La vie continue [PV Morianne]

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Mar 23 Fév - 14:24
Suite de A l'aide !

Une fois dans le bureau, je regardais les deux arcaëlliens avec des yeux tristes. Je m’assis derrière le meuble et les invitais à prendre place devant. Je remerciais encore une fois la mzékils de m’avoir sauvée. Puis, tournant la tête vers lui, j’invitais Yaslan à poser ses question à la druidesse de Thaä. Il soupira et se leva.

Comment en êtes-vous venue à devoir sauver Dame Sëya ?

Demanda-t-il sobrement sans fioriture. Je baissais la tête, honteuse. Si j’avais été sur mes gardes et plus forte, tout cela ne serait pas arrivé. Je retenais mes larmes, plus qu’honteuse. Mon regard se perdit dans le vague. Ma mère entra alors dans le bureau avec des boissons et des gâteaux de miel. Elle déposa le tout sur le plateau du bureau. Elle me regarda avec tristesse et soupira. Puis, elle quitta la pièce. Elle était triste pour moi, j’en avais conscience mais cela ne me rendrait pas ma virginité. Ni ma dignité. La fenêtre derrière moi était ouverte et un oiseau aux mille et une couleurs entra dans le lieu. Il se posa sur mon épaule et frotta sa tête contre la mienne. Un émissaire de Thaä. Ma mère biologique venait me consoler à sa façon. L’oiseau tourna la tête vers Morianne et l’inclina puis il disparut dans un nuage de fumée bleue.

C’est tellement confus dans mon esprit…

Chuchotais-je pour moi-même.
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Mar 23 Fév - 15:04
Je fus tout d'abord surprise par l'arrivée soudaine de cet étrange oiseau aux couleurs chatoyantes et nombreuses. Quand je le vis se poser sur les épaules de Dame Sëya je compris tout de suite de quoi il s'agissait. J'avais eut l'occasion d'en apprendre beaucoup sur la divinité que je vénérai, et il était connu que Thaä avait pour signe distinctif un nombre multiple de couleurs. Cela ne pouvait pas faire de doute, c'était encore une fois un signe de la divinité que j’idolâtrai.

L'oiseau tourna brièvement la tête vers moi et je me senti honorée par ce fait. Je n'avais plus aucun doute à présent, Thaä m'avait choisie. Il disparut alors subitement et je restai là à regarder les volutes de fumée bleue se dissiper. J'en avais presque oublié la question d'Yaslan. Aussi y eut-il un long moment de silence où je restai là à regarder l'endroit où se trouvait l'oiseau auparavant. Puis je fixa Sëya des yeux, me disant qu'il n'y avait pas de doute sur sa parenté avec Thaä et que je n'avais vraiment plus aucune raison de me poser de question.

Yaslan finit par toussoter légèrement pour me rappeler à la raison et je secouai la tête pour reprendre mes esprits. Peut-être aussi le fait de fixer Sëya ainsi lui avait fait songer à un comportement étrange de ma part, mais que nenni, j'étais juste absorbée dans ma contemplation, rien de plus.

Hum... Et bien... Je... J'étais en chemin pour accomplir la quête que l'on m'a confié quand j'ai... entendu Dame Sëya hurler à l'aide. A vrai dire... Je... Je suis druidesse de Thaä, et... je sais que ça peut vous paraître étrange mais depuis que je suis enfant... je fais des rêves où j'entends la voix... la voix de Thaä... Et récement il... il m'a confié une mission, la mission de combattre le mal qui ronge Arcaëlle. Et... je pense que s'il m'a demandé de faire cela, c'est qu'il voulait peut-être que j'intervienne à temps pour sauver Dame Sëya. Malheureusement je... Je suis arrivé trop tard pour lui éviter ce... ce... Pardonnez-moi ma Dame... Si j'étais arrivé plus tôt je...

Je me sentais à présent terriblement gênée suite à ces paroles. Maintenant que j'y pensais, si Thaä avait voulu que je sauve Dame Sëya, pourquoi n'étais-je pas arrivé à temps pour empêcher cette humiliation ? Etait-ce de ma faute ? Avais-je trop traîné en route ? Où était-ce là l'oeuvre d'un dieu maléfique qui avait accéléré les choses pour me prendre de vitesse et empêcher que je la sauve ? En tout cas le mal était fait, et même si je n'avais pu empêcher cette tragédie, j'avais sauvé une vie, la vie de Sëya. Je devais en être fière, je devais montrer à quel point ma détermination était grande. Je bombai alors le torse et me redressa légèrement, pour montrer que je ne me laisserai pas apitoyer.

Je... Ce qui compte c'est que Dame Sëya soit en vie, Thaä soit louée.
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Mar 23 Fév - 15:46
Elle me fixait sans rien dire, avais-je du sang sur le visage ? Je soupirais de soulagement lorsque mon maître d’armes se gratta la gorge pour qu’elle se réveille. Là elle parla longuement. Je la regardais s’expliquer, culpabilisant de ne pas être arrivée plus tôt. Je baissais la tête. Ce n’était pas sa faute mais celle d’Özan. Ce Dieu machiavélique et malfaisant était tout sauf bon. Et ses fidèles n’étaient pas mieux à dire vrai. En peu de temps c’était au moins la troisième fois que j’en croisais. Je commençais à connaître les gugusses. Je soupirais pour la énième fois. Yaslan se leva, s’inclina et quitta la pièce sans un mot. La réponse de la druidesse avait dû lui suffire. Je ne sais ce qu’il partit faire mais je sus bien vite que c’était pour mon bien. Je regardais plus en détail la mzékils, elle était plutôt jolie même si elle avait l’air un peu sauvage. Mon regard se posa sur le sien. Tout cela ne faisait sens au fond. J’étais pourchassée par les fidèles du créateur de ma mère afin d’être tuée.

Parfois je ne comprends pas le sens de la vie…

Soupirais-je tristement. Je me levais à mon tour et me servie un verre de jus de fruit tout en proposant à Morianne de la servir aussi. Je pris un gâteau au miel et l’enfournais dans ma bouche mâchant doucement. La cuisinière était vraiment douée pour faire ces petites choses sucrées. Je déplaçais le plateau vers la mzékils pour qu’elle se serve et m’assis à nouveau. Ma mère entra alors accompagné par un vieil arcaëllien. C’était le soigneur de la famille. Il utilisait äan. Il me salua et dit bonjour à Morianne puis s’approcha de moi. Il étendit la main au-dessus de mon ventre. Je compris qu’il vérifiait si j’étais enceinte. Un large sourire se dessina sur son visage et il secoua la tête négativement.

Ni prémices de grossesse ni de maladie. Parfait jeune fille. Mais il va falloir vous reposer. Mademoiselle, vous serez garde malade le temps que la douleur s’efface.

