L'Aube des Mondes
Bonne visite dans notre univers.

La vie continue [PV Morianne]

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Mer 24 Fév - 20:46
Je suivais Sëya sans rien dire. Je me sentais alors comme une enfant, une enfant qu'on tient par la main et à qui on fait découvrir de tas de choses. Pourtant j'étais belle et bien adulte, et il ne faisait aucun doute que j'avais plus que de l'amitié pour ma noble dame.

J'avais la mine légèrement boudeuse, aussi l'avait-elle surement remarqué vu les efforts qu'elle faisait pour me redonner le sourire. Je ne pouvais pas la décevoir, aussi me forçai-je à adopter une attitude plus positive et pris sur moi.

Elle finit par se changer devant moi -ce qui ne me laissa pas indifférente et j'en profita légèrement pour apprécier ses courbes- puis nous descendîmes pour prendre une collation qui me parut la bienvenue.

Je pris un gâteau sur son invitation et mordit dedans tout en prenant une tasse de thé. Je la remerciai et bu une gorgée de thé. Je me sentais un peu coupable de lui imposer mes contraintes, juste par simple peur de la foule. Il fallait que je me batte contre cette méfiance, contre ce défaut. Je lui proposai alors la chose suivante.

Je... Je suis désolée... J'ai un peu peur de la foule... Je n'ai pas l'habitude de voir autant de monde mais... Est-ce que... Est-ce que tu voudrai qu'on aille faire un tour en ville ? Je... Je n'aime pas trop ça mais... tu pourrais peut-être me montrer des choses et me les faire apprécier ?

J'avais envie de découvrir son monde, j'avais envie de découvrir son mode de vie, sa culture, ce qui faisait le charme de sa vie. Je ne pouvais pas bouder éternellement et fuir ce monde. Si je voulais rester auprès d'elle, il me fallait prendre sur moi et apprendre à apprécier ce monde. Il serait toujours temps après de lui faire découvrir le mien. J'avais tellement envie de lui faire partager tout ce que je savais.
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Mer 24 Fév - 21:06
Morianne me proposa d’aller en ville ce qui m’enchanta. Une fois la collation finie, je me levais, lui pris la main et nous sortîmes du manoir. Un garde allait nous accompagner. Son nom était Tÿfgan. C’était un tahora. Il marchait derrière nous et je tenais la main de celle que mon cœur avait décidé d’aimer. Cela me sembla stupide car c’était allé si vite… Mais la réalité était là et oui je l’aimais même si ça ne faisait que vingt-quatre heure que je la connaissais. Un coup de foudre en somme. Est-ce que ça allait durer ? Je ne savais pas après tout je n’avais rien signé. Je commençais par la conduire dans une pâtisserie où j’achetais deux mets exquis. Des macarons. Mais de dix centimètres de diamètre. Les deux étaient à la pistache. Ensuite nous allâmes dans une petite boutique dans une ruelle en cul-de-sac. Le magasin vendait des armes à la pointe de la mode. Epée, masse d’arme, dagues,… Le tout était très finement travaillé. Sur certaines dagues et épées le manche était incrusté de diamants et autres rubis. Puis, je la dirigeais vers un petit étalage où l’on vendait des bijoux haut de gamme. Je lui en fis essayer quelques-uns mais je trouvais que ça ne lui allait pas. J’avais envie de la voir dans une belle robe par conséquent j’allais dans ma boutique favorite et lui fis essayer une robe pourpre. Je crois qu’on put voir la bave couler sur mon menton. Je la lui achetais sans son accord.

Alors que nous marchions, nous passâmes devant le marché aux esclaves, là où j’avais été achetée. Je baissais la tête et accélérais le pas. Je n’aimais pas cet endroit sinistre. J’aperçus alors une fillette au visage terne. Je m’arrêtais et lui fis un sourire en m’approchant d’elle. Ses chaînes avaient l’air bien trop lourdes pour elle. Je lui parlais à l’oreille, lui racontant mon histoire pour lui redonner un espoir. Vint alors un marchand que j’envoyais promener peu cordialement. Je serrais la gamine contre moi et lui promis qu’elle trouverait sa voie.

