Talisman du Soleil et de la Lune [Solo]

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Mer 28 Oct - 1:16
Talisman du Soleil et de la Lune
[Solo]
Lorsque le bateau accosta finalement, je fis rapidement libérer mon bsurt et je partis loin. TRÈS loin. La mer n’était pas pour moi. Si je pouvais sans problème chevaucher n’importe quel animal sans avoir le mal des transports, si je pouvais sans problème me déplacer plusieurs jours de suite et si je pouvais sans problème ne pas manger pendant plusieurs jours, je n’étais par contre pas très friande du tangage causé par les vagues ou du fait de rendre tout ce que mon estomac avait pu laisser entrer. En fait, mon voyage s’était plutôt mal passé. D’abord, je n’avais pas vraiment de lit, faute d’avoir emporté avec moi des tonnes de richesses pour me le payer. Je dormais donc à la cale avec les membres de l’équipage. Ensuite, dès les premières heures du voyage, je dus rapidement me rendre compte du fait que, malheureusement, j’avais le mal de mer. Selon la croyance populaire, au bout d’une journée, les gens s’habituent. Les autres, ceux qui restent malades, ne sont pas faits pour voyager sur la mer. Peut-être ont-ils malencontreusement contrarié la déesse des eaux. Peut-être est-ce mon cas. Et si tel est réellement la raison de mon malaise, alors, avant ma prochaine traversée, je m’assurerais de passer au  temple lui faire une offrande. Pas question d’être à nouveau malade pendant un autre voyage entier! Je ne pourrais jamais tolérer ou survivre au fait de sentir un sol bouger au poids de me vider les entrailles.

Je débarquais à Maäl, capitale de Ray’Bauz. Faute de savoir où aller, j’étais embarquée sur le premier navire croisé lorsque j’avais voulu partir. Enfin, sur le premier navire acceptant de prendre à bord un bsurt. Allez savoir pourquoi, beaucoup de gens étaient sceptiques quant à son obéissance envers moi et avaient plutôt peur qu’il ne dévore leur équipage. Enfin bon. Comme je le disais, en mettant pieds à terre, je montais sur mon bsurt et partais aussi loin de la ville portuaire que possible. Malheureusement, le soleil était déjà bas dans le ciel et, rapidement, je ne pu que m’arrêter. Je n’avais pas peur de camper dans une contrée que je ne connaissais pas, j’étais même équipée pour, mais je fus malgré tout heureuse de rencontrer une autre ville. Ainsi, je louais une chambre dans une auberge où le garçon d’écurie connaissait un minimum les bsurt. Il pu donc me donner un petit coup de main avec le mien. Peine pour laquelle je lui laisse une ou deux piécettes en pourboire. Ce ne fut que lorsque je m’assieds au bar pour prendre un repas et une bière que je reçu une explication sur l’endroit où je me trouvais : Ray’Bauz, propriété du Royaume. Alors bon. Étant neutre, cela ne me dérangeais pas trop, que d’être dans un lieu qui appartenait à l’une ou l’autre de factions, mais au moins, je savais maintenant à quoi m’en tenir. On m’informa aussi sur la ville où j’avais débarquée et sur la ville où je me trouvais à présent. Le couple d’aubergistes étaient, par chance, très bavards et très peu méfiants.

Alors que je posais ma chope vide sur le comptoir et me levait, j’entendis des gens qui s’excitait de plus en plus dans un coin. Quitte à être de passage pour un jour ou deux, pourquoi ne pas aller voir ce qui pouvait les troubler à ce point? J’arrivais juste à temps pour qu’un jeune aventurier ne répète son histoire. Alors qu’il partait du village, longeant le mont du fantôme blanc et se dirigeait vers Jiimaä, il avait décidé de s’arrêter dans un petit village de l’Ouest nommé Öturan. Il avait entendu des rumeurs et donc, avant d’arriver à la ville de son but, il avait voulut s’arrêter une nuit dans la ville de fermiers. Il raconta ensuite une histoire d’exploration nocturne, de créature étrange aussi grande qu’une maison l’aveuglant et se lançant à sa poursuite. Il raconta sa dure fuite et comment, suite à son récit, les villageois d’Öturan cherchaient un valeureux guerrier pour vaincre la vile créature hantant la pleine verdoyante de Xad-Jo.

