Je me tourna alors vers mon bol pour manger un morceau et me rendit compte qu'il n'était plus là. Je vit alors Gayël en train de dévorer le contenu de mon bol et protesta énergiquement. La bsurt me regarda en se léchant les babines et comme si de rien était, retourna à son festin. Je soupira et fini par rire avant d'aller me chercher un autre bol de nourriture.

Une fois resservie je m'installa à nouveau à côté de l'arcaëlienne et de la bsurt au pelage blanc et passa une soirée plutôt agréable en sa compagnie.
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Ven 4 Mar - 11:54
Ils semblaient surpris et en extase, cela me soulagea. Je connaissais bien l’histoire de mon clan. C’était d’ailleurs ma fierté. Je regardais Morianne se lever et allée chercher deux bols de nourriture. Je la remerciais gentiment en lui souriant aimablement. Elle me prévint que c’était chaud mais j’avais l’habitude de manger bouillant. J’enfournais donc la première cuillère dans ma bouche. Ce n’était pas mauvais du tout ce petit plat typiquement nomade, ça me rappelait mon enfance en y pensant bien. Elle s’assit à côté de moi, posant son bol au sol un peu trop près de la bsurt, je me retins de rire lorsque je vis l’animal se servir. Elle me félicita sur ma façon de raconter puis se rendit compte que sa sœur à quatre pattes se régalait de son met. Je ne pus m’en empêcher, je ris à gorge déployée. Quand elle revint avec un autre bol, je m’excusais d’avoir ainsi rit de sa mauvaise fortune mais, elle devait l’admettre, c’était risible. Une erreur de débutante. Nous parlâmes de tout et de rien pendant le repas puis il y eut des danse et des histoires diverses. Certaines douces et apaisantes et d’autres tristes voir effrayantes. Vint alors l’heure de dormir, pour une fois je ne m’étais pas mise une raclée en buvant. Je sortis de ma besace une couverture fine mais chaude et m’enveloppais dedans en soupirant. Je ne me fis pas prier pour dormir.

****

Le jour pointait avec un ciel magnifique. La pluie s’en était allée. Je me réveillais en baillant et m’étirant silencieusement. Je regardais les gens déjà éveillés s’activer pour ranger le campement de la nuit. La vie nomade me manquait un peu, peut-être était-ce pour ça que je voyageais si souvent. Une fois bien étirée, je me levais et pliais ma couverture. On me proposa un thé que j’acceptais avec un certain entrain. Ça allait me réchauffer un peu. On me servit la décoction dans un récipient en bois noir. On me proposa un peu de sucre de canne que j’acceptais avec joie. Je dégustais la boisson assise dans un coin. Je songeais à Morianne, j’avais envie de lui proposer de rejoindre mon école. Mais je savais comme il était douloureux de quitter la vie des grandes routes. Alors je m’abstins et gardais le silence. Il me fallait encore trouver une bête à dresser pour mes élèves et rentrer à l’école. Je remerciais les nomades pour leur hospitalité et sortie de la grotte, j’allais devoir tout faire à pieds, la barbe…

****

J’arrivais à l’orée d’une forêt après plusieurs jours de marche dans les plaines. J’ajustais ma besace et pénétrais dans le lieu avec une certaine crainte. Ce devait être là qu’était le clan du destructeur. Je devais faire preuve de prudence. Je repérais alors une bande d’äphans se reposant. Il y avait deux petits. Ça ferait l’affaire. Je devais juste éloigner les parents. Pour cela il suffisait de trouver une proie pour les prédateurs. Je m’enfonçais un peu dans la forêt et aperçus un chevreuil. Avec discrétion je m’approchais de lui et parvins à le tuer. J’ouvris sa gorge et recueillis le sang dans un bol. Une fois fait, je fis un jeu de piste pour les äphans adultes. Attirés par l’odeur, ils laissèrent leur petit sous la surveillance d’un des leurs. C’était parfait, un à tuer serait plus facile que six ou huit. Ce fut rapide. Je ramassais les petits qui avaient encore les yeux feraient. Ils devaient avoir quelques jours tout au plus. Je partie rapidement quittant la forêt. J’avais prévu le coup et avais du lait pour nourrir les bébés. Je savais également qu’il y avait un village non loin et que je pourrais acheter une vache. Mission achevée, retour à la maison.
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Ven 4 Mar - 15:11
Le lendemain de notre soirée qui fut très plaisante, je laissai notre invitée partir avec une légère pointe de regret. J'aurai aimé la connaître plus, qu'on se raconte d'autres histoires. Que l'on continue à parler de tout et de rien, mais Thaä en avait surement décidé autrement, et puis chacun avait sa vie à mener. Je la saluais une dernière fois, nous ne nous reverrions peut-être jamais mais ce fut un plaisir de la rencontrer.