Je retournais vers Morianne, le regard sombre et triste. Je n’osais pas lui avouer que je n’avais pas toujours été noble. Je finis par me décider à le lui dire. Expliquant le tout avec des mots brefs et simples.
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Mer 24 Fév - 21:39
Sëya m'emmena un peu partout en ville. Je la suivi avec intérêt, marchant main dans la main. Je me sentais heureusement de pouvoir être avec elle ainsi et de déambuler sans me soucier de ce que pouvait penser les autres.

Elle me tira d'abord jusqu'à une boutique où l'on vendait tout un tas de délicieuse chose. Mes yeux s'arrêtèrent sur des macaron aux pistaches qu'elle s'empressa de troquer contre des pièces de monnaies. Je mordis dedans avec gourmandise et trouvai finalement que la ville n'était pas si désagréable, du moins tant que j'avais cette délicieuse sucrerie à manger et la compagnie de mon amante.

Nous nous arrêtâmes ensuite à une drôle de boutique, je dis drôle parce qu'elle se trouvai selon moi dans un endroit incongru. A l'intérieur, des armes, des épées, des boucliers, tous d'un excellent ouvrage. J'étais fascinée par ces armes de métal dont je m'étais inspiré d'ailleurs pour créer mes sorts. Je profitai d'ailleurs de l'occasion pour expliquer à Sëya que je pouvais matérialiser des sabres de glaces et des écus du même élément. J'étais assez fière de la magie que je pouvais manipuler.

Puis elle me fit découvrir une boutique où l'on vendait de jolies pierres toutes brillantes. Elle essaya de m'en faire porter, mais ce n'était vraiment pas fait pour moi, j'avais même l'air totalement ridicule. Nous abandonnions alors l'idée et passions à la suite, une boutique où l'on vendait des vêtements. Elle m'en fit essayer tout un tas, et au final je revêtis une ravissante robe rouge et élégante. Elle m'allait plutôt bien et j'étais à l'aise dedans.

Puis vint ce moment... ce triste moment devant une place où l'on semblait vendre aux plus offrant la vie d'un autre être humain. Abjection que cela ! C'était loin, même très loin de me plaire. Puis je vis Sëya prendre la défense du petite fille. Je voulais intervenir également mais me retint de le faire. Après tout que savais-je de ce qu'il était légal de faire ou non dans ces citées ?

Au final elle dut laissé l'enfant à son triste sort et fini par me parler de son ancienne condition... son ancienne vie d'esclave. Ma réaction fut peut-être à ce moment là légèrement disproportionnée, mais je la pris soudainement dans mes bras et la serra très fort. Oui... les années avaient du passer depuis cette époque, et surement n'avait-elle plus besoin qu'on la prenne en pitié pour ça, mais je trouvais son histoire à se point triste qu'il m'était impossible de ne pas lui faire preuve de tendresse et de compassion.

Ma vie à côté de la sienne semblait bien heureuse...

Je suis... vraiment désolé pour toi Sëya... Ça n'a pas dut être facile... Je... hum... désolée...

Je me sentais un peu bête d'avoir réagit comme ça, mais j'espérai surtout ne pas l'avoir froissé.
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Jeu 25 Fév - 9:54
Quand elle me prit dans ses bras je fus partagée entre l’envie de la repousser et l’envie de me blottir contre elle. Tout ce que je trouvais à faire ce fus soupirer de bien-être. J’enfouis ma tête dans son cou et ne dis rien. On resta un moment dans cette position puis elle me parla mais, une seconde fois, je gardais le silence. J’admettais que pour une esclave j’avais eu beaucoup de chance étant donné ma situation actuelle. Je me reculais de Morianne et lui souris doucement l’invitant à continuer la balade. Je pris sa main et la conduisit vers une auberge sympathique que je connaissais bien. Je commandais deux chocolats chauds et nous allâmes nous asseoir à une table près du feu. La nuit commençait à tomber, il allait falloir penser à rentrer pour le dîner. Je ne décrochais pas un mot tout le temps où nous étions dans l’auberge, préoccupée par mon passé. Puis vint l’heure de retourner au manoir.

