Quatres sens, une lame.

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Mar 15 Sep - 0:45


Fiche de Présentation



Jared Archañ
☩ Jared
☩ Archañ
☩ 23 ans

☩ Vaibïaën
☩ Pansexuel
☩ Guerrier de Morloc
☩ Demi-dieu humain (Fils d'Othab)
☩ Sabre



Caractère
Humain audacieux,

L’être humain sur arcaëlle est bien désavantagé, que ce soit en force, fluide ou longévité et pourtant il est toujours présent alors que d’autres races se sont éteinte. Une soif de découverte et une audacieuse ingéniosité coulent dans leurs veines et il en est de même pour Jared. Même s'il a toujours vécu dans l’obscurité, même si le monde voulait le faire disparaitre de sa surface, il reste encore et toujours debout prêt à affronter n’importe quel défi. C’est un jeune homme qui sait tente toujours sa chance et sait rester positif dans la plupart des situations, plus par auto dérision qu’autre chose.

Demi-dieu de la chasse,

Handicapé à vie d’un des sens les plus importants, vivant dans une société basée sur la force et pourtant représentant de celle-ci à travers le monde. La chance aurait-elle touché cet homme ? Peut-être est-ce son héritage divin qui l’a maintenu en vie tout ce temps ? Quoi qu’il en soit celui là naturellement inculqué à Jared non pas le mépris des faibles mais plus un certain sentiment de supériorité au moment ou sa lame met fin à la vie d’un autre être. Il sait que peu importent le lieu et l’époque, les forts survivent et avance sur les cadavres des faibles. Ce n’est ni tragique, ni triste à ses yeux, il en est simplement ainsi.

Jeune imprudent,

Haut de seulement vingt ans Jared est en plein dans la fleur de l’âge et il le sait. Il lui arrive de faire des actions inconsidérées ou bien stupides sur un coup de tête et le fait d’être aveugle ne l’arrête pas. Du moment que ses principes ne sont pas contrariés, il considère que chaque chose doit être tentée une fois. La vie est bien trop courte chez les humains pour ne pas en profiter un maximum. S'il ne peut pas voir alors il touchera, goutera, écoutera tout ce qui est possible. Il défiera les plus grands pour jauger sa propre force et s’il ne meurt pas en essayant, il s’améliorera et tentera sa chance de nouveau.

Aveugle persévérant,

Jared est aveugle, et ce, depuis sa naissance. Pour lui le monde n’est que son, odeur, ou contact, le principe même de couleur lui est étrangé. Comme on peut s’en douter être privé de la vue chez vaibïaën est un désavantage très important mais le jeune homme n’est pas de ceux qui abandonnent. Même s'il ne doit faire que cela pendant une année entière il prendra le temps nécessaire pour apprendre et se perfectionner. À ses yeux tout le monde peut obtenir ce qu’il désire, atteindre les buts dont l’on rêve la nuit du moment que l’on s’en donne les moyens. Si lui a pu devenir un fier guerrier sous les ordres de la Bayert pourquoi un autre arcaëllien ne pourrait-il pas réussir ? De la même façon il ne supporte pas ceux qui baissent les bras, ces personnes là ne méritent tout simplement pas de vivre, ni même de voir.

Vaibïaën pieu,

Jared a été élevé par les vaibïaëns et ne vit que pour rendre les siens ainsi que son dieu fier de ses faits d’arme. Il prie plusieurs heures par jour Morloc et lui adresse une prière à chaque fois qu’il doit tirer la lame de son fourreau, non pas pour lui demander de vivre un jour supplémentaire mais pour lui offrir la vie de son adversaire. Morloc lui a permis de naitre, de survivre et de se battre en son nom, il lui semble donc légitime de lui dédier sa lame et sa vie. Sa nature semi-divine ne l’empêche pas de vénérer le mzekils transcendé comme son dieu car il voit véritablement Othab comme un père et que celui-ci n’a jamais tenté rabaisser les croyances de son fils. La foi est l’objet des mortels.