Je revins finalement à mes affaires et m'organisais avec mon clan pour savoir ce que nous allions faire pour les herbes médicinales. Il était clair que la présence des lupans était un grand danger, peut-être trop grand pour que l'on prenne le risque de s'approcher de la forêt.

Les discussions fusèrent en tout sens, ceux qui étaient pour l'idée de tenter le coup et ceux qui étaient contre. Il était en tout cas très clair pour nous que le convoi ne prendrait pas le risque de s'aventurer dans les bois et resterait à bonne distance du territoire des lupans pendant que les plus braves aillent en quête des herbes si convoitées. Mais c'était sur ce dernier point que nous n'étions pas d'accord : les uns ne voulaient pas prendre ce risque inconsidéré et proposèrent de se rendre en ville pour s'y approvisionner en herbes médicinales, les autres n'étaient pas pour et préféraient se risquer à aller en forêt, je faisais partie de ceux là.

Je t'interdis de faire ça ! Tu m'entends la fille ? Tu ne risquera pas ta vie là bas. C'est beaucoup trop dangereux cette fois. Nous irons en ville... nous trouverons bien un moyen de trouver un remède pour ton père... C'est bien compris ?

... Oui maman...

Mais intérieurement je pensais exactement le contraire. Personne ne m'empêcherait d'aller chercher les herbes nécessaires à la guérison de mon père. Mais que pouvais-je y faire ? Ma seule monture, ma bsurt de sœur, était en état de convalescence... Il me fallait trouver autre chose. Je secoua nerveusement mes ailes derrière moi tout en réfléchissant. Mes ailes ! Je pouvais voler bien sûr ! En plus personne ne risquait de me rattraper ainsi. J'étais la seule Mzekils de la tribu, et il n'y avait que des humains sinon. Je décida donc de suivre le cortège et d'attendre le lendemain à l'aube pour partir seule à la recherche des plantes sans que ma mère ne me voit partir.

***

La journée passa, puis la nuit, nous avions entamé notre route pour nous diriger vers les villes du sud. Le jour ne s'était même pas encore levé que je me réveilla. Je pris quelque affaire avec moi et les fourra dans un sac. J'avais pris juste assez d'affaires pour me nourrir quelques jours, mais surtout j'avais pris de quoi aller cueillir les plantes médicinales. J'attacha le sac à ma ceinture, le laissant pendre à mon côté gauche.

Réveillée par mon agitation, Gayël se redressa et me regarda nerveusement. Elle commença à couiner légèrement, sentant que j'allais partir.

Ne t'en fais pas Gayël ! Je reviendrai vite ! Il faut juste que j'aille chercher les herbes médicinales pour mon père. Je te promet que je reviendrai. Veille bien sur papa et maman, d'accord ?

Elle se mit alors à geindre et il commença à y avoir de l'agitation dans le campement. Je lui fis signe de se taire mais elle n'en fit rien. Les larmes aux yeux, sa plainte me fendant le cœur, je déplia mes ailes et pris mon envol. J'étais triste de la laisser derrière, mais je devais faire tout ce qui était en mon pouvoir pour sauver mon père.

***

Au bout de quelques jours de vol, de marche à pied, et de repos, je vis enfin la forêt se profiler à l'horizon. Les ailes dépliées, je m'approchais des environs avec la plus grande prudence, les lupans du Destructeur étaient peut-être dans le coin, je devais faire attention. Alors que j'amorçais ma descente, je crus apercevoir la jeune femme aux habits élégant, Vÿdareen, les bras chargés. Je ne vis pas trop ce qu'elle portait mais j'aurai juré que c'était elle. Je ne fis cependant pas cas d'elle, j'avais déjà mes propres problèmes à résoudre. Il fallait que je trouve au plus vite les plantes pour confectionner un remède pour guérir mon père.

Je me posa alors à l'entrée des bois et après avoir inspiré un grand coup pour me donner du courage, je pénétra dans la Forêt de l’Ïkpan.
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