[RP] Cela doit cesser (Part II : Action !)

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Dim 15 Nov - 17:06
Cela faisait plusieurs heures déjà que Dorian galopait en direction d’Ytuilë en compagnie de Lounäer. Ce Lupan, sous la recommandation d’une marchande, avait accepté de l’accompagner pour une mission en échange d’une récompense bien sûr. Accompagné de ses deux bsurts et muni de l’endroit où se trouvait un passage pour accéder au QG de ce groupe de bandits, cela allait être un jeu d’enfant, Dorian en était persuadé ! Midi commença à venir, le cheval du ménestrel devint de plus en plus bruyant de même que le ventre de Dorian, il était grand temps de faire une pause. Après avoir bridé son cheval contre une branche d’arbre du sentier dans lequel il se trouvait, Dorian pria Lounäer de faire de même et de s’assoir pour manger un peu. Le jeune homme sortit un morceau de viande séchée et, voyant le Lupan le regarder manger, en découpa un bout avant de lui donner. Dorian sortit ensuite une gourde dont il bu le contenu avant d’aller vers son cheval pour lui humidifier le museau. Une fois fini, il la tendit au Lupan en lui précisant gaiement que ce n’était que de l’eau avant de s’étirer.
-Nous devrions arriver dans un peu moins de deux heures, dit Dorian à l’homme-loup. Une fois arrivé je t’inviterai dans de meilleures conditions et nous pourrons parler de stratégie toi et moi.
Le Lupan acquiesça. Dorian, rassasié, rangea prestement ses affaires et se remit en selle.
Le voyage lui a semblé moins long qu’à l’aller si bien qu’une fois arrivé à Ytulië, il mit sans plus attendre son cheval à l’écurie, de même que les bsurts, et invita son compagnon chez lui.
La maison de Dorian était assez extravagante mais surtout très bordélique ! C’était une petite maison de bois dotée de deux pièces séparées par un petit mur. Dans la pièce de vie, bon nombre de tableaux, de papiers, de sculptures siégeaient de manière aléatoire, malgré un mobilier pour le moins rustique et peu riche. Quelques cartes traînaient çà et là, une bibliothèque dans un coin semblait bien remplie mais en bazar, et enfin une petite cheminée se trouvait en face de la table près de l’entrée, une casserole fixée sur le dessus et des tonneaux de sels à ses côtés. Derrière le mur se trouvait une pièce encore plus petite dans laquelle on avait disposé un lit, une armoire et un petit coffre. Il ne fallait pas plus au ménestrel pourtant d’apparence noble pour vivre.
-Bienvenue chez moi Lounaër, s’exclama chaleureusement Dorian à son nouvel ami. Fait comme chez toi ! Souhaiterais-tu manger un morceau ou boire quelque chose avant que nous discutions de la mission ? Lui proposa Dorian.
Le Lupan semblait confus et surpris d’un tel accueil dans ces lieux, si rustiques soient-ils. Devant son approbation, Dorian le convia à s’assoir et apporta sur la table un pichet d’eau, deux verres et fit chauffer la soupe au lard qui mijotait dans la marmite.
-Merci, lui dit le Lupan droit dans les yeux.
Le ménestrel vit que cela n’était pas un merci en l’air, et qu’il ne devait pas le dire souvent, encore moins à un humain !
Un moment de silence s’installa entre les deux protagonistes. On entendait des gens rire dans le village, ce qui mit de bonne humeur Dorian
Une douce odeur de lard vint chatouiller ses narines, de même que pour Lounaër Dorian le vit dans son expression. Il apporta la soupe dans des assiettes et rompit le pain avant de le tendre à son ami. Ils mangèrent en silence et avec un appétit non caché. Une fois fini, Dorian lui expliqua son plan et les informations dont il disposait. Le Lupan hocha la tête après chaque chose importante et, quand il prit une mine étrange, Dorian n’hésita pas à lui réexpliquer plus clairement.
-Bien ! Maintenant que les choses sont claires, il ne reste plus qu’à attendre que le soleil se couche.