J’étais partie avant qu’il ne termine son récit. À quoi bon écouter un homme qui ne raconte que des sottises? Son récit sentait le mensonge à plein nez, je n’avais donc pas intérêt à l’écouter. Certains détails semblaient vrais, certes, mais son histoire de monstre géant sonnait faux. Surtout s'il avait été poursuivit. Si tel avait été le cas, un monstre avec d'aussi grands membres aurait rapidement rattrapé un jeune homme, certes dans la force de l'âge, mais aussi très petit. Malgré tout, je voulais me rendre moi-même sur les lieux afin de voir ce qu’il en était. Pas question de m’arrêter aux récits d’un jeune homme imbu de lui-même et en manque d’attention. Ainsi donc, le lendemain, je remerciais mes hôtes, prenant un repas matinal en leur compagnie, puis quittait la petite ville de Lythan, me mettant en route pour le petit village dont il avait parlé. Mon voyage, bien que me prenant un certain temps, ne s’avéra pas vraiment dangereux ni même excitant aussi, j’en vins presque à espérer qu’un monstre m’attendrait au bout du périple pour me dégourdir un peu les bras.

Lorsque j’arrivais au village, je me rendis immédiatement vers l’auberge, assez facile à trouver au milieu des maisons des fermiers. La vache qui boit. Juste le nom de l’auberge m’annonçait que mon lit serait sans doute plein de puces. Mon repas froid. Ma bière, passée date. Peu m’importait. Je camperais dans l’écurie avec Amarok. C’est tout. Mais je devais malgré tout entrer pour chercher des informations et annoncer la venue de leur valeureux chevalier. Ainsi donc, je laissais Amarok libre de ses mouvements le temps d’aller à l’intérieur interroger les habitants du coin.

Je poussais rudement la porte, voulant faire une entrée remarquée. L’auberge, tenue par un petit homme maigre et louche, ne sentait pas la rose, mais était "correcte" pour quiconque ignorerait toute notion de mieux. Habituée aux grands espaces naturels, il me semblait clos et me rappelait un trou à rat. Je lui fis signe de me verser une bière puis, la prenant en main, je me dirigeais vers la seule table occupée des lieux, me tirant une chaise avec les fermiers. Je lançait la conversation, comme ils restaient silencieux et me regardaient tous d’un air méfiant.

- Alors messieurs. J’ai entendu dire que votre plaine était hantée par un monstre lumineux, n’est-il pas? Je suis Onyxia, du clan de l’Éclipse, monteurs de Bsurt et fiers combattants. Je veux combattre votre monstre et rapporter un trophée dans mon clan pour prouver ma valeur.

L’un des hommes cracha au sol avant de daigner me regarder en face et, avec un certain dédain, de me répondre.

- Jeune femme. Ceci est une aff…

Bien entendu. Je savais que cela risquait de se finir ainsi. Aussi, plutôt que de prendre mon arc, arme bien piètre, je sortis plutôt mon épée de son fourreau et l’abattait sur la table.

- Je sais manier l’acier bien mieux que les hommes de ce village, j’en suis certaine. Aussi, si ma vie devait être en danger, j’en serais la seule responsable. Quelle est la récompense pour abattre ce monstre?

- Heu. Hem. Nous avons réunis nos économies, et nous offrirons à qui nous rapportera une tête l’équivalent de deux pièces d’or et quelques pièces d’argent. C’est peu, mais c’est tout ce qu’on peut se permettre par les temps qui courent. Bien entendu, pas de paiement sans…

- Sans la tête. Ça me va. Je vous apporterais cela bientôt, alors préparez votre argent, vieil homme.

Ressortant dans la rue, je me dirigeais vers Amarok, qui m’avait vaillamment attendu non loin de l’auberge. Me dénichant un coin tranquille et non loin du village, je piquais ma tente et je me couvris de ma couverture. Ce soir, pas de repas. Pas question de chasser demain en ayant le ventre plein et en étant préoccuper par le fait de trouver un endroit où faire mes besoin. Je chasserais pour manger lorsque ma besogne serait accomplie. Ou je mangerais ma besogne. C’est selon. Lorsque le soleil caressa le sol de ses premier rayons, ma tente, Amarok et moi avions déjà disparus du village, nous enfonçant dans la pleine de Xad-Jo, déesse de la lumière.

