Le Pyrobarbare et la Prêtresse [PV Sélophane Yris]

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Lun 29 Fév - 20:44
Je marchais lourdement aux travers des plaines de Mar'Baal, le regard dur, le torse bombé et la bouche grimaçante comme à mon habitude. Drapé de mes vêtements en peau de bête, la cape autour de moi pour me protéger du froid du nord, j'avançais, cherchant au loin si je n'approchai pas d'une ville ou d'un village dans lequel me reposer et où je pourrai trouver de quoi manger et boire. Il me fallait également chercher un défi à ma mesure, un combat épique où je pourrai enfin montrer l'étendue de toute ma gloire.

A force de marcher sans m'arrêter, je fini par arriver aux abords d'un village alors que la nuit tombait. Je couru jusqu'à l'entrée de la ville, espérant que j'arriverai à temps avant qu'ils ne ferment les portes. Malheureusement je ne fus pas assez rapide et me retrouva au pied des barricades de bois. Je frappa alors contre la paroi et interpella les gardes en haut des remparts qui venaient de fermer la porte.

Hé ! Vous là ! Ouvrez cette porte !

Les deux gardes me rirent au nez et l'un d'eux me lança alors.

Trop tard gros balourd ! C'est fermé ! Faudra revenir demain ! Hé hé hé !

Ouais ! Fallait arriver plus tôt ! Ahahah !

Je grinça alors des dents et le lança un regard mauvais. Ces hommes se moquaient clairement de moi et s'il y avait bien une chose que je ne pouvais tolérer, c'est qu'on se moque de moi. Je soupira d'impatience et leur maugréa ces mots avec agacement :

Bon ok ! C'était drôle les gars... Maintenant ouvrez cette putain de porte... J'ai marché pendant des heures, chuis crevé, j'ai froid et j'aimerai bien manger un bout ! Alors faites pas les cons, bordel...


Les deux gardes se regardèrent et se mirent à rire de plus belle. Puis finalement ils reprirent leur sérieux et me répondirent d'un ton désagréable.

Désolé mon gars, mais on peut pas te laisser entrer ! C'est les règles ! Les portes fermes le soir et ne sont rouvertes que le matin à l'aube.

Ouais ! Et puis t'as pas l'air vraiment commode... Qui nous dit que t'es pas un de ces gars, les Hayert'Väal ?

Je les dévisagea et leur lança un regard circonspect dans la pénombre du crépuscule.

Les quoi ? Mais de qui parlez-vous ?

Tu viens de quelle cambrousse paumée, le pouilleux ? Les Hayert'Väal !! Des fous sanguinaires qui n'ont qu'un objectif : piller et massacrer ! Alors je regrette mais on ne te laissera pas entrer !

Hein ? Mais attendez ! Si c'est vrai, vous allez me laisser dehors avec le risque éventuellement de me faire buter par ces types ??

Ouais ! Désolé vieux ! Mais c'est comme ça ! On prend pas de risque ! Bonne chance pour cette nuit !

Mais... héééé !! Mais... Revenez bande de... de... Tjjj.... Tsss... mmmnnnnrraaaah !!! Ok... Vous l'prenez comme ça ? VOUS L'PRENEZ COMME CA HEIN ??? Ok... OK !!! J'vous jure que demain j'reviens, et j'brule votre village ! VOUS M'ENTENDEZ ??? J'vais cramer votre putain d'village et buter tout le monde sans distinction, bande de lâches !!!


Je fis alors demi-tour et m'en alla loin de ce village de pleutres. C'était décidé, ces gens allaient payer pour leur manque cruel de civilité et de respect. Mais pour l'heure, je mourrai de faim et de froid et me mis en quête de me chasser une quelconque créature nocturne, espérant ne pas croiser la route de quelconque bandit et... Mais qu'est-ce que je raconte ? Bien sûr que j'avais envie de croiser la route de bandits, ne serait-ce que pour me défouler sur eux...
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Mar 1 Mar - 12:57
La cible du jour : Ëthen. Un petit village au nord de l'île de Mar'baal.
Il faut croire que les troupes de Selophane ont bien l'intention d'envahir d'abord le nord de l'île en essayant sans doute de ne pas trop ébruiter leurs attaques tant qu'ils ne sont pas plus nombreux. Ca évitera de se prendre une armée de résistant après tout ...
Ce soir là, il fait froid et sec. Chaque bourrasque de vent qui percute la jeune Araknor la fait frémir et  coupe son souffle instantanément quelques instants.
La veille du départ pour l'assaut de ce village, Selophane et ses deux conseillers se sont réunis afin de s'organiser. Il sera prévu que deux d'entre eux : la prêtresse et Turpin (un bandit qu'elle a recruté lors d'une attaque), partiraient avec pas moins de 40 combattants prêts à servir Ozan.
C'est bien le cas ! Ils sont tous là, marchant à travers les arbres des bois séparant Ethen de la longue route de plaine qui précède la petite armée. Ils avancent tous en silence, armés jusqu'au dent et fortement protégés d'armures et de protections diverses.

Ils arrivent enfin non loin du village, facile à détecter grâce aux gardes postés sur les grandes remparts de bois qui l'entourent. Quelle tactique vont-ils adopter ? La même que pour le village de Kaban : Plusieurs Aracnors entreront furtivement, transformés en araignées, dans l'enceinte du village puis, iront jeter un petit coup d’œil sur les grandes places afin de voir si l'attaque peut-être dangereuse ou non. Mieux vaut être prudent, si leurs précédentes ont été rapporté par malchance jusqu'ici, il se peut que la défense soit renforcée et dans ce cas, un changement de tactique s'imposera.
Il y a bien 300 mètres qui séparent l'orée de la forêt, où sont dissimulés les attaquants, de la porte d'entrée du village.

Selophane, ayant prit son caractère d'enfant capricieux et pourri gâté, ordonne au conseiller qui est venu diriger les troupes avec elle, de donner les directives aux combattants chargés de la première offensive. Pendant ce temps là, elle s'installe confortablement dans les bras d'un gros Lorcq musclé et très grand pour admirer le travail de son équipe en restant allongée et en suçant son pouce.
C'est alors que Turpin explique à 5 aracnors la marche à suivre. Ces derniers se transforment en arachnide et commencent à se diriger rapidement vers le village.
Tout le reste de l'armée se tient prêt à lancer l'assaut une fois que les portes seront ouvertes.

Mais ... ?
Qu'est ce que ? ...
Quelqu'un se trouve aux abords des portes de la ville ?
Il a l'air de hurler après les gardes ...
Mais ? ... Il s'en va ? ...
Drôle de spécimen ! Un petit imprévu qui n'a pas l'air de déranger la jeune prêtresse qui rit silencieusement en voyant la scène de très loin. De toute façon il est seul.

Les cinq aracnors sont à présent à mi-chemin entre l'orée de la forêt et la porte du village. Difficile de les voir, ils font approximativement 5 centimètres chacun.
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Mar 1 Mar - 19:41
Je continuai à marcher, me dirigeant vers la forêt, plein de haine envers ces olibrius qui avaient osé me congédier ainsi. Je grommelai et pestai seul, cherchant au travers des feuillages une proie éventuelle, un petit gibier, histoire de manger quelque chose cette nuit.

A force d'avancer aux travers des bois, j'entendis comme des cliquetis, des bruits de pas et de souffle. Je m'arrêtai alors   de marcher et saisit le manche de ma hache, la tirant de derrière mon dos. Je la prit fermement à deux mains et me mis en position défensive.

Oula... Ça pue ça ! C'est quoi encore ? Merde... merde de merde... vu les bruits là, ça fait beaucoup.... Peut-être un peu trop pour moi là... Heu... vite ! Une solution ! Une solution !!

Hummmm kakakakaka !!! Bonsoir Beorn !!!

Je sursautai alors qu'une voix derrière moi se mit à caqueter. J'eus une taille frayeur que je cru que mon cœur allait sortir de ma poitrine. Je me retournai alors pour voir d'où venait cette voix, mais instinctivement je savais qui en était le détenteur. Comme je m'y attendais, je me retrouva face à un crâne recouvert d'une crinière enflammée, flottant au dessus du sol à la hauteur de mon visage.

