Il était une fois dans...Bref !

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Mer 16 Déc - 16:38
Il s’avéra que j’avais le mal de mer et bien comme il faut. Pendant tout le trajet, j’étais restée la tête dans un seau, vomissant sang et trippes. Pâle comme un linge, les yeux vitreux, j’avais à peine entendu les moqueries des marins. Quand la vigie cria « Terre en vue », mon cœur s’envola de soulagement. Mais il restait encore deux bonnes heures à rendre ce que j’avalais. Lorsque le navire amarra au port et qu’enfin je pus poser pied à terre, mon corps sembla plus léger et reprit constance. J’étais arrivée à la capitale des Cités Blanches et, malgré ma vision trouble, j’admirais sa beauté simple et merveilleuse. Je décidais d’aller prendre un remontant dans une taverne. Lölö, quant à lui, n’avait pas souffert de la traversée. Il gambadait gaiement sur mes épaules, reniflant chaque odeur. Marchant d’un pas incertain, encore sous le coup de mon difficile voyage, j’arrivais, en titubant, devant une taverne. Semblable à une bois-sans-soif, je poussais la porte. M’approchant du comptoir, je commandais un chocolat chaud à la cannelle. Le tavernier eut un sourire un peu moqueur mais accepta ma commande. Après tout il était à peine dix heure. Restant accoudait au bois du comptoir, j’attendis sagement ma commande en repensant à Leylane. J’aurais peut-être dû lui dire au revoir… Je haussais les épaules, après tout, ce qui est fait est fait. Le tavernier, un humain rondouillard, me servit mon chocolat que je bue avec délice. Le prix qu’il m’annonça me fit m’étrangler. Une pièce d’or. Ce n’était pas donné… Je payais, en souriant et remerciant l’arcaëllien.

Après avoir passé une bonne heure dans la taverne, je sortis afin de profiter du temps clément. De fins nuages voilés un peu le soleil mais on sentait encore la chaleur de ce dernier. Lölö se lova contre mon cou et ferma les yeux. J’errais dans la ville, visitant les échoppes. Je repérais de belles armes et de beaux vêtements. Mais, par soucis d’économie, je n’achetais rien. Je me contentais de me balader innocemment. J’aperçus des enfants courir les uns après les autres. Ils devaient jouer à un jeu passionnant car l’un d’eux me rentra dedans.

S’cuse m’zelle !

Chantonna le gosse aux ailes grises. Je l’aidais à se relever en souriant doucement et lui demandant de regarder où il allait. Puis, je repris mon bonhomme de chemin. La journée passa sans que je ne songe à prendre un repas et le soir, mon estomac affamé, se chargea de me disputer. Je trouvais une auberge nommée « L’Enac ». J’y entrais d’un pas incertain et allais m’asseoir à une table loin de la porte. Le froid du soir était mordant. Je commandais une pièce de porc avec des pommes de terre sautés et des haricots verts aillés. En boisson je choisis une bouteille de liqueur de prunes rouges. Je retirais ma cape, la déposant sur le dossier de ma chaise et repoussais mes cheveux en arrière.

Une fois le dîner fini, je me contentais de boire lentement ma liqueur sucrée et douce. L’auberge était calme et peu bruyante, pour le moment. Je remarquais alors une statue grandeur nature d’une jeune tahora aux yeux vairons. Les couleurs chatoyantes de l’effigie de bois étaient agréables et douces. Ce devait être celle que l’on avait prise pour l’Elue des Dieux. Au Royaume, elle avait été la première Reine. Sage et bienveillante. On raconte qu’elle avait entretenue une correspondance avec le Prince Zack avant que ce dernier ne meurt mystérieusement. Enfin, ce n’était pas si mystérieux, la rumeur voulait qu’il se soit pendu.

Je priais silencieusement Thaä pour que quelqu’un se joigne à ma table, je commençais à m’ennuyer ferme.
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Mer 23 Déc - 22:38
Les voyages en bateau n'étaient pas une habitude de Rooker. Enfin, quelle habitude avait il désormais ?

Cela faisait quelques mois désormais qu'il souhaitait parcourir les différents royaumes à la recherche de travail et de nouveautés.

