L'Aube des Mondes
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I see fire... [Greyan] || Feat. Yokhéved Aström

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Dim 4 Oct - 14:16


I see fire...


Feat Yokhéved Aström

Un mois. Cela faisait un mois qu’Yria avait récupéré l’arc enflammé dans la forêt des sapins blancs et qu’elle s’était remise en route vers les cites blanches pour en parler aux autres chasseurs. Un mois pendant lequel elle avait traversé la mer séparant Zaay et Zaï’Lou et ou elle avait chevauché de hameau en hameau pour atteindre le sud du continent. Un mois pendant lequel elle n’avait quasiment pas dormi et de larges cernes s’étaient creusés sous ses yeux. Ses mouvement était plus lents, plus gauches à cause de la fatigue. Un mois ou chaque jour elle maudissait le démon qui habitait ce fichu arc.

Yämëy, conformément à leur marché, lui menait la vie dure. Autant il restait passif lorsque notre elfe était active mais dès qu’elle tentait de se poser, se reposer ou tout autre activité afin de se restaurer il se déchainait. Yria devait supporter la cacophonie qui résonnait entre ses deux oreilles, la migraine qui l’accompagnait et surtout elle devait rester réveiller. Des fois le démon se lassait, lui laissant une heure ou deux de répit, des fois elle parvenait à grappiller quelques secondes de sieste. Elle savait pertinemment qu’elle approchait dangereusement de sa limite, que le seul moyen de se libérer de ce fardeau était d’assouvir la soif de sang du démon mais elle n’avait pas croisé un seul malfrat. Pour son plus grand malheur.

Finalement Yria arriva dans un petit hameau après une journée de chevauché sur Bruine, un ensemble d’une dizaine de maisons nommé Greyan entouré de champs. Le soleil commençait à disparaitre lorsqu’elle fut accueillit par une famille de Tahora, l’hospitalité des petite gens émerveillera toujours l’elfe. Les parents s’inquiétaient de sa mine et les enfants regardaient avec insistance son bras droit. Son bras droit… totalement recouvert de bandage du bout des doigts jusqu'à l’épaule afin de cacher la brulure qui le recouvrait. Elle avait mit du temps à accepter que jamais elle ne reverrait ce membre comme avant puis elle s’était résigné.

Elle parla peu, remercia le plus souvent possible ses hôtes et les tint aussi éloigné que possible de l’arc afin d’éviter tout contact malheureux. Elle accepta de diner avec eux mais refusa la couchette, elle passerait la nuit à faire le guet comme service rendu pour le repas. Le père de famille lui expliqua que ce n’était pas nécessaire, que cette région était calme, mais elle insista. Evidemment elle voulait simplement cacher le fait qu’elle était incapable de trouver le sommeil, d’autant plus que lorsqu’elle parlait avec Yämëy elle devait s’exprimer à voix haute. On avait rapidement fait de la prendre pour une folle et d’ailleurs peut être l’était-elle devenue ?
Elle s’accouda a une barrière, posa une torche non loin et fixa vaguement la nuit.

« La fin est proche, Yria. »

« Peut être Yämëy… peut-être… »

En temps normal il aurait fait une réflexion sur son orgueil et sur sa victoire imminente sur la pauvre mortelle qu’elle était, mais il s’abstint. Pas par compassion mais parce qu’il était intéressé par la suite des événements. Yria venait de se redresser, tous ses sens en alerte malgré la fatigue, quelque chose venait perturber la nuit. Elle posa la main sur son arc et tira une flèche de son carquois.

