La vie c'est pas d'la tarte !

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Lun 9 Nov - 16:31
J’étais dans ma maison à donner cours à des apprentis dont la petite nouvelle, l’aracnor rousse. Elle était très attentive et apprenait très vite. La salle qui servait pour instruire les jeunes était chichement décorée de tableaux divers mais surtout de peintures d’animaux. Je posais des questions à Yrat, un jeune xen, un vrai cancre. Il était incapable de répondre aux questions et cela commençait à me courir sur haricot. J’avais pour habitude de ne pas frapper mes élèves, mais là ça me démangeait cruellement. Je le renvoyais à sa place, l’informant qu’il devrait copier le cours cinquante fois pour demain. Il baissa la tête et murmura un « oui » à peine audible. Je secouais la tête et laissais sortir mes apprentis. Il était l’heure du dîner et la cantinière n’aimait pas les retards à table. Rangeant leurs parchemins et livres, ils quittèrent la salle dans un brouhaha assourdissant. Je me laissais tomber dans mon fauteuil, à bout de nerfs. Qu’allais-je faire d’Yrat ? Il avait peur des bsurts, il ne retenait rien et n’apprenait rien. Par Othab, j’étais bonne pour écrire à ses parents afin de les informer de la fin brusque de l’apprentissage de leur fils. Enfin, ça attendrait demain. M’appuyant sur les accoudoirs, je me mis debout et pris la porte. J’avais envie d’une soirée dans une taverne. Pour être exacte, une soirée à « La Licorne Bleue ». On y servait un hydromel à base de gelée royale et de framboise. Un délice. L’endroit n’étant pas loin, j’y allais à pied sans personne. J’aurais pu emmener Samara mais sa formation n’était pas finie.

J’arrivais devant le lieu de mon désir. Une belle façade peinte en bleu lilas, une poignée en tête de licorne (en bois bien sûr). J’ouvris la porte et entrais dans la salle où une soixantaine de tables étaient disséminées un peu partout. Rondes, carrées, ovales ou rectangulaires. Toutes en bois d’orme et finement décorée. Les chaises, rembourrées de mousse, étaient d’un beau bois clair. Je m’assis non loin de l’âtre où un feu crépitait calmement. Le serveur, un elfe à la belle allure, vint prendre ma commande. Bien évidemment, je pris la spécialité que j’aimais tant avec un plateau de fromages et de charcuterie. En attendant ma commande, j’observais le lieu. Seuls des arcaëlliens huppés venaient ici. Enfin généralement. Je repérais des bois-sans-soifs au fond de la salle, là où c’était le moins éclairé. Ils devaient préparer un sale coup. Je secouais la tête, ça ne me regardais en rien.

Ma commande arriva, je donnais un généreux pourboire au serveur qui me gratifia d’un beau sourire. La soirée allait être calme, enfin je l’espérais. Portant à mes lèvres le délicieux nectar légèrement rose, je me délectais de sa saveur sauvage. C’était une explosion dans ma bouche. Je pris un bout de fromage de chèvre et le mis sur un bout de pain avant de le porter vers ma bouche avide.

Le temps passa, la porte s’ouvrit et se ferma plusieurs fois sans que j’y prête attention. Jusqu’à son entrée. Une arcaëllienne à la beauté sauvage et délicieuse. Elle sembla chercher quelqu’un du regard puis croisa le mien. Amara ! Par les Dieux je ne l’avais vu depuis une décennie. Elle se dirigea vers ma table et m’étreint avec amitié. Je l’invitais à s’asseoir à ma table et demandais une seconde bouteille et un autre verre. Nous parlâmes longuement du passé. Puis, elle m’avoue tristement que son mari avait été tué par un adorateur d’Özan. J’haussais un sourcil. Ils devenaient de plus en plus opprimant ceux-là.

Après quelques heures, elle me quitta, heureuse de m’avoir revue. Je me retrouvais seule, songeant aux Hayert'Väal. Ces fous. Pourquoi personne ne les arrêtait ? Je soupirais, buvant une énième lampée. La porte s’ouvrit alors, laissant apercevoir la pluie battante et le froid entrer.
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Sam 14 Nov - 15:40
La pluie battante et le froid de cette journée d'automne ne s'engouffrèrent pas très longtemps quand une silhouette impressionnante se découpa dans l'encadrement de la porte. De taille et de carrure impressionnante la forme sombre, dont les contours venaient d'être tranchés par la lueur violente du tonnerre qui abatis à ce moment-là. Quand elle s'avança tous purent voir entré un virempien aux couleurs assez particulières et engoncé dans une cape de voyage qui semblait avait vécut de meilleur moment dans sa vie. En effet déchirée en bas à plusieurs endroits, des traces de brûlures et surtout trempée et maculée de boue. La capuche s'affaissa sur la tête de ce virempien, plus lézard que serpent pour le coup, qui semblait chercher quelque-chose du regard.