Ma mère était sur le porche de la demeure à nous attendre avec son plus beau sourire. Elle nous annonça que le repas allait être servit sous peu puis elle rentra en chantonnant. Montant dans les étages, je fis une brève toilette avant d’aller à table. Le repas fut somptueux, comme toujours. Rouelle de porc avec flageolets marinés dans de la tomate, fromage de brebis et en désert une mousse au chocolat. Je crus que j’allais exploser, comme après chaque repas. Le dîner fut animé par une chanteuse et il y avait deux amies de ma mère. Une xen du nom de Sarah et une mzékils se prénommant Gaëlle. Elles discutèrent de tout et de rien sans trop se soucier de nous. Puis Gaëlle se tourna vers moi et me dit que je m’embellissais de plus en plus. Je la remerciais sagement et poliment.

Mère, pouvons-nous quitter la salle ?
Vas à tes affaires, ma fille.

Me répondit-elle en souriant tendrement. Je pris la main de Morianne et la conduisit à la chambre. Je m’allongeais sur le lit en chemise de nuit.

Je suis désolée pour ma mauvaise humeur…

Finis-je par lâcher.
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Jeu 25 Fév - 10:15
Depuis cette histoire au marché aux esclaves, Sëya ne décrocha pas un mot. J'essayai d'être de compagnie agréable, mais moi-même n'étant pas une grande bavarde, le silence régna un bon moment. Je ne lui en voulais pas, après tout elle avait vécu des choses bien terrible et y songer devait probablement la mettre dans un état peu confortable.

Nous rentrâmes finalement au manoir et y prîmes le repas en compagnie de dame Nazen et de ses amies. Je resta silencieuse et écouta poliment leur discussion, distraitement. Ce qui me préoccupait le plus était surtout le silence de mon amie et son apparente mauvaise humeur. Le repas fut tout de même agréable, mais avec tout ce que j'avais déjà mangé aujourd'hui, et mes préoccupations vis à vis de mon amie, je ne mangea pas grand chose.

Finalement nous montâmes à l'étage, souhaitant bonne nuit au reste de la tablée, et rejoignîmes la chambre de Sëya. Elle changea de vêtements pour une chemise de nuit et s'allongea sur le lit et finit par enfin ouvrir la bouche pour s'excuser. Je fis non de la tête et m'assit sur le bord du lit, ne la quittant pas des yeux.

Ça ne fait rien Sëya... Je peux comprendre ça. Ne t'en fais pas.

Tout en disant cela je posais ma main sur sa joue et la regarda avec attention. Je ne me lassais décidément pas de regarder son visage. Elle était pour moi magnifique, aussi magnifique que je pouvais imaginer une fille de Thaä. J'étais heureuse d'avoir croisé sa route me disais-je, heureuse également que Thaä nous accorde sa bénédiction. Je lui lâcha un sourire quelque peu bêta et prononça à mi-voix.

J'ai encore beaucoup de choses à apprendre de toi, mais pour l'instant tout ce que je connais de toi me fait dire que tu es une bonne personne et que cette mauvaise humeur n'est que passagère... Contrairement à moi qui ait toujours eut un caractère de cochon...