Dorian n’avait vu personne de suspect pendant leur arrivée ce qui était plutôt bon signe, se faire démasquer tout de suite ferait complètement tomber leurs plan à l’eau ! Quoi qu’il en soit le soleil n’allait pas tarder à se coucher. Dorian malgré lui éprouvait une certaine joie à l’idée de détruire cette gangrène qui pèse sur Ytulië…
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Sam 28 Nov - 19:31
Le calme plat. Une fraîche brise vint s’abattre sur la joue de l’homme encapuchonné. Il était adossé sur le mur d’une écurie. Dehors, aucun son hormis celui du vent ce faisait entendre. La lumière des rayons lunaires créaient une atmosphère quelque peu lugubre dans le village. Dorian expira longuement, laissant de la vapeur sortir de sa bouche. Il faisait froid.
Satisfait, il claqua des doigts et une silhouette humanoïde quelque peu courbée sortie d’un recoin et entra dans l’étable, avant de ressortir muni de laisses au bout desquelles étaient attachés deux bsurts qui s’efforçaient de faire le moins de bruit possible. Les deux protagonistes et leurs animaux s’élancèrent au plus profond du village, dans les « zones sensibles » situées en bordure extérieure. Là un grand bâtiment légèrement en retrait se dessinait, quelques fenêtres laissaient échapper de la lumière de même qu’un léger bruit, faisant penser à des éclats de rire. Dorian en fit le contour vers la droite suivi de Lounaër en évitant la porte d’entrée gardée par un brigand. Le lupan aperçu grâce à sa vision plus développée une porte cachée que lui avait révélé sa source : elle était implantée dans le sol même et menait vers un sous-sol où était planquée toute sorte de marchandises normalement interdites. Dorian, encapuchonné, passa le premier. Une fois à l’intérieur, il vit des hommes en train de faire le ménage, d’empiler des caisses, de faire des comptes et de jouer aux cartes. Quelques uns se tournèrent vers lui mais la plupart ne lui prêtèrent pas attention. Dorian examina les lieux : deux jouaient aux cartes, deux autres empilaient, un tenait une feuille dans la main et un autre balayait en râlant.
-T’es qui toi ? Grogna celui avec le papier. Un nouveau ?
-Ouais. Marmonna Dorian. Je viens aider.
Il s’approcha lentement en direction de l’homme. Celui-ci haussa un sourcil mais ne paraissait pas méfiant. Le ménestrel arriva à sa hauteur.
-T’es en retard. Bouge ton cul et commence par ré…
Il ne pu finir sa phrase. Dorian, profitant de l’effet de surprise, avant dégainé une lame et lui avait planté dans la gorge, visant la carotide. L’homme agrippa Dorian faiblement à l’avant bras avant de retomber sur le sol dans un gargouillis sinistre. Il prit sa lame par la pointe et visa la nuque de celui qui balayait. La lame se planta légèrement en dessous de l’endroit visé par Dorian, ce qui le fit tomber, par peur, mais ne le tua pas. Les bandits, sur le qui-vive, se levèrent et commencèrent à dégainer, ne revenant pas qu’un traitre se trouvait là, dans leur sous-sol pourtant caché. Dorian empoigna son arbalète chargée et visa un des deux qui jouait aux cartes : mort sur le coup, le carreau fiché en pleine tête. Dorian dégaina sa lame courte, siffla une fois et chargea le second bandit. Après quelque coup d’estoc, il entendit Lounaër s’élancer en direction du dernier voleur qui, surprit, ne fut rien de plus que tué. Le dernier brigand, voyant sa défaite, jeta son arme et leva les bras, un air toujours dur sur le visage.
-Ton chef, il est à quel étage ?
-Juste au dessus. Mais tu ferais mieux de renoncer, on est assez nombreux.
Dorian lui trancha prestement la gorge, aucun son ne sorti de sa bouche. Il alla aussi s’occuper de celui qu’il avait raté, avant de se diriger vers l’étage supérieur, accompagné du Lupan et de ses bsurts.
-Je monte le premier, tu suivras ensuite.
Dorian rechargea son arbalète, repris ses armes, monta un petit escalier en bois et ouvrit la porte en bois. Devant lui se tenait ce qui paraissait le chef, un bandit un peu plus haut et pleins de bijoux, assis sur un somptueux fauteuil derrière une table pleine de mets. D’autres se tenait près de cette dernière, en train de manger et de boire. Quelque uns paraissaient saoul tandis que d’autre étaient sobres et riaient aux éclats. Les regards se tournèrent et, à la vue de Dorian, certains mirent la main sur la garde de leurs armes.