Puis une autre silhouette, entièrement encapuchonnée, entra à la suite et ferma la porte. Le virempien ouvrit soudain ses bras, laissant apparaître l'armure de cuir-métal qu'il portait par dessous des vêtement de tissu, et lança à la cantonade :

"Bien le bonjour chers amis, je suis Varek Omnius et je suis un archéologue-historien fort fatigué et assoiffé qui plus est. A qui dois-je m'adresser pour me restaurer dans ce charmant établissement au nom si poétique et "magique"?"

Un vent d'étonnement se fit sentir parmi les badauds qui se doute qui était cet étrange personnage.

*Parfait ils n'ont d'yeux que pour moi, ils ne feront donc aucune attention à Pranok. Nous allons pouvoir nous reposer calmement et nous allons essayer de ne pas faire de vagues.* Ce disait en son fort intérieur Varek.

L'aubergiste ne se fit pas prier pour envoyé une jeune serveuse arcaëllienne à la rencontre de ce virempien si extraverti. Varek commanda deux repas et deux bières brune. Il s'enquit aussi de s'informer d'une auberge où l'on pourrai s'occuper de son razuhi. Devant l'air un peu effrayé de la serveuse Varek le rassura en lui certifiant qu'il était totalement apprivoisé et qu'il était en ce moment attaché à l'extérieur de la ville, par respect envers les habitants.

"Mais dites-moi cher monsieur seriez intéressé par la prestation d'un conteur, car j'ai vu et entendu maintes histoires de par mes voyages, qu'en pensez-vous?"

La serveuse s'excusa en allant demander au patron ce qu'il en retournait. Elle revint bien vite en lui annonçant qu'actuellement l'établissement de la Licorne Bleue n'était pas en recherche de ce genre de prestation. Elle souhaita un bon repas aux deux visiteurs insolites et tourna prestement les talons. Varek se mit donc a discuter avec son camarade qui n'avait pas quitté sa cape.
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Sam 14 Nov - 15:56
Ce fut un virenpien qui entra suivit de près par quelqu’un à l’odeur boisé. J’arquais un sourcil, intriguais par le deuxième protagoniste. Les deux comparses s’installèrent non loin de ma table et je pus entendre qu’il cherchait un lieu pour abriter son dragon. Je dois avouer que c’est plus par curiosité qu’autre chose que je songeais à prêter l’une de mes écuries qui serait assez grande pour l’animal. Je n’avais jamais vu de dragon de mes yeux. De ce fait, j’étais piquée au vif. Attrapant ma bouteille et mon verre, je m’approchais de la table du virenpien et de son ami. En étant proche je pus sentir l’odeur du compagnon de Varek. Un lupan à n’en pas douter. Je souris doucement. Intéressant vraiment. Je m’assis sans même demander à leur table, il faut dire que j’avais un coup de trop dans le nez. Plongeant mon regard dans celui de l’arcaëllien, je souris gentiment mais pourtant férocement.

Vÿdareen Loumez, commerçante. Je peux héberger votre dragon ainsi que vous et votre ami contre quelques histoires pour mes apprentis le soir. Vous serez nourri, logé et blanchi durant votre séjour.

Souriant de plus belle, je me servis de façon maladroite un verre. On disait pas mal de chose sur les virenpiens. Je voulais en savoir plus. Et celui-ci était peu commun, il avait une aura bien différente d’un arcaëllien lambda.

Connaissez-vous l’histoire de Noraël, l’enfant élevée par des lupans ?

Demandais-je en jetant un œil vers le lupan. Je ris doucement sans trop savoir pourquoi. Être ivre n’était pas dans mes habitudes. Si je continuais à boire, j’allais rouler sous la table. Qu’importe. Je me mis à parler en lupan à l’encapuchonné :

Que fais-tu avec ce virenpien ? Ton clan ne te manque pas ?

Je bus une gorgée ou deux, voire trois. La serveuse vint avec la commande des deux attablés. Elle se pencha vers moi et me chuchota à l’oreille :

Dame Loumez, voulez-vous que je vous fasse raccompagner ?
Que nenni ma belle !

