Refaire son équipement en achetant [PV Vÿdareen]

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Lun 19 Oct - 17:00
Je sentais le bateau ralentir, dans la cale où j'étais. Je voulais me garder la surprise du lieu en restant au maximum dans les fondations du transport. Et puis... Je voulais plus dormir qu'autre chose depuis le début du voyage.
Cela faisait des jours que j'attendais d'arriver sur cette île. Une capitale portuaire offre de nombreuses choses pour profiter d'un nouveau tel que le chasseur de primes que je suis. Sur mon lieu de naissance, j'avais déjà fait le tour de la région, et plus aucune mission à se mettre sous la dent. J'avais acquis une bonne bourse d'or que je pouvais dépenser dans ce que je souhaitais, mais j'étais du genre à économiser mon argent.

Peu de temps après, le maître d'équipage était dans le pont inférieur, nous expliquant que le bateau avait bien réussi sa manœuvre pour accoster le port de Zaï'Han. Ainsi, je me relevais du hamac de fortune, ramassa ma faux et mes affaires, pour monter sur le pont principal.
Une fois dessus, j'apercevais la lumière orangée du coucher de soleil. Si je devais réserver ne serait-ce qu'une chambre pour une auberge, ou dans le pire des cas, dormir à la taverne, c'était maintenant que je devais accélérer.
Pour éviter la foule de personnes qui descendait par le petit pont en bois liant le navire au ponton, j'avais pris appui sur la rambarde du bateau pour me propulser sur l'autre côté. Si même, je voyais que les regards étaient posés sur moi, et que certains faisaient des remarques sur mon comportement, je ne m'arrêtais pas pour autant.

Une fois l'endroit plus éloigné, je me retrouvais sur la place centrale de la capitale. A présent, il me restait plus qu'à trouver une auberge, où je pourrais finir la fin de ma journée, et commencer la suite le lendemain.
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Lun 19 Oct - 17:32
Lounäer n’avait pas refait surface depuis un moment. Il faut avouer que les villes n’étaient pas son lieu de prédilection. Le jeune lupan ne me manquait pas plus que ça mais, dernièrement, un garde du corps n’aurait pas été de trop. Assise derrière mon bureau en acacia vert, j’écoutais mon comptable faire les louanges de nos comptes. C’était d’un ennuyeux…  Je jouais inconsciemment avec un coupe-papier de belle facture. J’étais… Inattentive. Il y avait un prix sur ma tête selon les rumeurs. Pourquoi ?  J’agrandissais trop vite mon empire.  Ma foi, si cela en dérangeait. Je soupirais doucement et murmurais à mon comptable :

Je pense que c’est bon pour aujourd’hui, Loukas.

Le xen, levant la tête de ses parchemins m’observa, hocha la tête et se leva. Il me souhaita une excellente nuit. L’une de mes apprentis entra alors que l’arcaëllien sortait. Elle inclina la tête afin de me saluer.

Snïa, que veux-tu ?
Kilhez met bas.

La bsurt rousse allait donc avoir ses petits. J’attrapais ma cape, la nouais à mon cou et suivie la tahora dans l’enclos de Kilhez. Le soigneur était déjà là. Un vieil ami avec qui j’avais grandi et, il y a peu, m’avait rejoint dans mon affaire. Il m’assura que tout se passerait bien et que je pouvais prendre congés. Le remerciant, j’allais vers l’arche permettant de quitter mon affaire.

Après quelques instants d’hésitations, j’allais à « L’or et l’écume », une taverne raffinée. Poussant la porte, je pénétrais dans une pièce circulaire où était disposées une soixantaine de tables. Le comptoir, devant mesurer dans les six mètres, était parcouru par des tabourets hauts. J’allais à « ma » table. Celle que je prenais toujours, près de l’âtre. Bien au chaud. J’ôtais ma cape mauve afin de découvrir un haut sans manche de couleur rose et un pantalon en cuir rouge. Mes yeux cher chèrent un serveur et tombèrent sur une jeune elfin qui se dirigea vers moi. Prenant ma commande, elle me fit un très beau sourire.

Après quelques minutes d’attente, on m’apporta une tranche de rôti de porc avec des haricots verts ainsi qu’une pinte de bière à la gelée royale. Tout cela sentait bon. J’eus vite englouti mon repas et la pinte. Enfin, en une bonne heure. L’elfin revint vers moi et me demanda timidement :

Vous avez fini ? Qu’est-ce que je peux faire pour combler vos attentes ?

Je souris, sa phrase pouvait être prise dans un sens pervers. Cela m’amusa et je fus tenter de lancer une blague peu féminine. Au lieu de ça, je commandais un verre et une bouteille d’hydromel à la fleur d’oranger et à la gelée royale. Elle s’empressa de m’apporter ma commande.

De nouveau le temps s’égrena, la porte s’ouvrit alors laissant apercevoir une forte pluie. Alors que j’essayais de voir qui entrait, une elfe s’avança vers moi. Son regard d’ancre se posa sur moi. Elle chuchota :

Samaël réclame ta tête, Vÿdareen Loumez.
Vraiment ?