Mais une priorité s'était imposée à lui quand ne rentrant pas chez lui il avait récupéré les affaires de son défunt père. Dans un coffret nacré, il avait trouvé un artefact, coffret selon cela mère qu'il avait ramené d'une campagne avec son régiment. Il avait donc décidé de partir vers les Cités Blanches, ou un groupe de Keï-Kans avait élu domicile depuis déjà de nombreuses années. Il lui fallait une expertise précise de l'objet et des deux gemmes qui l'accompagnaient afin d'en connaître l'état, et si le tout était encore utilisable.

Voilà donc pourquoi il avait pris place dans ce navire en direction de l'île du sud-ouest, sans trop vraiment savoir à quoi s'attendre. Et il fallait dire que le trajet n'avait pas l'air simple pour tout le monde. En effet, une mzekils avait passé le trajet à vider son estomac par la bouche et les hommes d'équipage ne se cachaient pas pour se moquer d'elle. Rooker, lui rester en dehors de toute cette agitation, la sociabilité n'était plus tout à fait son fort, et il n'était désireux de se joindre aux railleries. Il resta donc pensif mais attentif tout le long du voyage. Quand enfin la terre fut a porté de vue, il se perdit a admirer les bâtiments dressés devant lui et qui grandissait à mesure que le navire s'approchait. Cela n'avait rien à voir avec ce qu'il connaissait auparavant, et il fallait dire que ce qu'il voyait était à la fois simple, beau et impressionnant.

Mais une fois à terre il ne perdit pas trop de temps à s'émerveiller et se mit en quête de ce qu'il était venu chercher. Il prit donc la direction d'une rue commerçante en s'intéressant partiellement aux enseignes d'armement. Il entra dans plusieurs boutiques, demandant au commerçant s'il avait des informations sur les Keï-Kans et la plupart ne lui apprirent rien, certains même lui répondant sans cacher le mépris qu'il éprouve pour ces personnes. Le Tahora ne s'arrêta pas là pour autant. Il entra finalement dans une boutique, qui ressemblait plus à un antiquaire qu'à une boutique d'armes, toute sorte d'objet étant exposés un peu partout. Rooker se dirigea vers le petit comptoir au fond de la boutique, où se tenait un petit homme ont l'air un peu sage avec des lunettes rondes qui pendaient au bout de son nez et qui semblaient pris dans l'étude d'un parchemin assez ancien. Le jeune homme se racla légèrement la gorge et se décida donc à prendre la parole.

- Excusez moi, j'aurai besoin de quelque renseignement.

En entendant sa propre voix et aux vues de la réaction du vieillard, qui avait failli faire un bond en arrière en voyant l'homme en armure devant lui, le Tahora senti qu'il avait oublié quelque chose. Il prit alors conscience de son heaume, toujours posé sur sa tête et s'empressa de l'enlever.

- Pardonner moi, j'oublie parfois que je le porte.

Le petit homme soupira alors de soulagement et afficha finalement un sourire amical.

- Allons allons, ce n'est rien. Dites-moi, en quoi puis je renseignais un valeureux guerrier comme vous ?[/i]

*Valeureux ? tu parles* pensas Rooker, n'oubliant jamais d'où il venait. Mais il ne laissa rien paraître et reprit.

- Je recherche un groupe de Keï-Kans qui vivrait non loin d'ici et que j'aimerai rencontrer.

Le marchand perdit alors peu à peu son sourire et fronça les sourcils comme pour mieux cerner les intentions de son interlocuteur.

- Eh bien, ma foi, j'en ai bien entendu parler, mais je ne saurai quoi vous dire à leurs sujets, pourquoi voudriez vous tant les rencontrer ?[/i]

Le jeune homme eut un sourire en coin et sortit, de son petit sac, accrocher à sa jambe , un coffret qu'il déposa sur la table et l'ouvrir en direction de la veille homme. Celui-ci en découvrant son contenu écarquilla légèrement les yeux tout redressant ses lunettes devant ces derniers.
Il tendit ses mains et sortit avec délicatesse un pistolet a gemme. De très bonnes factures, composé d'une crosse en ivoire blanc sculpté qui rejoignait un canon de taille moyenne en acier. Dans le coffret se trouvaient également deux gemmes de diamants. Il le regarda sous toutes ses coutures, le retournant dan tous les sens et l'empoigna en visant comme pour en vérifier l'alignement du canon.
Rooker posa sa main sur l'arme et la récupéra avec délicatesse pour la reposer dans son coffret.

- J'ai besoin d'une expertise et s'il le faut d'une remise en état. Voilà pourquoi je veux rencontrer ces personnes.