Ronchonnais-je. Elle haussa les épaules et s’en alla vers une autre table.
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Sam 14 Nov - 16:46
Quand la jeune femme aux cheveux blancs s'avança vers notre table je dû calmer discrètement Pranok qui commençait à devenir nerveux. J'offrit son plus beau sourire à cette demoiselle humaine et l'écouta poliment. Elle était visiblement un peu ivre, sa démarche un peu hésitante, sa façon de buter sur les mots et surtout son haleine en disait long. Malgré tout Varek sentait qu'elle était en grande partie maîtresse d'elle. Sa physionomie assez musclée, cachée sous ses vêtements, témoignait qu'elle devait être plus coriace que sa belle apparence en laissait paraître. Il fut ravi de son annonce par rapport à l'hébergement de son dragon, de son ami et de lui-même juste pour quelques histoires.
Mais son sourire se fit plus suspicieux quand elle lui parla de Noraël, il craignait qu'elle se doute de quelque chose par rapport à Pranok, et le raidissement de son ami lui confirma qu'il pensait comme lui. Mais ce fut quand elle se mit à parler en lupan à Pranok que celui-ci faillit se lever pour la faire taire. Varek dû se lever et s'interposer en tenant la capuche de son ami pour qu'elle ne tombe pas dans son emportement.

Ne te laisse pas emporter, rappelle-toi ce que je t'ai apprit. Tu vaut mieux que cela. Je ne veut pas que tu soit considéré comme un monstre sans cervelle par les autres." lança Varek en virempien à l'adresse de son compagnon.

Mais elle est au courant, elle risque de me faire découvrir et tu sais ce qu'il se passera si cela s'ébruite. Je serai au mieux chassé de la ville, au pire traiter comme un vulgaire animal que l'on doit abattre et je le serai à coup sûr.

La violence n'est pas nécessaire, je vais essayer de voir avec elle ce qu'il en ait et surtout calmer ses ardeurs.

Fais ce que tu veut mais fais lui bien comprendre que je n'ai pas l'intention de lui adresser la parole.

Si tu le souhaite...

Varek reporta son attention sur la jeune femme définitivement ivre, pour lui exprimer :

Dame Loumez, cela est fort aimable de votre part de vous proposer de nous héberger tous les trois. Je serai ravi de raconter des histoires a vos apprentis, en échange de cela car je le fais à longueur de journée quand je voyage. J'adore cela raconter des choses aux enfants. Mais... Sa voix se fit plus dure et plus feutrée Je vous prierait, par contre, de faire attention à vos propos. Mon ami est en effet particulier mais il est différent et sais se tenir. Mais les gens "bien pensant" ne l'entendent pas de cette oreille donc j'aimerai beaucoup que vous soyez un peu plus discrète par rapport à cela. Je ne souhaite pas qu'il y ait des problèmes pour qui que ce soit. Et il reprit plus fort :Cela est fort généreux de votre part Dame Loumez. Ah! Enfin un vrai lit pour reposer mon dos cela ne sera pas de refus!

Pranok par contre ne pus s'empêcher de rajouter a la fin de la tirade fort inspirée de son ami Varek :

Non elle ne me manque pas, c'est assez difficile quand ont sait qu'ils ont été massacrés par des humains en brûlant notre forêt. Et il se mura dans le silence attendant la réaction de la jeune femme.
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Sam 14 Nov - 19:29
La discussion avec le virenpien me sembla tendue et le lupan me parut devenir agressif. Qu’avais-je dit de mal ? Je plongeais mon nez dans mon verre, écoutant l’arcaëllien parler. Je soupirais, les gens avaient l’habitude de me voir avec un lupan régulièrement, personne ne mettrait celui-là au pilori. Beaucoup connaissaient mon appartenance au clan Rastgar. De ce fait, les habitants avaient un certain respect pour moi. Allez savoir pourquoi. J’étais une héritière de Noraël, la fille qui avait été élevé par un clan lupans. Loumez, ce n’était pas anodin comme nom de famille. Je déposais mon verre avec un calme froid lorsque j’entendis la réponse du lupan. Son clan avait été décimé par des humains. Sûrement une bande de pillards braillards et bois-sans-soif. Dans la principauté, les lupans jeunes se vendaient bien pour en faire de fidèles toutous. Un frisson me parcourut l’échine, un frisson de dégoût et de colère. Même en ayant bu, je ne pouvais tolérer ce genre d’actes barbares.

Pardonne mon outrecuidance, lupan.