Fini-je par avouer d'un air gêné.
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Jeu 25 Fév - 15:11
Je fis une mine boudeuse quand elle avoua avoir un caractère de cochon. Me glissant sous les draps, je l’invitais à me rejoindre dans le lit. On frappa alors à la porte et j’invitais l’importun à entrer. Il s’agissait d’un servant assez jeune, un tahora. Il informa Morianne que sa chambre était prête et qu’elle n’avait qu’à le suivre jusqu’à ses appartement. En effet, ma mère voulait que l’on dorme séparément du moins cette nuit. Je soupirais et hochais la tête. Les ordres de ma mère étaient lois dans cette demeure. Le blondinet quitta la pièce et laissa la porte ouverte attendant sûrement sur le côté. Je me levais et allais prendre Morianne dans mes bras un bref instant pour sentir son parfum. Puis, d’une voix triste, je lui souhaitais une excellente nuit. Je déposais un baiser sur ses lèvres. J’étais, avant toutes autres choses, obéissante. C’était, très certainement, mon côté esclave soumise d’autrefois.

A demain…

Dis-je d’une voix lasse à mon amante avant de retourner sous les couvertures et de lui tourner le dos pour qu’elle ne voie pas les larmes perler à mes yeux. Ma mère, bien que douce, était assez autoritaire. Je pestais intérieurement et fermais les yeux afin de dormir. J’entendis la porte se fermer alors que je sombrais vers le sommeil.

Elle courait, nue. Ils la poursuivaient en hurlant arme en main. Je criais, ne pouvant me réveiller de ce cauchemar. Elle trébucha sur une racine et ils se rapprochèrent d’elle avec leur visage déformé par la haine et le désir. Ils fondirent sur elle l’obligeant à bien des choses puis, tel un porc à l’abattoir, elle fut égorgée. J’ouvris les yeux en criant portant une main à mon cou. Il faisait nuit dehors. La porte s’ouvrit brusquement et ma mère me regard, inquiète. Elle s’assit sur le bord du lit et je me jetais dans ses bras en pleurant.

Oh, maman. Aidez-moi !

Elle me caressa les cheveux, me rassurant avec des mots doux et posés. Elle me dit de me rendormir. Me recouchant, j’espérais ne pas avoir réveillé la maisonnée. Elle me chanta une berceuse jusqu’à ce que le sommeil me rattrape et m’enveloppe.

Je fus réveillée par les rayons du soleil qui entraient dans ma chambre en caressant mon visage. Je me levais et allais me laver. Une fois fraîche et habillée, je me rendis dans la salle où l’on servait le petit déjeuné. J’engloutis à peine deux bouchée que je quittais la table. Je n’avais pas parlé, je n’avais regardé personne. Je pris mes affaires de cours et, rejoignant Yaslan, j’allais à l’académie. Je ne vis pas Morianne ce matin-là ce qui me fit un pincement au cœur.

Les cours s’enchaînèrent, je les suivais attentivement. Il y eut même des interrogations écrites. La journée s’acheva comme elle avait commencée : avec ma mauvaise humeur. Je rentrais au manoir sous bonne escorte. Je me demandais ce qu’avait fait Morianne durant la journée et si elle n’était pas partie.

J’arrivais devant la grande porte d’entrée, Yaslan m’informa que dans une heure il me donnerait un cours d’escrime. Je hochais la tête. Je n’avais pas décroché un mot de la journée. Je soupirais allant prendre le goûter puis me changer. Une fois fait, toujours sans voir Morianne, je me rendis à la zone d’entraînement où Yaslan m’attendait, le visage sévère. Durant trois heures, nous échangeâmes des coups. J’étais fourbue à la fin de la séance et allais prendre un bain afin de me détendre. Tout cela m’ennuyait au fond. L’envie de voyager me repris comme un mal de gorge mal soigné. Etendue dans mon lit, je me levais prestement, attrapant une besace. J’y fourrais quelques habits et une dague. Puis, je pris mon épée et après mûre réflexion, je me dirigeais vers la sortie. Je n’allais pas emprunter la grande porte, je voulais que personne ne me voie. Une fois dehors, j’inspirais l’air frais et me dirigeais vers le port. Une fois devant les navires, j’en cherchais un qui partait rapidement afin que personne ne me rattrape. Le capitaine d’un des vaisseaux m’informa qu’ils levaient l’encre dans dix minutes. Ignorant où il allait, je pris ce bateau sans réfléchir. Une fois les amarres levées, je soupirais de soulagement. J’avais laissé deux lettres, une pour ma mère et une pour Morianne. Je voulais me venger.