« Qui est là ? Montrez-vous ! »


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Mer 7 Oct - 9:24
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Yria Mal'Zeth & Yokhéved Aström

Sans comprendre pourquoi, ni comment, mais plus le temps avançait, plus tu avais l’impression que ton choix était bon. Sans t’en rendre compte, tu avais aussi changé de voie. Depuis la mort de ta famille, la seule chose qui te permettait de rester dans ce monde, tu avais décidé de les rejoindre seulement pour la vengeance, qu’aucun dieu n’avait le droit de laisser tomber ses enfants, ni même Ozan. Cependant, depuis un peu plus d’un mois, tu prenais plaisir à tuer. Ton comportement avait bien changé. En apparence, tu n’avais pas changé ; tu étais toujours le même : un Virenpien orange, de grande taille et à l’humour plus que douteux. Néanmoins, les gens voyaient en toi un changement s’opérer ; les gens qui te connaissaient d’autrefois ne te reconnaissaient plus et ceux qui te connaissaient maintenant, disaient que tu t’enfonçais un peu plus dans les ténèbres. Des ténèbres qui, paradoxalement, te dirigeaient vers la lumière. Grâce à eux, tu commençais à tirer un trait sur ton passé, sur tes blessures. Tu passais enfin à autre chose. Tu avais tellement changé que le sang sur tes mains n’arrivait plus à partir. Ton aura sentait le sang, ton sourire sentait le sang. Dès que tu approchais d’un lieu ou d’une personne, la première chose qu’on sentait, c’était l’odeur du sang que tu dégageais. Grâce à toi, ton dieu possédait assez de sacrifice humain pour mille réincarnations.

Tu avançais dans ce monde dans l’optique de ne laisser aucun survivant sur ton passage, ni même femme et enfant. Tu prenais peut-être plaisir à tuer, mais tu pensais encore à eux. Quand tu tuais un père, prêt à laisser veuves et / ou orphelins, tu les voyais. Tu n’étais pas totalement guéri. Tu ne pouvais pas encore laisser des survivants derrière toi, par sadisme. Tu préférais tuer par compassion. Une pensée qui pouvait dégoûter plus d’un. Autrefois, sa propre pensée l’aurait dégouté. T’aurais préféré mourir, ce sacrifié pour laisser vivre ta famille. D’un autre côté, si tu avais encore ta famille, tu ne serais pas là aujourd’hui. Tu aurais été comme tes victimes, posé dans un village bien tranquille, à vivre paisiblement. L’ironie du sort avait fait que tu étais bourreau à la place de condamné. Parce que oui, depuis que tu étais là, avec eux, tu te rendais compte que jamais tu n’aurais été en paix. Le monde était rempli de brute, d’être plus abjecte les uns que les autres. Tu savais très bien que jamais, ô non jamais, tu n’aurais pu vivre en paix comme tu le voulais. Le destin pouvait sembler cruel, mais quand on regardait loin dans l’avenir, on se rendait compte qu’il avait toujours raison. Les gens le voyaient à petite échelle avec l’amour, toi, tu le voyais à plus grande échelle, lorsque tu voyais tous ces sacrifices.

Le soleil était à son paroxysme quand tu arrivas dans un petit village. Il était tellement petit qu’il n’avait pas de nom. Enfin si, il devait en avoir un, mais tu ne le connaissais pas et tu ne voulais pas le savoir. Après tout, pourquoi connaitre le nom d’un village qui allait disparaitre ? Cela n’avait aucun intérêt. Surtout à tes yeux. Toutefois, même en sachant ça, tu la cartographias. Tu aimais faire des plans et ce métier était un bon prétexte pour entrer dans les villages, ou les villes. Les cartographes étaient de grand voyageur, solitaire ou non, ils étaient souvent bien accueillis dans les villages. D’un côté, qui n’était pas bien accueilli dans ce genre de village ? Alors que tu commenças à la visiter, tu ne pus t’empêcher de sourire. Ce village n’en était même pas un. Il n’y avait que des maisons, si on pouvait appeler ça ainsi. Ton envie de détruire cet endroit était tellement immense que tu dus frapper contre une maison pour te calmer. Pour toi, les sacrifices devaient se faire la nuit, sous le regard d’Ozan. Ces êtres avaient de la chance ; la lumière du soleil les protégeait du sacrifice. Tu te contentas d’un remerciement et d’un grognement de mécontentement.  