Dit-il à la mzékils. Le vieux xen s’en alla ensuite et ma mère m’invita à quitter le bureau pour aller dans ma chambre. Elle assura à Morianne qu’elle lui offrirait le gîte. J’invitais l’arcaëllienne à me suivre dans ma chambre. Nous montâmes les escaliers menant au premier étage. J’enfilais le couloir jusqu’à une porte en bois de cerisier rouge. Je poussais le battant et entrais laissant la porte ouverte pour que Morianne puisse entrer. Je défie ma robe, me retrouvant en sous-vêtements et m’allongeais sur le lit.
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Mar 23 Fév - 16:22
Alors que Sëya se levait pour se servir un vers de jus de fruit et m'en proposait un, j'acceptai poliment tout en louchant sur les petits gâteaux au miel qui avait l'air si délicieux. Je dois vous l'avouer à présent, mais je suis terriblement gourmande et j'ai un faible pour toutes ces petites choses sucrées. Aussi ne me pria-t-on pas plus longtemps que nécessaire pour que j'en enfourne un dans la bouche.

Délicieux. Ce petit gâteau était un vrai délice ! Mes papilles frétillèrent et j'exulta silencieusement de plaisir. Je ne sais pas qui est la personne qui avait préparé ses gâteaux mais ils étaient excellent.

C'est alors qu'un vieux bonhomme entra dans la pièce, visiblement c'était un guérisseur, quelle bonne nouvelle pour Sëya, elle allait pouvoir recevoir des soins. Alors que le vieil homme faisait son office je mangeai les gâteaux un par un, ne me rendant pas compte de ce que je faisais, me laissant aller à mon pêcher mignon.

Il finit par annoncer une bonne nouvelle à Sëya, et se tourna alors vers moi et me désigna comme "garde malade". La bouche pleine de gâteau, honteuse d'avoir été prise sur le fait, je hochai de la tête d'un air ahuri.

Finalement la noble dame m’entraîna à l'étage, je me laissa faire, comme une simple fillette que l'on tient par la main et nous arrivâmes ainsi dans sa chambre. Elle me laissa entrer et je referma la porte derrière moi. A peine avais-je eut le temps de me tourner pour accomplir cette tache que Sëya se trouvait délestée de sa robe, s'allongeant sur son lit.

Je soupira légèrement et laissa échapper un petit sourire bienveillant. Je m'avançai légèrement dans la pièce et me mis dos au mur, la posture légèrement désinvolte, les bras croisés et mon habituel air renfrogné. En réalité je ne savais pas vraiment où me mettre, mais pour faire bonne figure je jouais mon habituelle air sûr et désintéressé. Pour autant je ne quittai plus Sëya des yeux, comme si j'avais peur qu'un incident se produise, malgré la sécurité relative des lieux.
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Mar 23 Fév - 18:39
Morianne s’adossa au mur, je l’observais faire le visage triste. Je n’avais pas le cœur à sourire à dire vrai. Je n’avais qu’une envie, prendre un bain. On frappa à la porte. Une servante entra avec une bassine d’eau chaude afin que je fasse ma toilette. Prière exaucée, j’allais être propre enfin en apparence. J’allais dans la petite pièce d’à côté et retirais mes sous-vêtement afin de faire une brève mais efficace toilette. Une fois plus ou moins propre je retournais dans mon lit sans regarder la mzékils. J’enfouis ma tête dans un oreiller et me mis à pleurer silencieusement. Cette aventure était des plus horribles. Un petit bémol me soulageait cependant : j’étais vivante. Je tournais ma tête vers la druidesse et lui demandais de s’approcher et de venir dans le lit avec moi. J’avais besoin d’un contact doux et rassurant. Une arcaëllienne était idéale pour ça. On frappa encore à la porte et on entra. C’était un esclave, il me demanda si je souhaitais une soupe pour mon amie et moi. Je lui répondis :

Ce sera un plaisir, Tïbfan. Est-ce Mäavy qui va la préparer ?
Sûrement, maîtresse. Désirez-vous une douceur avec ?

Je hochais la tête lui adressant un sourire timide et triste. Il quitta la pièce pour revenir trente minutes plus tard avec une soupière, deux bols et un plateau de gâteaux. Il déposa le tout sur une table dans un coin de la chambre puis il nous laissa. Je me levais, portant une main vers mon bas-ventre. J’avais de terribles crampes. Je m’assis à la table, invitant Morianne à se joindre à moi. Je pris la louche et servit une soupe de pois cassés dans les bols. Elle sentait divinement bon. Je n’attendis pas la mzékils pour attaquer. Portant le bol à mes lèvres, je bus avec plaisir et délectation. Une fois le récipient vide, je le déposais avec douceur et pris un gâteau de sarrasin aux framboises. C’était un pur délice.
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Mar 23 Fév - 19:39
En tant que druidesse je savais que je finirai bien par en arriver là. Bien des fois il m'était arrivé d'avoir un parent collé à moi lorsque j'étais malade et que j'avais besoin d'être réchauffée et rassurée. Mais je ne sais pourquoi, la demande de Sëya à la rejoindre dans son lit me gêna quelque peu. Était-ce parce que j'avais beaucoup trop de respect pour elle ? Était-ce parce que je ne m'en sentais pas assez digne ? Ou bien était-ce autre chose encore ? Je ne su le dire à ce moment là. Mais mon devoir en tant que druidesse était de servir ma divinité, et ses représentants.

Aussi mis-je de côté ma gêne. Je décidai finalement de retirer mon collier de dents de loups, et toutes mes talismans en os, mes biblos, mes bottes de fourrure mes manchons en peau de bête, jusqu'à ce qu'il ne me reste que la robe que je porte habituellement, une robe simple, fendue sur les cotés, ainsi que le pantalon en tissu moulant que je portais en dessous pour ne pas avoir froid aux jambes.

Et quand j'observai à quel point le lit était propre, à quel point Dame Sëya l'était aussi, je ne pouvais m'empêcher de penser que j'étai bien sale en comparaison. Ma tenue était en partie couverte des traces, des morceaux d'échardes par-ci, par-là.

Je décidai donc d'ôter mes vêtements et de me diriger vers la petite pièce d'eau, demandant à la noble dame un petit moment histoire de me débarbouiller un peu et de ne pas salir son lit. Elle me l'accorda alors qu'un homme entra dans la chambre et proposa de nous amener à manger. Cela me laisserai largement le temps de me débarrasser de tous ces jours de crasse et de débris que j'avais accumulé en voyageant. Ce que je fis après avoir ôté la totalité de mes vêtements.

Une fois débarrassé de toute cette saleté, je revins dans la chambre, entièrement nue, les ailes repliées dans mon dos. S'il y a une chose dont je n'avais pas honte, c'était de me retrouver nue. Je n'ai aucune honte de mon corps, et le principe de pudeur m'est quelque peu étranger. Aussi n'étais-je pas incommodée. J'espérai juste ne pas incommoder Sëya par mon corps entièrement dévêtu.

Je retrouvai donc ma protégée, devant un bol de soupe, en train de se délecter d'un repas mérité. Elle semblait à ce moment là savourer une part d'un délicieux gâteau aux framboises qui me donnait l'eau à la bouche. Je vins vite m'installer à côté d'elle et pris mon bol de soupe, la buvant dans mon plus simple appareil.

Je jetais des coups d'oeil à Sëya de temps à autre, mais le repas semblait l'avoir requinqué un peu, aussi semblais-je alors moins inquiète et m'attaquai-je au gâteau de sarrasin et aux framboises. A peine avais-je croqué dedans que mon corps se cabra légèrement et mes yeux se plissèrent. Délicieux ! Totalement et simplement délicieux. Mon corps tout entier avait réagi au goût de ce gâteau.

