L'Aube des Mondes
Bonne visite dans notre univers.

Une ceinture qui raconte beaucoup de choses [Solo]

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Jeu 31 Déc - 20:20
En fouillant dans mes anciens manuscrits, j’étais tombé sur une légende intéressante. Il était dit que Morloc l’Impur, ancien Dieu-Empereur du monde d’Arcaëlle était devenu un puissant esprit. Le livre devait avoir cent cinquante ans mais était en parfait état. Je ne me souvenais plus où je l’avais déniché mais quelque chose m’intrigua. Si l’ancien souverain du monde était devenu un esprit malin puissant, allait-il s’allier à Özan pour recouvrer sa puissance d’antan ? J’approfondis mes recherche un peu plus sur l’ancien monarque. Cette fois, ce fut une rumeur passant de génération en génération, une rumeur parlant d’une héroïque tahora volant un objet éminemment puissant à l’esprit. Intriguée encore plus, je décidais de me lancer dans une quête folle : trouver l’objet. Une ceinture selon les blablas silencieux des gens. Je ne savais quels en étaient les pouvoirs ni si je la trouverais. Elle avait était volée il y a maintenant cent ans et des poussières. La jeune voleuse devait être une grand-mère. Il y avait cependant un souci : par où devais-je commencer mon investigation ? Kaïl ? Les Cités Blanches ? Yban ? Assise dans mon fauteuil en velours vert, je fixais avec intensité une carte puis mes notes et enfin mon vieux bouquin. Alors que je pensais, on frappa à la porte deux coups secs.

Oui ?

Criais-je de façon bourrue et où ma mauvaise humeur était palpable. Timidement la lourde porte en chêne s’ouvrit laissant paraître un serviteur. Je l’observais, il inclina la tête.

Que veux-tu, Kiöl ?
Un arcaëllien souhaite s’entretenir avec vous, Ma Dame.
Fais le entrer… Dis-je en soupirant de façon lasse.
Oui, Ma Dame.

Il recula, ouvrit la porte un peu plus et laissant entrer un mzékils aux regard de braise et aux cheveux bleus.

Noble Dame Loumez, je me nomme Urfan Mzakner. J’ai ouïe dire que vous effectuez des recherche sur Morloc.
Cela se peut, Seigneur Mzakner. Mais, en quoi ça vous regarde ?
J’ai effectuais mon parchemin d’histoire antique sur ce personnage de l’Histoire. Je pense pouvoir vous être utile. Mais….
… Je suppose qu’il y a un prix. Le coupais-je sèchement.
En ce monde, tout à un prix, vous devriez le savoir en tant que commerçante.
Certes… Le prix de ces informations ?
Une monture. Pas n’importe laquelle, un bsurt mâle.

Je fis mine d’être contrariée et de réfléchir mais son prix était raisonnable en soi. Une monture ce n’est pas ce qui est le plus onéreux pour moi. Je portais mes mains croisées sous mon menton, le fixant avec force. J’acceptais le marché avec une condition, ses informations devait m’être utile.

Si ce n’est pas le cas, adieux monture !
Vous êtes dure en affaire, Ma Dame. Mais, j’accepte le pacte. Il fit silence et, s’en m’en demander l’autorisation, prit place dans un fauteuil face à moi. Ce mzékils, né il y a bien longtemps, était fasciné par les arts occultes, je suppose que dans sa mort ça n’a pas changé. Morloc l’Impur, comme on aime l’appeler de nos jours, a été banni du Royaume de Gar’Haz. Mais, sa puissance va grandissante. J’ai entendu dire et pu lire nombres de choses sur lui. Il aurait tué son premier fils car c’était un tahora. L’âme du nouveau-né ne reposa pas en paix. Il était cependant invisible aux yeux des arcaëlliens. Mais, Il fit à nouveau silence Il aurait hanté son géniteur. Même dans la mort. Mais tout ceci n’est pas dit pour rien. Quand Morloc est devenu esprit errant, il a d’abord hanté son palais avant d’en être chassé puis les forêts avoisinante puis un marais, je ne sais pas lequel. On raconte qu’Abby, son épouse ayant pris la fuite alors qu’elle attendait son troisième enfant, a eu une fille au cité blanche qu’elle nomma en l’honneur de son ancêtre : Keira. Cette tahora eut à son tour des enfants à qui elle inculqua la haine de Morloc et des Mzékils’Han. L’une de ses descendantes partit en « guerre » contre l’esprit de Morloc et, ne parvenant pas à annihiler l’esprit du Dieu-Empereur, elle lui vola un objet. De nouveau, il posa un silence. Puis il reprit. La ceinture abriterait l’esprit du premier-né de Morloc et Abby donnant ainsi à l’objet la force de rendre invisible quiconque la porte.