Guerrier redoutable,

Malgré sa conduite parfois légère, sa fois inébranlable et sa curiosité maladive, Jared a tout fait pour devenir un grand guerrier. Que ce soit dans sa discipline ou dans sa concentration une fois sa lame tirée, il est bien difficile de le nier. Comme tous ceux de sa faction il est sans pitié et use de toutes les manières pour venir à bout de ses ennemis. Si certain éprouve de la pitié à cause de son handicap, lui ne voit que des adversaires laissant une ouverture béante dans leur garde. La victoire d’un combat est un pas de plus vers fierté des siens.

Physique
Jared est un être humain parfaitement dans la norme du haut de son mètre quatre-vingts et de ses quelque quatre-vingts kilos. Il n’y a pas grand-chose de particulier à souligner à propos de son physique, ses muscles saillants résultats d’un entraînement draconien sont bien visible sur l’intégralité de son corps. Malgré cela il ne donne pas l’impression d’être aussi imposant qu’un virenpien ce qui lui donne une silhouette plutôt agréable. Sa peau est légèrement halée car il se couvre assez peu importent le temps, après tout il ne peut voir le soleil et juger si les rayons de l’astre risquent de blesser sa peau.

Si il y a un point à souligner à propos du physique de l’arcaëllien c’est bien l’état de ses mains. Il y a des années peut être était-elle douce mais aujourd’hui ses doigts donnent l’impression d’avoir été taillés au couteau et sa peau est aussi rugueuse que de l’écorce. Ses mains sont le stigmate ultime de son acharnement à maîtriser l’art de la mort par le sabre, de la même manière la poigne de son arme est sans éclat, ternie par des heures de pratique. Conscient de leur apparence (plus ou moins), Jared est loin de les cacher. Il les affiche fièrement en symbole de sa force.

Si l’on souhait s’attarder sur son visage deux choses frappent le regard de l’observateur. Premièrement le jeune homme à constamment une barbe mal rasée et ses cheveux assez longs sont rattachés en une solide queue de cheval. La raison de cette tenue de soi mitigée semble assez évidente. Deuxièmement les pupilles étrangement décolorés trahissent sont handicap mais donnent un air mystérieux à son visage. Étrangement le comportement de Jared ne trahit que très rarement sa cécité, il marche d’un pas assuré et semble presque vous regarder dans les yeux lorsqu’il s’adresse à vous. Aurait-il trouvé un moyen détourné de « voir » ?

Habituellement l’arcaëllien ne porte que peu d’habits, un pantalon, de quoi se couvrir les épaules et de bonnes chaussures lui suffisent. Il se moque bien de son apparence et parfois ne sais même pas qu’il porte des loques. Cependant, maintenant qu’il est parti pour les grands continents il tente de faire un peu plus bonne figure. Ses avant-bras et ses cuisses sont couverts de légères plaques d’armure et tout son bras gauche, du haut de l’épaule jusqu’au coude, est plus solidement protégé. Le jeune homme ne compte pas perdre le bras qui tient son épée de si tôt.

En parlant d’épée, son sabre est un trésor qu’il chérit bien plus que sa vie. Bien qu’il ait demandé au forgeron de son village de lui faire une arme purement faite pour tuer l’artisan ne put s’empêcher de lui forger ce que lui-même appelle « une de ses plus grandes réussite ». Depuis Jared imagine chaque soir à quoi peut bien ressembler sa lame car même après l’avoir inspecté de ses doigts sous tous ses angles il ne pourra jamais la voir.



Histoire
Sur l’île perdue des vaibïaëns la vie est organisée d’une manière très stricte : les forts se battent au nom de leur peuple et du dieu Morloc et font la fierté des leurs, les faibles s’occupent des taches inférieures et rêvent des récits contant les exploits de leurs guerriers. Au milieu de cela naquit Jared, fils d’une fermière et d’un homme dont personne ne connut le nom, et tout le désignait pour faire partie des faibles. Pire encore, des faibles parmi les faibles, catégorie réservée aux infirmes ou aux vieillards supportant mal le poids de l’âge. En effet au moment où il ouvrit pour la première fois les yeux sur notre monde la mère du pauvre Jared eu un hoquet de surprise mêlé à la tristesse d’une terrible révélation : les pupilles de son fils étaient pale comme le lait. Il était aveugle.