Samaël était le numéro deux de la vente d’animaux. Avant il était le numéro un… Je soupirais en la voyant sortir une petite dague. Il allait falloir se battre.
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Lun 19 Oct - 21:47
Je me trouvais en plein milieu du centre-ville de Zaï'Han. Les échoppes commençaient à fermer une à une, alors que les maisons marchandes fermaient à clé leurs boutiques, ainsi que leurs entrepôts. Je me demandais si je devais commencer à parcourir les ruelles pour tomber sur une taverne. J'avais déjà perdu à l'esprit d'une bonne place chaude à l'auberge. Et puis, je pensais de plus en plus que cette ville regorgeait bien plus de tavernes.
Ainsi, ma marche me mena à une taverne, du nom de « L'or et l'écume ». J'aimais chaque nom qu'avaient ces endroits, car chacune avait leur histoire à raconter, pour savoir comment ce nom était venu, et combien de temps cette place existait.

Sans m'arrêter, j'entrais dans la taverne, pour y découvrir une pièce pouvant offrir 60 couverts, tout en ayant un comptoir d'une hauteur raisonnable, avec quelques tabourets. Je n'étais pas du genre à me mettre en avant dans un lieu comme celui-ci, à cause de mon métier. Alors, je regardais si une table dans un coin, non loin du feu, me pouvait être offerte. Et effectivement, une place était libre.
J'allais m'asseoir tranquillement à l'endroit que je m'étais fixé, et je m'installais convenablement à ma place.

Je regardais à gauche et à droite pour voir si un serveur était disponible. Quelques minutes plus tard, une jeune elfin venait à mon encontre, demandant le choix du plat.
D'une voix rauque, mais d'un ton sans une once d'agression, je lui ordonnais mon envie.

Mh… Votre pièce de sanglier à l'air appétissant. Je vous prendrai ceci avec une chopine de bière brune.

Elle hocha de la tête avant de repartir vers, ce que je pensais, l'endroit où l'on préparait le plat. Je décidais de regarder le plafond, pour réfléchir à ma prochaine destination. Je n'avais aucune connaissance de l'endroit, alors si un tableau des primes, ou des annonces demandant l'aide pour une escorte, ou une protection pendant quelques jours, s'y trouvait, j'étais preneur.
Mais avant de pouvoir y réfléchir davantage, la jeune serveuse vint à moi avec ce que j'avais commandé. Je la laissais poser ce qu'elle tenait, avant de lui offrir trois pièces d'or.

J'ai assez d'argent pour me payer une dizaine de plats comme celui-ci. Et puis… Vous le méritez bien.

Je savais à quel point être un serveur peut-être difficile. J'avais déjà fait l'office d'une protection, devant jouer le rôle d'un serveur pour y dénicher ma cible. Cela était peut-être un des rares élans de générosité que je pouvais faire au cours de mon périple.

Quelque temps après, une personne entra dans la taverne, et cela m'interpellait un peu. Pourquoi ça ? Moi-même, je ne pourrais vous le dire, mais c'est ce qu'on pourrait appeler « l'instinct ».
Je l'observais que furtivement et rapidement, car je ne voyais pas en quoi je devais m'intéresser pour si peu à cette personne, qui était une femme.
Je ne la voyais que de dos, avec ces longs cheveux d'un blanc immaculé, et sa tenue aux couleurs bien associées. Comparé à moi qui ne porte quasiment des couleurs sobres et sombres, je suis un peu plus discret qu'elle.

Bien plus tard, après avoir fini mon repas, j'observais à nouveau l'inconnue. A vrai dire, elle n'était plus seule, mais accompagnée d'une autre femme, une elfe. Plus je regardais la posture, plus je me posais des questions sur son intention, et mes craintes se confirmèrent, lorsque celle-ci sortit une dague de sa manche.
J'aurai été engagé pour protéger l'autre personne, je l'aurai mise hors-combat. Mais je me devais de ne pas intervenir, car les affaires de cette capitale, ne concernent que la capitale.
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Mar 20 Oct - 9:00
Je n’étais pas une adepte du combat, encore moins en public. Il fallait que je trouve une parade. Elle semblait hésitante, c’est peut-être ce qui allait me sauver. Mon regard plongea dans le sien et un sourire se dessina sur mes lèvres. Je fis descendre mes yeux vers mon pistolet à gemmes, elle suivit ce geste. Reculant d’un pas en voyant l’arme, elle sembla encore plus hésitante. Ce devait être une débutante pour être impressionnée de la sorte…

Combien Samaël t’offre-t-il pour ma tête ?

L’art de l’argent est plus efficace que l’art du combat. Elle m’observa un bon moment avant de me dire le prix de mon ennemi. Je me mis à rire, il se foutait royalement de la pauvre elfe. Cinquante pièces d’or. C’était misérable. Un peu décontenancée, l’elfe se dandina d’un pied sur l’autre. Je sortis une bourse et lui dis avec sérieux :

Si tu me protèges, je t’offre 150 PO par semaine. Être garde du corps à temps complet est plus plaisant qu’assassin à mi-temps, non ?

Je lui fis signe de prendre une chaise. Elle hésita, rangea sa dague et prit place sur l’assise. Mon ennemi n’était pas très malin, ce qui motive les arcaëlliens de nos jours c’est l’argent. Je demandais un second verre et, une fois qu’il fut déposé sur la table, je servie l’elfe. Innocemment je lui demandais son prénom.

Samara…

Répondit-elle d’une voix honteuse. Mon regard fut attiré par un mouvement et men yeux rencontrèrent une masse, un virenpien. J’observais quelques secondes la forces de la nature puis revenais à Samara. Je lui exposais sa tâche. Elle sembla accepter. Je fis glisser la bourse vers elle et l’invitais à quitter les lieux pour la soirée.