Ouaaaaah !!! Putain mais... Mais t'es con bordel !! T'es pas bien d'apparaître comme çaaaa ???

Alors Beorn ? On ne reconnait pas son fidèle esprit tourmenteuuur ??? On a faillit avoir une crise kakakardiaaaque ?

Silence crétin !!! Tu vas nous faire repérer !

Kakaka ! On a les chocottes Beorn ? On fait kakakaka dans son pagne ? On a peur de mourir ? Moi j'm'en fiche, je suis déjà mort !

Mais ferme-la putain !

Je fonçais sur ma gauche et essayais de trouver un endroit où me cacher, laissant le crâne en arrière. Mais il continua à me suivre et à flotter derrière moi, émettant par ses flammes une certaine lueur et indiquant ainsi ma position.

Non mais... put... Éteins moi ça bordel !!! Arrête de faire des flammes !!! Arrêtes ça !! Non en fait j'ai mieux... dégage !!!

Hmmm kakakaka ! Je ne peux pas Beorn, je suis lié à toi pour l'éternitéééé ! Même au-delà de la mort je serais toujours làààà !

Mais ferme... la...

C'est alors que je me tourna vers ma droite et remarqua un groupe d'individus me regarder. Ils avaient l'air soit amusés, soit menaçants, soit consternés par mon attitude ou ma simple présence. Je me racla alors la gorge, d'un air gêné, ces types ne semblaient pas commodes et je n'avais pas vraiment envie qu'ils me foncent dessus pour me tuer vu leur nombre. Je posa la tête de ma hache contre le sol et finit par me présenter.

Hum hum... Bonsooiiiiir ! Ahah ! Je suis Beorn Olaf Balmungr et bienvenus en ces terres et...

Les hommes pointèrent leurs armes vers moi d'un air menaçant. Je dégluti et essaya de garder mon calme face à cette situation quelque peu désespérée.

Ah... ahah... Ok... Hum... Vous êtes du coin les mecs ? Non parce que si c'est votre forêt j'voudrai pas vous déranger plus ! Je savais pas ! J'peux me barrer si vous voulez et on en parle plus, ok ?

J'étais au pied du mur. Je ne savais plus quoi faire. Ils étaient beaucoup trop nombreux pour que j'arrive à m'en tirer vivant, même en utilisant la technique secrète de la fuite. J'étais piégé... Allais-je pouvoir m'en sortir ? Et surtout... comment ?
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Mer 2 Mar - 13:11
Mais que fait cet humain ?...
Pendant que les quelques aracnors avancent toujours vers les remparts du village, Selophane regarde le petit spectacle qui se déroule à présent non loin d'elle. L'homme a l'air inquiet ; vulgaire aussi ... Il parle à qui ? Un crâne enflammé ? Même si la jeune prêtresse ne comprend pas tout, cela l'amuse beaucoup !
Quelques combattants venus envahir le village entourent à présent cet énergumène pour éviter qu'il ne se sauve, attendant les ordres de leur prêtresse. Il se présente, Beorn Olaf Balmungr. Il est stressé et peu sûr de lui pour le moment ... Ca a pourtant l'air d'être le genre d'humain habituellement confiant et provocateur. Il fait beaucoup penser à Turpin ! Son conseiller qui est là, pas loin de la prêtresse.
Soudain, l'humain demande à ce que la petite armée le laisse partir ...
C'est alors que la petite chef saute des bras du grand Lorcq pour atteindre le sol, retire son pouce de sa bouche et affiche un grand sourire bouche fermée avant de parler à l'humain prisonnier :

"Tu me fais beaucoup rire toi !"

Elle s'avance alors dans le cercle formé par ses guerriers puis lui demande de s'asseoir au sol. Elle s'installe donc juste devant lui en tailleur, toujours un sourire aux lèvres et lui explique tout la situation. Qu'elle est une prêtresse Hayert'Väal, qu'elle compte conquérir l'île de Mar'baal et pour finalement lui annoncer qu'elle ne peut pas se permettre de laisser quelqu'un s'enfuir, aussi drôle soit-il.
Elle se relève pour se diriger vers le crâne volant. Elle lui grattouille le nez ...

"Tu es mignon toi ! Si cet humain est ton ami, je vais peut-être le laisser en vie !"

Après avoir dit cela, elle retourne voir l'humain en sautillant et en chantonnant une mélodie douce et ... Malsaine à la fois ... (HRP : Voir le lecteur dans la signature) Elle lui pose une main sur l'épaule et, après avoir finit de chanter sa chansonnette, lui demande de rester là le temps que l'assaut de son armée finisse.
Au loin, un cor se fait entendre. Surement une alerte donnée par des gardes au village ... Les cinq aracnors se sont-ils fait repérer ? ... La grand porte du village ne s'ouvre pas. Il va falloir passer à l'attaque sans accès ... Cela risque de compliquer grandement la tâche mais, pas question de renoncer au combat ! Les hommes de Selophane sont tous prêts à attaquer, ils ont soif de combat, de chaire et de sang. Les grognements de ses derniers commencent à se faire fortement entendre et résonnent dans la plaine qui sépare le village de la forêt.
A présent des cris venant du village ... On peut distinguer des "Au secours" ou encore des "Armez-vous !". Tant pis ... Il faut donner l'assaut maintenant pour pouvoir encore prendre la majorité du village par surprise !
...
Ha ! La grand porte s'ouvre ! Ils ont finalement réussi ! Sans attendre, la prêtresse lève le poing au ciel et sa trentaine de guerriers se mit à courir en direction du village en hurlant ; un bien beau cri de guerre qui fait plaisir à Selophane !
Avant d'aller elle même à l'assaut, elle demande à Turpin et deux Lorcqs de rester ici en présence du prisonnier pour attendre leur retour. Elle donne tout de même une consigne à son conseiller :

"Soit aimable avec lui, donne lui quelque chose à manger il a l'air affamé et si il tente de s'enfuir ou de faire quelque chose qui risque de nous nuire, tue le !" S'exclama t-elle en souriant à nouveau comme une enfant a qui on aurait fait une surprise.
Elle se retourne pour courir à l'assaut du village, lance un cri très aigu et strident en ouvrant la bouche en grand : ce qui fait immédiatement ressortir ses mandibules pointues et tranchantes. Le doux visage de la jeune fille s'est alors transformé en un visage horriblement laid.

Turpin est un humain, il a toujours une tige de paille dans la bouche et la mâche sans arrêt. Un chapeau style cowboy sur la tête et quelque peu rabattu à l'avant afin de cacher légèrement ses yeux, des bottes en cuirs noirs, un air provocateur et assuré. Il n'est pas armé et pratique le combat à mains nues.
Ce dernier lance une besace, où se trouve des morceaux de gibier fraîchement chassés, en direction de Beorn toujours surveillé par les deux Lorcqs et le conseiller de la prêtresse.
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Mer 2 Mar - 23:15
Je regarda alors la petite fille s'avancer vers moi. Je la dévisagea du regard, l'air circonspect. Elle ne me sembla pas bien vieille pour quelqu'un accompagnant une armée. Que pouvait bien faire une gamine entourée de tous ces rustres, ces barbares, ces dépravés ?

"Tu me fais beaucoup rire" me dit-elle.

Je me racla la gorge, la regarda d'un air encore plus intrigué et lui demanda alors :

Hum ! Ah ah ! Et bien... je suppose que j'ai ce don pour... enfin... Mais... mais... mais qu'est-ce que tu fais là gamine ? Tu t'es perdue ? Et t'es parents ils sont où ? Tu ne devrais pas traîner avec des... enfin sans vouloir vous offenser messieurs mais... heu... Hé ! Tu m'écoutes petite ?

Mais elle sembla se désintéresser de moi et fit alors ami-ami avec "Monsieur Crâne" à ma grande stupeur.

Mais qu'est-ce que...