Cette fois il se tut pour de bon et m’observa. J’avais été aspirée par son récit. La capacité d’être invisible. J’étais preneuse. Cependant, tout ça ne me disait rien sur l’endroit où elle était. Je posais donc la question à l’historien. Il se mit à rire joyeusement.

Avec celle qui l’a dérobée, sur le continent de Ray’Bauz, dans l’ouest profond. Elle est dans un village perdu du nom de Köiran. Il sourit comme si tout cela était une évidence. Mon prix vous convient toujours ?

Je hochais la tête et appelais un serviteur afin que le mzékils choisisse sa monture. Je fix une crois à la plume dont l’encre était rouge sur la carte. J’avais une destination. Il me fallait trouver un navire en partance pour le continent de Ray’Bauz et, surtout, découvrir l’identité de la tahora car je n’avais pas pensé à le lui demander.

*** 3 jours plus tard***

J’avais enfin trouvé un bateau qui partait pour Ray’Bauz. Les Dieux soient loués. J’embarquais, seule et sans monture. Le prix était très élevé pour cette traversée et prendre ma bsurt m’aurait coûté un bras. Ainsi je partais seule avec pour amies mes armes. Sur les mers et océans tout se déroula plus ou moins bien. Nous essuyâmes trois attaques de pirates et deux attaques de pouzans. Mais, en fin de compte, j’arrivais entière au port de Maäl. Je fus soulagée de poser pied à terre même si dès le lendemain je devrais me mettre en route pour le dit village. Je choisis de louer un cheval de course pour faire mon trajet. J’allais devoir traverser le Mont du Fantôme Blanc pour aller au village. Cela ne m’effrayait pas mais je devais prendre une tenue chaude. Chose que je trouvais facilement.

A l’aube je montais en selle et partis vers mon destin. Je sentais que cette ceinture me revenait, je ne sais pourquoi. Après une semaine de périple dans les montagnes, j’arrivais devant le village. Il était protégé par une palissade, pas très haute, en bois et, depuis les tours de guet, des soldats montaient la garde. J’entrais dans le village après avoir mis ma monture aux écuries. J’errais des jours à la recherche d’une vieille tahora et des vieilles tahoras il y en avait ici. Sans trop susciter l’intérêt des gens, je demandais où se trouvait la descendante de Keira. Personne ne voulait me le dire sauf un vieux xen. A croire que c’était un village de vieux. L’arcaëllien, appuyait sur sa canne me dit :

Elle vit recluse dans une cabane en dehors du village et ne vient que pour faire ses emplettes. Suivez le chemin conduisant à la forêt du Gar’Uîl et vous tomberez sur sa demeure. Mais méfiance, malgré son âge avancé, elle sait se battre.

Je remerciais le xen en lui offrant une petite somme. La nuit allait tombée, je décidais de dormir au village avant d’aller voir la tahora.

Au matin, il pleuvait des cordes. Je pris ma monture de location et suivis le chemin indiqué. Au bout de quelques heures, j’arrivais devant une cabane tout ce qu’il y a de plus simple. Je sautais au bas de ma selle, une main sur mon pistolet, on n’est jamais trop prudent. Je frappais à la porte et on m’invita à entrer.

Que voulez-vous, jeune métisse ? Me demanda la vieille arcaëllienne ridée.
Des réponses….
Mentir est très vilain… Dit-elle d’une voix chevrotante
Je… Euh…
Ma fille, tu es ici pour la ceinture, n’est-ce pas ?
Ma ? Hein ?
Je reconnais toujours ceux de mon sang. Il y a de ça des années, ma fille eut un fils. Le plus beau bébé du monde. Hÿan. Quand j’ai retrouvé sa trace, il était déjà grand et avait eu lui-même un enfant, toi.
Je… Je ne vous suis pas … Dis-je, tombant des nues.
Ahah… Tu es mon arrière-petite-fille, Vÿdareen. Tu possèdes le sang des Tahora’Han.
Je… QUOI ?

La vieille tahora se leva avec la raideur d’un bâton. Elle alla vers une malle contre un mur et en sortit une ceinture aussi moche que repoussante. Elle la mit entre mes main puis alla s’allonger dans son lit et cessa de respirer. Elle avait attendu tout ce temps pour m’annoncer une bien étrange chose. Si j’avais du sang Tahora’Han alors… J’étais cousine avec la Reine Amalÿ… Par mes Dieux…. Je crois que je vais rentrer car là, j’ai mal au crâne.

***1 mois après***

J’avais eu l’occasion de voir mon père qui fut tout aussi choqué que moi d’apprendre nos origines. Mais il me dit que le passé de notre sang ne faisait pas notre futur.
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