De nouveau seule, je savourais mon hydromel. Le virenpien m’intriguait quelque peu. Cependant, je n’étais pas du genre à inviter un quidam à ma table.
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Mar 20 Oct - 15:32
Je continuais d'observer la scène de mon coin de table, attendant le dénouement final. La jeune femme assise était toujours calme, tandis que les mouvements de l'elfe étaient plus hasardeux, voir hésitants. Dégageait-elle une présence de domination sur l'autre, ou avait-elle une haute confiance en ses capacités ? D'ailleurs, sa main semblait frotter quelque chose, une sorte de tube métallique court, avec un petit éclat de couleur mystérieuse. J'en étais moi-même surpris, mais pas plus que l'agresseuse qui commençait à exécuter un pas en arrière.
C'était finie pour elle. Hésiter, et vous pouviez considérer votre mission comme échouée d'avance. J'en savais ce que je disais. Même s'il m'arrivait de changer de cible tout simplement par mon jugement, j'agissais dans la seconde qui suivait. Mais elle, les mains légèrement tremblantes, la peur de recourir à une action, faisait d'elle une nouvelle dans le métier. Et puis… Une dague est typiquement la marque d'un assassin. J'avais connu des plus débrouillards, mais cette hésitation, je pouvais la traduire par aussi de la part, aussi bien que de rentrer la tête basse, que de confronter sa cible.

Je ne pouvais qu'ouïr quelques bribes de la conversation rapide qu'elle avait lancée. L'argent, le paiement qu'avait été promis à l'elfe pour la réussite de la mission. Moi aussi dans mon coin, je souriais :Je ne pouvais qu'ouïr quelques bribes de la conversation rapide qu'elle avait lancée. Mais même quelqu'un de raisonné aurait vu l'arnaque. J'en déduisais qu'il y avait forcément une autre motivation… Ou un chantage. La jeune elfe devait être dans la vingtaine, et je présumais que sa famille n'était pas loin de la ville, ou dans la ville elle-même.
Puis, je voyais la femme assise lui tendre une besace bien garnie. D'après mon expérience, juste en voyant l'épaisseur, cela contenait déjà au mieux le double de la prime sur sa tête. Racheter l'assassin par le même moyen qu'on lui a promis en fin d'objectif, mais en plus grosse quantité, et immédiat, cela avait beaucoup d'effet. Elle enchaîna directement sur la proposition de s'asseoir à côté d'elle. Cette femme avait l'art de persuader que je n'avais pas vu depuis quelques contrats. Cela me faisait sourire même, sans que je m'en aperçoive juste après, reprenant alors mon expression neutre. La jeune elfe s'était assise à ses côtés, mais la honte pouvait se sentir de là où j'étais.

Par charité, elle offrit une boisson à la nouvelle « recrue », et je pus entendre la voix de l'elfe, disant « Samara ». Étaie-ce son nom ? Celui de sa cible ? Son employeur d'origine ? Je ne pouvais pas vraiment être sûr de la fiabilité de mes choix, mais je retiendrais dans un coin ce prénom. Je me redressais un peu le dos, car je m'étais complètement penché vers l'avant, ce qui pourrait voir que je m'intéressais trop à la conversation. Malheureusement, ce mouvement me trahissait, et la femme auparavant assise me regarda. Je pouvais enfin voir le visage de l'inconnue : des traits fins, une peau sas imperfection, et des yeux d'un rose atypique. Un homme pourrait tomber facilement sur son charme, d'après mon opinion, mais comme je le disais souvent : même les fleurs peuvent avoir des épines.
Puis, elle se retourna vers sa compagne, lui tendant finalement la besace, et la laissant partir dehors. Je pensais qu'à présent, elle lui avait ordonné déjà son nouvel objectif. J’espérai qu'elle n'avait pas commandité de tuer son employeur d'origine, car sinon, je pensais que je suis tombé bien bas dans cet endroit. Mais, je me disais plutôt qu'elle était du genre plus prudente, voir prévoyante.

Maintenant, je pensais que ma présence ne passerait pas inaperçue. Je me décidais donc de m'installer à une place d'écart d'elle, pour respecter son espace vital. En observant un peu, ce qu'elle faisait, je la voyais déguster chaque gorgée de son hydromel, à croire que c’était son pêché mignon, ou que cela coûte une petite fortune à s'en procurer.
En étant au comptoir, avec mon équipement et ma faux, je ne pouvais pas réellement penser à quel sujet lancer en premier, mais une idée me surgissait dans la tête : l'elfe. On avait été, tous les deux, témoins de ce qu'elle allait compter faire. Avant de prendre la parole, j'observais les environs : quelques regards étaient posés sur nous, comme s'ils attendaient un peu plus d'action que l'interaction première.
Je soupirais un bon coup, avant d'ouvrir la conversation.

À croire qu'ils attendent que quelque chose d’exceptionnel se produise ici, je ne vois pas d'autres façons que d’interpréter leurs regards. C'est si calme que ça, à Zaï'Han ?