Certain des vaibïaëns préfèrent abandonner les enfants qu’ils savent trop faibles pour survivre dans le dur monde que le dieu Morloc a tenté de sauver, mais ce ne fut pas le cas. Nïsa choisit d’élever son fils, cet amour maternel comparable à celui de la lionne qui veille sur ses petits se transforma en rage lorsqu’elle commença à se faire rabaisser et pousser à abandonner le sang de son sang. Cet acharnement venait d’un couple de forgerons qui venait de donner naissance à de vigoureux jumeaux et qui regardaient d’un œil moqueur cette humaine et son aveugle de fils. Dans un moment de colère intense elle poussa un cri qui retentit à travers tout le village et jura par les anciens dieux et le nouveau que son fils allait chasser ces enfants dont ils étaient si fiers et lui rapporter leurs têtes comme trophées.

Ces propos, à la limite de l’hérésie et de la sauvagerie, furent durement réprimandés par le chef mais Nïsa était satisfaite. La peur avait pu se lire dans les yeux des deux lorcqs et la vie de son fils ne serait plus en danger. N’allez cependant pas croire que les mots qu’elle avait prononcés étaient là simplement pour effrayer ses voisins. Non, pour honorer la mémoire de son homme et pour se venger de l’humiliation qu’elle avait subi la femme allait tout faire pour que ces mots se réalisent.

Jared eut une enfance difficile, la vie n’est pas aisé pour les aveugles mais il refusait de rester en place, dès son plus jeune âge il aida de son mieux sa mère à s’occuper des tâches ménagères. Préparer les ingrédients où encore faire le ménage du sol étaient des choses faisables même pour lui. Les mois passés et il commençait à connaitre l’intérieur de sa demeure par cœur, il savait ou se trouvaient les petites butes sur lesquelles il risquait de tomber, les objets posés dans un équilibre dangereux. Il n’était pas aussi à l’aise dehors mais il avait su faire un repérage efficace dans un petit périmètre et pouvait ainsi gambader librement.

Si lui avait été élevé dans le respect de son prochain, conscient de son infériorité, cela n’était pas le cas de ces fameux jumeaux qui de temps en temps trouvaient un moyen de le mettre dans l’embarras. Un jour, par exemple, alors que tout trois avaient quatre ans les deux lorcqs avaient rajouté quelques modifications au terrain de Jared. Une pierre ici, un trou là, une corde par là et une bonne dose de moquerie avaient suffit à le blesser profondément.

Lorsque cela arrivait et qu’il rentré couvert de boue ou de bleu sa mère le prenait dans ses bras, lui faisait sa toilette et lui contait mille et une histoire de guerrier légendaire ou d’arcaëlliens chevauchant la brume. Celle qu’elle répétait le plus régulièrement racontait la vie du tout premier vaibïaën formé au temps du dieu Morloc et qui était la lame la plus mortelle de l’empire. Elle expliquait que lorsque Morloc avait atteint son statut divin, il avait pris le chemin de l’errance et avait rassemblé chacun de ses frères et sœurs d’armes pour les emmener sur cette île afin de les protéger des infidèles. Le point le plus important de cette histoire lui tenait particulièrement, cet arcaëllien était un homme et qui plus est, était aveugle.

Jared écoutait sa mère lui contait tous ces récits et il tentait de s’imaginer à quoi pouvait bien ressembler ces être de légende. Mais plus que tout lorsqu’il entendait la voix de sa mère, il sentait la colère déborder de son être. Elle ne supportait pas de son fils ainsi maltraité. Lorsqu’il eut cinq ans Jared commença à s’aventurer dans le village, aidé de son bâton. Il allait parler au maximum de personne possible pour tenter de retenir leur voix et les reconnaître en toute situation. Il abordait sans distinction les hommes et les femmes, les jeunes et les vieux, les guerriers et les fermiers. C’est aussi dans cette période qu’il apprit de nombreuses choses sur les races peuplant arcaëlle. Il toucha les ailes soyeuses des mzekils et des tahoras, les oreilles des elfes, la peau écailleuse des virenpiens et les mandibules des arcnors.