"Tu es mignon toi ! Si cet humain est ton ami, je vais peut-être le laisser en vie !" dit-elle.

Le crâne s'enflamma de plus bel et caqueta encore plus, visiblement content de recevoir autant de compliments.

Hummm kakakaka ! Ça faisait longtemps que j'avais pas reçu un tel compliment ! Kakaka ! Je suis si heureux ! Je peux mourir comblé maintenant ! Ah ben non c'est vrai ! Je suis déjà mort ! Kakakaka !

Non mais c'est pas vrai !!! hé ! Ça vous ennuierait de...

Mais je n'eus pas le temps de finir ma phrase que la gamine me posa une main sur l'épaule et commença à chantonner un petit air enfantin, un air enfantin qui en temps normal ne m'aurait pas paru particulier comme ça... Mais là... là... Il y avait quelque chose de malsain, quelque chose de profondément terrifiant qui me laissa glacé jusqu'aux os. Je regardai l'enfant avec un soupçon d'inquiétude et me demandai où est-ce que j'avais bien pu tomber et face à qui surtout.

Les portes du village s'ouvrirent alors et je regardai l'enfant brandir le poing avec triomphe. Elle lâcha des directives à son conseiller et je la regardai s'éloigner au loin vers la bataille, sidérée par ce fait, balbutiant et cherchant à comprendre ce que pouvait bien signifier tout ça.

Attendez... cette gamine c'est... c'est votre chef ??? Vous... VOUS VOUS FOUTEZ D'MOI ???

Turpin sembla amusé de ma réaction et m'envoya une besace, contenant de la chair de gibier, fraîche et tendre. Je le regardai alors en fronçant les sourcils, la bouche tordue dans un rictus d'agacement.

C'est... merci... heu... Et bien... oui... merci Billy !

Tsss... Mon nom c'est pas Billy... C'est Turpin ! Capiche le sauvage ?  

Héhéhéhé oohoho ! On va baisser d'un ton là ! Ok ! J'porte des peaux de bêtes ! OK ! J'ai l'air d'une brute et heu... Ouais bon ok je le suis, j'ai une forte tendance à être violent ! Je te l'accorde ! Mais je ne suis PAS un sauvage ! Bon !! Ca c'est dit ! Maintenant heu... Attendez mais vous attaquez ce village là ?

Ce ne se voit pas ? me fit remarquer Turpin d'un ton nonchalant et sarcastique.

Heu... si si... Non parce qu'en fait heu... hum hum... J'ai un compte à régler avec ces gens ! Alors Hayert'Vaäl ou pas... Heu... j'veux bien vous donner un coup de main à massacrer ces types !

Turpin me regarda avec une mine déconcertée, ne comprenant pas trop mon attitude, mais finalement il eut un léger sourire. Peut-être appréciait-il mon penchant pour la violence et se dit-il que ça ne serait pas une mauvaise chose que j'aille grossir leurs rangs, ne serait-ce que pour cette bataille. Il lança un regard interrogateur au conseiller qui sembla ne pas trop apprécier. Il n'était visiblement pas enclin à me laisser partir à l'assaut, mais voyant que Turpin insistait, il céda et l'humain au chapeau finit par me dire :

Ouais aller... c'est bon ! J't'ai à l’œil mon gars mais vas-y si ça te fait plaisir ! Zigouilles-en le plus possible !

Je me mis à rire, à rire de plus en plus fort. Et je fini par jubiler tout en saisissant ma hache à deux mains. Je me levais, approcha un morceau de viande près de "Monsieur Crâne" pour la faire cuir, et brandit ma hache en l'air.

BUUUUUUUUUUUUURYAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!

Hé !!! Mais qu'est-ce que tu fais ? Je ne suis pas un vulgaire four !!! Kakakaka !

SILENCE LARBIN !!! Chauffe ma viande et garde la au chaud pour mon retour !!! Je vais aller découper un peu plus de viaaaaaande !!! Haaaaaaaaaan !!! Ça va saigneeeeeeeeeeeer !!!

Hummm kakakaka ! Il est complètement fou cet humain ! C'est pour ça qu'on l'aime ! Kakaka !

Je fonçai alors à l'assaut du village, j’entendais déjà les cris de douleurs et les supplications des villageois, implorant pour leurs vies. C'était à mes oreilles une véritable mélodie, un chant qui m'était si familier qu'il me procura un moment de bien être et de satisfaction. J'entrai par les portes et tomba sur un fuyard, un garde armé, celui qui m'avait envoyer promener tantôt. Il me regarda avec horreur, pétrifié de me voir face à lui.

Oh non mais... C'est vous ??

Je t'avais prévenu que j'reviendrai cramer ton village !!! J't'avais prévenu enfoiré !!! Tu vas bouffer maintenant !!!! J'vais t'apprendre le RESPECT!!!

Il eut à peine le temps de lever son épée que j'abattais déjà ma hache déjà brandie sur son crâne, le fendant en deux en une véritable gerbe de sang et de matière grise. Je retira ma hache rapidement et la brandit en l'air en un mouvement de triomphe.

BUUUUUURYAAAAAAAAA !!!!! VICTOIRE !!! La victoire du RESPECT !!! TU FAIS MOINS L'MALIN MAINTENANT HEIN ? T'es bien baisé !!! Aaaaaaah !!! Mais il reste encore du sang à faire couler !! J'vais vous apprendre le respect moi !!!

Je fonçait à l'intérieur du village et fit face au premier garde qui vint vers moi. Il essaya de donner un coup, mais je para avec ma hache, et tenta de lui infliger un coup écrasant. Il fit un pas sur le côté, me toucha légèrement du bout de sa lame sur mon flanc mais je ne broncha pas. Il me regarda horrifié et lui décocha un revers de hache. Étant à double tranchant, inutile de vous dire qu'il bouffa la lame en pleine tronche et se vit retirer la moitié de la mâchoire. Il tomba au sol et rampa dans le désespoir le plus total. Je posa un pied sur son dos, l'écrasa et abattit finalement ma hache dans sa nuque, le décapitant sur le coup.

DECAPITATIOOOOOOOOOOOOOOON !!!! Ouahhahaha !! Ah putain c'est bon çaaaa ! Ah !! Là je vie !!! je vie pleinement !!! DU SANG !!! Du sang et de laaaarmes ! Voilà ce qu'il me fallait !! Aaaah !!!