Je posais à présent mon regard vers elle, en attendant une réaction, ou une réponse de sa part. Je priais aussi qu'elle soit constituée à résister à l'effet enivrant de l'alcool, car sinon, je n'allais pas avoir les informations que je souhaiterai.
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Mar 20 Oct - 15:57
Samaël avait plus d’un défaut, mais le pire était sa radinerie. J’avais détourné sans grande difficulté l’assassin à mon avantage. Et, au vu de son hésitation hasardeuse, elle devait être très jeune. Je m’en tirais plutôt bien, je dois l’avouer. Par contre, là aussi je l’admets, le virenpien m’inquiétait. Je le vis se déplacer légèrement vers moi, il avait dû écouter un peu notre « conversation ». Méfiance donc. Gardant la main droite sur mon pistolet, je bue quelques gorgées de la boisson des Dieux. L’hydromel, doux nectar divin. Je sentais les regards des badauds sur moi et, cela est amusant, je n’en avais rien à faire. Ils devaient attendre quelque chose d’extraordinaire. Mais, dans cette taverne, tout était toujours trop calme. Comme dans les beaux quartiers de la ville… Je soupirais et lâchais mon verre ainsi que mon arme. Pas de danger, par chance. Je n’étais pas encore assez riche pour prétendre au titre de « Princesse marchande » mais je n’en étais plus très loin. La voix du virenpien me sortit de mes pensées. Après un court laps de temps, je souris à l’arcaëllien. Il avait la même idée que moi : les clients attendaient du spectacle.

Les bas-quartiers sont plus animés que la culotte d’une prostituée mais les beaux quartiers sont aussi calme que le sexe d’un abstinent.

Oui, je sais, j’ai de drôle de comparaisons. Mais, je sais c’est idiot, j’aime bien choquer. Ça m’amuse en ces temps calme. Observant le virenpien je lançais sans autre forme que la bonne humeur :

Vÿdareen Loumez, marchande de montures.

Autant annoncer la couleur immédiatement, au cas où il aurait besoin d’un bsurt ou autre. Je n’étais pas une grande admiratrice de la force des homme-lézards mais, j’aimais bien leur compagnie. La plupart étaient de fins marchands. Othab me garde de mes idées malsaines mais, cet arcaëllien ne semblait pas être un prêtre bienveillant. Loin de là.

De passage en ville ?

Demandais-je avec désinvolture. A dire vrai, je me fichais pas mal de cet être, me contentant de boire mon hydromel entre deux ou trois mots. Je repensais à Samara. Qu’est-ce qui l’avait poussé à accepter une mission aussi dangereuse pour si peu d’argent… Je lui avais dit de m’attendre dehors et de venir me voir si elle avait un souci. Peut-être aurait-elle confiance en moi et me parlera de ses mésaventures.

Sûrement une dette familiale….

Songeais-je à haute voix. Je fis signe à l’elfin de venir me voir, oubliant presque le virenpien. Je demandais à la jeune arcaëllienne :

Prends ces six PO et va me chercher l’elfe qui était à ma table. Oh, et peux-tu dire à Jazeren que j’ai besoin de l’arrière salle ? Merci ma belle.

L’elfin s’exécuta. J’étais une « vieille » habituée donnant toujours de généreux pourboires.

Quel métier exercez-vous, virenpien ?

Je posais la question plus pour passer le temps que par curiosité. Samara entra et se dirigea vers la table, elle inclina la tête. Je l’invitais à s’asseoir, en attendant d’avoir ma salle.
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Mar 20 Oct - 18:38
Ce que j'aurais dû remarquer en premier, était la méfiance qu'elle avait. Du moins… Je devais m'en douter. Quelqu'un qui s'intéresse à une conversation qui ne lui appartient pas, c'est un espion dans la plupart des cas. De plus, sa main ne restait pas loin de son arme étrange. Je ne pouvais pas savoir à quoi correspondait cela, ou même sa fonction. Mais mon instinct me disait de me méfier de cet objet.
Puis, je sentais la pression de relâcher sur elle, tandis qu'elle retirait sa main de son objet métallique,  tout en soupirant et lâchant sa boisson. Je pensais qu'elle avait senti les regards des autres, et qu'elle avait aussi bien remarqué que moi qu'ils attendaient du mouvement ce soir, mais que tous les deux, nous voulions un peu de tranquillité.
Enfin, lorsque j'émettais mon idée sur la situation, et que je posais mon regard sur elle, elle lança une phrase d'une comparaison inédite. Cela me faisait sourire, voir, lâcher un petit rire. Le rapprochement entre ces deux idées était certes très osé, mais à la fois vraie, et réaliste.

Ha ! Excellent rapprochement. Je n'aurai pas dit mieux, si ce n'est qu'approuver votre idée.

Puis juste après, elle m'observa, tout en se présentant, et donnant son métier qu'elle pratique. Vu que je pensais qu'elle connaissait mon métier, je n'avais alors qu'à me présenter par mon appellation.

Nefarian de l’Éclipse. Ou même Nefarian simplement…

Je ne pouvais plus réellement m'appeler par mon nom de clan, car je l'avais quitté de ma propre décision, et j'avais dû décevoir plus d'un de mon départ aussi soudain qu'inattendue.
Elle se disait marchande de montures… Elle aussi avait appris le dressage, comme moi ? Dressait-elle seulement les bsurts ? Si c'est le cas, je pourrai savoir à combien je pourrais me l'offrir, pour mon séjour dans la région.
Vÿdareen Loumez… Je pensais que retenir ce nom me sera utile, tôt ou tard, et à maintes reprises. Elle me posa ensuite la question de savoir si j'étais de passage. Pensait-elle que j'étais de la région ? Non. Je croyais que par là, elle voulait savoir mes intentions ici.

Je viens d'arriver en fin de matinée, début de soirée. J’espérais trouver une auberge pour passer au lendemain. Mais une taverne peut faire l'affaire. Il faut dire que faire un voyage depuis Jurÿ'Ley, un endroit où dormir reste un endroit où dormir.