Hummmm ooooooh ! J'ai... je n'ai... jamais rien mangé d'aussi bon !!! Ouaaah ! C'est tellement bon ! Gu hu hu !

Je regardai Sëya, un peu inquiète de la réaction qu'elle pourrait avoir après un tel débordement de ma part. Il est sûr qu'elle trouverait ma réaction quelque peu exagéré, mais je n'y pouvais rien, le goût de ce met était un délice.
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Mar 23 Fév - 20:14
Je me sentis rougir lorsqu’elle revint nue comme un bébé. Elle, elle ne semblait pas être mal à l’aise de sa nudité. Je détournais le regard de la créature. Je ne pus m’empêcher de penser qu’elle était magnifique. Ses ailes noires étaient repliées dans son dos. S’installant, elle bue sa soupe puis attaqua le désert qui sembla lui plaire au-delà des mots. J’eus un petit rire amusé devant ses exclamations de joie. Je la regardais se délecter des gâteaux sans dire un mot. Je me sentis sourire et j’eus le sentiment que le rouge quittait mes joues. Je me levais et retournais dans le lit. Je ne pus m’empêcher de remarquer qu’elle avait une jolie poitrine. Je lui tournais le dos, espérant qu’elle me rejoigne rapidement. Pourquoi mon cœur battait-il si vite ? J’avais envie de sentir son corps contre le mien, pas sexuellement parlant bien évidemment. Je voulais juste de la chaleur arcaëllienne. Je souhaitais me sentir en sécurité. Être protégée de toutes mauvaises choses par la druidesse. Je me sentais telle une enfant innocente qui découvre la vie. La mésaventure antérieure me sembla soudain lointaine. Comme si ça n’avait été qu’un mauvais rêve. Mais mon corps me rappela que c’était réel. Une douleur me déchira le ventre et l’entre-jambe lorsque je fis un mouvement pour me tourner vers Morianne. Je gémis et faillis me remettre à pleurer. Je parvins cependant à me retenir de verser des larmes. Je devais être forte.

Mes yeux commençaient à se fermer lentement alors que j’admirais le visage de la mzékils. Je me mis en position fœtale et grognais tristement. Je n’avais pas envie de dormir. J’observais la pièce puis l’arcaëllienne.

Cela te dérange-t-il de dormir avec moi cette nuit ?

Demandais-je d’une petite voix timide et incertaine. Je ne pus m’empêcher de l’imaginer me serrant contre elle en disant oui. Elle était sûrement plus vieille que moi mais, je ne sais pourquoi, quelque chose chez elle m’attirait fortement. Etait-ce parce qu’elle m’avait sauvée ? Ou à cause d’autre chose ? Les hormones ? Je ne pouvais le dire. Mais, en sa présence, je me sentais apaisée. Comme si par ses yeux Thaä veillait sur moi.

Pourquoi as-tu choisi cette voie ?

Lui demandais-je aussi soudainement qu’un cheveu qui tombe dans la soupe. L’observant, je souris doucement. Son visage me sembla si familier d’un coup. Comme si je l’avais toujours connue. J’essayais de garder les yeux ouvert pour l’admirer dans son plus simple appareil. Ma main voulut glisser sur sa peau. Elle semblait si douce, si tendre. Elle me rappelait ma maîtresse qui, par adoption, était devenue ma sœur. Morte certes, mais tout de même dans mon cœur. Je glissais mon bras sous ma tête en soupirant. Elle me faisait penser à elle. C’était idiot au fond.
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Mar 23 Fév - 21:12
"Cela te dérange-t-il de dormir avec moi cette nuit ?"

Cette question sembla raisonner dans mon esprit. En tant normal elle n'aurait pas eut le même effet, une tiers personne me demandant cela m'aurait surement laissé indifférente. Mais étrangement, venant de Dame Sëya, cela me fit monter le rouge aux joues, je me sentit gênée. Je la regardai m'inviter à la rejoindre dans son lit et une boule se noua dans ma gorge.

Cette sensation était nouvelle pour moi, nouvelle et étrange. Mon cœur battait à tout rompre et je sentais mon corps bouillir, comme si j'étais soudainement tombé malade et que j'avais de la fièvre. Légèrement tremblante et quelque peu hésitante, je lui répondit, pensant qu'il était de toutes façons de mon devoir de le faire.

Je... Bien... bien sûr ! C'est... c'est pour là que je suis là non ? Pour prendre soin de... de toi... Je... Je ne peux pas te refuser cela...

Je me rapprochai du lit et me glissa à ses côtés. Lentement, doucement, je posais mes bras autour d'elle, laissant échapper un petit bruit de déglutition. Ma peau frotta contre la sienne... quelle douce sensation. J'avais déjà touché d'autre personnes bien sûr, mais étrangement son contact me paru, terriblement plus délicat, terriblement plus troublant. Je la regardai à présent à seulement quelques centimètres de son visage. Je ne m'étais pas rendu compte à quelle point sa beauté était saisissante.

Je la sentais légèrement se cabrer de douleur, et me souvint qu'elle avait passé un très mauvais moment plus tôt dans la journée. Je me collai encore plus près d'elle pour être sur de lui apporter assez de chaleur, sentant mon corps devenir de plus en plus brûlant, mais je fis comme si de rien était. Ou tout du moins j'essayai...

"Pourquoi as-tu choisi cette voie ? " me demanda-t-elle.

Cette voie ? Quelle voie ? La voie du druidisme ? Le choix de suivre Thaä et respecter mes croyances ? J'essayai de répondre au mieux, d'une voix douce à présent pour rester dans le ton. Il lui fallait de la tendresse, beaucoup de tendresse, assez pour oublier tout ce qu'elle avait vécu aujourd'hui.

Je... Depuis toute petite... toutes les nuits... j'entends sa voix... Thaä... J'ai l'impression qu'elle me parle... tantôt avec une voix paternelle, tantôt avec une voix maternelle. Et je l'ai toujours écouté. Sa voix... elle me rassurait quand j'en avais besoin, et j'ai toujours agi dans le respect de ses paroles. J'ai... toujours fait en sorte de protéger ceux qui en avaient besoin... j'ai toujours fait le maximum pour sauvegarder l'équilibre naturel... Et... Maintenant que tu es en face de moi... fille de Thaä... je ne peux plus douter de ce que j'ai entendu dans mon sommeil. Voilà pourquoi j'ai choisi cette voie... parce que je suis persuadée qu'elle est la bonne, et j'avais bel et bien raison... Je... Je suis heureuse d'avoir pu te sauver.