J’exultais, je jubilais. Je me sentais vivre à nouveau. Enfin un peu de massacre comme j'aimais en faire. Ils allaient tous payer pour leur manque de courtoisie, cela ne faisait pas un doute.
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Jeu 3 Mar - 14:18
Le village attaqué a effectivement eu le temps de s'armer un peu avant l'arriver des troupes de Selophane. Heureusement que les portes se sont tout de même ouvertes rapidement. Cela évite d'avoir à faire à une défense armée ET protégée. La majorité des habitants n'ont pas eu le temps d'équiper leurs protections et se retrouvent donc à se battre sans armure.
A l'intérieur des remparts, c'est un massacre comme pour les précédentes attaques menées par la prêtresse. Des têtes tombent, le sang coule et recouvre le sol de terre parsemé de flaques rougeâtres à l'odeur de fer.
On entend des cris de désespoirs, des pleures, des hurlements de douleur, des rires diaboliques ... Les seules personnes épargnées dans cet assaut sont les adolescents, jeunes adultes et certains adultes costauds. Comme pour l'attaque du village de Kaban, lorsque les guerriers de Selophane estiment qu'une personne a l'air efficace au combat ou peu être prometteur, ils les amènent à l'entrée du camps pour les ligoter et les laisser sous surveillance de deux adorateurs d'Ozan.
La jeune aracnor, chef de l'équipe, arrive à son tour dans l'enceinte de Ëthen. Elle admire ses combattants se battre vaillamment et décide d'aller dans le fond du village afin de piller les maisons ou peuvent encore être retranchés des habitants. Deux ou trois de ces sujets décident de suivre leur prêtresse et, une fois arrivés presque au fond du village, ils aperçoivent des habitants armés de lames et d'outils divers. Ils sont une petite dizaine mais visiblement, après le son du cor qu'on a pu entendre tout à l'heure, ils ont décidé de venir se retrancher ici afin de se regrouper et d'être sans doute plus efficace. Dix contre quatre ... Ca s'annonce plutôt mal mais Selophane compte sur ses hommes pour réussir à apeurer la petite équipe qui lui fait face.
Après un gros cris de groupe, l'assaut est donné par la jeune fille qui en profite pour se munir de son boomerang qu'elle projette immédiatement sur un Mzékil qui se trouve en tête de peloton. Ce dernier lève alors un bouclier et le boomerang se cogne dedans pour finir au sol. La gemme de Mez dont l'arme est équipée s'est activée et colore ce dernier en orange. Le défenseur cru bond de s'emparer de l'arme de la prêtresse et se baisse donc pour le ramasser et le prendre à pleine main.
Au moment où sa main se ferme sur le boomerang, l'homme au bouclier hurla de douleur... En effet la gemme a fortement réchauffé l'acier et il est impossible de s'en emparer tant que le Mez fait encore effet.
Les trois guerriers qui accompagnent Selophane tentent d'abattre le plus de personnes possible mais sont malheureusement aussi obligés de se défendre pour survivre ... L'équipe qui fait face aux Hayert'Väal est plus grande et également déterminée.
Deux des gardes de Selophane succombent à l'assaut et avant de prendre la fuite, la prêtresse se jette sur son arme afin de la récupérer grâce à ses gants qui lui permettent de ne pas se brûler. Il n'y a que deux morts également sur la petite troupe composée initialement de dix personnes.
La prêtresse et son guerrier encore en vie fuient en direction du centre où se trouve la majorité de l'armée et ne se font pas poursuivre, les défenseurs à qui elle vient de faire face ont l'air de vouloir rester grouper ici... Tant mieux !
Une fois au centre, Selophane hurla en faisant comprendre qu'elle a besoin d'aide. Huit de ses guerriers la rejoignent alors. Ca sera largement suffisant !
Avant de retourner à l'attaque, elle examine rapidement la scène à laquelle elle est en train d'assister. Des bâtiments qui brûlent, toujours les mêmes cris, les coups des arment venant percuter le corps de pauvres innocents qui résonnent ... Magnifique...
Mais ... Qu'est ce que c'est que ces cris étranges de surexcitation ?
Ho ! Le prisonnier de tout à l'heure, Beorn. Il a l'air de s'amuser... Turpin l'a laissé venir ? Selophane est contente de le voir, ça veut sans doute dire qu'il a souhaité se joindre à son équipe ! Une recrue de plus ?
Après avoir regarder comment ce clown se débrouille au combat, elle demande à l'un de ces hommes d'aller le chercher pour qu'il vienne aider au fond du village. Selo' pourrait ainsi avoir un oeil sur lui jusqu'à la fin de l'attaque qui est finalement, bien plus difficile à mener que celle du village de Kaban.
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Ven 4 Mar - 8:49
Je venais finalement de décapiter l'un de ces maudits sagouins qui avaient osé me traiter comme un misérable qu'on peu laisser mourir à l'abattoir. Ce que ces gens ne savaient pas, c'est qu'ils avaient à faire à Beorn, l'enfant des terres d'Yban, barbare des marais de Tompa, élève de la sorcière Malika, vainqueur à 6 reprises du tournoi des esclaves des jeux de Cescan. Il était hors de question qu'on me manqua de respect à présent. J'étais devenu un homme, un vrai, un dur.

C'est alors qu'un autre garde vint à ma rencontre, tentant de me blesser d'un coup de sa lance. Je laissa ma hache plantée dans le cou de l'abruti que j'avais décapité plus tôt et esquiva le coup in extremis. Il me fit une estafilade au niveau du torse, je ria alors de sa tentative manquée et attrapa le bout de la lance pour le tirer vers moi. De par ma force physique naturelle, je n'eus pas trop de mal à le faire et je l'accueilli d'un coup de poing bien senti dans la figure. Il tomba alors à terre, le nez en sang, les sens engourdi par mon coup. Je me positionna au dessus de lui, leva ma jambe droite, et lui écrasa la tête dans le sol avec une telle violence que je fendis son crâne.

Aaaaaah !!! Ca fait du bien aussi de massacrer à mains nues ! Y en a d'autres qui en veulent ?? C'est distribution de patates chaudes aujourd'hui ! Mouahahah !

Je riais aux larmes et saisis à nouveau ma hache. C'est à ce moment là qu'un type vint vers moi. Dans le doute je leva ma hache, prêt à l'exécuter. Après tout vous savez ce que j'en pense hein ? Dans l'doute... on bute tout le monde. Mais il ne semblait pas faire parti de la garde ni des villageois. Je cessa donc mon mouvement pour écouter ce qu'il avait à dire.

Hé ! Vous là ! Oui je parle à vous le grand nigaud ! La prêtresse veut vous voir ! On a besoin de vous pour combattre des hommes qui se sont retranchés au fond du village là bas.

La prêtresse ? C'est qui ça ? La gamine tu veux dire ?

Hé ! J'te conseille de pas manquer de respect à notre prêtresse, sinon tu risques de le regretter.

Ah ouais ? Et c'est toi qui va m'le faire regretter peut-être ??

Si c'est nécessaire, oui ! Mais si tu te montres utile et que tu nous aides, je passerai l'éponge.

Je fulminais... Intérieurement je bouillais de rage et n'avais qu'une seule envie : faire manger ma hache dans la gueule à ce troufion et lui montrer que PERSONNE ne donnait d'ordre à Beorn Olaf Balmungr. Je décida toute fois de le suivre, remettant à plus tard ma vengeance, curieux de savoir ce que la gamine me voulait. Elle était peut-être une femme, et une enfant de surcroît, mais elle semblait avoir déjà ce goût prononcé pour le sang et le massacre. Si elle avait eut quelques années de plus et un corps de femme mature, j'aurai peut-être même envisagé de la draguer un peu pour voir si le courant passait entre nous, mais là c'était vraiment hors de question. Même dans un monde aussi sombre et viscérale que celui-ci, il faut savoir chers lecteurs que la pédophilie était un crime pour moi. Et oui ! Massacrer des enfants, piller des villes, brûler des maisons et décapiter des gens ne me gênait pas outre-mesure, mais les rapports sexuels avec des enfants ou même le viol m'étaient cela dit intolérables. Aller chercher à comprendre ma logique dans tout cela...

Je suivi alors l'homme devant moi qui me mena jusqu'à l'enfant qui semblait prendre un certain plaisir à entendre le cris des innocents hurler. "Cette gamine est complètement pétée..." me dis-je "... J'l'aime bien !" Je lui adressa finalement la parole en fronçant les sourcils, la bouche de travers et mon habituel air agressif.

Bon... Ils sont où tes pouilleux que je les massacre ?
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"Des roses... de jolies roses rouges... partout..."

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Ven 4 Mar - 12:05
Voila déjà une bonne heure que l'assaut est commencé. Beaucoup de morts et, heureusement, assez peu de l'armée de la prêtresse. On fera l'appel plus tard ! Pour le moment il faut en finir avec ce village.
Beorn est en route accompagné du garde qu'elle a envoyé pour le chercher.

"Bon... Ils sont où tes pouilleux que je les massacre ?" Demande t-il une fois arrivé à destination.

Selophane soupire un grand coup en posant la pomme de l'une de ses mains sur son front en secouant sa tête de droite à gauche, comme si elle regrettait déjà de l'avoir appelé.
Soudain, un des guerriers de la jeune aracnor l'interpelle et lui annonce que des habitants ont réussi à fuir à la sortie Est du village. Les deux personnes chargées de garder cette sortie pour éviter les fuites sont surement morts. Enervée, Selophane lui cri d'aller remplacer les deux gardes avec quelqu'un de son choix avant de se tourner brutalement vers l'humain vulgaire qu'elle a appelé précédemment. Elle ouvre grand la bouche pour faire sortir ses mandibules crochues et aiguisées en lui annonçant :

"Une petite équipe nous donne du fil à retordre au fond du village. J'ai besoin de ton aide..."