Mais le ton qu'elle employa était plutôt du genre à vouloir, me faire, parler, sans pour autant écouter mes propos. À vrai dire, je me disais que je la dérangeais. Peut-être elle avait d'autres projets à venir, et que de la retenir ici la gênait.
Puis, elle dit à voix haute une idée qui lui passait par la tête. D'après ce qu'elle disait, je pouvais plus ou moins savoir à qui elle pensait. La jeune elfe, à qui elle a convié qu'elle aille dehors. Vÿdareen avait donc la même hypothèse que moi : la théorie d'une dette familiale, qui la pousserait à exécuter un ordre d'assassinat, contre la remise sur pied de sa famille.

Moi aussi je pense à cela. C'est une situation qui devient motivante si on lui promet de sauver sa famille...

J'en avais les écailles qui commençaient à me chauffer, par simple dégoût de cette méthode abjecte et tellement faible. Mais aussi... Car je ne connais pas de "famille", même si j'en ai eu "une".

Tss… Je n'aime pas ces méthodes. Votre ennemi… S'il avait un temps, soit peu d'honneur, il se serait déplacé en personne. À moins qu'il ait peur de votre personne ?

Je voyais qu'elle avait plutôt ignoré ma présence, au profit de l'elfin, en lui donnant un pourboire. De plus, elle lui demanda si elle pouvait avoir accès à une autre pièce autre que celle où on se trouvait. Prévoyait-elle quelque chose ? Ou une idée lui avait germé dans la tête suite à mon inattendu arrivé ?
Enfin, elle demanda ma profession. Je croyais qu'elle avait pu le deviner au simple fait de me voir, mais apparemment non. Je la regardais tout en tournant mon buste vers elle pour me retrouver face à elle.

Chasseur de primes, et quand je ne le peux pas, homme à engager… Mercenaire quoi. Par contre, je suis du genre pas très obéissant. Quand je juge que l'autre camp à bien plus raison, je peux être après contre vous. Mais là, votre situation fait que vous êtes le camp en faveur de mes services.

Puis, l'elfin revenait avec l'elfe engagée par la femme. Elle s'assit entre nous deux, la tête en peu entre ses épaules et l'air déçu. Je me disais qu'elle devait plus avoir d’espoir pour l'avenir de sa famille.
Je me penchais un peu vers elle pour la rassurer, à ma façon

Tu sais… Je ne te connais pas vraiment, et elle non plus. Mais une chose est sûre : si elle t'a engagée, c'est qu'elle croit en toi. Je le sais, car moi aussi, je suis un homme qui se fait recruter par la même façon que toi.
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Mar 20 Oct - 19:01
Tout comme moi, le virenpien n’aimait pas que l’on mette une pression sur de pauvres gens. Son métier, quant à lui, m’intéressa. Pas que je veuille la mort de Samaël mais… Lui faire peur serait un bon retour de bâton. L’elfe s’était assise entre nous, la tête basse, rentrée dans les épaules. L’arcaëllien lui parla de façon aimable et plutôt douce. Je posais délicatement une main sur l’épaule de ma petite voisine et lui murmurais :

Tu n’as pas l’air d’être une mauvaise personne, bien loin de là. Je te propose un marché, viens avec moi. Vous aussi, Nefarian.

Je traversais la salle observatrice pour me rendre dans l’arrière de la taverne. Dissimulée par d’épais rideaux, une table ronde trônait au milieu d’une petite pièce. Il y avait cinq chaises. Je pris place sur l’une d’elle et invitais Samara à faire de même ainsi que le virenpien. Une fois que nous eûmes pris place, je déposais ma bouteille et les deux verres. Un troisième était déjà sur la table.

Samara, peux-tu me dire pourquoi tu as accepté cette mission à la limite du suicide ?
Je… Je… En fait… Ma mère est très malade et Samaël a promis de payer un guérisseur pour elle ainsi que 50 PO….
Et ton père ?
Il a été assassiné trois jours après ma naissance…
Assassiné ?
Oui… Autrefois nous étions riches. Mon père était un Prince Marchand. Mais l’un de ses apprentis, Samaël, lui a tout volé. Y compris sa vie…

La petite se mit à pleurer. Intéressant quoi que dérangeant. Samaël n’était pas devenu le numéro un par ses propres moyens. Il avait volé une place. Place que je lui avais dérobée dans les règles de l’art ! Mon regard croisa celui du virenpien. Je fouillais une de mes poches et en sortie une étoffe bleu pastel afin qu’elle sèche ses larmes. Me grattant le menton, je réfléchis rapidement. Samaël n’était pas au sommet parce qu’il avait bossait. Non ! Il avait intrigué et tué…. Par mes Dieux… Pathétique.

Nefarian, combien prenez-vous pour effrayer un maraud ?

J’avais posais cette question avec une once d’amusement tout en essayant de consoler la petite. Sa peine affectait mon pauvre cœur tendre.

Samara, prends cette seconde bourse et va chez Ytazë. C’est un très bon soigneur, un peu ronchon mais quand il verra la somme il sera de meilleure humeur. Va, soigne ta mère et demain matin vient à mon commerce. Nous parlerons affaires.