Morianne:
 

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Jeu 25 Fév - 18:42
C'est avec un certain pincement au cœur que j'étais allé me coucher cette nuit là, séparée de ma bien aimée. On me mena à une chambre où je m'installa. Tout était si grand, si vide dans cette salle... Non que cette chambre fut moins confortable que celle de Sëya, mais sans sa présence je me sentais comme une bête enfermé dans un espace beaucoup trop froid pour moi. Je m'assis au bord du lit et commença à ruminer dans cette pièce.

Les minutes passèrent, longues et insupportables. L'obscurité tombait et avec elle mes dernières onces de patience. Il fallait que je fasse quelque chose... Je ne pouvais pas rester dans cette chambre... quand bien me l'on m'avait demandé de le faire... Je voulais rejoindre Sëya... Mais je savais que ça lui porterai préjudice, aussi décidai-je de ne pas essayer de la rejoindre. Mais je ne pouvais pas rester ici, pas toute seule. Alors, prise d'une envie de liberté, j'ouvris les fenêtres en grand me mis au bords et déploya mes ailes.

Je pris alors mon envol et décidai de me diriger vers la forêt. Je ne comptais bien sûr pas abandonner Sëya, loin de là, non. Je voulais juste me recueillir un peu dans les bois, histoire de retrouver un peu mon élément et aussi peut-être assez de calme intérieur pour arriver à dormir.

J'arrivai finalement au milieu d'une petite clairière, éclairée par le croissant de lune qui se dessinait dans les cieux. Je posa les pieds au sol et m'agenouillait en plein milieu de ce petit endroit que je trouvai calme et paradisiaque. Les mains sur les genoux, je commençai à prier Thaä.

Je resta là de très longues minutes, peut-être même des heures. Je ne fis pas attention au temps qui passait dans ma contemplation de l'être divin. Lentement, doucement, je m'assoupi légèrement et fini par m'endormir.

Mon rêve fut alors troublé, agité, le froid m'entourait, ainsi que les ténèbres. La voix de Thaä raisonna une fois de plus à mon esprit, me conjurant de me réveiller, de fuir. Je ne comprenais pas... habituellement Thaä avait toujours des paroles rassurantes, mais là, voilà qu'il me demandait de partir ? L'effroi me gagna alors, prise d'un doute terrible.

Je me réveilla en sursaut et compris alors... Les ténèbres m'entouraient bel et bien. Il y avait là un peu moins d'une dizaine d'hommes, peut-être six, tous sortant des bois, me cernant de tous les côtés. Des mezkils, des humains, et peut-être même d'autres de différentes races que je n'avais pas vraiment eut le temps d'observer assez. Mais c'était le dernier de mes soucis. Il fallait que je fuis, que je parte très loin, ces hommes ne me voulaient pas du bien, c'était certain.

Je me leva d'un bond et commençait à partir dans une direction, mais je me retrouvai face à un groupe de trois de ces hommes. Je voulu alors partir de l'autre côté mais un autre groupe de deux hommes vint à ma rencontre, j'étais cernée de toutes parts. J'étendis alors mes ailes pour prendre mon envol, mais soudain je senti quelque chose de violent et froid transpercer l'une des articulations de mon aile droite. Un carreau d'arbalète était fichée dedans. Je me mis à hurler de douleur alors que je n'arrivai plus à battre de l'aile. Je me tournai vers l'un des groupes d'hommes et remarqua un humain, muni d'une arbalète, un humain dont le visage me sembla alors familier... Mon cœur s'arrêta de battre un instant et je me figeai avec horreur en me rappelant alors où j'avais vu ce visage. C'était l'un de deux survivants qui avaient agressé Sëya.