Murmurais-je très bas pour que seul lui m’entende. Je déposais mon regard sur le virenpien qui avait accepté ma proposition. Je lui indiquais brièvement l’emplacement de ma demeure et lui demandais aimablement s’il désirait une autre rétribution. J’avais suffisamment de pièces dans mes coffres pour l’entretenir durant cinquante ans s’il n’était pas trop gourmand. Je me servis à nouveau un verre en soupirant.

Vous connaissez ou pas l’histoire de Noraël ?

Dis-je de façon sèche. Je soupirais, ma tribu et mes vieux parents me manquaient absurdement ce soir. J’avais envie de conter la légende de mon clan. Avant qu’il n’eut le temps de prendre la parole, j’entamais d’une voix joviale :

Dans mon clan, un conte circule depuis presque deux-cent ans. On raconte que c'est les restes d'une aventure de la fondatrice, Noraël. Une histoire qui lui serait arrivé dans sa jeunesse il y a bien longtemps. Entamais-je, Il était une fois une petite humaine venant de naître sous le regard bienveillant de la lune de Daÿl. Sa mère, faible et malade, mourut en couche. L'enfant, poussant son premier cri, attira des lupans en chasse. La chef de meute, une lupan avec une grande force, se sentit naître un instinct protecteur pour cette créature chétive et vulnérable. Ramassant le bébé, qui cessa alors de crier, elle nomma la petite Noraël. Tout cela c'était déroulé dans une forêt obscure. A l’abri des regards de Thaä ou Özan. La fillette grandit sous le regard bienveillant de son clan. Malgré sa différence et l'absence de pelage de la petite louve, elle devint un vrai membre de cette grande famille. Cependant, dans l'ombre, quelques lupans un peu vieux jeu voyaient cette créature d'un mauvais œil.

Le temps passa, la petite devenait forte et agile ainsi qu'intelligente. Un jour où elle s'était éloignée du village, elle croisa une drek magique. La petite fée aux cheveux gris et aux yeux verts semblait gentille et amicale. Elle proposa à Noraël de faire deux vœux. L'enfant, alors âgée de treize ans, réfléchit un instant. Puis, avec calme, elle déclara :

« Je souhaite que le monde s'ouvre à moi quand je serais grande !
- Grande comment ?
- Ben, quand j'aurais fait ma première chasse pardi !
- D'accord, cela sera. Et ton second vœu mon enfant ?
- Hm.... Je souhaite que... Heu.... Avoir des enfants que j’élèverais dans l'esprit de la nature.
- Soit... Cela sera. »


La drek disparut dans un nuage de fumée rose vif. Noraël, pensant que tout cela était une blague, s'en retourna à son village. Elle ne parla à personne, même pas à sa mère d'adoption, de ses vœux.

Chaque jour qu'Othab faisait, Noraël apprenait un peu plus à être une lupan digne de ce nom. On lui enseigna le dressage des bsurts ainsi que le soin des loups. Les lupans avaient le « don » de communiquer avec les autres canidés. Et cette capacité fut transmise à la gamine née sous la lune.

Le temps passa et arriva la première chasse. Noraël avait seize ans et, avec son frère de lait, partit en chasse. Malheureusement, un drame se produisit. La petite, ignorant l’existence du fluide, mit le feu à un arbre, faisant fuir la proie. Mez coulait en elle. Apeurée, elle retourna au village et informa sa mère de l'incident. La lupan, sage et conciliante, rassura son enfant. Mais les anciens, ayant ouïe dire les faits de la petite Noraël, se mirent en colère. Ils vinrent à la case de la chef de meute et un discours houleux s'en suivit.

« Elle ne peut rester. Regarde la ! Elle n'est pas comme nous !
- Elle est ma fille autant qu'elle est des nôtre, cracha la mère
- Alors, Jazvän, je te défis de me battre. Si tu perds, je prendrais la tête de la meute. Si tu gagnes, elle reste et tu sera toujours la matriarche. »


Quelques peu contrainte d'accepté, la lupan se lança dans un duel contre Hasler. Cela lui coûta la vie et Noraël, bien qu'épargnée, fut chassée du clan. Durant des semaines, l'adolescente erra dans la forêt sans savoir où aller. Le monde s'ouvrait à elle mais elle ne connaissait rien de ce dernier. Alors qu'elle était assise sous un arbre, le souvenir de la drek magique et de ses deux vœux lui revinrent en tête. Son premier vœu était exaucé... Cependant, elle avait tout perdu à cause de lui. Pleurant à chaude larmes, elle resta prostrée sous un tilleul pendant des heures. Survint alors un elfe âgé. Il regarda cette créature, sale et seule, sous l'arbre et soupira. La nuit allait tomber, il s'approcha alors de Noraël et, dans un Arcaëllien inconnu de la jeune fille, demanda :