L’elfe se leva, me remercia deux millions de fois et s’en alla. Je tournais la tête vers le virenpien. J’avais très envie de donner une leçon à ce vieil aigri de Samaël, le mzékils au cœur de glace.
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Mer 21 Oct - 11:21
Je ne savais si mes paroles avaient rassuré la jeune elfe. Elle s'était mise dans une situation délicate, quelque se soit les antécédents, les causes, les raison qui l'avaient poussés à accepter une mission d’assassinat, qui échoua par la suite. Je voyais Vÿdareen poser sa main sur l'épaule de la personne assise entre nous, appuyant en quelque sorte mes propos. Puis, elle lui proposait un moyen d'arranger les choses, mais pas devant le regard épiant de toute la salle, mais ailleurs.
Elle m'invita d'ailleurs à la suivre, car maintenant, j'étais tout autant concerné par ce qui s'est passé, et ce qui va se passer.

Je me levais donc, en attrapant toujours mes affaires ainsi que ma faux, pour pouvoir la suivre, aux yeux de tout le monde, qui paraissait un peu déçu. Je souriais bien fort dans mon esprit, en pensant que ces gens ne verront pas de spectacle sanglant ce soir. Les deux femmes ainsi que moi, passâmes à travers d'épais rideaux de couleur pourpre, brodés d'or, pour se trouver devant une table ronde et quelques chaises. Quand je regardais un peu plus les environs, je pouvais conclure d'une chose : c'était un endroit qui ressemble fort à un accès privilégié, mais en plus, qui pourrait servir centre d'opérations, comme dans les grands châteaux, ou les repaires de fripouilles.
Chacun d'entre nous prirent une place : Vÿrareen se situait entre l'elfe et moi. Nous avions de la boisson prête à être bue, ainsi que les verres qui peuvent en contenir l'alcool.

Après cela, la discussion commença. J'avais pu enfin mettre une tête au nom de Samara, qui était en fait l'elfe installée avec nous. Je laissais la parole aux deux femmes pour pouvoir avoir le maximum d'informations et me faire un jugement, et une finalité à l'histoire. La petite s'était mis à pleurer après ce court dialogue, et Vÿdareen lui avait tendu un mouchoir personnel, d'un textile très raffiné. Et tout en lui tendant ceci, elle me regardait avec conviction, attendant ma réaction, je me disais. Je mettais alors mon dos bien contre le dossier de la chaise, avant de croiser les bras et de fermer les yeux, pour pouvoir analyser la situation.
La marchande de montures et moi avions vu justes : une histoire familiale la retenait sous le joug de l'employeur, et d'après le récit de Samara, il était nul autre que celui qui avait brisé sa vie, soit Samaël. Il jouait sur la faiblesse de l'elfe, de n'avoir plus que sa mère vivante mais souffrante, la promettant une façon de la guérir en échange d'une tête à tomber. Il avait déjà tué pour accéder à un titre, celui de « Prince Marchand ». Je commençais un peu à comprendre comment fonctionne la région : les marchandes sont comme le gouvernement, en régulant leurs marchandises, et l'un des meilleurs était le monopole de toutes les richesses, d'après ce que j'en déduisais. C'est à la fois une façon de gagner du pouvoir, mais un peu trop de roublardise à mon goût.
Puis, la voix de ma prochaine employeuse s'éleva pour me proposer quel serait mon prix pour effrayer le fauteur de troubles. J'ouvris les yeux, pour la regarder et lui dire ce que j'en pensais.

Habituellement… 25 pièces d'or. Ce n'est qu'effrayer, après tout. Mais… Au vu de la situation, je vais exceptionnellement le faire… Gratuitement..

Je voyais la petite me regarder à son tour, le visage bien plus émerveillé alors que ses yeux étaient encore un peu larmoyant. Je savais qu'en disant ça, je m'attirais une réputation de bienfaiteur, mais elle devait un jour en bénéficier, de l'aide extérieure.
Puis, elle donna une autre bourse à Samara, lui indiquant une place où un soigneur de sa connaissance pourrait l'aider. La marchande lui dit qu'elle devra revenir à son commerce, pour parler affaires. Je ne savais pas où elle voulait en venir pour ceci, mais une chose est sûre : notre affaire allait être sur le point de commencer.
L'elfe se leva, nous inonda de remerciements.

Attends demain… Enfin… De rien… On te doit ça, petite.

Elle s'en alla sur-le-champ, nous laissant la femme et moi en tête-à-tête. Je sentais que j'allais pouvoir reprendre du service dans peu de temps.
Je la fixais dans les yeux pour pouvoir mettre mon jugement en avant.

D'après ce que j'ai compris… Un certain « Samaël » est le souci de la petite, mais aussi de vous. Mais… Je ne pense pas que vous êtes les seules à souffrir de cet homme. D'autres personnes doivent réclamer vengeance, rétribution... Mais n'ont pas les moyens de le faire.

Je regardais le fond de mon verre, qui était vide de boisson. Je posais mon regard sur la bouteille, puis sur ma prochaine employeuse.

Vÿdareen, si je peux vous appelez ainsi… Dites-moi seulement quand nous lèverons le camp pour s'occuper de ce malandrin. À moins que vous ne vouliez encore profiter de l'endroit, et de la boisson.
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Mer 21 Oct - 18:29
Nefarian demandait vingt-cinq pièces d’or mais, peut-être était-ce par pur bonté, il me proposa de le faire gratuitement. Intéressant, vraiment. Samara était partie depuis un petit moment et j’espérais qu’elle ne se fasse pas alpaguer par un vilain. Après tout, elle avait mis en échec sa mission et, en plus, rejoint mes rangs. Le virenpien avait mis le doigt sur une chose : Samaël était le souci de la petite ainsi que de ma personne. Il souleva un autre point : nous n’étions certainement pas les seules victimes de ce sans cœur. Il proposa que nous levions le camp.