Le trajet vers le prochain village fut assez difficile, non pas que la marche n’était pas un fort pour toi, tu aimais ça, mais la chaleur et ta mauvaise humeur n’aidaient pas. Tu arrivais à t’énerver contre toi-même à cause de cette mauvaise humeur. Comment pouvais-tu t’énerver tout seul ? Tu ne savais pas et tu t’en fichais. La seule chose que tu voulais, c’était tué. Tu voulais faire couler du sang. Cher Yokhéved, si ta famille te voyait actuellement, elle aurait honte de toi. Comment un homme aussi doux que toi a pu devenir un monstre assoiffé de sang ?

De nuit, tu ne voyais pas où tu avais atterri. Il n’y avait aucune lumière. Cependant, rien qu’à cette information – et à celle qu’il n’y avait personne pour surveiller les alentours – tu déduisis que tu venais d’entrer dans un village, voir même un hameau. Un détail insignifiant pour toi. A quoi bon connaitre la nature de ce lieu alors que tu comptais la rayer de la carte ? Commençant à entrer dans ces lieux, tu fus assez surpris par l’accueil qu’on t’accorda : tu entendis une voix demander, sur un ton peu amical, qui tu étais. Dans le noir – théoriquement - on ne pouvait pas le voir le sourire que tu affichais. Finalement, ce… truc allait être plus difficile à détruire que tu ne le pensais. Une idée qui te mit de très bonne humeur.

« Excusez-moi d’arriver aussi tard dans votre… », commences-tu à dire, cherchant tes mots. « … village ? », dis-tu sur un ton assez interrogatif. « Je me baladais dans le coin, à cartographier cet endroit quand j’ai aperçu votre village.», expliques-tu, sans trop bouger d’un pouce. « Est-ce qu’il serait possible d’y passer la nuit ? Cela fait bien longtemps que je n’ai pas vu de civilisation. », ajoutes-tu.

De sa voix, tu n’avais pas pu dire où cette personne était placée mais tu avais pu en déduire une chose : c’était une femme. Une proie facile, faible. Pourquoi diable les femmes voulaient jouer aux hommes ? Elles n’étaient bonnes qu’à faire la cuisine et pour la reproduction. Certaines tâches, comme la surveillance, étaient réservées aux hommes.

« Quiconque combat des monstres doit s'assurer qu'il ne devient pas lui-même un monstre, car, lorsque tu regardes au fond de l'abîme, l'abîme aussi regarde au fond de toi. » ► F. NIETZSCHE
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Mer 7 Oct - 12:48


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Feat Yokhéved Aström

La main d’Yria tremblait légèrement, le bout de la flèche frémissait en rythme avec les petites saccades qui agitaient sa main. Elle serra les dents, maudissant intérieurement ce démon qui la privait de sommeille depuis si longtemps et tenta de focaliser le peu d’attention qui lui restait sur le nouveau venu. Un bruissement, suivit d’une voix s’élevant dans la nuit lui indiquèrent plus ou moins la position de l’arcaëllien qui venait demander le gite et le couvert. Pauvre hère, il n’avait vraiment pas de chance. Non seulement il tombait sur l’elfe la plus méfiante sur des lieux à la ronde mais en plus celle-ci était dans un piteux état, ce qui ne rendait pas son caractère plus léger.

Que ce soit les restes de logique qui habitait son esprit, la fatigue, la méfiance ou bien les trois mélangés mais l’histoire de ce cartographe ne sonnait pas juste pour Yria. Elle encocha sa flèche et la pointa dans la présumé direction de la voix. Une pensée révoltante traversa l’esprit de notre elfe, si elle usait du pouvoir de Yämëy pour tuer ce voyageur elle pourrait peut être passer un nuit tranquille ? Personne ne devait attendre un arcaëllien errant comme lui… Qu’était-elle en train de penser ? Jamais elle ne céderait devant le démon d’özan, dusse-t-elle en mourir.