Le vendeur n'avait pas quitté l'arme des yeux puis, comme s'il sortait d'un songe, il secoua la tête et se redressa vers son interlocuteur.

- Vous avez frappé à la bonne porte. Revenez demain, en début d’après midi, vous aurez ce qu'il vous faut.[/i]
Le Tahora sourit alors, referma le coffret et le rangea dans sa sacoche.
Il remercia l'antiquaire, s'équipa de son heaume et se dégageait de la boutique. Il lui fallait maintenant trouver de quoi s'occuper en attendant le lendemain ainsi qu'un endroit ou manger et se loger durant la nuit.

*Quoi de mieux qu'une visite des lieux en solitaire * se dit il.

Ainsi, la journée passa, il découvrit la splendeur de la ville, son architecture somptueuse et vin assez vite le moment de se trouver un logis.
Il s'arrêta alors devant une auberge dont le nom ne laissait rien transparaître à son avis, mais tant qu'elle n'était pas bondée, ça lui suffisait.
Il entra sans trop attendre et fut quelque peu surpris du silence qui s'installa. Enfin le silence, était presque déjà la quand il ouvrit la porte, mais pas tous les regards tournés vers lui.

*Il va vraiment falloir que je pense à ne plus vivre constamment avec ce foutu casque* pensa alors Rooker qui l'enleva doucement, le tint entre son bras gauche et ses cotes et dévoila un visage frais et amical a l'assemblée.
Tout le monde s'empressa de se remettre à ses petites affaires sans broncher et en balayant la salle du regard, le tahora fut surpris de retrouver l'un de ses compagnons de voyage nautique. la jeune Mzekils se trouvait là, seul à une table à l’écart.

*Aller, bouge toi un peu et essaye au moins de discuter, tu va pas rester un de ses aventurier solitaire qui ne jure que par eux. Et puis de la compagnie ne fait pas de mal, rien ne t'oblige à crée une amitié sincère.* Il jura intérieurement contre cette prise de conscience puis se résigna et se dirigea vers la jeune femme.

Une fois à sa hauteur, il faillit tourner les talons, quelque peu déconcerté par le fait de ne savoir comment engager la conversation, mais tins bon face à son esprit fuyard et, après quelques secondes de blanc, pris la parole.

- Bonsoir, ôtez-moi d'un doute, mais vous étiez bien vous aussi sur le navire arriver ce matin ? Je crois me souvenir que la traverser fut quelque peu mouvementé.

Maintenant qu'il en parler, maintenant qu'elle avait la tête hors de son seau et des couleurs sur son visage il pouvait la regarder plus en détail. C'était une belle jeune fille aux cheveux bruns, des yeux sombres mais perçant et des lèvres assez sensuels. A ces penser, il remarqua qu'il la dévisageait quelque peux et baissa les yeux sur la chaise devant lui tout en aillant une légère gêne.
*Imbécile, t'à l'air $*ù dès le premier contact.* A cette pensé il décida de reprendre un peu de prestance et posa sa main libre doucement sur la chaise tout en relevant les yeux vers la jeune femme.

- Puis-je me joindre à vous ? Sauf si vous attendez quelqu'un bien sûr.

Il ne savait pas si le mieux était qu'elle accepte ou qu'elle l'envoie balader.
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Jeu 24 Déc - 15:44
L’estomac de nouveau à la bonne place, je me sentais on ne peut mieux. Il fallait que je trouve la plante qui combat le mal de mer. Assise sur ma chaise, je faisais tourner le liquide rouge dans le verre. Je ne prêtais aucune attention à mon environnement, bien trop obnubilée par ma boisson. Je sentais naître sur mes lèvres un sourire amusé et enfantin. Je relevais soudainement la tête quand un silence plus que gênant s’installa dans la taverne. Je remarquais alors l’arcaëllien venant d’entrer. Quand il ôta son masque, les conversations reprirent bon train. Cessant d’observer l’inconnu, je portais mon verre à mes lèvres gourmandes. Je remarquais à peine que l’inconnu se dirigeait vers ma table, lorsqu’il me parla j’eus un sursaut de surprise. Je rougis jusqu’aux oreilles comprenant qu’il m’avait vu rendre tripe et boyaux tout le voyage. Je hochais la tête pour toutes réponses, bien trop mal à l’aise pour parler de vive voix. C’était bien ma veine, j’allais devoir converser avec un arcaëllien qui m’avait vu chétive et malade. Moi… La fille de Thaä. Je soupirais discrètement et bue une autre gorgé de liqueur. Je sentais qu’il me dévisageait, ce qui me fit encore plus rougir, si cela est possible. Il finit par me demander s’il pouvait prendre place sur la chaise face à moi.