Appelez-moi Vÿ. Venez, sortons de cette taverne. Je me levais, déposant quelques pièces sur la table et commençais à partir. Je me stoppait soudainement et sans me retourner je dis : Si vous le voulez, j’ai des chambres d’apprentis libre. Ce n’est pas le grand confort mais c’est gratuit.

J’écartais les rideaux lourds et dis au revoir au patron avant d’aller vers la sortie. La pluie était battante. Désagréablement forte. Je râlais dans mes dents et mis mon capuchon. Un cri attira mon attention. Samara était maintenue par trois arcaëlliens qui la malmenaient et lui faisaient des propositions outrageuses. J’attrapais mon pistolet et, à pas de loup, me glissais derrière un des malandrins. Je posais le canon de mon arme sur l’arrière de son crâne, attirant les regards des deux autres.

A votre place, je lâcherais cette enfant. Enfin, si je tenais à la vie.

Celui que je tenais en joue se retourna vivement et m’assena une claque douloureuse et bruyante. En moins de deux secondes j’étais dans une flaque d’eau, mon arme à trois pas de moi. Où était le virenpien ? J’émis un sifflement aigu. Si Nyra était dans les parages, elle viendrait rapidement. Je sentie une main attraper mes cheveux et tirer dessus. Une voix familière s’éleva alors :

Vÿdareen … Chère… Hmmm… Peste ? Arriviste ?
Samaël… Vieux gredin… Tu m’appelles arriviste ? Qu’es-tu si ce n’est un assassin ?

J’eus le droit à un coup de pied dans la figure. Crachant du sang, j’eus un sourire moqueur. Je lui ordonnais de laisser partir l’elfe et de régler cette affaire d’adulte à adulte. Il sembla réfléchir, claqua des doigts et Samara put apercevoir une lame se diriger vers elle.

NON !

Hurlais-je, désespérée. Mais je ne vis pas la suite. On me releva et le mzékils déchaîna sa colère. J’accusais les coups sans pouvoir me défendre. Et Nyra n’arrivait pas…

Ton ami lupan ne semble pas te protéger ce soir… La mort te semblera douce après que j’eus fait quelques jeux avec toi. T’a-t-on déjà dit que ta beauté était digne des Dieux ? Je vais me faire un plaisir d’écarter tes cuisses ma jolie. Ensuite, une fois que tu seras assez… inondée je te prêterais à mes arcaëlliens. Puis, quand tu me supplieras de te tuer, j’exaucerais tes prières. Ne suis-je pas généreux ?
Crevure ! Tu…

Mon souffle fut coupé par un violent coup de poing dans l’estomac. Pitoyable…
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Jeu 22 Oct - 11:24
Une fois mes paroles finies, Vÿdareen me regarda, me disant que seulement la première syllabe de son prénom suffisait pour que je l’appelle. C'est sûr que sur le champ d'action, plus l'échange de paroles est court, plus on peut se concentrer sur le déroulement des choses. Puis, elle proposa le départ de la taverne, précipitant la marche en se levant et laissant quelques pièces sur la table. Elle s'arrêta au niveau des rideaux, pour me parler d'une offre bien plus alléchante à mon égard : un lieu où dormir, confort médiocre contre gratuité de résidence. Je souriais à cela, avant de lui répondre.

On discutera de tout ça une fois cette affaire terminée. Je ne songerai pas à dormir tant que tout n'est pas réglé.

Pendant que je parlai, elle passa les rideaux lourds. Si je ne me dépêchais pas à la suivre, je risquerai de perdre sa trace. Sans avoir attendu, ma faux dans le dos, ainsi que mon sac d'aventurier, je passais moi aussi de l'autre côté, pour revenir à la pièce principale. Vÿdareen était déjà au niveau de la porte. Je pouvais noter quelques pièces laissées aussi au comptoir. Je fis de même avant de prendre le même chemin que mon employeuse. Mais soudainement, un homme m'empoigna au bras, m'arrêtant dans ma marche.
Je me retournais vers la personne responsable, pour voir un groupe de deux hommes, l'air un peu malsain, rigolant un peu grassement.

Hé hé… On t'a vu… Toi et la mam'zelle… On nous a dit : « Si vous voyez une soi-disant marchande du genre mignonne, et accompagnée d'un monstre… Vous arrêtez son protecteur. En clé de ceci, une jolie somme vous sera promise ».

Des paysans qui savaient plus comment gagner de l'argent, ou des roublards d'une qualité déconcertante. Au pire, je m'en fichais de qui ils étaient, s'ils avaient de la famille, des choses du genre. Une chose était sûre par contre : on m'avait arrêté en plein travail, et ça, j'ai horreur des metteurs de bâtons dans les roues.

Ah bon… Vous savez au moins si je suis la bonne cible ?

Je ne m'attendais pas non plus que d'un coup, quelque chose se fracassa sur ma tête, et vola en éclats. C'était une chaise de l'établissement, qui aurait pu m’assommer. En regardant derrière moi, j'apercevais un homme plutôt fort, mais l'air décontenancé, surpris, et subitement, effrayé suite au regard noir que je lui avais fait. De plus, je sentais la poigne de l'agresseur se relâcher suite à leur tentative de me mettre hors d'état de nuire.
Je lâchais un rire sec, et mon ton le devenait aussi.

Vous n'avez jamais rencontré de virenpien, ça, je peux vous l'assurez. Barman ! Je paye pour la chaise cassée. Ces messieurs n'auront pas assez d'argent même réuni pour vous l'assurer.