« Approche. » dit-elle sèchement « Quel est ton nom et qui sert tu ? »

Yria avait abaissé sa flèche, s’était saisie du flambeau qui était posé à ses côté et l’avait allumé d’un coup d’allume feu. Sur le moment elle envia quelque peu les utilisateurs de Mez puis elle repensa à son propre fluide, cela faisait trop longtemps qu’elle ne s’était pas plongé dans une séance de méditation digne de ce nom. Elle s’écartait une fois encore du sujet important. Elle attendit que les flammes illuminent l’arcaëllien avant de recommencer à parler, elle devait identifier à qui elle avait à faire. Les écailles orange du virenpien reflétèrent bientôt la lumière de la torche. L’elfe ne porta pas d’attention aux couleurs singulières des écailles de l’homme lézard, elle se contentait de le fixer droit dans les yeux comme si elle tentait de lire en lui.

« Il est bien tard pour demander le gîte, voyageur. Je me demande ce qui a bien pu vous mener ici… »

La réponse fusa dans l’esprit comme une évidence : rien. Le flambeau n’était pas encore allumé, la nuit était sans lune et à cette heure plus aucune lumière ne s’échappait des habitations du hameau. Le seul moyen de parvenir jusqu’au village était de suivre le chemin, pas de « se balader dans le coin ».

« On dirait que tu arrive toujours à raisonner clairement, peut être que la fin n’est pas si proche que ça finalement. » annonça Yämëy.

Yria grinça des dents avant de se retourner vers le virenpiens qu’elle avait momentanément quitté des yeux.

« J’aurai grand plaisir à vous laisser passer mai faites moi une faveur, excusez mon ton acerbe mais nous n'avons pas vraiment de quoi nous défendre ici, autant être prudent. Je suis de garde ce soir et si vous comptez reprendre la route demain je n’aurai jamais l’occasion de vous le demander. Puis-je voir les cartes que vous avez  dressées de cet endroit ? Je n’ai jamais vu le travail d’un cartographe sur le terrain. »

Elle avait relâché ses muscles ce qui lui donnait une allure bien faible, le dos légèrement voûté comme si elle n’avait plus la force de soutenir son propre poids, les cernes creusant  ses yeux et le bandage recouvrant son bras lui donnait presque une allure d’infirme. On n’apprend pas au vieux singe à faire la grimace n’est-il pas ? Bon, il faut avouer que son état lui facilité grandement l’imitation poignante qu’elle effectuait. Mais ses yeux restaient toujours aussi alerte, parés de cette insondable carmin.

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Ven 30 Oct - 10:26
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Yria Mal'Zeth & Yokhéved Aström

Quand tu entras dans ce village, tu ne pensais pas que ta soirée allait être chamboulée par une inconnue. Au son de sa voix, cette demoiselle ne semblait pas de très bonne humeur. Elle avait même l’audace de te menacer. Comme si une femelle de son genre avait une chance contre quelqu’un comme toi. Toutefois, tu ne fis rien d’imprudent. Tu n’étais pas l’être le plus l’intelligent au monde, mais tu n’étais pas le plus stupide non plus. Tu avais donc levé les mains, signe de paix, même si tu savais qu’elle ne les verrait pas. Quand elle te demanda d’avancer, tu le fis sans discuter. Dans ces conditions, tu étais en position de faiblesse. Tu te devais donc d’obéir à ses ordres, même si personne ne pouvait contester tes faits et gestes. T’approchant un peu plus de la voix, tu ne répondis pas quand elle te demanda ton nom. Tu ne savais pas si elle te connaissait ou non et tu ne voulais pas de résistance pour la destruction de ce village. Tu n’étais pas enclin à collaborer, même si tu le faisais à moitié, en obéissant à ses ordres. Heureusement pour toi, aucun membre de ton clan n’était là pour te voir. Heureusement.