Je vous en prie, faites. Dis-je d’une voix douce comme le miel. Sëya, c’est mon prénom. Et vous ?

Sobre mais efficace. Je donnais mon patronyme sans trop me méfier de lui, peut-être aurais-je dû avec l’histoire des adorateurs d’Özan…. Qu’importe, c’était fait. Je levais le bras et un serveur vint vers moi. Je commandais un second verre et une autre bouteille de liqueur. Le silence s’installa entre nous le temps que la commande arrive. Une fois qu’elle fut déposée sur la table, je servie mon invité en le gratifiant d’un sourire joviale.

Vous êtes de passage ?

Demandais-je plus par politesse qu’autre chose. J’évitais de le regarder, je ne sais pourquoi je me sentais intimidé par l’arcaëllien face à moi. J’avais le sentiment qu’il avait déjà vécu mille vies. De nouveau, je coinçais mon verre entre mes doigts et le portais vers ma bouche. Le liquide sucré soulagea mon anxiété. J’avais gardé en souvenir, dans un de mes sacs, le collier blanc qui m’avait été attribué lorsque je devins esclave. Certains penseront que c’est stupide. Mais, il ne faut jamais oublier son passé. Jamais. J’observais la salle et mon regard tomba à nouveau sur la statue de l’Enac. Elle avait dû avoir un sacré courage cette tahora tout de même. Elle avait, quand même, tué le Dieu-Empereur. C’était il y a plus de deux-cent ans. C’était un peu grâce à elle que le monde était tel quel.

Vous êtes d’où ?

Demandais-je soudainement à l’inconnu, pour combler le silence. Je souriais amicalement, sans mauvaise intention. La porte s’ouvrait et se fermait régulièrement, laissant entrer ou sortir des gens.
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Lun 28 Déc - 13:57
La jeune femme l'autorisa à s'asseoir d'une voix douce, ce qui ravie quelque peu le Tahora qui l'afficha par un léger sourire en coin, qui s'empressa de faire disparaître.
Elle lui offrit aussi son nom, qui lui était inconnue, ce qui était normal, il n'avait pas eu de contact avec le monde extérieur à sa prison depuis bien longtemps déjà.
Rooker lui répondit alors son nom tout en prenant place sur la chaise, face à elle.

- mon nom est Rooker dit-il, posant son heaume sur la table.
Il ne voulait pas en dire plus pour le moment. Avouer à une presque inconnue qu'elle avait en face d'elle un ancien prisonnier gladiateur n'était pas la meilleure solution et nul doutes que son patronyme aurait aiguiller Sëya en ce sens. Ce qui était peu-être le cas déjà avec son prénom.

Tandis qu'il réfléchissait à cela, la Mzekils prit commande d'une bouteille identique ainsi que d'un second verre pour lui. Un silence pris alors place et ne fut brisé que lorsque le serveur revins avec la dite commande et que Sëya servit au tahora la liqueur, un sourire chaleureux aux lèvres qu'il rendit pour toute réponse avec un léger hochement de tête comme pour entamer une révérence.
Elle lui demanda alors la raison de sa présence ici, ce qui n'arrangea pas Rooker sur le début de conversation. Il ne pouvait dire a quelqu'un dont il ne connaissait rien qu'il n'était là que pour faire expertiser une arme par des téchnomancien, qui, pour la plus grande partie du monde, étaient vus comme des hérétiques. Mais mentir n'était pas pour autant une solution, certaine personne arrivait parfois à ressentir quand quelqu'un ne donnait pas la vérité. Il tenta donc de répondre tout en restant quelque peu évasif.

- Oui, j'ai fait le voyage jusqu'aux Cités afin de recevoir des informations concernant un objet en ma possession dit-il, avant de prendre une gorgée de liqueur, qui, à son gout était légèrement trop sucré, mais bon, la boisson n'en était pas moins délicieuse.
Il reprit donc.

- Je dois rencontrer un groupe d'érudits de la question dans la ville demain.

Il faisait tellement attention à ce qu'il disait qu'il n'avait pas pensé à reposer la même question et ne s'en était pas rendu compte. Ce qui eu pour effet de laisser le silence s'installer à nouveau, mais la jeune femme reprit alors la parole, pour lui poser à nouveau une autre question. Elle lui demanda ses origines. Là encore, trop d'information aurait pu faire défaut au tahora, qui espérait que sa réputation n'était pas connue de trop de gens  et qu'elle ne ferait pas le rapprochement entre son nom et sa ville d'origine.