Je lui lançais une besace d'or, en espérant qui la rattrape dans ses mains. Le plus important m'avait échappé : rattraper Vÿ. Sans attendre, j'ouvris la porte et la refermai d'aussitôt. La pluie était battante, impossible de voir clairement à plus de dix mètres. Même le fracas de l'eau sur le sol pouvait largement réduire le bruit des déplacements, si on décidait d'y aller furtivement.
Soudainement, j'entendais un sifflement aigu dans une direction. Un appel de renforts ? Une embuscade ? Je ne réfléchissais pas plus pour me diriger dans la direction du bruit.

J'arrivais à l'angle d'une ruelle, avant de voir plusieurs masses. Je pouvais noter rapidement la position de chaque personne, et surtout de Vÿdareen : elle était au sol, malmenée par un homme. Sans doute Samaël. Puis, trois autres étaient près de Samara. J'étais le seul à pouvoir remédier à quelque chose.

D'abord, la petite. Trop désavantagée par rapport à son gabarit, et ce qu'elle doit avoir en face. Je cherchais autour de moi un moyen de détourner leur attention, pendant que Samaël était totalement focalisé sur mon employeuse. Je pouvais voir un petit caillou, facile à lancer de cette distance. Cela me rappelait la façon de détourner la direction d'un prédateur, lors de mon entraînement vigoureux d'enfance.
Je balançais la pierre directement sur l'un des trois malfrats. Cependant, je ne pensais pas que j'allais en assommer un, en pleine tête. Il faudrait que je me concentre un peu plus sur ma force de lancée. Par chance, c'était le seul qui tenait une dague. J'avais réussi à neutraliser la menace réelle pour Samara. Maintenant, je dois m'occuper des deux autres.

Je voyais un moyen de grimper sur le toit du bâtiment, grâce à des caisses jonchées de façon à les gravir. Sans réfléchir, je commençais mon ascension, pour me trouver en hauteur. De là, je pouvais soit tomber directement sur Samaël, ou neutraliser les deux malfrats de la petite. Bien sûr, le second choix était dans la suite de mon idée. J'avais pris avec moi mes affaires, et ma faux était accrochée à mon dos, grâce à un système de fourreau personnalisé par mes soins.
Je lançais mon sac sur l'un des deux hommes, en l'interpellant.

Attrape ça, gredin !

Sans s'y attendre, il eut un réflexe de regarder dans la bonne direction pour essayer d'obtenir l'arrivée de mon sac. À ce moment précis, je sautais du toit pour atterrir de tout mon poids sur l'autre malfrat. Quand vous recevez un poids de 100kg sur la tête, vous êtes partis pour une bonne nuit de sommeil. Mon appel n'interpella pas Samaël, car bien trop occupé à vouloir faire du mal à Vÿ.
À peine j'eus le temps d’atterrir de tout mon poids, que je me relevais vers l'autre personne pour lui asséner un coup puissant dans le ventre, lui faisant lâcher le sac, et lui décocha un uppercut, le mettant à terre.

De là, je retrouvais la dague de l'un des hommes, pour la prendre et la jeter en direction de la cible de Vÿdareen. Elle se logea dans l’épaule gauche de Samaël, détournant maintenant toute son attention dans la douleur éprouvée suite à cette attaque.

Vÿ ! Maintenant ou jamais !
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Sam 24 Oct - 10:18
Peinant à respirer, les yeux à demi clos, j’implorais les Dieux de me venir en aide. Les secours arrivèrent sous la forme de Nefarian. Samaël, peu déconcentré par le nouvel arrivant, continua à vomir des propos indécents tout en me malmenant. Mes jambes menaçaient de lâcher, par « chance » j’étais maintenue par deux colosses. Un cri de douleur s’échappa des lèvres de mon bourreau et ses arcaëlliens me lâchèrent pour aller vers leur maître. La voix du virenpien peinait à venir jusque moi mais un bruit de galop bien connu attira mon attention. Nyra. La bsurt m’attrapa par le col tout en me lançant un pique :

Ta façon de séduire les mâles est déplorable.
Nyra, ma sœur, arrêtes toi au niveau de l’elfe et du virenpien. Tu cracheras ton venin après.

Elle se stoppa au niveau des deux autres arcaëlliens, la petite elfe pleurait à chaudes larmes. J’invitais l’enfant à monter avec moi sur le dos de Nyra. Samara s’exécuta sans un mot. Je tournais la tête vers Nefarian et lui dit, à bout de souffle :

Je te suis humblement reconnaissante. Prends ce parchemin, nous nous retrouverons là-bas. Je conduis la petite chez le vieux soigneur. Nyra, en route !

La bsurt partit au triple galop. Elle connaissait très bien la ville et nous arrivâmes rapidement à la demeure d’Ytazë. Je sautais au bas du dos de ma monture et frappais intensément à la porte. Une lumière tremblota et la porte s’ouvrit sur un vieillard aux traits tirés.

Vÿ… Tu es dans un sale état mon amie. Entre.

Je ne me fis pas prier, l’elfe sur mes talons. Je résumais la situation mais, le vieux bougre, trouva que j’étais la priorité. Il faut dire que j’étais dans un vilain état. Il me soigna autant que possible. Mon bras gauche fut plâtré. Puis, il demanda à Samara de la conduire chez elle.

Puis-je t’emprunter Nyra ?
Oui.

Je sortis en même temps qu’eux de la demeure du soigneur et pris la direction de mon chez moi. Le virenpien devait m’y attendre.

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