Puis, lorsque tu expliquas ta venue dans ces lieux, tu ne te rendis pas compte que tu venais de dire une bêtise, que tu venais de signer ton arrêt de mort. Pourquoi ? Tout simplement parce que ton mensonge n’était pas assez crédible, il sentait sa véritable nature. Cependant, elle semblait l’accepter. Elle fit une remarque sur ton excuse, une remarque que tu ne retenus pas. Tu ne voulais pas creuser un peu plus ta tombe, mais avant que tu puisses dire quelque chose de plus, elle enchaîna en s’excusant de son comportement. Tu la regardas, puis regardas l’endroit où étaient tes cartes, puis regardas de nouveau la demoiselle en baissant les mains. Pourquoi devais-tu te soucier d’une pauvre femme à moitié morte dans un village qui allait l’être ? Dès que tu baissas les mains, tu pris deux ou trois cartes qui étaient dans ton sac. Bien sûr, tu ne pris pas celles qui allaient dire que tu étais dans le clan des Hayert'Väal, tu allais plutôt lui montrer tes cartes qui dataient d’il y a quelques semaines, voire quelques mois.  

« Je comprends tout à fait votre inquiétude et je ne peux point vous en vouloir. », dis-tu en la regardant. « Il est vrai que c’est un peu bizarre de voir un voyageur arrivé en pleine nuit, dans un … hameau ou village ? à des kilomètres de toutes autres civilisations. Je ne peux donc pas vous en vouloir. », continues-tu de dire. « Et il n’y a pas de problème. Je peux vous montrer sans aucun souci mes travaux. », ajoutes-tu sans afficher la moindre émotion.

Tout en parlant, tu t’avanças vers elle pour t’installer à côté de cette elfe. Des races, les elfes étaient une race que tu ne détestais pas spécialement, mais tu ne les appréciais pas spécialement. Contrairement aux autres races, ils avaient l’avantage d’être des arcäelliens d’honneurs. Quand ils te promettaient la mort, tu étais sûr de mourir. Une qualité que tu ne pouvais pas leur reprocher. Dans tes mains, il se trouvait finalement deux parchemins. Tu vins t’installer juste à côté de la demoiselle et tu l’observas. Tu ne savais pas ce qu’elle avait vécu, mais elle semblait en très mauvais état. C’était pour ce genre de chose, ces état-là que tu ne comprenais pas pourquoi les femelles ne restaient pas à la maison à faire la cuisine et le ménage. La guerre n’était pas une place pour eux et encore moins quand on était dans blesser à ce point. Tu la toisas donc, regardant chacune de ses blessures, de ses bandages. Pour ne pas qu’elle utilise trop ses muscles, tu ouvris le premier parchemin. On pouvait y voir une carte non fini des plaines Nord de Kaïl. Une carte qui lui remémora la rencontre avec un drôle d’humain. Amusant, mais aussi très intéressant.

« Comme tu peux le voir, cette carte n’est pas terminée. », dis-tu. « Je profite de mes voyages pour dessiner des cartes, mais aussi pour dessiner les paysages. Et comme je ne reste pas très longtemps au même endroit, il y a des cartes, comme celle-ci qui ne sont pas terminés. », ajoutes-tu, en fouillant dans tes affaires pour lui passer ton carnet de croquis. « En fait, tu ne m’as pas dit ton nom.  Comment t’appelles-tu ? », demandes-tu, assez curieux.

En plus d’observer son état, ses plaies, tu fus attiré par son arme. Cet arc. Tu la trouvais sublime mais d’un autre côté, elle dégageait quelque chose. Tu ne pouvais pas l’expliquer, mais rien qu’en la regardant, tu avais envie d’afficher un sourire sadique. C’était sans doute une arme magique, mais elle ne ressemblait pas aux autres armes. Tu l’observas quelques secondes, comme hypnotiser, avant de reposer ton regard sur l’elfe.

« Vous semblez bien amocher et fatiguer. Que s’est-il passé pour que vous soyez dans un état pareil ? », demandes-tu, sur un ton assez calme. « Si vous voulez, aller dormir un peu ou juste vous allonger quelques minutes en regardant mes cartes. Vous semblez vraiment être en mauvais état. », ajoutes-tu en t’inquiétant un minimum de son état, même si tu ne la connaissais pas. De plus, si elle allait dormir un peu, tu serais enfin seul. Un moment que tu attends avec impatience pour faire des offrandes.