« Petite ! Hey, petite... Que fais-tu là à pleurer ?
Relevant la tête, elle regarda l'elfe, penchant la tête sur le côté – Que... Quelle est cette langue ?
- Hum... Je vois, tu ne parles pas ma langue. Cela est problématique pour une humaine. Viens avec moi et je t'apprendrais. »


Il avait parlé en lupan, chose très rare pour un Arcaëllien. Noraël, perplexe, se releva et emboîta le pas de l'elfe. Elle voulait apprendre. Le vieillard lui enseigna l'écriture, la lecture, les mathématiques et l'usage du mez. Au bout de six mois, Noraël savait parler plus ou moins correctement l'Arcaëllien. Au bout de trois ans, elle savait écrire sans trop de fautes. Mais, malgré tout, elle n'oubliait pas ses racines. Pratiquant la chasse et dressant des canidés, elle resta distante avec le monde. Un jour, le vieil elfe lui proposa de l'emmener en ville. Ignorant ce qu'était une ville, elle accepta. Là, il la vendit à l'Empire vantant ses atouts. Elle dut alors entrer dans l'armée et, par chance, se révéla être trop sauvage pour servir l'Empire. Jetée de la garde, elle prit le premier bateau en partance. Ignorant où elle allait, elle laissa les flots la conduire vers les Cités Blanches. Elle ne savait pas qu'il y avait un conflit entre l'Empire de Morloc et la Résistance prônant le retour des Tahora'Han. Pendant son voyage, un navire pirate attaqua. Après avoir tué l'équipage, ils emmenèrent les passagers afin de les vendre comme esclave. Jetée dans une cale avec d'autres, Noraël vit sa vie finir. Elle repensa alors au second vœu, si le premier avait été exaucé, le second le serait aussi. Gardant espoir, elle implora Othab de lui venir en aide. Et les secours arrivèrent sous la forme de la Résistance. Le bateau pirate fut coulé et les otages sauvés. Plusieurs destinations étaient proposées aux anciens prisonniers. La majorité choisit les Cités Blanches.

Après quelques temps en mer, Noraël arriva sur une plage de sable banc au Sud de l'île des Cités Blanches. Marchant pendant une longue période au travers de la forêt de Gubaz, elle fit une rencontre peu commune. Alors que la nuit était depuis un moment. Un bruit attira l'attention de la jeune femme. Ramassant sa lance, elle se leva promptement et regarda autour d'elle. Croisant le regard jaune de la créature, elle sursauta de surprise. Un loumez l'observait sans bouger. Le silence s'installa. Un silence assourdissant.

« Humaine, Gronda le loumez Tu es en mes terres. Mais, ton odeur est différente de celle des autres Arcaëlliens. Qu'es-tu ?
- Je suis une lupan ! Affirma-t-elle avec fierté Mon nom est Noraël.
- Hum... Intéressant. Je suis Ärfaz, celui qui donne la mort ou la vie. Fils de la nuit. Il fit silence puis énonça Ta différence fait pencher ton existence vers la vie. Je serais désormais ton ombre et te suivrais où que tu ailles. »


Noraël se contenta de hocher la tête et s'allongea pour dormir, se sentant en sécurité.

La fille élevée par des lupans rejoint la Résistance. Elle fut chargée d'allier à la cause des lupans et, elle le fit durant des années jusqu'à ce que la guerre éclate. Lorsque l'Enac fut capturée, elle décida de fuir vers les bois les plus proche. Là, elle rencontra un Arcaëllien aux yeux rouges. Un lorcq. Le coup de foudre fut immédiat. Et, leur union fut rapide. Le monde devint calme, se divisant en trois. Mais, Noraël et Yamser en avaient cure. Ils préféraient vivre tels des lupans tout en élevant leurs trois enfant : Mëly, Däven et Yanfer. D'autres Arcaëlliens se joignirent à eux et le clan des Rastgars naquit.
Je fis silence, attendant une réaction de la part du lupan et du virenpien puis je dis sur le ton de la confidence : Certains disent que je suis une descendante d'un des enfants de Noraël... Cela n'a jamais été prouvé...

