Jeu 16 Juil - 19:36


Ozan ou Özan
Dieu du chaos et des ténèbres.



Jaloux de Thaä et des siens, il recruta le premier Hayert'Väal parmi les aracnors qui eut pour mission de former d’autres guerriers de toutes races, afin de lever une armée pour défaire les Dieux. Ainsi, Özan pensa qu’il pourrait prendre le pouvoir et faire régner le chaos sur Arcaëlle. Il est parfois chuchoté qu'il s'est créé seul, à partir de tout le chaos qui eut dû être trop noir pour être incarné, ces ténèbres primordiales que son fils s'efforce de tenir loin de son œuvre. Il est ainsi le maître des ombres gluantes qui hantent les plus profonds égouts des villes, l'instigateur de la fureur destructrice, le créateur de ce qui rampe et grouille aux frontières de la réalité.

Les engeances d'Özan peuvent invoquer leur père en sacrifiant un être vierge.

© By A-Lice sur Never-Utopia




Légende



Özan créa Thaä, Thaä créa la vie

Je vais vous conter une histoire qui se passe au commencement du monde. Il y a fort longtemps, Thaä et Ozan se firent la guerre. Un combat divin dont aucun ne sortit vainqueur. Il est dit qu’ils sont père et fils, mais cela reste à prouver. Ne dit-on pas que les ténèbres sont plus anciennes que la lumière ? Je vais donc commencer mon récit par le début de tout.

Arcaëlle, à sa naissance, était une planète de feu et de glace. L’air y était irrespirable et suffoquant. Soit il faisait trop chaud, soit bien trop froid. Özan régnait sur ce monde chaotique et sans vie. Du néant et de la lave, il créa alors un être aussi puissant que lui afin de se mesurer à ce dernier. Il le nomma Thaä’Han, ce qui veut dire « Deux ailes ». Thaä vit donc le jour dans un monde invivable et austère. Il regarda son créateur et lui demanda :

« Pourquoi m’avoir créé si ton souhait est de me détruire, Özan ? »

Le Dieu du Chaos et de l’Obscurité réfléchit longuement, et, ne trouvant aucune réponse valable, il l'attaqua. Les armes n’existaient pas encore, c’est là une création des mortels qui verra le jour bien plus tard. Thaä utilisa donc son fluide, dont la quantité est incommensurable, pour se défendre. Voyant qu’il n’arriverait à rien, il prit la fuite vers les contrées froides et neigeuses. Là, le fils d’Özan se mit à réfléchir.

« Comment vaincre mon créateur s’il est aussi puissant que moi ? Qu’ai-je de plus que lui ? »

Se demanda-t-il, perplexe. Il trouva bien vite la réponse : il avait le pouvoir de créer et d’engendrer de par ses deux apparences. Ainsi, la Divinité hermaphrodite engendra ses enfants, qui plus tard deviendraient aussi les Dieux de notre monde. Il insuffla la vie à Gar’Haz et Jurk en premier. Se rendant compte qu’ils n’étaient pas de grands stratèges, il enfanta Ge-Ban. Mais il se demanda ce qui pouvait réellement vaincre les ténèbres. Jurk, plutôt sage et avisée, lui répondit :

« Toi, Père de toutes choses, ne crois-tu pas que la Lumière Divine est ce qu’il y a de plus fort ? »

Thaä s’assit donc, réfléchissant à ces mots avisés. Et d’un claquement de doigts, vint au monde Xad-Jo, qui sortit du ventre de Jurk. Gar’Haz contempla sa fille et lui demanda de faire la lumière sur ce monde de ténèbres. Ainsi naquit le soleil, qui obligea Özan à se cacher dans les profondeurs d’un volcan en éruption. La glace commença à fondre doucement, créant océans, mers, lacs, étangs, rivières et autres ruisseaux.

Thaä, ne sachant toujours pas comment vaincre définitivement son créateur, mais le sachant pris au piège dans le volcan, décida de donner la vie à Arcaëlle. Dans un souffle de pluie, May’Veal vit le jour. Elle aida Thaä à peupler les eaux de créatures plus fabuleuses les unes que les autres. Le soleil brillait toujours sans que la nuit ne vienne. Thaä se rendit alors compte qu’obscurité et lumière devaient cohabiter. Mais, un peu têtu, il refusa d’aller à la rencontre d’Ozan et créa lui-même la nuit avec sa lune et ses étoiles.