C’est aussi pendant ces déambulations que les gens du village se posèrent des questions, certes la mère de ce petit humain était une véritable lionne mais elle ne pouvait pas avoir dors et déjà commencé à entraîner son fils. Personne n’avait oublié la promesse de sa mère et tout le monde attendait de voir comment un aveugle allait pouvoir se défendre face à un lorcq. Pourtant il n’avait toujours pas fait le moindre exercice alors comment faisait-il pour éviter de se faire bousculer aussi souvent ? Certain arcaëllien pouvaient jurer ne pas l’avoir vu et pourtant il s’était rangé pour les laisser passer, et ce, dans le bruit du village. D’autres pensaient que ce n’était que des affabulations et attendaient avec une certaine excitation le moment ou il allait se faire désosser par les jumeaux. Patience, il restait encore une dizaine d’années.

La vie suivit son cours et quelques semaines avant son septième printemps Nïsa et Jared eurent eut une discussion importante. Elle lui parla de sa promesse devant le dieu Morloc avec une pointe de peur dans la voix, elle était consciente qu’il pouvait croire qu’elle l’avait envoyé à la mort sur un coup de tête. Sa réaction fut d’une toute autre nature, un grand sourire s’afficha sur son visage et il demanda humblement en imitant de son mieux la position utilisée par les personnages des histoires de sa mère, de lui apprendre ce qu’il devait savoir. Il avait compris depuis quelque temps que s'il ne tentait rien personne ne lui donnerait jamais aucune opportunité, alors plutôt que d’attendre la mort assis dans un coin à éplucher des légumes il allait prendre sa vie en main ! La maturité de Jared était bien au-delà de tout ce que l’on pouvait attendre de la part d’un simple enfant de sept ans et pourtant Nïsa ne fut pas surprise. Il est le digne fils de son père. Voilà ce qu’elle pensait.

Ainsi commença la fin de la vie monotone de l’aveugle. Sa mère lui donna un bâton adapté à sa taille et lui intima de s’entraîner à le manier avec autant de faciliter qu’il était capable. Elle lui enseigna ensuite une série d’exercice afin de fortifier son corps. Ce n’était pas la peine de lui apprendre le maniement d’une arme pour le moment, il fallait simplement qu’il semble apte à se battre afin qu’on l’accepte en tant qu’apprentie guerrier. Pendant environ sept mois il s’entraîna sur son petit terrain, balancer son bâton de droite à gauche lui procurait un plaisir immense et il s’imaginait bien souvent en plein milieu des batailles des contes de sa mère.

Cependant le problème de sa cécité persistait et dans l’espoir de trouver une solution alternative Nïsa fit venir un vieil elfe avec qui Jared avait discutait de nombreuses fois. Cet ancien n’avait jamais été considéré comme un grand guerrier mais on disait de lui qu’il était un grand manipulateur du fluide. Ce sujet émerveilla le jeune homme qui continuait de vivre dans un immense récit épique, il commença donc après six ou sept mois d’entraînement physique à apprendre ce qu’était le fluide. Il était selon les dires de l’ancien qu’il puisse apprendre à manipuler le fluide en seulement six mois mais cela ne voulait pas dire que c’était sans espoir. Avec beaucoup de difficulté il apprit à « ressentir » la terre, les sensations étaient étranges et il ne comprenait pas vraiment ce qu’il se passait mais il semblait capable « d’entendre » les choses marcher lorsqu’elles étaient assez proche de lui.

Il est assez difficile de décrire ce que cela fait, afin de tester ces nouvelles sensations il s’aventura dans le village à plusieurs reprises. C’était comme si les gens laissaient des empreintes à chaque pas et ces empreintes émettaient un signal qui mettait un certain temps à lui parvenir mais grâce à cela il pouvait estimer la présence ou non de personnes sur son chemin. Il lui fallut quelque temps pour s’y habituer, mais heureusement il fut près pour la sélection et chaque vaibïaëns resta bouche bée devant celui que l’on pensait être un petit garçon chétif et aveugle.

Dés lors, commença son véritable entrainement et il ne lui fallut pas longtemps avant de sortir de son aventure imaginaire. Les entraînements étaient dur et il rentrait meurtri à chaque fois, pourtant il continua. Le jour il entraînait son corps et le soir il tentait d’affiner sa perception grâce au fluide. Les années passèrent, les heures d’entraînement se multiplièrent et Jared en ressortit grandit. Il maniait l’épée comme tous les jeunes gens de son âge et sa cécité n’était même plus un problème au combat, ou presque, grâce à la perception de khan et de thäa qu’il avait su développer il pouvait sentir les coups de son adversaire. Mais au-delà de ça le jeune homme avait toujours eut ce petit plus, des réflexes presque surnaturels et des sens très aiguisés. Peut-être était-ce seulement le résultat de son entraînement ? D’autant plus que l’on disait que les personnes privées d’un sens développaient bien plus les autres.