Tout ceci était sorti si naturellement, comme si je n'avais eut aucun contrôle sur mes mots et mes yeux fixaient toujours son visage, tantôt ses yeux, tantôt sa bouche, tantôt ses cheveux, tantôt son nez, qui me semblait tout à fait adorable et joliment formé.
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Mar 23 Fév - 21:29
Je posais doucement ma tête contre sa douce poitrine nue. Je me sentais tellement bien en sa présence et sa voix était tellement suave et douce. Je restais silencieuse à l’écouter, un peu jalouse que Thaä lui parle et pas à moi. Nouvelle crampe, mon corps se raidit brutalement. J’avais envie de plus. Mais de quoi avais-je vraiment envie. Ces lèvres qui remuaient ? Ce visage ? Ce corps ? Je me serrais un peu plus contre elle, espérant une réponse. Mon corps bouillonnait en sa présence. Une sensation nouvelle m’envahissait doucement. Qu’était-ce ? De la tendresse ou autre chose ? Un désir charnel ? Ma main effleura sa peau claire. Elle se promena sur ses courbes puis, lentement mais sûrement, mon visage s’approcha du sien et mes lèvres frôlèrent les siennes. Je me reculais prestement m’excusant de mon geste en bafouillant et rougissant. J’avais honte. Qui voudrait de moi après ce qui s’était passé aujourd’hui ? Les larmes menaçaient de couler à nouveau, je sentais mes yeux s’humidifier. Je détournais le regard et murmurais :

Qui voudrait d’une fille impure… ?

Je souffrais psychologiquement plus que physiquement. J’enfouis ma tête dans son cou et gémis de douleur. Cette fois ce n’étais pas mon ventre mais ma tête. Trop d’idées se bousculaient dedans. A la fois j’avais envie d’en finir mais aussi de me battre ainsi que… La toucher un peu plus. Mes bras enveloppèrent son corps la serrant contre moi si fort que je pensais risquer de l’étouffer.

Pardon… Pardon…

Chuchotais-je en pleurant à demi. Une crampe, encore. Je portais une main vers mon ventre en geignant. En petite tenue, je me sentais faible et fragile. Mais mon regard croisa le sien et, sans réfléchir, je l’embrassais à nouveau. J’avais besoin de tendresse, de sentir que l’on m’aimait. Mon visage était inondé par les larmes amères qui coulaient. C’était tellement injuste ! Pourquoi cela m’était-il arrivé ? Mais en même temps, si ce n’était pas arrivé, je ne l’aurais sans doute pas rencontré. Je reculais mon visage du sien et, une fois de plus, m’excusais de mon geste inapproprié. Je passais ma langue sur mes lèvres en soupirant. Je blottis ma tête dans le creux de son cou sans réfléchir. A dire vrai, je n’avais pas envie de penser à ce moment précis.
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Mar 23 Fév - 22:01
Je l'avais laissé faire, impuissante face à ses gestes. Mon corps avait réagit tout seul, rougissant à son premier baiser, puis à son deuxième. Je m'étais légèrement cabré au contact de sa caresse et me demandait alors pourquoi je réagissais ainsi. Tout cela était nouveau pour moi... tellement nouveau. Je ne savais comment réagir.

Mon coeur se serra de tristesse quand elle parla d'elle en tant que fille impure. Fille impure ? Baliverne ! Elle était la fille de Thaä, l'être que j'adorai le plus après mes parents. C'était faux. C'était complètement faux. J'avais envie de lui hurler que c'était totalement faux. Moi... Moi je voulais d'elle. Je ne savais pas de quelle manière, mes sentiments à ce moment là étaient troublés par cette fièvre incessante.

Elle continuait à pleurer, à s'excuser, à se morfondre pour quelque chose dont elle n'était en rien coupable. J'avais envie de pleurer moi aussi... Pleurer de compassion... C'est comme si je ressentais sa douleur, c'est comme si je sentais au travers de son corps, son âme hurler de souffrance.

Je n'en pouvais plus... cette peine, cette colère... elle était dévorante... Il fallait que je fasse quelque chose, il fallait que j'apaise cette âme tourmentée. Et mon cœur me hurlait d'agir. Alors ma raison laissa place soudainement à tout ce qui était au fond de moi, tout ce que je ressentais, fini par jaillir. Mon corps n'écouta alors plus ce que je pensais, et agit via ce que je ressentais.

Je la serra doucement contre moi, tendrement, je passais mes mains dans son dos, juste en dessous de ses ailes, effleurant légèrement ses reins. Puis je détacha une de mes mains et la posa sur son visage et doucement je l'amena à me regarder à nouveau, afin qu'elle voit mes lèvres bouger quand je lui dirai en face ce que je ressentais.

Moi... Moi je te veux... Il n'y a d'impur que ceux qui osent faire du mal aux créations de Thaä... Toi comme moi... nous sommes ses enfants... La nature entière est son enfant... Je ne vois aucune femme impure ici... Je vois juste... je vois juste l'enfant de Thaä, je vois juste Sëya... une noble dame... belle, séduisante... avec un cœur pur... Je... je le sens... Je le sais... Je... Sëya... je...

Avais-je le droit de faire cela ? Étais-je seulement digne d'effleurer ainsi son corps ? Mais peu m'importait à ce moment là... Dans la ferveur de l'instant je me senti irrépressiblement attirée par ses lèvres et y posa les miennes. Je glissai alors ma main dans ses longs cheveux bruns et continuait de l'embrasser tendrement. Mes yeux se fermèrent, alors que j'appréciai la douceur de ce moment et je me frottai toujours plus contre elle, ne faisant presque plus qu'un avec elle.

Moi je voulais d'elle... peu importe de quelle manière, peut-être même toute entière, mon cœur voulait n'être plus qu'à elle à ce moment là... entièrement dévoué à elle.
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Mar 23 Fév - 22:17
Elle me parla d’une voix douce et pourtant forte. Ses lèvres s’agitant m’attiraient comme un aimant et puis… Et puis elle m’ambrassa tout en caressant mes reins et mon visage. Mon corps frissonna et mes yeux s’ouvrirent grand puis se fermèrent. J’avais un désir que ne cernais pas encore tout à fait. Je voulais de la douceur mais était-ce cette douceur que je voulais. Mes mains glissaient sur sa peau nue. Mon corps se blottit contre le siens tout en bougeant légèrement. Je ne vis pas la nuit tomber, je ne sentis pas mon désir monter crescendo. Tout ce que je savais c’est qu’elle était dans mon lit et qu’elle me voulait autant que moi je la désirais. Pourquoi Thaä m’infligeait ça ? Qu’importe, je savais ce que mon corps désirait et c’était elle. Ma main glissa doucement vers son intimité et je ne sais pas trop ce que je fis mais je le fis. Mon corps se cabrait à son contact. Nos corps s’unissaient tel deux aimants magnétiquement collés. Je ne voulais et ne voyais qu’elle. Elle était ma protectrice. Elle était devenue une partie de mon cœur mais c’était si rapide, trop rapide. Peut-être était-ce juste ma détresse qui parlait. Ou la fougue de la jeunesse. En tout cas mon corps s’unissait au sien en une danse sensuelle et torride. Mes lèvres ne voulaient plus quitter les siennes. Je crue percevoir une voix me murmurer de me libérer en elle. De lui faire confiance, de m’offrir à elle. Je ne me fis pas prier, loin de là. Mes mains la parcouraient sans vergogne. Mon cœur accéléra subitement, ma respiration devant sensuelle.

Qu’est-ce qu’on fait ?