Puis vint le temps de créer les autres Dieux qui veillerait sur le monde d’Arcaëlle. Dans un soupir, dans la terre et dans les airs, il engendra ses enfants.

Thaä remarqua alors qu’il y avait de l’eau sur toute la surface du globe. De ces étendues d’eau pointaient des montagnes et des volcans en activité. Seuls des êtres aquatiques pouvaient vivre en ce monde. Il étendit la main et aplanit certaines chaînes de montagnes et de volcans, puis il les regroupa, formant des terres viables. Kaïl fut le plus grand des continent : c’est là que naîtraient ses enfants mortels. Il prit une plume noire et une blanche, ainsi que deux mèches de ses cheveux. Il attacha ces dernières aux plumes et souffla dessus. Deux arcaëlliens aux grandes ailes ouvrirent les yeux. Tahora’Han avait un œil bleu et un œil vert, quant à Mzékils’Han, il avait des yeux orangés. Avec précaution, Thaä les déposa sur Arcaëlle et leur créa à chacun une épouse identique à eux.

Voyant le Dieu suprême donner la vie à des êtres de chair et de sang, certains autres Dieux en firent autant. D’abord, Gadvaoi, créant des êtres à son image, qu’il nomma Xen. Puis, Gar’Haz, enfantant avec du sang et du sable, les Lorcqs. Daÿl, voyant les êtres dotés de forces et de pouvoirs créés par ses frères, enfanta les Elfes. Puis naquirent les autres races.

Tahora’Han questionna alors son créateur. Il lui demanda comment vivre dans un monde de terre et d’eau. Dans sa grande bonté, Thaä et les autres Dieux fabriquèrent la faune et la flore. Chacun mêlant son imagination à sa créativité.

Özan, dans son coin, observait les faits. Fou de rage de voir que Thaä était plus grand que lui, plus sage et plus créatif, il décida de créer des armes permettant d'acquérir une force démesurée. Cette idée lui vint lorsque Mzékils’Han fabriqua la première lance pour défendre son frère d’un bsurt.

Durant les dix années qui suivirent, Arcaëlle se peupla d’enfants et de vie. Özan, fou de rage et de jalousie, parvint à sortir de son volcan grâce à Kaliqua, qui vint le narguer. Le Dieu se rendit sur Arcaëlle et trouva un aracnor. En ces mots il lui parla :

« Ne trouves-tu pas injuste que les Dieux régissent ta vie ? Ne crois-tu pas que vous, Arcaëlliens, êtes capables de vous occuper de ce monde ? Prends cette épée. Va maintenant et fais ton devoir, fils d’Othab. »

L’aracnor, nommé Araä, prit l’arme. Il en appela aux forces divines de venir se mesurer à lui. Lüten, curieux par nature, vint en notre monde. Candide et ingénu, il regarda l’aracnor du haut de son mètre trente et le questionna sur ce qui le tracassait. Mais Araä, manipulé par Özan, enfonça son épée dans le ventre du petit Dieu, le coupant en deux.

Voyant ce qu’avait fait le fils d’Othab, Thaä descendit sur Arcaëlle, le punit en lui interdisant d’user du fluide et en le bannissant dans les terres sauvages qui plus tard deviendront signe de liberté : les Cités Blanches.

Özan vint alors voir Araä et lui expliqua comment forger des armes ayant une conscience. Commença alors un travail de forgeron qui dura toute la vie du pauvre aracnor. Après chaque nouvelle arme, Özan se chargeait de la cacher quelques part pour que le jour venu, quelqu’un s’en serve.

Özan, lui, n’oublia pas, et les siècles s’écoulèrent à leur rythme. Du moins, c’est ce que l’on raconte ! Tout ce-ci n’est qu’une fable. Enfin je crois…

© By A-Lice sur Never-Utopia
Niveau 10
avatar
Je suis dispo pour : Demandez, je vous servirais
Identité : Je peux être n'importe qui !
Expérience : 832

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Je peux tout maîtriser
Groupes:
Race: Toutes
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 10
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Aube des Mondes :: Les parchemins incontournables :: Les pages du Monde :: Divinités-