- Je suis un ancien habitant de la Principauté. J'y ai vécu pour le moment toute ma vie, si l'on peux dire, mais c'est désormais terminé. Et vous, dite moi, d'où venez-vous ? Et qu'est ce qui vous à pousser à effectuer un voyage aussi éprouvant pour venir ici ? Demanda-il finalement en retour. Il bu à nouveau dans son verre et afficha un sourire amical.

Il espérait simplement que la jeune femme n'était pas en liens avec le gouvernement de la Principauté. Lui qui avait réussi à vaincre l'arène, n'aurait surement pas fini de voir défiler les chasseurs de primes et autres assassins payés pour le faire taire à jamais.
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Lun 28 Déc - 14:23
Il me sembla bien évasif dans ses réponse, mais après tout ce qu’il faisait ici ne me regardais pas plus que ça. Je souris amicalement au tahora et bue une petite gorgée de mon breuvage. Par chance, il ne semblait pas bien bavard, ainsi il ne demanderait rien sur mes origines. Avoir été esclave n’était pas le genre de CV que l’on voulait montrer au premier venu. Tout comme moi, il était issu de la principauté mais, à ce que je compris, l’avait fui. Une dette ? Ou autre chose… Cela n’avait guère d’importance au final, moi je ne faisais que visiter le monde. J’avais choisi les Cités Blanches pour son histoire intrigante. Enfin surtout celle de l’Enac. Née Mélinda Warren, morte Mélinda Tahora’Han. Elle avait changé sa vie et celle de bien des gens. Je revins à la réalité lorsqu’il me posa une question.

Je… Heu… Vous allez rire, ou pas… Je suis de la Principauté mais je suis juste en voyage. Histoire d’en apprendre plus sur le passé du monde. Je suis fascinée par l’Enac. Je désignais du menton la statue de bois. C’était une sacrée tahora.

J’avais parlé avec le cœur et le cœur est toujours franc. Je passais une main sur mon cou, comme si mon collier était toujours là entravant ma vie. Je n’avais pas réussi à perdre cette habitude déprimante. Il m’arrivait même parfois de me sentir encore esclave. De rêver à cette période ni sombre ni clair de ma vie. En devenant esclave j’avais certainement échappé à pire. Mon regard se perdit dans le vide un court instant. Je soupirais tristement et revins vers Rooker. Je me demandais s’il pouvait sentir que j’étais une gamine encore. J’arquais un sourcil en voyant du mouvement sur ma droite.

La taverne était devenue un peu plus bruyante et vivante. Elle était bondée de monde. Certains chantaient, d’autres buvaient sans soif. Des éclats de voix augurèrent une bagarre future. Non loin du comptoir trônait un espèce de piano et d’autres instruments. La porte s’ouvrit et des saltimbanques se dirigèrent vers les objets musicaux. Ils s’installèrent et commencèrent à jouer des musiques joyeuses et entrainantes.

Alors que je regardais l’orchestre, je sentis une main se poser sur mon épaule gauche. L’odeur de vinasse n’augurait rien de bon. Je tournais la tête et me trouvais nez à nez avec un xen édenté se passant la langue sur les lèvres.

Eun dance princesse ?
Heu…Non…
Alors vient dans m’lit jvais te faire crier d’plaisir !

Là, s’en était trop. J’attrapais mon épée et la glissais entre les jambes du malandrin. J’appuyais un peu le tranchant sur ses parties et le menaçais de la lui couper s’il osait encore s’approcher de moi. Le bougre se pissa dessus et prit la fuite.

Pourquoi les mâles pensent-ils avec leur mandrin ?

Me demandais-je à voix haute en repensant à celui qui avait eu le pénis un peu mal mené par Leylane.
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Jeu 7 Jan - 0:04
Rooker fut parcouru de frissons à l'écoute de la réponse de son interlocutrice. Devait-il se méfier d'elle ? Ou était-elle simplement une voyageuse comme elle le prétendait?

*Elle semble sincère et puis si je pars maintenant, elle se doutera de quelque chose. Allons, reste calme* se dit-il. De toute manière, si l'occasion venait, il saurait se défendre.