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Sam 9 Jan - 1:03


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Feat Yokhéved Aström

Rien n’échappe aux oreilles et aux yeux des chuchoteurs », voilà une vérité qui avait une importance il y a de ça deux cent ans. Le peu de gens qui parlait d’eux ne se demandaient pas comment était le tout premier, tous étaient égaux, tous étaient dangereux et tous étaient invisibles. Mais le tout premier n’était pas plus discret que les autres, plus habile que les autres et malgré tout il restait au dessus. Pourquoi ? Parce qu’il arrivait à démasquer les mensonges et comprendre la vérité mieux que personne. Enfin, il était ainsi il y a deux cent ans. Il… ou elle.

Et cette nuit là Yria se trouvait face à un des pires cas qu’elle ait jamais croisé, par « cas » j’entends « menteur véritablement vérolé que tout trahit et qui ne fait même pas le moindre effort pour croire à ses propres paroles ». Pourtant en ses quelques siècles d’existence notre elfe de mauvaise humeur avait croisé de nombreux menteur et bien plus de mauvais que de bons, selon ses critères néanmoins. Le virenpiens qui ses tenait à ses côtés, même si il faisait plusieurs tête de plus qu’elle, devait avoir un cerveau de taille inversement proportionnelle à la quantité de muscle que son squelette supportait.

Premièrement notre inconnu du grand soir a soigneusement évité le passage ou il était censé décliner son patronyme et son alignement, grossière erreur. Dans ce genre de situation il vaut mieux balancer une banalité plutôt que rien ou sinon vous pouvez être sur d’attirer les suspicions de tous les paranoïaques. Ensuite il fallait évidement souligner le fait qu’il ne présente pas le moins du monde la demande d’une pauvre elfe qui l’accueille en plein milieu de la nuit. En effet sa requête était de voir une carte des environs puisque le cartographe prétendait s’y être atteler un peu plus tôt dans la soirée. Et enfin il ne faut pas négliger le regard, déjà qu’en temps normal l’éclat vitreux des deux billes qui servent d’yeux aux virenpiens n’étaient pas très rassurant, mais si en plus ils commencent à se teinter de mépris ils pourraient faire vomir un Bäaphû.

Tout cela ne faisait que confirmer l’hypothèse d’Yria : cet arcaëllien mentait –mal en plus- sur ses intentions et sa présence ici et cela n’était jamais une bonne nouvelle. Des images vieilles de plusieurs décennies sur lesquelles était représenté un village isolé dévasté par les adorateurs d’Özan resurgirent, pour le plus grand déplaisir de notre elfe tout en provoquant un rire amusé de la part du démon qui habitait son esprit. Yria se retint de le sommer de se taire, ce qui l’aurait fait passer pour une folle vis-à-vis de la menace déjà assez grande que représentait cet inconnu, fut intrigué par l’air absent que celui-ci affichait en la regardant. Peut être se trompait-elle ? On aurait presque dit qu’il regardait par-dessus son épaule.

Elle ne s’attarda pas longtemps sur ce détail et tiqua bien plus sur la soudaine attention que lui portait ce voyageur. Une soudaine poussé d’altruisme s’était emparée de sa personne ? Impensable, il devait avoir une raison pour mettre à l’aise la pauvre femelle à moitié démolie qui montait seule la garde pour ce petit hameau isolé. Heureusement pour elle la fatigue avait plus aiguisé son irritabilité et sa paranoïa que son envie d’aller rejoindre une couchette. Elle avait gardé le silence lorsque le voyageur lui avait demandé son nom mais désormais elle prenait la peine de répondre.