Elle referme la bouche pour reprendre son visage candide de jeune fille et se mit à sourire bêtement. Que lui arrive t-elle ?
Elle s'étire de tout son corps, bras en l'air et bouche fermée pour ne pas laisser de nouveau sortir ses lames puis reprend une posture normale. Son sourire lui fait apparaître deux petites fossettes et son air enfantin la rend plutôt mignonne. Qui aurait envie de faire du mal à cette petite fille ?

"Je suis un peu déçue que ton crâne ne nous ai pas suivi, il est trop chou !" Lui annonce t-elle avec la voix d'une gamine de 6 ans.

Sans attendre sa réponse et en gardant son attitude enfantin, elle lève le poing au ciel pour signifier à ses hommes qu'ils peuvent passer à l'attaque. Elle les suit en marchant pour rejoindre le fond du village et fait un signe de la main à Beorn pour qu'il la suive.

"Allons leur découper la tête. Si tu arrives à en tuer plus que moi, je te ferai un câlin !"
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Ven 4 Mar - 14:15
Un câlin ? Avais-je bien entendu ? Cette gamine venait de me promettre pour récompense un câlin ? Mais... que... mais... Pour qui me prenait-elle ? Un câlin ? Je n'avais jamais reçu de câlin de toute ma vie. Mon existence ne fut que brutalité et combat, même mon père ne m'avais jamais serré dans ses bras. La tendresse ? C'était pour les faibles ! C'est ce que je pensais en tout cas. Mais bon... Ce n'est pas cette récompense qui m'intéressait avant tout, la chose la plus importante à mes yeux était de briller au combat, pour la gloire et l'honneur.

J'empoignai ma hache et fonçait vers le fond du village, accompagné par la prêtresse et ses sbires. Visiblement les survivants s'étaient retranché dans une grande bâtisse, quelque chose qui ressemblait à une écurie ou à une grange. Je regardai autour de moi et me mis à sourire avec un petit air mauvais.

Les rats sont bien cachés et mordent... Mais mettez le feu à leur terrier et ils s'enfuiront comme des bêtes apeurées !

Tous me regardèrent avec circonspection, comme si ce que je venais de dire n'avait absolument aucun sens. je toussota et leur fit un signe de tête en direction d'une charrette de foin. Ils haussèrent les épaules et me regardèrent toujours d'un air de dire qu'ils ne comprenaient pas. Je soupira, exaspéré par la situation.

Bien... j'ai compris... Faut tout faire soit même ici !! Raaah !!

Je me dirigea vers la charrette pour y mettre le feu à l'aide de "Monsieur Crâne", essayant de me faire le plus discret possible, mais si tôt avais-je approché de la grange que je me fit érafler le flanc par une flèche. Je bondis en arrière et me remis à couvert.

Ah !! Les fils de... Ah ok !!! Ah mais d'accord ! Ils sont planqués à l'étage du d'sus les fumiers !! Ok... Hep ! Le crâne !! Ouho oooh ! J'ai b'soin d'un cou d'main... Le crâne ? ... ... Putain mais jamais là quand on a besoin de lui... Faut vraiment tout faire soit-même...

Hmmmm KAKAKAKA !!! C'est moi Beorn !!!

Oh pu... Muuuuuaaaaaaaah !!! Mais ça va pas de me faire des coups comme çaaaaa ?

Kakakaka ! Alors Beorn ? On les chocottes !?

Silence, larbin !! Et vas enflammer ce tas de foin là bas !

Kakakaka ! J'en ai rien à faire Beorn ! Je ne t'écoutes pas ! Je suis dissident ! D'abord on dit "s'il te plaît" quand on demande un service !

Je regardai le crâne enflammé me faire la leçon, désespéré par cette attitude et me contint d'exploser de rage.

Non mais.... Kjjjjjjjjjjiiiiiiiiiiiii.... Mais c'est pas vrai !!! C'est pas un service que j'te demande ! C'est un ordre !!! Va mettre le feu à ce tas de foin tout de suite !!

Monsieur Crâne se mit à virevolter dans tous les sens et se moquer de moi en caquetant.

Je ne t'entend paaas ! Kakaka ! Vous n'avez pas dit le mot magiiiiqueuuuuuh !

MERDE !!! Fais pas l'con !!! Je... Si tu vas foutre le feu à ce tas de foin j'te donne le câlin que m'a promis la prêtresse, ça te va ?

Hein ? Kakaka ? Un câlin ? De la prêtresse ? La gentille fille qui m'a fait des compliments ?

Ouiiiiii !!! La fille là ! Elle est là tu vois ? Et ben je bosse à massacrer les villageois avec elle... alors si t'es gentil et que tu nous file un coup de main, j'pourrai buter des gens et elle te fera un câlin ! Ça te va ?

Hmmmm... kakakakaka !!! Geronimooooo !!!! Ah l'attaque !!! Monsieur Crâne, attaque coup de boule enflammé !! C'est très efficace !

Hein ? Mais qu'est-ce qu'il me chante ce... bon c'est pas grave ! Quand ça sera en feu, on va pouvoir les faire sortir de là et...

Mais tout ne se passa malheureusement pas comme prévu, et Monsieur Crâne se fit flécher à vue d’œil alors qu'il se dirigeait vers la grange. La flèche se ficha dans l'un de ses orbites oculaires et l'envoya valser contre un mur.

Aïe ! Je crois que je suis tombé sur un os ! Kakakaka !

... Bon ok... j'ai pigé... Faut vraiment tout faire soi-même... Ok alors... putain fait chier... Uryaaaaaaaaaa !!!

Je fonça alors comme un dingue en direction du malheureux crâne qui avait pris une flèche en pleine poire. Je l'arracha du mur contre lequel il était fiché, le prenant à pleines mains, heureusement couvertes de gants en fourrure renforcés. Je visa alors le tas de foin et lança le crâne dedans ce qui le fit prendre feu petit à petit. J'étais victorieux. J'avais réussi mon coup. Une flèche fusa en ma direction et se planta dans les muscles de mon épaule me faisant hurler de douleur.

Aaaaaaah !!! Ah putaaaain ! Aaaah !!! Oh p...

J'eus alors juste le temps de me remettre à couvert et de me cacher derrière une caisse en bois avant de voir fuser une autre flèche qui me passa au-dessus, sous les yeux sidérés de mes compagnons qui devaient sûrement ce demander quel genre de barbare j'étais. Je cassa la branche de la flèche et laissa la pointe dans ma chair meurtrie. Il ne fallait surtout par retirer la pointe dans ce genre de situation... Il fallait toujours attendre d'abord d'avoir de quoi se soigner pour éviter une hémorragie et à ce moment là l'on pouvait retirer la pointe. Souvenez-vous en si vous avez à vous battre contre des archers, et surtout, ne faites pas ça chez vous les enfants, jouer avec des armes c'est mal.

Le feu pris enfin assez d'ampleur et gagna les planches de bois qui constituaient les murs du baraquement. J'eus un sourire mauvais et me mis à rire de façon diabolique.