Lui demandais-je timidement puis je l’embrassais à nouveau. Mes ailes s’étendirent de plaisir à ce contact. Je ne voulais pas que ça cesse. Bien au contraire. Mon corps s’unissait au sien dans une demande charnelle irrésistible. Peut-être était-ce à cause du viol ou était-ce tout autre chose. Ma mère ne l’avait pas mise sur ma route pour rien. Je me cabrais en sentant son parfum m’enivrer. Tout cela n’avait de sens. Tout cela était puéril et pourtant si mature ! Je voulais être sienne. Je voulais que nos corps ne fassent plus qu’un. Tant de désir. Mes larmes cessèrent de couler. Je retrouvais foi en l’humanité. Cette arcaëllienne me soignait par sa tendresse. Que dire, que faire ? Je lui appartenais pour une nuit ou pour la vie. Mon corps, chaud et désireux de plus, se frottait au sien. Je ne voulais absolument pas que ça cesse.
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Mar 23 Fév - 22:45
Plus rien autour de nous n'existait à présent. Plus rien. Tous mes sens étaient à présent focalisés uniquement sur elle et elle seule. Il n'y avait plus que Sëya et moi, dans la nuit, serrées l'une contre l'autre.

Je ne pouvais plus me détacher d'elle, je ne pouvais plus songer à rien d'autre qu'à elle. Pourquoi ? Je ne le savais pas... Même Thaä quitta mon esprit, mes parents, mes proches, tout disparu et ne laissa place qu'à elle et elle seule. Je sentais ses lèvres chaudes embrasser les miennes, les embraser même. Mon corps tout entier la réclamait, comme si j'avais perdu la raison.

Je senti sa main toucher mon endroit le plus intime. Je ne songea pas même à l'arrêter, bien au contraire. Même si cela m'avait surprise, mon corps en réclama d'avantage, mon cœur battant à tout rompre comme s'il allait éclater. Je lui rendis cette caresse en commençant à passer mes mains sur sa poitrine. Elle était chaude, douce, j'avais envie de m'y perdre est ma main décrivit tout le contour de ce vallon délicat.

"Qu’est-ce qu’on fait ?" me demanda-t-elle.

En guise de réponse je glissa finalement une de mes mains vers son intimité et massa doucement tout son corps, effleurant l'intérieur de ses cuisses meurtries. J'avais envie de faire passer cette douleur qu'elle ressentait là. j'avais envie qu'elle ne pense plus qu'à la douceur de ces caresses. J'avais envie que cela dure toute la nuit... ou peut-être même toujours. Tout était allé si vite, mais pourtant, pourtant je ne ressentais aucune culpabilité, aucune honte, aucun regret. Je savais désormais que ma vie était sienne. Je l'avais su depuis la première fois que je l'ai vu, depuis que Thaä l'avait mise sur ma route... moi, sa fidèle servante, je me dévouerai corps et à âme à sa fille. Et quand bien même... Tout cela à ce moment précis ne comptais plus vraiment. Il n'y avait que Sëya et moi.

Je veux passer toute la nuit avec toi. Je veux... qu'on partage ce moment ensemble... Est-ce que tu veux bien toi aussi ?

Finis-je par demander timidement.
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Mer 24 Fév - 7:48
Mon corps frémissait à son contact. Il se cabra quand elle glissa plus bas. C’était à la fois douloureux et doux, sucré et épicé. J’eus un gémissement entre plaisir et mal. Mon intimité avait été violentée et cela se ressentait encore. Mais, je savourais cet instant hors norme. Morianne était douce et tendre. Mes gestes furent plus précis, plus vifs. Tel un oiseau prenant son envol, je prenais du plaisir. Mes jambes se desserrèrent laissant à la mzékils l’accès à ma fleur. Mon corps brûlait de désir, de passion. Elle m’avoua vouloir passer la nuit avec moi et me demanda si je le voulais également. Je répondis en hochant la tête et en fusionnant mes lèvres aux siennes. Je souhaitais que ce moment dure à jamais. Je ne voulais plus quitter ses bras. Tout mon être vibrait en sa présence. Et, instinctivement, je sentais que c’était pareil pour elle. Enfin, j’espérais… Plus rien n’était. La pièce était plongée dans une douce obscurité qui ne me permettait de ne voir qu’elle.

Je soupirais et soufflais de plaisir. Mon corps bouillonnait et se cabrait. Elle était parfaite en cette nuit. Je gémissais de bien-être, soupirant d’allégresse. Tout cela était si beau, si pur. Nous étions unis dans un acte charnel des plus primitifs. Je ne voulais absolument pas que cela cesse. Quitte à ne pas dormir de la nuit, j’étais prête à m’offrir entière à elle. Juste elle. Personne d’autre. Pourquoi ? Peut-être parce qu’elle servait ma mère ou alors parce qu’elle m’avait sauvée. En tout cas, j’étais sienne en cet instant. Entièrement sienne. Dans ma plus simple tenue, je me frottais à Morianne en soupirant. Je venais de comprendre ce qu’était le bonheur. Le bonheur était dans les petites choses de la vie.

Mo… Morianne…

Murmurais-je alors qu’elle me donnait du plaisir. Son nom était poétique et fort. Je voulais qu’elle l’entende et qu’elle chuchote mon patronyme ainsi que des mots tendres.
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Mer 24 Fév - 8:34
L'entendre prononcer mon nom sembla déclencher en moi une vive réaction. J'étais comme rassurée par cette voix, timide pucelle que j'étais jusqu'alors ne comprenant pas vraiment ce qui se passait. J'étais légèrement effrayée par ce nouveau sentiment que je ne connaissais pas, mais sa voix me rassura, doucement mon corps se détendait pour se raidir une fois de plus à ses caresses, dans une intense sensation de plaisir, me mordant la lèvre inférieur pour ne pas gémir. Je laissa tout de même échapper un bruit étouffé.

Elle était si douce, cette voix qui me parlait, aussi douce que les souvenirs que j'avais de celle de Thaä dans mes rêves. Je n'avais plus peur à présent, j'étais débarrassée définitivement de cette gêne. A mon tour je susurra son nom au creux de son oreille.

Së... Sëya...

Le visage proche de son cou, j'humai son odeur. Elle était douce et agréable, je sentais mon corps y réagir et réclamer plus. Je collai ma tête contre sa nuque et respira silencieusement ce parfum délicat. Il n'avait rien à voir avec ce que j'avais l'habitude de sentir, c'était une odeur savante, délicieusement sucrée. Je m'en enivrais et je ne sais alors pour qu'elle raison mais j'avais envie de goûter cette odeur. Je passais alors mes lèvres sur son cou tendre et raffiné, puis ma langue sur sa peau délicate. Je senti ses poils se dresser, sa chair se tendre, ses muscles se contracter. J'étais comme un petit chat sauvage, lapant l'eau de la rivière à petit coup de langue.

Je continuai à être douce avec Sëya, essayant de ne réveiller aucune douleur en elle. Je contrôlai mon envie grandissante d'être plus intensive dans les soins que je lui apportai. Je n'y connaissais pas grand chose à ce moment là, aussi devais-je être prudente dans mes gestes.