Je piétina, m'emmêlant les jambes dans mon aile devenue inerte et douloureuse. Je roulais à terre et arrivait au pied d'un mzékils aux cheveux sombres et aux yeux bleus très clairs, presque blanc. Il me dévisagea avec dégoût et me donna un coup de pied au visage. Je roula alors dans l'autre sens, la joue endolorie. L'humain à l'arbalète s'écria alors :

C'est bien elle boss ! C'est la fille qui nous a attaqué !

Le mzékils me regarda avec encore plus de mépris et me donna un nouveau coup de pied, cette fois-ci dans le ventre.

Alors comme ça c'est à cause de cette salope que mon frère s'est fait buter hein ? Hin hin hin hin ! Alors comme ça tu pensais pouvoir revenir dans la forêt tranquillement, et te pavaner comme ça après avoir fait tué mon frangin ?


Il me donna à nouveau un coup de pied au ventre que j'encaissa en beuglant de douleur. Les autres ricanèrent et me regardèrent avec des sourires malsains, malveillants. Je craignais alors ce qui allait m'arriver bientôt... Pitié non... pas ça... Tout mais pas ça...

Le mzekils m'agrippa par la gorge et me souleva, m'étranglant avec force. Il me regardait avec un regard de fou et très vite je compris où il voulait en venir, ce qu'il ne tarda pas d'ailleurs à expliquer.

Tu vas payer, salope, on va te faire ce qu'on aurait du faire à cette petite catin que tu as sauvé. Ouahahaha ! J'espère que t'es prête à souffrir et à mourir, parce que tu vas subir.


Mes yeux s'embuèrent de larmes, mon visage se mua dans une expression de colère extrême. Je n'allais pas me laisser faire, je n'allais pas les laisser me faire du mal. Dans un élan de fureur je fichai mon pied dans l'entrejambe du mzekils qui me lâcha aussi tôt pour se tenir les parties en hurlant de douleur. Aussitôt que je pris à nouveau appui sur le sol, les autres se ruèrent sur moi pour me maintenir en respect.

"Dën'las !!"

Hurlais-je alors qu'on m'empoignait une main. Une épée de givre se forma au bout de mon poing et s’empala dans le ventre de celui qui m'avait saisit. Il tomba à terre et s'écroula, se vidant de son sang. Un autre m'attrapa l'autre main mais je me tourna vers lui avec ma main armée de l'épée de glace et lui tranchait alors la gorge.

Ils sortirent alors des gourdins, des masses et des épées, prêts à me violenter de toutes les manières possibles et imaginable. Je fonça sur l'un d'eux, lui plantant mon épée de givre en plein cœur. Il s'effondra à terre en m'assénant un coup de sa matraque dans l'épaule gauche. Je hurlais de douleur alors qu'il mourait à la suite de mon coup, mais je n'avais pas le temps de m'arrêter, ils allaient me tuer si je ne bougeai pas très vite... ou pire encore... Ma lame se brisa dans le corps de ma dernière victime et je me mis à courir pour fuir.

L'homme à l'arbalète tira un carreau et me manqua de justesse, frôlant mon mollet. Mais je ne m'arrêta pas et le mzekils qui était leur chef commença à leur beugler des ordres, dont celui de me poursuivre et de ne pas me tuer tout de suite. Je continuai à courir, encore et encore, essayant de distancer ces bêtes. Mais mon aile droite traînait misérablement, et me ralentissait considérablement.

Dans l'obscurité, je ne fis pas attention et finit par me prendre une racine dans le pied. Je tombai alors à terre et fut rattraper par deux des hommes. L'un d'eux me saisit par l'arrière et posa une dague sous ma gorge.

T'es foutue pétasse ! Mais t'en fais pas... tu vas passer un bon moment avec nous avant de calancher.

L'autre humain avec lui se mit à rire et à baisser son pantalon.