« Vous m’en voyez désolé mais je vais devoir décliner votre offre, ne vous en faites pas pour moi. Disons simplement que je me bat contre une créature bien plus terrible qu’un exécuteur Hayert’väal et que ce n’est pas aisé au quotidien. » La réflexion sur les adorateurs d’Özan était évidemment préméditée et elle souhaitez observer le changement de comportement, même infime, qui allait forcement apparaitre. « Mais est-il nécessaire que je souligne le fait que vous n’ayez répondu à aucune de mes questions alors que moi à deux des votre. En ajoutant que je me prénomme Yria je dirai que je monte à trois. » La voix de l’elfe s’était peu à peu vidée de sa compassion rurale dont elle était teintée jusque là et même si le changement était moins perceptible, elle s’était redressé et son visage s’était quelque peu durci. « Allons, allons, pas de mensonge comme vous avez pu le remarquer monsieur le cartographe errant, je suis fatiguée et vos mensonges me fatiguent plus encore. » elle s’était éloigné de quelques pas de lui et s’était mis dans une position simple mais à partir de laquelle elle pourrait saisir n’importe laquelle de ses armes rapidement « Parle ! »

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Mer 13 Jan - 20:15
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Yria Mal'Zeth & Yokhéved Aström

Le mensonge n’était pas le fort de notre virenpien et pourtant, face à cet elfe, tu ne faisais aucun effort. Tu ne cherchais pas à cacher le fait que ce que tu racontais n’était que fausse parole. Tu ne cherchais pas à le nier et pourtant, paradoxalement, tu ne voulais pas qu’elle sache qui tu étais. Tu devais de faire preuve une stupidité que même un orque n’aurait pas pu en montrer autant, même fatigué. Et cette erreur allait t’être fatal puisqu’à partir de maintenant, elle se méfait de toi. Tu allais devoir te rattraper ou, voyant son caractère, sa fatigue et principalement son humeur, tu allais passer un très mauvais quart d’heure. Toi qui voulais détruire ce village en paix, tu partais bien mal, très mal même. Surtout que pour ce voyage, tu n’avais pas pris la peine de prendre d’arme avec toi. Tu pensais d’en sortir à main nu ou avec les armes du coin. Grossière erreur que tu avais commise, surtout que face à la vitesse d’un elfe, ta force n’allait pas être d’un grand secours. Tu ne te volais pas la face, ils étaient de très bon combattant, même dans un état pitoyable. Tu soupiras donc en entendant les répliques du jeune elfe.

« Mille excuses jeune demoiselle. Ce n’était pas mon but de vous mener à vous méfiez de moi, loin de là. », commences-tu à dire. « Malheureusement, je ne peux répondre positivement à votre requête. Je ne peux rien vous dire à mon propos. », continues-tu de dire avant de t’étirer. « Cela est une question de vie ou de mort pour vous et moi. », ajoutes-tu avant de te lever.

Tu savais très bien que, dès lors que tu avais annoncé de façon officiel, ne notant pas le petit pique qu’elle venait de te lancer à propos des Hayert’väal, elle ne te lâcherait pas. De toute façon, de toutes les réponses que tu lui aurais données, aucune ne serait bonne à ses yeux. Tu connaissais très bien le genre de personne qu’elle semblait être puisque, dans le fond, tu étais un peu comme elle : trop de mensonge menait vers la suspicion de n’importe quelle parole. Tu préférais continuer de ne rien dire. Au moins, de cette façon, elle aurait des raisons valables de s’en prendre à toi. Et peut-être qu’avec quelques points dans la gueule, tu daignerais à lui donner de brèves réponses. Si tu ne la tuais pas avant. Cependant, même si tu savais que cette demoiselle pouvait être très dangereuse, tu semblais hypnotiser par son arme, son arc. Il dégageait quelque chose de spécial. Mais tu n’en fis pas plus attention. L’arme n’était pas la tienne et vu comment était sa propriétaire, tu ne voulais pas chercher à savoir.

« Je peux seulement vous dire que je suis venu dans ce village pour rechercher des personnes. Et je serai prêt à tout, même à massacrer des innocents pour parvenir à mes fins. », ajoutes-tu pour faire comprendre à elfe qu’elle devait éviter de l’énerver. Chacun des deux protagonistes était prêt à frapper l’autre. « Et si vous voulez mettre un nom sur ma personne pour une discussion tranquille, je peux vous proposer Pessa’h. », dis-tu en observant son arc. L’arme était très intéressante.