Mouahahahahah ! Bieeeeentôt ! Bientôt vous sortirez de votre trou en hurlant ! Et on n'aura plus qu'à vous cueillir ! Fallait pas jouer les lâches et les planqués !
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Ven 4 Mar - 21:01
*Mais que fait-il ?...* Pense Selophane lorsque Beorn gesticule dans tous les sens dans un but totalement insoupçonnable.
Son crâne est de retour, ils parlent ensemble et cet imbécile ordonne à tous les hommes de la prêtresse de ne pas entrer dans le bâtiment. Elle commence à s'agacer mais continu de marcher lentement vers le futur champs de bataille en observant la scène.
Finalement, après s'être prit une flèche, il parvient à faire ce qu'il a prévu depuis le début : enflammer du foin... Que compte t-il faire ? Un bûcher ? ... Ha non, visiblement il compte faire flamber la grange. Ce n'est pas une mauvaise idée ! En plus de cela, ça a le mérite d'étonner la jeune aracnor qui ne le pensait pas si malin et plutôt "fonce-dans-le-tas".
Après plusieurs longues minutes d'attente -oui parce que du coup les guerriers de Selophane sont obligés d'attendre à l'extérieur si ils ne veulent pas finir rôtis- des toux et des gémissements de douleurs se font entendre de l’intérieur de la battisse. Et les voila enfin ! Certains décident de passer par la porte principale de la grange qui, elle aussi, est en train de brûler ; quant aux autres, ils sautent de l'étage d'où ils se trouvent !
La tâche devient très simple pour les adorateurs d'Ozan qui n'ont qu'à attendre à la porte que quelqu'un sorte pour lui exploser littéralement la tête à l'aide de violents coups d'armes diverses, ou encore attendre que ceux qui sautent s'écrasent au sol pour les décapiter sans attendre qu'ils ne se relèvent.
Enfin le fond du village est nettoyé ! Et ... D'après les bruits qui résonnent encore dans Ethen, la bataille a l'air d'être finie... On ne peut entendre que des bruits de bois brûlant encore, quelques rigolades et le vent, toujours aussi froid, qui vient faire claquer les dents des plus frileux.
Sans félicité qui que ce soit, Selophane se déplace à nouveau dans la direction du centre ville, sans avoir combattu, afin d'avoir un bref rapport d'un de ces hommes. Une fois arrivé là bas, elle demande à l'un de ses Xen d'aller dans le fond du village pour soigner Beorn et à l'aider à se déplacer jusqu'à elle.
Un grand nombre de personne se trouve sur la place principale du village. Seulement des guerriers de la prêtresse. Sans un mot, elle fait signe à l'un d'eux d'aller chercher les prisonniers -si prisonnier il y a- afin de passer à la phase de recrutement.
A vu de nez, la jeune aracnor estime avoir perdu 8 à 10 combattants ... C'est beaucoup pour le nombre total de combattants qu'ils étaient en arrivant mais finalement très peu pour le nombre de villageois qui habitaient à Ethen. Elle est donc assez fière !
Voila Turpin ! L'un des deux conseillers de Selophane et le seul des deux à l'avoir accompagné pour diriger cette bataille. Celui-ci est resté à l'extérieur du village avec deux gardes pour empêcher certains fuyards de prendre le large et d'aller exporter partout sur l'île de Mar'Baal que les Hayert'Väal passent à l'action.
Il avance vers sa supérieur, chapeau de cow-boys quelque peu rabattu vers l'avant, tige de paille à la bouche et en applaudissant :

"Félicitations prêtresse ! Une nouvelle victoire pour nous. J'ai pris la liberté de laisser le drôle d'humain se joindre à vous tout à l'heure. Qu'est-il devenu ? J'espère qu'il ne vous a pas causé de soucis."

Son interlocutrice lui fait comprendre qu'il a bien fait de le laisser venir car il s'est avéré plutôt utile.
Les prisonniers arrivent enfin ! Ils sont ligotés, inoffensifs et escortés par une dizaine d'homme afin d'éviter toute rébellion de leur part.
Ils s'assoient tous au sol au milieu de la place et certains des guerriers de Selo' les regardent en rigolant, d'autres en grognant et d'autres avec pitié. Ils savent tous ce qui va se passer.
Le calme règne à présent car, la chef commence à chantonner sa mélodie (voir dans la signature) ... Une atmosphère étrange et inquiétante s'installe alors... Elle sautille telle une enfant tout autour des prisonniers, comme pour jouer à un jeu.
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Ven 4 Mar - 23:07
Tout avait été achevé dans un chaos et un merdier pas possible. La grange était à présent en flammes et je voyais les hommes de la prêtresse achever les survivants ou les capturer. Quant à moi ? Et bien je restais discret jusqu'à ce que tout ce joyeux bordel soit fini. Il y a bien un fuyard qui croisa mon chemin et tenta quelque chose, et à raison vu la blessure que je venais de prendre dans l'épaule, mais il comprit vite qu'il n'était pas de taille face à moi. Il finit par prendre la fuite et tomba sur un grand et fort lorcq qui se chargea de lui faire tourner la tête à mains nues.

Finalement on fit venir à moi un guérisseur, un xen pour être précis, ces humanoïdes aux ailes de papillons. Je retira seul la pointe fichée dans mon épaule avec un léger gémissement de douleur, mais je tins bon. Le xen utilisa son fluide pour me guérir et je bougea à nouveau l'épaule comme si je n'avais jamais été blessé.

Vous... avez vite repris...

Je suis une force de la nature ! Un flèche ce n'est rien, surtout une fois la plaie guérie.

Il me regarda m'éloigner avec stupeur et deux hommes m'arrêtèrent dans ma route. Que me voulaient-ils encore ces nigauds ?

La patronne veut que tu sois là pour la sélection...

Ouais... Alors suis-nous gentiment.

L... La sélection ? Quelle sélection ? J'en ai rien à foutre moi ! J'ai buté ceux que j'étais venu buté ! Maintenant mesdames, messieurs, bonsoir, ravis de vous avoir connu mais j'me casse.

J'te conseille pas mon gars... La prêtresse est très susceptible... Tu ferrais mieux de pas la décevoir...

Oui... mais alors... encore une fois... hum... comment dire ? J'en ai rien à péter ! Sur ce... Je me...

Les deux hommes sortirent leur armes et le xen derrière moi me pointa une arbalète derrière la tête.

Ecoute-les... Ca vaudra mieux pour toi.

Et merde... Mais dans quoi j'me suis fourré putain... ? Bien... Ben j'ai pas l'choix... j'vous suis messieurs...

Et je fus ainsi mené jusqu'à la place centrale du village où les prisonniers furent réunis. Je regarda toute la scène avec un agacement des plus grands. Je n'avais clairement plus ma place ici. Une fois la fièvre du combat retombée, j'n'avais plus d'intérêt à rester avec ces types. Mais je n'avais plus vraiment le choix...

Je regarda alors la prêtresse commencer à chantonner à nouveau son air sinistre. Je n'étais pas du genre à avoir peur, mais pour une fois, je sentis comme un frisson d'horreur me parcourir l'échine. Elle était en train de sautiller autour des prisonniers, comme pour jouer à un jeu macabre. Cette gamine avait beau sembler innocente, elle me sembla être le mal incarné. J'avais alors cette sensation de crainte, mais aussi de respect. Je ne savais plus vraiment quoi penser en la regardant ainsi.

Hmmm kakaka ! On est dans la merde Beorn ! Ça sent le sapin ! Toi qui aimais bien la bière, tu risques de la rejoindre ! kakaka !

Putain... Mais épargnes-moi tes jeux de mots foireux, s'il te plait... C'est vraiment pas le moment !

Au contraire ! Les lecteurs risquent de se sentir mal si on fait pas un peu d'humour pour détendre un peu l'ambiance !!

Mais de quoi tu parles ?

Tu comprendra plus tard ! Kakaka ! Une histoire de quatrième mur, tout çaaaa !

Et moi qui croyais que j'étais le plus cinglé des deux...

Je maudissais alors le jour où j'avais décidé de poser le pied sur cette île maudite...
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Sam 5 Mar - 0:16
On peut compter 20 prisonniers assis au milieu de la grand place. Selophane a hâte d'engager la conversation avec eux mais préfère s'amuser avant.

"Faisons un jeu, d'accord ? !"

La question qu'elle pose n'a aucun sens puisqu'aucun des prisonniers n'a vraiment le choix ... Toujours en trottinant autour des ligotés, cheveux au vent et mains liés dans le bas de son dos, elle explique qu'elle souhaite recruter des guerriers combatifs et fidèles pour sa cause. Lorsqu'ils suent qu'il s'agissait d'une prêtresse adoratrice d'Ozan, la peur des survivants du village se fit sentir par tous. Cela dit, certains d'entre eux gardent leur mine sérieuse et presque provocateur...
Afin d'effacer ces expressions de leur visage, la jeune Aracnor explique les règles du jeu :

"Seulement une partie d'entre vous auront la chance et le privilège d'être recruté par mon équipe. Ma première question est simple : Qui souhaite de plein grès se joindre à nous ?"