Ouaais ! Ahahaha ! T'inquiètes ! On va bien s'occuper de toi !

Je donnai alors un violent coup de mon aile encore valide à celui qui me tenait par derrière et me libéra de son emprise, non sans encaisser une entaille au niveau du cou. Le sang dégoulinant de ma gorge, je fonçai vers celui au pantalon baissé et lui attrapa les parties avec violence. Il hurla alors.

AAAAH !! Ah putain ! Lâche ça salope !
J'vais te les faire bouffer pourriture !!!

J'écrasa ses noix au creux de ma main et lui colla un violent coup de boule qui l'acheva. Il tomba à terre alors que son ami se relevait. Il essaya de me planter avec sa dague mais j'esquiva le coup et lui saisit le poignet. Je le brisa d'un coup sec et attrapa sa dague alors que de son autre main il arrachait un morceau de ma robe. Je lui planta la dague dans la gorge et la retira aussi tôt, pensant que l'arme me serait certainement encore utile.

Puis je pris à nouveau la fuite, mes poursuivants toujours sur mes talons. Ce fut long, pénible, et de plus en plus, mon sang froid commençait à me manquer. J'avais envie de hurler au secours, mais je n'allai pas leur faire se plaisir. Non... La fuite était ma seule option, mais je n'allai pas les laisser me faire peur, me terroriser.

Je réussi finalement à me cacher derrière un tas assez conséquent de végétation, me tapissant dans l'ombre et attendant qu'ils passent tous. Je les entendais crier et me chercher. C'est alors qu'une opportunité s'offrit à moi : le groupe de malfrats décida de se séparer en plusieurs afin de me retrouver. Il fallait que j'en profite... J'allais attendre qu'ils soient assez séparés les uns des autres... et les tuer petit groupe par petit groupe. Il n'en restait en fait plus beaucoup ce qui allait me simplifier la tâche. Je n'allais pas attendre qu'ils me trouvent, je n'allais pas attendre la mort, mon côté sauvage pris le dessus, et je guettai à présent les moindres mouvement dans la forêt.

Un par un, j'avais approché les malfrats, un par un, je les avais égorgé, ou avait brisé leurs os. Je reçues tout de même de nombreux coups, des estafilades, des bleus, des contusions... J'en étais couverte sur tout le corps. Je me traînais péniblement pour trouver les deux derniers hommes après avoir massacré ces deux là. Je fini par les débusquer, l'homme à l'arbalète et le mzekils, le frère de la pourriture qui avait osé souiller ma tendre et douce... La rage au ventre, avec la férocité d'un animal, je me jetais d'abord sur le mzekil.

Aaaaaaah !! Ouahaa !
Crève ! Crève ! Crève ! CREEEEVE !!!

Je lui plantai la dague dans l'épaule, une fois, deux fois, trois fois. Je continuai à m'acharner sur lui et fini par lui coller un coup dans la gorge. L'homme à l'arbalète tira un carreau mais loupa son coup. Apeuré par la sauvagerie dont je faisais preuve, il prit la fuite, comme il l'avait fait la première fois. Mais je n'allais pas le laisser s'en sortir cette fois. Oh non... Je me mis à sa poursuite, lui paniquant dans sa course, moi rugissant comme une bête.

Je fini par le rattraper et lui sauter dessus. Il tomba à terre et je l'écrasa de tout mon poids. Je le saisi par la gorge et commença à l'étouffer.

Non... Pitié... je... pardon... je ne... ayez pitié... me supplia-t-il

Je le regardai à mon tour avec des yeux froids et glacials. Aucune pitié ne se lit sur mon visage et il comprit que je n'allais pas lui laisser la vie sauve. Il agonisait et se débattait mais je n'avais qu'une seule envie, le faire souffrir le martyr, lui rendre ce qu'il avait fait à Sëya. Je pressa un peu plus mes doigts et fini par les enfoncer dans sa peau jusqu'à sa chair. Le sang en coula et ses yeux se révulsèrent. Il lâcha un dernier râle d'agonie et finalement son corps s'arrêta de bouger.