-Qu’est ce que tu fous là toi, s’exclama un bandit, t’es pas de chez nous toi.
Il devait être une douzaine, et seulement 8 ou 9 sobres. Le mercenaire dégaina son arme et s’avança légèrement. La plupart des hommes firent de même, mais d’autre semblèrent amusés de la situation.
-Effectivement, répondit calmement Dorian, et je suis venu ici pour me venger.
Il claqua des doigts et Lounaër apparu, accompagné de ses deux immenses bsurts. L’expression des brigands changea pour donner place à de l’inquiétude. Bien que plus nombreux, ils n’avaient pas l’avantage. Un sourire se dessina sur le visage du ménestrel, avant de s’effacer brusquement. Quelque chose le frappa. Une impression de déjà-vu… Sur le mur se dessinait d’étrange symbole et un autel se trouvait à l’arrière de la pièce. Le nom d’Ozän était inscrit sur ce dernier, et les symboles se rapportaient au dieu du chaos. Il écarquilla les yeux d’effrois, sous le regard surpris des voleurs.
-Vous…vous êtes des adorateurs d’Ozän ?!
Ils haussèrent les sourcils. Le chef, voyant la confusion de Dorian et comprenant la porte de sortie, s’adressa à lui :
-Effectivement. On dirait à ton expression que nous sommes dans le même camp. Messieurs, rengainez vos armes, le combat n’a plus lieu d’être.
Les hommes s’accomplirent sans discuter, surpris. Dorian resta quelque instant abasourdi. Il fronça les sourcils, donna un léger et discret coup de talon au Lupan et rengaina son arme.Il s’avança légèrement et se tourna vers ce dernier
-Range tes griffes Lounaër, lui ordonna Dorian avant de lui faire un clin d’œil complice.
Le lupan paraissait confus mais paru comprendre. Il s’executa en silence et tint fermement les bsurt.
-Il semblerait que vous ayez raison. Puis-je me joindre à vous ? En tant que serviteur d’Ozän, il faut se serrer les coudes et s’entraider.
Le chef se leva et s’approcha de Dorian. Il tendit les bras et donna une accolade au ménestrel.
-Bien ! Maintenant festoyons en l’honneur de notre nouveau membre ! Il nous sera utile de même que son serviteur homme-loup !
Dorian hurla en dégainant son arme et décapita le chef avec une haine déchaînée. Du sang sortit et vint gicler sur beau visage du barde tordu d’une expression de haine et de souffrance. S’ensuit un combat qui ne dura que peu de temps, une orgie de sang et de cris, de lames tranchant la chair, de griffes lacérant des visages et de crocs se plantant dans divers endroits du corps. Le combat fini, Dorian se mit à genou par terre et sanglota. Apeuré par tant de violence et frustré par cette situation. Ainsi les Hayert’Vaal seraient mauvais. Tant d’années passées à essayer de défendre une cause perdue d’avance. C’était un rêve qui se brisait pour Dorian. Ainsi le monde était pourri jusqu’à la moelle ? Ainsi toutes choses étaient corrompues par la haine et le désir, la violence et la cupidité…
Il senti une chaleur s’émaner de son être. Il se cru mort avant de s’apercevoir que c’était un poids sur lui-même : celui de Lounaër. C’était chaud, réconfortant et apaisant. Dorian ferma les yeux un instant et ne pensait plus à rien. Il s’arrêta de sangloter petit à petit jusqu’à redevenir lucide. Voyant cela, le lupan desserra son étreinte et pris du recul.
-Merci mon ami, lui dit le ménestrel, un sourire aux lèvres. Partons d’ici après avoir pris les trésors qui y sont gardé.
**********
Dorian était serein. On avait dû le remercier une centaine de fois aujourd’hui. Ytuilë allait redevenir un village des plus normaux à présent. Il avait redistribué les richesses volées aux habitants, qui pourraient vivre tranquillement, et donné le bâtiment au dirigeant qui allait le transformer et quelque chose d’utile. Il en avait distribué une bonne partie à Lounaër qui l’avait bien mérité et était reparti en le remerciant.
Une chose est sûre, Dorian ne se prétendait plus adorateur d’Ozän, il allait dès à présent semer le bien, le vrai, et même combattre cette organisation. Elle ne devait pas s’étendre, surtout pas, Dorian se le jura !
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