J’eus un pâle sourire, avoir tant parlé m’avait donné soif, je commandé une énième bouteille de mon breuvage fétiche.
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Mer 25 Nov - 3:14
Varek et Pranok se regardèrent mutuellement quand la jeune femme s'excusa envers le compagnon du virempien un peu surpris par son ton ou son air. Pranok semblait prêt à dire quelque chose quand l'arcaëllienne enchaîna en demandant si nous connaissions l'histoire de Noraël. Personnellement je ne connaissait pas cette légende et je me demandais cette jeune femme insistait tant pour en parler.Par contre mon ami sembla tiquer au nom de Noraël.

Tout vas bien Pranok? Tu semble troublé par ce nom. lui demandais-je en catimini.

Je... je... crois connaître ce nom. C'est un souvenir lointain et vague mais ce nom me dit quelque chose.

Nous fûmes vivement interrompus par la jeune Vydäreen qui commença à conter l'histoire de son clan, en particulier de sa fondatrice, la fameuse Noraël. Je fut fasciné par cette histoire et surtout les rebondissements de ce récit. La jeune femme était passée par de multiples épreuves et avait fini par trouver la stabilité qu'elle recherchait. Je fut fasciné par la révélation qu'elle nous fit sur les moeurs pas si barbare des lupans. Je le soupçonnais, et surtout l'espérais, mais n'avait jamais voulut retenter l'expérience avec Pranok de peur qu'il soit mal considéré et surtout rejeté de manière violente. Je tenais trop à mon jeune ami pour le mettre en danger de manière inconsidéré. C'est pour cela que j'avais renoncé à apprendre plus de choses sur les lupans ; de peur de ce que je pourrai apprendre. Cette histoire m'offrait un espoir et je pense que Pranok était abasourdi par ce récit. Je le voyais à sa tête : une humaine élevée par des lupans! Impensable... et pourtant.

Elle finit par terminer son récit en concluant qu'elle serait la descendante direct de cette femme de légende. La réaction de Pranok ne se fit pas attendre. Il se leva, fit le tour de la table, se posa devant la jeune femme et lui lança :

Est-ce vrai? Est-ce vrai que certains lupans ne sont pas des êtres assoiffés de sang ne cherchant que la violence et le combat? Noraël éveille en moi un sentiment partagé entre le dégoût et l'admiration, peut-être est-ce dû à la manière comme ont me l'a transmit. Je souhaite rencontrer ton clan jeune arcaëllienne et veuillez excuser ma réaction agressive de tout à l'heure.

Un peu interloqué, sur le moment, par la verve soudaine de mon camarade je me repris et enchaîna aussitôt.

Je suis d'accord avec mon ami et j'aimerai en savoir un peu plus à ce sujet mais je ne pense pas que ce soit ni le lieu ni l'endroit pour en parler. Et si je puis me permettre mademoiselle vous avez sans aucun doute assez bu pour ce soir. Laissez nous vous raccompagner jusque chez vous et là-bas nous pourront mieux discuter de tout cela de manière plus intime. Surtout sur votre nom de famille qui m'intrigue au plus au point.

Sur ce je me levait et tendis la main vers celle de la jeune femme en attendant une réponse de sa part.
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Mer 25 Nov - 10:53
Le conte sembla les captiver et les apaiser. Le lupan vint vers moi à la fin de mon récit et me questionna pendant que je me servais un verre. Pourquoi les arcaëlliens pensaient-ils que les homme-loups étaient assoiffés de sang. J’eus un rictus déçu et secouais la tête. Chose que j’aurais dû éviter car le monde sembla tourner à vive allure.  Je vidais d’une traite mon verre, et vis la main du virenpien tendu vers moi. Je l’attrapais et me levais avec de grosses difficultés. Une fois sur mes jambes qui tanguaient dangereusement, je déposais une certaine somme sur la table et pris la direction de la porte en titubant.

L’air frais de la nuit me remis un instant les idées dans l’ordre et j’empruntais le chemin le plus court pour aller chez moi. Les apprentis devaient dormir du sommeil des justes dans leur chambre. Je poussais la grande porte menant à la cour de l’écurie et me dirigeais d’un pas hésitant vers ma demeure.

J’étais à l’intérieur avec le lupan et le virenpien. Je les invitais à s’asseoir à la table au centre de la petite pièce vaguement décorée. Je me laissais tomber sur une chaise et croisais les bras sous ma poitrine.

Vous voulez boire quelque chose ?

Demandais-je d’une voix pâteuse. Pour ma part, un verre d’eau ferait parfaitement l’affaire. Je me levais, attrapais une carafe et un verre et me servis un généreux verre translucide.

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