Je retirai mes mains de son cou et regarda le sang couler dessus... Je les avais tué... je les avais tous tué... Je poussai alors un hurlement de rage, me levant et tenant à peine sur mes jambes. Je fis quelques pas, je trainais mon aile... puis je fini pas tomber à genoux, et m'effondrer de fatigue alors que le soleil commençait à se lever au loin.  

Sëya... A... l'aide...

Je serra mon poing, et fini par perdre connaissance.

*******

Lorsque je repris connaissance, j'étais sur le sol humide de la forêt, avalant mon propre sang. Au vu de la progression du soleil dans le ciel, il était déjà tard, le soir approchait. Je me relevais avec peine et me traîna jusqu'à l'extérieur de la forêt... Le temps que je fasse le trajet à pied, le soleil avait déjà entamé sa course pour aller embraser l'horizon et se cacher du ciel pour ne revenir que le lendemain. J'arrivai finalement au manoir, maculée de sang, couverte de blessures. Je passais la porte d'entrée alors qu'il faisait nuit et que tout le monde semblait endormi. L'un des domestiques, qui avait entendu la porte d'entrée s'ouvrir vint à ma rencontré. Choqué par mon état et mon apparence, il s'écria de stupeur et allA chercher Dame Nazen. Mais je n'avais aucune intention d'attendre. Je me dirigeai vers la chambre de Sëya, dans l'espoir de la retrouver... personne... Mais où pouvait-elle bien être ?

Je tomba alors sur quelque chose d'intriguant posé sur son bureau, une lettre, et même deux. Je me dirige vers le bureau et alluma une bougie pour m'éclairer. Je lis alors la lettre tandis que la mère de Sëya pénétrai dans la pièce, affolée de voir mon état. Puis elle se rendit compte que sa fille n'était plus là et que j'avais une lettre en main. Elle me regarda avec stupéfaction et je lui demandai alors non sans animosité.

Où est-elle ? Où est-elle parti !

Elle resta abasourdie et ne savait plus quoi répondre. Nous lûmes la lettre ensemble encore une fois et finalement elle me donna une importante information : si Sëya était parti à l'aventure affronter les Hayert’Vaäl, elle avait dut se diriger au port pour prendre le bateau et naviguer à travers la mer. Sans attendre un instant de plus, je couru et parti en direction de la sortie pour quitter le manoir et partir à la poursuite de mon amante sur les protestations de sa mère inquiète de mon état. Je ne pouvais pas la laisser partir ainsi. Je ne pouvais pas me séparer d'elle. Sëya... pitié... attend moi.

Je parcouru alors la ville comme un fantôme, le corps couvert de blessures et de sang. Je courrai comme une folle, puisant dans mes dernières ressources pour rattraper ma douce et tendre.

J'arriva finalement au port et demandé avec panique si l'on avait vu une femme répondant au signalement de Sëya prendre la mer à bord d'un navire. Un homme finit par me donner la réponse, désigna un navire qui avait levé l'ancre qu'il y a quelques minutes et qui s'éloignait déjà du rivage. Je hurlais d'horreur, les larmes aux yeux.

Je fonçais alors droit vers l'eau et déplia mes ailes. La douleur fut extrême, intense, mon aile droite me fit hurler comme une folle mais je ne pouvais pas abandonner maintenant. Je battis des ailes, essayant de ne pas penser à la douleur. Je ne pensais qu'à une chose rattraper Sëya. Je continua à avancer avec peine et douleur, mon vol était peu assuré et je manqua à plusieurs reprise de tomber dans l'eau et finir ma vie dans les abîmes.

Au bout de quelques minutes qui me parurent une éternité, je fini par arriver au niveau du navire, puis lourdement, à bout de force, je me fracassa sur le pont et tomba dans l'inconscient... murmurant encore une fois son nom.

Sëya...

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