Je la regardai à nouveau dans les yeux, dans cette pénombre qui me semblait douce et approprié à ce moment là. Je n'arrivai toujours pas à croire que tout ceci était réel, c'était comme un rêve, un rêve que je ne voulais pas se voir achever. Je voulais en profiter toute la nuit, profiter de son visage doux, de ses longs cheveux qui tombaient sur moi. Instinctivement j'étendais une aile et la courba au dessus de nous, nous couvrant, nous protégeant du reste du monde.

Je voulu lui dire à quel point je voulais la protéger, à quel point j'avais envie de rester à ses côtés, mais j'avais l'impression qu'il était encore trop tôt pour moi pour avouer cela. J'espérai cependant que mes gestes parleraient d'eux même.
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Mer 24 Fév - 9:28
Elle murmura mon nom d’une voix douce, rassurante et attirante. Mes gestes se firent plus précis, encore plus doux et plus rapides. Je voulais lui donner un plaisir incommensurable, la sentir frémir et pétiller. Je la regardais intensément, haletant légèrement sous ses caresses. Mon corps et mon âme semblait vouloir exprimer quelque chose de fort. Un gémissement langoureux s’échappa de mes lèvres entre-ouvertes. Je ne sentais plus de douleur, juste du bonheur. Le bonheur de se sentir aimé. Elle étendit une aile au-dessus de nous et je me sentis rassurée et apaisée par ce geste soudain et protecteur. Nouveau gémissement et mon corps se cabre. Elle est si précieuse soudainement. Comme un trésor empli de bijoux chers. Je ne sais pourquoi, mais mes lèvres se mirent à parcourir son corps nu. Je voulais sentir son parfum, goûter son plaisir. Ma langue s’échappa de ma bouche et commença à lui donner un certain plaisir. Tout cela était peut-être trop rapide mais, dans le fond, c’était le destin, non ? J’observais une certaine précaution dans mes gestes puis, me lâchant, je lui offris toute ma passion.

J’étais à nouveau face à son visage, j’avais embrassé son intimité avec la passion d’une péronnelle. Ma main se déposa délicatement sur sa fleur épanouie. Je sentais son plaisir, je sentais son désir. Le mien allait grandissant comme si tout cela était écrit quelque part. Je voulais de plus en plus me fondre en elle et ne faire qu’un. Ma vision se troubla puis revint. Etait-ce ça le plaisir charnel ? Est-ce que ça effaçait les maux de l’âme ? Sûrement car, je l’admets, je ne pensais plus aux quatre malandrins d’un peu plus tôt.

Même si cela allait beaucoup trop vite, c’était plaisant et revigorant. Je susurrais son prénom entre deux gémissements de plaisir. Maintenant je savais ce qu’était l’amour frappant.
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Mer 24 Fév - 9:48
Je la sentais, parcourant tout mon corps de ses lèvres, de sa langue. Chaque frôlement de son corps sur le mien, chaque caresse me procuraient toujours plus de plaisir. Elle en vint à embrasser ma fleur avec fougue, et j'eus du mal alors à me retenir. Je poussais de petite gémissement que j'essayai de faire taire... en vain.

Je sentais alors quelque chose venir en moi, quelque chose de puissant, une passion brûlant qui faisait de mon corps un sanctuaire de plaisir et d'amour. J'avais envie de partager cette douceur, j'avais envie de lui faire connaître ce même désir qui ne cessait pas. Je gémis encore une fois, prononçant son nom. Des larmes me vinrent au bords des yeux, et je me mis légèrement à gesticuler et à demander d'arrêter. Ce plaisir était si bon... je n'en pouvais plus. Mais en même temps que je disais d'arrêter, mon corps en voulait plus.

Haletante, émue par tant d'émotions et de plaisir, je fini par me pencher sur elle à mon tour et à parcourir tout son corps comme elle l'avait fait pour moi. Je prenais grand soin à être douce avec mes lèvres tout en baisant ses cuisses puis son intimité.

C'était étrange, je ne savais pas trop ce qu'il était bon de faire ou non, mais voyant Sëya y prendre du plaisir, je continuai à m'atteler à la tache avec douceur mais aussi avec un peu de ferveur. Je voulais qu'elle ne pense plus à rien d'autre qu'à moi, tout comme moi je ne pensais plus qu'à elle, à son bonheur.

Je senti finalement la chaleur à l'intérieur de mon corps appeler à plus caresse, plus d'intensité. Je la regardai alors dans les yeux, ma douce fille de Thaä, celle que je voulais protéger à tout prix, et sentant son désir brûler autant que le mien, je collai mon entre-jambe au sien. J'avais envie de sentir sa chaleur en moi, et j'avais envie qu'elle sente la mienne en elle. J'étais devenue folle... folle amoureuse au point de perdre le contrôle. J'étais à présent tout à elle.
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Mer 24 Fév - 10:30
Exultant de plaisir, je ne pouvais retenir des petits cris de bien-être. Décidément, je ne voulais pas que ça cesse, du moins pas maintenant. Des larmes de joie perlaient aux commissures de mes yeux, je murmurais le nom de Morianne. Mon corps en demandait plus, plus fort, plus vite. Mais la seule chose qu’il exprimait réellement c’était ce plaisir sans nom. Mes lèvres vinrent caresser les siennes, mon corps ondula contre le sien. Tout cela était parfait dans mon esprit embué par l’amour. Je sentais son désir se lier au mien.

Le matin arriva apportant le soleil. J’étais endormie contre mon amante de la nuit. Rêvant à ses caresses et ses baisers. Je souriais dans mon sommeil. Cette nuit était unique et parfaite, mon corps s’était tant exprimé à son contact. Je finis par ouvrir les yeux et je la vis, face à moi. Je glissais une de ses mèches derrière son oreille droite en murmurant son prénom. On frappa alors à la porte. Je mis le drap sur nos corps et dis d’entrer. C’était Älita, une esclave assez âgée. Elle nous demanda si la nuit fut bonne et si nous désirions prendre le petit déjeuné au lit.  

Bonjour älita, oui la nuit fut bien meilleure que ma journée et, non nous irons à la salle. Laisse-nous le temps de nous vêtir.
Bien, Maîtresse.

Répondit-elle en souriant. Personne dans cette demeure maltraité les esclaves. Après tout, ils étaient des arcaëlliens tout comme nous. Elle quitta la pièce en s’inclinant un peu. Je me tournais vers Morianne et lui souris doucement.

As-tu bien dormi ?

Lui demandais-je d’une voix douce et suave.
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Mer 24 Fév - 11:23
Le soleil filtrait doucement au travers de la fenêtre de la chambre, il vint caresser ma peau et à son contact, mes paupières commencèrent à s'ouvrir. Je senti une main passer dans mes cheveux et on chuchota mon nom. La voix de Sëya... Encore plus agréable que la lueur du petit matin caressant mes paupières, sa voix me fit sourire de bonheur alors que j'étais à peine consciente de ce qui se passait.

Quelqu'un frappa à la porte, je senti un drap s'étendre sur moi et quelqu'un entra dans la chambre. De plus en plus mon corps commençait à se réveiller. Lentement, doucement, je commençai à m'étirer et à ouvrir les yeux. La porte se referma et j'entendis à nouveau la voix de Sëya s'adresser à moi. Mes yeux pleinement ouvert, je pouvais apprécié sa beauté, son corps nu nimbée de la lumière du petit matin, arrivant derrière elle et la faisant paraître à moi comme une créature céleste descendue du ciel.