A ce moment là du jeu, aucune main ne se lève... Forcément, elles sont ligotés dans leur dos ! Elle se corrige donc :

"Ho oui, disons que ceux qui souhaitent se joindre à nous ont le droit de se lever, que je vois à quoi vous ressemblez !"

Beorn arrive accompagné de gardes qui le tiennent en joue ... Visiblement il n'a pas été coopératif avec eux. Elle le regarde s'installer dans un coin, regardant la scène un peu ennuyé et en parlant à son crâne. Elle s'approche de lui :

"Désolée je n'en ai pas pour longtemps. Après cette belle cérémonie j'aurai quelque chose à te proposer !"

Elle se tourne vers les villageois et s'aperçoit que seulement trois personnes sont debout. C'est trop peu au vu des pertes que l'armée de Selophane a subit. Par chance, les trois volontaires ont l'air d'être de bon guerrier. L'un d'eux fait même presque peur ! Génial !
Elle leur ordonne de rejoindre Turpin, qui contemple également la scène. Ce dernier finit d'ailleurs par rejoindre Beorn et se poser à ces cotés pour lui envoyer un petit compliment :

"La prêtresse a fait un compliment sur toi tout à l'heure. Je crois qu'elle "t'aime bien" ... Si je peux me permettre d'utiliser ce mot en parlant d'elle..."

Pendant ce temps, Selophane explique la seconde partie du jeu :

"Bon, vous êtes encore 17. Je vais faire simple ! Vous allez bientôt vous entre-tuer, je ne garderais que 10 personnes. Et comme ces personnes n'auront pas été recruté sur leur volonté, vous serez des sortes de "sujets" pour nous. On vous forcera à nous obéir si vous ne le faites pas de vous même. C'est dommage parce que ceux qui me sont fidèles et a qui je fais confiance sont assez libres ! On a un joli petit campement et un village voisin qui nous appartient, ces derniers y vivent en paix comme tout bon citoyen d'Arcaëlle. Seulement, quand j'ai besoin d'eux ils me soutiennent... C'est la moindre des choses vous ne trouvez pas ?"

Elle réussit à tenir tout ce discours en ouvrant réellement la bouche que de quelques centimètres pour ne pas laisser s'échapper ses mandibules. Elle veut avoir l'air gentille et affectueuse, ce n'est pas le moment de leur faire peur ! Quoique ... N'est-ce pas ce qu'elle est en train de faire avec son jeu morbide ?

"Toujours pas d'autre volontaire vous êtes sûrs ?" Demande t-elle de nouveau.

Deux autres personnes se lèvent, surement par peur des combats et d'y rester assassiner par des personnes qui étaient leurs amis il y a peu...
Plus que 15 personnes ! Par déduction, il va bientôt y avoir cinq morts.
Avant qu'elle ne continue son intervention, un villageois la coupe dans son élan pour lui dire violemment :

"Je ne combattrais pas ! Et je ne veux pas rejoindre vos rangs ! Je préfère mourir en ayant la conscien.... BwhahahahaAAAAAAA !!!!...."

Avant qu'il finisse sa phrase, Selophane lui envoie son boomerang tranchant sur l'une de ses jambes et la coupe en deux au niveau du genou. Il se met donc à hurler, supportant visiblement assez mal la douleur. Ce n'est qu'une jambe après tout ?
Ayant mal aux oreilles, la jeune prêtresse veut en finir avec lui et lui tranche la gorge, toujours à l'aide de son boomerang et s'en servant comme d'une dague. Elle a à présent le visage recouvert de sang chaud mais son petit sourire malicieux n'a pas bougé ! Pour tenter de limiter toute tentative de rébellion elle continu son discours :

"D'autres rabat-joies ?"

Aucune réponse ...

"Bien ! Alors détachez moi tous ces débiles qui sont sans doute tout sauf opportunistes et laissez les s'entre-tuer. Quand vous voyez 4 hommes au sol, mort ou non, le combat s'arrête.
Si quelqu'un essaye de s'enfuir, tuez le sans réfléchir. Bonne chance à tous ! Hihi !
"

Ce petit ricanement à la fin du discours glace le sang de la majorité des gens ... Malsain, il n'y a que ce mot qui peut venir à l'esprit de quelqu'un qui est présent à ce moment là. Elle s'approche alors de Beorn, s'assoit sur le bord d'une botte de foin non loin de lui et lui explique :

"Bon, en quelques mots et pour faire bref parce que j'ai envie d'assister au spectacle : Tu me plais bien et j'ai peut-être du travail à te proposer. Même si tu as l'air très primitif et d'agir sur des coups de tête je pense que ma proposition pourrait te plaire.
Que dirais-tu d'être une sorte de chef de guerre ? Dans un premier temps je te suivrai pour voir tes compétences et, une fois que la confiance sera installée, je te laisserai les commandes des troupes lors des attaques. J'ai déjà deux conseillers mais je pense que ce job ne t’intéresserait pas. Celui que je te propose est plus cool ! Tu peux organiser les attaques comme bon te semble, participer aux assauts, faire parler de toi ...
"

Même si Selophane sent que cet homme est très instable et qu'il pourrait la lâcher à tout moment, ça serait dommage de se priver d'un humain comme celui-là !
Pour éviter tout événement dévastateur de sa part au sein des troupes, elle le fera surveiller discrètement et puis c'est tout ... En attendant sa réponse et le début des combats au milieu du village, elle passe sa main encore recouverte de sang humide dans ses longs cheveux noirs et baille bouche fermée en agitant ses pieds d'avant en arrière.
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Sam 5 Mar - 16:05
Je regardai alors la prêtresse faire son petit jeu, accompagné par les trois larbins qui me tenaient en respect. Les hommes qu'elle voulait sélectionner pour remplir son armée semblaient terrorisés. Quant à moi, je haussais les épaules d'un air désabusé. Ce genre de spectacle n'était pas grand chose quand on avait dut se battre pour sa propre vie tous les jours en tant qu'esclave. Des tortionnaires qui maltraités les esclaves j'en avais vu tous les jours, de types qui nous demander de nous étripé alors que nous avions déjeuné ensemble plus tôt ? Hum... simple formalité dans le quotidien d'un esclave voué au combat.

Je l'observai ainsi torturer ces gens sans la moindre once de pitié pour ces hommes. Ils avaient été faibles, et en tant que faibles il n'y avait que deux choix : mourir ou se soumettre. Certains avaient déjà fait leur choix... D'autres encore hésitaient... croyant encore à un semblant d'espoir, un éventuel miracle. Mais les miracles ça n'existait pas, seule la force et un peu de chance pouvait changer les choses. Et ils en manquaient cruellement des deux.

Finalement, après son petit spectacle, la prêtresse vint me voir pour me parler en toute franchise. Elle me proposa alors de devenir un chef de guerre à son service. Un chef de guerre ? Ça voulait dire... des larbins à mon service ? Des gens à envoyer au casse-pipe ? Des batailles épiques sur des véritables champs de bataille avec beaucoup de sang et de larmes qui coulent ? De la gloire au combat ?

L'idée de servir une prêtresse affiliée à un dieu de la destruction ne m'enchantait pas vraiment, j'avais plutôt même envie de décliner l'offre, mais elle était beaucoup trop alléchante. Pour une fois, enfin, on reconnaissait ma véritable valeur, pour une fois, on me laissait la chance de devenir ce que j'aurai toujours dû être : un faiseur de guerre, un chef de meute, un véritable dieu de la guerre et du massacre.

Je regarda la prêtresse avec ma moue habituelle et fini par lâcher un faible sourire. Il y avait probablement quelque chose de malsain dans mon regard car les deux acolytes non loin de nous me regardèrent avec appréhension.