Ainsi vint le rituel de passage, Nïsa se rongeait les ongles depuis quelque temps déjà et Jared l’avait remarqué mais au moment de s’avancer devant les anciens sa mère faisait bonne figure tout autant que lui. Son épée en main il embrassa tendrement le front de celle qui l’avait guidé jusqu’ici puis d’une démarche assurée, il se dirigea vers le lorcq qui l’avait tourmenté des années auparavant. L’aveugle ne le voyait pas mais celui-ci portait sur son adversaire un regard condescendant et empli de mépris. La lance de l’arcaëllien fit plusieurs tours alors que la lame de Jared restait simplement et garde basse puis l’affrontement. La lance fila droit vers son cœur mais la lame la dévia, profitant de cette ouverture le lorcq en profita pour tenter de lui saisir la gorge. Le pied porteur fit un boucan incroyable et Jared sentit son adversaire lui foncer dessus de tout son poids, il laissa donc tomber. Le jeune homme chuta en arrière, la main lui effleurant le visage avant qu’il ne reprenne appui sur le sol grâce à se lame et fauche les jambes de son adversaire d’un puissant coup derrière le genou.

Tout s’enchaîna terriblement vite, sentant la dangerosité de sa situation le lorcq tenta une attaque désespéré. La lance perça l’air en direction du visage de Jared, mais elle lui semblait pourtant si lente. Il ne la voyait pas mais il sentait le vent être déchiré par la pointe de métal, il entendait le sifflement provoqué par sa vitesse, il pouvait presque sentir l’odeur du métal et du bois mouillé. D’un simple mouvement de bras il dévia la lance du dos de sa main sous les yeux écarquillé de l’assemblée. Son adversaire n’en revenait pas, il s’attendait tant à une victoire facile, il l’avait toujours pensé. Ses parents l’avaient bercé dans la force supérieure de ceux de sa race.

« Tu ne t’es pas assez entrainé. »

La lame siffla, Jared ne savait où il avait tapé mais il savait qu’il avait touché, le liquide chaud qui aspergeait ses jambes en était la preuve. Un cri retenti, de rage et de tristesse. La sœur. Comment cet aveugle avait-il pu vaincre son frère ? Elle attrapa violemment la lance d’un des vaibïaëns à porté puis fonça en direction de celui qui avait volé la vie de celui qui avait partagé le ventre de sa mère avec elle. Jared pouvait comprendre sa tristesse et son désir de vengeance mais malheureusement pour elle la vie de cet humain ne faisait que commencer et il n’était pas prêt à la céder aussi facilement. L’idée de tenter de l’immobiliser lui vint à l’esprit alors qu’il se mettait en garde face à cette menace qu’il ne parvenait pas vraiment à identifier mais soudaine le souvenir de sa mère lui revint. La promesse faite au dieu Morloc incluait deux vies et l’honneur de leur famille.

Ainsi soit-il. La lance frappa un premier coup sans qu’il ne pu le contrer, les gens s’agitaient autour de lui et il était difficile de repérer une aiguille dans une botte de soin. Il sentait le sang s’écouler le long de son abdomen, la blessure était profonde mais il fallait se battre. Cette incertitude ne dura pas longtemps, les coups étaient irréfléchis et maintenant il savait d’où allait venir les suivants. Il reprit rapidement ses esprits, il devait finir ce combat rapidement s’il ne voulait pas s’évanouir à cause de la perte de son sang. Il para un coup supplémentaire, puis un autre et encore un autre avant de trouver l’ouverture. L’arcaëllienne tenta une fente qui la laissa pleine d’ouvertures et Jared sauta sur l’occasion. Il esquiva l’attaque autant qu’il le pouvait, la lance mordant une nouvelle fois sa chair, mais répliqua avec autant de violence. Un coup unique. Horizontal. A la hauteur qu’il estimait être le coup de son adversaire. Raté, plutôt que de réussir une décapitation en bon et du forme Jared ouvrit le crâne de son adversaire.