Il se détendit alors et jeta un regard à la statue qu'elle lui avait tout juste désigné.

- Un exemple pour beaucoup dit-il pour toute réponse.

Il resta à la contempler un instant, se perdant dans ses pensées. C'est alors qu'une voix le ramena à la taverne et il se tourna en direction de Sëya. Un xen, quelque peu alcoolisé aux vues de sa posture titubante, arguait la jeune femme de venir danser et suite à son refus l'invita à rejoindre sa couche. La réaction de la Mzekils ne se fit pas attendre. Sa lame glissa pour se loger sous les parties intimes du pilier de bar. Un sourire en coin se dessina sur les lèvres du tahora, amuser de la situation et faillit même lâcher un petit rire quand le xen rebroussa chemin, terrifier.
Il le regarda s'éloigner et rejoindre une table, puis reporta son attention sur sa comparse qui se demanda alors la raison de tel agissement, qui apparemment lui semblait quelque peu familier.

- Si je puis me permettre, la généralitée n'est pas vraie. Certain d'entre nous sont encore assez éduqués et capable de côtoyer des femmes sans pour autant chercher à les séduire ou du moins, finir la nuit avec elles lui répondit-il. Et bien évidemment c'était sont cas.

Même si les femmes avaient toujours été ça plus grande faiblesse, l'éducation qu'il avait reçue de son père et les années passées en prison l'avait grandement assagis et rendu plus froid à ce genre d'interaction.

- En tout cas, vous manier votre lame avec une précision hors pair, bien rare chez de simple voyageurs ajouta-il, une pointe de questionnement et de méfiance dans la voix. Peut être était-elle bien là pour lui.

*aussi tôt? les dirigeant de l'arène se seraient préparés à l'avance à mon éventuelle sortie réussite? Peu probable et puis, après tout, c'est moi qui suis venu à elle, et non l'inverse* pensa-t-il.

Il sortit de ses pensées quelque peux confuses et pris à nouveau la parole.

- Mais j'espère que vous savez aussi bien menacé de votre épée, que combattre avec, parce que je ne pense pas que nous en allions finit avec notre ami lança Rooker tout en désignant du pouce une table à sa gauche, quelque peux en retrait.

Le xen avait rejoint quelque compagnon à qui il tenait des propos - que le tahora n'entendait pas dans tout ce brouhaha qui englobait l'auberge - tout en regardant la Mzekils avec insistance, désignant plusieurs fois leur table sans trop s'en caché.
Le jeune homme pris doucement une gorgée dans son verre, affichant une attitude calme, mais restant pour autant bien attentif aux agissements de la petite bande. Aller-ils en venir aux mains ou aux armes ? Ou bien l'alcool leurs permettaient elle tout de même de rester réaliste quand au risque que cela pouvait entraîner ?
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Jeu 7 Jan - 8:48
Lui aussi trouvait que l’Enac était un exemple pour nombre de gens. Après que le xen soit partie, il m’assura qu’il existait encore des arcaëlliens de bien. Je haussais les épaules, les deux seuls à qui j’avais eu affaire avaient pensé avec leur troisième jambe. Il sembla surpris de mon bon maniement de l’épée. Que pouvais-je répondre sans révéler que j’avais était esclave ?

Ma… Maîtresse me forma par le passé puis mes parents d’adoption…

Je ne pouvais faire autrement que dire la vérité, après peut-être l’entendrait-il autrement. Je tournais la tête vers la table du malandrin qui me pointait du doigt faisant rire ses camarades. Pas un rire amusé, un rire malsain. Il avait un projet pour moi et il n’était pas bon pour ma personne. Je bue quelques gorgée de liqueur, qu’ils viennent je leur ferais passer le goût de faire du mal à une arcaëllienne.

Certains mâles n’apprennent pas de leur erreur apparemment….

Murmurais-je pour moi-même. Par chance il était interdit d’user des armes dans la taverne. S’ils venaient j’userais des poings. Je soupirais, décidément, je n’avais guère de chance dans ce monde. Pourtant je n’étais pas spécialement jolie et avait une petite poitrine. Et, surtout, je n’étais pas encore adulte. Je secouais la tête et revint à Rooker.

Vous supportez bien les voyages en mer ?

Demandais-je sans trop savoir quoi dire d’autre. Je soupirais doucement, que pouvais-je dire à un inconnu ? Je n’allais pas lui raconter ma vie. Encore moins lui parler de ma mère. Lölö était sur la table, endormi.
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