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Sam 16 Jan - 0:30


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Feat Yokhéved Aström

Une question de vie ou de mort pour les deux antagoniste ? Yria n’en croyait pas ses oreilles, certes elle semblait faible (et elle l’était) mais lorsque tu es accusé d’être un adorateur du chaos primaire par une personne armée soit tu réussis à inventer un mensonge cohérent -ce qui visiblement était contre la nature du virenpien-, soit tu dis la vérité qui forcement sera cohérente en espérant laver les soupçon, soit tu te débarrasses du gêneur qui se met sur ton chemin. Mais non, le cartographe semblait être un adepte du passif-agressif et ne faisait rien de plus que laisser couler ses paroles vides d’intérêt en espérant que le calme revienne.

Cependant il faut se rendre compte de la réalité en ce qui concernait la situation d’Yria. Sa méfiance mettait en exergue sa capacité de réflexion mais plus le temps passait, plus ses soupçons prenaient de l’ampleur et plus cette pensée s’imposait dans son esprit. Cette pensée, qui au départ n’était qu’un espoir mais qui désormais prenant les apparences d’un désir qui commençait à la consumer comme une passion dévorante. Si ce cartographe minable était un Hayert’Väal, si il était un adorateur d’Özan, alors elle pourrait enfin avoir du repos. L’elfe pourrait enfin libérer le pouvoir de Yämëy sans crainte, le démon pourrait satisfaire momentanément sa soif de sang et de combat et lui accorderait une nuit de répit.

Doux rêve qu’est celui de pouvoir dormir. Le visage d’Yria, malgré cette tempête intérieure restait impassible comme elle avait appris à le faire après plusieurs décennies d’exercice. Mais même elle ne pouvait supporter beaucoup plus, autour de son lac intérieur la verdure commençait déjà à se flétrir à cause de la chaleur. Alors lorsque le virenpien recommença à parler, lorsqu’il recommença à laisser le flot de ses paroles s’échapper sans même penser aux conséquences et qu’il s’annonçait prêt à tuer des innocents le barrage d’Yria céda. Les effets prirent quelques secondes pour apparaitre mais peu après que « Pessa’h » eut fini de parler l’elfe se mit à rire.

C’était un rire froid, dénué de tout sentiment. Seulement un rire. Yämëy, depuis le fond de l’esprit d’Yria avait compris que son heure était enfin venue. Le bois de l’arc commençait à rougeoyer pendant que l’elfe riait jusqu’aux larmes, et pourtant son rire était toujours aussi froid.

« Prêt à massacrer des innocents ? Ca me suffit amplement… »

La chasseuse d’Hayert’Väal posa sa main sur le bois ancien de l’arme maudite, une douce chaleur emplit son bras meurtri pendant qu’elle mettait en joue le virenpiens. Elle attrapa une flèche dans son carquois et en la plaçant contre la corde le projectile s’illumina comme si il n’était devenu que braise l’espace d’une seconde.

« Brûles, Yämëy. »

La flèche aurait du quitter la corde dans un sifflement aiguë avant de partir en direction du virenpien, il n’en fut rien. Au moment ou Yria relâcha la corde un craquement sourd résonna et dans un éclair le bois de l’arc s’enflamma comme si l’enfer tentait de s’échapper par l’arme. La flèche fit un bruit de tout les diables avant de se planter dans quelque chose et de libérer à son tour les flammes maudites. A vrai dire l’elfe n’avait pas pas fait attention à son tire, elle regardait plutôt les flammes danser dans le creux de sa main. Elle qui n’avait que manipulé dën toute sa vie contrôlait miraculeusement le feu.

Elle sentait les flammes caresser sa peau sans la blesser, comme si elle ne faisait qu’un avec elles. Au final cette libération de Yämëy avait été très spectaculaire sans pour autant produire de grands résultats selon les standard de l’elfe. Cependant ça avait eut au moins l’avantage de libérer l’esprit d’Yria du poids qui l’incapacitait depuis si longtemps. Désormais ce virenpiens allait lui faire le plaisir de mourir.

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