Je souriais avec tendresse, la mine légèrement fatiguée, mais les yeux étincelants de bonté. Je ne me souvenais même pas de m'être endormie, tout avait été si intense cette nuit, j'avais du tomber de fatigue et m'endormir s'en m'en rendre compte, enveloppée dans la chaleur et la tendresse que nous avions partagé. Je lui répondit finalement non sans lui avoir collé un petit baiser sur la joue.

J'ai bien dormi oui. Et toi ça va ?

Demandai-je avec douceur.
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Mer 24 Fév - 11:45
Elle me dit avoir bien dormi et je lui répondis que moi aussi. Je n’avais pas envie de m’extirper du lit tout de suite, je la pris dans mes bras et l’embrassais chaleureusement. Puis, me reculant doucement, je lui dis que nous devions descendre pour manger le repas du matin. Ma mère nous attendait certainement. Je soupirais doucement et m’étirais en poussant un grognement de bien-être puis me levais et allais dans la salle d’eau. Je fis une brève mais efficace toilette et enfilais une robe de satin verte. Une fois vêtue, je regardais Morianne et lui attrapais les mains où je déposais un baiser tendre.

C’était merveilleux cette nuit…

Lui dis-je à l’oreille dans un souffle. Je me sentais tellement bien en sa présence. J’allais ouvrir la fenêtre afin d’aérer la pièce. Le même oiseau que la veille se posa sur le rebord et chanta trois notes joyeuses avant de disparaître. Thaä approuvait notre union. Je souris stupidement, trop heureuse.

Je te préviens, il n’y a que de bons petits gâteaux le matin. Si j’ai bien compris tu craque sur les pâtisseries.

Lui dis-je avec un clin d’œil. Je m’assis sur le bord du lit le temps qu’elle fasse sa toilette et s’habille. Puis, une fois fait, nous descendîmes à la salle de repas. Ma mère adoptive sourit, amusée. Je tenais la main de Morianne dans la mienne.

La nuit fut-elle bonne, mes filles ?

Demanda la vieille mzékils en riant à demi. Je rougis, comprenant qu’elle avait dû nous entendre, cela sembla l’amuser un peu plus.

Parfaite, mère. Et la vôtre ?
Reposante !

Je souris et m’assis à la table. Le défilé commença alors. Eclairs au chocolat, gâteau de sésame à la banane, et bien d’autres sucreries appétissantes. Je pris un éclair et enfournais la bonne pâte dans ma bouche.
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Mer 24 Fév - 12:13
Sëya me promettant un petit déjeuner composés de nombreuses pâtisseries, j'allai rapidement à la salle d'eau me débarbouiller un peu. J'en salivais d'avance mais me senti un peu gênée d'avoir été ainsi percée à jour aussi vite mais hocha de la tête en guise d'affirmation.

Après une brève toilette je m'étais habillée prestement, Sëya fut probablement quelque peu surprise de voir que je ne possédait aucun sous-vêtements. A vrai dire moi même j'avais été surprise de la voir porter ces petites choses. J'étais à cette époque tout à fait étrangère à ce concept qu'est le port des sous-vêtements. J'aimai à me balader nue sous mes vêtements, fille de la forêt sauvage que j'étais.

Nous descendîmes les escaliers, ma douce amie me prenant par la main, et je rougi timidement et laissa faire. A vrai dire, j'étais contente qu'elle me tienne la main. Je trouvais cela à la fois charmant et rassurant. Je me surpris même à laisser mon visage se fendre d'un petit sourire satisfait.

Puis vint sa mère qui nous demanda d'air un taquin si nous avions passé une bonne nuit ? Avait-elle tout entendu ? Etait-elle au courant ? Je regardai la main de Sëya entourer la mienne. Si elle n'avait rien entendu, le fait de me tenir la main ainsi lui avait de toutes façons mis la puce à l'oreille. Je rougissais et fronça les sourcils, prenant ma mine renfrognée et faisant semblant d'être de mauvais poil, trop timide pour avouer ce que je ressentais vraiment.

Hum... oui... La nuit a été bonne...


Après ce moment de gêne je fini par me détendre un peu et quand je compris que nous étions dans la salle de repas, j'ouvris grand les yeux. Tout ce cortège de pâtisseries, toutes ces délicieuses friandises, là devant moi, qui n'attendaient qu'une chose : que je m'en délecte avec gourmandise. Voyant mon visage plein de surprise la bave légèrement couler de mes lèvres, Sëya avait surement du rire de cela. Je la vis croquer dans un éclair et très vite j'eus envie d'en faire de même.

Éclairs, gâteaux aux fruits, biscuits secs, je m'en régalai avec une léger manque de déconvenue. J'essayer de me contenir mais visiblement je n'étais pas très doué pour cela, mes manières, bien que contenues, pouvaient sembler un peu rustre pour des gens aussi civilisés que ne l'étaient Sëya et sa mère. Je m’exaltai de ce repas et m'exclama.

Vous avez vraiment de délicieuses choses dans votre maison. Est-ce que toutes les maisons comme les vôtres possèdent une telle nourriture ? C'est vraiment très bon.

Cela semblait un peu stupide à dire quand j'y repense, mais je voulais essayer de paraître un peu plus avenante que de coutume. La plupart du temps j'étais plutôt discrète et silencieuse, mais je me sentais d'humeur joviale en ce matin si radieux.
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Mer 24 Fév - 15:38
Morianne semblait en extase devant toutes les douceurs proposées au petit déjeuné. Elle engouffra certains de ces gâteaux avec un plaisir incroyable. C’était donc ça son petit défaut. La gourmandise du sucre. Je riais sous cape en la voyant s’épanouir devant le repas matinal. Lorsqu’elle dit que nous avions de délicieuse choses dans notre demeure, je ris un peu et eus envie de la prendre dans mes bras en lui disant qu’elle était mignonne. Elle posa une question à laquelle ma mère répondit en souriant.

Sûrement, bouche à miel.

Elle aimait taquiner les gens plus que tout, ma petite maman. Elle me jeta un regard qui voulait en dire beaucoup et sourit de plus belle. Elle mangea avec délicatesse un cake aux fruits secs. En voyant le regard épanouit de la druidesse, elle tapa dans ses mains et demanda des boissons. Jus de fruit, chocolat chaud, café sucré et j’en passe arrivèrent. Je me servis un jus de mangue bien épais et le dégustais silencieusement, ne pouvant me départir de mon sourire légèrement moqueur.

Les douceurs semblent t’apaiser, Morianne.

Dis-je en riant doucement et en poussant un plateau bourré d’éclair à la fraise vers elle. J’aimais la voir ainsi, un peu comme une enfant qui découvre le monde. Cela m’amusait au plus haut point. Mais je me posais une question. Elle était une bouche à sucre alors comment faisait-elle pour rester si mince ? Je haussais les épaules, après tout ça n’avait pas d’importance réelle.

Mère, pourrons-nous aller à l’académie ensemble ?
Oui mais le maître d’armes vous accompagnera, je ne veux plus qu’il t’arrive malheur.