Sachant qu’il avait fini son combat lorsqu’il entendit le corps de son adversaire s’effondrer, l’humain s’effondra à son tour et ne put qu’entendre sa mère courir dans sa direction en criant son nom. Pendant son inconscience le vieil elfe soigna ses blessures et les conseillers délibérèrent sur son cas et au final il fut clair que cette lorcq avait perturbé le rituel de passage et avait été punie en conséquence. Jared était donc désormais un légitime guerrier vaibïaën et il allait s’entraîner avec la maître d’arme Fanny. Pendant ces années d’entraînement, il rencontra ses quelques autres frères et sœurs d’armes dont une certaine Lilith qui s’était illustré en terrassant le premier-né de l’ancien chef.

Huit années passèrent et le jeune homme embarque désormais pour les grands continents afin de servir d’éclaireur et de représentant pour les siens. Il était parti un peu plus tard que certains mais il avait du d’abord s’enquérir d’une importante tache que sa mère lui avait demandé d’accomplir. Il avait dû aller seul sur une petite île non loin de celle qui abritait le village pour chasser le plus imposant prédateur possible et le sacrifier au nom d’Othab le dieu de la chasse du reste d’Arcaëlle. Même si cette requête pouvait lui sembler quelque peu étrange sa mère avait toujours été de bon conseil et on lui avait toujours appris que Morloc avait rejoint ces autres dieux.

Après une longue semaine de traque dans un milieu inconnu Jared fini par attraper un imposant Boros et au moment où il lui trancha la gorge il adressa une prière au dieu de la chasse. Un puissant rugissement retenti à travers la forêt de l’île et l’homme sentit une présence non loin de lui.

« Mon fils… »

Ces simples mots, premiers mots, furent le début d’une immense révélation. Jared apprit ce jour-ci sa nature semi-divine et se fit rapidement à l’idée que celui qui se disait être un dieu devant lui était bel et bien son père. Jared apprit ce jour-ci sa nature semi-divine et se fit rapidement à l’idée que celui qui se disait être un dieu devant lui était bel et bien son père. Les deux êtres eurent une longue discussion, parfois sérieuse, parfois inutile, exactement comme un père et son fils. Othab était fier du chemin parcouru par son enfant et lui annonça avant de disparaitre qu’il garderait toujours un œil sur lui et sa mère.

« ... que ta chasse soit fructueuse. »

C’est l’esprit comblé par cette expérience nouvelle que Jared embarqua vers le continent que l’on nommait les cités blanches afin d’aller retrouver une de ses sœurs d’armes qui avait déjà commencé sa progression dans le nouveau monde. Il allait être accompagné par un corbeau qui porterait ses nouvelles ainsi que par un trëgon qui rédigerait ses lettres. Il était fin prêt à découvrir le reste du monde et forger sa propre histoire épique.

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Mar 15 Sep - 9:24
*Apparaît dans un nuage de fumée*
Bienvenue cher Vaibïaën ~
ravie de savoir que tu rejoint les adorateurs de Morloc :-D

J'adore ton caractère, et savoir que ton personnage est aveugle et bien :-)
On peut faire beaucoup de chose juste avec cette informations *__*, par exemple grâce au fluide tu peux apercevoir les auras des autres *____*
Si on peut bien sûr ^^
Voili Voiloù ~
Aurvoir cher camarade ~

*Disparaît dans un nuage de fumée*
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Mar 15 Sep - 9:39
Bonjour et Bienvenue

Bon courage pour ta fiche.

Fildra, rappel du règlement :

MJ a écrit:
Quand une présentation est postée par un nouveau membre, seul les staffiens peuvent y poster. Cela évite un capharnaüm de commentaires pour le nouvel arrivant.

Premier et dernier avertissement Wink
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J'écris en #40A497
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Mar 15 Sep - 12:40
Re,

Hmhm... Bien bien bien. Fiche prenante, bien écrite avec, cependant, de petites fautes d’inattention. Histoire pour le moins original. Un personnage touchant et, aussi, effrayant. J'aime bien Jared, jveux que ce soit mon serviteur !. Je t'accorde *roulement de tambour* 30 XP que tu dépenseras pour ton fluide. N'oublie pas, dans ta fiche, de nous faire part de ton don divin.

Si tu le souhaites, tu peux tenir un journal de bord.

Bon jeu !
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