Je n'ai aucune croyance en votre dieu... Mais j'ai foi en votre potentiel pour m'offrir des batailles dignes de ce nom. J'accepte votre offre ! S'il y a du sang, des larmes et de la gloire à la clé, je ne peux refuser telle proposition. Vous ne regretterez pas votre choix.
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Sam 5 Mar - 19:37
Beorn a vraiment l'air enchanté de la proposition ... Selophane avait parié que ça sonnerait faux et que, soit il refuserait, soit il accepterait en ayant une idée derrière la tête. Il n'a pas l'air d'être le genre d'homme à être dirigé... Même si dans la hiérarchie de ce groupe, uniquement la prêtresse est au dessus de lui.
Satisfaite de sa réponse, Selophane saute du tas de foin pour s'approcher du crâne qui suit encore et toujours l'humain. Elle lui fait un grand sourire et lui gratouille une nouvelle fois le bout du nez.

"Si tu avais des joues, je te les aurais pincé tellement tu es mignon !"

Pendant ce temps, les combats des prisonniers commencent ... Certains d'entre eux restes assis, ne souhaitant pas se battre. D'autres commencent à se donner de petits coups timides probablement par peur de blesser l'un des leur ; tout cela sous les hués des nombreux spectateurs.
Turpin trouve ce combat extrêmement ennuyeux et s'avance prêt de la scène en pointant son fusil sur l'un des combattants resté assis en lui criant :

"Si tu ne te motive pas un peu plus, je t'envoie une balle droit dans les roustons ! Active toi les jambons et essaye de ne pas nous faire regretter le choix de t'avoir laissé une chance !"

Les coups des combattants sont enfin de plus en plus violents, les insultes fusent et l’adrénaline de chacun d'entre eux monte à grande vitesse pour laisser place à une lute sans merci. La foule qui les entoure fait entendre des cris et des hurlements de plaisirs ! On dirait qu'ils assistent à un combat de coq... D'ailleurs plusieurs adorateurs d'Ozan ont lancé des paries.
Le conseiller de la prêtresse, adorant ce genre de jeu, a lui aussi misé ! Après tout, il faut bien se divertir de temps en temps ... Il a décidé de miser 10 pièces d'or sur un lupan. Le seul combattant de cette race d'ailleurs. Il est moins grand et moins costaud que d'autres mais d'après Turpin, plus rapide et plus efficace dans ces mouvements...

Le combat est enfin terminé ... Quatre hommes sont au sol et ont du mal à bouger. Parmi eux, le Lupan en qui Turpin avait confiance ... Dépité de sa défaite, ce dernier cracha sa tige de paille au sol par colère et marmonne à lui même.

"C'est d'la triche ... Il ne voulait pas se battre réellement ..."

Selophane s'avance au milieu de la place pour s'approcher des personnes au sol qui sont rassemblées puis, après s'être accroupie, elle ouvre grand la bouche afin de laisser sortir ses grandes mandibules aiguisées pour les refermer sur le cou des vaincues et leur détacher la tête du reste. Une fois chose faite, elle rentre ses mandibules très doucement afin de passer sa langue sur le sang chaud dont elles sont recouvertes.
En se relevant elle annonce aux vainqueurs :

"Bravo à vous ! Hihihi ! Et bienvenue chez les Hayert-Vaäl les plus gentils d'Arcaëlle ! On vous soignera une fois arrivé au camp"

Son sourire ne rassure aucune des nouvelles recrues mais fait bien rire le reste de l'armée. Le retour au bois des tigres est imminent et l'équipe de la prêtresse grossit son effectif une fois de plus.
Après la colonisation de Kaban, le villlage d'Ethen est au main des Hayert'Vaäl !
Pendant que tout le monde se dirige vers la sortie du village, Selophane retourne prêt de Turpin et Beorn pour leur dire :

"J'aime bien mes hommes ! Ils sont motivés pour rentrer autant que pour venir. Ils savent qu'un banquet les attend au camp. Je n'aime pas ces réceptions interminables mais mon père en faisait toujours lors des victoires pour récompenser ses troupes, il parait que ça les motive et les aide à se sentir bien ... Ridicule non ?"

Turpin rit aux éclats en entendant sa supérieur et tapota l'épaule de Beorn :

"Bienvenu chef ! Tu vas voir, tu vas bien t'amuser avec nous !"
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Dim 6 Mar - 11:09
Je regardais avec un soupçon d'amusement la prêtresse dorloter Monsieur Crâne. Pour une fois, ce larbin inutile et incapable m'était d'une grande utilité, j'avais gagné grâce à lui quelques points de faveurs auprès de cette enfant démoniaque.

Je réfléchissais encore à la proposition qu'elle m'avait faite, même si j'avais déjà accepté, ne serais-ce que pour éviter de finir comme ces pauvres bougres qui étaient en train de se battre entre eux. Au moins je ne finirai pas larbin, mais chef de guerre, c'était mieux ainsi. Et puis j'avais une meilleure chance de survie ainsi. Je n'étais pas ce genre de guerrier à la fierté mal placé, non, s'il fallait tricher, truander, me faufiler dans les pires bourbiers pour survivre et atteindre mes objectifs de gloire, je le faisais sans me poser de question.

Je me joignis aux spectateurs de cette scène des plus morbides et regardais en silence. Enfin... en silence... comme d'habitude chers lecteurs, seulement au début. Turpin, ce brave homme qui m'avait autorisé à me joindre au massacre au lieu de rester là à glander sans rien faire, pointa un des participant avec son fusil pour le motiver un peu à se battre.

Oh... rien de vraiment terrifiant, j'avais connu ça après tout. J'avais déjà été de l'autre côté de la barrière, et ce n'est pas moi qui avait hésité à finalement étriper les autres participants... en même temps c'eut été eux ou moi, donc quitte à choisir...

Et bien... En tout cas je finis par me prendre au jeu et sans pour autant prendre de pari, comme le fit  Turpin, je beuglais des encouragements à l'un des combattants qui semblait prometteur, un jeune humain avec de bonnes ressources, pas si costaud que ça, mais il en avait dans la tête.

Ouaaaaaaaaais !!! Vas-yyyyyy ! Patate lui la bouuuuche ! Mais non... mais... sur ta droite abruti !!! Oooooh !!! Ça a dût faire maaaal ! … … Ouais ! Vas-y !!! Étrangle-le ! Arrache-lui la têêêête !! Sbaaaaaam !! ! Ahahah ! Cette violence ! J'adore !

Mon préféré venait de mettre le lupan, sur lequel Turpin avait misé, au tapis. Je levais mes bras en signe de contentement, mais mon préféré finit par être mis à terre pas un grand lorcq très costaud.

Nooooon !!! Oh meeeerde ! Naaan !! Oh c'est pas juste !! Oooooh ! Et ben heureusement que j'ai pas parié moi... Ahahah !

Le combat s'acheva aux bouts de quelques minutes, et les mis à terre se firent exécuter d'une façon que je trouva moi-même assez ignoble, par la petite Selophane. Je grimaça légèrement de dégoût mais ne détourna pas pour autant le visage. J'avais déjà vu des exécutions tout aussi spectaculaires, c'est juste que voir ce petit visage enfantin sortir des mandibules et mordre dans la chair... c'était plus que surprenant.

"J'aime bien mes hommes ! Ils sont motivés pour rentrer autant que pour venir. Ils savent qu'un banquet les attend au camp. Je n'aime pas ces réceptions interminables mais mon père en faisait toujours lors des victoires pour récompenser ses troupes, il parait que ça les motive et les aide à se sentir bien ... Ridicule non ?" me dit la prêtresse qui vint à moi alors que j'étais, d'une certain façon, fasciné par ce qu'il s'était passé.

Un banquet ? A boire et à manger en quantité ? Oooooh ohohoh ! Je sens que je vais m'plaire parmis vous ! Mouahahah !

Turpin se mit à rire suite à ma remarque. Il me tapota l'épaule et confirma ce que je venais de dire.

"Bienvenu chef ! Tu vas voir, tu vas bien t'amuser avec nous !"

Oh oui. Il y avait de fortes chances que je m'amuse. J'avais hâte d'assister à cela.
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