Déjà, l’endroit où cette créature lumineuse était apparu était suspect. La pleine de Xad-Jo. Il pouvait fort bien s’agir d’une petite créature bienveillante et, dans ce cas, pas question de la tuer de m’attirer la colère des dieux. Je réfléchissait à cela alors que je cheminais, toute la journée durant, dans la vaste pleine de la déesse lumineuse. Lorsque la nuit tomba, n’aillant rien trouvé, je piquait ma tante au pieds d’un grand arbre. Alors que je faisais une ronde de reconnaissance autour de mon campement, je trouvais, au sol, une étrange broche. Mignonne et dorée, elle pouvait sans doute me rapporter un bon pactol si je la revendais. Elle appartenait probablement à un aventurier qui avait été bouffé par la créature géante. Ou à un marchand qui était passé par ici. Enfin bon. Je retournais à ma tante et lançait la broche sur mon sac. Assise à côté de mon feu, je le préparais pour la nuit. Lorsque le soleil disparu à l’horizon, je ne m’en rendis pas compte tout de suite. En fait, je m’étais endormie. Je me réveillais en panique lorsque j’entendis Amarok glapir. Je le voyais qui rodait à la limite de l’obscurité. Repoussée bien loin, en fait… Comme si une source de lumière intense. NON. La créature était dans mon dos. Que pouvais-je faire?! Elle risquait de m’aveugler…

Ainsi donc, je dégrafais ma cape de mon cou et, tirant mon épée dans le même mouvement, je la lançais sur mon assaillant, donnant un coup d’épée en gardant les yeux fermés pour ne pas être aveuglée. Lorsque je les rouvris, la menace avait disparue. Sceptique, je gardais mon épée en main et ramassait ma cape alors qu’Amarok revenait à mes côtés. Il fit un bond en arrière en même temps que moi lorsque la lumière revint soudainement. LA BROCHE. C’était la broche que j’avais trouvée! Avais-je en ma possession un puissant artéfact perdu?! Ce ne pouvait être que cela… Après tout, quel autre objet pourrait produire une lumière aussi forte et ce, sans me blesser les yeux? Je rappelais Amarok et il me fallut la moitié de la nuit pour le convaincre que la lumière n’était pas mauvaise. Couvrant cependant la broche, je décidais de terminer la nuit normalement. Toutefois, rien ne me servait de repasser par Öturan : je n’avais pas de tête de monstre à leur donner. Par contre, un passage par Maäl, ville réputée pour ses écoles en tout genre et ses érudits, ville par laquelle j’étais arrivée, me semblait de mise.

Je refis donc tout mon trajet en sens inverse et, si je me fis attaquer par une ou deux petites créatures, rien d’inquiétant ne m’arriva réellement. Je trouvais la boutique d’un érudit se disant fervent connaisseur des dieux et de leur magie et, ainsi donc, je m’y arrêtais. Il m’invita à prendre un thé pendant qu’il observerait l’amulette. Ainsi donc, lorsqu’il la posa au centre de la table et la découvrit, je fut étonnée de me trouver aveuglée, totalement perdue dans le noir. J’entendais le petit homme, quoi que tremblant de peur, s’extasier devant ma découverte. Lorsque je réussis finalement, après maints tâtonnements, à couvrir la broche avec le tissus dans lequel je l’avais emballée au départ, la lumière revint. Il se précipita sur sa grand bibliothèque et il me revint avec une tonne de légendes et de mythes. S’ils étaient tous presque identiques et que, à la longue, il m’ennuya, je compris l’essentiel. J’avais trouvé un objet utile. Sa lumière éclairait les ténèbres et son obscurité avalait le jour. Si sa lumière ne me faisait pas de mal, son obscurité elle m’handicapait. Si la broche était couverte et coupée de la lumière de la lune et du soleil, elle perdait ses propriétés. C’était en y étant exposée qu’elle utilisait ses pouvoirs incontrôlables.

Oh, certes, le marchand me proposa un bon prix pour ma trouvaille. Mais c’était utile. Alors à quoi bon la vendre. Lorsque je sortit de sa boutique, ce fut donc avec une broche de valeur immense dans ma poche. J’ignorais totalement comment elle s’était trouvée au pieds d’un arbre dans une clairière. Mais si je l’avais, alors, peut-être était-ce parce que les dieux voulaient me la confier? Je n’en savais foutrement rien, mais je respecterais l’honneur qu’ils me faisaient et je me servirait de ce présent à bon escient et sans en abuser. Ainsi fut la promesse que je me fis lorsque je quittais à nouveau la ville de Maäl pour d’autres horizons.
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