Répondit-elle sur une touche triste. Puis son regard alla vers la mzékils et elle lui dit qu’elle avait bon appétit. Elle ajouta :

C’est plaisant à voir. Ma Sëya ne mange que comme un moineau généralement…

Ensuite elle se leva et quitta la pièce sans un mot de plus, digne et fière.
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Mer 24 Fév - 15:57
"Bouche à miel ?" me demandai-je. Sans doute était-ce une expression à elles pour dire que j'adorai les choses sucrées. Je souri d'un air gêné et fini par m'arrêter de manger. C'était bien la première fois que je mangeais autant, mais tous ces mets délicieux étaient irrésistibles.

Lorsque Sëya me fit remarque que les douceurs semblaient m'apaiser, je fis oui de la tête et lui lança un petit clin d'oeil à mon tour.

Oui j'avais un bon appétit, mais j'avais aussi beaucoup d'énergie à dépenser. J'étais du genre à ne pas tenir en place. La mère de Sëya finit par dire qu'elle mangeait comme un moineau. Je regardai mon amie d'un air intrigué et lui demanda :

Comment un moineau ? Tu manges des graines et des asticots ?

Bien évidemment c'était pour rire. Je savais bien au fond de moi que Sëya ne faisait pas ça. Je me mis à rire de ma propre boutade et me rectifia juste après.

Hum hum ! Ca serait drôle à voir quand même ! Hi hi ! Mais... hum... Pardon... soyons plus sérieuses...

Mais je n'arrivai pas à reprendre mon sérieux. Je me mis à rire de plus bel et regardait Sëya avec un brin de malice. Au bout d'un moment je fini par retrouver mon sérieux et mon expression changea quelque peu. Je fronça à nouveau les sourcils et fait cet air renfrogné caractéristique à ma personne.

Hum... Dis moi Sëya... Cette académie dont tu parles... Qu'est-ce donc ?

Demandai-je avec la plus grande candeur. Après tout je ne savais absolument rien de ce qu'était une académie, là d'où je venais, il n'y avait pas d'académie, le savoir était transmis à l'oral, ainsi avais-je bien hérité du titre de druidesse. J'attendais sa réponse avec un calme serein.

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Mer 24 Fév - 17:34
Son rire était cristallin et pur. Sa blague me fit sourire puis rigoler comme une idiote. Elle avait de l’humour mon amante. C’était bien. Elle me demanda ce qu’était mon académie. Je soupirais doucement et lui expliquais avec calme :

C’est une académie martiale pour apprendre à combattre et se défendre. Je ne suis pas encore tout à fait opérationnelle dans le domaine de Ge-Ban mais je progresse. Si tu veux, on peut demander à ma mère de t’inscrire à ma session.

J’avais conclu en souriant de toutes mes dents. Me levant, j’allais vers un petit meuble où était déposés plumes et livres ainsi qu’un encrier. J’informais Morianne qu’il était temps d’y aller. Je pris la direction de la sortie et fis aller chercher Yaslan. Le maître d’armes arriva en courant et en me disant que je n’étais pas raisonnable. Je lui demandais pourquoi.

Dame Sëya, vous êtes, encore, en retard à l’Académie…

Je haussais les épaules et nous nous mîmes en route. Sur le chemin je parlais de tout et de rien avec Morianne. Quand enfin nous arrivâmes devant l’académie martiale, Yaslan nous laissa et nous pénétrâmes dans l’enceinte du bâtiment. Je me dirigeais vers ma salle de classe où le professeur donnait déjà le cours.

Ah ! Mademoiselle Nazen, encore en retard…

Je m’excusais, faussement désolée et présentais la druidesse brièvement puis nous prîmes place dans l’amphithéâtre sans trop tarder. Le professeur reprit son cours lâchant tout de même un énorme soupir.

La classe que je préférais entre toutes était la pratique. Je m’entraînais avec Duslan, un jeune aracnor. Il était très doué et me mit au tapis plus d’une fois. Quand sonna la fin de la journée, Yaslan était dehors à nous attendre.
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Mer 24 Fév - 18:03
J'avais suivit avec intérêt les cours de la journée. Des cours sur les techniques martiales n'étaient jamais de trop, surtout pour une guerrière comme moi. J'écoutai avec attention l'utilisation des armes et l'art du combat... mais les cours d'histoire de la guerre me semblèrent bien ennuyeux... Je n'avais pas l'âme d'une stratège de surcroît. Au final j'avais passé le plus clair de mon temps à regarder Sëya sans vraiment écouter les cours.

Finalement la fin des cours sonna et je me senti libérée. On pouvait enfin sortir et quitté cet endroit refermé. Je n'aimais pas spécialement les lieux clos et fermés, et ce que j'aimai encore moins, c'est tout ce monde autour de moi. J'étais perdue dans ce monde qui n'était pas le mien. Aussi restais-je le plus clair de mon temps près de Sëya qui avait surement compris que tout ceci ne m'enchantait pas vraiment. Mais je devais faire avec...

A la sortie de l'académie je finis par soupirer et ronchonner alors que nous rejoignîmes Yaslan.

Hum... c'est donc à ça que ressemble les journées à l'académie... C'est... particulier...
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Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

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Mer 24 Fév - 19:52
Elle ne semblait pas avoir apprécié la journée. Elle me sembla même assez mécontente. Yaslan ne disait rien et marchait devant nous, j’en profitais pour prendre la main de Morianne. Je soupirais en sentant ses doigts contre les miens. Je lui assurais que je ne l’emmènerais plus aux cours. Lui souriant, je déposais un baiser sur sa joue pour lui redonner le sourire. Quelqu’un me bouscula et s’excusa. Je fis un signe de la main pour lui dire que ce n’était pas dramatique. Yaslan se retourna alors et nous vit nous tenant la main. Il leva les yeux au ciel et grogna. Il était contre les émotions, pour lui ça rendait faible. Je lui tirais la langue, taquine. Il haussa les épaules et regarda devant lui.

Nous arrivâmes devant le manoir Nazen et il nous fit rentrer avant de retourner à ses occupations. Je n’eus même pas le temps de le remercier. Je fis une moue boudeuse et entraînais Morianne dans ma chambre où je changeais de tenue pour quelque chose de moins encombrant. Un pantalon et un petit haut sans manche. Je m’étais changée devant mon amante sans pudeur.

Que veux-tu faire ?

Lui demandais-je une fois prête. J’avais envie de bouger, d’aller en ville mais je sentais qu’elle n’était pas à l’aise dans la foule alors je préférais lui demander. Je me tournais vers elle, un sourire radieux sur le visage. Une servante frappa alors à la porte et entra. Elle m’informa que le goûter était servi. Je souris en pensant aux sucreries qui nous attendaient en bas.

Viens !

Dis-je en prenant le bras de ma compagne. Je la fis entrer dans le petit salon où du thé et des biscuits nous attendaient sagement. Je m’assis dans un fauteuil devant la table basse et invitais Morianne à en faire autant. Je pris un petit gâteau au beurre et au miel avec une tasse bien chaude.

Sers-toi.

Lui dis-je en souriant bêtement.
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